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yves65

CROA soirée publique du 16 mars dernier

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Bonjour à tous,

 

Allez, tiens, je poste un petit CROA ici, pourquoi pas :).

Comme chaque mois depuis une dizaine d'année, le 16 mars dernier, j'animais une soirée publique, à l'observatoire de mon club (Dinastro) dans les Hautes Pyrénées.

Pour une fois...le ciel était bien étoilé dès le début de la nuit, ce qui n'était pas arrivé pour une soirée publique depuis... novembre 2017.

J'ai ouvert la coupole de notre Télescope de 305 mm vers 20h30. Six autres personnes étaient présentes pour cette soirée. Nous sommes restés jusqu'à 1h de matin. Nous avons pointé de nombreux objets du ciel profond. En voici la liste:

 

M42

On démarre par la Nébuleuse d'Orion, l'incontournable du moment qu'on ne présente plus. On a bien vu le trapèze et la zone opaque au centre, siège de formation d'étoiles.


NGC 1977
Nébuleuse à proximité de M42, située entre cette dernière et l'amas ouvert NGC1981. Le filtre OIII fait apparaître la nébulosité, surtout autour du trio d'étoiles sud. Cette nébuleuse contient un amas ouvert et les deux petites nébuleuses NGC 1973 et 1975 tout juste perceptibles.

 

M35
Superbe amas ouvert dans les Gémeaux, contenant 200 étoiles environ, avec une zone peu dense au centre.

 

NGC 2158
Petit amas ouvert de magnitude 8.6 visible dans le même champ que M35, mais beaucoup plus éloigné que celui-ci. Sa présence dans le même champ à 50x de grossissement est du à un effet de perspective. Son aspect semble nuageux. En zoomant dessus à 240x, on arrive à le résoudre en une quinzaine d'étoiles.

 

NGC 2392
Célèbre nébuleuse planétaire de l'Esquimau dans les Gémeaux. On perçoit bien l’étoile centrale. Celle-ci est entourée successivement d’un anneau brillant dont la forme est légèrement carrée, puis d’un anneau circulaire plus sombre, puis enfin d’un troisième anneau plus épais et moyennement brillant. En poussant le grossissement à 480x, et en attendant suffisamment longtemps pour être bien accoutumé à la vision nocturne on parvient à entrevoir de manière épisodique quelques rayures sombres à l’intérieur de l’anneau externe. Le filtre OIII est par contre inutile sur cette nébuleuse.

 

NGC 2371

Nébuleuse planétaire double lobes dans les Gémeaux de forme rectangulaire allongée est-ouest. On voit les deux lobes séparés par une zone plus sombre. Le lobe ouest est le plus brillant. Le filtre OIII atténue trop la nébuleuse mais on arrive tout de même mieux à séparer les lobes avec lui, en vision décalée à 240x.

 

M45 les Pléiades
Amas ouvert superbe. Il est toujours réclamés par les visiteurs, même s'il déborde un peu du champ apparent de mon Panoptic 24mm... pourtant de 1,3° sur ce télescope.

 

M78
Nébuleuse à réflexion dans Orion entourant deux étoiles brillantes qui sont décentrées dans la nébuleuse. On y voit quand même une troisième étoile et on peut remarquer deux niveaux d'intensité de nébulosité. Le filtre OIII est sans intérêt sur cet objet puisque ce n'est pas une nébuleuse à émission.

 

NGC 2261
Nébuleuse variable de Hubble. C'est une incroyable petite nébuleuse brillante en forme de comète (ou de volant de badminton). Elle est superbe. Le filtre OIII est inutile.

 

NGC 2359
Nébuleuse du Casque de Thor. Superbe nébuleuse à émission dans le Grand Chien. Avec mon Panoptic 24mm (50x de grossissement), la nébuleuse est quasiment invisible sans filtre OIII, alors qu’elle saute aux yeux avec le filtre ! C’est l’effet magic-OIII qui justifie une fois de plus l’achat de ce filtre. Avec mon Nagler 9mm + OIII, soit un grossissement de 130x, la nébuleuse est très détaillée. Au premier coup d’œil, un gros lobe un peu creux est visible, avec une excroissance brillante qui ressort au sud-ouest dessinant une sorte de chiffre 6 à l’envers. En observant plus attentivement, on distingue bien la forme du casque. Le gros lobe central est en fait tronqué, ce qui matérialise le bas du casque, et il possède deux extensions, et non une seule comme au premier abord. Des filaments semblent visibles dans le pourtour du lobe principal. La première extension brillante (coté sud) est courbée et semble se séparer en deux pointes à son extrémité. L’autre (coté nord) est plus ténue et plus droite. L’ensemble fait penser au casque d’Astérix. L’étoile WR7 de magnitude 11,7 est bien visible, proche du centre du lobe principal. Cette nébuleuse est en fait une bulle de Wolf-Rayet, ce qui correspond à la fin de vie d’une grosse étoile, et non à une phase de naissances d’étoiles, comme dans la plupart des nébuleuses à émission.

