Jean-Noel

STT65 à 0"477 et ciel profond au T520 et DF510

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Dimanche 24 au Lundi 25/09/2017

 

 

Aubrives, vallée de la Meuse dans les Ardennes (50° 6'14.57"N - 4°45'9.05"E).

 

Dobson 520mm, miroir D=515mm F=3090mm, optique M.  Walbaum (Hilux 96%).

Dobson Factory 510mm, miroir D=506mm F=2645mm, optique Mirro-Sphère (Hilux 96%).

 

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Le T520 F/D=6

 

 

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T520 optique M.  Walbaum / LB301 Optique JM Lecleire /Dobson Factory Optique Mirro-Sphère

 

 

 

Début 21h50 : Transparence exécrable, diffusion lumineuse intense des luminaires, de la centrale de Chooz et des villages avoisinants.

La voie lactée est soupçonnée au zénith à l’œil nu et le ciel est rougeâtre ou blanchâtre selon la région du ciel observée (Mvlon 5,07).

Turbulence mesurée à 1,20 - 1.50 en première partie de nuit. Valeur SQM = 19.69. Début à 9h50’.

 

 

 

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M13 = NGC 6205 : (Hercule) α = 16h 41m 41s; δ = +36° 27′ 37″ ; AG ; Mv=5.8 ; diam. 20’.

L’amas globulaire  est déjà entièrement résolu à 103x (Zeiss UWF30mm) et donne une très jolie vision de M13 sur le fond de ciel noir constellé d’étoiles fines.  Les conditions de seeing se sont dégradées depuis la veille et la mise au point difficile ne montre que des étoiles un peu pâteuses au Nagler 20mm + TV2.5x : Le T520 ne supporte clairement pas 386x ce soir. M13 est néanmoins très bien résolu en réduisant l’amplification à 309x (Nagler 20mm + TV Big Barlow) et donne une très belle vision de la périphérie, sans atteindre l’excellence des images observées le 21 Septembre. Le Y centrale est facilement perceptible.  

 

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Mizar et Alcor : ζ UMa et 80 UMa: (Grande Ourse) α = 13h 23m 55,5s; δ = +54° 55′ 31″; ED A2V / A2V / A1V.  

  • Σ1744AB = ζ UMa  = Mizar : Mv= 2,23 et 3,88 ; Rho=14,4" - Thêta=152°.  
  • Σ1744AC = Mizar Alcor : Mv= 2,23 et 4,01 ; Rho=706,9" - Théta=70°.  

Bas sur l’horizon mais pointées afin d’aligner le laser, cet ensemble lumineux et facile montre les composantes sous la forme de tavelures prenant un aspect planétaire grossier et diffusant la lumière dans le champ de l’oculaire au T520x238 (Ethos 13mm). Plus d’une dizaine d’étoiles sont malgré tout perceptibles dans le de l’oculaire. Le T250 F/D 6.3 Astam muni de mon regretté Zeiss Docter 12,5mm m’a donné des images splendides de Mizar et Alcor au zénith dans les années 2000 à Vireux-Molhain où le ciel était stable.

 

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M92 : (Hercule) α = 17h 17m 07.27s ; δ = +43° 08′ 11.5’’ ; AO ; Mv=6.5 ; diam. 11,2’.

L’amas, nettement moins étendu que M13, présente un centre beaucoup plus serré mais parfaitement résolu au T506x386x (Nagler 20 + TV 2.5x), l’image se présente contrastée et lumineuse mais manque finesse en raison de l’agitation atmosphérique. Je n’ai pas essayé à 237x (Ethos 13) afin de diminuer l’impact de la turbulence.

 

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M57 : (Lyre) α = 18h 53m 35s ; δ = +33° 02′ ; NP ; Mv=9.7 ; dim. 1,4’x 1,0’.

Haute dans le ciel, la nébuleuse planétaire apparaît comme une large couronne, non uniforme et marquée par un affaiblissement d’éclat à l’extrémité du grand axe. La partie inférieure beaucoup plus sombre montre de la luminosité et la partie extérieure semble présenter une fine couronne plus sombre. La forme annulaire est remarquable au T520x154 (Nagler 20mm) et l’étoile de 13éme magnitude est facilement perceptible aux abords de la nébuleuse. L’observation attentive laisse apparaître une seconde étoile de 14,1ème magnitude, puis deux autres de 14,7 et 15,0 soupçonnées par intermittence. Très joli.

 

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Double-double = ε1 et ε² Lyra = Σ2382-83 : (Lyre) α = 18h 42m,7 ; δ = 39° 37′ ; ED A3V+F0V (ε1) A6Vn+A7Vn (ε2) ; Mv= 4,66 [ε1] 4,59 [ε2] ; Sép. 208,2’’ thêta=172°.  

Σ2382 = ε1 : Mv= 5,0 et 6,1 ; Rho=2,33" - Thêta=345°.  

Σ2383 = ε1 : Mv= 5,1 et 5,4 ; Rho=2,39" - Théta=75°.  

Comme l’avant-veille, la double-double est déjà complètement séparée dans un champ rempli d’étoiles au T520x103 (Zeiss UWF30). La séparation de Σ2383 au Nagler 20 + TV2.5 (T520x386) montre clairement le bouillonnement des composantes tendant vers un aspect planétaire. L’utilisation de diaphragmes m’a permis de trouver une amélioration significative de la qualité de l’image dont les images les plus esthétiques se situent à 200mm et 150mm d’ouverture (Les tavelures apparaissent encore en à 260mm d’ouverture). Les disques d’Airy complets mais ondulant deviennent visible en diaphragmant le T520 à 120mm d’ouverture. Les anneaux de diffraction ondulants apparaissent en réduisant encore l’ouverture à 60mm. La nuit ne semble donc pas adaptée à l’observation à haute résolution avec un T500.

 

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M2 : (Hercule) α = 17h 17m 07.27s ; δ = +43° 08′ 11.5’’ ; AO ; Mv=6.5 ; diam. 11,2’.

L’amas, beaucoup plus petit que M13,  présente un centre compact, un peu mou et sans piqué mais parfaitement résolu au T506x386x (Nagler 20 + TV 2.5x). En raison de l’agitation atmosphérique, les étoiles de la périphérie denses et ont une nette tendance à s’évanouir puis réapparaitre. L’image se présente plus contrastée et lumineuse en réduisant l’amplification à 309x (Nagler 20mm + TV 2.5x).

 

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M15 : (Pégase) α = 21h 29m 58s ; δ = +12° 10′ ; AO ; Mv=6.2 ; diam. 12,3’.

Très brillant, cet amas globulaire présente également une image turbulente et ne supporte pas 386x. L’image est de bonne qualité en réduisant l’amplification à 309x (Nagler 20mm + TV Big Barlow 2x).

 

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Neptune + Triton :

λ Aqr, de magnitude 3.75 est juste à la limite de la visibilité à l’œil nu après l’extinction des luminaires à Aubrives. Cette étoile me permet de pointer Neptune en un temps record. A 594x (Ethos 13mm + TV2.5x), Neptune arbore une jolie couleur bleue profond mais les bords ne sont pas tranché la planète devient régulièrement un peu floue lors des nombreuses pointes de turbulence. L’objet de cette observation était de détecter la présence de Triton de magnitude 13.7 et situé à 11,2" de Neptune. L’écart d’éclat de presque 6 magnitudes, en la planète et son satellite, rend l’observation délicate, cela malgré la possibilité théorique de pouvoir l’observer dans un télescope de 250mm. La perte de magnitude des objets situés à 30° de hauteur au dessus de l’horizon est dramatique dans mon ciel ou le coefficient d’extinction atteint un niveau record. Triton est perceptible à la limite de la visibilité et s’évanoui régulièrement sous l’effet de la turbulence. Mon ami Roland Boninsegna l’a observé sans problème particulier au T406x400 à l’observatoire de Dourbes, situé en hauteur à 20 km de chez moi dans le sud de la Belgique (il bénéficie d’une Mvlon=5.6 dans Pégase et d’une parfaite visibilité de la voie lactée). L’observation de Triton reste quand même délicate à Aubrives où la Mvlon est de l’ordre de 3.5 à 30° de hauteur et magnitude 2 à 20° de hauteur !

