dahle

Un 400 pour l'astrophoto ? Oui mais lequel ?

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Guest

C'est en cours, oui.

J'ai une très bonne connaissance en mécano soudé, puisque je fabriquais des fraiseuses de cette façon auparavant. Aujourd'hui, même si j'ai une fraiseuse capable d'usiner toutes les faces d'un tube de 2.40x0.85m ; je bosse sur du carbone. Une structure mécano soudé, j'en fabriquerais une plus tard, pour un énorme miroir. Une structure mécano soudé, c'est une multitude de contrainte dans toutes les directions. Chaque soudure vrille la structure, au final, sans recuit, ça ne vaut rien. C'est ça le truc à savoir, le recuit. Lors du recuit, le métal devient mou, et les contraintes sont libérées.

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il y a 14 minutes, Cecil-Kris a dit :

Perso, je ferais une monture comme ça, avec un tube comme ça : :) (enfin, un peu plus joli le tube, c'que c'est moche ces plaques octogonales percées en bout de tube....)

C'est d'ailleurs exactement ce que je fais pour moi avec un 460mm f/d4.5

 

ARRRGGGHHHH !!! Pour 10 000€ J'achète !!!:D

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il y a 14 minutes, Cecil-Kris a dit :

Une structure mécano soudé, c'est une multitude de contrainte dans toutes les directions. Chaque soudure vrille la structure, au final, sans recuit, ça ne vaut rien.

 

Si les tubes sont de sections bien dimensionnées on s'en fou des contraintes non ? tan que le serrurier reste rigide.

 

 

Edited by zeubeu

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il y a 2 minutes, zeubeu a dit :

 

Si les tubes sont de sections bien dimensionnés on s'en fou des contraintes non ? tan que le serrurier reste rigide.

 

 

OUI, mais je pense qu'il sera tordu dans son ensemble, je crois que c'est ce qu'à voulu dire Cecil-Kris

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à l’instant, dahle a dit :

OUI, mais je pense qu'il sera tordu dans son ensemble, je crois que c'est ce qu'à voulu dire Cecil-Kris

 

c'est la fonction première d'une structure serrurier :-)))

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.... 

il y a 4 minutes, zeubeu a dit :

 

c'est la fonction première d'une structure serrurier :-)))

..... Bon d'accord, je me mêle de choses que je ne connais pas :$:)

Edited by dahle

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Fred et Cecil-Kris vous commencez à devenir très très intéressants pour mon projet !9_9

Y aurait-il possibilité de faire appel à vos talents dans les prochains mois ??? hummm, on ne sait jamais.

Edited by dahle

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Guest

Pas de probleme ici non plus !

 

Fred, ce que je voulais dire, c'est qu'un serrurier plein de contrainte, ça fait penser à un instrument de musique, tellement ça peu entrer en vibration avec 3 fois rien. Bien sûr, il est possible de calculer les vibrations, ou raisonnance, pour qu'elles ne gênent pas le fonctionnement.

 

Tu as raison aussi concernant mon tube. Ce n'est pas un vrai serrurier. Quoique, la partie basse, le gros tube, possède des renforts exactement comme les tubes au dessus, mais noyé dans la mousse. Je considère que les déformations seront trop faible pour être gênante.

 

Les structures aciers des observatoires sont toujours recuites, sauf soudures sans contrainte.

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il y a 6 minutes, Cecil-Kris a dit :

Pas de probleme ici non plus !

 

Fred, ce que je voulais dire, c'est qu'un serrurier plein de contrainte, ça fait penser à un instrument de musique, tellement ça peu entrer en vibration avec 3 fois rien. Bien sûr, il est possible de calculer les vibrations, ou raisonnance, pour qu'elles ne gênent pas le fonctionnement.

 

ah oui d'accord, je croyais que tu émettais des doutes sur la solidité des soudures !! :-)

Sinon oui, des dobs qui ont le serrurier qui vibre ou fléchit ça existe aussi :-)

 

 

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il y a 11 minutes, Cecil-Kris a dit :

Les structures aciers des observatoires sont toujours recuites, sauf soudures sans contrainte.

 

Tu peux m'expliquer mieux ça steplait ?

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Guest

Très simplement, une structure, soudée, est passée dans un four. Le métal de la structure et des soudures devient "tout mou" et les contraintes s’effacent.