 

NGC 2403
Grande galaxie, oubliée de Messier, Mag 8,5 dans la Girafe. Seul le noyau est vraiment visible mais il est très brillant. A 50x la surface réelle totale de la galaxie est tout juste devinée en vision décalée.

 

NGC 2448
Superbe nébuleuse planétaire située en plein dans l'amas ouvert M46 dans la Poupe. L'étoile centrale est visible sans filtre. Le filtre OIII montre l'aspect "rond de fumée" de cette nébuleuse, avec quelques détails visibles à l'intérieur. Elle forme un anneau un peu comme M57 mais en plus épais et moins lumineux.

 

NGC 2440
Autre petite nébuleuse planétaire dans la Poupe, bien détaillée à 480x de grossissement ! Cette nébuleuse a un aspect stellaire à 50x. Elle ne se démarque pas des étoiles alentours. On la repère donc par effet "blinking" (Passages successifs d’un filtre OIII entre l’œil et l’oculaire. La seule étoile qui ne s’assombrit pas au passage du filtre est la nébuleuse planétaire.) En zoomant à 240x on perçoit sa couleur verdâtre. Son cœur est très brillant et possède deux lobes sur un axe nord-sud, un peu en forme de papillon ou sablier. Deux grandes extensions est-ouest plus ténues, sont visibles de part et d’autre du noyau. A 480x de grossissement on perçoit une bande sombre qui coupe le cœur de la nébuleuse en deux, en passant par l'étoile centrale.

 

NGC 2683
Très belle galaxie brillante et effilée dans le Lynx. Encore un énorme oubli du catalogue Messier. Elle possède un bulbe bien défini et brillant. A 240x de grossissement, on distingue dans le bulbe un noyau ponctuel qui apparaît en vision décalée. Une bande sombre rectiligne semble perceptible coté NO. Les extensions de part et d’autre du bulbe sont visibles très loin en vision décalée. On a l’impression d’y percevoir quelques détails dans les bras spiraux.

 

Voilà, il y avait longtemps que nous n'avions pas vu autant d'étoiles au dessus de nos têtes, ça fait plaisir :).

Pour info, la prochaine soirée publique Dinastro aura lieu le 6 avril.
Tous les renseignements ici: http://www.dinastro.org/


Amicalement,
Yves

Edited by yves65
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Salut !

 

Très belle soirée, beaucoup d'objets intéressants (que de ça d'ailleurs ;)). J'apprécie beaucoup ces CROAs descriptifs, c'est un mode différent du dessin mais je trouve qu'une belle description à partir de notes d'observations a aussi toute sa place ;)

 

C'est intéressant, tu dis que le filtre OIII n'est pas nécessaire, au sujet de beaucoup de nébuleuses planétaires, a contrario de beaucoup d'aficionados des filtres. Crois-tu qu'un filtre d'une autre nature aurait été plus pertinent sur ces objets particuliers ? On dira ce que l'on voudra, avoir une image splendide d'une nébuleuse, sans filtre c'est encore plus gratifiant ;) Enfin ce n'est que mon avis...

 

il y a 19 minutes, yves65 a dit :

NGC 2392
Célèbre nébuleuse planétaire de l'Esquimau dans les Gémeaux. On perçoit bien l’étoile centrale. Celle-ci est entourée successivement d’un anneau brillant dont la forme est légèrement carrée, puis d’un anneau circulaire plus sombre, puis enfin d’un troisième anneau plus épais et moyennement brillant. En poussant le grossissement à 480x, et en attendant suffisamment longtemps pour être bien accoutumé à la vision nocturne on parvient à entrevoir de manière épisodique quelques rayures sombres à l’intérieur de l’anneau externe. Le filtre OIII est par contre inutile sur cette nébuleuse.

 

Ta description détaillée est excellente ! Justement, je garde un souvenir impérissable de cette nébuleuse dans un télescope de 635 mm, à la montagne de Lure (1 600 m). Et c'était sans filtre :)

 

N'hésite pas à poster d'autres CROAs à l'avenir :D

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Belle balade ! Pour rebondir sur l'OIII et les nébuleuses planétaires, on constate qu'en général en imagerie monochromatique, l'oxygène est le domaine spectral qui fournit le moins de détails comparé aux autres (NII, Halpha, Hbeta, HeII, etc...). Les images sont la plupart du temps plus "empâtées" qu'ailleurs (à cause de structures plus diluées) donc il semble logique qu'il soit "relativement" inefficace pour obtenir davantage de détails dans les parties contrastées de nos nébuleuses par rapport à la vision "plein-spectre". Il se révèle par contre redoutable pour les structures faibles, habituellement noyées dans le fond de ciel.

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Merci.

