Jean-Noel

3ème lumière : Quelques étoiles multiples au T520

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3) Quelques étoiles multiples au T520

 

 

 

Samedi 23 au Dimanche 24/09/2017

Aubrives, vallée de la Meuse dans les Ardennes (50° 6'14.57"N - 4°45'9.05"E).

 

Dobson 520mm, miroir D=515mm F=3090mm Optique Michel Walbaum (Hilux 96%).

Dobson Factory 510mm, miroir D=506mm F=2645mm, optique Mirro-Sphère (Hilux 96%).

 

 

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T520 F/D6 avec bafflage

 

 

 

Transparence exécrable et ciel crasseux, diffusion lumineuse intense des luminaires, de la centrale de Chooz et des villages avoisinants. La voie lactée n’est pas visible à l’œil nu et le ciel est rougeâtre ou blanchâtre (Mvlon 3,50 Pégase – Mvlonz 3.94 Cygne). Turbulence non mesurée -. Valeur SQM non mesurée.  Début à 9h13’.

 

 

Altaïr = α Aql : α = 18h 36m 56 ;  δ = +38° 47′ 01 ; Type A7IV-V ; Dist = 16 AL ; Mv=0,9.  Comme la veille, l’étoile la plus brillante de la constellation de l’aigle est vue au T520x103 (Zeiss UWF30 85°) comme un diamant blanc bleuté, accompagné de fines aigrettes sur un fond de ciel constellé de fines étoiles.

 

 

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M13 = NGC 6205 : (Hercule) α = 16h 41m 41s; δ = +36° 27′ 37″ ; AG ; Mv=5.8 ; diam. 20’. L’amas globulaire  est déjà entièrement résolu à 103x (Zeiss UWF30mm) et donne une très jolie vision de M13 sur le fond de ciel noir constellé d’étoiles fines.  Contrairement à la veille, les choses se dégradent en poussant l’amplification à 386x. Les étoiles sont très turbulentes et l’image devient très molle. La transparence semble est mauvaise mais le centre est quand même bien résolu et le Y centrale est facilement perceptible. Cela n’est clairement pas la peine d’aller plus loin dans les observations des amas et nébuleuses. Voici donc quelques étoiles doubles…

 

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Σ1877AB = ε Bouvier = Izar : (Bouvier) α = 14h 42m,8 ; δ = +27° 17′ ; ED K0 et A0 ; Mv= 2,58 et 4.81 ; Rho=2.9" - Thêta=343°. 

Bas sur l’horizon, le couple brillant et inégale est bien résolu sous la forme de deux compagnons bouillonnants d’aspect planétaire au T520x386 (Nagler 20 + TV 2.5x). La principale est jaune orangée et la secondaire est notée bleue-verte. Les tavelures diffusent la lumière dans l’intégralité du champ de l’oculaire.

 

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Σ1937AB = η Crb = WDS15232+3017 : (Couronne boréale) α = 15h 23m 55.5s ; δ = +30° 13′ 39.92s ; ED F8V et G0V ; Mv= 5,64 et 5.95 ; Rho=0.497" - Thêta=231°. 

Déjà bas sur l’horizon, le couple est visible comme une boule d’aspect planétaire au T520x386 (Nagler 20 + TV 2.5x). Les nombreuses tavelures empêchent toute séparation éventuelle.

 

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Double-double = ε1 et ε² Lyra = Σ2382-83 : (Lyre) α = 18h 42m,7 ; δ = 39° 37′ ; ED A3V+F0V (ε1) A6Vn+A7Vn (ε2) ; Mv= 4,66 [ε1] 4,59 [ε2] ; Sép. 208,2’’ thêta=172°.  

  • Σ2382 = ε1 : Mv= 5,0 et 6,1 ; Rho=2,33" - Thêta=345°.  
  • Σ2383 = ε1 : Mv= 5,1 et 5,4 ; Rho=2,39" - Théta=75°.  

Les 2 couples hauts dans le ciel sont très bien séparés au Nagler 20 + TV2.5 (T520x386). Les trouées d’agitation atmosphérique révèlent un défaut de collimation des optiques.

 

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La Polaire = α UMi: (Petit ourse)  α = 1h 48m 8s ; δ = +89° 02 ; ED F8V et G0V ; Mv= 2,2+/-0.1 et 8.9 ; Rho=18,42" - Thêta=217°. 