Souvent, dans les structures nécessitant une grande stabilité dimensionnel, on utilise la soudure laser. Aucune contrainte, possibilité de souder dans les recoins et à l'air libre.

 

Bon, là, on commence à chipoter un peu pour un 400mm ; mais pas pour un 500, ou plus.

 

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Donc en gros, c'est juste pour faire disparaitre les tensions dans le métal qui ont été générées par les soudures qui "tirent" l'acier ?

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Guest

Voilà. Mais c'est pas rien.

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Ouais mais là c'est vraiment pour des domaines genre spatial ou autre truc super Hi Tech non ?

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Guest

Euh, non, des fraiseuse à 100 k€, c'est à peine au dessus du bas de gamme chinois, mais c'est déjà comme ça.

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Bonjour Alain et bonjour à tous,

 

Mes antibiotiques commencent à faire effet Alain et je vais peut-être pouvoir réfléchir aussi à ton problème, cela grâce aux éléments très intéressants apportés par tous sur ce forum.

 

J'ai une première tendance (et en connaissant bien les optiques Astam), à penser que ton miroir est excellent. Mon T250 Astam monte tranquillement à 580x sur la Lune et m'a permis de résoudre Eta Crb à 0"54, de suivre le transit complet d'Europe devant Jupiter, d'observer le sens d'enroulement de la GTR et même, de séparer Sirius B sans artifice en Janvier 2015, cela devant mon Dobson Factory de 510mm impuissant à cette époque. Ton besoin n'est cependant pas le même que le mien puisqu'il concerne la photographie du ciel profond. Cette discipline me semble plus être liées à la précision du suivi, qualité du capteur/traitement, et temps de pose possible sur ton site d'observation que par la qualité de l'optique pourtant primordiale en observation planétaire. Le choix de converser ton beau miroir semble se confirmer dans le forum.

 

Je crois qu'il convient en priorité de bien définir ton besoin selon tes critères personnels (temps de mise en route en route, sécurité et résultats souhaités, types d'objets préférés, et champs photographiés...) et des contraintes (comme la PL, le Seeing de ton site, la place dont tu disposes, le budget limité, la hauteur des habitations voisines, horizon disponible, contraintes administratives, les risques en cas de choix d'un autre site, ect....).

 

La définition précise de tes critères pourrait aboutir à une toute autre solution comme l'acquisition d'un RC12.5" transportable, offrant au final de meilleurs résultats par rapport à ton T400 situé à Haybes (au bord de la Meuse) ou encore, une apo 150mm destinée à la prises de vue à grand champ.

 

Celle de tes contraintes te permettra de savoir si les solutions envisagées sont possibles ou non.

 

Cette réflexion devrait permettre de répondre à la question "Un RC300 en raz campagne ferait t'il mieux que mon T400 dans ma coupole pour ce que je désire faire ?", ou encore, "Est-il envisageable d'installer/démonter mon setup en pleine forêt Ardennaise compte tenu de ma disponibilité et des risques ?", et "Monter mon observatoire sur un meilleur site représente t'il un risque de vol ou de dégradation ?". Ce sont autant de questions à se poser afin de trouver des solutions préalables à la réalisation de ton projet de photographier le ciel profond. La  définition de ces 2 listes exhaustives vont permettre d'effectuer un premier "feed back" des solutions proposées par Fred et Cecil-Kris au regard de tes contraintes et critères, puis de valider l'une une solution viable avant réalisation.

 

J'étais sur le site de planet wave afin de regarder les solutions altazimutales et sur le site de Mathis Instruments en me disant qu'il existe forcément des montures à fourche disposant des fonctionnalités d'une Paramount. Elles présentent l'avantage de pouvoir tenir dans ta coupole de 3.20m mais ne répondent cependant pas à la contrainte budgétaire :/. Je continu bien sûr à lire avec intérêt les éléments de solutions avisés apportés par Fred, Cecil-Kris, les constructeurs et astrophotographes. Je vais me prendre un doliprane 1000...

 

Amitiés.

Jean-Noël

 

 

 

Edited by Jean-Noel
Raison de la modif : Je raconte n'importe quoi avec mon mal de tête... :-(

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Bonjour dahle,

Ou est tu dans les Ardennes en France ou en Belgique ?

Amicalement Frédo

 

 

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Il y a 7 heures, zeubeu a dit :

là c'est vraiment pour des domaines genre spatial ou autre truc super Hi Tech non ?

 

Non, pas du tout...

