jackbauer 2

INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

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Il y a 16 heures, BobMarsian a dit :

Avec ses défauts de conception

 

Bonsoir:

 

Pas de conception, ce système a dû être essayé sur toutes sortes de sol.

(ça ne manque pas autor de JPL)

Mais quand on va découvrir un nouveau monde, les surprises abondent!

 

De plus combien de pays ou équipes ont réussit a se poser sur Mars sans s'écraser?

Sans aucun doute énormément d'informations (data) ont été recueillis.

Et puis tant que la machine (taupe) fonctione, il y a espoir!

 

Bon ciel,

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Il y a 21 heures, vaufrègesI3 a dit :

Car engin à fouir, il arrivera !!!!!

 

Oui... et comme ils le disent si bien à BFMTV en rapportant les propos du président...

 

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Salut,

 

Le bras d'Insight a été relevé pour offrir une vue de la taupe dans son trou :

 

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Bonsoir à tous,


https://www.dlr.de/blogs/en/desktopdefault.aspx/tabid-5893/9577_read-1144/


Traduction remaniée :


La taupe dans la fosse après le test Free Mole en juin. L'image, acquise sur le Sol 577, montre la taupe presque entièrement recouverte de sable. Elle montre également l'empreinte de la pelle devant la taupe, des surplombs et des strates intéressantes dans le duricrust du côté opposé. Le surplomb ne définit pas nécessairement l'épaisseur de la croûte dure mais peut indiquer une stratification dans cette dernière. Le surplomb présente des fissures régulièrement espacées qui sont étonnamment larges. La limite au-dessus de la croûte fissurée peut indiquer une couche de sable proche de la surface.


Depuis Février 2019, le directeur scientifique de HP 3 instrument, Tilman Spohn, nous fournit les dernières nouvelles de la mission InSight dans le blog du DLR et explique régulièrement la situation actuelle de la sonde thermique, que nous appelons affectueusement la «taupe».


Journal de bord 10 août 2020 :


La taupe est «on» et de nouvelles opérations de martelages devraient être  conduites incessemment. Mais revenons là où nous nous en étions précédemment. Suite au "Free Mole Test" réalisé en juin (voir l'entrée du journal de bord du 7 juillet 2020), l'équipe a décidé de lever le bras et la pelle d'InSight pour jeter un œil à la taupe dans la fosse. Certains d'entre nous s'attendaient - ou craignaient - que les actions de martelage précédentes aient entraîné une chute de sable dans la fosse. Le sable aurait pu se détacher des parois de la fosse et serait tombé dans d'éventuelles fissures et cavités plus profondes dans le duricrust. Après tout, nous ne savons toujours pas où tout le matériau (environ 300 centimètres cubes) est allé lorsque la fosse s'est formée en mars 2019.


The_pit_Sol_577_630.png


Au lieu de cela, nous avons été agréablement surpris de voir que la taupe était largement recouverte de sable (voir image ci-dessus). Seuls le capuchon arrière et quelques centimètres de coque dépassent. Il semble qu'au lieu d'être drainé, plus de sable se soit accumulé dans la fosse, probablement à cause de la croûte durcie qui a été écrasée lors des martelages.
 Après avoir examiné les images du Sol 577, la discussion de l'équipe s'est rapidement tournée vers les stratégies pour la prochaine phase. Certains étaient en faveur de remplir la fosse, de compacter le sable dans la fosse, puis de pousser la pelle sur la surface pour fournir une force qui serait ensuite transmise à la taupe par celui-ci. La force devrait être suffisante pour compenser le recul du mécanisme du marteau d'environ sept newtons.


