Jean-Noel

Deuxième lumière sous ciel dégagé et observation de Neptune et Uranus au T520

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2) Deuxième lumière sous ciel dégagé et observation de Neptune et Uranus au T520

 

 

Jeudi 21 au Vendredi 22/09/2017

Aubrives, vallée de la Meuse dans les Ardennes (50° 6'14.57"N - 4°45'9.05"E).

 

Dobson 520mm, miroir D=515mm F=3090mm, optique M.  Walbaum (Hilux 96%).

Dobson Factory 510mm, miroir D=506mm F=2645mm, optique Mirro-Sphère (Hilux 96%).

 

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Dobson 520mm Optique Michel Walbaum

 

 

 

Début 21h30 : Transparence exécrable, diffusion intense des luminaires, de la centrale de Chooz et des villages avoisinants.  La voie lactée n’est pas visible à l’œil nu et le ciel est rougeâtre ou blanchâtre (Mvlon 3.96 au zénith et 2,04 à 20° au dessus de l’horizon). Turbulence sensible au T520 mais non catastrophique. Valeur SQM n’a pas été mesurée en raison de la présence du voile d’altitude.

 

 

Altaïr = α Aql : α = 18h 36m 56 ;  δ = +38° 47′ 01 ; Type A7IV-V ; Dist = 16 AL ; Mv=0,9.  

L’étoile la plus brillante de la constellation de l’aigle est vue au T520x103 (Zeiss UWF30 85°) comme un splendide diamant blanc bleuté, accompagné de fines aigrettes sur un fond de ciel noir et constellé d’étoiles fines. L’image est superbe de contraste et aucune diffusion n’est perceptible aux abords immédiats de l’étoile. Je me surprends à rester collé à l’oculaire devant un objet dont l’objectif initial était l’alignement des chercheurs (Telrad, pointeur laser et chercheur 8x50).

 

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Véga = α Lyre : α = 18h 36m 56 ;  δ = +38° 47′ 01 ; Type A0Va1; Dist = 25,3 AL ; Mv=0.  

Comme la veille, l’étoile la plus brillante du ciel d’été est vue au T520x103 (Zeiss UWF30 85°) comme un splendide diamant éclatant, fin est accompagné de très fines aigrettes sur un fond de ciel noir. Une discrète diffusion est cependant perceptible aux abords immédiats de l’étoile est semble s’intensifier. Le secondaire est déjà embué et je sors le sèche-cheveux en pensant à la nécessité d’installer un système de résistance chauffante sur le secondaire et le Telrad.

 

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Double-double = ε1 et ε² Lyra = Σ2382-83 : (Lyre) α = 18h 42m,7 ; δ = 39° 37′ ; ED A3V+F0V (ε1) A6Vn+A7Vn (ε2) ; Mv= 4,66 [ε1] 4,59 [ε2] ; Sép. 208,2’’ thêta=172°.  

Σ2382 = ε1 : Mv= 5,0 et 6,1 ; Rho=2,33" - Thêta=345°.  

Σ2383 = ε1 : Mv= 5,1 et 5,4 ; Rho=2,39" - Théta=75°.  

La double-double est déjà complètement séparée dans un champ rempli d’étoiles au T520x103 (Zeiss UWF30). La séparation de Σ2383 au Nagler 20 + TV2.5 (T520x386) me fait penser à la vision de Mizar A/B obtenue avec mon excellent T250 F/D 6.3 Astam. Les composantes blanches semblent montrer, lors de brefs instants, les anneaux de diffraction ; ε1 et ε² Lyra offrent furtivement la vision d’une double paire de lunette, cela dans un T520, c’est excellent !

 

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Delta Cygne = Σ2579 : (Cygne) α = 19h 44m 58,5s ; δ = +45° 07′ 51″; ED B9.5IV+F1V ; Mv= 3,0 et 6,5; Sép. 2,74" thêta=216.6°.

Présentant tout d’abord le même aspect que la veille, les images se stabilisent et la composante principale, de couleur blanche-blanc bleutée, contraste fortement avec son compagnon visible comme une piqûre fortement bleutée au T520x386. Le couple présente une image globalement de même qualité que celle observée dans de superbes conditions au T406x450 de l’observatoire de Double, muni de mon Zeiss Abbe 4mm. Le T520 montre cependant le couple avec un éclat nettement plus vif qu’au T400. 

 

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Albeïro = β Cygni = Σ43 App I = ADS12540 = WDS19307+2758 : (Cygne) α = 19h 30m 43s; δ = 27° 58′ ; ED (K3II+(B9) / B8Ve ; Mv=3,1/5,1; Sép. 34,7’’ Ro=54.  

La belle étoile double colorée est encore haute dans ce ciel de fin septembre. Elle diffuse un peu de lumière et les couleurs des composantes Jaune et bleue sont très marquées, la double semble être obstruée par un voile de cirrus. L’image n’est pas mal mais j’ai eu une meilleur impression avec le Sud Dobson 407mm optique Mirros-sphère à l’OCA (Observatoire Centre Ardenne) où le ciel était clair.

 

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M57 : (Lyre) α = 18h 53m 35s ; δ = +33° 02′  ; NP ; Mv=9.7 ; dim. 1,4’x 1,0’.

La forme annulaire est bien visible au Zeiss UWF30mm (T520x103), mais l’image manque de luminosité. Seule l’étoile de 13émé magnitude est perceptible aux abords de la nébuleuse. La Mvlon est de 3.5 -  il me semble claire qu’un voile de cirrus dégrade cette portion de ciel déjà fortement pollué par les luminaires d’Aubrives. Je ne grossirais pas d’avantage aujourd’hui sur M57.

 

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M13 = NGC 6205 : (Hercule) α = 16h 41m 41s; δ = +36° 27′ 37″ ; AG ; Mv=5.8 ; diam. 20’.

L’amas est, comme la veille,  au couchant, dans la brume et la pollution lumineuse du village de Hièrges. Malgré cette situation, il est superbement résolu et offre la vision d’un magnifique poudroiement d’étoiles fines. La zone périphérique, piquée d’étoiles plus lumineuses, présente une étendu remarquable et se dégrade peu à peu jusqu'au ciel noir d’encre entourant M13. La formation  centrale, très lumineuse, est entièrement résolue en étoiles fines au T520x386. La vision de M13 supplante celle, pourtant magistrale, observée le 14 Août l’OCA (Observatoire Centre Ardenne) au T407x204 (Sud Dobson optique Mirro-Sphère).

 

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M15 : (Pégase) α = 21h 29m 58s ; δ = +12° 10′ ; AO ; Mv=6.2 ; diam. 12,3’.