 

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M52 = NGC7654 : (Cassiopée) α = 2h 27m 17s ; δ = +66° 46′ 20,5" ; AO ; Mv=8.2 ; diam. 12’.

La constellation du Cassiopée contient un joli amas ouvert située en pleine voie lactée, non loin de 4 Cassiopée (WDS23248+6217), un couple stellaire à forte différence de magnitude (4,96 et 9,88) et de la nébuleuse de la Bulle NGC7635. M52 est moins étendu que NGC7789 mais les étoiles de 10-11ème sont plus aussi lumineuses à l’oculaire. L’amas étant pratiquement située au Zénith, j’ai quitté le T520 et mon escabeau 8 marches pour pointer cette région au DF510mm plus court et plus maniable. Le DF506x88 (Zeiss UWF30) offre une vision très fine de cet essaim et montre plus d’une centaine d’étoiles serrées dans un champ large d’étoiles. Le Zeiss UWF30mm présente de la coma et une distorsion de champs bien perceptible sur les bord du champ mais non gênante en ce qui me concerne.

 

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NGC7635 = C11 = Bubble nebula : (Cassiopée) α = 2h 31m 23.7s ; δ = +66° 22′ 18.2" ; NP ; Mv=11 ; dim. 15’x 8’.

Il est facile d’atteindre cette région en partant de sa proche voisine M52. Toutes les étoiles entourant la nébuleuse de la bulle se retrouvent dans le champ de l’oculaire sauf la nébuleuse ! Normalement perceptible dans un T250 en vision décalée, comme une large coquille excitée par l’étoile SAO20575 (Mv8.65), ici au DF510mm, Rien ! Du haut de mon escabeau 4 marches, je retente l’observation au Nagler 31mm + filtre interférentiel Lumicon OIII. Même image et peut-être un « quelque chose » en vision décalée mais rien de transcendant. En aucun cas, la bulle n’apparaît à l’oculaire du DF 510mm à Aubrives. C’est un  échec !

 

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NGC6960 : (Cygne) α = 20h 45.7' ; δ = +30° 43' ; ND ; dim. 70’x 6’ ; Mv~7.0.

La petite dentelle, presque centrée sur l’étoile repère 52 cygne de Mv=4.3, dessine deux ailes assez claires dans lesquelles s’entrecroisent le système de  filaments déjà observé au T520. Au DF510x88 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII), l’aile de gauche s’étire loin de 52 du cygne dans un champ très riche en étoiles.

 

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NGC6992/95 : (Cygne) α = 20h 56.4' ; δ = +31° 43' ; ND ; dim. 60’x 8’ ; Mv~7.0.

Au DF510x88 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII), le boomerang, plus brillant que NGC 6960, montre un long fuseau d’environ 10’ de largeur et dans lequel s’entrecroise le système de  filaments complexe sur plus de 1° (NO-SE). La nébuleuse se termine par 3 extensions superbement détaillées et le triangle de Pickering. NGC6995 se révèle très détaillé mais également très faible à Aubrives.

 

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NGC7000 : (Cygne) α = 20h 58.8' ; δ = +44° 20' ; ND ; dim. 120’x100’.

La nébuleuse North America apparaît très faiblement au DF510x88 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII). La région du golf du Mexique est bien visible et les zones les plus denses apparaissent avec des détails nuancés dans les bords de la partie la plus lumineuse « Le Mexique ». La nébuleuse se fond graduellement au fur et à mesure que l’on se rapproche du « Canada ». La nébuleuse du Pélican (IC5070-67), nettement plus faible que NGC7000, n’est soupçonnée qu’à proximité de l’étoile 57 du Cygne au DF510x88 (filtre OIII).

 

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M45 : (Taureau) α = 3h 47m 24s ; δ +24° 07’ ; AO ; Mv=1.6 ; dim.~110'. 

Déjà observée dans de superbe conditions au T520x103 (Zeiss UWF30mm et DF510x85 (Nagler 31mm). J’ai cette fois essayé le DF510 avec l’oculaire Zeiss 30mm afin de remonter le contraste de l’image. Le résultat est une belle image dont le contraste est un peu meilleur qu’au Nagler 31mm ; cela au détriment du bord de champ bien mieux corrigé chez Televue. Les nébulosités autour les étoiles les plus brillantes sont bien perceptibles. Elles laissent cependant penser à une possible diffusion de lumière autour des étoiles brillantes. La nébulosité observée autour de Mérope, NGC1435, paraît très allongée vers le sud. Je dispose d’un oculaire Rodenstock de 35mm, dont le contraste m’a donné des images absolument divines de la pleine lune avec mon excelle T250 F/D 6.3 Astam. Avec une pupille de 5,8mm sur le T520mm, cet oculaire devrait bien être adapté à l’observation des objets du ciel profond. De fait, la vision est spectaculaire au T520x88 (Roddenstock 35mm) dans lequel la plus grande partie de l’amas tient. Les étoiles se révèlent êtres de fins diamants entourés de nébulosités subtiles sur un fond de ciel noir : NGC1435 Mérope Nebula est la plus évidente, vdB.23, NGC1432 et vdB.20 entoure d’Electra sont aussi clairement visibles : c’est magnifique. Sur le DF 510mm, le Roddenstock 35mm fourni de moins bon résultats en terme de contraste et de luminosité, la pupille de 6,7mm est trop importante pour mes yeux.

 

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NGC884/869 = Double Amas du Persée : (Persée) α=02h 22,4m ; δ=+57° 07′ & α=02h19m ; δ=+57° 09′ ; AO ; Mv = 4.4&4.3 ; diam. 30'&30’.

Le DF510x88 (Zeiss UWF30mm) donne une image superbe du double amas dans lequel NGC869, plus dense que NGC884 montre bien son centre formé d’étoiles brillantes, de 6 à 7ème magnitudes, se détachant d’une large périphérie composée de plus d’une centaine de joyaux d’éclats inégaux. Le T520x103 (Zeiss UWF30mm) révèle une image sublime, un peu plus grossie, plus contrastée mais avec un peu moins de champ que celui (magnifique) donnée par le DF510mm. Le 520x88 (Roddenstock 35mm) montre les étoiles avec une finesse et un contraste étourdissant.  Je regarde ce champ, l’œil rivé à l’oculaire à 3 mètre de hauteur et perds un peu l’équilibre… Je ressens de nouveau un vertige en pensant que l’escabeau se dérobe sous mes pieds, il n’en est rien. La vision est faramineuse,  grandiose !

 

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M42 = NGC1976 :

Orion se lève sur la central de Chooz. Les conditions ne sont pas exactement réunies pour y déceler les fines trainées claires. La partie la plus dense est cependant visible comme un renforcement de la pollution lumineuse et le trapèze est résolu en quatre pâtés immondes ; Le T520x103 (Zeiss UWF30mm) montre à l’oculaire la vision industrielle l’horreur astronomique. L’utilisation du filtre interférentiel Lumicon Oxygen III révèle néanmoins la partie centrale de la nébuleuse d’Orion avec beaucoup de nuances. Le moutonnement de couleur vert (caractéristique du filtre OIII) est bien visible sur un fond nébuleux rose éclatant, de la pollution lumineuse sans limite, se prolongeant sur 80° à l’horizon Est. Orion se perd rapidement à l’œil nu dans les vapeurs des réfrigérants réchauffant l’air à 40°.