D'autres ont fait valoir que nous devrions d'abord essayer d'obtenir de la taupe quelques centimètres en profondeur en poussant le capuchon arrière avec la pointe de la pelle. Après une discussion intense, l'équipe a décidé de faire d'abord une poussée sur le capuchon arrière, similaire aux précédentes poussées réussies sur le capuchon menées ces derniers mois. Le seul problème est que, par rapport à la configuration précédente, la pelle ne rentre plus dans la fosse. Vous pouvez soulever la pelle et pousser avec la lame, mais cela signifie un risque plus élevé de glisser et d'endommager le câble, ou, de ne pas pouvoir empêcher la taupe de reculer vers le haut. J'ai déjà mentionné que le placement de la pelle est risqué et doit être fait avec une précision millimétrique. Avec la lame abaissée, c'est encore plus délicat qu'avant.


À ce stade, pour choisir une des deux options, il nous manquait des informations importantes. Les deux choses étaient incertaines : avec quelle efficacité pourrions-nous gratter le sable dans la fosse et comment pourrions-nous pousser en toute sécurité sur la taupe sans causer de dommages potentiellement irréparables ? Nous avons décidé de faire d'abord un test de grattage pour nous donner plus de temps et pour voir comment la pelle pourrait s'intégrer dans la fosse, à l'aide de modèles informatiques.

 

J'avais estimé que la première éraflure de 12 centimètres de longueur remplirait le fond de la fosse mais laisserait la taupe hors du sable. D'ailleurs, c'était la condition pour que certains acceptent le "test" assez controversé. Comme on peut le voir sur l'image du Sol 600 ci-dessous, cette estimation n'était pas tout à fait correcte. Le grattage a été un succès complet ! Le grattage a été beaucoup plus efficace que prévu et le sable a rempli presque complètement la fosse. La taupe est maintenant recouverte, mais il n'y a qu'une fine couche de sable sur le capuchon arrière.


La plupart des erreurs de calcul étaient dues au fait que la pelle s'enfonçait beaucoup plus profondément dans le sol que prévu. En conséquence, presque deux fois plus de matériel a été introduit. De plus, la taupe est un peu plus profonde dans le sol qu'initialement déduite des images stéréo.


_mars.nasa.gov_insight-raw-images_surfac


Image: NASA/JPL-Caltech
Image acquired on Sol 600: The pit after scraping with a swath length of 12 centimetres. It can be clearly seen that the pit is so filled up that the Mole is covered.


Ce raclage avait également eu pour effet de niveler partiellement les différences de hauteur au bord de la fosse - facilitant ainsi la mise en place de la pelle. Forts de ces constatations et avec le soutien de la direction du projet, nous avons décidé d'enfoncer un peu plus la taupe dans le sol à l'aide de la pelle. Pour ce faire, cependant, nous n'appuyons pas avec la lame, mais avec la pelle à un angle de 20 à 30 degrés par rapport à la surface. Il s'agit tout d'abord d'une opération un peu plus simple, plus prévisible et moins longue par rapport à une séquence de mouvements de grattage, éventuellement combiné avec des mouvements de la pelle pour remplir la fosse. Je pense qu'au plus tard, après avoir rempli la fosse, nous devrions être en mesure de contrer le recul avec une force suffisante et la taupe, espérons-le, "creusera '' plus profondément dans le sol martien de façon autonome. Gardez les doigts croisés ! (Geste de superstition complètement inutile B| )


Des valeurs thermiques prometteuses :


À titre indicatif, je note qu'une mesure récente de la conductance thermique de la taupe  montre des valeurs accrues par rapport aux mesures antérieures dans le régolithe. Cela suggère que le contact thermique et mécanique s'est amélioré. Nous nous sentons donc optimistes !

 

À propos d'InSight : 


Le 5 mai 2018 a vu le lancement de la mission InSight de la NASA, dans laquelle un atterrisseur effectuera des mesures géophysiques directement à la surface de Mars pour explorer la structure interne et l'équilibre thermique de la planète. Le DLR a contribué à cette mission sous la forme de l' instrument Heat Flow and Physical Properties Package ( HP 3 ). Le 26 novembre 2018, InSight a atterri au nord de l'équateur, dans la plaine de l'Elysée Planitia.