C’est vrai que j'ai l'habitude d'écrire dans mes notes d'observation, si le filtre OIII a été utile ou pas sur une nébuleuse. Je ne possède pas d'autre filtre, donc je ne peux pas savoir si un autre répondrait mieux.

En tour cas, des fois le OIII est indispensable (Caque de Thor, Dentelles du Cygne, Nébuleuse de l'Aigle, Helix, Croissant, Tête de singe etc...) Dès fois il ne sert à rien, souvent sur des petites nébuleuses planétaires bien brillantes comme l'Esquimau ou le Fantôme de Jupiter. Et d'autre fois il apporte un plus comme sur M8 ou M17, où il change la vision en montrant d'autres détails, bien que la vision sans filtre soit déjà très belle.

 

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    • By xavierc
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    • By BobSaintClar
      Après la merveilleuse nuit de la star-party d'Aichi du WE dernier, j'avais quelques appréhensions à l'idée d'employer mes jumelles géantes sous le ciel médiocre de ma campagne urbanisée. C'est donc avec un enthousiasme modéré, surtout motivé par l'idée de réaliser un comparatif (c'est excitant), que j'ai installé tranquillement mon engin dans le jardin ce Samedi.
       
      Le ciel a été dégagé toute la journée et ce soir, il affiche un bleu profond qui promet une transparence nocturne correcte et peut-être, un halo de pollution relativement contenu. Une heure plus tard, lorsque la nuit astronomique est bien installée, je dois déchanter : le fond de ciel est crémeux jusqu'au zénith. Il n'a pas la "qualité hivernale" attendue : pas de voie lactée, alors que le Cygne est encore assez haut. A l’œil nu, je ne vois pas le double amas de Persée. Je cherche les Pléiades et quand je les trouve, on ne peut pas dire qu'elles me sautent aux yeux ! Si l'équipement n'était pas déjà prêt, franchement, je ne le sortirais pas. Mais bon, après tout, la séance sera instructive : voir quelque chose de sympathique, dans ces conditions, serait une excellente nouvelle ! Je m'attends au pire, qu'est-ce que je risque ?
       
      Je m'installe, c'est parti ! J'équipe les jumelles de leurs filtres Fujinon et commence par le Cygne, avant qu'il ne s'esquive. Ayant bien en tête la récente et superbe observation menée sur North America, je navigue autour de Deneb. Le fond de ciel est atténué par les filtres, mais... les nébuleuses sont invisibles. C'est une blague ? Qu'elles soient ténues ou moches, passe encore, mais rien ? Je prends mon temps, peine perdue. Oh purée, ça commence mal !
       
      Douché, je pars vers les Dentelles. Même constat : je ne les vois pas. Au contact de l'étoile brillante de l'arc le plus fin, je note une vague excroissance... et encore, j'ai un doute ! L'arc le plus étendu, celui qui m'évoquait une grande plume festonnée quelques jours plus tôt, est noyé dans la fadeur ambiante. Cette misère !
       
      Poursuivons le jeu de massacre. Je retire les filtres et retourne l'instrument vers le sud-est, direction les Pléiades. Je les trouve, c'est déjà ça ! La réalité n'a pas grand-chose à voir avec mon souvenir : il n'y a pas de luminosité globale tranchée, qui distingue l'amas de son environnement plus sombre. Ce n'est qu'une collection d'étoiles individuellement lumineuses, pas vraiment un objet en soi. Plus grave : il n'y a pas de gaz ! Même en vision indirecte, il n'y a strictement rien à voir aux alentours de Merope (les autres, n'en parlons pas). Dans le quadrilatère, je compte neuf étoiles (14 en montagne), mais peu importe : ce n'est pas moche, c'est pire que ça... c'est triste.
       
      Je pointe le double amas de Persée : finalement, c'est l'objet le moins décevant du moment. Il perd beaucoup en contraste et donc, en beauté, mais la foultitude d'étoiles - même moins serrées - détourne l'attention du fond de ciel blafard. Les couleurs sont perceptibles mais l'effet 3D est très atténué, au détriment du plaisir d'observation.
       
      Puisque je traîne dans le coin, allons voir Andromède. Elle est très haute, c'est plutôt bon signe, la voil... doux Jésus ! Ce n'est qu'une tache asymétrique, un nuage pâle sans forme ni structure qui se perd dans le fond de ciel ! M110 est loin (!) et misérable... quant à M32, je la cherche encore...
       
      Il est 20h30, je décide de rentrer au chaud (température extérieure 2°) et de m'occuper une paire d'heures, le temps qu'Orion émerge de la vase. Ce serait dommage de ne pas conclure sur l'albatros (je n'ai pas pointé la Rosette, vous ne m'en voudrez pas)...
       