 

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STT65 = HR1188 = SAO76256 = CCDM J03503+2535AB = WDS 03503+2535 = ADS2799 : (Taureau) α = 3h 51m 23s; δ = +25° 37′ 48s ; ED ; type A2V ; Mv=5.23 et 6,52 ; Rho = 0,477" Thêta=201.7°.

La turbulence semble s’être calmée, je décide de pointer les deux télescopes en direction du couple serré STT65, situé à proximité de M45. Le T510x509 (Ethos 13 + TV 2.5x) sépare difficilement les deux compagnons dans les trous de turbulence. STT65 est clairement dédoublée dans l’agitation résiduelle au T520x594 (Ethos 13 + TV 2.5x) ou les deux composantes apparaissent plus brillante et arborent une teinte blanche à jaune claire. Les disque d’Airy sont parfois ponctuellement visibles.

 

 

 

 

Fin d’observation à 4h00' avec la tombée du brouillard et l’observateur K.O. mais heureux...

Merci de m'avoir lu .....

 

 

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Un bien beau petit tour des célébrités sous un ciel non-coopératif mais avec l'instrumentation de qualité qui compense un peu ! J'aime bien ces comptes-rendus citadins ou péri-urbains qui permettent de fixer les idées sur ce que l'on peut (et ne peut pas) voir, c'est "éclairant" si j'ose dire... Bravo !

 

C'est vrai que la bulle, même si sa brillance de surface approche celle des dentelles, offre des contours bien moins nets et des contrastes moins tranchés, ce qui ne facilite pas sa perception dans un ciel pollué. En plus, les filtres interférentiels ne peuvent rendre de grands service sur cet objet au spectre plutôt continu.

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Finalement Jean-Noël, à partir de tous ces compte rendus d'observation et de ton expérience, vers quel instrument ton coeur balance-t-il ? Je sens une préférence pour le Walbaum pour ce qui est du rendu final de l'image... Dommage que les 2 instruments aient un rapport F/D assez approchant, j'aurai bien aimé un match F/D 6 - F/D 3,5 par ex avec le même bafflage pour ces 2 instruments. C'est drôle, au début de l'aventure en Dobson, j'étais parti pour un 20 ou 22" avec un rapport F/D le plus long possible mais la petitesse des plafonds de mon ancien chalet et les discussions avec les marchands d'armes m'en ont dissuadé !

Fabrice M.

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Bonjour Yan,

 

Merci de m'avoir lu et de ta réponse très pertinente.:)

La difficulté à percevoir des objets au spectre continu dans les zones urbaines et cela malgré l'utilisation de filtre interférentiel semble être une bonne explication à ma difficulté d’extraire la nébuleuse de la Bulle de la pollution lumineuse. NGC7000 et la partie la plus brillante du Pélican répondent bien mieux à l'utilisation du filtre OIII sur mon site et se laissent observer sans difficulté majeure. Je retenterai l'observation de NGC7635 mais avec le T520 dont les images sont plus contrasté que celle de mon Dobson Factory de 510mm.

 

Concernant l'état du ciel en région frontalière Belge, les choses ne s'amélioreront probablement pas. Les lampadaires sont de plus en plus présent sur les routes secondaires, rond points,  autoroutes Belges et même jusque dans les pâturages (si si, c'est possible) . L'un de mes amis astronomes, résidant à 15km de mon domicile, a posé la question de l'économie financière qu'engendrerait une extinction des luminaires, après 23h ou minuit, quand il n'y a plus personne dans les rues. Son maire lui a répondu qu'il s'était promené dans un village ayant adopté ce type mesure et qu'il y faisait bien trop noir. :(

 

Jean-Noël

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Re bonjour Fabrice,

 

Mon cœur pencherait nettement sur une bonne paire de jumelle 50x10, en dégustant un café en ta compagnie sous ta sublime voûte céleste. :x

 

Sinon, sur mon site pollué, mon cœur penche pour le télescope de 520mm dont l’optique présente clairement de meilleurs résultats en termes de contraste, de finesse d’image et de résistance à la turbulence que ceux observés au DF510mm. Le contraste et les images ont notamment été splendides sur le Double amas du Persée, Véga, Altaïr, les amas globulaires et les étoiles doubles, créant une différence marquée avec le DF 510mm. Il représente aussi l'achat sentimental de l'optique dont les images de Saturne, d'une beauté indescriptible, m’ont à jamais subjugué en 1973.

Ce T520 présente des défauts importants et non des moindres comme :

  • La difficulté majeure à suivre les objets à plus 500x de grossissement en raison des matériaux utilisés (Lino sur téflon), provoquant un collage sur les 2 axes.
  • L’impossibilité de transporter la cage du miroir primaire (seul) dans une voiture de type Laguna. Cela, même sans le miroir, en raison de sa taille (celle d’un T600), de la hauteur des tourillons (1,20m) et de son poids de plus de 50kg hors optique.
  • La longueur focale nécessite de descendre de l’escabeau lors d’un pointage de l’instrument (Avantage au télescopes court)
  • L’observation des régions situées à proximité du zénith a tendance à faire basculer l’escabeau en raison du collage de l’axe d’azimut (cela fait bizzard à plus de 3m de hauteur)
  • Perte de collimation en raison de la faiblesse et longueur des tubes aluminium de 35mm de diamètre. (le DF a le même souci).

Le Dobson Factory présente néanmoins l’avantage d’être très maniables, doux dans les déplacements. Il autorise un suivi à plus de 1000x sans aucun souci et la sécurité avec la possibilité d'observer  beaucoup d'objets depuis le sol ou sur un petit marche pied (Un luxe). Le montage de ce télescope est par contre galère en comparaison du T520.

 

Jean-Noël

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Alors là Jean-Noël, tu me fais plaisir avec ta première phrase car ici la porte est toujours ouverte et de plus les jumelles sont un peu des instruments sacrés à mes yeux. Lors de mon premier voyage aux Canaries en 2004, j'avais une 11x80 puis une 15x50 stabilisée pour tous les voyages suivants.

C'est intéressant ce résultat des courses concernant tes 2 Dobsons et même un peu troublant car quel est selon toi ce qui pourrait expliquer cet écart ? Le diamètre non, l'obstruction bof, le rapport F/D semble exclu car assez similaire, reste la qualité du miroir mais on tape déjà dans du très bon pour les 2. Ou encore la turbulence interne qui m'a joué de fâcheux tours sur le mien en Haute Savoie. Je ne pense pas que ce soit un tout petit écart de perçu car tu évoques la résistance à la turbulence et ça en général on le ressent lorsque les instruments ne sont pas de la même qualité (par addition des défauts pour le plus mauvais). Il te reste à piquer les meilleures pièces de l'un et de l'autre et de te faire un joujou unique !

Fabrice M.

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Bonjour Fabrice,

Super, Si cela ne tenait qu’à moi, je serais déjà à l’aéroport avec un billet pour Las Tricias. Tu as déjà dû t’éclater lors de ton premier voyage avec ta paire de jumelle 11x80. Tu es aujourd’hui au paradis des astronomes avec ton T600. :)

 

Le résultat des courses concernant les 2 Dobsons est en effet troublant Fabrice. Malgré un cahier des charges pourtant clair, le DF510 n’a pas délivré les images que j’en attendais, cela en comparaison de mes LB300 JML et T250 F/D6.3 Astam.