Pour la première fois depuis la mission astronaute Apollo 17 en 1972, des mesures de flux de chaleur seront effectuées sur un autre corps céleste à l'aide d'un mécanisme de forage. L'objectif principal de l'expérience est de pouvoir déterminer l'état thermique de l'intérieur de Mars à l'aide de mesures de flux de chaleur prises sous la surface. Des modèles de formation, de composition chimique et de structure interne de Mars peuvent être vérifiés et affinés sur la base de ces données. Les mesures sur Mars peuvent également être utilisées pour tirer des conclusions sur le développement précoce de la Terre.


La profondeur atteinte par le HP 3 Mole peut être suivie dans la salle de contrôle virtuelle !


https://www.musc.dlr.de/hp3/


 

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Bonsoir,


https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2020GL089099


L'atterrisseur géophysique, InSight, opère à la surface de Mars depuis novembre 2018. Depuis lors, les lunes martiennes Phobos et Deimos bloquent partiellement le Soleil, comme on le voit depuis le site d'atterrissage d'InSight, à plusieurs reprises. Plusieurs instruments InSight mesurent l'effet de ces transits; ceci inclut étonnamment le sismomètre et le magnétomètre. Nous concluons que la déformation et l'inclinaison induites par la température sont responsables des mesures sismiques. Le changement observé dans les mesures du magnétomètre est très probablement le résultat d'une baisse des courants des panneaux solaires. Nous n'observons pas de modulations atmosphériques avec la station météo d'InSight pendant le transit.


Divers objectifs découlant de ce type d'observations : 


Mesurer avec précision de combien les effets de marées ralentissent la révolution dePhobos.  Contraindre la rhéologie du manteau martien en fonction des données recueillies pendant les transits.


Série de Tweet très instructifs du Dr Simon Stähler (Scientifique suisse collaborant sur SEIS) :

 


 

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Une question me brûle les lèvres.

L’atterrisseur est équipé d'un bras pour déposer les divers expériences autour de lui. Pourquoi le bras comporte un godet/pelle? La seule réponse qui me vienne c'est "pour faire de trous", mais c'est une peu court comme réponse. Le cas échéant ça pousse une taupe au cul. Y avait il une expérience prévue au départ avec cette pelle?

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Posted (edited)

Bonjour,


https://www.nasa.gov/feature/jpl/nasa-engineers-checking-insights-weather-sensors


Un problème électronique empêcherait les satellites relais  de recevoir les données sur la météo de Mars recueillis par Insight.
Les capteurs météorologiques à bord de l'atterrisseur martien InSight  ont cessé de fournir des données le dimanche 16 août 2020, en raison d'un problème affectant l'électronique sur des éléments chargés transmettre ces informations. Les ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory  s'efforcent de comprendre la cause du problème.


Appelés APSS (Auxiliary Payload Sensor Suite), les capteurs collectent des données sur la vitesse et la direction du vent, la température et la pression de l'air et les champs magnétiques. Tout au long de chaque jour martien, l'ordinateur principal d'InSight récupère les données stockées dans l'ordinateur de contrôle de l'APSS pour une transmission ultérieure à un vaisseau spatial en orbite, qui transmet les données à la Terre.


APSS est en mode sans échec et il est peu probable qu'il soit réinitialisé avant la fin du mois pendant que les membres de l'équipe de mission travaillent à un diagnostic. Les ingénieurs de JPL sont optimistes sur le fait que la réinitialisation de l'ordinateur de contrôle peut résoudre le problème, mais doivent enquêter davantage sur la situation avant d'effectuer cette opération.


La chose n'est pas sans effet sur les observations faites par SEIS car l'enregistrement des données météo, tout particulièrement celles concernant la force et l'orientation du vent, intervient dans l'analyse des signaux sismiques captés par l'instrument, quand bien même celui-ci est protégé du mieux possible de ce type d'influences extérieures.

