Jean-Noel

STT65 à 0"477 et ciel profond au T520 et DF510

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Dimanche 24 au Lundi 25/09/2017

 

 

Aubrives, vallée de la Meuse dans les Ardennes (50° 6'14.57"N - 4°45'9.05"E).

 

Dobson 520mm, miroir D=515mm F=3090mm, optique M.  Walbaum (Hilux 96%).

Dobson Factory 510mm, miroir D=506mm F=2645mm, optique Mirro-Sphère (Hilux 96%).

 

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Le T520 F/D=6

 

 

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T520 optique M.  Walbaum / LB301 Optique JM Lecleire /Dobson Factory Optique Mirro-Sphère

 

 

 

Début 21h50 : Transparence exécrable, diffusion lumineuse intense des luminaires, de la centrale de Chooz et des villages avoisinants.

La voie lactée est soupçonnée au zénith à l’œil nu et le ciel est rougeâtre ou blanchâtre selon la région du ciel observée (Mvlon 5,07).

Turbulence mesurée à 1,20 - 1.50 en première partie de nuit. Valeur SQM = 19.69. Début à 9h50’.

 

 

 

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M13 = NGC 6205 : (Hercule) α = 16h 41m 41s; δ = +36° 27′ 37″ ; AG ; Mv=5.8 ; diam. 20’.

L’amas globulaire  est déjà entièrement résolu à 103x (Zeiss UWF30mm) et donne une très jolie vision de M13 sur le fond de ciel noir constellé d’étoiles fines.  Les conditions de seeing se sont dégradées depuis la veille et la mise au point difficile ne montre que des étoiles un peu pâteuses au Nagler 20mm + TV2.5x : Le T520 ne supporte clairement pas 386x ce soir. M13 est néanmoins très bien résolu en réduisant l’amplification à 309x (Nagler 20mm + TV Big Barlow) et donne une très belle vision de la périphérie, sans atteindre l’excellence des images observées le 21 Septembre. Le Y centrale est facilement perceptible.  

 

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Mizar et Alcor : ζ UMa et 80 UMa: (Grande Ourse) α = 13h 23m 55,5s; δ = +54° 55′ 31″; ED A2V / A2V / A1V.  

  • Σ1744AB = ζ UMa  = Mizar : Mv= 2,23 et 3,88 ; Rho=14,4" - Thêta=152°.  
  • Σ1744AC = Mizar Alcor : Mv= 2,23 et 4,01 ; Rho=706,9" - Théta=70°.  

Bas sur l’horizon mais pointées afin d’aligner le laser, cet ensemble lumineux et facile montre les composantes sous la forme de tavelures prenant un aspect planétaire grossier et diffusant la lumière dans le champ de l’oculaire au T520x238 (Ethos 13mm). Plus d’une dizaine d’étoiles sont malgré tout perceptibles dans le de l’oculaire. Le T250 F/D 6.3 Astam muni de mon regretté Zeiss Docter 12,5mm m’a donné des images splendides de Mizar et Alcor au zénith dans les années 2000 à Vireux-Molhain où le ciel était stable.

 

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M92 : (Hercule) α = 17h 17m 07.27s ; δ = +43° 08′ 11.5’’ ; AO ; Mv=6.5 ; diam. 11,2’.

L’amas, nettement moins étendu que M13, présente un centre beaucoup plus serré mais parfaitement résolu au T506x386x (Nagler 20 + TV 2.5x), l’image se présente contrastée et lumineuse mais manque finesse en raison de l’agitation atmosphérique. Je n’ai pas essayé à 237x (Ethos 13) afin de diminuer l’impact de la turbulence.

 

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M57 : (Lyre) α = 18h 53m 35s ; δ = +33° 02′ ; NP ; Mv=9.7 ; dim. 1,4’x 1,0’.

Haute dans le ciel, la nébuleuse planétaire apparaît comme une large couronne, non uniforme et marquée par un affaiblissement d’éclat à l’extrémité du grand axe. La partie inférieure beaucoup plus sombre montre de la luminosité et la partie extérieure semble présenter une fine couronne plus sombre. La forme annulaire est remarquable au T520x154 (Nagler 20mm) et l’étoile de 13éme magnitude est facilement perceptible aux abords de la nébuleuse. L’observation attentive laisse apparaître une seconde étoile de 14,1ème magnitude, puis deux autres de 14,7 et 15,0 soupçonnées par intermittence. Très joli.

 

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Double-double = ε1 et ε² Lyra = Σ2382-83 : (Lyre) α = 18h 42m,7 ; δ = 39° 37′ ; ED A3V+F0V (ε1) A6Vn+A7Vn (ε2) ; Mv= 4,66 [ε1] 4,59 [ε2] ; Sép. 208,2’’ thêta=172°.  

Σ2382 = ε1 : Mv= 5,0 et 6,1 ; Rho=2,33" - Thêta=345°.  

Σ2383 = ε1 : Mv= 5,1 et 5,4 ; Rho=2,39" - Théta=75°.  

Comme l’avant-veille, la double-double est déjà complètement séparée dans un champ rempli d’étoiles au T520x103 (Zeiss UWF30). La séparation de Σ2383 au Nagler 20 + TV2.5 (T520x386) montre clairement le bouillonnement des composantes tendant vers un aspect planétaire. L’utilisation de diaphragmes m’a permis de trouver une amélioration significative de la qualité de l’image dont les images les plus esthétiques se situent à 200mm et 150mm d’ouverture (Les tavelures apparaissent encore en à 260mm d’ouverture). Les disques d’Airy complets mais ondulant deviennent visible en diaphragmant le T520 à 120mm d’ouverture. Les anneaux de diffraction ondulants apparaissent en réduisant encore l’ouverture à 60mm. La nuit ne semble donc pas adaptée à l’observation à haute résolution avec un T500.

 

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M2 : (Hercule) α = 17h 17m 07.27s ; δ = +43° 08′ 11.5’’ ; AO ; Mv=6.5 ; diam. 11,2’.

L’amas, beaucoup plus petit que M13,  présente un centre compact, un peu mou et sans piqué mais parfaitement résolu au T506x386x (Nagler 20 + TV 2.5x). En raison de l’agitation atmosphérique, les étoiles de la périphérie denses et ont une nette tendance à s’évanouir puis réapparaitre. L’image se présente plus contrastée et lumineuse en réduisant l’amplification à 309x (Nagler 20mm + TV 2.5x).

 

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M15 : (Pégase) α = 21h 29m 58s ; δ = +12° 10′ ; AO ; Mv=6.2 ; diam. 12,3’.

Très brillant, cet amas globulaire présente également une image turbulente et ne supporte pas 386x. L’image est de bonne qualité en réduisant l’amplification à 309x (Nagler 20mm + TV Big Barlow 2x).

 

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Neptune + Triton :

λ Aqr, de magnitude 3.75 est juste à la limite de la visibilité à l’œil nu après l’extinction des luminaires à Aubrives. Cette étoile me permet de pointer Neptune en un temps record. A 594x (Ethos 13mm + TV2.5x), Neptune arbore une jolie couleur bleue profond mais les bords ne sont pas tranché la planète devient régulièrement un peu floue lors des nombreuses pointes de turbulence. L’objet de cette observation était de détecter la présence de Triton de magnitude 13.7 et situé à 11,2" de Neptune. L’écart d’éclat de presque 6 magnitudes, en la planète et son satellite, rend l’observation délicate, cela malgré la possibilité théorique de pouvoir l’observer dans un télescope de 250mm. La perte de magnitude des objets situés à 30° de hauteur au dessus de l’horizon est dramatique dans mon ciel ou le coefficient d’extinction atteint un niveau record. Triton est perceptible à la limite de la visibilité et s’évanoui régulièrement sous l’effet de la turbulence. Mon ami Roland Boninsegna l’a observé sans problème particulier au T406x400 à l’observatoire de Dourbes, situé en hauteur à 20 km de chez moi dans le sud de la Belgique (il bénéficie d’une Mvlon=5.6 dans Pégase et d’une parfaite visibilité de la voie lactée). L’observation de Triton reste quand même délicate à Aubrives où la Mvlon est de l’ordre de 3.5 à 30° de hauteur et magnitude 2 à 20° de hauteur !