  • La différence de luminosité entre un 510 et 520mm est de l’ordre 0,04 magnitude (cela est normalement non visible).
  • L’obstruction des télescopes de 510mm et 520mm sont des 17% donc similaire.
  • L’écart de décentrage admissible, pour l’observation visuelle, est de 1.56mm pour le DF510 et 2.36mm pour le T520. Les tolérances à la collimation et à la précision mécanique est une peu plus souple pour le T520mm mais les deux valeurs sont finalement assez proches et loin d’un instrument ouvert à F/D3.3, dont écart de décentrage toléré doit être de l’ordre de 0,4mm d’après Danjon et Couder.
  • En ce qui concerne la qualité du miroir, Franck Grière est revenu jusqu’à Givet chercher le primaire de 510mm pour analyse et m’a confirmé la valeur initiale de son bulletin de contrôle (L/18Ptv) et état de surface très travaillé (contraste de phase top). On est au dessus du critère de Françon dont la discrimination à 92% est la limite supérieure à la perception du gain en contraste. J’ai d’ailleurs été ‘scotché’ par le contraste, la finesse, la richesse des couleurs, la brillance et le ciel noir (entre les composantes) d’Albireo dans le télescope « Sud Dobson » de 400mm F/D=5, optique Mirro-Sphère, présent à l'Observatoire Centre Ardenne, lors de la dernière nuit des étoiles. Le miroir de 520mm a été mesuré l'époque à L/30 sur l’onde par Michel Walbaum et L/13.4 PTV (écart RMS L/42.5 et L/43.6) chez Mirrosphère avant ré aluminure, le 31/10/2013.  
  • Le concept serrurier des deux télescopes est identique et les 2 instruments étaient séparés de 5 mètres l'un de l'autre. L’agitation atmosphérique peut cependant être très localisée ; J’inverserai la disposition des deux instruments afin de vérifier ce point. Pourrais-tu STP m’en dire plus sur le problème de  turbulence interne qui t'a joué de fâcheux tours en Haute Savoie ?

J’ai néanmoins trouvé la raison liée à la diffusion de lumière parasite dans le porte oculaire, en fait provoquée par la partie centrale de l'araignée. Le Dobson Factory de 510mm fourni maintenant de belles images des l’amas globulaire mais un peu moins percutante et contrastée que celle obtenue avec le T520. Les étoiles brillantes ne semblent plus diffuser comme avant mais ce point sera vérifié sur Vénus et les demis tons planétaires de Jupiter.

 

Il me restera à vérifier l’astigmatisme potentiel lié au collage du miroir secondaire sur son support (opération maintenant possible en inversant les deux secondaires). Je devrai également regarder les flexions des tubes serruriers (évidents au laser de collimation pour les deux instruments) puis regarder les diffusions potentielles de lumières parasites, provoquées par les branches de l'araignée,  dans le porte oculaire. Observes-tu une dérive de ton point rouge quand tu changes la hauteur de ton serrurier avec le laser de collimation ?

 

J’ai aussi pensé à piquer les meilleures pièces de l'un et de l'autre et de m’en faire un joujou unique mais le T520 est un véritable Tank, dont les composants en acier font penser à un T600 F/D5. La boite du secondaire du DF510 est trop petite de 10mm, le miroir de 520mm ne rentre pas dedans.....

 

Je répondrais à ton post "Dentelles mineures du Cygne - part one" dés que possible. :)

Jean-Noël

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Merci Fabrice, tu as posé la question que je voulais poser depuis plusieurs jours à la lecture des différents tests de Jean-Noël. Cette différence m'étonne aussi beaucoup... Ca illustre bien l'influence que peuvent avoir les éléments mécaniques sur l'image, à qualité optique comparable. Intéressant !

 

Bon, maintenant Jean-Noël, il te reste à trouver le bon ciel que tes instruments méritent ;)

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Bonsoir Jean-Noël, c'est un peu "astronomie pratique" ici. Je ne sais si j'ai bien compris ta question pour le laser mais je n'ai pas de souci de collim. Mon instrument reste toujours monté, ça aide et les tubes en carbone sont de bonne section. Je n'ai pas vu de dérive du point rouge hormis la petite tolérance entre une position de l'oculaire vissée ou en position libre dans le porte oculaire ; il reste en tout cas toujours dans le triangle même après roulage sur la terrasse.

Pour la turb. interne, mon miroir étant assez épais (58mm), les gradients thermiques importants en montagne, avec un delta de 5 à 10°, c'était la course au rattrapage de la température extérieure nocturne et le Dobson était battu. En fait, il y a un petit matelas d'air chaud qui se forme en permanence sur la surface optique. La pose de ventilos extracteurs d'air et le suivi d'une méthode rigoureuse d'un ingénieur italien ont fait le reste. Lorsque j'actionne le potentiomètre et que les conditions locales sont telles que relatées ci-dessus, c'est vraiment bluffant car ça marche instantanément ; les étoiles perdent leurs aigrettes qui partaient dans tous les sens, la tache de diffusion diminue un peu. Cela est bien visible aussi au star-test mais c'est net seulement en atmosphère stable autrement tout se mélange à l'oculaire. Ici, plus de souci de chambrage, le Dobson est dans un garage ouvert pour le moment et les températures sont plus constantes. Disons que mon système restera valable les coups où le seeing est parfait pour essayer d'en gratter un peu plus.

Il y a aussi ce long post intéressant dans les premières pages où tu verras une photo de mes travaux : http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=136919&page=7

Fabrice M.

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Bonjour Fabrice,

 

Effectivement, j’ai quelques difficultés à établir la frontière entre "Forum d’observation" et "astronomie pratique" ;)

Ma question concernait bien la dérive du point rouge, cela lorsque tu changes d’inclinaison de ton tube optique de 60° à 20° de hauteur par exemple. La forte section de tes tubes en carbone semble bien avoir mis un terme aux problèmes de flexions engendrés par les tubes en aluminium présents sur mes instruments de 520mm et 510mm. Ta plus courte focale est également un élément de stabilité. Je n’avais pas pensé à regarder le problème potentiel d'un petit matelas d'air chaud qui se forme en permanence sur la surface des optiques épaisses et de l’impossibilité de rattraper les écarts de température liés aux gradients thermiques importants (c’est aussi mon cas dans les Ardennes). Je regarderai donc la possibilité d'installer des ventilateurs extracteurs d'air en m’inspirant de ta belle réalisation :

 

image.png.619eb30ca43dbc080d10494b8377f79a.png

 

Pourrais-tu STP m’en dire plus sur la méthode rigoureuse de l’ingénieur italien dont tu me parlais ? Je vais bien-sûr relire http://www.webastro.net/forum/showthread.php?t=136919&page=7 avec beaucoup d’attention. Sur "Astrosurf magazine", tu t'étais étonné du manque de contraste des T600 présents aux Rencontres Astronomiques du Printemps à Craponne sur Arzon. Tu préférais les images de ton C14 pour le contraste et peut-être également pour la finesse des images obtenues. Ton DF600 a t'il supplanté ton ancien C14 sur ces points ? 

 

Jean-Noël

 

 

 

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Il y a 19 heures, Cédric Perrouriefh a dit :

Bon, maintenant Jean-Noël, il te reste à trouver le bon ciel que tes instruments méritent ;)

 

Bonjour Cédric,

 

Ah, si seulement.....

