jackbauer 2

Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

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il y a 8 minutes, Superfulgur a dit :

Monsieur Musc

 

Il fait même de la géopolitique et """trouve des solutions""" à la guerre russo-ukrainienne ! :D:D:D 

Vu son penchant pour la Russie, on espère que ses fusées relèvent d'une technologie plus fiable que la technologie russe dont le sieur Poutine prétend qu'elle surclasse la technologie occidentale...

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Il y a 12 heures, Alain MOREAU a dit :

Oui mais justement : un déluge d’eau c’est un déferlement de milliers de tonnes d’eau en quelques secondes à la mesure du déferlement de puissance des moteu

 

Bonjour, 450 000 gallons en une minute!

 

 

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il y a une heure, serge vieillard a dit :

34m3/s, ça fait jamais qu 'un peu plus de 2 camions citerne ...

par seconde

 

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Bonjour, encore: à moins que je fais erreur? (ma spécialité)

Le booster a attérie à 600km de la côte de la Floride?

 

 

 

Cette fusé devait partir Jeudi dernier, mais elle aussi  avait une fuite?

Les images sont incroyables du fait que c'était au coucher de soleil!

Edited by VNA1

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Il y a 17 heures, asp06 a dit :

par seconde

 

Voui, mais 34m3, ça fait guère plus d’1m3 par raptor, soit la pauvre force produite par une masse d’1tonne cherchant à chuter verticalement sous 1g juste en périphérie de l’enfer ; soit encore l’équivalent d’une poussée de 10kN au voisinage immédiat et parallèle à celle d’un raptor2 qui, lui, développe 2250kN... 9_9

Cherchez l’erreur dans les ordres de grandeur : pas besoin d’être ingénieur ni cartomancien pour s’interroger sur l’efficacité potentielle du bidule. Ce truc va au mieux se comporter comme un pitoyable anneau de sprinklers poussifs autour d’un chalumeau géant !

C’est à peu près comme vouloir tempérer un puits de pétrole en feu avec un brumisateur.

Elle va se barrer où la flotte, malgré l’effet venturi et tutti quanti, ruinés par la surpression colossale sous le lanceur ?

Elle va se précipiter bien sagement comme par magie sous le déluge de feu pour faire le job sans rechigner, ou prendre ses jambes à son cou dans un formidable élan centrifuge pour se vaporiser alentour après avoir mordu la poussière texane sans autre effet ?

Y a pas comme qui dirait légèreté de moyens dans la mise en œuvre ?

Moi qui suis pourtant d’un naturel optimiste, j’ai du mal à y croire :) 

Même à croire qu’ils aient pu y croire :D

Mieux : je suis persuadé que les ingés de SpaceX, ayant déjà parfaitement acté leur bévue (ou celle de leur maître et gourou passablement siphonné 9_9) puisqu’ils ont modifié en conséquence le prochain pas de tir qu’ils construisent à marche forcée en Floride, savent pertinemment que c’est depuis cet endroit et de nulle part ailleurs que nous verrons un premier décollage à pleine puissance.

Si tant est que cet évènement arrive jamais.

Pour l’heure celui de Boca Chica paraît simplement inadapté à cet usage, juste bon à enchaîner les tirs statiques sous puissance réduite, autant pour acquérir des données que pour amuser la galerie en attendant que (si ?) des choses sérieuses se produisent un jour.

Ou alors leur fantasque patron - lui qui aime tant jouer avec le feu - aura décidé de tirer quand-même, soucieux de nous assurer un inénarrable feu d’artifice (tout comme la démolition express, non sans panache, d’un pas de tir obsolète avant même d’avoir opéré un premier lancement) xD

Oserais-je alors lui recommander l’instant symbolique du 1 janvier 0h00 pour ouvrir dignement le ban d’une ère nouvelle avec un big bang à sa mesure ?

 

Edited by Alain MOREAU
orthographe
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Il y a 21 heures, Superfulgur a dit :

>:(

Pauvre, pauvre @Alain MOREAU...

Le gonze avachi devant sa bière sous son cocotier, qui n'entrave queud mais pérore sans barguigner sur les années de boulot des meilleurs ingénieurs de la planète.............................................

 

>:(

Superultracrépidentiste, je connaissais déjà son opinion à mon endroit.

Mais tous les autres, plus la peine d’effacer vos commentaires : j’ai déjà noté les noms de ceux qui ont ricané ! 

