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Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

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Pas sûr qu'on ait autant de belles présentations de la Chine avec Chang'e 5...

 

Mais on ne sait jamais !

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

https://www.franceinter.fr/sciences/sonde-hayabusa-2-les-scientifiques-japonais-sans-voix-devant-les-echantillons-d-asteroide

 

Sonde Hayabusa 2 : les scientifiques japonais "sans voix" devant les échantillons d'astéroïde


par Sophie Bécherel publié le 15 décembre 2020 à 17h38


Au terme d'une mission de 6 ans, la sonde japonaise Hayabusa 2 a rapporté des échantillons de l'astéroïde Ryugu, situé à 440 millions de kilomètres de la Terre. A l'ouverture du collecteur, la quantité de particules noires semble supérieure aux attentes des scientifiques.


Ils sont restés sans voix. A l'ouverture de premier compartiment de conteneur abritant la précieuse poussière d'astéroïde, l'un des scientifiques japonais Hirotaka Sawada a déclaré avoir été étonné par la quantité récoltée : "c'était davantage que ce que nous espérions et il y en avait tellement que j'étais réellement impressionné". "C'est génial" renchérit Patrick Michel, directeur de recherche au CNRS, impliqué dans la mission Hayabusa 2 réalisée par l'Agence Spatiale Japonaise. Succès total donc pour cette mission historique sur un astéroïde carboné. Sur l'image diffusée ce mardi matin, on voit dans le collecteur un petit tas de grains noirs de différentes tailles : du gravillon de 1 millimètre de diamètre à de la poussière fine comme du talc. L'échantillon (le premier des 2 collectés) que Patrick Michel compare à la croute d'un crumble aux pommes ravit ceux qui s'apprêtent à l'analyser. 

 

Des géochimistes français choisis pour l'analyse
Au Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques CRPG à Nancy, Bernard Marty fait partie d'une équipe de chercheurs qui auront un accès privilégié aux échantillons de Ryugu en raison des capacités analytiques du laboratoire et d'une compétence reconnue au niveau international. Gaz et grains seront passés au crible. Et l'enthousiasme des Japonais est partagé. "Les machines sont chauffées à blanc" dit-il en riant. Il lui faudra pourtant attendre quelques mois. "D'abord, les échantillons vont être examinés à la JAXA" détaille Bernard Marty. "Ensuite, les équipes choisies auront le droit d'étudier pendant 1 an ou 1 an et demi les échantillons et dans un 3ème temps, les autres équipes du monde entier pourront faire des demandes". En France, plusieurs équipes à Lille, Grenoble, Paris et Nancy sont donc sur les rangs.
L'étude se fera par différents moyens qui permettent désormais d'atteindre le niveau atomique. "_On va s'intéresser aux éléments dits volatiles_, c'est-à-dire carbone, azote, gaz nobles. Ils forment l'atmosphère des planètes et qui sont a priori riches dans ce type d'astéroïdes" explique le professeur de géochimie au CNRS et enseignant à l'université de Lorraine. "L'idée est de voir s'il y a un lien génétique entre cette matière primitive et l'atmosphère de la Terre qui a permis le développement de la vie, ou l'atmosphère d'autres planètes comme Mars".

 

Remonter aux origines du système solaire
Les outils sont devenus si performants que sur un grain d'un millimètre, il est possible d'analyser tous les éléments chimiques du tableau périodique ! Cela permet de remonter à l'origine de la matière, aux briques élémentaires qui composent cet astéroïde. Il est dit "carboné", c'est-à-dire riche en éléments organiques, indispensables à toute vie. Les scientifiques veulent notamment comparer cette poussière céleste avec les météorites tombées sur Terre, en particulier les chondrites carbonées, assez rares. Ces météorites sont issues d'une zone éloignée du système solaire plus lointaine où les conditions ambiantes leur auraient permis de piéger des composés volatiles avant de les "apporter" sur Terre et de contribuer ainsi au développement de la vie.

"On en a apparemment énormément" s'enthousiasme Patrick Michel pour qui cela n'est pas étonnant car la collecte sur 2 endroits différents de l'astéroïde s'était très bien passée. Les Japonais visaient 100 milligrammes. Il pourrait y en avoir 1 gramme, peut-être même plus. Cela permet d'envisager plus d'études. Dans un premier temps, détaille Bernard Marty, "les analyses sont non-destructives, elles ne détruisent pas les grains et on va pouvoir les observer avec des microscopes ou des faisceaux de lumière et dans un 2ème temps, on passera à des analyses plus destructrices qui endommageront la matière mais cela ne sera fait qu'une fois qu'elle aura été caractérisée". Une grande partie - 70% - sera conservée pour les générations futures. Au CRPG, on attend les échantillons gazeux en mars et les grains au 2ème semestre 2021. Bernard Marty ne s'attend pas à devoir aller au Japon récupérer le butin extraterrestre comme cela lui est arrivé par le passé pour d'autres cailloux du système solaire. Cette fois-ci, c'est vraisemblablement par la poste que lui sera livré le colis.