Mon problème est que mon épouse néerlandaise ne souhaite pas s'éloigner des pays-bas et me proposait même de reprendre la maison de ses parents donc la magnitude limite à l’œil nu doit flirter avec celle du stade de France pendant un Match de football. :S

 

As-tu une belle maison sous ciel ciel ruisselant d'étoile ? :)

Edited by Jean-Noel

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Hélas non ! :( J'habite (encore pour le moment...) en ville, en plein centre-ville, où je n'observe jamais. D'ailleurs la "bande" de ciel visible de la fenêtre de mon appart doit faire une trentaine de degrés de large à la louche, en fait l'espace de la rue (étroite) avant de tomber sur les toits des immeubles d'en face... -_- De ce côté là tu es déjà mieux loti que moi, enfin si j'ose dire ;)

 

Mais par contre je connais des bons sites en campagne ou en montagne, pas trop trop loin, où je me rends régulièrement le week-end pour profiter de belles nuits. J'y ai souvent transporté et monté sur place mon T350 qui pèse déjà 80 kg ! :( (Principalement à cause de la motorisation...) Bon c'est vrai qu'après l'avoir fait plusieurs fois par mois pendant 2 ou 3 ans, j'en ai eu marre et aujourd'hui j'ai envie de passer à du plus léger, artisanal, à diamètre équivalent voire supérieur (mais ça douille...) Quoi qu'il en soit, j'ai des amis qui montent parfois avec des T 500 voire 600 transportés depuis chez eux. Certains en ont à peu près pour 130 kg, mais paradoxalement c'est parfois plus ergonomique que les 80 kg d'un dob industriel, je ne dirais pas "pas bon pas cher", mais bon tu as compris mon idée ;) Qu'en est-il pour tes superbes instruments ? Sont-ils "faciles" à transporter ? (Tout est relatif certes ;)) Tu n'as jamais eu l'idée de les mener voir ailleurs ?

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Ben non Cédric o.O, le T520 ne rentre pas dans ma Laguna et pèse un âne mort (le poids du miroir est de 30 kg et la cage du primaire doit peser 50kg sans le miroir). Il se transport et se monte néanmoins rapidement dans le jardin grâce à un chariot. La  structure du DF510 est une galère à monter et à démonter. Je le laisse donc entièrement monté dans mon sous sol, sans la boite du miroir primaire qu'il me suffit d'installer lorsque le télescope est sorti dans le Jardin. La structure du DF510 est assez légère. Les T520, DF510 et LB300 JML sont tous installés et réglés en environ 2 heures. J'ai quand même une possibilité de transport car un astronome de la région de Charleroi (Belgique) s'est proposé de transporter les instruments en camion jusque l'observatoire de Dourbes (en Belgique), lors des observations publiques. Le ciel y est bien meilleur que chez moi puisque 51 Pégase (Mv=5.6) est bien visible à l’œil nu. Dans quel coin de France résides-tu Cédric ?

 

Jean-Noël

 

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Je suis dans le sud... (Aix-en-Provence). Mes lieux d'observation chouchou sont dans la Sainte-Victoire à 20 km, ou la montagne de Lure à 1h30 de route environ. Et, une fois il y a cinq ans, le légendaire Restefond :x

 

Je ne savais pas qu'il y avait encore des coins de Belgique avec un ciel à peu près correct :D Mais, en tout cas une chose est sûre, tu devrais, au moins pour des vacances, t'organiser pour embarquer un de tes télescopes sous un bon ciel. Ce serait dommage de n'utiliser ces bêtes de course que sous un ciel médiocre ! ;)

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Bonjour Cédric,

 

J'allais te proposer de venir te joindre à nous pour l'observation comparative du 14 octobre mais tu résides un peu loin :(. Je tenterais peut-être de pointer Mayall2, le Quintet, Pease1, la Bulle et Snowball nebula.). Le problème pour embarquer mon DF510  sous un bon ciel est qu'il faut mettre les valises de vacances dans la remorque et Madame sur la gallerie. Le transport du T520 nécessite l'achat d'un kangou ou une camionnette et 200 séances de musculation 💪 . 

 

Merci de tes compliments pour les idées de belles observations. Si le ciel voulait bien se dégager cette nuit,  je pointerais la Lune au T520 et DF510 en mode binoculaire pour effectuer un festival d'observations de rimae dans Poséidon et sur les rivages de la mer de la tranquillité. Il est malheureusement déjà  trop tard pour observer les rimae de Fracastor. Cela me permettrait de regarder comparativement les limites de résolution Sélenographiques au T520 et DF510mm sur mon site d'observation 

 

Jean-Noël

Edited by Jean-Noel

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Il y a 3 heures, Jean-Noel a dit :

J'allais te proposer de venir te joindre à nous pour l'observation comparative du 14 octobre mais tu résides un peu loin

 

C'est aimable, je suis touché de l'intention dans tous les cas ;)

 

Il y a 3 heures, Jean-Noel a dit :

Le problème pour embarquer mon DF510  sous un bon ciel est qu'il faut mettre les valises de vacances dans la remorque et Madame sur la gallerie

 

Oui tu vois en cherchant bien, on finit toujours par trouver des solutions :)

;);)

 

Tu as raison en ce qui concerne l'achat d'une camionnette, la plupart de mes amis qui ont des gros télescopes les transportent de cette façon, voire en pick-up à coffre couvert... Ha en réfléchissant bien, j'en connais aussi un qui transportait son 600 dans une petite voiture citadine... mais c'était un télescope démontable. Sinon on voit au détour de forums des propriétaires de gros Dobson utiliser des remorques. Tes télescopes ont-ils des roulettes ?

 

C'est sûr que ton ciel te permettra toujours de faire du lunaire et du planétaire en bino, tu te régaleras ! Par contre pour le ciel profond, c'est là que tes télescopes seront contraints de travailler à 30% de leur capacité... je ne sais pas si le quintette te donnera quelque chose de probant sous ton ciel. La boule de neige sûrement plus déjà. Pease 1 et Mayall 2 (c'est quoi déjà ??) si c'est des objets de catalogues exotiques à magnitude 15, ça risque d'être franchement la galère ! Le problème d'un T500 c'est qu'il craint beaucoup la pollution lumineuse... essaye peut-être avec un filtre spécifique anti-PL ? même si je ne suis pas franchement convaincu du résultat... Tiens-nous au courant en tout cas.

 

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à l’instant, Cédric Perrouriefh a dit :

Tes télescopes ont-ils des roulettes ?

 

Je vois que oui, sur la photo plus haut. Rien que ça c'est déjà un aide précieuse pour le chargement / déchargement à l'aide d'un plan incliné...

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Ventilation forcée : Jean-Noël, c'est trop long ici pour en parler, j'avais promis à un forumer de Webastro de m'en expliquer un jour par un article structuré. En partant de zéro, j'ai vraiment bossé le sujet et cela m'a pris quelques mois (peut-être un semestre jusqu'à la réalisation finale). Les plus grands en France (avec de fines lames de l'optique) m'ont découragé de le faire, disons que l'école française (très théoricienne) n'est pas trop chaude par rapport aux effets escomptés. L'école américaine toujours plus pragmatique, par contre, est 100% pour et installe déjà des ventilos sur de petits Newtons. Mais tout est fait dans ce domaine, et à ce jour, presque tout a été essayé avec effectivement des résultats qui peuvent faire sourire. Chaque Dobson étant mécaniquement différent, je ne donnerai pas de leçon mais j'ai désormais des idées bien arrêtées. Pourquoi par ex souffler de l'air et générer ainsi des remous turbulents (la plupart des amateurs choisissent ce principe) alors qu'il est aussi facile d'extraire l'air chaud vers l'extérieur. Il faut juste l'aider un peu par l'ajout d'un anneau de bafflage disposé un peu au dessus de la surface du primaire (c'est la méthode "Mauro da lio" très peu pratiquée dans le monde). Autant faire confiance aux pros de la mécanique des fluides. Après, il faut sentir le truc et j'ai avancé prudemment en optant pour un certain nbre de ventilos d'un certain diamètre avec une certaine disposition avec possibilité de régler leur puissance (potentiomètre commandé au porte oculaire). Je peux également juguler ceux du centre ou ceux en périphérie et voir les effets au star-test en extrafocal. Le but en fait était de faire un système qui me chasse cette maudite couche limite thermique (ça, c'est immédiat) mais aussi m'aide à équilibrer la température miroir-air ambiant en le refroidissant (c'est beaucoup plus long avec l'extraction). J'ai été tenté aussi par un système latéral de ventilos à hauteur de la surface du primaire mais je ne sentais pas le truc pour  les effets secondaires engendrés. J'ai bien entendu un système pro de sensors de température (tranche du miroir versus air ambiant) qui aide au diagnostic. Ici, sous mes nouvelles latitudes, c'est plus facile pour moi de conserver un delta entre 0,5 et 1,5°C m'ouvrant la porte à la haute résolution si seeing coopératif. Les professionnels vont encore plus loin en essayant de maintenir l’écart sous les 0,6° (télescope au Roque, La Palma). Va voir aussi du côté de Bryan Greer, ce sera alors le début de ton étude !