Le pointage de la polaire révèle de nouveau la difficulté à pointer les objets à fort grossissement avec le T520, je rêve de disposer de FRP+Téflon blanc sur les deux axes de hauteur et d’azimut afin d’amélioré la douceur les mouvements. Le couple est positionné avec difficulté au centre de l’oculaire au T520x773 (Zeiss Abbe 4mm). La turbulence sensible laisse apparaitre la tâche de diffraction et même les anneaux de diffraction brisés par instants fugaces. J’effectue la collimation complète de l’instrument au laser Kendrick 2 pouces puis sur la Polaire à 773x. C’est galère à remettre la polaire au centre de l’oculaire. L’image de Σ93 semble à présent très propre et le petit compagnon de couleur mauve se détache bien du fond du ciel.

 

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Σ262 = ι Cassiopée = WDS00093+7943 : (Cassiopée) α = 2h 29m 03.96s ; δ = +67° 24′ 08.7s ; Triple ; Mv= 4.63, 6.92 et 9.05 ;

  • Σ262AB : Mv= 4.63 et 6,92 ; Rho=2,6" - Thêta=286°. 
  • Σ262AC : Mv= 4.63 et 9.05 ; Rho=6.7" - Théta=117°.
  • Σ262BC : Mv= 6.92 et 9.05 ; Rho=8.5" - Théta=99°. 

La belle étoile triple colorée est bien séparée au T520x594 (Ethos13mm + TV 2.5x) la stabilité de la soirée permet d’observer les disques d’Airy de façon très ponctuelle avec, dans les trouées de turbulence, un semblant d’anneaux de diffraction bien centré autour des composantes. L’observation est un peu sportive car l’oculaire est situé à 3 mètres de hauteur dans un jardin en légère pente et cabossé et la constellation de Cassiopée approche du Zénith. Les couleurs réputées Rouge, Jaune et Verte ne me paraissent pas évidentes, mon œil voit les trois composantes plutôt blanche, jaune et mauve très clair. J’avoue ne pas avoir porté mon attention sur les couleurs mais plutôt sur l’allure de la figure de diffraction des composantes.

 

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Σ2 = HR20 = ADS102 =  WDS00093+7943 = SAO4048 : (Céphée) α = 00h 10m 22.34s ; δ = +79° 48′ 43.8s ; ED A4IV (blanches) ; Mv= 6,68 et 6.89 ; Rho=0.92" - Thêta=14.9°. 

Le repérage est difficile car les étoiles repères ne sont pas visibles et l’instrument colle toujours sur les deux axes. Le beau couple égal et de couleur blanc est très facilement séparé au T520x594 (Ethos13mm + TV 2.5x). C’est nickel.

 

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72 peg = HR8943 = ADS16836 =  WDS23340+3120 = SAO73341 : (Pégase) α = 23h 33m 57.19s ; δ = +31° 19′ 31.0s ; ED K4IIIb (jaunes orangées) ; Mv= 5.67 et 6.11 ; Rho=0.576" - Thêta=105.5°. 

Le repérage s’effectué à partir de Alpheratz et Scheat dans Pégase. Le couple présente une différence de magnitude tenu et se résout à la limite en deux étoiles bouillonnantes jaunes orangées au T520x594 (Ethos13mm + TV 2.5x).

 

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STT65 = HR1188 = SAO76256 = CCDM J03503+2535AB = WDS 03503+2535 = ADS2799 : (Taureau) α = 3h 51m 23s; δ = +25° 37′ 48s ; ED ; type A2V ; Mv=5.23 et 6,52 ; Rho = 0,477" Thêta=201.7°. L’amas des Pleïades est situé au dessus des vapeurs des réfrigérants de la Centrale Nucléaire de Chooz,  c’est mal parti ! Electra et Maia constituent d’excellentes étoiles repères pour trouver STT65 (invisible sous mon ciel pollué). La turbulence sensible au T510x509 (Ethos 13 + TV 2.5x) ne me permet pas de séparer les deux compagnons avec certitude. L’étoile double bouillonne et il n’y a pas de trou de turbulence. La séance d’observation tourne court car le brouillard envahi mon site d’observation. Je n’ai même pas eu le temps de pointer quelques étoiles doubles au DF510 parfaitement aligné et situé à 5 mètres du T520.