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La mission du Faucon Pèlerin ("Hayabusa") est un triomphe, mais ce n'est pas terminé ! Il reste du carburant et la sonde est encore en bonne santé. En conséquence, les japonnais vont le diriger vers un nouvel objectif, l'astéroïde 1998 KY 26. Et le télescope Subaru vient de l'observer !!

 

https://www.nao.ac.jp/news/topics/2020/20201218-subaru.html

 

Traduction automatique :


Le télescope Subaru réussit à photographier le corps céleste cible de la mission d'extension «Hayabusa 2»


Le 10 décembre 2020 (heure locale d'Hawaï), le télescope Subaru a réussi à photographier le micro-astéroïde "1998 KY 26 ", qui est le corps céleste cible de la mission d'extension de l'explorateur d'astéroïdes "Hayabusa 2" . Les données de mesure de position obtenues à partir de l'observation seront utilisées pour améliorer la précision des éléments orbitaux de ce corps céleste.

L'explorateur d'astéroïdes "Hayabusa 2" exploité par le JAXA Space Science Institute est une extension qui utilise le carburant restant après avoir renvoyé la capsule contenant l'échantillon collecté sur  l'astéroïde (162173) Ryugu) à la terre. Dans la mission prolongée, il est prévu d'approcher le corps céleste cible, l'astéroïde "1998 KY 26 ", pour l'observation.

L'astéroïde "1998 KY 26 " s'est approché de la Terre par 0,47 unité astronomique (environ 70 millions de kilomètres) du milieu à la fin décembre 2020, et il a l'occasion de l'observer environ une fois tous les trois ans et demi. Cependant, le diamètre de cet astéroïde est estimé à environ 30 mètres et il fait si sombre qu'il est très difficile de l'observer depuis la Terre sans utiliser un grand télescope.

Cette observation avec le télescope Subaru a été faite à la demande du JAXA Space Science Institute. En conséquence, le 10 décembre 2020 (heure locale d'Hawaï), nous avons réussi à tourner "1998 KY 26 " comme un point de lumière d'environ 25,4 degrés en direction de la constellation de Futago . Les données de mesure de position du corps céleste obtenues par l'observation seront utilisées pour améliorer la précision des éléments orbitaux  de "1998 KY 26 ". Des observations similaires ont été faites avec le très grand télescope VLT de l'Observatoire astronomique austral de l'Europe.

Les résultats de cette observation ont été publiés dans le « Bulletin électronique des astéroïdes » publié par le Centre des astéroïdes de l'Union astronomique internationale le 15 décembre 2020.

 


 

20201218-subaru-fig.gif

L'astéroïde "1998 KY 26 " capturé par la caméra de mise au point primaire ultra-large "Hyper Supreme Cam" montée sur le télescope Subaru . Un astéroïde est une source de lumière ponctuelle (la position où deux lignes se croisent) qui se déplace vers la droite près du centre de l'image. Prise de 2 h 04 à 2 h 16 (heure locale d'Hawaï) le 10 décembre 2020. (Crédit: Observatoire astronomique national)

 

 

 

 

Extrait de Wikipédia concernant la suite des aventures d' Hayabusa 2 :

 

Au cours des 6 années écoulées depuis son lancement, la sonde spatiale a fait fonctionner pendant 1 an et demi ses moteurs ioniques qui lui ont permis de modifier sa vitesse de 2 km/s. A l'issue de celle-ci la sonde spatiale dispose encore de la moitié de sa réserve de xénon (l'ergol utilisé par ses moteurs ioniques) et elle est en parfait état de marche. L'agence spatiale japonaise (ou JAXA) a décidé de prolonger la mission de Hayabusa 2 en lui donnant un deuxième objectif : l'étude de l'astéroïde 1998 KY26 qui appartient à une catégorie jamais encore visitée par une sonde spatiale. Il s'agit d'un astéroïde de petite taille (30 mètres) en rotation rapide (une rotation toutes les 10 minutes). La sonde spatiale doit l'atteindre en juillet 2031 soit après plus de 10 ans de transit. Durant celui-ci la sonde spatiale réalisera six fois le tour du Soleil en modifiant progressivement son orbite à l'aide de sa propulsion ionique. Au cours de cette phase elle effectuera plusieurs opérations scientifiques : observation de la lumière zodiacale pour déterminer la distribution de la poussière interplanétaire dans le système solaire, observations de transit d'exoplanètes devant leur étoile. La sonde spatiale effectuera un survol à grande vitesse de l'astéroïde 2001 CC21 et tentera d'effectuer des photos de celui-ci malgré l'absence de téléobjectifs. La sonde spatiale doit utiliser l'assistance gravitationnelle de la Terre à deux reprises : en décembre 2027 et en juin 2028. La sonde spatiale se placera à proximité de son objectif en juillet 2031. L'observation de l'astéroîde doit permettre de comprendre pourquoi un astéroïde de ce type en rotation rapide ne se désintègre pas. Ce spécimen est représentatif des astéroïdes géocroiseurs qui menacent d'impacter la Terre et son étude doit fournir des éléments permettant de définir un système de défense planétaire. Il est prévu que Hayabusa 2 tente de se poser à la surface de 1998 KY26

 

modélisation de 1998 KY 26 :

 

Capture.JPG

Edited by jackbauer
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Les laboratoires français de l'IAS et de Physique des 2 Infinis Irène Joliot-Curie (ICJLab), situés à Orsay (CNRS et Univ. Paris-Saclay), seront notamment impliqués dans l'analyse des échantillons.