Fin synthèse Ventilation forcée:

Fabrice M.

Tu diras à ta femme que je connais un couple d'hollandais près de chez moi et leur maison s'appelle "casa de las estrellas"... Alors toujours pas à l'aéroport ?

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Jean-Noël, j'ai oublié ta question :

Sur "Astrosurf magazine", tu t'étais étonné du manque de contraste des T600 présents aux Rencontres Astronomiques du Printemps à Craponne sur Arzon. Tu préférais les images de ton C14 pour le contraste et peut-être également pour la finesse des images obtenues. Ton DF600 a t'il supplanté ton ancien C14 sur ces points ? 

>>>>>>>>>> Ouh là, ça doit remonter à vieux, je ne m'en souviens pas vraiment, cela doit dater des toutes premières RAP de Craponne. Depuis, des progrès ont été fait que ce soit en mécanique et on possède des opticiens de talent qui savent creuser en qualité sur du F/D très court. Oui, il y eu des gros Dobsons de fait avec peu de qualité au bout mais désormais les astronomes sont avisés et terriblement critiques. Mon C14 était un bon tube et j'aimais bien son bafflage interne et externe. Disons qu'on n'était pas loin du top en contraste que peut délivrer une optique obstruée à 0,32. Serge V. disait encore dernièrement qu'à la Star-Party de l'Oregon, c'était un peu navrant de voir tous les possesseurs de Dobson rester en mode basse résolution (limités aux faibles G). C'est cela même qui m'a freiné pas mal d'années avant de changer de système optique. Souvent, c'est le seeing qui limite mais plus on monte en diamètre, plus les obstacles pour obtenir une image de bonne qualité avec un G honnête sont difficiles à franchir. David Vernet m'avait averti avant le projet et m'avait avoué que pour la quête de la haute résolution, Rolf en avait bavé sur son 600. J'étais averti. Oui Jean-Noël, à cette heure, mon Desvaux-Grière va plus profond et plus contrasté que le SCT356. Mais à quel prix ! (avec la notion temps = argent)

Fabrice M.

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C'est intéressant ça ! A chaque fois que j'ai observé dans un T600 artisanal (je n'ai observé que dans des 600 artisanaux, d'ailleurs de série c'est rarissime, Hubble Optics et c'est tout je crois), l'image était incroyable. Les dentelles, NGC 2392 grossi 900 fois qui présentait un contraste que je n'aurais pas cru voir un jour (Obsession 600 à f/5, soit 3 mètres de focale !), ou encore NGC 6543 d'un vert éclatant à faible grossissement dans le télescope de David justement. Je n'ai jamais été déçu de l'observation dans ce type d'instrument.

 

A côté de ça, avec mon 350 de série, même quand il est très soigneusement collimaté, il est inutile de vouloir grossir à beaucoup plus de 1D tellement le manque de piqué rend la chose horrible. Berk ! Même les tests en parallèle le même soir avec des conditions atmosphériques similaires et au même rapport grossissement/diamètre sont nettement en sa défaveur.

 

Les gros Dob ont de maigres fenêtres d'observation favorables, ne serait-ce qu'à cause de la turbulence, mais au moins la qualité optique (et mécanique) est censée être déjà là !

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Cédric, 

 

J’ai bien proposé à mon épouse d’acheter un camion à la place de la Laguna mais ça ne le fait pas :(. La solution de la remorque me semble également onéreuse car elle exige des suspensions ou un système d’amortissement adapté.

J’aimerais enfin une éclaircie afin de mesurer l’adéquation de mon site à l’observation lunaire et planétaire en mode mono et bino. Le DF510 ne m’a pour l’instant pas montré d’image correcte de Jupiter ou de Saturne à Aubrives en raison d'une stabilité du ciel épouventable et d'un problème de diffusion intence dans le P.O. peut-être à présent corrigé, nous verrons bien. En ciel profond, le quintette est invisible à Aubrives au DF510. Je ne vois quasiment plus d’étoile à l’œil nu sous le carré de Pégase et la centrale nucléaire diffuse jusqu'au Zénith. Mayall 2 = G1, l’amas globulaire le plus brillant de M31, est perceptible au LB300 JML et DF510mm :

 

image.png.ac508303a375fff9ec7f95ff878fa835.png

 

image.png.0b0977f4345599c9fc14cb661a8384cb.png 

 

Je tenterai Snowball et Pease 1 (NP dans M15) avec un filtre Lumicon OIII. Comme tu l’as ensuite vu, le T520 est équipé d’un chariot réalisé avec 6 roulettes gonflables de 25cm, ça roule nickel :)

 

Jean-Noël

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Merci Fabrice, :) 

 

Ton explication est limpide. Je commencerai donc par regarder les pages de Bryan Greer, cela après avoir revue la partie mécanique de mon T520, comme me l’a suggéré Maïcé sur le topic  "3) Quelques étoiles multiples au T520". Le système de mesure de delta de température, entre le miroir et l’air ambiant, sera certainement plus difficile à mettre en œuvre.

 

Ton Desvaux-Grière étant plus puissant et plus contrasté que ton C14 est une bonne nouvelle et cela confirme l’excellente impression que j’ai eu en observant M15, Snowball, M13 et Albeiro dans le télescope Sud-Dobson/Grière de 407mm (superbes contraste, couleurs et finesse des étoiles sur le ciel). Mon problème de flexion des tubes serrurier, responsable de la non tenu à la collimation,  semble directement lié à la section des tubes aluminium trop faible (d=35mm pour L=2,70m) et du matériau utilisé. Des tubes carbones de 2,7 mètres de longueurs coûtent certainement un bras mais le résultat semble optimal sur le maintient de la collimation. Les tasseaux de renfort pourraient peut-être améliorer ce point en restant sur mes tubes alu. Ton T600 semble très abouti grâce à une bonne dose d’optimisation personnelle. 

 

Il y a 5 heures, Sky runner a dit :

Tu diras à ta femme que je connais un couple d'hollandais près de chez moi et leur maison s'appelle "casa de las estrellas"... Alors toujours pas à l'aéroport ?

 

Yeeees ! Elle regarde une série féminine sur la chaine "Téva" mais je pense aborder la question dés ce soir 9_9, heu...ce matin car il est déjà minuit ici.... :D

 

 

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Cédric,

 

Je reviens sur ta dernière intervention avec trois questions (car j'avais envisagé l'achat d'un Obsession 635mm, paru sur les PA en même temps que mon T520). Ayant été déçu par un T560 F/5 "Galaxy Optic", j'ai choisi le miroir de 520mm dont je connaissais le passé plutôt que l'Obsession, nettement plus lumineux mais dont l'optique américaine et le système de maintient du miroir primaire par sangle m'ont émis de sérieux doutes sur la qualité optique finale (Astigmatisme, contraste, capacité à grossir). 

 

Il y a 3 heures, Cédric Perrouriefh a dit :

Les dentelles, NGC 2392 grossi 900 fois qui présentait un contraste que je n'aurais pas cru voir un jour (Obsession 600 à f/5, soit 3 mètres de focale !)

 

Les étoiles étaient-t-elle vraiment piquées et le ciel contrasté à l'oculaire ?

As-tu observé autre chose dans ce télescope comme les amas globulaires, les planètes ou les étoiles doubles ? 