Très brillant, cet amas globulaire montre une image turbulente et bien moins saisissante que la veille au T520x386. M15 est clairement derrière un cirrus.

 

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Neptune :

Situé à 30° au dessus de l’horizon, la seule étoile repère était λ Aqr de magnitude 3.75 et juste à la limite de la visibilité à l’œil nu après extinction des luminaires d’Aubrives à minuit. A 594x (Ethos 13mm + TV2.5x), le petit disque sombre de 2,4" présente à l’oculaire la taille d’un demi confetti, à peu près similaire à celle de Jupiter vu dans une lunette grossissant 30x. La planète et arbore une couleur bleue profond comme sur les photos et il me semble y détecter une très légère nuance d’albédo. Les bords bien tranchés de la planète ondulent lentement sous l’effet de l’agitation atmosphérique. L’image est nettement mieux définie que celle observée au T406x450 (Zeiss 4mm) de l’observatoire de Dourbes dans d’excellentes conditions. C’est superbe !

 

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Uranus :

La planète est située également 30° au dessus de l’horizon et dans la pollution lumineuse de la centrale de Chooz. Aucune étoile de la constellation des poissons n’est visible à l’œil nu et le pointage s’effectue, dans des conditions difficiles, à partir du carré de Pégase et de la constellation du bélier. A 594x (Ethos 13mm + TV2.5x), le petit confetti, de 3,7" de diamètre, présente une taille nettement supérieure à celle de Neptune. Elle me paraît être de l’ordre de celle de Jupiter observée dans une petite lunette grossissant 40x. Sa couleur Bleue turquoise est frappante. La planète est nettement plus lumineuse que Neptune et présente des contours est bien définis. Aucun détail n’est bien sûr observé à sa surface mais l’image est superbe.

 

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NGC884/869 : (Persée) α=02h 22,4m ; δ=+57° 07′ & α=02h19m ; δ=+57° 09′ ; AO ; Mv = 4.4&4.3 ; diam. 30'&30’.

Le double amas du Persée s’était révélé être hier d’une indescriptible beauté au T520x103 (Zeiss UWF 100) et DF510x85 (Nagler 31mm). Le T520x100 (Nagler 31mm) montre cette nuit une image somptueuse, sublime, magique dans l’énorme champ du Nagler. Le contraste est déroutant. La comparaison avec l’oculaire Zeiss UWF30 penche très légèrement en faveur du Nagler 31mm. Le fait de rapprocher l’œil de l’oculaire accentue le contraste maintenant intense et la perte de repère spatial… j’ai pour la première fois de ma vie la sensation de vertige. A trois mètres de hauteur, je n’arrive pas à me défaire de l’oculaire et de cette vision royale et magique.

 

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M45 : (Taureau) α = 3h 47m 24s ; δ +24° 07’ ; AO ; Mv=1.6 ; dim.~110'. 

Les deux instruments donnent une belle image de l’amas. C’est très beau au Nagler 31mm avec plus de champs, donc d’étoiles,  dans le DF510mm que dans le T520. Comme avec le LB301 optique JML sous un ciel de campagne, les nébulosités sont bien visibles comme une diffusion nette autour des étoiles principales de l’amas. La petite nébulosité IC 349 s'étend au sud de Mérope avec quelques condensations à la limite de la perception et avec plus de contraste dans le T520 qu’au DF510. L’oculaire Zeiss UWF30mm donne une image superbe dans les deux instruments.

 

 

Fin vers 1h45’ avec des images sublimes pour aller dormir…

 

image.thumb.png.df036c0f159325ac75cd1f198156222f.png

Dobson Factory 510mm

Edited by Jean-Noel
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ah 50cm c'est peu et beaucoup à la fois

michel walbaum l'homme à avoir dessiné une année jupitérienne complète sur 12 ans!

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Bonjour astrocg,

 

Merci de ta réponse.

Oui, il avait effectué quelques 5000 dessins de Jupiter avant de conclure "Jupiter est une étoile ratée".

Ses derniers travaux, auxquels j'ai participé, ont été le calcul des éléments orbitaux des étoiles doubles et la mise en évidence de plusieurs compagnons obscures par la technique du calcul des O-C. Il était en relation avec Paul Couteau et le Dr Baize. Il est malheureusement devenu aveugle avant de terminer son oeuvre. Son dernier miroir, un 410mm n'ayant pu être terminé, fût quand même mesuré  à Lambda/7 sur l'onde.

 

Jean-Noël

 

 

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La lecture de ton CROA m'a fait voyager...............avec un diamètre comme cela c'est le panard!! J'ai pu observer dans un 600 une fois et je n'oublierai jamais!!

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Bonjour Guy et merci de ta réponse.

 

Je suis heureux que ce Croa t'ait plu. Peux-être as-tu regardé les trois autres CR. Je te souhaite de renouveler l'expérience d'une observation dans un télescope de grand diamètre et cela sous un bon ciel (c'est le plus important). J'ai essayé de regarder ta situation géographique sur ton profil mais elle n'apparaît pas. Tu es peut-être dans le département de l'allier, donc loin des Ardennes. Si d'aventure, tu ne résides pas trop loin de Givet, je serais bien sûr heureux de t'inviter à venir observer dans ces instruments, malheureusement situé sous un ciel très pollué.

 

Jean-Noël

 

 

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superbe croa, ca donne envie de passer au diametre superieur...

Tu as l'air de dire que ton ciel n'est pas super (genre peri urbain), pourtant les photos d'ambience laissent penser le contraire, tu es situé près d'une ville ?

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Bonjour Bisc et merci pour ton commentaire, je suis heureux que ce croa t'ait également plu.:)

 

Ma localisation géographique est située en dans une vallée humide, à l'orée de la Belgique et à 1,8km au nord ouest de la centrale nucléaire de Chooz. Les lampadaires méga éclairés et de type "lanterne" relient le village voisin du mien et éclairent directement la partie supérieure de mes télescopes par le dessous.  Le bilan de cette situation n'est effectivement pas super : J'ai l'impression de subir un examen de fond d'œil quand le regarde M13 situé à l'ouest car l'oculaire du T520 incliné à 45° est violant éclairé par les 5 lampadaires situés en contrebas. La magnitude des étoiles visibles à l’œil nu au zénith (mvlonz) est comprise entre 4,3 dans le cygne selon la transparence du ciel, mvlon~3.5 dans le carrée de Pégase,  mvlon=3 à 30° de hauteur et mvlon = 2 à 20° de hauteur.