 

PS : Christophe, lorsque tu poses une question, laisse-nous au moins le plaisir d'y répondre. :P

Edited by Huitzilopochtli
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Un nouveau test  a permis à la "taupe" de légèrement progresser. Une pression de la pelle sur le sol au-dessus d'elle l'a aidé à creuser un peu plus. Nous effectuerons bientôt un autre de ces mouvements...

 

A la simple vue de ces images, on pourrait se demander si le mouvement du TLM (Tether lenght monitor qui est l'appellation du câble qui transmet les données de la taupe vers le boitier de surface)  est bien dû à une progression de la sonde ou, seulement un entrainement provoqué par l'abaissement du godet.

Mais normalement, les techniciens disposent de capteur sur la taupe pour vérifier la réalité d'une progression en profondeur de la taupe.
 

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L'espoir persiste....

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Bonjour,


Piochés dans le dernier message de PaulH51 sur UMSF, trois GIF (dont deux zoom progressifs) de la plus récente opération de martelage avec pression du godet sur le régolithe recouvrant la taupe, créés par Richard Horton  à partir des Raw Images du site d'Insight pour le sol 632 (6 septembre) :


https://imgur.com/gallery/NFkiirF


Le mouvement du câble est vu par certains comme un indice fort d'un déplacement  de la sonde vers le bas. Quant à moi, je reste plus réservé...


J'essaie vainement de discerner une avancée des repères qui marquent les bords du câble et qui attesterait, sans équivoque, une progression de la taupe dans le sous sol martien. Hélas, à cause de la lumière incidente, ces marques restent invisibles sur les images disponibles.  
 

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D'accord avec toi : difficile de discerner une progression, rien d'évident..

 

On a envie d'y croire, mais bon.. attendons, encore et toujours ?  

 

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L' extraordinaire précision de l'instrument SEIS permet de faire des mesures complétement inattendues :

 

https://www.cieletespace.fr/actualites/sur-mars-comment-une-eclipse-de-soleil-peut-reveler-l-interieur-de-la-planete

 

L'accès est réservé aux abonnés, je met juste l'intro :

 

"...Les éclipses de Soleil par Phobos sont mystérieusement captées par le sismomètre de la sonde InSight, posée à la surface de Mars. Une aubaine pour les scientifiques qui pourraient en tirer de précieuses informations sur l’intérieur de la planète rouge.

Mais que se passe-t-il sur Mars pour qu’à chaque éclipse de Soleil par son satellite Phobos, le sismomètre d’InSight enregistre un signal ? C’est en effet l’étrange observation de l’équipe internationale chargée d’écouter les tremblements de Mars, animée par l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ). « Ce fut une surprise, raconte Simon Stähler, de l’ETHZ, qui a mené l’étude. Je suis toujours attentif aux signaux liés à des événements extérieurs, car ils peuvent apporter un éclairage nouveau sur Mars. Mais je ne m’attendais pas du tout à cela et il m’a fallu quelques jours pour trouver une explication. » Celle-ci ferait appel à la baisse de température lors d’une éclipse et permettrait de mieux connaître l’intérieur de la planète rouge..."

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Contraction thermique ?

(comme les tôles du toit de ma case, qui craquent quand un nuage passe)

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Oui  la contraction  thermique  est une explication sympa , mais peut-être  que l'effet  de marée y est aussi pour quelque chose ,  il est maximal puisque le soleil et  Phobos sont alignés :(

 

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Non, pas d'effet de marée. Dans ce cas l'effet serait détecté toutes les 11 heures, période de Phobos. Or SEIS ne capte le changement uniquement que lorsque Phobos éclipse le soleil, pendant 30 secondes. La baisse de  température de 2° au sol se propage sur 1 mm de profondeur et provoque la contraction du sol sur 1 micromètre. Conséquence, l'instrument SEIS est déstabilisé, incliné. Et il est tellement sensible qu'il peut mesurer l'accélération due à la gravité !!

La suite est encore plus étonnante mais faut vous abonner, c'est pas cher, 2 € seulement ! :)

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