Ricanera bien qui ricanera le dernier.

 

Çavapétépicétou ! :P

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Je vois qu'Elon Musk, a toujours se talent inégalable, de rassembler les gens autour de lui ! ^_^

 

 

 

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oui, par seconde, j'l'avions bien dit,

et le Môsieur des Mascareignes s'interroge (voire douterait trèèèèèèèèèèèèèès fortement) de façon étayée sur la disproportion entres les feux de l'enfer de la mort ki tue et ces 2 camions citerne par seconde. Mazette, tout ça sous la plus puissante fusée de l'univers !!!!!!!

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il y a une heure, serge vieillard a dit :

Mazette, tout ça sous la plus puissante fusée de l'univers !!!!!!!

 

du multivers Môsieur ! Du multivers !!!

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Il y a 6 heures, Alain MOREAU a dit :

Voui, mais 34m3, ça fait guère plus d’1m3 par raptor, soit la pauvre force produite par une masse d’1tonne cherchant à chuter verticalement sous 1g juste en périphérie de l’enfer ; soit encore l’équivalent d’une poussée de 10kN au voisinage immédiat et parallèle à celle d’un raptor2 qui, lui, développe 2250kN... 9_9

 

 

Bonjour,    1 m³ égal  264.17 US gal lqd

Je vous laisse faire le calcul, parce que je dirai une autre connerie!  ;- )

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mais ce n'est qu'UN m3, mille litres, un gros aquarium d'appartement le mien ne faisait que 450L), et une seconde, c’est pas particulièrement court. Yaka regarder une p'tite rivière de rien du tout, un petit pipi de chat (ou de matou) le fait déjà.

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Il y a 8 heures, Alain MOREAU a dit :

C’est à peu près comme vouloir tempérer un puits de pétrole en feu avec un brumisateur.

... et si l'eau s'évapore, on évacue combien de fois plus?

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Ben, 34 m3 par seconde  c'est comparable au débit d'eau du "sound suppression system" du SLS, moins que les 56 m3 par seconde de la navette et beaucoup plus que les 3 m3 par seconde de la Saturn V. Du moins si l'on en croit les données que l'on trouve sur le net. Cela reste cohérent des vidéos des lancements Apollo pour lesquels le débit d'eau n'est vraiment pas impressionnant et celles de la navette où il est nettement plus important mais pas monstrueux non plus.

 

Plus original pour Starship est l'absence de carneau et le déflecteur de flamme en forme de turbine qui permet d'éviter les piliers de la table de lancement. C'est relativement peu bétonné, donc je me questionnerais plutôt sur la projection de débris arrachés au sol : ça risque de partir assez fort et loin.

 

Didier

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il y a une heure, bruno beckert a dit :

ah non pardon fort en comm

 

L'ESA devrait s'en inspirer un peu, pour changer !   

 

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Entre Artemis (Boeing+Lockheed Martin+Morton) et SpaceX je parierais plus sur Musk mais on verra.

Ce ne sera pas bien long de ce qu'on nous dit.

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Il y a 10 heures, asp06 a dit :

... et si l'eau s'évapore, on évacue combien de fois plus?

 

Il y a 9 heures, didier levavasseur a dit :

Ben, 34 m3 par seconde  c'est comparable au débit d'eau du "sound suppression system" du SLS, moins que les 56 m3 par seconde de la navette et beaucoup plus que les 3 m3 par seconde de la Saturn V.

 

Un déluge d’eau ne sert que marginalement à protéger les équipements du pas de tir de la chaleur, mais essentiellement à amortir - autant que faire se peut - les vibrations les plus destructrices pour le lanceur (qu’on ne peut surdimensionner à loisir comme on le fait des équipements du pas de tir afin qu’ils résistent à de multiples lancements).

Les échanges thermiques accompagnant le changement de phase de l’eau durant l’opération n’ont au mieux strictement aucun effet sur la fonction première recherchée : préserver le lanceur.

Au pire, si la vaporisation de l’eau est trop rapide durant l’opération, cette fonction devient totalement inopérante, avec les conséquences catastrophiques qui s’ensuivent.