      A 23h, je ressors. Le ciel s'est amélioré : plus sombre, avec une zone zénithale presque propre. Du coup, je revisite les Pléiades, maintenant à ma verticale : c'est mieux ! La patate globale de l'amas est perceptible (mais sans plus), la nébulosité près de Merope est devinée en vision indirecte. Je compte désormais 11 étoiles dans le quadrilatère principal. Si je n'avais pas récemment vu le même amas sous un ciel de rêve, j'aurais trouvé l'image jolie...
       
      Je remets les filtres et vise enfin M42, la reine des nuits d'hiver. Houuu là là, elle a pris cher, Sa Majesté ! Au sud-sud est, elle est assez haute - 10° de plus qu'en France métropolitaine - mais ne s'extraie pas du halo lumineux de l'agglomération tokyoïte et de ses extensions ferroviaires : elle étend peu ses ailes, sa tête d'oiseau n'est vue qu'en vision indirecte, aucune boucle ne vient la refermer, "l'homme qui court" est à la limite de la perception... ça craint ! Autour du trapèze, les nodosités complexes du cœur se laissent voir, quand même. Avec les filtres, la nébuleuse s'étend un peu plus mais paradoxalement, je perds en détails dans la partie centrale ; au final, c'est décevant ! Quand je repense au même objet, vu d'Aichi...
       
      Je ne reste dehors qu'une grosse demi-heure : le ciel ne s'améliorera plus et j'ai vu ce que je voulais voir (ou pas). La rosée de début de nuit se change progressivement en givre... Il est temps de venir témoigner, ici même
       
      Le bilan est déprimant, mais je tire quelques enseignements de cette demi-nuit d'observation :
       
      - Ma monture me donne satisfaction : je l'ai améliorée en dotant l'axe de la bascule d'un frein. La visée est confortable, surtout au-delà de 60° d'élévation.
      - Avec mon instrument, sous un ciel médiocre à moyen, les amas ouverts sont la cible à privilégier. Les galaxies, on oublie (cette M31 de cauchemar...) et les nébuleuses gazeuses, on les filtre à bande étroite : mes Fujinon à bande large, ça va bien sous un bon ciel... sinon, ils sont trop permissifs.
      - En-dessous de 70-75° d'élévation, la pollution lumineuse ruine tout !
       
      Sur ce, bonne nuit !
       
    • By xavierc
       Nord de la Seine et Marne à l'entrée de la ferme
       Nuit du 23 au 24 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       9 dessins : 8969 à 8977
       
       Ma première sortie à la campagne depuis les vacances se fait encore aux commandes du Dobson 508.
       La forte odeur de lisier de porc qui m'a saisi en sortant de la voiture au niveau des ballots de foin m'a fait fuir ce site.
       
       Arrivé à 21h45, j'étais installé à 22h45, ayant monté le télescope sous le regard intrigué des vaches.
       J'ai eu droit à un feu d'artifice vers le sud, ils fêtent quoi à cette date?
       
       J'observe une nébuleuse planétaire puis un amas ouvert de l'Aigle.
       
       Observation 8969 : NGC6751.
       85x, 402x, 631x. Très réactive en Oxygène 3, elle est vue un peu floue dès 85x. Notée assez faible, elle montre son étoile centrale facile considérablement faible, et des traces d'anneaux en vision décalée VI2.
       La turbulence est forte à 402x. Elle est trop sombre à 631x. Une étoile est soupçonnée dedans à côté de la centrale.
       La structure annulaire ressort mieux en filtrant en Oxygène 3, évidente alors.
       
       
       A 23h20, les vaches dans la prairie à quelques mètres de l'autre côté de la barrière urinent à tout va! Heureusement que ça ne sent pas jusqu'ici.
       Je me vengerai en faisant de même au bord de leur enclos en cours de nuit.
       
       Observation 8970 : NGC6756.
       85x, 201x, 276x. Il est petit et très serré à 85x. La turbulence reste forte à 276x. Je note un curieux groupe d'étoiles serrées considérablement faibles à faibles en forme de S au centre.
       
       
       Vers minuit et quart, je pars me reposer 20 minutes dans la voiture.
       La Lune à 40% de phase se lève à 0h45 dans les arbres et sous les Pléiades.
       
       Je poursuis avec des galaxies de l'Aigle.
       
       Observation 8971 : NGC6900.
       Pas vue à 85x, elle est très faible et diffuse à 201x, vue sous forte turbulence.
       
       
       Observation 8972 : NGC6915.
       85x, 201x. Elle est bien plus facile que la précédente alors que la Lune à 40% s'est levée entretemps. Je la vois à 85x, puis à 201x elle m'apparaît considérablement faible et condensée, facile. En vision indirecte son noyau est ponctuel.
       
       
       Un moustique m'embête temporairement vers la demie de 1 heure.
       La Lune est suffisamment montée pour que je constate qu'elle est nichée dans l'amas des Hyades et au-dessus d'Aldébaran.
       
       Observation 8973 : NGC6922.
       85x, 201x. Repérée assez vite à 201x, diffuse, elle n'a pas été décelée à 85x.
       