 

Il y a 3 heures, Cédric Perrouriefh a dit :

NGC 6543 d'un vert éclatant à faible grossissement dans le télescope de David

 

Te souviens-tu avoir constater une grande différence de contraste et de piqué des étoiles entre son T600 de David et l'obsession 25" ? (Je me doute qu'il ne te sera pas évident de répondre à cette si les deux télescopes n'étaient pas sur le même site lors de ton observation). On en garde cependant quelques souvenirs et une petite idée. :)  

 

Jean-Noël

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      Je dégage donc tout ce qui encombre l'accès intérieur de la fenêtre, l'ouvre en une dégringolade de poussières centenaires et autres multiples générations de toiles d'araignées puis déploie glorieusement les volets. Puis déploie glorieusement les volets. Heu, ah non, ça s'ouvre pas.
       
      Le meuble ! Et merde. Je force sur les volets comme je peux pour essayer de dégager un peu le buffet, parviens à glisser un bras, puis tire sur le meuble qui ne bronche pas. On n'est pas rendu.
       
      12h30. En poussant sur le meuble à la limite de la perte d'équilibre, je parviens à faire passer l'un des deux volets. Je me glisse dans l'entrebaillement, et me retrouve enfin dehors, des toiles d'araignées dans les cheveux sous les yeux ahuris d'un automobiliste garé de l'autre coté de la route. Pas le temps pour les faux-semblants, je suis à la bourre. Mais dehors ! Je dégage le buffet, ouvre complètement la fenêtre et rerentre à l'intérieur. Comme il va bien falloir faire passer le télescope par la fenêtre – un Schmidt-Cassegrain Meade LX90 sur table équatoriale – j'entreprends son démontage afin de le sortir par morceau, puis le remonte pièce par pièce de l'autre coté du mur.
       
      Après plusieurs allers-retours par la fenêtre, je n'ose même pas jeter un œil à l'automobiliste toujours présent. j'installe le tout dans le jardin, rythmé par les bips de l'onduleur agonisant. Alors évidemment c'est la guerre, je vous passe donc les détails de la mise an station à l'arrache, de la mise en température inexistante, de la mise au point impossible à cause d'une turbulence de tous les diables, et de putain- comment-on-fait-déjà-pour-mettre-ce-foutu-autostar-en-vitesse-de-suivi- solaire. Je balance une centaine de poses en mode rafale. Jette un œil aux images, PAR-FAIT !
       
      Bon en fait non, hein, c'est tout flou. Mais au point où j'en suis, je suis presque surpris de voir que le Soleil est dans le cadre, et qu'il y a encore un morceau d'éclipse.
       
      Pas trop le temps de tergiverser, Cidélie a entrepris de décapiter Poppi. Après avoir sauvé la mise du malheureux singe, je démonte le tout. Et m'aperçois alors que je n'avais pas serré la vis centrale du trépied. Vous savez, l'unique grosse vis, celle qui tient à peut près tout. Avec une prise de vue en rafale au reflex et un petit souffle d'air, sur un télescope en porte à faux posé sur une table équatoriale flottante, tu m'étonnes que tout soit flou...
       
      Bon, mission accomplie, j'en ai chié comme un rat crevé pour faire une série d'images pourries, je peux tout ranger et formater ma carte SD. Après avoir tout rentré – par la fenêtre, je rappelle – sauf le télescope, qui attendra, je suis tout crasseux et dégouline de sueur. Tandis que je me serre un verre d'eau, j'entends les pneus de la voiture de Caro crisser sur les graviers, pour une arrivée en catastrophe, très déçue de m'avoir ainsi bloqué.
       
      Finalement, tout est bien qui fini bien. Sur la plus de centaine d'images obtenues, il y en a UNE de nette. Me demandez pas comment c'est possible, j'en n'ai pas la moindre idée.
       
      Vous trouverez donc le résultat de cette aventure épique en pièce jointe, l'unique rescapée de cette course contre la montre, quelques millions de pixels capturés en 1/500 de seconde à 100 ISO par un boîtier Canon EOS 600D derrière un Meade LX90 203/2000 avec réducteur de focale F/6,3, filtre Astrosolar densité 5, depuis Juliénas, en Beaujolais. Traitement sous Darktable.
       
      Ce n'est certainement pas la plus belle des images, mais ça fait un sacré souvenir
       
      Bon dimanche à tous !
       
      Cyp
       

    • By RIGEL33
      Quand la Lune frôle le Soleil
       
      Jeudi 10 juin 2021, de 11 h à 13 h, une éclipse partielle du Soleil était annoncée sur toute la France.
      A Bordeaux, la partialité était de 16%. Il n’en fallait pas plus à l’équipe d’animateurs d’ASTRONOMIE GIRONDE 33 pour se réunir après cette longue période de disette, et inviter le public à ce moment magique et rare.
       
      L’autorisation préfectorale acquise, la commune de Saucats a autorisé l’accès au pré communal du centre bourg, et un accès à l’électricité. Ceci a permis à 4 classes de primaire de l’école des Turritelles d’assister à l’événement.
       
      Dix postes d’observation ont été déployés et des vise-éclipses étaient mis à disposition, ainsi que du gel hydroalcoolique, sur la table d’accueil.
      Parmi les télescopes et lunettes avec filtre pleine ouverture, une lunette solaire Lunt permettait de voir les éruptions solaires. Un solarscope projeté l’ombre du Soleil éclipsé. Un tube Newton avec appareil photo capturait une image par minute et renvoyait les poses sur un écran d’ordinateur. Sur un Dobson 400, on pouvait voir le relief lunaire en ombre chinoise… impressionnant !!
       
      La centaine d’enfants et la cinquantaine d’adultes venus en curieux ont été ravies du moment.
      Les enfants, séparés en deux groupes de 50 (2 classes à la fois), étaient très intéressés et concentrés sur le spectacle. Par groupe de 5, les enfants papillonnaient d’un poste à l’autre, questionnant et écoutant attentivement les explications des animateurs-bénévoles. A midi, après le départ des élèves, ce sont les adultes qui ont profité des connaissances des astronomes amateurs. Certains avaient été cherché leurs enfants à l’école, de ceux qui n’avaient pas pu assister au spectacle, pour revenir avec eux voir la suite de l’événement qui, à midi, avait atteint son maximum. Les salariés de la Réserve Naturelle géologique de Saucats sont venus aussi jeter un œil à leur pause repas.
       
      Les deux heures ont filé à la vitesse de la lumière… à peine le temps de dire ouf et c’est déjà fini.
      Après 6 mois d’inactivité en public, et de séparation avec les astropotes, cette reprise a été revigorante et nous a rappelé à quel point nous aimons partager notre passion avec le public… et en particulier avec les enfants !
       
      N’hésitez pas à venir nous rejoindre sur le pré communal lors de la journée du samedi 26 juin où le matin nous ferons l’Astro-rencontre et l’après-midi fera place au Festival du Soleil !
       
      Quelques photos de l’animation :
       

       
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      (Photo prise au smartphone à l’oculaire de la Lunt au moment du maximum – crédit Corine Yahia)
    • By John deuxsource
      Bonjour à tous
       
      J’ai le plaisir de vous présenter un projet arrivé à son aboutissement.
      Je projetai depuis quelques années de changer d’instrument et de passer sur plus gros. J’observe régulièrement de chez moi (campagne Sqm 21,3) et aussi en montagne dans les Pyrénées (sqm 21,75). Je possédais un explore 300 précédemment qui me donnait satisfaction mais il manquait un peu de patate et de finesse… Quand la diamétrite vous gagne… Déjà une petite photo pour vous présenter le bestiau.

