Fourmi103

Actualités de Curiosity - 2013

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Le parcours du sol 1098 (8 septembre) a été interrompu après seulement 13 mètres le logiciel de pilotage du rover ne pouvant plus confirmer que le chemin à parcourir était sûr. Le plan pour le 9 septembre (Sol 1099) a consisté essentiellement à compléter le reste du chemin initialement prévu.
Mais finalement le rover a fait encore mieux en roulant 34,5 mètres. Enfin, au sol 1100 (10 septembre) Curiosity a parcouru environ 25 mètres.

Le but principal de ces 3 dernières étapes consistait à placer le rover au meilleur emplacement pour procéder à l'imagerie de la paroi nord-ouest du bassin "Bridger". Cette paroi présente plusieurs niveaux de roches stratifiées qui semblent intéresser les géologues..

Position au 10 septembre (sol 1100) – Phil Stooke-umsf :

Vue à l'avant du rover :



Pour l'instant Curiosity rencontre enfin un sol moins rocailleux :


La paroi du Bassin "Bridger" vue ici (au second plan) le 8 septembre (sol 1098) :


… puis le 10 septembre (sol 1100) :


Panorama de Jan van Driel :


[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 10-09-2015).]

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Whaouh ! Ce paysage est réellement fantastique ! Les reliefs sont impressionnants.

Cependant, le traitement de l'image, notamment au niveau des couleurs, rend tellement terrestre ce paysage que s'en est un peu gênant... on s'attendrait à tomber sur une oasis juste derrière la ligne de crête !

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"... Ce paysage est réellement fantastique ! Les reliefs sont impressionnants..."

Je les trouve très quelconques si on était sur Terre...
Et oui si vous voulez voir du nouveau, du strange, allez voir les dernières photos de Pluton et Charon !!

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Ouais, moi c'est pareil : je mets des lunettes de soudeur pour les regarder maintenant, les images aussi nulles, ça pourrait m'abîmer les yeux !

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Superbes images, Merci.
Pluton c'est bien aussi et l'avantage c'est qu'on a fromage et dessert.
On n'est pas obligé de choisir...

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Ben moi, je ne suis toujours pas déçu par ces images martiennes.

Mont Sharp, pano d'une vingtaine d'images sol 1100.

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...D'un autre coté, j'ai fait quasi les mêmes photos du coté du mont Paranal et je n'en fais pas toute une histoire!

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C'est sans doute le moment de faire un petit point sur cette exploration, et de rappeler quelques aspects qui font de Mars une planète très différente de la Terre..


Les différences de conditions Terre/Mars concernent des éléments fondamentaux tels que gravité, composition de l’atmosphère, pression, radiations, absence de champ magnétique, absence de tectonique, climat, impacts météoritiques, inondations cataclysmiques, érosion éolienne de milliards d'années... Eléments auxquels il convient d’ajouter les variations chaotiques et importantes de l’axe de rotation de Mars au cours de son histoire, avec les conséquences que l’on peut imaginer..

Ces conditions particulières ont pu déterminer des phénomènes spécifiques, parfois assez différenciés de ceux connus et référencés sur terre.

De façon similaire à la Terre, la position de l'axe de rotation de Mars varie au cours du temps à cause de l'attraction gravitationnelle du Soleil, des satellites naturels Phobos et Deimos et des planètes environnantes. A cause de l'existence d'un bourrelet équatorial (comme la Terre, Mars est aplatie aux pôles), l'attraction du Soleil tend à faire basculer l'équateur dans le plan de l'orbite de Mars (écliptique).
Mars étant en rotation sur elle-même, elle réagit à ce forçage à la manière d'une toupie et son axe de rotation décrit un large cône autour de la perpendiculaire au plan de l'écliptique (précession).
La nutation s'ajoute à la précession avec un balancement périodique de l'axe de rotation autour de sa position moyenne.

La planète Terre et la planète Mars possèdent actuellement à peu prés la même obliquité. Mais contrairement à Mars, l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre a été stabilisée par la Lune. La planète rouge a donc connu au cours de son histoire, et connaîtra encore, des variations chaotiques et importantes de son obliquité, avec des conséquences parfois dramatiques.

En ce qui concerne Mars et ses climats passés, de plus en plus de données sont disponibles. Cependant, beaucoup de ces observations semblent être contradictoires. Dans de telles conditions il n'y a aucun consensus sur ce qui est vraiment arrivé sur Mars, ni sur ce qui a été l'évolution climatique. Nous savons qu'il y a eu de multiples sortes de climat parce que l'environnement de la planète a été fortement diversifié par les oscillations orbitales de la planète ainsi que par les paramètres de rotation et l'évolution du contenu de son atmosphère.