 

 

 

 

Observation prématurément terminée à 1h00’ en raison de ce satané brouillard de la vallée de la Meuse. Le T520 F/D6 commence à résoudre des étoiles doubles serrées au fond d’une vallée humide et à 1.8km d’une centrale Nucléaire. L’optique est superbe...

 

 

 

 

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DF510 avec bafflage

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Bonsoir Jean-Noel

Si ton excellent 520 était allégé et amélioré mécaniquement, il cracherait des flammes du feu de Dieu!

Quand à STT65, j'ai réussi à la séparer le 18/3/2017 avec mon tres bon 250, avec une turbulence quasi-nulle.

Il m'a fallu quand même aller jusqu'à 2X le diamètre!  (en mono) Oculaire Meade 5,5mm/82° et Barlow Célestron 2,3

Des que cela sera possible, je compte faire un essai sur cette étoile en bino.

Cette double est un véritable défi !!!

Bon ciel

Falko

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Bonsoir Falkostar,

 

Merci de ta réponse et félicitation pour la résolution de STT65. Cette double est juste au pouvoir séparateur d'un T250.

De part sa conception, le T520 sera très difficile à alléger. Son poids et sa taille me font penser à un T600.

Bon ciel également.

 

Jean-Noël

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De très beaux télescopes sous un mauvais ciel.

c'est dommage, mais au moins l'observateur est aguerri et semble utiliser ses instruments au mieux.

Sympa, tes commentaires sur les couleurs observées.

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Merci Piotr,

 

Tu as tout est résumé en une seul phase Piotr : De très beaux télescopes sous un mauvais ciel.... Il y a malheureusement beaucoup observateurs soumis à une pollution lumineuse notable et un ciel peu stable. J'ai vu ton adresse située à Pantin sur ton profil mais tu as judicieusement choisi la solution de la portabilité (je viens de voir  ton beau dessin de Eta carinae effectué depuis le Mexique aux J7X50). Les télescopes ne sont pas parfait non plus mais regarder le double amas dans un T520, même sous mon ciel,  est un pur bonheur que j'aimerais partager avec d'autres astronomes amateurs. J'imagine ce que cela serait sous un très bon ciel.

 

Jean-Noël

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Jean Noël, apparemment tes optiques sont bonnes, il y aurait sans doute moyen de refaire une structure à la hauteur de leur qualité, plutôt que de garder des structures intransportables ou indémontables, et au support et collimation défaillants.

Ces dernières années, on a vu sur les forums la course aux optiques les plus douces et les mieux polies mais je pense qu'on a trop souvent fait l'impasse sur la qualité mécanique de l'instrument, qui à mon avis est aussi importante que sa qualité optique.

Un mauvais support, une mauvaise géométrie et une mauvaise ergonomie ruinent les précieux lambdas de l'optique, même si visuellement l'instrument en jette. (A notre époque où le marketing supplante la qualité objective, on a tendance à plus regarder le look du télescope que ses performances hélas.)

 

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Bonsoir Maïcé,

 

Oui, cela à été ma première pensée mais refaire une structure à la hauteur demande un outillage que je n’ai pas à ma disposition. Je n'ai malheureusement plus le budget nécessaire pour m’adresser à l’un de nos excellents artisans (une maison à terminer de payer) et vais donc devoir trouver une autre solution pour l'instant. Le barillet semble correcte mais la géométrie reste évidement très mauvaise. Je souscris entièrement à tes recommandations sur l'impact de la qualité mécanique sur les performances générale de l'instrument ; un ami ayant travaillé dans la rectification de précision pour voiture va venir me rendre visite la semaine prochaine et nous allons étudier ensemble ce qu’il convient de faire. Je n’ai pas encore testé le T520 sur les demi-tons planétaires (Jupiter), l’adéquation à résoudre des étoiles doubles à forte différence de magnitude (Sirius B), la diffusion de lumière/aigrettes autour d’objets tests comme Vénus et l’allure de la surface Sélène (métallique ou plâtre). Les premiers résultats sur Véga, Altaïr et les étoiles doubles serrées sont déjà prometteurs. La partie mécanique devra effectivement complètement être refaite ou reprise au regard de la tenue à la collimation, mouvements sur les deux axes et transportabilité dans une voiture. Je suis allé voir ton profil, je ne sais plus si tu es en France, à Nouméa ou à Papeeté. Je suis parrain d'une petite Tahitienne :)

 

Jean-Noël

Edited by Jean-Noel

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Ah oui, malgré mon nom,  je suis française :Det j'ai été ardennaise (Sedan) quelques années avant de venir vivre en région parisienne (c'est dire si mon ciel est pollué) mais je file aussi souvent que possible sous un ciel encore préservé, sur le Larzac, ça me fait en général au mieux 2 ou 3 sessions d'observation par an, maintenant, si mes vacances tombent aux alentour de la nouvelle lune.