 

On cherche donc à expulser et faire chuter sous le lanceur - avant même l’allumage des moteurs et les ondes de chocs associées (et un parfait timing est ici essentiel) une quantité massive d’eau liquide dont la principale qualité va être de se désintégrer en myriades de goutelettes sous l’effet des vibrations sonores en absorbant au passage une partie de l’énergie libérée sous cette forme et en cassant les résonnances dévastatrices induites par la proximité du sol et des surfaces structurelles réflectrices voisines.

Pour ce faire, on s’aide de déviateurs de flux situés sous le lanceur, qui vont permettre de canaliser les gaz éjectés à haute vitesse, et ainsi permettre d’amener par effet venturi l’eau du déluge exactement là où on en a vitalement besoin : à la verticale des tuyères sous la base du lanceur.

Ce n’est qu’une fois celui-ci élevé de quelques dizaines-centaines de mètres, lorsqu’il s’est suffisamment éloigné des obstacles environnants et qu’il sort de cette zone critique extrêmement destructrice pour ses structures, ses équipements, sa charge utile, qu’on peut enfin stopper le déluge. Calibré donc pour durer quelques dizaines de secondes au moins, en ordre de grandeur.

Encore faut-il que cette eau aille intégralement au bon endroit pour jouer son rôle, et c’est là que la conception des OLP laisse pantois, n’offrant d’autre alternative que de décupler le débit et la puissance d’éjection du déluge d’eau pour espérer une quelconque efficacité.

J’ai dû mal m’expliquer plus haut, ou bien certains intervenants ici ont du mal à concevoir le pourquoi et le comment de ce dispositif qu’on voit pourtant fonctionner à chaque lancement (y compris des Falcon 9).

 

Encore une fois, si le Dieu Musk reste d’une habileté sans pareil pour stimuler la foi de ses fidèles, ses capacités d’innovation se heurtent aux limites qu’impose la physique à tout objet physique (à ce titre on peut d’ailleurs douter qu’il les maîtrise).

Pour surmonter un obstacle semblant infranchissable, un humain conscient de ses limites tente habituellement sagement et humblement de le contourner.

Lui s’imagine toujours que la nature va se soumettre à sa volonté juste parce qu’il le veut...

Mais il en va de ce déluge d’eau comme des protections thermiques de ses vaisseaux : les phénomènes physiques qui posent problème n’ont cure de ses caprices d’enfant gâté à qui on ne refuse rien, de ses refus de considérer les limites, de ses frustrations colériques dont son personnel fait constamment les frais - en particulier au sujet de ses choix techniques douteux.

Pour la première fois de sa vie il se retrouve face à des lois totalement indifférentes aux prétentions humaines ; des lois auxquelles il faut d’abord se soumettre pour espérer pouvoir un jour, peut-être, dealer avec elles...

La psychologie du bonhomme n’est pas prête à l’accepter, et ça n’aide en rien ses équipes et lui-même à trouver les meilleures solutions (si elles existent).

En l’occurrence là elles existent, et on ne l’a pas attendu pour les mettre au point.

Alors innover à tout prix, contre toute raison, même quand ce n’est pas nécessaire... 9_9

Ça décrédibilise l’homme, vu de n’importe quel point de vue pragmatique, mais ça en dit long aussi sur le personnage.

 

Sur les ordres de grandeur mis en jeu, effectivement le déluge d’eau du futur pas de tir de SpaceX en Floride semble comparable à ce qui se fait déjà.

Mais c’est oublier un peu vite qu’il ne sera toujours pas équipé de déflecteurs de flux sous les propulseurs.

En leur absence, je ne vois pas comment le flux d’eau injecté par le déluge sous la table de lancement va pouvoir s’y maintenir contre la violence du flux de gaz éjecté à haute vitesse par les propulseurs (au lieu d’y être naturellement aspiré dans la configuration classique) afin d’obtenir l’effet d’amortissement recherché.

 

Dans la configuration adoptée par Musk on se retrouve avec une éjection de gaz heurtant frontalement une surface plane en opposition directe au cul du lanceur : on ne peut pas trouver meilleur moyen d’éjecter radialement la totalité des débits de gaz et d’eau avant qu’ils aient la moindre chance de se mêler dans la zone où on a précisément besoin de leur émulsion pour amortir les effets vibratoires dévastateurs.

Or comme déjà dit cette surface frontale réflectrice dirigée directement contre lui constitue pour le lanceur un réflecteur mortel.

Mais cette configuration reflète parfaitement l’état d’esprit de son promoteur : "je suis le plus fort donc j’attaque frontalement le problème au lieu de dévier habilement la puissance hallucinante que je vais libérer au lancement !"