 

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M52 = NGC7654 : (Cassiopée) α = 2h 27m 17s ; δ = +66° 46′ 20,5" ; AO ; Mv=8.2 ; diam. 12’.

La constellation du Cassiopée contient un joli amas ouvert située en pleine voie lactée, non loin de 4 Cassiopée (WDS23248+6217), un couple stellaire à forte différence de magnitude (4,96 et 9,88) et de la nébuleuse de la Bulle NGC7635. M52 est moins étendu que NGC7789 mais les étoiles de 10-11ème sont plus aussi lumineuses à l’oculaire. L’amas étant pratiquement située au Zénith, j’ai quitté le T520 et mon escabeau 8 marches pour pointer cette région au DF510mm plus court et plus maniable. Le DF506x88 (Zeiss UWF30) offre une vision très fine de cet essaim et montre plus d’une centaine d’étoiles serrées dans un champ large d’étoiles. Le Zeiss UWF30mm présente de la coma et une distorsion de champs bien perceptible sur les bord du champ mais non gênante en ce qui me concerne.

 

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NGC7635 = C11 = Bubble nebula : (Cassiopée) α = 2h 31m 23.7s ; δ = +66° 22′ 18.2" ; NP ; Mv=11 ; dim. 15’x 8’.

Il est facile d’atteindre cette région en partant de sa proche voisine M52. Toutes les étoiles entourant la nébuleuse de la bulle se retrouvent dans le champ de l’oculaire sauf la nébuleuse ! Normalement perceptible dans un T250 en vision décalée, comme une large coquille excitée par l’étoile SAO20575 (Mv8.65), ici au DF510mm, Rien ! Du haut de mon escabeau 4 marches, je retente l’observation au Nagler 31mm + filtre interférentiel Lumicon OIII. Même image et peut-être un « quelque chose » en vision décalée mais rien de transcendant. En aucun cas, la bulle n’apparaît à l’oculaire du DF 510mm à Aubrives. C’est un  échec !

 

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NGC6960 : (Cygne) α = 20h 45.7' ; δ = +30° 43' ; ND ; dim. 70’x 6’ ; Mv~7.0.

La petite dentelle, presque centrée sur l’étoile repère 52 cygne de Mv=4.3, dessine deux ailes assez claires dans lesquelles s’entrecroisent le système de  filaments déjà observé au T520. Au DF510x88 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII), l’aile de gauche s’étire loin de 52 du cygne dans un champ très riche en étoiles.

 

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NGC6992/95 : (Cygne) α = 20h 56.4' ; δ = +31° 43' ; ND ; dim. 60’x 8’ ; Mv~7.0.

Au DF510x88 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII), le boomerang, plus brillant que NGC 6960, montre un long fuseau d’environ 10’ de largeur et dans lequel s’entrecroise le système de  filaments complexe sur plus de 1° (NO-SE). La nébuleuse se termine par 3 extensions superbement détaillées et le triangle de Pickering. NGC6995 se révèle très détaillé mais également très faible à Aubrives.

 

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NGC7000 : (Cygne) α = 20h 58.8' ; δ = +44° 20' ; ND ; dim. 120’x100’.

La nébuleuse North America apparaît très faiblement au DF510x88 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII). La région du golf du Mexique est bien visible et les zones les plus denses apparaissent avec des détails nuancés dans les bords de la partie la plus lumineuse « Le Mexique ». La nébuleuse se fond graduellement au fur et à mesure que l’on se rapproche du « Canada ». La nébuleuse du Pélican (IC5070-67), nettement plus faible que NGC7000, n’est soupçonnée qu’à proximité de l’étoile 57 du Cygne au DF510x88 (filtre OIII).

 

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M45 : (Taureau) α = 3h 47m 24s ; δ +24° 07’ ; AO ; Mv=1.6 ; dim.~110'. 

Déjà observée dans de superbe conditions au T520x103 (Zeiss UWF30mm et DF510x85 (Nagler 31mm). J’ai cette fois essayé le DF510 avec l’oculaire Zeiss 30mm afin de remonter le contraste de l’image. Le résultat est une belle image dont le contraste est un peu meilleur qu’au Nagler 31mm ; cela au détriment du bord de champ bien mieux corrigé chez Televue. Les nébulosités autour les étoiles les plus brillantes sont bien perceptibles. Elles laissent cependant penser à une possible diffusion de lumière autour des étoiles brillantes. La nébulosité observée autour de Mérope, NGC1435, paraît très allongée vers le sud. Je dispose d’un oculaire Rodenstock de 35mm, dont le contraste m’a donné des images absolument divines de la pleine lune avec mon excelle T250 F/D 6.3 Astam. Avec une pupille de 5,8mm sur le T520mm, cet oculaire devrait bien être adapté à l’observation des objets du ciel profond. De fait, la vision est spectaculaire au T520x88 (Roddenstock 35mm) dans lequel la plus grande partie de l’amas tient. Les étoiles se révèlent êtres de fins diamants entourés de nébulosités subtiles sur un fond de ciel noir : NGC1435 Mérope Nebula est la plus évidente, vdB.23, NGC1432 et vdB.20 entoure d’Electra sont aussi clairement visibles : c’est magnifique. Sur le DF 510mm, le Roddenstock 35mm fourni de moins bon résultats en terme de contraste et de luminosité, la pupille de 6,7mm est trop importante pour mes yeux.

 

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NGC884/869 = Double Amas du Persée : (Persée) α=02h 22,4m ; δ=+57° 07′ & α=02h19m ; δ=+57° 09′ ; AO ; Mv = 4.4&4.3 ; diam. 30'&30’.

Le DF510x88 (Zeiss UWF30mm) donne une image superbe du double amas dans lequel NGC869, plus dense que NGC884 montre bien son centre formé d’étoiles brillantes, de 6 à 7ème magnitudes, se détachant d’une large périphérie composée de plus d’une centaine de joyaux d’éclats inégaux. Le T520x103 (Zeiss UWF30mm) révèle une image sublime, un peu plus grossie, plus contrastée mais avec un peu moins de champ que celui (magnifique) donnée par le DF510mm. Le 520x88 (Roddenstock 35mm) montre les étoiles avec une finesse et un contraste étourdissant.  Je regarde ce champ, l’œil rivé à l’oculaire à 3 mètre de hauteur et perds un peu l’équilibre… Je ressens de nouveau un vertige en pensant que l’escabeau se dérobe sous mes pieds, il n’en est rien. La vision est faramineuse,  grandiose !

 

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M42 = NGC1976 :

Orion se lève sur la central de Chooz. Les conditions ne sont pas exactement réunies pour y déceler les fines trainées claires. La partie la plus dense est cependant visible comme un renforcement de la pollution lumineuse et le trapèze est résolu en quatre pâtés immondes ; Le T520x103 (Zeiss UWF30mm) montre à l’oculaire la vision industrielle l’horreur astronomique. L’utilisation du filtre interférentiel Lumicon Oxygen III révèle néanmoins la partie centrale de la nébuleuse d’Orion avec beaucoup de nuances. Le moutonnement de couleur vert (caractéristique du filtre OIII) est bien visible sur un fond nébuleux rose éclatant, de la pollution lumineuse sans limite, se prolongeant sur 80° à l’horizon Est. Orion se perd rapidement à l’œil nu dans les vapeurs des réfrigérants réchauffant l’air à 40°.