C'est vrai que, si construire un petit télescope qui tient la route avec des moyens de bricoleur est tout à fait réalisable, ça se complique sérieusement sur les grands diamètres, dimensions et précision des pièces (les erreurs au bout d'un bras de levier sont multipliées) et rigidité des liaisons qui n'ont plus rien à voir au regard des efforts sur la structure. Il ne faut pas croire qu'il suffit d'ajuster les dimensions d'un 200 pour faire un 500, sauf si on ne vise que les faibles grossissements, mais avec un bon 500 si les conditions atmosphériques le permettent, tu peux observer des NP à 600/800 fois de grossissement.

Je souhaite qu'avec ton ami, vous trouviez une solution pour rendre ce télescope parfaitement opérationnel et réellement transportable. Un 500 doit tenir dans ta voiture sans mettre ta femme dans le train !

  • Thanks 1

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Une Ardennaise astronome... Mama mia ! Mais pourquoi as-tu quitté les Ardennes Maïcé, nous serions 4 astronomes dans le département :D. Je serais bien sûr heureux de t'accueillir si tu passes par ici. :)

 

Il me semble évident que les tubes "serrurier" de 2,7m engendrent un porte à faux important et les pièces de précisions sont difficilement réalisables sans un tour à commande numérique  - Je regarde les instruments réalisés par Diabolo avec admiration. Je retiens tes deux formulations extrêmement claires : "Télescope parfaitement opérationnel et réellement transportable" et "Un 500 doit tenir dans ta voiture sans mettre ta femme dans le train !". Ces deux objectifs seront les thèmes principalement discutés la semaine prochaine avec mes amis. Si tu as des idées de conception, n'hésites pas.... :) 

 

Jean-Noël

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Il y a 7 heures, Jean-Noel a dit :

Une Ardennaise astronome... Mama mia ! Mais pourquoi as-tu quitté les Ardennes Maïcé, nous serions 4 astronomes dans le département :D. Je serais bien sûr heureux de t'accueillir si tu passes par ici. :)

 

Je n'étais que d'adoption, c'est mon mari qui est ardennais et sa famille est toujours à Charleville. Tu te demandes pourquoi j'ai quitté Sedan? A l'époque, nous étions jeunes et avions soif d'une vie culturelle un peu plus dense.

Il y a 7 heures, Jean-Noel a dit :

Je retiens tes deux formulations extrêmement claires : "Télescope parfaitement opérationnel et réellement transportable" et "Un 500 doit tenir dans ta voiture sans mettre ta femme dans le train !". Ces deux objectifs seront les thèmes principalement discutés la semaine prochaine avec mes amis. Si tu as des idées de conception, n'hésites pas.... :) 

Je ne suis pas une spécialiste en mécanique, mais à fréquenter mon bricoleur de mari et aussi Diabolo et Thierry Ruiz, il me semble avoir retenu quelques principes.

D'abord je comprends ton souci financier, et il me semble qu'il vaut mieux un seul instrument optimisé que 2 qui ne donnent pas entière satisfaction. Je suis sûre que tu peux te séparer de l'un des deux sans trop de difficulté, les optiques ayant une bonne cote auprès des amateurs.
Dans les principes qui retiendraient mon attention, pour l'encombrement, je trouve que le flex rocker n'est pas adapté du tout à un grand diamètre, ça se voit sur le 520 ou le baflage autour de la boite à miroir est perdu dans l'immensité de la structure. de ce côté une structure plus traditionnelle est bien plus adaptée, d'autant qu'on peut très bien opter pour une telle structure très compacte et basse. Les grands tourillons c'est bien pour les mouvements, mais au détriment de dimensions impressionnantes. Il y a d'autres moyens de parvenir à des mouvements très doux et un bon équilibrage sans sacrifier à la compacité (roulements, freins...)