 

Le boss de SpaceX n’a pas dû étudier beaucoup les arts martiaux experts en celui de détourner et canaliser la force brute de son adversaire pour s’en rendre maître... 9_9

 

On verra qui sera le plus fort à ce bras de fer stupide.

 

Mon pronostic : çavapétédotanplufor !!! xD

 

http://fr.scienceaq.com/Astronomy/1001063984.html

Edited by Alain MOREAU
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Alors, mon pronostic : Il va finir par y arriver !

 

Je ne suis pas spécialement fan de Musk (m'en fou, mais d'une force -_-).

 

Mais enfin ! depuis la Falcon 1 et même avant, tout se qu'on entendait c'est  :

Pffff cela ne marchera pas, cela ne peut pas marcher, il se prend pour qui celui-là, et bla bla et bla bla.

Et finalement alors, et finalement, que cela fonctionne ou pas, il aura mis un bon coup de pied, dans la fourmilière vieillissante et endormie du spatial !

Et relancer, volontairement ou non, grâce à la com, l'envie du rêve spatial !  :x 

 

Donc un peu de rêve dans les épinards NA  !

 

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Moi mon rêve c'est que les hommes réalisent enfin qu'ils n'auront aucun avenir dans les étoiles tant qu'ils n'en auront aucun sur Terre.

Les hommes que Musk fait rêver aujourd'hui n'ont guère plus de cervelle que je n'en avais quand m'ont fait rêver les missions Apollo.

Mais ils n'ont plus l'excuse qu'avaient alors les gamins de mon époque : nous ne savions pas encore que nos rêves naïfs de grandeur conduiraient inexorablement à la destruction de notre planète.

Nous ne savions pas encore que derrière la compétition soi-disant idéologique des deux blocs antagonistes de la guerre froide se jouait en réalité la domination du monde par la suprématie des vecteurs nucléaires et se mettait en place inéluctablement la dissuasion par - je cite - "l'équilibre de la terreur".

Décidément les hommes n'apprennent rien.

Plus ils avancent plus ils se montrent stupides, bornés, vaniteux, inconscients, désespérants d'égoïsme et d'incurie.

Qui peut encore s'enthousiasmer aujourd'hui des exploits stériles d'un Musk, dont le "génie" ne sert à peu près à rien d'utile aux habitants de cette planète, à part pourrir un peu plus chaque nuit les derniers sanctuaires dont les rêveurs inoffensifs de mon espèce déplorent la disparition en moins d'une seule génération !

Comment se pâmer d'admiration devant un tel bonhomme, qui incarne le pire de ce que l'espèce humaine a produit d'excès et de dérives incontrôlées jusqu'à menacer sa propre survie ! 

Vous voulez aller vous installer sur Mars ?

Mais surtout : allez-y au plus vite !!!

Ça fera de la place pour ceux qui restent, et qui rêvent, eux, tout simplement, d'un monde un peu moins délirant, un peu moins massacré, un peu moins menacé par les rêves fous d'une minuscule minorité incapable de prendre soin et de chérir ce que le nature lui a offert en partage.

Nous, pendant que vous irez conquérir d'autres mondes, nous tenterons de sauver ce qui peut encore l'être du nôtre.

Nous laisserons retomber vos merdes orbitales en poussière, jusqu'à ce que sur leurs cendres repoussent les fruits qui nous nourrissent, refleurissent les fleurs qui nous mettent du baume aux yeux et au coeur.

Et si le dieu des explorateurs est vraiment avec vous, vous rencontrerez un jour votre terre promise et vous en ferez ce que vous voudrez - un tas de ruines probablement - mais là ce sera vraiment vos oignons et eux seuls !

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il y a une heure, Alain MOREAU a dit :

Moi mon rêve c'est que les hommes réalisent enfin qu'ils n'auront aucun avenir dans les étoiles tant qu'ils n'en auront aucun sur Terre.

 

Je voulais mettre un pouce haut sur ton texte, mais je ne partage pas ton avis concernant le fait que :

 

il y a une heure, Alain MOREAU a dit :

Plus ils avancent plus ils se montrent stupides, bornés, vaniteux, inconscients, désespérants d'égoïsme et d'incurie.