 

Avec l'extinction des luminaires entre  minuit et 5 heures du matin à Aubrives, la situation s'améliorent de 0.5 magnitude, si le brouillard ne vient pas gâcher la nuit. Je ne vois quand même plus rien sous la constellation de l'aigle. La situation se dégrade encore durant hiver car les vapeurs de la centrale rejoignent au Zénith, les fumées des chauffages bois de 2 maisons situées en contre bas. Ces fumées, plaquée au sol après 22h, se mélangent avec le brouillard dans la vallée et mon jardin, je peux fermer avant de trop respirer de monoxyde de carbone car l'air devient rapidement irrespirable. Cela pourrait être pire si je ne disposais pas d'un jardin, si je résidais au cœur d'une ville en Belgique ou ne disposais pas d'un ordinateur avec Astrosurf... :)

 

Jean-Noël

 

DSC_0537.thumb.JPG.b94943985ba1d8827c817bb58b778d55.JPG

Dobson Factory de 510mm avant la tombé de la nuit

 

 

 

 

Edited by Jean-Noel
remplacement de "cora" par "croa" (c'est plus adapté ici)

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Merci pour ce beau CROA qui permet de reprendre une bouffée de ciel nocturne (je suis au travail)!

Pour le double amas de persée, je trouve que c'est dans son contexte qu'il est le plus beau -> très grand champ requis! :)

D'ailleurs je le préfère nettement avec mes jumelles 20x80 que sous 50x dans mon dob (300/1500, oculaire 30mm - 68deg).

A+

Amaury

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Merci Amaury,

 

Le double amas est effectivement très beau dans une paire de jumelles. Je penserai à toi, en la pointant sous un bon ciel avec mes jumelles "Perl de Nuit" 20x80. Je suis sûr que le double amas serait grandiose dans ton T300 équipé d'un Nagler 31mm. :)

Bon ciel (c'est bouché ici comme d'habitude o.O)

 

Jean-Noël

 

 

 

 

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Pour en revenir à ta question Bisc,

 

Je viens de prendre 3 photographies devant la maison. Je vous les proposes afin de contextualiser les quatre croa (âmes sensibles s'abstenir) :

 

1) côté Est : SQM=9 et personne dans les rues xD

59dfcc79102d7_Cotest.JPG.dca3f156e45836a2dab3db26ad199db8.JPG

 

2) coté Nord : si si, on y voit les étoiles mais personne dans les rues.

59dfcc7e97bcd_CotNord.JPG.74fea44b50124fc7d8ecdb724e27250f.JPG

 

3) voici le côté sud avec les vapeurs de la centrale (le plus important) : on y voit 2 étoiles et la jolie forêt ardennaise éclairée (un luxe pour les sangliers et les renards). Le site "Meteoblue" indique un ciel limpide à Aubrives....

59dfcc84a6eff_CotSud.JPG.bdf66034c2b55590f081b2e10f462a26.JPG

 

Bilan de l'opération: je dois absolument tailler ma haie :|

Bon ciel à tous.

 

Jean-Noël

 

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:S Argh! Il faut absolument que tu puisses transporter ton télescope sous  un ciel plus accueillant ! Il y a des coins plus noirs pas très loin de chez toi, tout de même.

Il faut une sacré dose de passion pour ne pas abandonner l'astro dans ces conditions.

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Oui Maïcé, Michel Walbaum devait avoir une sacré seringue en 1973 pour me refiler ce virus avec une pareil dose. Le problème initial vient cependant du club d'astronomie du lycée Nord à Reims qui indirectement m'avait déjà transmis le Virus à Noël 1970 via mon grand frère, la longue vue marine de mon père, Bételgeuse et Mars. Aaaaargh, ça fait 47 ans... :S 

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J'oubliais Maïcé,:)

 

Il y a la Croix-Scaille en Belgique pour observer mais c'est à plus de 1/2 heures de route et situé en pleine zone forestière près d'une cabane de chasse. Sinon, il y a chez Roland Boninsegna à l'observatoire de Dourbes en Belgique. Il est magistral de gentillesse, altruiste, compétent dans ses nombreux domaines de recherches et il a toujours un petit cappuccino/ ou un gâteau à t'offrir avant de partir.  On y vit des bonnes crises de rire entre astronomes dans son observatoire de 400mm.

 

Jean-Noël

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Il y a 19 heures, Jean-Noel a dit :

Merci Amaury,

 

Le double amas est effectivement très beau dans une paire de jumelles. Je penserai à toi, en la pointant sous un bon ciel avec mes jumelles "Perl de Nuit" 20x80. Je suis sûr que le double amas serait grandiose dans ton T300 équipé d'un Nagler 31mm. :)

Bon ciel (c'est bouché ici comme d'habitude o.O)

 

Jean-Noël

 

Je ne doute pas que le Nagler 31mm donnerait de bien belles images du double amas mais vu le prix je crois que j'attendrai de passer à un Obsession ou autre du même acabit (le temps de faire mes armes quelques années avec mon petit GSO :D )

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Meuh non, pas la peine d'avoir un Obsession pour utiliser un bon oculaire quand même ! J'ai vu utiliser ou utilisé moi-même des oculaires TV ou Pentax sur des Dobson Orion 12", SkyWatcher FlexTube 14", C14... Si c'était réservé aux télescopes d'exception genre Obsession ou autre, leur marché serait sans aucun doute drastiquement plus maigre ! Je vois que tu as un Dob 300, il mérite déjà un bon oculaire, ce n'est pas un 130 d'initiation ;) Qu'est-ce que tu utilise comme oculaire à l'heure actuelle ?

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Oui Amaury, je suis entièrement de l'avis de Cédric. J'ai personnellement commencé par opter pour l'achat d'un excellent oculaire pour le grand champ (85° de Fov) puis d'un second pour l'observation planétaire pure (contraste maximum). Le choix de la focale dépend de ton rapport F/D, de la qualité de ton télescope et de ton ciel (pollution lumineuse, turbulence atmosphérique).

Edited by Jean-Noel

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ah oui ya de la pollution lumineuse, on dirait chez moi :P

comme quoi ca veut dire que les gros diametre ne sont pas reservés au heureux habitants du triangle noir...

je reviens juste sur l'oculaire, pourquoi un nagler 31 plus qu'un ethos 21, le champ est certe un peu plus large avec le nagler mais le gain en luminosité est il vraiment perceptible compte tenu de la pupille de sortie qui est, en theorie, trop large ?

ou est-ce un chois avant tout pour faciliter au maximum le pointage ?