Les tubes gagneraient à être en carbone, mais il ne faut pas négliger les attaches qui vont tirer sur la boite à miroir et la cage secondaire et avec leur longueur engendrer des flexions. Quant au barillet, je trouve que c'est une pièce qui doit bénéficier du plus grand soin ; précision des cotes, des découpes, des articulations. Il doit y avoir moyen de réaliser ces pièces avec l' outillage d'un bricoleur bien équipé, sans aller chercher le tour ou la fraiseuse numérique.

Je ne t'ai sans doute pas apporté de solution, juste un avis de ce que j'ai vu de tes télescopes, d'autant que nous "n'avons que" un 274 et un 400, donc avec des contraintes bien moindres. Pour un 500 faut un-il une boite renforcée, caissonnée pour avoir la rigidité sans un surpoids excessif, il faudrait demander à des spécialistes. Pour moi, déjà en respectant cotes précises (y compris dans les perçages qui doivent être rigoureusement symétriques pour les tourillons), liaisons rigides (pas de jeu au serrage des éléments, pas de serrage sur bois qui s'écrase, pas de trou qui s’ovalise) et retour à des dimensions en rapport avec le miroir, tu gagneras déjà beaucoup.

Pour l'optimisation, il faut voir avec quelqu'un qui a des compétences que je n'ai pas... Je sais bien voir les défauts, mais beaucoup moins apporter les solutions :D Ca doit être mon côté féminin.9_9

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    • By Cyp
      Salut à tous !
       
      Comme indiqué hier, après l'observation de NGC 2903, j'ai ressorti le télescope dès le lendemain pour m'attaquer au groupe de galaxies autour de NGC 3190 — groupe nommé Hickson 44, toujours dans le Lion. On passe alors de 25 millions d'années-lumière pour 2903 à environ 60 pour ce groupe.
       
      J'ai essayé de m'éloigner un poil plus de la lumière du lampadaire ; pas sûr que cela fasse une réelle différence. À noter une turbulence plus présente que la veille.
       
      Sur les quatre galaxies du champ, seules trois ont été vues.
       
      Page web : https://www.cypouz.com/croa/200325/ngc-3190-ngc-3193-ngc-3185
       
      Objet : NGC 3190, NGC 3193 et NGC 3185
      Type : Groupe de Gx
      Constellation : Lion
       
      AD : 10h 18' 05,6" (NGC 3190)
      Déc. : +21° 49' 56" (NGC 3190)
       
      - Date, heure, durée : 25/03/2020, 22:17 TU, 1:10
      - Lieu, altitude : Juliénas (69), 158 m
       
      - Vent nul, 2 °C
      - T2 (mvlonUMi 5,84), P2, S3/77×, S4/144×
       
      - Instrument : Lx90, 203/2000, F/10
       
      Observations :
          77x (champ de 38'), H = 65°;
          
          - NGC 3190 : Gx effilée plutôt bien délimitée, vue VI1, orientée NO aux dimensions estimées à 2,5' × 0,5' au plus large.
          
          Un noyau légèrement allongé est prolongé par une fine barre très effilée. L'ensemble baigne dans une fine couronne diffuse, avec un petit bulbe au NE du noyau. La bordure SO présente un gradient plus marqué, comme longée par une bande d'absorption.
          
          - NGC 3193 : Gx circulaire aux limites floues, vue VI1, au diamètre estimé à 1'.
          
          Une zone centrale circulaire non-stellaire est entourée par une petite couronne circulaire diffuse. À 144×, un noyau stellaire apparaît au cœur d'une zone circulaire graduellement plus brillante vers le centre, auréolée par une couronne circulaire plus diffuse.
          
          Une étoile de mV 9,6 se trouve à 1,2' au N de la Gx.
          
          - NGC 3185 : Très faible Gx ovale plutôt bien délimitée, vue VI4, orientée NO aux dimensions estimées à 1,2' × 0,5'. Luminosité homogène L1.
          
      Remarques :
          L'étoile de mV 7,7 située à 8,3', PA 350°, du centre de NGC 3190 apparaît légèrement jaune.
          La Gx NGC 3187 située à 4,9' de NGC 3190, PA 300°, n'a pas été vue.
       

    • By Cyp
      Salut à tous !
       
      Après une bonne période de disette, j'ai enfin sorti mon télescope pour me remettre un peu au dessin. Pour la première soirée, l'objectif était de retrouver mes habitudes avec le matériel, ainsi qu'une certaine routine dans la description du champ observé. Il faut dire qu'on perd vite l'habitude de scruter les moindres détails de l'objet pointé lorsqu'on ne pratique que de simples sessions d'observations visuelles « touristiques ». Il faut rééduquer son œil et son cerveau, et ça va prendre un peu de temps...
       