Tu prends un châssis mécanosoudé quelconque même de petite dimension, non stabilisé et tu effectues par exemple une opération  de fraisage (enlever quelques dixièmes de mm de matière) pour obtenir un beau plan bien "plan" pour fixer une autre pièce dessus (un moteur par exemple )

L'opération d'usinage va localement détendre les contraintes accumulées lors du soudage et ton beau plan d'appui  sera totalement voilé ! (image du pare brise trempé qui éclate si on fissure le verre jusqu'à la zone en compression )

 

Maintenant, sur les fréquences de vibration, une structure treillis comme un serrurier ou autre structure. On va avoir un nombre de modes de vibrations infini mais seuls quelques modes se manifesteront. L'amplitude des autres sera trop faible pour être nuisible.

On peut calculer le mode propre d'une structure sans contrainte mais pas les modes propres d'une pièce sous contraintes d'autant plus que l'on a absolument aucune idée de ce qui a été engendré comme contraintes par le soudage !

Si des barres se trouvent en traction, les fréquences seront décalées vers le haut du spectre...

Par contre si on ne peut pas calculer les modes propres d'une pièce sous tension, on peut les connaitre en sonnant la pièce avec un marteau à choc et les enregistrer... Ça devient compliqué et assez éloigné du sujet B|

 

Pour un télescope sous coupole, les vibrations ne peuvent venir que du sol s'il est près d'une route, des moteurs et autres appareillages électriques avec des bobinages, sinon, je ne vois pas !?

 

 

Edited by Pascal C03

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Désolé les amis pour cette réapparition tardive, mais j'ai été privé d'internet toute la journée, jusque maintenant! >:(

 

Bonsoir Jean-Noël.... tu n'as pas l'air d'aller mieux :(. Pourtant tu ne passes pas les nuits dehors en ce moment avec ce beau ciel ardennais !

 

Pour Frédo, je suis dans les ardennes françaises, mais entouré par la Belgique. Ma seule issue pour la France est par le Sud ! j'habite exactement à Haybes à 40kms au Nord de Charleville-Mézières.

 

Je poste maintenaint pour vous rassurer !!

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Je vois que va très loin dans la conception d'un tube de télescope qui parait au départ comme un simple tuyau , mais qui en fait demande de nombreuses contraintes et connaissances insoupçonnées !

 

il y a 18 minutes, Pascal C03 a dit :

 

... Ça devient compliqué et assez éloigné du sujet B|

 

.... Oui c'est vrai, mais c'est très enrichissant !

 

Il y a 6 heures, Jean-Noel a dit :

Je crois qu'il convient en priorité de bien définir ton besoin selon tes critères personnels (temps de mise en route en route, sécurité et résultats souhaités, types d'objets préférés, et champs photographiés...) et des contraintes (comme la PL, le Seeing de ton site, la place dont tu disposes, le budget limité, la hauteur des habitations voisines, horizon disponible, contraintes administratives, les risques en cas de choix d'un autre site, ect....).

 

Je voudrais un setup fixe, sous abri (coupole), à portée de la main (donc dans le jardin) pour profiter des quelques éclaircies.... éphémères !! Je ne me vois pas faire plusieurs kms pour avoir un ciel meilleur, installer le matos, et remballer parce que les nuages ou le brouillard arrive !

 

C'est vrai que je me pose aussi la question: Est ce que cela vaut un tel investissement ? 

 

Un 300 ou 350 avec une monture moins honéreuse (EQ8)  ou un réfracteur  et faire une croix sur ce miroir? C'est pour cette raison que j'ai fait ce sujet, pour avoir les avis, les conseils d'autres astronomes amateurs. Il faut que je relise à tête reposée tout ce qui à été dit depuis le début.O.o

 

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Bonjour Alain, et bonjour à tous

 

J'ai essayé de préparer une première synthèse des idées déjà formulées sur ce post, j'espère quelles seront encore nombreuses afin que tu puisses trouver LA solution à ton problème. :

 

Formulation de ton besoin initial :

Photographier le ciel profond et éventuellement les planétes avec un setup fixe, opérationnel rapidement et sous abri dans le jardin. 

 

Tes critères (souhaits) définissant ton besoin initial : 

- adéquation astrophotographie longue pose,

- renouveler mon expérience avec un 400,

- pas de monture à fourche avec secteur lisse,

- GOTO, 

- Setup fixe sous abri (coupole),

- à portée de la main (dans le jardin),

- profiter des quelques éclaircies éphémères,

- pas faire plusieurs km pour avoir un ciel meilleur.