       
       Observation 8974 : NGC6926/9.
       201x. Ce couple inégal comprend NGC6926 très faible à VI1, très diffuse, et NGC6929 faible, petite et condensée.
       
       
       Pour changer des galaxies, je pointe une nébuleuse planétaire de Pégase déjà dessinée avec 2 fois moins de diamètre.
       
       Observation 8975 : PK104-29.1.
       85x, 138x. Aussi appelée Jones 1, elle est soupçonnée sans filtre. Elle n'est pas si facile que ça en filtrant en Oxygène 3, restant faible à très faible. Je la dessine avec ce filtre. Le filtre et le grossissement de 138x sont le bon duo pour la détailler.
       
       
       J'enchaîne sur des galaxies de Pégase dont un groupe Arp.
       
       Observation 8976 : NGC7680.
       201x. Elle se révèle condensée et considérablement faible.
       
       
       Observation 8977 : NGC7805/6.
       201x, 276x. De son autre nom Arp 112, ce duo me montre NGC7805 considérablement faible et NGC7806 faible à très faible.
       
       
       A 3h50 une vache gloutonne mange bruyamment dans sa mangeoire à 5 mètres de moi.
       
       Des voiles à l'ouest viennent puis gênent. Je patiente dans l'auto, mais me laisse emporter par le sommeil jusqu'aux rivages de la 5ème heure.
       L'aube est arrivée. Atteint de migraine et de nausées, je finis ma nuit de sommeil ici jusqu'à 10h. C'est parfois dur de sortir ce gros télescope un vendredi soir.
       
    • By BobSaintClar
      Amis du ciel en prise directe, bonjour !
       
      J'écris peu de CROA parce que depuis mon expatriation, je pratique moins l'astronomie qu'en France.
      J'ai eu récemment le privilège d'observer dans beaucoup de jumelles et binoculaires en tous genres. J'ai donc rédigé un compte-rendu, mais dans le groupe dédié aux "grosses binos". J'aurais pu l'écrire ici, ou dans Astro-pratique, il fallait bien choisir... alors, voici le lien, pour celles et ceux qui souhaitent me lire . Il n'y a pas de dessins, navré (mais croyez-moi, vous ne loupez rien) !
       
      Le CROA lui-même est le dernier post du fil, vous pouvez zapper les précédents si l'astronomie amateur à la japonaise vous indiffère
       
    • By BobSaintClar
      Vous êtes bien installé ?
      Bière, cigare à portée de main ?
       
      J'ouvre un fil dédié à une star-party thématique "Gros Dobsons et binoculaires géants" qui se déroule chaque Automne dans la préfécture d'Aichi, au Japon.
      Elle est peu connue dans le pays (ailleurs, n'en parlons pas) parce qu'elle est privée : on n'y vient que sur invitation. Et contrairement aux autres star-party nippones auxquelles j'ai pu participer, celle-ci n'a pas d'animations annexes, comme une loterie, des stands de marques (Takahashi, Pentax, Vixen...), des spectacles de chants ou de danse (souvent cosplay), etc : c'est de l'astronomie amateur à 100%, sans fioritures ! On expose son matos, on l'étiquette d'une page A4 aux informations préformatées, on arbore son nom et son éventuel surnom sur le revers de la chemise ou de la veste... c'est sérieux, très bien organisé et cependant, cela reste très détendu, bon enfant voire, par moments, potache : bref, une vraie réussite. Des star-party qui m'ont accueilli, celle-ci fut pour moi la plus agréable et la plus réussie. Ça vous semblera évident, à mesure que vous lirez ce compte-rendu
       
      D'abord, je vous donne quelques informations de base. Nous étions environs 120-150 participants, sur trois jours et deux nuits, posés quelque part dans les montagnes japonaises au nord-ouest du mont Fuji et logés dans ce que je qualifierai "d'hôtel astronomique" : un hôtel de montagne traditionnel, avec "onsen" (bains chauds) de type sauna, chambres tatamis/futons, restaurant... et T650 sous coupole en guise d'étage supérieur ! Une combo rare, c'est bien la première fois que je vois ça !
       
      Pour trois jours sur place, débutant avec le repas du soir, les trois du lendemain, le déjeuner du troisième jour, le logement, l'accès illimité au bain chaud et bien sûr, la participation à l'évènement lui-même, il m'en a coûté 12000 yens, soit environs 95 euros : c'est très peu, compte tenu de la qualité de la prestation. N'importe quel hôtel classique est bien plus cher.
       