      Mon site d'observation à domicile n'est pas véritablement idéal car j'ai un lampadaire à coté. La commune pratique certes l'extinction de l'éclairage nocturne, mais à partir de minuit seulement. Et même ainsi, le ciel n'est pas vraiment des plus noirs. Mais bon, avec une magnitude visuelle limite à l'œil nu de 5,84 dans la Petite Ourse, faut se dire qu'il y a bien pire.
       
      Autre problème, mes nouveaux transformateurs d'alimentation du télescope et de la résistance chauffante qui, en plus d'avoir un fil un peu trop court, présentent le « brillant » avantage d'être dotés d'une belle diode bleue chacun. M'en vais rapidement m'attaquer à elles
       
      Dernier petit détail matériel, le nouveau renvoi coudé géant ne passe pas sous la fourche à partir de 80° de déclinaison. Pas super grave en temps normal, mais problématique pour viser la Polaire afin d'opérer la mise en station... Ou alors, il me faudrait retirer le filtre clair qui est directement vissé au cul du télescope ; et placé là afin d'empêcher toute entrée de particule non-souhaitée. Bon, pour l'instant, je retire le renvoi-coudé pour la mise en station. À voir...
       
      La cible du soir – c'était mardi – est NGC 2903, dans le Lion. Ouais, pour une reprise, on va pas tout de suite chercher les petites tachouilles invisibles
       
      Bizarrement, placer les étoiles du champ sur le dessin est toujours aussi rébarbatif... Mais bon, ça fait plaisir de se retrouver à nouveau l'œil à l'oculaire et la planche à dessin sur les genoux ! Je ne boude donc pas mon plaisir. Ni celui, après coup, de comparer mon compte-rendu d'observation avec ceux des livres et d'autres observateurs tandis que le champ observé est encore très clair dans mon esprit.
       
      Le télescope a été ressorti le lendemain afin d'observer le groupe de galaxies autour de NGC 3190. CROA à suivre bientôt
       
      Page web : https://www.cypouz.com/croa/200324/ngc-2903
       
      Objet : NGC 2903
      Type : Gx
      Constellation : Lion
       
      AD : 09h 32' 09,7"
      Déc. : +21° 29' 55"
       
      - Date, heure, durée : 24/03/2020, 22:32 TU, 1:00
      - Lieu, altitude : Juliénas (69), 158 m
       
      - Vent nul, 2 °C
      - T2 (mvlonUMi 5,84), P2, S2/77×
       
      - Instrument : Lx90, 203/2000, F/10
       
      Observations :
          77× (champ de 38'), H = 55°; Brillante Gx allongée aux limites très diffuses.

          Un noyau stellaire vu VI1 de mV estimée à 12 est traversé par une barre très effilée vue VI3, orientée NNE de longueur estimée à 3'. L'ensemble baigne dans une couronne allongée vue VI1, diffuse et très difficile à délimiter, orientée presque N aux dimensions estimées à 5,5' × 2'. La barre centrale apparaît ainsi plus inclinée que la couronne.
       
          La couronne semble moins étalée coté O, avec un gradient plus marqué. Deux amorces de bras sont aperçus, au N et au S de la couronne. L'amorce N est vue VI5d. L'amorce S, plus large, est vue VI5.
       

    • By xavierc
       Dobson Strock 254/1200
       Seine et Marne à l'entrée de la ferme.
       
       2 dessins : 9077 à 9078.
       
       Après une sieste puis avoir patienté à la maison le temps que les nuages partent, je suis prêt à observer à 0h35.
       Je constate un souci de collimation, l'un des 2 réglages du primaire est en butée. Je n'arrive pas à localiser quelle barre est sortie de son logement pour expliquer cela.
       Ca me laisse un écart de 2mm sur la collimation. Je n'insiste pas trop ce soir, il faudra regarder ça au grand jour.
       
       Je dessine une galaxie du Petit Chien.
       
       Observation 9077 : NGC2350.
       150x. Cette galaxie petite semble condensée, et bien que visible qu'en vision décalée 75% à 100% du temps, elle n'est pas trop dure.
       
       
       Direction ensuite un amas ouvert de la même constellation.
       
       Observation 9078 : Do26.
       75x, 109x. Cet amas ouvert du catalogue Dolidze vaut le coup, déjà peuplé à 75x en étoiles brillantes à perceptibles.
       