 

Les contraintes identifiées :

- Miroir 405mm inexploitable (doit être réaluminé),

- poids et épaisseur du miroir 405mm,

- tube en Fiberlit long de 2 m pour une coupole de 3.20m,

- Poids de tubes 40kg hors optique et 62kg avec optiques,

- Budget limité à 10000 Euros env,

- obligé d'agrandir la coupole à 4m de diamètre si monture Allemande,

- risque d'astigmatisme de pliure en cas de changement d'épaisseur du miroir de 405,

- le secondaire doit être adapté à la photographie grand champ,

- PL notable au Sud et Haybes (Mvlon ~5,3),

- Seeing (valeur à mesurer),

- horizon assez bouché au Sud et à l'ouest,

- Climat humide au bord de Meuse,

- forte absorption atmosphérique,

- Ensoleillement éphémère,

- Brouillard courant en bord de Meuse.

 

Les solutions déjà proposées sur ce poste, avec les commentaires identifiés sur ce post :

image.png.8d81650e42f97850379c9865080227a4.png

 

il en ressort déjà quelques propositions qui pourraient-être en accord avec tes souhaits, tout en respectant tes contraintes :

 

image.png.355ac13dc5277fc44ff70205909270e4.png

 

Le post semblerait se diriger vers les solutions suivantes  :

- conserver le miroir de 400mm Astam L/28,

- dimensionner le secondaire pour l'astrophotographie du ciel profond,

- modéliser une monture à fourche en repositionnant, au centre de la coupole, le centre de rotation du T400 (au niveau de l'axe de déclinaison),

- fabriquer une nouvelle monture maison de type fourche, comme celle proposée par Cecil-Kris.

 

image.png.748dba7f377dd7a463451f508803c5bf.png   

ou

- Trouver une monture bien lourde sur les PA (et envisager la modification de la coupole si la monture est de type allemande). Je regarderais aussi les PA en France, Allemagne ou au Benelux.

 

Une monture de ce type permettrait de conserver le cimier actuel de la coupole et serait munie de l'électronique moderne (d'encodeurs, système Goto, sitech ?). Je continue à suivre les excellentes idées exposées dans ce post :)

 

 

Jean-Noël

Edited by Jean-Noel

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Vous me faites peur avec vos histoires de soudures, de tension et de vibration. La prochaine fois que je soude je vais faire attention de ne pas prendre un retour de tube dans la tronche !!!! :-)

 

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Gloups, il y en a qui prennent ça TRÈS au sérieux ! B|

 

Avant de partir tête baissée vers la voie du poste fixe, il te faut peut être rebattre les cartes totalement ! -_-

 

Ta prochaine monture pourrait être ce genre-là qui roule bien afin de profiter du soleil le jour et d'un ciel clément la nuit... Et ce bien plus souvent que dans les Ardennes...

Dans ce cas, tu dois pour 10 000E avoir le fourgon aménagé d'occasion + un 10 ou 12" Newton avec correcteur + 1 camera qui va bien...  :) Plus une compagne heureuse... 9_9

 

 

images.jpg

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    • By llacote
      Salut à tous !! 
      Un petit bout de temps que je n'avais rien publié mais aux vues des images qui circulent sur le forum, il fallait essayer.
      Alors, les prises de vue sont faites en pleine ville (2 km du centre de bordeaux), avec la lune et un peu de nébulosité, dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30/01.
       
      J'aurais aimé pouvoir m'éloigner...mais pas possible...
      La prise de vue : Canon 6D + Tele Canon 400mm, ouvert à 5.6, Iso 3200 sur trépied et monture StarAdventurer.
      Une par compositage sigma clipping et une autre aprés bidouille (pas trop...mais un peu ) pour restituer les étoiles.
      C'est pas topissime..mais pour les conditions, je suis surpris.
       