 

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STT65 = HR1188 = SAO76256 = CCDM J03503+2535AB = WDS 03503+2535 = ADS2799 : (Taureau) α = 3h 51m 23s; δ = +25° 37′ 48s ; ED ; type A2V ; Mv=5.23 et 6,52 ; Rho = 0,477" Thêta=201.7°.

La turbulence semble s’être calmée, je décide de pointer les deux télescopes en direction du couple serré STT65, situé à proximité de M45. Le T510x509 (Ethos 13 + TV 2.5x) sépare difficilement les deux compagnons dans les trous de turbulence. STT65 est clairement dédoublée dans l’agitation résiduelle au T520x594 (Ethos 13 + TV 2.5x) ou les deux composantes apparaissent plus brillante et arborent une teinte blanche à jaune claire. Les disque d’Airy sont parfois ponctuellement visibles.

 

 

 

 

Fin d’observation à 4h00' avec la tombée du brouillard et l’observateur K.O. mais heureux...

Merci de m'avoir lu .....

 

 

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Un bien beau petit tour des célébrités sous un ciel non-coopératif mais avec l'instrumentation de qualité qui compense un peu ! J'aime bien ces comptes-rendus citadins ou péri-urbains qui permettent de fixer les idées sur ce que l'on peut (et ne peut pas) voir, c'est "éclairant" si j'ose dire... Bravo !

 

C'est vrai que la bulle, même si sa brillance de surface approche celle des dentelles, offre des contours bien moins nets et des contrastes moins tranchés, ce qui ne facilite pas sa perception dans un ciel pollué. En plus, les filtres interférentiels ne peuvent rendre de grands service sur cet objet au spectre plutôt continu.

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Finalement Jean-Noël, à partir de tous ces compte rendus d'observation et de ton expérience, vers quel instrument ton coeur balance-t-il ? Je sens une préférence pour le Walbaum pour ce qui est du rendu final de l'image... Dommage que les 2 instruments aient un rapport F/D assez approchant, j'aurai bien aimé un match F/D 6 - F/D 3,5 par ex avec le même bafflage pour ces 2 instruments. C'est drôle, au début de l'aventure en Dobson, j'étais parti pour un 20 ou 22" avec un rapport F/D le plus long possible mais la petitesse des plafonds de mon ancien chalet et les discussions avec les marchands d'armes m'en ont dissuadé !

Fabrice M.

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Bonjour Yan,

 

Merci de m'avoir lu et de ta réponse très pertinente.:)

La difficulté à percevoir des objets au spectre continu dans les zones urbaines et cela malgré l'utilisation de filtre interférentiel semble être une bonne explication à ma difficulté d’extraire la nébuleuse de la Bulle de la pollution lumineuse. NGC7000 et la partie la plus brillante du Pélican répondent bien mieux à l'utilisation du filtre OIII sur mon site et se laissent observer sans difficulté majeure. Je retenterai l'observation de NGC7635 mais avec le T520 dont les images sont plus contrasté que celle de mon Dobson Factory de 510mm.

 

Concernant l'état du ciel en région frontalière Belge, les choses ne s'amélioreront probablement pas. Les lampadaires sont de plus en plus présent sur les routes secondaires, rond points,  autoroutes Belges et même jusque dans les pâturages (si si, c'est possible) . L'un de mes amis astronomes, résidant à 15km de mon domicile, a posé la question de l'économie financière qu'engendrerait une extinction des luminaires, après 23h ou minuit, quand il n'y a plus personne dans les rues. Son maire lui a répondu qu'il s'était promené dans un village ayant adopté ce type mesure et qu'il y faisait bien trop noir. :(

 

Jean-Noël

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Re bonjour Fabrice,

 

Mon cœur pencherait nettement sur une bonne paire de jumelle 50x10, en dégustant un café en ta compagnie sous ta sublime voûte céleste. :x

 

Sinon, sur mon site pollué, mon cœur penche pour le télescope de 520mm dont l’optique présente clairement de meilleurs résultats en termes de contraste, de finesse d’image et de résistance à la turbulence que ceux observés au DF510mm. Le contraste et les images ont notamment été splendides sur le Double amas du Persée, Véga, Altaïr, les amas globulaires et les étoiles doubles, créant une différence marquée avec le DF 510mm. Il représente aussi l'achat sentimental de l'optique dont les images de Saturne, d'une beauté indescriptible, m’ont à jamais subjugué en 1973.

Ce T520 présente des défauts importants et non des moindres comme :

  • La difficulté majeure à suivre les objets à plus 500x de grossissement en raison des matériaux utilisés (Lino sur téflon), provoquant un collage sur les 2 axes.
  • L’impossibilité de transporter la cage du miroir primaire (seul) dans une voiture de type Laguna. Cela, même sans le miroir, en raison de sa taille (celle d’un T600), de la hauteur des tourillons (1,20m) et de son poids de plus de 50kg hors optique.
  • La longueur focale nécessite de descendre de l’escabeau lors d’un pointage de l’instrument (Avantage au télescopes court)
  • L’observation des régions situées à proximité du zénith a tendance à faire basculer l’escabeau en raison du collage de l’axe d’azimut (cela fait bizzard à plus de 3m de hauteur)
  • Perte de collimation en raison de la faiblesse et longueur des tubes aluminium de 35mm de diamètre. (le DF a le même souci).

Le Dobson Factory présente néanmoins l’avantage d’être très maniables, doux dans les déplacements. Il autorise un suivi à plus de 1000x sans aucun souci et la sécurité avec la possibilité d'observer  beaucoup d'objets depuis le sol ou sur un petit marche pied (Un luxe). Le montage de ce télescope est par contre galère en comparaison du T520.

 

Jean-Noël

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Alors là Jean-Noël, tu me fais plaisir avec ta première phrase car ici la porte est toujours ouverte et de plus les jumelles sont un peu des instruments sacrés à mes yeux. Lors de mon premier voyage aux Canaries en 2004, j'avais une 11x80 puis une 15x50 stabilisée pour tous les voyages suivants.

C'est intéressant ce résultat des courses concernant tes 2 Dobsons et même un peu troublant car quel est selon toi ce qui pourrait expliquer cet écart ? Le diamètre non, l'obstruction bof, le rapport F/D semble exclu car assez similaire, reste la qualité du miroir mais on tape déjà dans du très bon pour les 2. Ou encore la turbulence interne qui m'a joué de fâcheux tours sur le mien en Haute Savoie. Je ne pense pas que ce soit un tout petit écart de perçu car tu évoques la résistance à la turbulence et ça en général on le ressent lorsque les instruments ne sont pas de la même qualité (par addition des défauts pour le plus mauvais). Il te reste à piquer les meilleures pièces de l'un et de l'autre et de te faire un joujou unique !

Fabrice M.

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Bonjour Fabrice,

Super, Si cela ne tenait qu’à moi, je serais déjà à l’aéroport avec un billet pour Las Tricias. Tu as déjà dû t’éclater lors de ton premier voyage avec ta paire de jumelle 11x80. Tu es aujourd’hui au paradis des astronomes avec ton T600. :)

 

Le résultat des courses concernant les 2 Dobsons est en effet troublant Fabrice. Malgré un cahier des charges pourtant clair, le DF510 n’a pas délivré les images que j’en attendais, cela en comparaison de mes LB300 JML et T250 F/D6.3 Astam.