       
       A 1h30 je suis fatigué, comment est-ce possible après cette sieste?
       Des chouettes chevèche percent de leurs cris le silence de la nuit.
       
       Je sieste une heure dans la voiture, mais au réveil un fort vent du sud-ouest a surgi, qui dépointe même le télescope.
       Par précaution, je couche ce dernier le long de la voiture, à l'abri du vent, pour éviter qu'il se renverse.
       La fatigue étant encore là, je redors 30 minutes, et là au réveil, en plus du vent le ciel s'est voilé! Nuit maudite!
       
       Je remballe à 4h45 après avoir testé que je n'ai aucun abri contre ce vent pour continuer des observations (à titre de connaissance, car ciel trop dégradé pour le reste de cette nuit).
    • By xavierc
      Dobson Strock 254/1200
       Seine et Marne site des ballots de foin.
       
       10 dessins : 9053 à 9062.
       Je réalise enfin un projet avorté plusieurs fois à cause des nuages, celui de passer le changement d'année sous les étoiles, de préférence sans Lune.
       
       Il y a bien quelques voiles quand j'arrive à 20h40 mais ils partent vite pendant l'installation.
       Le terrain est un peu boueux.
       La Lune en croissant à 30% est déjà basse à cette heure et son éclat ne va pas longtemps contrarier les observations.
       
       Comme hier je commence par une nébuleuse diffuse et un amas ouvert, mais dans le Cocher cette fois, laissant la Licorne gambader seule.
       
       Observation 9053 : NGC1931.
       La nébuleuse est visible dès 75x. A 109x, je sépare le triangle d'étoiles dedans. A 150x, ce trio stellaire est facile.
       La nébuleuse se montre faible à très faible, très diffuse.
       Elle réagit faiblement en Oxygène 3 et faiblement à très faiblement en HBêta, ce qui dénote sa nature de nébuleuse par réflexion.
       
       
       Observation 9054 : Dolidze 15.
       Do15 est repéré discret à 75x, puis mieux vu à 109x, de forme triangulaire évidente. Il est pauvre et faible.
       
       
       Je poursuis sur des galaxies de la Baleine.
       
       Observation 9055 : NGC584 et 586.
       Ce duo de galaxies est déjà bas et la Lune n'est pas très loin. A 109x, NGC584 se révèle condensée, faible, avec un noyau facile et ponctuel, tandis qu'il faut monter à 150x pour NGC586 qui est à la limite de visibilité (VI5), juste soupçonnée.
       
       
       La Lune jaunit vers l'horizon à 22h15.
       
       Observation 9056 : NGC596.
       Elle est trop basse, très faible et petite à 109x. Il est temps de changer de zone du ciel!
       
       
       J'entends les bruits de feux d'artifice à l'ouest pourtant ce n'est pas encore le Nouvel An.
       La Lune très atténuée se couche à 22h26.
       
       Je visite des galaxies de l'Eridan, constellation que j'avais délaissée depuis l'hiver dernier je crois.
       
       Observation 9057 : NGC1700.
       Grossie à 109x et 150x, elle est faible, petite, condensée.
       
       
       Il fait froid.
       
       Observation 9058 : NGC1653.
       Elle est très faible et peu contrastée à 109x.
       
       
       Observation 9059 : NGC1637.
       Vue dès 75x, elle reste très faible et très diffuse à 109x.
       
       
       Le sol est collant à 23h50.
       
       Je pars pour une pause bouffe et chauffage dans la voiture, c'est alors que la bascule d'année se produit, et les feux d'artifice lointains sont lancés au sud et à l'horizon ouest, audibles malgré l'éloignement.
       
       J'observe une nébuleuse diffuse d'Orion au son des feux d'artifice.
       
       Observation 9060 : NGC1788.
       Le premier objet de l'année 2020 est une nébuleuse faible aperçue à 75x puis grossie à 109x, et qui ne réagit absolument pas aux filtres interférentiels.
       
       
       En revenant avec un peu trop d'entrain d'une marche de réchauffage, je manque de bien mal commencer l'année : je bouscule l'arrière du télescope, qui bascule en réaction vers l'avant mais je rattrape de justessse le tube avant qu'il touche le sol!
       
       Ouf! Après recollimation, je poursuis sur d'autres nuées Orionesques.
       