 

 

 

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Je crois que tu as toi même répondu à ta question. Je pense ces deux oculaires complémentaires et nous sommes quand même dans une configuration assez haut de gamme. Je dispose pour ma part des Nagler 31mm et Nagler 20 mm qui ont chaqu'un leur utilisation propre sur des instruments dont les rapports d'ouvertures vont de 5 à 6,3.  Tu poses une excellente question : L'ethos 21 peut-il remplacer le Nagler 31mm ? Sur mon T250/1630, L'ethos me donnerait une pupille de 3,22mm et un champ de 1,29°. Le Nagler 31mm me donne une pupille de 4,7mm et un champ de 1,56°, plus adapté pour regarder les grandes nébuleuses come la rosette avec un filtre OIII par exemple. Le constat est le même avec mon T520 F/6. Le choix du Nagler 31mm est clairement justifié pour mes instruments.

Un bon oculaire complémentaire serait L'ethos 21mm dont le prix est de 903 euros chez ...😷. Plus cher que le Nagler 31 vendu 743 euros chez le même fournisseur, et dont la pupille me donne au finale une image moins lumineuse.

 

Amaury évoquait "un oculaire 30mm - 68deg", j'ai réagi en gardant la même focale en évoquant simplement un champ plus large. 

 

Son mon LB301/1504, j'ai pointé les nébuleuses "North-America" et "Le pélican" avec un Nagler 26, donnant le même champ que L'ethos 21. Le champ obtenu à été un peu juste pour voir la côte est de ngc7000 et la tête du pélican. Le champ supplémentaire du Nagler 31 m'a permis cette superbe observation simultanée avec des étoiles plus fines qu'au 20mm. Le bon oculaire est pour moi, celui qui englobe tout l'objet à observer.

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Salut Jean-Noel et Cédric!

 

Merci pour vos retours.

Pour répondre à Cédric sur mon équipement, j'ai:

- les 2 oculaires vendus avec mon dob (gso deluxe 300/1500), à savoir: un 30mm/68° qui me semble honnête et un Plössl de 9mm que je n'ai pas encore essayé et dont j'ignore les caractéristiques de bête de course ( ;-)) )

- 1 zoom mark IV Baader 8-24mm qui est pour le moment un complément idéal.

 

Le 30mm me donne un champ assez large pour les objets étendus et je peux ensuite plonger avec le zoom pour observer amas globulaires ou NP :)

Mettre quasi aussi cher dans un oculaire que dans mon télescope... J'avoue qu'il y a un petit obstacle psychologique à franchir, d'autant que je débute et ne suis pas sûr d'être capable de voir des différences flagrantes à part sur la largeur de champ (j'ai une vingtaine de nuits d'observations aux 20x80 derrière mois et seulement 4 nuits avec mon Dob...!).

 

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Oui Amaury,

Je me suis constitué ma panoplie d'oculaires en quelques décennies d'observation et sur le marché de l'occasion. Un ami vient de s'offrir toute la gamme "Hyperion" à 55 euros l'oculaire. Il a installé son 17mm sur mon T520 et pointé Saturne, pour le public de "la nuit de obscurité". J'ai juste eu le temps de regarder la planète frôlant l'horizon lors de mon arrivée sur le site et j'ai trouvé le résultat très sympa : Belle petite bille bien définie, jolie couleur jaune-ocre et la division de Cassini partiellement visible dans les anses. C'était très bien pour commencer une soirée :). Tu peux donc te faire plaisir sans dépenser une fortune au départ. Les années feront ton expérience au fur et à mesure de tes essais et des beaux moments à venir...

Jean-noël

 

 

 

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Merci ! Tu as raison je vais surveiller tranquillement le marché de l'occasion.. Et prendre mon temps ;)
Terrible quand même la pollution lumineuse à côté de chez toi! Une des vendeuses (très sympathique) "d'astro-bidule" (dans le 13...) me parlait d'un de ses amis qui a obtenu de sa mairie l'extinction des lampadaires passé minuit. Avec un peu de lobbying patient, amical et pédagogique il doit être assez souvent possible de l'obtenir,  et pourquoi pas accompagner la demande d'un projet 'nuit des étoiles' ou tu partages tes connaissances et ton télescope avec les autres résidents. Evidemment le cas dont je parle c'est un (gros) village. Dans une ville moyenne ou grande ça doit être une autre histoire!

A+
Amaury

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Bonjour Amaury,

J'ai également obtenu de ma mairie l'extinction des lampadaires entre minuit et 5 heures mais cela ne change pas grand chose. La centrale nucléaire, la Belgique, Hierges, Vireux-Molhain, vireux-Wallerand, Givet, Chooz et Han-sur-Meuse sont heureux de polluer autant qu'en région parisienne. Un syndrome lié au sentiment de pouvoir. :(

Edited by Jean-Noel

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Oh oui c'est très compliqué de trouver un bon ciel ! J'ai trouvé un spot a priori parfait (cartes AVEX etc.) mais c'est à 1h50 de chez moi. Je ne me plains pas car je pense aux parisiens (dont j'étais)... Bravo quand même pour l'extinction des lampadaires!

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Oui Amaury,

Nous avons installé mes deux télescopes de T520 et DF510mm à l'observatoire de Dourbes en Belgique, disposant déjà d'un T406 et T300. Nous avons accueilli le public dans le cadre de "la nuit de l'obscurité" puis avons observé quelques objets pendant 3 nuits. La qualité du ciel s'est encore dégradée de près de une magnitude avec le passage d'une nouvelle autoroute archi éclairée : (MvLon=4,4 la nuit dernière). M81 et M82 sont maintenant nettement moins belles au T520/T510 à Dourbes que dans un T250 sous un ciel de campagne à MvLon=6,4 (si cela existe encore). L'observation de Triton, situé à 16" de Neptune, était difficile en raison de la magnitude limitée et du seeing limitant le grossissement. Je pense que l'achat d'une bonne toile de tente (spéciale astro ⛺) sur ton spot situé à 1h50' de chez toi est certainement une bonne solution car rien ne peut remplacer un ciel limpide, même pas un T600 ou plus. 

Jean-Noël

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Il y a 2 heures, Jean-Noel a dit :

un ciel de campagne à MvLon=6,4 (si cela existe encore)

 

Ma foi, il faut bien chercher alors ! ;) J'ai longtemps cru qu'on ne pouvait pas faire mieux que 6,4 dans les meilleurs endroits avec les meilleures conditions imaginables, mais il paraît que sous un excellent ciel de montagne certains (je pense notamment à Fabrice qui en parlait sur l'autre post ;)) arrivent à voir jusqu'à magnitude 7 voire un peu plus, ce qui est vertigineux.

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  • Similar Content

    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 5 au 6 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       10 dessins : 8931 à 8940.
       
       Il y a encore du public ici, l'engouement ne faiblissant pas, pourtant après 3 nuits des étoiles d'affilée, quand je suis opérationnel à 23h15.
       Je montre Saturne et M8 à 2 jeunettes puis vaque à mes cibles plus ténues.
       
       La première est le Sextet de Seyfert dans le Serpent, qui m'avait laissé sur ma faim.
       