  • La différence de luminosité entre un 510 et 520mm est de l’ordre 0,04 magnitude (cela est normalement non visible).
  • L’obstruction des télescopes de 510mm et 520mm sont des 17% donc similaire.
  • L’écart de décentrage admissible, pour l’observation visuelle, est de 1.56mm pour le DF510 et 2.36mm pour le T520. Les tolérances à la collimation et à la précision mécanique est une peu plus souple pour le T520mm mais les deux valeurs sont finalement assez proches et loin d’un instrument ouvert à F/D3.3, dont écart de décentrage toléré doit être de l’ordre de 0,4mm d’après Danjon et Couder.
  • En ce qui concerne la qualité du miroir, Franck Grière est revenu jusqu’à Givet chercher le primaire de 510mm pour analyse et m’a confirmé la valeur initiale de son bulletin de contrôle (L/18Ptv) et état de surface très travaillé (contraste de phase top). On est au dessus du critère de Françon dont la discrimination à 92% est la limite supérieure à la perception du gain en contraste. J’ai d’ailleurs été ‘scotché’ par le contraste, la finesse, la richesse des couleurs, la brillance et le ciel noir (entre les composantes) d’Albireo dans le télescope « Sud Dobson » de 400mm F/D=5, optique Mirro-Sphère, présent à l'Observatoire Centre Ardenne, lors de la dernière nuit des étoiles. Le miroir de 520mm a été mesuré l'époque à L/30 sur l’onde par Michel Walbaum et L/13.4 PTV (écart RMS L/42.5 et L/43.6) chez Mirrosphère avant ré aluminure, le 31/10/2013.  
  • Le concept serrurier des deux télescopes est identique et les 2 instruments étaient séparés de 5 mètres l'un de l'autre. L’agitation atmosphérique peut cependant être très localisée ; J’inverserai la disposition des deux instruments afin de vérifier ce point. Pourrais-tu STP m’en dire plus sur le problème de  turbulence interne qui t'a joué de fâcheux tours en Haute Savoie ?

J’ai néanmoins trouvé la raison liée à la diffusion de lumière parasite dans le porte oculaire, en fait provoquée par la partie centrale de l'araignée. Le Dobson Factory de 510mm fourni maintenant de belles images des l’amas globulaire mais un peu moins percutante et contrastée que celle obtenue avec le T520. Les étoiles brillantes ne semblent plus diffuser comme avant mais ce point sera vérifié sur Vénus et les demis tons planétaires de Jupiter.

 

Il me restera à vérifier l’astigmatisme potentiel lié au collage du miroir secondaire sur son support (opération maintenant possible en inversant les deux secondaires). Je devrai également regarder les flexions des tubes serruriers (évidents au laser de collimation pour les deux instruments) puis regarder les diffusions potentielles de lumières parasites, provoquées par les branches de l'araignée,  dans le porte oculaire. Observes-tu une dérive de ton point rouge quand tu changes la hauteur de ton serrurier avec le laser de collimation ?

 

J’ai aussi pensé à piquer les meilleures pièces de l'un et de l'autre et de m’en faire un joujou unique mais le T520 est un véritable Tank, dont les composants en acier font penser à un T600 F/D5. La boite du secondaire du DF510 est trop petite de 10mm, le miroir de 520mm ne rentre pas dedans.....

 

Je répondrais à ton post "Dentelles mineures du Cygne - part one" dés que possible. :)

Jean-Noël

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Merci Fabrice, tu as posé la question que je voulais poser depuis plusieurs jours à la lecture des différents tests de Jean-Noël. Cette différence m'étonne aussi beaucoup... Ca illustre bien l'influence que peuvent avoir les éléments mécaniques sur l'image, à qualité optique comparable. Intéressant !

 

Bon, maintenant Jean-Noël, il te reste à trouver le bon ciel que tes instruments méritent ;)

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Bonsoir Jean-Noël, c'est un peu "astronomie pratique" ici. Je ne sais si j'ai bien compris ta question pour le laser mais je n'ai pas de souci de collim. Mon instrument reste toujours monté, ça aide et les tubes en carbone sont de bonne section. Je n'ai pas vu de dérive du point rouge hormis la petite tolérance entre une position de l'oculaire vissée ou en position libre dans le porte oculaire ; il reste en tout cas toujours dans le triangle même après roulage sur la terrasse.

Pour la turb. interne, mon miroir étant assez épais (58mm), les gradients thermiques importants en montagne, avec un delta de 5 à 10°, c'était la course au rattrapage de la température extérieure nocturne et le Dobson était battu. En fait, il y a un petit matelas d'air chaud qui se forme en permanence sur la surface optique. La pose de ventilos extracteurs d'air et le suivi d'une méthode rigoureuse d'un ingénieur italien ont fait le reste. Lorsque j'actionne le potentiomètre et que les conditions locales sont telles que relatées ci-dessus, c'est vraiment bluffant car ça marche instantanément ; les étoiles perdent leurs aigrettes qui partaient dans tous les sens, la tache de diffusion diminue un peu. Cela est bien visible aussi au star-test mais c'est net seulement en atmosphère stable autrement tout se mélange à l'oculaire. Ici, plus de souci de chambrage, le Dobson est dans un garage ouvert pour le moment et les températures sont plus constantes. Disons que mon système restera valable les coups où le seeing est parfait pour essayer d'en gratter un peu plus.

Il y a aussi ce long post intéressant dans les premières pages où tu verras une photo de mes travaux : http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=136919&page=7

Fabrice M.

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Bonjour Fabrice,

 

Effectivement, j’ai quelques difficultés à établir la frontière entre "Forum d’observation" et "astronomie pratique" ;)

Ma question concernait bien la dérive du point rouge, cela lorsque tu changes d’inclinaison de ton tube optique de 60° à 20° de hauteur par exemple. La forte section de tes tubes en carbone semble bien avoir mis un terme aux problèmes de flexions engendrés par les tubes en aluminium présents sur mes instruments de 520mm et 510mm. Ta plus courte focale est également un élément de stabilité. Je n’avais pas pensé à regarder le problème potentiel d'un petit matelas d'air chaud qui se forme en permanence sur la surface des optiques épaisses et de l’impossibilité de rattraper les écarts de température liés aux gradients thermiques importants (c’est aussi mon cas dans les Ardennes). Je regarderai donc la possibilité d'installer des ventilateurs extracteurs d'air en m’inspirant de ta belle réalisation :

 

image.png.619eb30ca43dbc080d10494b8377f79a.png

 

Pourrais-tu STP m’en dire plus sur la méthode rigoureuse de l’ingénieur italien dont tu me parlais ? Je vais bien-sûr relire http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=136919&page=7 avec beaucoup d’attention. Sur "Astrosurf magazine", tu t'étais étonné du manque de contraste des T600 présents aux Rencontres Astronomiques du Printemps à Craponne sur Arzon. Tu préférais les images de ton C14 pour le contraste et peut-être également pour la finesse des images obtenues. Ton DF600 a t'il supplanté ton ancien C14 sur ces points ? 

 

Jean-Noël

 

 

 

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Il y a 19 heures, Cédric Perrouriefh a dit :

Bon, maintenant Jean-Noël, il te reste à trouver le bon ciel que tes instruments méritent ;)

 

Bonjour Cédric,

 

Ah, si seulement.....