 

Compte-tenu du nombre d'humains sur Terre, si nous étions encore "câblés" comme au début du XXième siècle, ou pire comme en l'an mille, ou encore plus pire : comme au début de l'apparition de notre espèce dans sa version primitive, je pense alors que nous serions en enfer. 

 

On sait en éthologie que les espèces animales sociales et territoriales ont une tendance à la violence et à l'expansion. On oublie que derrière la mignonnerie du manchot, d'un dauphin, ou d'un singe, se cachent des comportements qui passeraient pour des barbaries extrêmes chez les humains de notre époque.

D'après certains éthologues, notre espèce est l'une des plus violentes. Mais les historiens et les sociologues nous disent aussi que notre espèce est de moins en moins violente, et de moins en moins tolérante à la violence, qu'elle soit contre des individus de notre espèce, contre des autres animaux, ou contre notre environnement.

De fait, en proportion de la population, nous vivons une des périodes parmi les moins meurtrières de notre histoire. Sans minimiser l'actualité récente, c'est pourtant le cas.

 

L'humanité est sortie de l'enfance il y a déjà un moment mais est encore dans la fin de son adolescence. Comme un humain qui grandit, long est le chemin vers l'apaisement et vers une forme de sagesse. Un jour, j'espère, l'humanité sera adulte et apaisée. Mais comme un adulte ayant connu des traumatismes dans sa jeunesse, l'humanité gardera des blessures.

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Il y a 3 heures, Alain MOREAU a dit :

Cela fera de la place pour ceux qui restent, et qui rêvent, eux,

Comme vous le dites, cela restera (hélas) un rêve utopique !   Oui :|

 

À vous lire, j'ai l'impression d'être un monstre destructeur de monde !   non didiou   :P

 

Depuis toujours, l'être humain avance avec des inventions et découverte qui ont de bon et mauvais côté !

 

 

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Les derniers post sont très sympa notamment parce-que tout autant différents que sincères.

Un point quand même me semble-t-il c'est que nous au 21ie siècle, ne sommes absolument  pas plus intelligents ni malins ni meilleurs en quoi que ce soit comparé aux homme de 5000 ans avant JC (par exemple,  Babylone c'est -2500)

Plus 'savants' c'est incontestable, au moins en mesure de l'être si on le peut et le veut. Mais intelligent non, et les astram un peu documentés le savent parfaitement.

Par contre, ce qui est une caractéristique de notre époque, c'est l'écart entre les moins savants et les plus savants (mettez sachants si vous préférez, vous avez compris l'idée).

Et c'est là le drame. Parce-que le nombre d'incultes en proportion devrait régresser 'normalement' hors ce n'est pas ce qui se passe a l'évidence.

Globalement.

L'image du primate devant la techno voir le bouton de la bombe atomique est de moins en moins une blague, l'actualité nous le démontre tous les jours.

Un vrai challenge pour les savants/sachants qui en plus ont la capacité à accepter de se faire bouffer, eux...

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Il y a 3 heures, George Black a dit :

On sait en éthologie que les espèces animales sociales et territoriales ont une tendance à la violence et à l'expansion. On oublie que derrière la mignonnerie du manchot, d'un dauphin, ou d'un singe, se cachent des comportements qui passeraient pour des barbaries extrêmes chez les humains de notre époque.

D'après certains éthologues, notre espèce est l'une des plus violentes. Mais les historiens et les sociologues nous disent aussi que notre espèce est de moins en moins violente, et de moins en moins tolérante à la violence, qu'elle soit contre des individus de notre espèce, contre des autres animaux, ou contre notre environnement.

De fait, en proportion de la population, nous vivons une des périodes parmi les moins meurtrières de notre histoire. Sans minimiser l'actualité récente, c'est pourtant le cas.

 

C’est étrange et émouvant cette réflexion, car au fond de moi j’aimerais tant y croire......

Cependant je n’y parviens pas, probablement à cause d’expériences personnelles qui m’ont marqué durablement et profondément convaincu du contraire.

Comme je l’ai déjà je crois évoqué un jour dans ces pages, j’ai eu le privilège dans une vie antérieure de partager un moment l’existence primitive des dayaks de Bornéo (non, ils ne coupaient plus les têtes, ou du moins ils n’ont pas assez aimé la mienne et l’on laissée en paix sur mes épaules :D)

Il ressort de cette expérience décisive pour ma façon de voir les choses, qu’eux se gardaient bien de laisser l’agressivité guider leurs actes. Il existait toute sorte de règles sociales inviolables pour éviter cela, au risque de se faire bannir de la tribu (une condamnation à mort de facto) et de mécanismes de régulations et de distanciation, reconnus et respectés de tous, pour arbitrer les conflits sans que leurs émotions prennent jamais le pas sur leur raison ni sur l’intérêt supérieur du groupe.