       Observation 8931 : NGC6027/A/B/C/D/E ou Sextet de Seyfert.
       A 85x, l'ensemble est une tache faible. Le groupe est éclaté à 276x en membres faibles à VI3. Ce grossissement permet de voir les extensions diffuses. 402x les détaille dont la petite hors des lignes râtée la fois précédente. Mais je n'arrive pas à voir les 6.
       
       
       Il fait chaud comme hier, je n'ai pas mis de pull sous le manteau qui est lui indispensable pour garder à portée de main mes oculaires.
       
       Le croissant lunaire témoin de l'avancée inexorable du séjour se couchera vite avant le premier dessin.
       
       Je règle quelques soucis de la lampe de la planche à dessins au début.
       
       Je reste dans le domaine des galaxies, un poil plus haut et plus à l'est dans Hercule.
       
       Observation 8932 : NGC6098/99.
       201x, 85x. Elles sont vues séparées facilement à 85x. NGC6098 est considérablement faible et NGC6099 considérablement faible à faible.
       
       
       Le vent qui contourne la montagne génère un fond sonore fourni dans les basses. La turbulence reste moyenne pourtant.
       
       Observation 8933 : NGC6484.
       Cette galaxie est visible assez faible à 85x, petite. A 201x, elle semble condensée et reste minuscule.
       
       
       Observation 8934 : NGC6482.
       Condensée comme la précédente à 201x, elle est minuscule et assez brillante à 85x.
       
       
       Bruno galère avec une calibration, il ira quérir les conseils d'autres astrophotographes du terrain pour s'en sortir. Où il faut être ingénieur pour faire de l'astrophoto!
       
       Observation 8935 : NGC6500/1.
       201x, 85x. Ce duo est constitué de 2 galaxies respectivement faible NGC6500 et assez faible NGC6501.
       
       
       Après un petit coup de barre à 1h50 dont m'extraient un peu des éclairs d'orages lointains vers l'Ouest, je poursuis avec les herculéennes galaxies (à moins que ce soit dans l'autre sens, je ne sais plus avec la fatigue?).
       
       Observation 8936 : NGC6490 et NGC6495.
       201x. Les galaxies aiment former des duos dans ce coin de ciel! Ici 2 galaxies de même brillance, faibles.
       
       
       L'objet suivant, atypique, est une idée de Michel Nicole, l'astronome québécois dont les fiches d'observation m'inspirent de nombreux sujets d'observation, adaptés à mon télescope vu qu'il utilisait un Dobson de 56cm.
       C'est une nébuleuse bipolaire du Lézard.
       
       Observation 8937 : LKHalpha233.
       276x. Objet de Herbig-Haro et très faible, elle s'étend surtout à l'ouest de l'étoile faible. Elle ne réagit à aucun filtre. C'est dingue de pouvoir observer ce stade de proto-étoile avec nos moyens d'amateurs!
       
       
       Je pointe ensuite quelques galaxies de Pégase.
       
       Observation 8938 : NGC1 et 2.
       201x. Les 2 premiers objets du catalogue NGC sont assez faible et faible dans l'ordre numérique.
       
       
       Des nuages arrivent à 3h20.
       Je vérifie quand même sur les animations météo satellite que l'orage qui s'approche par l'ouest en grondant va passer bien au nord de nous, ce qui est le cas.
       Par contre sa proximité gênera sur les 2 derniers dessins en me flashant la vision nocturne, le ciel devenant brièvement blanc à l'oculaire lors des éclairs les plus brillants.
       La menace ne faisant que nous raser, je dessine donc un groupe de galaxies sous ces contraintes dans Pégase.
       
       Observation 8939 : NGC7765 à 7768.
       278x, 201x. C'est un quintet mais pas de Stephan, composé de NGC7765 et NGC7766 très faibles, NGC7767 considérablement faible, NGC7768 assez faible, complétés de CGCG477.020 très faible. Groupe intéressant.
       
       
       Un bolide aussi brillant que les éclairs s'est invité dans le coin de mon champ de vision et a laissé une trainée persistante une dizaine de secondes vers 4h50.
       
       Observation 8940 : NGC7769 à 7771.
       201x. Je continue de monter dans la numérotation NGC avec NGC7769 assez faible au bord sud plus net, NGC7770 faible et NGC7771 assez faible.
       
       
       Je finis fatigué à l'aube à 5h sous les grondements de l'orage voisin.
    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 4 au 5 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       10 dessins : 8921 à 8930.
       
       Plein de public venu pour la nuit des étoiles se tient au sud dont des gamins turbulents que les parents inconscients laissent courir autour des télescopes.
       Cela engendre pas mal de lampes blanches gênantes, des astronomes qui râlent du coup au sud du virage, et un sacré brouhaha, le calme de la nuit ne reviendra que dans une heure.
       
       L'ouest du ciel est voilé, je vise au plus loin de cette menace, bas vers l'est une galaxie de Cassiopée car ces nuages arrivent assez vite.
       J'ai chaud avec mon manteau.
       
       Observation 8921 : NGC185.
       Cette galaxie naine du Groupe Local est considérablement faible et diffuse à 201x.
       Les voiles arrivent sur ma cible à 23h06. Le ciel est maintenant tout voilé.
       
       
       J'attends en m'assoupissant dans l'auto.
       Beaucoup de gens ont remballé et le public est parti faute de ciel.
       
       Le ciel se redégage à 1h du matin.
       Je reprends les observations avec une nébuleuse planétaire d'Hercule.
       
       Observation 8922 : NGC6058.
       402x, 631x, 85x. La nébuleuse qui répond bien au filtre Oxygène 3 est une étoile très floue assez faible à 85x. L'étoile centrale est considérablement faible à 402x.
       La nébuleuse est trop sombre à 631x, et l'usage du filtre HBêta l'éteint totalement, ce qui permet de confirmer la présence de l'étoile centrale qui seule ressort. Deux portions d'anneau symétriques se distinguent en vision décalée VI2 à 3.
       
       
       Je pars pas très loin observer quelques galaxies d'Hercule sur la même carte de l'Uranométria.
       
       Observation 8923 : UGC10200.
       Cette galaxie condensée assez faible à considérablement faible est vue à 85x et accompagnée à 201x de LEDA57100 très faible à VI1.
       
       
       A 2h, Bruno T. est revenu imager sur la butte à l'est.
       
       Observation 8924 : NGC6155.
       Cette galaxie considérablement faible à 85x montre comme une barre centrale à 276x, râtée à 201x.
       
       
       Observation 8925 : NGC6239.
       201x, 276x. Considérablement faible à 85x comme la précédente, elle révèle de la structure, sous forme d'une barre grumeleuse s'infléchissant à l'ouest.
       