       


    • By biver
      Comme le créneau d'observation se réduit de plus en plus (4h30 entre coucher de la lune et fin de la nuit astro, -1h / jour), qu'il y avait enfin un "risque" d'éclaircie cette nuit passée (28/29 janvier) en région parisienne, avec une température annoncée de -4°C en fin de nuit (un bon signe!!), je suis allé passer toute la 2e moitié de nuit à 60km au sud de Paris pour essayer enfin de profiter de C/2022 E3.
      Au moins il y avait peu de vent annoncé, donc le 1°C (au début couvert) à -4°C (givre partout) en fin de nuit, étaient "supportables".
      Ca n'a pas été une "belle" nuit pour le site, le SQM ne dépassant pas les 20.8 et les constellations peu pèchues (surtout principales étoiles, mag limite vers 5.5 au mieux).
      Mais cela m'aura quand même permis de voir la comète à l'oeil nu et d'en profite aux Jumelles et T407...
      En attendant la trouée, pointé sur la polaire:

      En tous cas après 2h d'attente de trouée significative, une chouette s'est mise à siffler l'arrivée de coins de ciel clair, et les maigres trouées avant m'avaient quand même permis de monter le dobson sur la table équatoriale.
      Donc directo l'appareil au foyer du télescope pour attraper la comète, après un bref coup d'oeil visuel... Plusieurs autres trouées dans les stratus/brume m'ont permis d'attraper la comète...maintenant faut traiter tout ça.
      Donc 2 premières images, au foyer du 407 et au 135mm...:


       
      Et pour finir un dernier coup d'oeil au 24mm avant de partir à 6h34:

      Nicolas (en attendant d'autres images...)
    • By Marcus 26
      Salut les experts,
      Je suis actuellement avec mon Meade sur fourche, mon Canon 6d,  limité avec mon grand rapport focal, et la place restante entre la fourche et le Canon. Avec un réducteur de focale, l'ensemble appareil/réducteur ne passe plus. Ma question, quel caméra, couleur car avec en plus une roue a filtre ça ne passerait pas, me conseillez vous ?
      Et  ayant un Asiair plus,  pouvez vous me dire comment vous faite vos mises au point de l'image avant de passer au prises de vues ? Une astuce serait de monter le focuser Zwo sur le bouton de réglage d'origine du Meade, mais qui à une solution pour l'adapter ?
      On m'a déjà conseillé de changer de télescope, mais ce n'est pas dans mes moyens... 
      Merci pour vos réponses.
      Marcus


    • By Fred_76
      Bonjour
       
      Mon 6D rendant l'âme après 10 ans de bons et loyaux services, je me suis décidé à investir dans un boitier qui, j'espère, durera aussi longtemps. Alors j'en ai profité pour l'analyser dans tous les sens.
       
      Je vous passe le débat sur son prix (2900€+100€ pour la bague), je ne fais pas que de l'astrophoto.
       
      Boitier
       
      Le Canon R6 mk II est de type hybride, aussi appelé "mirror-less", donc sans miroir. Sa monture RF offre un diamètre de 54 mm, identique au diamètre de la monture EF qui équipait les réflex numériques de la marque.
      Le boitier nu pèse 670 g.
       
      Distance optique

      La distance optique est la distance entre le plan du capteur et la platine de montage des objectifs. Comme il n'y a plus de miroir dans les hybrides, celle ci a été réduite à 20 mm (contre 44 mm dans les reflex EF et EF-S). Il faut donc une bague spéciale, vendue 110€ pour adapter les objectifs EF à la monture RF. Je parle plus loin de ces bagues.
       
      Capteur

      Le capteur CMOS est de type "Dual Pixels" propre à Canon, et n'est ni empilé (stacké) ni éclairé par l'arrière (BSI).
      C'est un capteur de 24,0 MPix, offrant des images de 6000x4000 pixels, chaque photosite faisant 5,98 µm de côté.
       
      Alimentation et autonomie
       
      Les batteries LP-E6NH sont du même format que celles qui équipaient pas mal de boitiers reflex de la marque (par exemple le 6D). Le boitier est compatible avec toutes les batteries LP-E6*.
       
      Le processeur Digic X qui équipe le R6 mk II est très rapide. Même si c'est le même qui équipe le R6 mk I, il a été optimisé pour consommer moins.
       
      L'autonomie CIPA (calcul très conservatif, avec batterie LPE6NH neuve) donne une autonomie de l'ordre de 450/760 photos contre 380/510 avec le R6 mk I (le premier chiffre est avec l'utilisation du viseur électronique, le second avec l'utilisation de l'écran LCD, en mode économie d'énergie). En pratique, on peut aller bien plus loin avant d'épuiser la batterie.
       