       
      JOUR 1 : L'ACCUEIL
       
      Ouvrons l'album photo (vous pouvez ouvrir la plupart des images en page annexe, si vous voulez zoomer dedans) avec quelques vues prises à l'intérieur :
       
      "L'hôtel astronomique" :

      Nous sommes le matin, tôt, du deuxième jour : tout le monde est arrivé la veille au soir, sous une pluie battante, rien ou presque n'est encore installé sur les deux emplacements en terrasse (coté gauche de l'image). Le sol est trempé mais bonne nouvelle, la journée s'annonce ensoleillée et dès midi, l'herbe sera sèche. A droite, vous voyez l'hôtel et sa coupole. La commune d'Aichi en est propriétaire et s'en sert pour recevoir les clubs astro, les écoles ou les congressistes qui, le reste de l'année, souhaitent louer les services associés. Cerise sur le gâteau : comme il a plu à seaux les trois jours précédents, le ciel est d'une transparence cristalline. Les derniers écharpes de brume matinale dissipées, il sera pratiquement coronal !
       
      La salle de restaurant :

      Le repas du soir, simple et efficace. La quantité est limitée mais la soupe est "à volonté" (on peut se servir autant de fois que souhaité, y compris durant la nuit, ce qui est très agréable). Il en va de même du thé, du café et... du vin et de la bière ! J'avoue, j'en ai abus... profité
       
      Une chambre :

      Nous y avons dormi à quatre, pour une chambre de 10 tatamis : aucun soucis de place. Et personne, à part moi, ne pétait ni ne ronflait : trop bien !
       
      Un onsen :

      L'un des bains chauds mis à disposition par l'hôtel : il y en a un pour les gentlemen, un pour mesdames. Ceci dit, un rassemblement astronomique japonais réunit autant de dames qu'un vestiaire  de lutteurs sumo... n'empêche, sur les 150 participants, j'ai bien compté trois astronomettes, et deux autres jeunes femmes au rôle plus obscure (épouses ou filles d'astronome, je présume). Sinon, l'hôtel ne manquait pas de personnel féminin : pour le partage des tâches et des métiers, le Japon, c'est à peu près comme l'Europe au bas moyen-âge.
      Encore un coup de bol pour ma pomme : je suis un homme !
       
      Le hall :

      A peine franchie la porte d'entrée, l'endroit annonce la couleur : bordel, ils ont des Nikon 20x120 type III en guise de porte-manteau ? Pour les surprendre ou les impressionner avec mon matos, ça se présente mal... Bon, j'ai bricolé la monture avec mes poutres de chantier résiduelles, ça devrait suffire : la haute technologie française sera bien représentée.
       
      Des Vixen BT 30x125 :

      Dans une salle qui sert essentiellement de petite boutique astro-gadgets et d'exposition d'instruments, je trouve cette paire de Vixen 30x125 à oculaires fixes : elle n'est pas dehors et ne sera pas utilisée, sans regrets : j'en ai possédé une paire, elles ont beaucoup de fausses couleurs et un champs apparent trop limité. Et puis, j'avais trouvé leur contraste assez moyen (peut-être de la poussière, elles ne sont pas étanches).
       
      Un Newton transparent à tube fermé !

      Concept étonnant s'il en est ! Il sert à illustrer le fonctionnement d'un réflecteur, pour les visiteurs ou les écoliers (je ne vois pas d'autre explication). Notez le cache-lumière en face du porte-oculaire
       
      Kitakaru-san présente ses derniers travaux :

      Kitakaru-san, c'est le papa des oculaires Lavendura, assez populaires au Japon : j'en vois à tous les rassemblements auxquels je participe. Nous sommes le soir même de notre arrivée, il pleut encore à l'extérieur mais personne n'ira se coucher avant 22h : plusieurs intervenants vont se succéder, sur différents sujets tous liés à l'astronomie pratique.
       
      JOUR 2 : LE MATOS
       
      Non seulement la journée s'annonce belle mais en sus, nous sommes en automne : les forêts japonaises se parent de couleurs sympathiques, qui nous permettrons d'user nos binoculaires et nos rétines sur le spectacle de la nature lorsque les instruments seront montés !
       
      Vue de "derrière" l'hôtel, vers l'ouest.

       
      Tranquillou, les astrams commencent à s'installer :

       
      A la mi-journée, à peu près tout le monde aura monté son équipement. Coté statistiques, je dirais que nous avions : 20% de lunettes et télescopes classiques équipées de têtes binos, 15% de gros dobsons, 30% de paires de jumelles à visée droite de toutes tailles (de 23 à 120mm, précisément) et 35% de binoscopes (essentiellement des lunettes montées en parallèle, avec renvois coudés à deux miroirs de type "Matsumoto-san").
       
      En contrebas :

      L'emplacement en contrebas de celui photographié ci-avant : c'est là que j'installerai mes jumelles sur leur monture à balancier "de chantier". J'en suis persuadé : les japonais, avides de technologies de pointe et d'innovations audacieuses, seront si-dé-rés par la french touch !
       
      LE MATOS - LES DOBSONS
       
      A tout seigneur tout honneur : l'un des plus gros instrument du plateau se tapit à l'arrière d'un utilitaire aménagé pour son transport. Vous identifiez le truc ?