       
       A 2h40, une moto particulièrement bruyante repart de l'entrée du parking, je l'entendrai pétarader dans la montagne plusieurs minutes.
       
       Je peux enfin voir une nébuleuse diffuse du Cygne, la X Nebula, autre objet mythique qui me semblait alors hors de portée à l'époque du magazine Ciel Extrême, comme l'était Shakbazian 16 finalement vu aux NAT 2016.
       
       Observation 8926 : Simeis 57.
       Dénommée aussi la X Nebula. A 85x j'y verrais plutôt un lambda. La nébuleuse n'est pas sûre sans filtre. Le filtre Oxygène 3 montre quelques traces. C'est le filtre HBêta qui la dévoile vraiment. Alors la partie facile est vue VI1 (100% du temps mais qu'en vision indirecte) et 2 autres branches sont vues VI3. La zone où s'effectue la jonction de ces branches est difficile à détailler. Cet objet atypique est aussi dans les fiches de Michel Nicole.
       
       
       Après cette revanche sur l'histoire, je dirige le T508 vers des galaxies du Verseau.
       
       Observation 8927 : NGC7665.
       85x, 201x, 276x. Elle reste faible et petite à 85x, mais à plus forts grossissements je remarque ses bords nets et une étoile dedans excentrée  en VI4 (25% du temps en vision indirecte).
       
       
       Comme les dernières nuits, j'entends le troupeau de moutons sur l'Aup.
       
       Observation 8928 : NGC7721.
       85x, 201x. A 85x je vois déjà son allongement, elle est considérablement faible à faible.
       Elle est déjà sombre à 201x. Quelques détails durs apparaissent sous forme de glimpses VI4 à 5 (10 à 25% du temps en vision décalée).
       
       
       Des voiles éparses au nord-ouest deviennent gênants, dégradant la transparence.
       Je tente une galaxie Arp dans le Verseau bien que les voiles passent dessus par moments.
       
       Observation 8929 : NGC7727 ou encore Arp 222.
       138x, 201x, 276x. Hormis son centre assez brillant à assez faible, le reste est faible et les détails sont incertains, les nuages n'aidant pas.
       
       
       Retour de nuages éparses s'avancent par l'ouest.
       Je m'obstine en observant une autre galaxie dans le voisinage et dans les voiles.
       
       Observation 8930 : NGC7724.
       201x. Son observation est alternative : très faible quand vue hors des voiles, sinon fantômatique à invisible.
       
       
       A 5h, je capitule, ça devient trop pourri dans l'aube avec ces voiles contrariants.
       De nombreux météores et satellites artificiels sont passés dans le champ de mes oculaires cette nuit.
    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 3 au 4 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       12 dessins : 8909 à 8920.
       
       Je commence par un peu d'animation pour le public de la Nuit des Etoiles.
       Puis j'observe M54, un amas globulaire un peu délaissé du Sagittaire mais un arbre sur son parcours au sud-est contrecarre mes plans.
       Du coup je bascule sur un autre amas globulaire plus haut que cet arbre dans cette constellation, et rebascule sur M54 pour finir son dessin.
       
       Observation 8909 : Palomar 8.
       85x, 201x, 276x. Ce doit être l'un des plus faciles Palomar avec NGC6717. Je le vois de suite à 85x, considérablement faible, et à 201x j'ai la bonne surprise de le résoudre en étoiles faibles à perceptibles malgré la turbulence pas favorable de 4 à 5 sur 5. Ce n'est certes pas courant de résoudre un globulaire Palomar! C'est le second pour ma part avec NGC6717, tous deux seulement avec ce télescope.
       
       
       Observation 8910 : M54.
       85x, 201x, 276x. Au chercheur c'est une petite tache floue considérablement faible. Changement d'échelle avec le Nagler 26 à 85x, il devient brillant et bleuté, et en poussant le grossissement je constate un début de résolution limité par la forte turbulence de 5 sur 5.
       Son centre est très marqué.
       C'est amusant, le Palomar précédent bien plus faible était bien mieux résolu, il ne faut pas négliger l'indice de concentration des amas globulaires pour espérer les résoudre!
       
       
       La turbulence est pourrie si bas aujourd'hui(4 à 5 sur 5 échelle Ciel Extrême).
       
       J'aperçois des cirrus au nord sous la Grande Ourse. Qu'ils y restent!
       
       Je change de coin de ciel et de type d'objet pour m'offrir quelques pépites avec des galaxies du Bouvier.
       
       Observation 8911 : NGC5660.
       201x, 276x. La galaxie considérablement faible dévoile ses spires à 201x, mieux qu'à 276x qui atténue trop.
       Le bras Est se voit VI1 à 2 (entre 75% et 100% du temps en vision indirecte). Le bras Ouest est VI1 avec une condensation plus marquée.
       Le noyau est faible à très faible. Une bien belle surprise.
       
       
       Des chiens aboient dans la montagne de l'Aup au sud, ceux du berger actuellement en pâturage là-bas?
       
       Observation 8912 : NGC5676.
       201x, 276x. Assez brillante et bleutée à 85x, c'est un autre digne représentant des incurvées! Son bras Est est marqué et vu VI1 tandis qu'à l'opposé le bras Ouest est indistinct.
       
       
       Malik qui se gelait hier a trouvé de quoi se réchauffer, un plaid léopard! Il a profité de l'obscurité complice de sa dernière nuit ici pour s'en couvrir, craignant peut-être des photos diurnes compromettantes.
       
       Observation 8913 : NGC5673.
       85x, 201x.  Je la vois faible à très faible à 85x, très allongée. Dans celle-là, c'est de la nodosité en pagaille!
       
       
       Ce que je craignais arrive à 2h, les voiles du nord débordent sur ma zone d'observation, à savoir le Bouvier et la Grande Ourse.
       
       Observation 8914 : NGC5794 à 5805.
       201x. Ce quatuor est constitué de galaxies condensées, NGC5794 assez faible, NGC5797 et NGC5804 assez brillantes, NGC5805 très faible. Les voiles contrarient leur observation.
       
       
       Observation 8915 : NGC5820/21.
       201x, 276x. NGC5820 assez brillante est escortée de la très faible NGC5821 dont le centre apparaît en vision décalée.
       
       
       A 2h40, Bruno T., compagnon du dernier voyage chilien, bâche sa lunette astrophoto TS130. Il s'était positionné sur le haut du talus à l'emplacement laissé libre par le départ de Jean-Pierre B.
       
       Je rebascule de l'autre côté du ciel pour dessiner des nébuleuses planétaires de Cassiopée.
       