Pourtant, vus de nos points de vues de "civilisés", ces gens-là pouvaient sembler infiniment plus proches de l’âge de pierre que de nos sociétés modernes.

Pour autant, je les ai toujours vu exercer le pouvoir de leurs armes (de chasse et de pêche avant tout ;)) avec mesure et discernement, respecter la nature et leur environnement en n’y prélevant jamais plus que le strict nécessaire avec une économie de moyens exemplaire, parfaitement conscients, explicitement, que c’était la clé de la durabilité de leurs ressources donc de leur vie.

J’ai aussi pu constater que grâce à cette sagesse, il leur suffisait le plupart du temps de quelques heures par jour de travail pour assouvir tous leurs besoins essentiels par des tâches diverses et variées, le reste du temps étant consacré à la vie sociale, aux enfants, aux anciens, malades ou dépendants, avec une compassion et une solidarité qui nous font désormais de plus en plus défaut.

Leur monde sauvage, pourtant, n’était pas dépourvu de toute violence loin s’en faut, mais elle était intégrée à leur vie comme l’un et seulement l’un des paramètres incontournables de leur existence quotidienne, sans toutefois qu’il s’impose comme la seule et unique réponse possible dans l’immense majorité des situations de risque ou d’éventuels rapports de force, que ce soit entre eux ou vis-à-vis de leur environnement naturellement assez dangereux : faune et flore, tribus adverses, compagnies forestières menaçant leur territoire et leurs ressources. À l’image des animaux parfois leurs proies parfois leurs prédateurs, je les ai vu bien plus souvent pratiquer l’esquive que l’affrontement.

J’en suis donc arrivé pour ma part à des conclusions différentes : avec la croissance exponentielle de nos sociétés contemporaines (en taille, en complexité, en spécialisations) nous avons substitué graduellement à des modes de gouvernance de proximité, à taille humaine, où les difficultés se gèraient et se règlaient directement dans les relations interpersonnelles, des systèmes géants où l’individu n’est plus qu’une fourmi, un numéro, un matricule, un "consommateur", une brique élémentaire anonyme et indifférenciée, qu’on n’a plus intérêt à considérer ni traiter comme un véritable être humain doué de raison et à qui on accorde le bénéfice du doute en terme d’exercice de son libre arbitre.

À la violence interpersonnelle d’autrefois - certes parfois inévitable quand la négociation ou l’intimidation échouait (exigeant toutefois des qualités de courage et une certaine prise de risque, ce qui suffisait assez souvent à la réguler ou à en tempérer les effets) - nous avons substitué une violence institutionnelle, étatique, distanciée, impersonnelle mais non moins redoutable : pour semer la mort nous avons inventé des armes d’une puissance terrifiante et d’un sadisme inoui, et maintenant jusqu’à ce que toutes les armées disposent de drones et de robots, on peut terrasser impunément son adversaire en appuyant sur un simple bouton... comme on écrase un insecte ou on efface une faute de frappe !

Que penser vraiment de nos progrès de civilisation, quand nous restons incapables de soumettre nos instincts guerriers ou de reproduction, à notre intérêt supérieur en tant qu’espèce ?

Combien d’anéantissements encore, combien d’atrocités - cette fois potentiellement à l’échelle planétaire - pour que nous tirions définitivement la leçon des catastrophes incommensurables qu’engendre notre aveuglement, notre incurie, notre frénésie incontrôlée ?

Comment croire, comme le remarque si justement @Mercure, qu’une infime minorité consciente finira par faire pencher la balance du bon côté du précipice, tandis que le poids de l’inculture ne cesse de croître en nombre et en pourcentage de la population mondiale, pour nous y précipiter ?

J’aimerais tant partager cet optimisme, n’avoir encore rien vécu, n’être jamais allé nulle part ni n’en être jamais revenu... mais hélas ni les historiens ni les éthologues ne parviennent à me rassurer : les choses vont trop vite, trop loin, accélèrent trop ; nous n’en sortirons pas indemnes, si nous nous en sortons un jour !

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