      On peut aussi l'alimenter directement via un powerbank avec mode "PD Power Delivery" sur la prise USB-C. Plus besoin de fausse batterie. Quand l'appareil photo est éteint, ça permet aussi de charger la batterie  dans le boitier (uniquement les LP-E6NH, pas les LP-E6 ni les LP-E6N). C'est donc pratique quand on se déplace dans un endroit sans électricité car un Powerbank de 28000 mAh permet plusieurs charges et évite de trimbaler plein de batteries... à 110€ la batterie, ça fait des belles économies !
       
      Fonctionnalités intéressantes
       
      Intervallomètre
      La série EOS R de Canon, dont le R6 mk II fait partie, dispose (enfin) d'un intervallomètre interne. Mais celui-ci est limité à 99 photos (ou un nombre infini) et ne permet pas les photos en mode Bulb, donc on est limité à des poses de 30 s en mode M. L'alternative est d'utiliser un intervallomètre externe. Ca ne coûte pas cher mais ça ajoute un truc supplémentaire à transporter, avec des fils en plus et des batteries à gérer, d'où risque d'oubli et de panne supplémentaire.
       
      Si on est nombreux à le demander, peut-être Canon décidera d'ajouter le mode Bulb à l'intervallomètre et permettra un nombre plus important de photos, dans une évolution du firmware ?
      La page Contact de Canon est ici : https://www.canon.fr/support/consumer_products/contact_support/
       
      Antiflicker
      La série EOS R de Canon permet d'activer un système qui analyse le scintillement de la lumière et déclenche la photo au bon moment. C'est très pratique pour faire les flats et éviter les bandes sombres quand le temps de pose est assez court. L'activation de ce mode n'a aucune conséquence sur la qualité des photos.
      Il désactive cependant l'utilisation de la prise de vue en obturateur électronique, mais comme ce mode fait énormément grimper le bruit, il est préférable de s'en passer.
       
      Bruit et Obturateur mécanique/électronique + Dual Pixel RAW
       
      Le mode Dual Pixels RAW
       
      Le capteur CMOS de Canon est de type "Dual Pixels RAW" (ou DPR). Ce mode peut être activé ou non.
       
      La technologie DPR consiste à placer deux photodiodes sous chaque pixels (ou une partie des pixels) là où normalement il n'y a qu'une seule photo diode. Quand ce mode est activé, le RAW contient alors deux images, l'une qui combine le signal des deux photodiodes, l'autre ne contenant que le signal d'une des deux photodiodes.
       
      Le photographe peut ensuite, via le logiciel DPP de Canon, ajuster des micro-réglages sur la netteté en exploitant la petite parallaxe entre les deux photodiodes. En contrepartie les fichiers sont deux fois plus volumineux et on note une augmentation du bruit.
       
      Canon recommande l'usage de ce mode pour des focales de plus de 50 mm et une ouverture maximale de f/5.6 en réglant la valeur ISO à 1600 au maximum. La distance au sujet a aussi son importance, elle doit être comprise entre F/50 et F/5, F étant la focale exprimée en mm. Avec un grand angle de 14 mm souvent utilisé en paysages de nuit, cela correspond à un objet compris entre 0.3 et 3 m... autrement dit même en paysages de nuit, ce mode n'est pas utile.
       
       Le type d'obturateur
       
      Canon propose 3 méthodes d'obturation pour la prise de vues :
      - obturateur mécanique (avec des rideaux), c'est le mode par défaut
      - obturateur électronique avec 1er rideau
      - obturateur électronique pur (incompatible avec le mode DPR)
       
      Les deux premiers modes limitent le temps de pose à de 30s à 1/8000s et les images RAW sont codées sur 14 bits par plan de couleur.
      Le mode électronique permet d'aller à 1/16000s mais les images sont codées sur 12 bits par plan de couleur et sont bien plus bruitées.
       
      Tous les modes permettent le mode Bulb sans limitation de durée.
       
      On a donc 5 combinaisons possible :
      - DPR activé et obturateur mécanique
      - DPR activé et obturateur électronique 1er rideau
      - DPR désactivé et obturateur mécanique
      - DPR désactivé et obturateur électronique 1er rideau
      - DPR désactivé et obturateur électronique
       
      Le mode obturateur électronique 1er rideau donne le même résultat que le mode avec obturateur mécanique, je ne détaille donc pas plus ce mode.
       