Les observations par les sondes, les télescopes et les rovers ont montré que ce système climatique complexe est hautement variable, de saison à saison et d'année en année, mais ces variations restent mal comprises. En fait, le système climatique martien a probablement subi de grandes variations liées aux oscillations des paramètres de l'orbite et de la rotation de Mars (obliquité) il y a quelques millions ou même quelques milliers d'années. Ces oscillations ont lourdement impacté les températures de surface et le cycle de l'eau.

Dans ce cadre, et faisant suite aux investigations de Curiosity dans le cratère Gale, en décembre 2014 la Nasa concluait à la présence passée d'un grand lac dans ce cratère, et ceci sur plusieurs périodes.. Ce qui n'est pas vraiment cohérent avec les hypothèses actuelles tentant de définir une compréhension globale de l'histoire de Mars.

Au tout début de son périple, dans ce qui ressemblait très nettement à un delta alluvial, à "Yellowknife Bay", Curiosity a découvert la présence de galets dans le lit du delta attestant du fait que de l'eau avait coulé en abondance depuis les remparts extérieurs du cratère, sur plusieurs milliers/millions d'années. Ensuite, et sur les 10 km de voyage à partir de son site d'atterrissage, Curiosity a d'abord et surtout été confronté à d'épais empilements de strates de roches sédimentaires suggestives de petits deltas alimentés par des rivières s'écoulant depuis les remparts du cratère.. Les strates se révélant le plus souvent orientées dans le sens du flux de l'eau courante.

Puis plus tard, à "Pahrump Hills", le rover a roulé sur le plancher originel du lac qui occupait probablement la totalité du cratère. Au fond du lac ce plancher a été formé dans un milieu aquatique très calme, sans aucun courant ni aucune agitation avec les premières et minces couches de sédiments en particules fines qui se seraient lithifiées relativement vite avec l'eau (quelques dizaines/centaines de millions d'années).

La zone du cratère Gale a connu une alternance de périodes humides et sèches, mais progressivement les périodes sèches s'installèrent plus longuement jusqu'à devenir permanentes. C'est l'érosion des remparts par les rivières et torrents qui y prenaient naissance en périodes humides, qui comblait peu à peu le fond du cratère, avec la formation de lacs plus ou moins importants et profonds. Le plancher du cratère a remonté ainsi progressivement de plusieurs km. L'eau ayant disparu, le cratère et les remparts étant enfouis sous des km de matériaux, de très longues phases d'érosion éolienne ultérieures (deux ou trois milliards d'années) ont ensuite largement excavé les matériaux du cratère, permettant même aujourd'hui au rover de rouler sur le plancher du lac à Pahrump Hills.

Actuellement et depuis avoir accédé au "col Marias" et au delà, Curiosity observe certains grès sombre dont la texture et les structures stratifiées inclinées sont caractéristiques de dépôts qui se sont formés comme des dunes de sable, puis ont été cimenté dans la roche.
Ces affleurement de grès - partie de couche géologique, que l'équipe scientifique de Curiosity appelle "l'unité Stimson" - possède à une grande échelle une structure que l'équipe a interprété comme des dunes de sable formées par les vents. Ces dunes de sable "pétrifiées" sont similaires à celles existantes sur Terre. Leur géométrie et l'orientation de leurs entrecroisements donnent des informations sur les directions des vents qui les ont construit.

La traversée des deux kilomètres de la bande nommée "Murray Formation" conduira près d'un delta alluvionnaire du mont Sharp et vers une arête contenant de l’hématite, puis à une zone basse avec des argiles (clay) traduisant une longue présence d’eau douce, enfin à une zone de sulfates résultant du changement du climat sur Mars ayant conduit à des eaux acides. La zone argileuse est le lieu du cratère le plus propice à la conservation d’indices biologiques, et donc à la découverte de molécules organiques complexes.


Les scientifiques de la mission prévoient ce mois-ci un nouveau forage pour recueillir et analyser un échantillon de la couche Stimson.