       Observation 8916 : IC1747.
       85x, 631x. L'idée de cette cible m'a encore été soufflée par les fiches de Michel Nicole, une vraie mine d'or.
       Elle ressemble à une étoile floue plutôt brillante à 85x.
       Je saute directement à 631x malgré la turbulence de 4 sur 5 pour attraper assez facilement son anneau sans filtre OIII.
       La nébuleuse répond bien à ce dernier. C'est marrant, il y a comme un effet de scintillation de l'anneau. Le filtre OIII accentue l'anneau.
       Je n'ai pas confirmé de couleur. La nébuleuse est presque invisible au filtre HBêta.
       
       
       Observation 8917 : PK136+4.1.
       85x. Avec celle-là, on change de registre parmi les nébuleuses planétaires. Je ne vois rien sans filtre ou avec le HBêta.
       Je peux dire qu'elle répond bien au filtre OIII, mais elle reste dure, à la limite VI5 de la vision décalée, le fond de ciel est alors plus clair à l'emplacement de la nébuleuse. J'ai dessiné le champ stellaire avec le filtre OIII sauf pour ce qui est de leur couleur.
       
       
       Je sens la fatigue passer à 3h50.
       
       Je dessine une nébuleuse diffuse dans Cassiopée.
       
       Observation 8918 : VdB 8.
       Van den Bergh 8. A 138x, elle est très faible, et sa forme dissymétrique en boomerang est dévoilée en vision indirecte, écartant tout risque de confusion avec un halo stellaire (par ailleurs peu probable avec cette optique à moins de buée).
       
       
       Le tintement des cloches du troupeau de moutons sur l'Aup perce la nuit à 4h.
       
       Je m'attelle au dessin d'un amas ouvert de Cassiopée, mais le genre faible.
       
       Observation 8919 : IC166.
       Vu dès 85x, il est partiellement résolu à 201x en étoiles faibles à perceptibles.
       
       
       Je termine par la comète Africano C/2018 W2 dans la Girafe.
       
       Observation 8920 : comète Africano.
       138x et 201x. Je la repère à 85x. Elle est très diffuse et faible. Je note sa position à 4h49. Elle s'efface dans l'aube sans avoir bougé par rapport aux étoiles pendant le dessin.
       
       
       Ca y est, j'ai vu les 3 comètes prévues dans mon programme pour ces vacances!
       
       A 5h, je range les affaires et bâche le Dobson, le ciel est trop clair et je suis bien fatigué.
       Encore une nuit jusqu'au-boutiste!
    • By BobSaintClar
      Elles sont belles, elles sont grosses, elles sont lourdes, elles sont (très) solides et que je sache, elles sont rares...
      Mais leur qualité première, désormais ? Elles sont miennes !

       
      J'ai acquis cet engin lors d'une "star-party", le WE dernier dans la province de Nagano. Il s'agit donc de la dernière version - la première date de la seconde guerre mondiale - des 20x120 de Nippon Kogaku, "Étude de la lumière au Japon", alias Nikon dont le nom est apparemment un condensé.
       
      Pourquoi ai-je opté pour cet instrument ? Sur le papier, ce n'est pas un choix raisonnable : elles sont chères, à visée droite, pèsent 16 ou 17 kg (ma balance n'est pas sûre), présentent une pupille de sortie de 6mm, n'ont pas d'oculaires interchangeables, n'acceptent pas de filtres. Histoire d'enfoncer le clou, j'ajoute que le ciel de mon jardin est médiocre en été et passable en hiver...
       
      Pour répondre, dans l'ordre :
       
      - Je les ai testées sur place, en mode diurne uniquement. La qualité de l'image délivrée - belle résolution, belle transparence, pas de courbure de champs, pas de liseré coloré sur les forts contrastes, faible dégradation centre-bord - m'a agréablement surpris. Je me suis souvenu des images que me donnaient les Vixen 30x125, celles que j'obtiens avec mes 20x80... aucun doute, c'est de la belle optique.
      - Le prix : on trouve ces jumelles sur Ebay Japan et sur Amazon US (d'occasion), aux alentours de 6500 dollars. Je les ai négociées, au final, pour 2.200 euros. Ca tombe bien, je ne pouvais pas dépenser un centime de plus sans me mettre dans le rouge !
      - La visée droite : ça ne m'a jamais vraiment gêné avec les 20x80. Mais là, c'est différent ! J'ai donc entrepris la construction d'un support à balancier qui me permettra d'observer par en-dessous, sur un siège inclinable ou une chaise longue. Il me reste des poutres de charpente de mes appentis de l'an dernier, même pas besoin d'acheter du bois !
      - La pupille de sortie de 6mm : il se trouve que j'ai mesuré les miennes l'hiver dernier, avec 6,1mm des deux cotés. J'ai de la veine, c'est beaucoup à mon âge. J'ai aussi pensé à mon fils (6 ans) qui commence à reluquer dans mes instruments...
      - L'absence d'oculaires interchangeables : c'est un vrai "moins", un tel diamètre  et de bonnes optiques  auraient supporté sans soucis des grossissements variés. Ceci dit, j'ai toujours considéré les jumelles comme des instruments dédiés aux grands champs : pour les grossissements importants en mode binoculaire, il y a les têtes binos. Et puis, le bon coté d'avoir des oculaires fixes (et bons), c'est qu'on n'a pas à prévoir un budget en sus, sachant que les très grosses binos sont toujours chères !
      - L'absence de filtres : là aussi, c'est dommage. Comme je possède les filtres interférentiels "nébuleuses" pour jumelles de chez Fujinon (prévus pour les 30x150 de la marque), je vais voir si leur adaptation est possible. Ce devrait être assez simple, je l'ai déjà fait avec mes 20x80, il suffit juste d'avoir un bon relief d’œil (20mm sur les Nikon) et des œilletons amovibles (c'est le cas).
      - Le ciel médiocre ou moyen : Bah c'est vrai quel que soit l'instrument, donc on fait avec ! Ca m'incitera à sortir
       
      Et quand on regarde dedans, ça donne quoi ?
       
      Je vous épargne la vision en mode diurne, ce n'est pas le genre de jumelles qu'on emporte pour mater les oiseaux le WE !
      On va se contenter du mode nocturne :
       
      Je suis sorti cette nuit, dans mon jardin, avec les Nikon sur un trépied bricolé vite fait (tant pis pour la planche à pain, je n'avais pas de bois assez épais sous la main) et, pour comparer, mes Vixen 20x80. Comme les deux instruments présentent le même grossissement, je souhaitais constater "de visu" les bénéfices éventuels du diamètre supérieur (entre autres critères). Mon support à balancier n'étant pas fait, j'ai du me limiter aux objets situés à, disons, 50° d'élévation : exit Andromède, les Pléiades et le double amas !
       