      Le cahier des charges :
      -          L’instrument le plus gros possible et transportable que je puisse mettre en œuvre seul (ca dépend des gens mais je me suis fixé de 450 à 508mm)
      -          Une très bonne optique (dommage d’avoir un cheval de course qui boite.)
      -           De bons mouvements fluides et pas de freins
      -          Structure très rigide car FD Rapide
      -          Double cage pour la rigidité /pratique et protection secondaire
      -          Pas de GOTO (j’aime bien chercher au TELRAD)
      -          Une possibilité de suivi avec table équatoriale (voire même de photo occasionnelle)
      -          Optimisation pour utiliser une bino ( Denkmeier Binotron 27 dans mon cas)
       
      Optique :
      Après moultes comparatifs, devis et négociations j’ai jeté mon dévolu sur le travail remarquable de Normand Fullum. Ses prix sont assez concurrentiels et sa réputation n’a jamais été mise en doute. Le poli du miroir est vraiment excellent et le vendeur est très accessible. Voir avec lui pour les frais de douane…. :p
      J’ai échangé quelques mails avec lui en quelques mois et j’ai finis par avoir un très bon prix sur un de ses miroirs pendant la période Covid un peu creuse pour lui au canada.
      Le miroir est en supremax , fait 39mm d’épaisseur pour 508mm taillé à 3,3. J’ai une focale de 1688 et de 1941 avec le paracorr 2. Le secondaire vient de chez Antares optics aux êtats unis. C’est un 140mm avec une excellente régularité de surface.
       
      Mécanique :
      Le nombre d’artisans actuels pour la réalisation de télescopes de cette gamme est vite limité… On entend surtout parler de Df/SD /Stellarzac et Sv et plus récemment Doctelescope... Je leur ai tous demandé de me faire un devis (sauf pour le plus cher…).
      J’allais quasiment franchir le pas avec l’un d’entre eux quand une connaissance m’a parlé de Fred Amirayan (ARP 83). J’ai un peu fouiné sur son site et j’ai vu que son travail avait l’air très soigné. Je n’ai finalement pas mis très longtemps à me décider à réaliser le projet avec lui.
      Les raisons :
      -          Travail hyper soigné (il fait tout sur demande !)
      -          Suivi tout le long du projet avec photos etc.. 
      -          Prix concurrentiels 
      -          matériaux de qualité (Carbone 35mm , bois de bouleau…)
      -          Le barillet : 18 points à 4 points d’appuis latéraux pour mon miroir (une pièce d’orfèvrerie)
      -          Travail en France, il est plus facile d’aller chercher le scope et/ou de le faire modifier.
       
      Mouvements et stabilité 
      : En bref, après quelques utilisations je dois dire que le télescope est un vrai bonheur à utiliser ! Le télescope est toujours hyper stable et respire le solide. Ce n’est pas de l’ultra léger mais ça n’est pas ce que je lui demandais. Les mouvements en azimuth sont freinés par le contact du téflon sur la table équatoriale. Les mouvements en hauteur sont assurées par un couple Téflon / roulements (2 et 2). Pas besoin de freins ni contrepoids alors que j’utilise une tête bino qui pèse un bon 1,5kg avec un porte filtre !   
       
      Montage et collimation : Fred m’a confectionné un système de montage rapide vu que je sors régulièrement en montagne avec. Je monte le scope en 5 Minutes chrono. J’ai identifié les 4 tubes carbones pour avoir un réglage qui bouge le moins possible à chaque remontage. Et ça fonctionne ;
      Je n’ai qu’une petite rectification à l’autocollimateur Catseye à chaque remontage (je rappelle que c’est 7 fois le trajet optique donc on est assez loin de la précision au laser). Je ne touche presque pas au primaire. Les molettes de collimations sont très bien faites (vis tirantes incorporées au poussantes)
       

       
      Refroidissement du miroir :
      Après quelques discussions avec des habitués du forum et des gros dobsons, je souhaitais que le scope soit rapidement en température. C’est un problème récurrent sur les gros dobs, on est donc partis sur 3 ventilos en dessous et 4 ventilos au niveau du miroir sur le côté pour enlever la couche limite. Je peux activer les deux en même temps ou les différencier.

       
      Table équatoriale :
      J’aime bien trouver mes cibles et j’avais acheté cette table ( Tom’O) d’occasion avant la réalisation de ce projet. J’ai donc demandé à Fred de me l’adapter spécialement pour ce dob (il a réalisé un axe fixé à la table qui se glisse directement dans le rocker). Le scope est tellement ramassé avec ce FD à 3,3 que je le laisse carrément posé sur un support roulant avec sa table équatoriale tout monté dans ma chambre et je le sors comme ça !
      Sans la table le Po doit se trouver à un petit 1,60m, avec à 1,75 au zénith.
       
      Transport :
      Je possede une 308 Break, il rentre mais je n'ai pas des tonnes de place non plus. Vous pouvez remarquer les axes qui dépassent sur le coté. Ils sont amovibles mais je les laissent à poste. je peux rajouter en 2 min des roues pour monter le scope dans la voiture à l'aide de rampes.
       
      Premières soirées :
      J’ai pu utiliser trois fois de télescope à la maison. C’est la première fois que j’ai un aussi gros diamètre en ma possession mais j’ai très régulièrement la possibilité d’observer avec mon voisin qui possède un 620 (oui oui je sais j’ai du cul xD).
      Mes premières impressions sont excellentes. Le piqué est superbe quand le télescope est à température (45min avec les ventilos je dirais). J’ai déjà pu voir que le FD court imposait une collimation PARFAITE ! Dès que mes images à l’autocollimateur sont un peu décalées je constate une perte de qualité de l’image (je l’ai vu sur mars), heureusement qu’il tient bien la colim !
      Les premiers objets que j’ai pu observer ; M13 /M101/M51/ l’œil de chat/ de nombreuses galaxies dans la vierge / quelques amas et d’autres nébuleuses planétaires… UN REGAL. Sur M51 je vois depuis mon jardin le pont de matière qui relie les deux galaxies et de nombreux détails dans les bras… J’ai l’impression que le grossissement est très bien tenu par le télescope, les images se dégradent à partir de 400 fois mais j’ai pu pousser à 500 le meilleur soir des trois sorties sur l’œil de chat. j’ai pris une baffe sur pas mal d’objets.. Vivement le test à la montagne
       
      Binoculaire : Denkmeier binotron 27
      Je l’utilise pour le moment avec une paire de Pano 24. Je l’utilise avec le commutateur de puissance (1,3X ; 2,3X et 3X qui me donnent environ 90x/160x/220x) et je vais tester d’ici peu avec une paire de Pentax xw 10mm. =)
      Le résultat est tout simplement bluffant. Sur les amas, c’est juste exceptionnel. Le piqué est aussi bon qu’avec mon paracorr 2 et les pentax Xw en mono. Le confort d’observation est incroyable.
      Sur les galaxies, je perçois la même quantité de détails même sur les galaxies faibles mais je constate une petite perte de luminosité (je le vois surtout à l’assombrissement du fond de ciel). J’ai quand même pu observer des galaxies autour des magnitudes 14.
      Je trouve que la différence majeure est dans les grossissements. Quand je peux pousser facilement à 400 voire plus en Mono, il est difficile de faire la même chose en bino. A 220 je trouve que l’image se dégrade un peu, je me demande si c’est parce que je dois reculer un peu la bino pour avoir la map à se grossissement ?
       
      Voilà pour mes premières impressions , j’ai vraiment hâte de tester ce petit bijou en montagne. J’espère que ça éclairera ceux qui sont dans la même recherche =)
       
       
       
    • By BobSaintClar
      Bonjour la France !
       
      J'ai rédigé un nouveau CROA dans le forum du groupe "binoculaires". Comme il s'agit d'un compte-rendu d'observation strictement visuelle, j'ai pensé à venir ici pour le signaler
      Je ne dessine pas encore, mais j'y pense, tant la nuit décrite fut riche en (re)découvertes.
      Mes plus belles courbettes,
      Bob
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