Mon problème est que mon épouse néerlandaise ne souhaite pas s'éloigner des pays-bas et me proposait même de reprendre la maison de ses parents donc la magnitude limite à l’œil nu doit flirter avec celle du stade de France pendant un Match de football. :S

 

As-tu une belle maison sous ciel ciel ruisselant d'étoile ? :)

Edited by Jean-Noel

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Hélas non ! :( J'habite (encore pour le moment...) en ville, en plein centre-ville, où je n'observe jamais. D'ailleurs la "bande" de ciel visible de la fenêtre de mon appart doit faire une trentaine de degrés de large à la louche, en fait l'espace de la rue (étroite) avant de tomber sur les toits des immeubles d'en face... -_- De ce côté là tu es déjà mieux loti que moi, enfin si j'ose dire ;)

 

Mais par contre je connais des bons sites en campagne ou en montagne, pas trop trop loin, où je me rends régulièrement le week-end pour profiter de belles nuits. J'y ai souvent transporté et monté sur place mon T350 qui pèse déjà 80 kg ! :( (Principalement à cause de la motorisation...) Bon c'est vrai qu'après l'avoir fait plusieurs fois par mois pendant 2 ou 3 ans, j'en ai eu marre et aujourd'hui j'ai envie de passer à du plus léger, artisanal, à diamètre équivalent voire supérieur (mais ça douille...) Quoi qu'il en soit, j'ai des amis qui montent parfois avec des T 500 voire 600 transportés depuis chez eux. Certains en ont à peu près pour 130 kg, mais paradoxalement c'est parfois plus ergonomique que les 80 kg d'un dob industriel, je ne dirais pas "pas bon pas cher", mais bon tu as compris mon idée ;) Qu'en est-il pour tes superbes instruments ? Sont-ils "faciles" à transporter ? (Tout est relatif certes ;)) Tu n'as jamais eu l'idée de les mener voir ailleurs ?

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Ben non Cédric o.O, le T520 ne rentre pas dans ma Laguna et pèse un âne mort (le poids du miroir est de 30 kg et la cage du primaire doit peser 50kg sans le miroir). Il se transport et se monte néanmoins rapidement dans le jardin grâce à un chariot. La  structure du DF510 est une galère à monter et à démonter. Je le laisse donc entièrement monté dans mon sous sol, sans la boite du miroir primaire qu'il me suffit d'installer lorsque le télescope est sorti dans le Jardin. La structure du DF510 est assez légère. Les T520, DF510 et LB300 JML sont tous installés et réglés en environ 2 heures. J'ai quand même une possibilité de transport car un astronome de la région de Charleroi (Belgique) s'est proposé de transporter les instruments en camion jusque l'observatoire de Dourbes (en Belgique), lors des observations publiques. Le ciel y est bien meilleur que chez moi puisque 51 Pégase (Mv=5.6) est bien visible à l’œil nu. Dans quel coin de France résides-tu Cédric ?

 

Jean-Noël

 

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Je suis dans le sud... (Aix-en-Provence). Mes lieux d'observation chouchou sont dans la Sainte-Victoire à 20 km, ou la montagne de Lure à 1h30 de route environ. Et, une fois il y a cinq ans, le légendaire Restefond :x

 

Je ne savais pas qu'il y avait encore des coins de Belgique avec un ciel à peu près correct :D Mais, en tout cas une chose est sûre, tu devrais, au moins pour des vacances, t'organiser pour embarquer un de tes télescopes sous un bon ciel. Ce serait dommage de n'utiliser ces bêtes de course que sous un ciel médiocre ! ;)

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Bonjour Cédric,

 

J'allais te proposer de venir te joindre à nous pour l'observation comparative du 14 octobre mais tu résides un peu loin :(. Je tenterais peut-être de pointer Mayall2, le Quintet, Pease1, la Bulle et Snowball nebula.). Le problème pour embarquer mon DF510  sous un bon ciel est qu'il faut mettre les valises de vacances dans la remorque et Madame sur la gallerie. Le transport du T520 nécessite l'achat d'un kangou ou une camionnette et 200 séances de musculation 💪 . 

 

Merci de tes compliments pour les idées de belles observations. Si le ciel voulait bien se dégager cette nuit,  je pointerais la Lune au T520 et DF510 en mode binoculaire pour effectuer un festival d'observations de rimae dans Poséidon et sur les rivages de la mer de la tranquillité. Il est malheureusement déjà  trop tard pour observer les rimae de Fracastor. Cela me permettrait de regarder comparativement les limites de résolution Sélenographiques au T520 et DF510mm sur mon site d'observation 

 

Jean-Noël

Edited by Jean-Noel

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Il y a 3 heures, Jean-Noel a dit :

J'allais te proposer de venir te joindre à nous pour l'observation comparative du 14 octobre mais tu résides un peu loin

 

C'est aimable, je suis touché de l'intention dans tous les cas ;)

 

Il y a 3 heures, Jean-Noel a dit :

Le problème pour embarquer mon DF510  sous un bon ciel est qu'il faut mettre les valises de vacances dans la remorque et Madame sur la gallerie

 

Oui tu vois en cherchant bien, on finit toujours par trouver des solutions :)

;);)

 

Tu as raison en ce qui concerne l'achat d'une camionnette, la plupart de mes amis qui ont des gros télescopes les transportent de cette façon, voire en pick-up à coffre couvert... Ha en réfléchissant bien, j'en connais aussi un qui transportait son 600 dans une petite voiture citadine... mais c'était un télescope démontable. Sinon on voit au détour de forums des propriétaires de gros Dobson utiliser des remorques. Tes télescopes ont-ils des roulettes ?

 

C'est sûr que ton ciel te permettra toujours de faire du lunaire et du planétaire en bino, tu te régaleras ! Par contre pour le ciel profond, c'est là que tes télescopes seront contraints de travailler à 30% de leur capacité... je ne sais pas si le quintette te donnera quelque chose de probant sous ton ciel. La boule de neige sûrement plus déjà. Pease 1 et Mayall 2 (c'est quoi déjà ??) si c'est des objets de catalogues exotiques à magnitude 15, ça risque d'être franchement la galère ! Le problème d'un T500 c'est qu'il craint beaucoup la pollution lumineuse... essaye peut-être avec un filtre spécifique anti-PL ? même si je ne suis pas franchement convaincu du résultat... Tiens-nous au courant en tout cas.

 

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à l’instant, Cédric Perrouriefh a dit :

Tes télescopes ont-ils des roulettes ?

 

Je vois que oui, sur la photo plus haut. Rien que ça c'est déjà un aide précieuse pour le chargement / déchargement à l'aide d'un plan incliné...

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Ventilation forcée : Jean-Noël, c'est trop long ici pour en parler, j'avais promis à un forumer de Webastro de m'en expliquer un jour par un article structuré. En partant de zéro, j'ai vraiment bossé le sujet et cela m'a pris quelques mois (peut-être un semestre jusqu'à la réalisation finale). Les plus grands en France (avec de fines lames de l'optique) m'ont découragé de le faire, disons que l'école française (très théoricienne) n'est pas trop chaude par rapport aux effets escomptés. L'école américaine toujours plus pragmatique, par contre, est 100% pour et installe déjà des ventilos sur de petits Newtons. Mais tout est fait dans ce domaine, et à ce jour, presque tout a été essayé avec effectivement des résultats qui peuvent faire sourire. Chaque Dobson étant mécaniquement différent, je ne donnerai pas de leçon mais j'ai désormais des idées bien arrêtées. Pourquoi par ex souffler de l'air et générer ainsi des remous turbulents (la plupart des amateurs choisissent ce principe) alors qu'il est aussi facile d'extraire l'air chaud vers l'extérieur. Il faut juste l'aider un peu par l'ajout d'un anneau de bafflage disposé un peu au dessus de la surface du primaire (c'est la méthode "Mauro da lio" très peu pratiquée dans le monde). Autant faire confiance aux pros de la mécanique des fluides. Après, il faut sentir le truc et j'ai avancé prudemment en optant pour un certain nbre de ventilos d'un certain diamètre avec une certaine disposition avec possibilité de régler leur puissance (potentiomètre commandé au porte oculaire). Je peux également juguler ceux du centre ou ceux en périphérie et voir les effets au star-test en extrafocal. Le but en fait était de faire un système qui me chasse cette maudite couche limite thermique (ça, c'est immédiat) mais aussi m'aide à équilibrer la température miroir-air ambiant en le refroidissant (c'est beaucoup plus long avec l'extraction). J'ai été tenté aussi par un système latéral de ventilos à hauteur de la surface du primaire mais je ne sentais pas le truc pour  les effets secondaires engendrés. J'ai bien entendu un système pro de sensors de température (tranche du miroir versus air ambiant) qui aide au diagnostic. Ici, sous mes nouvelles latitudes, c'est plus facile pour moi de conserver un delta entre 0,5 et 1,5°C m'ouvrant la porte à la haute résolution si seeing coopératif. Les professionnels vont encore plus loin en essayant de maintenir l’écart sous les 0,6° (télescope au Roque, La Palma). Va voir aussi du côté de Bryan Greer, ce sera alors le début de ton étude !