12 m parcourus au 14 septembre (sol 1104) – Phil Stooke-umsf :


Le rover analyse la roche avec le spectro APXS (sol 1105)
Noter les veines claires (probablement du sulfate de calcium) qui traversent la roche :


Ci-dessous dans la moitié inférieure de l'image, l'affleurement plus clair de la "formation Murray" recouvert par la couche "Stimson" plus sombre.
Les roches de la formation Murray représentent probablement les couches les plus anciennes du mont Sharp. La formation Murray est en contact avec deux autres grandes unités: Les roches sédimentaires du plancher du cratère que Curiosity a exploré, et la crête formée d'hématite :


Image MAHLI au sol 1105 :


Pano - images MastCam - sol 1104 :

Image cliquable :
http://www.unmannedspaceflight.com/index.php?act=attach&type=post&id=37840

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http://www.nasa.gov/press-release/nasa-to-announce-mars-mystery-solved

« Un mystère résolu concernant Mars » : une annonce de la NASA concernant une découverte sous embargo pour Nature Geoscience jusque lundi 28/09...

J’ai d’abord pensé au méthane (un instrument américain est à bord de la sonde indienne MOM qui fête son premier anniversaire autour de la planète rouge) mais vu le profil des participants il doit s’agir d’autre chose…

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High Resolution Imaging Science Experiment (HiRISE) est impliquée... une spécialiste des coulées martiennes, une autre des biomarqueurs... Donc, en gros, on va nous annoncer avec certitude que de l'eau coule sur Mars !

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Ou plus sérieusement, je m'attends à un non événement ! La NASA est coutumière des annonces de révélations bouleversantes qui au final font flop !

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quote:
Un indice a toutefois filtré : la présence de Lujendra Ojha, doctorant en sciences planétaires à l'université Georgia Tech. Ce dernier est l’auteur d’une étude affirmant que l’eau coule toujours sur Mars lors des mois chauds. Il s’était ainsi appuyé sur l'observation de longues bandes noires à la surface de la planète rouge par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter.
Figaro

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C'était bien ça :

quote:
Des scientifiques déclarent, dans une étude parue lundi dans la revue Nature Geoscience , avoir trouvé des signes, dans ces impressionnantes traces, de la présence de sels minéraux "hydratés" qui nécessitent la présence d'eau pour leur formation. "Ces résultats appuient fortement l'hypothèse que les lignes contiennent de l'eau liquide lors des saisons chaudes de Mars, et ce, de nos jours", avance l'étude.
Écoulements saisonniers
Les astrophysiciens émettent depuis longtemps l'hypothèse que ces traces qui apparaissent de façon saisonnière peuvent être formées par des écoulements de saumure sur la planète rouge. Les lignes, qui peuvent faire jusqu'à quelques centaines de mètres de long pour cinq mètres de large, apparaissent sur les pentes de Mars pendant les saisons chaudes, s'allongent puis disparaissent quand les températures chutent. Mais les images de Mars Reconnaissance Orbiter ne sont pas assez précises pour fournir des détails. Les pixels des images sont plus gros que la largeur des traces.
En avril, des scientifiques ont rapporté dans le même Nature Geoscience que des perchlorates de calcium étaient "généralisés" sur la surface de notre voisine. Le perchlorate, un type de sel identique à celui évoqué aujourd'hui, est très absorbant et abaisse le point de congélation de l'eau de sorte qu'elle reste liquide à des températures plus froides. La nouvelle étude, coécrite par certains des mêmes scientifiques, apporte de nouvelles preuves de l'existence de ces flux de saumure.

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Oui Kaptain, les "saumurges" (comme dirait Super), 392ème épisode...

Pour les ceusses qui suivent un peu l'actualité scientifique martienne, rien de bien surprenant. Sauf que l'on sait maintenant, en particulier grâce à Phoenix et Curiosity, qu'une couche superficielle de sels de perchlorate semble recouvrir l'ensemble de la surface de Mars.. Ceci s'ajoutant à la présence de sels minéraux hydratés là où se trouvent les traces d'écoulement
http://www.francetvinfo.fr/sciences/mars-curiosity/de-l-eau-coulerait-a-la-surface-de-la-planete-mars_1103733.html

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Méfiance quand même, les ingénieurs de la NASA ont souvent dit des conneries
en toute connaissance de cause pour obtenir des crédits auprès du sénat américain.

Wait and see!

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michelR, intrinsèquement et en toute rigueur cette annonce n'est pas bouleversifiante.. C'est plutôt l'interprétation qui peut en être faite au niveau du grand public et des politiques qui aurait tendance à verser dans le genre : L'eau = la XXX...
Et ça, à la Nasa, on le sait bien ..

Alors même que ces coulées transitoires et en surface d'eau saumâtre et acide n'ont raisonnablement aucune chance de constituer un début de commencement de prémices d'ébauche de processus prébiotique...

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