       
      Un petit coup de zoom sur le cartouche va vous aider :

      Nous avons donc un Télescope Dobson Obsession de 25 pouces - soit 635mm - à F/4, spécialement fabriqué pour Mr Yoshiro Koseki, qui me demandera de l'appeler simplement "K-san" soit "monsieur K" en cours de séjour. C'est classe, j'ai eu l'impression de causer avec Kroutchev.
       
      Interlude culturel n°1 : Il y a peu de gros Dobsons au Japon. Déjà, la très grande majorité des gens du cru sont des citadins (pour mémoire, l'agglomération de Tokyo réunit le tiers de la population de l'archipel... c'est juste dingue), dont le ciel nocturne est tout simplement immonde. Ensuite, 90% des astrams nippons sont des photographes, qui font peu de visuel (et dans ce cas, ils visent la Lune, le soleil et les planètes, cf première remarque). Enfin, il y a peu de fabricants locaux de gros télescopes (je ne connais que la marque Ninja, assez chère, qui proposait antérieurement des télescopes de Newton démontables jusqu'à 500mm de diamètre, mais se limite désormais à 320mm max) et surtout, il n'y a aucun commerce de "pousseur de verre" comme en France : tout miroir qui n'est pas "fait maison" doit être importé, de Chine ou plus traditionnellement, des États-Unis. Dans un pays qui place souvent l'artisanat au rang d'art à part entière, c'est étonnant... mais évident, dès lors qu'il n'y a pas de marché.
       
      Après l'interlude sur les pousseurs de verre, revenons à nos moutons... (vanne difficulté 6)
       
      La bête, une fois montée. 635 à F4, ça fait quand même 2 mètres 54 de focale. Échafaudage, escabeau ou échasses obligatoires !

      Ce dobson est piloté par un système "servo-cat" dont je ne sais pas grand-chose, sinon qu'il permet occasionnellement de faire un peu d'astrophoto. Mr K m'a montré une image de M42, prise en 6mn par séries de 30secondes, assez convaincante. Ceci dit, David, ma gueule, HaleBopp et Chris avions fait mieux avec le T600 du premier nommé au col de Restefond sur le même objet, il y a près de 20 ans et un APN aux performances qui sembleraient médiocres, de nos jours...
       
      Si vous avez l’œil, vous remarquerez à travers les tubes du serrurier notre prochaine "cible", un T520 court à base de jantes de vélo qui vaut le coup d'oeil, notamment en raison de son araignée plutôt inhabituelle.
       
      La bête dans son jus :

      Voici la cage de l'instrument : il propose une araignée à 5 branches (trois décentrées épaisses, deux parallèles plus minces qui supportent le secondaire) qui vient aussi renforcer le porte-oculaire. Tout ça doit être bien rigide, mais j'ignore l'influence du montage sur la tache de diffraction. Notez le panel d'interrupteurs électriques, qui contrôlent, euuuhh... des trucs variés. C'est tout expliqué sur le dos du porte-secondaire, je ne vais pas vous mâcher le boulot non plus !
       
      Le télescope monté :

      Toute la structure - sauf le fond de la boite à miroir - est en alu, l'ensemble doit être assez léger. Mais la galette de 520 fait forcément son poids ! Je crois me souvenir que le primaire est ouvert à 3,3.
       
      Dobson "Nebulite" de 500 à F3,6 :

      (à gauche, un C14)
      La marque "Nebulite", c'est le nom donné par le fabricant chinois des télescopes et miroir "Hubble Optics" en Europe et aux US (c'est aussi Sky-watcher, non ?) pour leurs gros dobsons semi-serruriers. Au Japon, un importateur les propose jusqu'au T600. Ici, c'est le modèle T500 à F3,6 et miroir en sandwich (voire ci-après). Je n'ai pas regardé dedans, je ne saurais vous dire ce que ça vaut à l'usage.
       

      Le propriétaire n'était pas peu fier de nous présenter la modification réalisée sur le système de double ressorts, qui fait varier la force de rappel en fonction de la hauteur d'observation. En revanche, il n'a rien dit du contrepoids que je vois pourtant bien, à gauche, comme un gros bouton d'acné paradant sur un visage parfait. Il y a encore le code-barre du prix de l'accessoire qui le maintient, ça sent le bricolage correctif de dernière minute... (je suis taquin)
       
      Gros plan sur la tranche du primaire en sandwich :

      (note : cette photographie concerne un autre télescope, mais on s'en bat les planétoïdes, c'est une image non contractuelle)
       

      Voici un T500 de marque Ninja, le fabricant japonais "historique" de dobsons au design si particulier qu'on les reconnaît au premier coup d’œil : le tube fermé se démonte en trois parties qui s’emboîtent et rentrent dans la monture (les deux bras du rocker) pour le transport. C'est bien fait, assez compact et très rigide, avec un ensemble isolé du vent, de la turbulence de l'observateur - en partie, du moins - et de la lumière. Aujourd'hui, seuls les modèles de 320mm peuvent être commandés. Selon l'année de production, la qualité peut varier car les fournisseurs de primaire ont changé : les plus vieux ont été taillés par le créateur de la marque, puis son successeur a passé commande chez Meade pour se fournir, désormais, en... Chine. Quand le 400 était encore commercialisé, en 2012 ou 2013, il était vendu environs 12.000 euros. Pour ce prix, vous êtes en droit d'avoir un bon miroir !
       