Fin synthèse Ventilation forcée:

Fabrice M.

Tu diras à ta femme que je connais un couple d'hollandais près de chez moi et leur maison s'appelle "casa de las estrellas"... Alors toujours pas à l'aéroport ?

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Jean-Noël, j'ai oublié ta question :

Sur "Astrosurf magazine", tu t'étais étonné du manque de contraste des T600 présents aux Rencontres Astronomiques du Printemps à Craponne sur Arzon. Tu préférais les images de ton C14 pour le contraste et peut-être également pour la finesse des images obtenues. Ton DF600 a t'il supplanté ton ancien C14 sur ces points ? 

>>>>>>>>>> Ouh là, ça doit remonter à vieux, je ne m'en souviens pas vraiment, cela doit dater des toutes premières RAP de Craponne. Depuis, des progrès ont été fait que ce soit en mécanique et on possède des opticiens de talent qui savent creuser en qualité sur du F/D très court. Oui, il y eu des gros Dobsons de fait avec peu de qualité au bout mais désormais les astronomes sont avisés et terriblement critiques. Mon C14 était un bon tube et j'aimais bien son bafflage interne et externe. Disons qu'on n'était pas loin du top en contraste que peut délivrer une optique obstruée à 0,32. Serge V. disait encore dernièrement qu'à la Star-Party de l'Oregon, c'était un peu navrant de voir tous les possesseurs de Dobson rester en mode basse résolution (limités aux faibles G). C'est cela même qui m'a freiné pas mal d'années avant de changer de système optique. Souvent, c'est le seeing qui limite mais plus on monte en diamètre, plus les obstacles pour obtenir une image de bonne qualité avec un G honnête sont difficiles à franchir. David Vernet m'avait averti avant le projet et m'avait avoué que pour la quête de la haute résolution, Rolf en avait bavé sur son 600. J'étais averti. Oui Jean-Noël, à cette heure, mon Desvaux-Grière va plus profond et plus contrasté que le SCT356. Mais à quel prix ! (avec la notion temps = argent)

Fabrice M.

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C'est intéressant ça ! A chaque fois que j'ai observé dans un T600 artisanal (je n'ai observé que dans des 600 artisanaux, d'ailleurs de série c'est rarissime, Hubble Optics et c'est tout je crois), l'image était incroyable. Les dentelles, NGC 2392 grossi 900 fois qui présentait un contraste que je n'aurais pas cru voir un jour (Obsession 600 à f/5, soit 3 mètres de focale !), ou encore NGC 6543 d'un vert éclatant à faible grossissement dans le télescope de David justement. Je n'ai jamais été déçu de l'observation dans ce type d'instrument.

 

A côté de ça, avec mon 350 de série, même quand il est très soigneusement collimaté, il est inutile de vouloir grossir à beaucoup plus de 1D tellement le manque de piqué rend la chose horrible. Berk ! Même les tests en parallèle le même soir avec des conditions atmosphériques similaires et au même rapport grossissement/diamètre sont nettement en sa défaveur.

 

Les gros Dob ont de maigres fenêtres d'observation favorables, ne serait-ce qu'à cause de la turbulence, mais au moins la qualité optique (et mécanique) est censée être déjà là !

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Cédric, 

 

J’ai bien proposé à mon épouse d’acheter un camion à la place de la Laguna mais ça ne le fait pas :(. La solution de la remorque me semble également onéreuse car elle exige des suspensions ou un système d’amortissement adapté.

J’aimerais enfin une éclaircie afin de mesurer l’adéquation de mon site à l’observation lunaire et planétaire en mode mono et bino. Le DF510 ne m’a pour l’instant pas montré d’image correcte de Jupiter ou de Saturne à Aubrives en raison d'une stabilité du ciel épouventable et d'un problème de diffusion intence dans le P.O. peut-être à présent corrigé, nous verrons bien. En ciel profond, le quintette est invisible à Aubrives au DF510. Je ne vois quasiment plus d’étoile à l’œil nu sous le carré de Pégase et la centrale nucléaire diffuse jusqu'au Zénith. Mayall 2 = G1, l’amas globulaire le plus brillant de M31, est perceptible au LB300 JML et DF510mm :

 

image.png.ac508303a375fff9ec7f95ff878fa835.png

 

image.png.0b0977f4345599c9fc14cb661a8384cb.png 

 

Je tenterai Snowball et Pease 1 (NP dans M15) avec un filtre Lumicon OIII. Comme tu l’as ensuite vu, le T520 est équipé d’un chariot réalisé avec 6 roulettes gonflables de 25cm, ça roule nickel :)

 

Jean-Noël

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Merci Fabrice, :) 

 

Ton explication est limpide. Je commencerai donc par regarder les pages de Bryan Greer, cela après avoir revue la partie mécanique de mon T520, comme me l’a suggéré Maïcé sur le topic  "3) Quelques étoiles multiples au T520". Le système de mesure de delta de température, entre le miroir et l’air ambiant, sera certainement plus difficile à mettre en œuvre.

 

Ton Desvaux-Grière étant plus puissant et plus contrasté que ton C14 est une bonne nouvelle et cela confirme l’excellente impression que j’ai eu en observant M15, Snowball, M13 et Albeiro dans le télescope Sud-Dobson/Grière de 407mm (superbes contraste, couleurs et finesse des étoiles sur le ciel). Mon problème de flexion des tubes serrurier, responsable de la non tenu à la collimation,  semble directement lié à la section des tubes aluminium trop faible (d=35mm pour L=2,70m) et du matériau utilisé. Des tubes carbones de 2,7 mètres de longueurs coûtent certainement un bras mais le résultat semble optimal sur le maintient de la collimation. Les tasseaux de renfort pourraient peut-être améliorer ce point en restant sur mes tubes alu. Ton T600 semble très abouti grâce à une bonne dose d’optimisation personnelle. 

 

Il y a 5 heures, Sky runner a dit :

Tu diras à ta femme que je connais un couple d'hollandais près de chez moi et leur maison s'appelle "casa de las estrellas"... Alors toujours pas à l'aéroport ?

 

Yeeees ! Elle regarde une série féminine sur la chaine "Téva" mais je pense aborder la question dés ce soir 9_9, heu...ce matin car il est déjà minuit ici.... :D

 

 

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Cédric,

 

Je reviens sur ta dernière intervention avec trois questions (car j'avais envisagé l'achat d'un Obsession 635mm, paru sur les PA en même temps que mon T520). Ayant été déçu par un T560 F/5 "Galaxy Optic", j'ai choisi le miroir de 520mm dont je connaissais le passé plutôt que l'Obsession, nettement plus lumineux mais dont l'optique américaine et le système de maintient du miroir primaire par sangle m'ont émis de sérieux doutes sur la qualité optique finale (Astigmatisme, contraste, capacité à grossir). 

 

Il y a 3 heures, Cédric Perrouriefh a dit :

Les dentelles, NGC 2392 grossi 900 fois qui présentait un contraste que je n'aurais pas cru voir un jour (Obsession 600 à f/5, soit 3 mètres de focale !)

 

Les étoiles étaient-t-elle vraiment piquées et le ciel contrasté à l'oculaire ?

As-tu observé autre chose dans ce télescope comme les amas globulaires, les planètes ou les étoiles doubles ? 