      Taille des fichiers
       
       Les courbes suivantes montrent l'évolution des tailles des fichiers pour une photo prise à 1/8000s dans le noir complet. Seul le bruit de lecture est donc présent, et comme il est aléatoire, plus il y a de bruit, moins la compression est efficace et plus la taille du fichier augmente. C'est donc une bonne méthode pour comparer la taille des fichiers d'une méthode à l'autre, et pour se faire une idée de l'évolution de la quantité de bruit selon les ISO.
       

       
      Sachant que les photos prises avec l'obturateur mécanique sont codées sur 14 bits, et que celles prises avec l'obturateur électronique sont codées sur 12 bits, on se serait attendu à ce que les fichiers "méca" soient plus volumineux que les fichiers "élec", or c'est l'inverse qui se passe,  bizarre.
       
      Le doublement de taille en mode DPR est normal car ce mode dédouble la quantité de données à stocker.
       
      Bruit de lecture et gain
       
      Les mesures ont été faites pour les 3 combinaisons suivantes :
      - DPR activé et obturateur mécanique
      - DPR désactivé et obturateur mécanique
      - DPR désactivé et obturateur électronique
       
      A noter que si vous voulez faire des offsets synthétiques, le niveau est de 512 ADU jusqu'à 320 ISO, et de 2048 à partir de 400 ISO.
       
      La méthode d'acquisition et de calcul est détaillée sur le site de Christian Buil.
       

       

       

       
      Le constat est flagrant, la meilleure combinaison est de désactiver le mode DPR et d'être en obturateur mécanique (courbe verte). L'utilisation de l'obturateur électronique (courbe rouge) fait exploser le bruit sur les images, surtout en dessous de 1600 ISO. Même si l'écart se réduit au delà de 1600 ISO, ce mode reste malgré tout plus bruité. Le mode DPR activé (courbe orange) double la taille de l'image et ajoute du bruit, il n'est donc pas vraiment utile.
       
      Modification des RAW avant sauvegarde
       
      Sony nous a habitué au Star Eater. Nikon est plus subtil, Canon l'est encore plus.
       
      La réduction de bruit laisse des traces dans la transformée de Fourier d'une image d'offset. Il s'agit généralement d'un filtre de type passe bas qui se traduit par un éclaircissement de la zone centrale de la transformée de Fourier, un peu comme si on avait un vignettage.
       
       Bill Claff explique très bien sur son site l'impact des divers prétraitement sur la transformée de Fourrier.
       
      Voici à quoi ressemblent les transformées de Fourier selon les réglages de prise de vue.
       
      Une réduction de bruit est apportée à 100 ISO, comme en témoignent les zones blanchâtres au centre,  mais s'atténue progressivement pour disparaître  complètement à 1600 ISO.

       

       
      Avec l'obturateur électronique, on ne note plus de traitement de réduction de bruit :

       
      Curieusement, sur l'ensemble des images de la FFT, on voit apparaître deux lignes horizontales à mi-hauteur de l'axe. Peut-être l'effet des pixels dédoublés du capteur Dual Pixels.

       
       Les darks
       
      Les darks sont très propres. Voici un dark à 3200 ISO, pose de 60 secondes (histograme auto sur Siril), pas d'amp glow notable à part un léger éclaircissement sur les bords droit et gauche :

       
      A+
       
      Fred
    • By XavS
      Bonsoir à toutes et tous,
       
      Ma première image de 2023 n'est pas celle que je voulais mais enfin un ciel dégagé . Et comme dab, la météo s'est plantée. Ils avaient annoncé des nuages. Depuis mon balcon en plein centre ville, la nébuleuse d'Orion est bien visible à l’œil nu ; une jolie tâche facilement reconnaissable. Mais l'objectif du soir était la comète C/2022 E3 (ZTF).
       
      Sur les poses de 30s, elle est bien visible mais le fait de la photographier avec une pollution lumineuse maximum sans filtre est une pure utopie Le résultat du prétraitement avec Siril est calamiteux On remet ça à samedi (si la météo le permet), que je monte dans mon coin de montagne Du coup je me tourne vers le rapprochement entre la Lune (23 %) et Jupiter.
       
      Une seule prise au Canon 450D avec l'objectif Samyang 85mm : 1/4s à 800 ISO. vite fait, bien fait... sur trépied fixe.
       

       
      Et si on zoom un peu sur Jupiter, on voit les lunes Callisto, Ganymède et Europe.
       

       
      Bonne soirée à toutes et tous et surtout bon ciel
       
      XavS
       
       
       
       
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