      Notez les autocollants apposés sur l'engin, je vais y revenir...
       
      Coté oppose au PO : noir c'est noir !

      A la place du proprio, j'aurais collé des stickers à catadioptres un peu partout, pas seulement sur l'embase : j'aurais bien trop peur qu'un étourdi - comme moi - vienne se cogner dessus en pleine nuit !
       
      Les références techniques du télescope sont précisées sur sa fiche :

      Le gros miroir à F4,5 ? A tous les coups c'est du Meade. Dans la dernière case est écrit : "Si tu touches à mon gros tube, crevure communiste, je jure de t'ouvrir le cul et de le fourrer de frelons asiatiques". Oui, le japonais aussi est primaire et mal poli.
       
      Les autocollants : kawaaaïïïïï !!

      Je ne saurais décrypter tous les messages transmis par cette collection, mais j'en reconnais quand même quelques-uns :
      - La rangée du haut, avec des minettes d'anime ou de spectacles virtuels genre Hastune Miku et leur slogan abscons "The universe, your moe(*) force to discover" sont vendus ici, en boutique. Je voulais en acheter, mais ladite boutique est resté fermée : dé-goû-té !
      - Le gros du milieu où l'on peut juste lire "Soboe" (nan, je ne lis pas le japonais) vient également de l'endroit. SOBOE, c'est le nom du rassemblement (sans doute celui du lieu lui-même).
      - Le rose "Tainai star-party 2012" réfère au rassemblement de Tainai, près de Nagano. Il a lieu tous les mois d'Août et c'est apparemment le plus gros du Japon. Je n'y suis jamais allé parce qu'en Août, généralement, je suis en France
      - Le vert bouteille avec une comète : reconnaissez-vous la silhouette de notre hôtel ? L'endroit est surnommé "star forest" par les locaux, mais j'ignore s'il s'agit d'une traduction libre ou stricte du mot d'origine.
      Pour les autres, je vous laisse deviner...
       
      (*) Interlude culturel n°2, le concept "Moe" : "The universe, your moe force to discover"... "moe" ? Qu'est-ce que c'est que ce charabia ? Pour (essayer vainement de) comprendre ce que signifie cet adjectif-clef de la culture locale, je vous renvoie à l'article Wikipedia qui lui est consacré...
      Vous avez lu ? Bien :
      Donc, en quelque sorte, l'astram japonais éprouve envers l'univers le sentiment quelque peu, euh... singulier, qui lie beaucoup d'adolescents et d'adultes nippons aux personnages d'anime féminins de type "Loli" (version raccourcie de "Lolita", référent au film du même nom, donc nous parlons de jeune filles à peine pubères. Vous êtes bien sur un forum d'astronomie, ne zappez pas) qui portent des oreilles de chat ou de panda, ont des têtes de (ou sont des) chatons (m'voyez Hello Kitty ?), des lunettes (ah, on parle enfin d'astro ?), des tenues de "maid" soit de soubrette anglaise (ah nan, toujours pas), les chaussettes (si si, fantasme des pieds, tout ça), les expressions mignonnes (si vous avez la moindre idée de ce que ça veut dire, n'hésitez pas à m'affranchir, j'ai soif d'apprendre), etc.
      Vous n'avez rien capté ? Ou pire, vous avez saisi ? Bienvenue au Japon, le pays de les gens qu'ils sont quand même parfois un peu très pas comme nous, les vrais humains.
       
      Allez, un gros plan pour la route :

      Vous noterez que ce n'est pas le même tube. J'en ai vu beaucoup, de ces autocollants perv... étranges.
       
      Pour celles et ceux qui sont toujours avec moe, poursuivons :
       
      Le concours de qui a la plus grosse boite à miroir, c'est lui qui va le gagner !

      Le montage du plus gros télescope du plateau débute : un T660 à F3, dont le primaire provient de chez Galaxy Optic (US). Notez le cache de la boite à miroir : il recouvre un trou de forme ovale... quant aux tubes du demi-serrurier, ils m'ont l'air de guingois. Non ?
       
      "VOUS N'ÊTES AUTORISE A ENVOYER QUE 25 FICHIERS" Ah okay, pfff, je vais scinder le fil en deux... nan, en trois, donc...
      A suivre
       
       
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