 

Il y a 3 heures, Cédric Perrouriefh a dit :

NGC 6543 d'un vert éclatant à faible grossissement dans le télescope de David

 

Te souviens-tu avoir constater une grande différence de contraste et de piqué des étoiles entre son T600 de David et l'obsession 25" ? (Je me doute qu'il ne te sera pas évident de répondre à cette si les deux télescopes n'étaient pas sur le même site lors de ton observation). On en garde cependant quelques souvenirs et une petite idée. :)  

 

Jean-Noël

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    • By xavierc
       Dobson Strock 254/1200
       Seine et Marne site des ballots de foin.
       
       4 dessins : 9049 à 9052.
       
       Me voilà enfin de retour après une grosse période de mauvais temps!
       
       Il fait froid mais ça explique aussi le ciel dégagé.
      Je suis venu après un cycle de sommeil suite à la randonnée roller dominicale à Paris.
       La Voie Lactée d'hiver est perceptible  dans les Gémeaux, la Licorne et le Cocher.
      Le terrain est un peu défoncé par un engin agricole qui y a laissé de profondes traces de roues, mais la terre est assez meuble pour ménager un espace plat pour le rocker du Strock.
       
      Je débute la soirée sur une nébuleuse diffuse connue et un amas ouvert dans la Licorne.
       
      Observation 9049 : NGC2261.
       La Nébuleuse Variable de Hubble offre un aspect changeant d'une année à l'autre grâce à un jeu d'ombres portées, que me réserve-t-elle cete fois?
       Elle est facile, considérablement faible à faible à 75x, où sa forme triangulaire est déjà visible.
       Je la décortique à 109x, 150x et même 218x, tout ça sans filtre, car ces derniers ne répondent pas super, leur apport reste assez faible en Oxygène 3 et considérablement faible en HBêta.
       Je vois des nodosités dedans, qu'en vision décalée VI1 à 5.
       Rappel sur l'échelle Ciel Extrême utilisée : 1 équivaut à la visibilité de l'objet 100% du temps, 5 à moins de 10%.
       
       
       Observation 9050 : Basel 7.
       Cet amas ouvert est assez discret à 75x, mais cache son jeu, car devient assez fourni avec l'augmentation du contraste en grossissant à 109x. Le fait de grossir éteint plus vite le fond de ciel que la perte de lumière sur les étoiles.
       
       
      A 1h j'ai les mains gelées, car je n'avais pas encore mis les gants, ce qui est vite réparé.
      Je regarde ensuite quelques galaxies de Persée, mais je constate un peu tard que des voiles dégradent les images par là.
       
      Observation 9051 : NGC1186.
       109x, 150x. Cette galaxie difficile est trop sombre à 150x. Son coeur permet de la repérer bien que très faible à VI1. Le pourtour est allongé et vu mal, VI3 à 5. L'ensemble est peu contrasté. Mais comme dit auparavant, je remarque des voiles par là, le plus gros est plus bas ce qui n'exclut pas des voiles plus diaphanes sur cette galaxie.
       
       
      J'ai le nez qui coule au point que ça tombe sur la feuille de dessins. Encore heureux que je ne dessine pas à l'encre!
       Des chouettes se font entendre aux alentours.
       
      Observation 9052 : NGC1171.
       A 109x, elle m'apparaît condensée, très faible à perceptible et reste visible malgré la dégradation de l'image par encore de maudits voiles.
       
       
      J'aperçois une lumière de magnitude -6 à l'horizon ouest, c'est quoi encore que cette pollution? Heureusement qu'elle ne sera plus là la nuit suivante.
        Du givre sur la bâche et une nappe de brume dans le champ au Nord-Ouest indiquent l'humidité glaciale de cette nuit.
       Je remballe à 2h car je travaille dans la journée.
    • By xavierc
      Bonjour
       
      Je vous souhaite tout d'abord une heureuse année 2020.
      Voici le dernier CROA à jour par rapport à la recopie de mes dessins, j'ai pris du retard sur ces derniers avec la fatigue due aux transports en grève.
       
      Nord de la Seine et Marne à l'ouest des ballots de foin
       Soir du 20 novembre 2019
       Dobson Strock 254/1200
       
       3 dessins : 9045 à 9047.
       
       La météo automnale s'est installée, les sorties astro se font plus rares, même si j'ai pu faire 2 sorties étoiles doubles en période de Pleine Lune mi-octobre et observer partiellement le transit de Mercure devant le Soleil le 11 novembre.
       
       La fenêtre météo de ce soir de semaine n'est pas idéale, avec des horizons brumeux, mais c'est mieux que rien.
       Opérationnel à 22h30, je me suis mis à l'abri du vent du nord-est.
       Je me retrouve donc à l'ouest des ballots de foin encore conséquents à cette période.
       
       Il fait froid et le ciel est moins transparent que d'ordinaire à cause du fort taux d'humidité dans l'air, typique de la saison ici.
       Je prends le risque de me retrouver dans le brouillard à la campagne ces soirs-là, alors que chez moi proche de Paris la chaleur urbaine empêche sa création. Rageant après 45 minutes de route!
       
       Mais ce soir le ciel tient.
       Les phares des voitures sur la route départementale sont diffusés par l'humidité.
       
       Je commence par un amas ouvert de Persée.
       
       Observation 9045 : M34.
       J'aime beaucoup ce Messier riche, fourni à 75x avec son triangle principal d'étoiles doubles.
       
       
       J'aperçois une étoile filante dans Orion.
       
       J'ai froid aux mains, il est temps de mettre les gants.
       De la buée gêne parfois.
       
       Je poursuis sur des galaxies à la limite du Bélier et de la Baleine.
       
       Observation 9046 : NGC821.
       Je vois cette galaxie considérablement faible dès 75x, petite.
       Elle est cotonneuse à 150x, à centre facile.
       
       
       Les gants et bottes ne sont pas de trop par ce froid.
       
       Observation 9047 : NGC831.
       A 150x, cette galaxie VI1 à 2 (75% à 100% du temps en vision décalée) semble condensée.
       
       
       A 0h30 je remballe au milieu d'un coup de pompe et encore avec le nez coulant comme lors de la dernière sortie.
    • By xavierc
      Nord de la Seine et Marne au sud des ballots de foin
       Dobson Strock 254/1200
       
       3 dessins : 9025 à 9027
       
       Quand j'arrive dans la fraîcheur à 21h15, Malik est déjà là, trop au sud car installé dans le champ.
       La Lune va se coucher peu après mon installation finie à 21h40.
       Je mets toujours plus de temps à être opérationnel s'il y a un acolyte avec qui discuter.
       
       La soirée commence par un échec sur les nébuleuses Sh2-101 et Sh2-104 du Cygne.
       Je les ai pourtant déjà vues avec ce télescope. Le ciel ou moi ne devons pas être au top ce soir.
       
       Je me rabats sur des cibles plus faciles, quelques amas ouverts vers gamma du Cygne.
       
       Observation 9025 : NGC6871.
       75x, 109x. Il est assez fourni, ses étoiles sont considérablement brillantes à perceptibles.
       
       
       La lampe de la planche à dessins cafouille. J'utilise du coup la lampe de poche pour éclairer le dessin.
       De la buée s'invite par instants sur la lentille d'oeil de l'oculaire. J'essaie pourtant de retarder sa venue en mettant les autres oculaires au chaud dans les poches du manteau.
       Mais l'oculaire en place dans le porte-oculaire a tout le temps de se refroidir jusqu'au point de rosée pendant un dessin.
       
       Observation 9026 : Bi2.
       Biurakan 2 est un amas réparti en 2 groupes distincts à 109x, dominé par une étoile double assez brillante. Il contient des étoiles plutôt brillantes à perceptibles.
       
       
       A 23h Malik rentre dormir une demi-heure dans sa voiture.
       