       Observation 9061 : NGC1980.
       Cette nébuleuse est plus subtile mais bien plus étendue à 75x : on pourrait prendre ça pour des halos de diffusion autour des étoiles brillantes concernées, mais par comparaison avec les étoiles de même éclat aux alentours, il n'y a plus de doute, c'est bien une vraie nébuleuse que je vois, les halos sont plus étendus qu'ailleurs.
       
       
       Musique d'une fête à l'ouest, peut-être au village d'à côté.
       
       Observation 9062 : IC424.
       Je termine sur un autre type de difficulté nébulaire, cette nébuleuse est vue VI4 à 5 donc à la limite, à 75x et 109x, et les filtres O3 et HBêta ne me sont d'aucune utilité.
       
       
       Comme avant-hier du givre se dépose sur la bâche.
       A 1h40 j'ai froid aux pieds, en avant pour un petit footing, suivi d'une demi-heure de sieste dans la voiture.
       Je remballe à 2h15 pour dormir dans la voiture jusqu'à 7h30.
       Au réveil, le brouillard s'est installé, la fenêtre de beau temps est durablement partie.
       
       Malgré le sol mou, la voiture n'est pas embourbée.
       Hormis ma frayeur lors du bousculage de Strock, c'est un bon début d'année!
    • By xavierc
      Dobson Strock 254/1200
       Seine et Marne à l'entrée de la ferme.
       
       5 dessins : 9068 à 9072.
       
       Je suis prêt à observer à 21h45, j'ai mangé plus tôt pour gagner presque une heure d'observation supplémentaire.
       Une odeur de bouse de vache ici est prononcée ce soir, sûrement portée par l'atmosphère humide.
       
       Mon entame de nuit se fait sur quelques galaxies de Persée.
       
       Observation 9068 : NGC996 et 999.
       A 150x, NGC996 est condensée, VI1 à 2, et NGC999 m'apparaît encore moins évidente car diffuse et vue 50% du temps en vision décalée (VI3).
       
       
       Observation 9069 : NGC1003.
       Toujours à 150x, elle est très faible et très diffuse, allongée.
       Ce n'est pas une nuit à galaxies, je les trouve molles ce soir.
       
       
       Voyons voir si ça passe mieux avec des comètes, à savoir la comète Panstarrs C/2017 T2 dans Persée.
       Mais ça part mal, car j'ai oublié le numéro d'Astrosurf Magazine avec la carte de repérage! P'tite tête va!
       Je finis par la retrouver de mémoire car je sais qu'elle est ce soir entre NGC957 et le double amas de Persée, donc la zone de recherche est circonscrite à quelques degrés.
       
       Observation 9070 : comète Panstarrs C/2017 T2.
       75x, 109x, 150x. Je la retrouve à 75x, assez facile. Son centre reste considérablement faible comme la dernière fois, tandis que la coma stagne à une visibilité en décalé VI1 à 5.
       
       
       Le vent glacé n'entame pas ma motivation.
       Des vaches s'agitent dans l'étable. Contrairement à moi exposé à la bise, elles y sont bien au chaud les unes contre les autres.
       
       Le Strock visite enfin une nébuleuse planétaire et un amas ouvert dans Orion.
       
       Observation 9071 : PK198-6.1 alias Abell 12.
       J'ai fait l'effort d'aller chercher l'équivalence dans le catalogue Abell, vu que mon atlas sur le terrain, l'Uranométria 1999, ne mentionne que la dénomination Perek Kohoutek.
       C'est la fameuse "nébuleuse planétaire cachée" collée contre mu Orionis.
       Elle est soupçonnée à 109x avec l'aide du filtre Oxygène 3. Elle est alors faible à très faible. Je ne la vois pas sans le filtre, ébloui par sa brillante voisine, l'adaptation nocturne en prend un coup.
       A 218x, elle devient assez facile avec toujours le filtre, et montre une annularité partielle à l'opposé de mu.
       
       
       Observation 9072 : NGC2141.
       Cet amas ouvert me déçoit, car il est mal résolu à 109x, en étoiles faibles à perceptibles.
       
       
        Pendant ce dessin, une moto bruyante trouble le silence de la nuit une grosse minute.
       J'ai maintenant un peu froid aux pieds, mais il est l'heure de remballer vers minuit, le déchirement des soirées en semaine quand il faut assurer au travail le matin même.
       Le givre a recouvert les affaires et l'auto.
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