      J'ai d'abord visé Orion. La constellation, au sud-est, trônait en plein dans le halo de la pollution lumineuse tokyoïte : je savais d'avance que le résultat serait misérable. Les Nikon pourraient-elles pourtant m'en donner plus ?
       
      Dans les Vixen, assez confortables (16mm de relief d’œil), la nébuleuse est blafarde mais bien présente. Sa forme en oiseau est reconnaissable, l'extension sud perçue en vision indirecte. Le Trapèze est un pâté informe, il ressemble à une étoile double asymétrique et non séparée. Je l'ai toujours vu comme ça aux jumelles, je ne m'en formalise pas (d'autant que je suis un peu astigmate). Sur la nébuleuse, je vois deux étoiles en surimpression (vision indirecte) : une sûre, l'autre devinée.
      Je passe aux Nikon. Elles ont moins de champs apparent (60°), le fond de ciel remonte (normal) mais surtout, je remarque immédiatement deux choses : les étoiles sont plus fines, et elles sont en couleur ! Ca, je ne m'y attendais pas ! Du coup, le trapèze montre quatre étoiles séparées, j'en compte quatre de plus dans la nébuleuse, dont deux en vision directe. La nébuleuse elle-même est un peu plus festonnée que dans les Vixen, mais le fond de ciel dégueulasse tue le débat : à refaire en montagne !
       
      Séduit par ma première impression, je vise la Rosette : aucune chance de voir du gaz avec la pollution locale, c'est l'amas ouvert associé qui m'intéresse...
      Aux Vixen, ledit amas est bien là. Les étoiles faibles sont à peu près ponctuelles, mais les brillantes m'apparaissent désormais empâtées. Elles se dégradent en hirondelles (coma ?) à mi-chemin du centre vers le bord, c'est trop tôt pour être négligeable, on perçoit très bien cette aberration qui devient "gore" quand on s'éloigne davantage de l'axe optique. La courbure de champs n'arrange rien : centre net ou bord potable, il faut choisir ! En observant un certain temps, les nuances colorées des étoiles se précisent mais demeurent limitées à quelques astres.
      Retour aux Nikon. La première impression se confirme et se renforce, je commence à "prendre le coup" : il y a nettement plus d'étoiles et surtout, elles présentent des nuances de couleurs incomparablement plus marquées ! Ca, c'est super agréable, vraiment une belle surprise en terme d'agrément visuel : désormais, je ne regarderai plus les étoiles comme un simple élément de décors pointilliste en arrière-plan des nébuleuses visées, elle seront des sujets à part entière ! Je n'ai pas d'explication à ce bonus inattendu : une meilleure transmission des couleurs elles-mêmes ? Le simple fait d'avoir plus de lumière par étoile, entre le bénéfice apporté par le diamètre, l'absence de fausses couleurs et la meilleure résolution de l'instrument ? J'imagine que c'est un combo des trois. Coté dégradation centre-bord, Nikon fait bien mieux que Vixen : on ne remarque rien jusqu'aux deux tiers de la distance à l'axe optique, puis les étoiles s'empâtent mais demeurent correctes jusqu'à la limite du champs apparent. On peut profiter des 60° sans problème, d'autant qu'il n'y a aucune courbure de champs. Quand c'est net au centre, c'est net au bord. A la décharge des Vixen, elles ont 70° de champs apparent à corriger, 10° de plus que leur monstrueux challenger.
       
      Enthousiasmé par le spectacle offert grâce aux étoiles (j'insiste, c'était tellement inattendu ), je pars me promener dans la voix lactée faiblarde, au nord-ouest de Cassiopée : même sous mon ciel quelconque, c'est un enchantement. Les étoiles carbonées me sautent au visage, tandis que les autres présentent des nuances de bleu, de blanc, de jaune et d'orangé (pas de vert, tiens pourquoi ?) que les Vixen ne me proposent pas. Sur ces dernières, je dois vraiment me concentrer pour commencer à deviner les couleurs : seules les géantes rouges sont évidentes. Dans les Nikon, toutes les étoiles moyennes et lumineuses sont nuancées ! Purée, je n'ai pas fini d'en profiter !
       
      Après deux bonnes heures passées dehors, la fatigue gagne et je décide d'en rester là. Inutile d'écrire que j'ai hâte de remettre ça et de construire mon support spécial ! Dans trois semaines, je participe à un rassemblement dédié aux grosses binos, en montagne, pas très loin du mont Fuji : en espérant qu'on ne se prendra pas le 22ème typhon de l'année dans les dents, c'est pas le moment de chômer ! J'ignore quel(s) type(s) de verres sont utilisés dans ces jumelles ; sur leur site, Nikon indique simplement l'emploi de "verres spéciaux", sans autre précision. Il est également indiqué qu'on peut adjoindre des filtres polarisants en option  : ah, intéressant ! Il faut que je creuse la question, il y a peut-être un filetage de prévu quelque part...
       
      Voilà
       
      (PS : je m'aperçois que je n'ai pas parlé du parallélisme. C'est parce qu'il n'y a rien à dire : les deux images fusionnent parfaitement. Aucun soucis, après deux bonnes heures d'observation)
    • By Stephane Zoll
      Bonjour,
       
      Je voulais partager avec vous ces photos prises à St Veran (AstroQueyras), lors de deux dernières campagnes, avec à chaque fois l'un des T500 f/8 Astrosib.
      Ce sont des nébuleuses assez exotiques associées à des étoiles jeunes n'ayant pas encore atteint la séquence principale.
       
      Tout d'abord, voici V633_CAS, dans Cassiopée :
       

       
      Un peu de bruit dans cette image ; les conditions étaient moyennes et j'ai manqué un peu de poses à cette ouverture.
      L'objet d’intérêt est bien sûr en haut à gauche.
      - Astrosib RC 500 f/8
      - Filtres Astrodon LRGB
      - CMOS ASI 1600 (-20°C).
      - L : 50x120s bin2
       - RGB : 3x8x120s bin2
       
      Et voici un champs très sympa dans le Cygne avec plusieurs objets remarquables, dont V1982 et V1331 :
       

      - Astrosib RC 500 f/8
      - Filtres Astrodon LRGB
      - CCD SBIG STX-16803 (-20°C).
      - L : 27x300s + 19x300s (mosaic) bin1
      - RGB en bin2
       
       
       
      V1331 a fait l'objet d'une image par Hubble :
      https://www.spacetelescope.org/images/potw1509a/
       
      Image avec description :

       
       
      V1982 est en fait un objet complexe avec plusieurs étoiles jeune et une nébuleuse primordiale associée.
       
      Merci pour votre passage,
       
      Meilleurs photons
      Stef
       
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