       Le phare de la Tour Eiffel se montre gênant car je suis tourné à l'ouest pour ces dessins.
       
       Je connais encore un échec cette nuit, sur la comète Africano. Ne m'étant pas trop foulé pour préparer son repérage, j'ai voulu utiliser la carte d'Astrosurf Magazine mais me rends compte que finalement elle n'est pas assez précise par rapport à la brillance de la comète.
       
       Faisant fi de mon nez qui coule à cause du froid, je termine par des galaxies des Poissons.
       
       Observation 9027 : NGC315 et 311.
       75x, 150x. Malik a vu la plus brillante, NGC315, que je note considérablement faible à faible et vue dès 75x. Je remarque aussi NGC311 très faible à VI1, mais rate la troisième du groupe, NGC318, même à 150x.
       
       En cours de dessin, j'ai changé de crayon, impossible de tailler le précédent car la mine se casse sans arrêt.
       
       Des chouettes hulotte chuintent dans la nuit à la transparence perfectible.
       A minuit et demie je range tandis que Malik reste.
    • By xavierc
      Nord de la Seine et Marne au sud puis à l'ouest des ballots de foin
       Dobson Strock 254/1200
       
       5 dessins : 9019 à 9023
       
       Je suis prêt à 22h10.
       Je vais vite être embêté par le vent Est/Sud-Est chiant, en observant la comète Africano dans Andromède.
       
       Observation 9019 : Comète Africano C/2018 W2.
       75x, 109x. C'est une comète qui reste modeste, faible à très faible et très diffuse.
       
       
       Je m'énerve contre le vent fort, qui dépointe le tube, mais aussi contre les faux contacts de la lampe de la planche à dessin.
       Suite à ce vent intenable, je déplace tout le matériel à l'ouest des ballots de foin dans le champ moissonné et plan, à l'abri du fort vent devenu petite brise à cet endroit, et ce qui ne gâte rien, à l'abri de la lumière de la Lune à moins d'un jour avant le dernier quartier, qui se lève à 23h.
       
       Dans de bien meilleures conditions, je poursuis la nuit avec un amas ouvert du Petit Renard, Vulpecula en latin.
       
       Observation 9020 : NGC6802.
       150x, 109x. Le petit amas niché dans le Porte-Manteau (Collinder 399) est très faible, mal résolu ce soir.
       
       
       La nuit est entrecoupée d'une petite sieste d'une demi-heure, et comme je suis encore fatigué à minuit et quart, je dors un cycle de sommeil à l'arrière de la voiture.
       Je suis relevé à 2h, frais pour de nouvelles observations.
       
       J'entame une ode au ciel d'automne ayant pour thème les amas ouverts de Cassiopée.
       
       Observation 9021 : NGC637.
       75x, 150x. Il est détaché mais pauvre à 75x. Ses étoiles se révèlent assez brillantes à perceptibles.
       
       
       Un spot lumineux s'est allumé à l'ouest, pourrissant le ciel jusqu'à 15° de hauteur. Est-ce une nouvelle bêtise de Disney Village?
       
       Observation 9022 : NGC609.
       Pas vu à 75x, il montre quelques étoiles faibles à perceptibles à 150x.
       C'est nul! La Lune doit gêner pour en voir plus, diffusant sa lumière dans le ciel bien que le Strock soit dans l'ombre des ballots.
       
       
       Observation 9023 : NGC559.
       150x. Celui-là rattrape un peu la vacuité du précédent, puisqu'il est plus riche qu'au premier abord en étoiles plutôt faibles à perceptibles, mais je sens que la Lune gêne pour en voir plus.
       
       
       Le bilan de la nuit est décevant, entre le fort vent et la Lune trop grosse qui gomme les étoiles les plus faibles.
       Du coup je remballe prématurément à 3h20.
    • By xavierc
       Nord de la Seine et Marne au sud des ballots de foin
       Matin du 31 août 2019
       Dobson Strock 254/1200
       
       10 dessins : 8990 à 8999
       
       Je suis venu après une sieste indispensable car la semaine fut dure. Je commence les observations à 0h20.
       Je m'attendais à retrouver Jcb77 avec qui j'avais planifié la sortie, mais son astro-fourgon ne démarrant plus, il est cloué chez lui. Zut!
       Un peu de vent du nord-est souffle, je m'abrite avec le télescope derrière les ballots de foin.
       Le ciel est marqué de quelques petits voiles, dont un qui rend la Voie Lactée d'été plus intense, ça fait bizarre.
       
       Je vise les zones épargnées, plus spécifiquement quelques galaxies de Pégase.
       C'est la suite du groupe de NGC7626 dont l'observation avait été interrompue par de vils nuages à la dernière séance où Pégase était bien placé pour l'observation (seconde partie de nuit à cette période).
       
       Observation 8990 : NGC7623.
       A 150x, je la vois, très faible et un peu diffuse.
       
       
       Comme chaque nuit actuellement je bataille contre un moustique vers 0h40.
       
       Observation 8991 : NGC7631.
       Diffuse et allongée, elle me semble très faible à VI1 à 150x.
       
       
       Le froid arrive mais pour le moment la veste suffit au-dessus du tee-shirt.
       Mais bientôt le vent refroidit l'air au point que je mets le pull et le manteau.
       Le phare de la Tour Eiffel s'est éteint enfin à 1h.
       
       Observation 8992 : NGC7612.
       Faible, elle est visible comme une étoile floue à 150x.
       
       
       Des chouettes animent un peu la nuit de leurs chuintements.
       
       Observation 8993 : NGC7674/75.
       Belle surprise que ce duo tenté par hasard. NGC7674 à centre flou est un peu ovale, très faible et très diffuse, tandis que NGC7675 n'est vue qu'en vision indirecte mais 100% du temps alors.
       
       
       Observation 8994 : NGC7479.
       Cette superbe spirale barrée au Dobson de 508 va-t-elle me montrer certains de ces détails avec moitié moins de diamètre?
       Déjà, elle est plus faible qu'attendu, j'ai dû garder en mémoire l'impression au T508.
       109x, 150x, 218x. La galaxie est faible à très faible, et je note à 109x un départ de boucle en VI3-4 (25 à 50% du temps en vision indirecte).
       Bref, un miroir de 25cm n'est pas un 50cm!
       
       
       Je change d'objets, destination des amas ouverts de Cassiopée.
       
       Observation 8995 : NGC381.
       75x, 109x. Bien détaché à 75x, il est assez fourni en étoiles assez faibles à perceptibles.
       
       
       A 3h20 je m'offre un quart d'heure de sieste dans l'auto.
       
       Observation 8996 : St3.
       Stock 3. 150x. Il n'est pas remarquable, juste concentré.
       
       
       Une odeur de lisier de porc vient offusquer mes narines par intermittences.
       
       Observation 8997 : Be62.
       Berkley 62. 150x. Décidément, je ne pointe pas les plus riches, celui-ci aussi est pauvre.
       
       
       J'ai froid aux jambes, il faudra prévoir de remettre le pantalon de ski à la prochaine sortie au lieu de bêtement le laisser à la maison.
       
       A 4h20 Orion est entièrement levée.
       Je sens encore du vent gênant.
       
       Je veux tenter des galaxies de la Baleine mais le fond de ciel est finalement trop clair par là-bas, les observations seront décevantes.
       
       Observation 8998 : NGC179.
       109x. Elle est basse et vue VI1 à 2, sur fond trop clair.
       
       
       Le camion de lait est encore passé vers 5h.
       Un ballet d'autres camions vers la même heure a augmenté le bruit d'un coup quelques minutes.
       
       Observation 8999 : NGC309.
       109x. Elle est très diffuse, VI3.
       
       
       A 5h30, l'aube arrive. Je dors 25 minutes et prends quelques photos du site avant de remballer.
       
       
       
       
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