 

https://lejournal.cnrs.fr/articles/hayabusa-2-livre-sa-poussiere-dasteroide

 

Citation

La phase d’analyses détaillées ultérieure sera organisée par un comité international d'évaluation sur les échantillons rapportés et impliquera une vingtaine de chercheurs français du CNRS qui seront intégrés au sein de l’équipe pluridisciplinaire internationale d’analyse des échantillons. Pas moins de 7 laboratoires rattachés notamment au CNRS, à des universités et à d’autres établissements – CRPG, IJCLab, IAS, IMPMC, IPAG, IPGP, UMET1 – y sont représentés.

 

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Une image des échantillons récoltés dans la chambre C lors du second toucher avec l'astéroïde (à droite sur la première image, le contenu de la chambre A étant à gauche). L'objet brillant dans la chambre C serait artificiel (peut-être un morceau du couvercle en aluminium introduit accidentellement dans le collecteur, couvercle transpercé par l'impacteur éjecté préalablement au toucher pour créer le cratère artificiel dans lequel ont été récoltées les roches - sans doute plus anciennes que celles récoltées dans la chambre A). La présence de cet élément métallique ne devrait toutefois pas influer sur l'analyse des échantillons.

 

 

Hayabusa2.jpg

 

ChambreC.jpg

Edited by Bill46
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Vu l'extrême porosité du matériau, et donc sa faible densité, c'est fort probable. De toute façon, les 5,4 g ont été mesurés par différence entre le poids du conteneur avant (vide) et après (retour sur Terre) je pense.

 

 

 

Encore un étourdi qui a laissé tomber un bout de l'enveloppe de son sandwich à la pause déjeuner...

Edited by Bill46
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Les 3 moteurs ioniques solaires-électriques au xénon de Hayabusa 2 ont été rallumés le 5 janvier pour la nouvelle phase de croisière de la sonde japonaise dans le cadre de l'extension de sa mission. La prochaine cible sera l'astéroïde géocroiseur de type Apollon (98943) 2001 CC21 qu'elle survolera à grande vitesse en juillet 2026 au cours de son périple pour atteindre un autre astéroïde de type Apollon, en rotation rapide et possiblement riche en eau, 1998 KY26, en juillet 2031 après avoir survolé entretemps deux fois la Terre en décembre 2027 et juin 2028.

 

 

1998KY26.jpg

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Le 24/12/2020 à 11:11, Kaptain a dit :

Mais ça fait que 5 grammes, tout ça ?

 

Une comparaison amusante (très japonaise) sur la quantité de matériau récolté par Hayabusa-2 avec cette image de 5 grains de riz d'une densité proche de celle de Ryugu (1,27 g / mm2) représentant 0,1 gramme (vu la porosité du matériau sur l'astéroïde, on peut estimer que cela fait en réalité moins que 5 grains...) - qui était l'objectif minimal de la mission - et la quantité réellement récupérée avec un verre de riz, soit 5,4 grammes ! Pour donner une idée de la joie des scientifiques japonais :)

 

riz1.jpg

Edited by Bill46
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Bonjour,

 

J'ai terminé hier soir ma maquette de la sonde Hayabusa2  au 1/20e soit 5cm/m

Cette maquette est issu du recyclage à partir d'emballage du quotidien, (brique de lait, bouchons de bouteille, carton, chutes de papier...).

 

Les shoots de cette réalisation sont ici:

https://vseverin77.wixsite.com/le-loup-lunaire/copie-de-maquettes-3d

 

image.png.4ee187a2fc476486c9516c969757c52d.png

 

 

 

Bon ciel à la sonde !

 

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Comme il l'a été signalé dans un article récent sur Bennu grâce aux observations d'OSIRIS-Rex, un autre article scientifique cette fois-ci sur Ryugu parvient à des conclusions similaires. L'étude à distance avec le spectromètre infrarouge NIRS3 à bord de Hayabusa-2 du matériau exposé après la formation du cratère provoqué par un impact artificiel a mis en évidence la présence du groupe hydroxyle OH en proportion plus importante qu'à la surface d'origine, non perturbée. Les auteurs de cet article constatent que la force du signal d'absorption présuppose un échauffement prolongé par le passé d'un matériau fortement hydraté à près de 300 °C, soit grosso modo la même température de surface soumise quant à elle à l'échauffement spatial et à une altération radiative. Les modèles thermophysiques montrent cependant que l'échauffement par processus radiatifs seuls ne permettrait pas de dépasser 200 °C à 1 mètre sous la surface. L'écart pourrait donc s'expliquer par un processus d'altération hydrothermale des roches actif dans un lointain passé sur l'astéroïde parent dont est issu Ryugu.

 

https://www.nature.com/articles/s41550-020-01271-2

 

 

Edited by Bill46

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