FroggySeven

Etoile à la plus grande taille apparente ?

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il y a une heure, FroggySeven a dit :

ça fait combien de temps qu'on sait faire ça ? Logiquement ça doit dater d'avant l'interférométrie, non ?

ben non, il faut pouvoir enregistrer de faibles flux à vitesse relativement élevée. il a fallu attendre les photomultiplicateurs et des oscilloscopes performants pour ça, il y a bien quarante ans ou même plus (je n'ai pas cherché la date exacte).

l'interférométrie c'est plus simple, sur une idée publiée par fizeau, stephan, michelson, hamy et schwarzschild réalisent des mesures avant 1900.

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Oui. C'est un peu contre-intuitif puisque le principe est quand même vachement plus simple que l’interférométrie, mais le matériel requis (un imageur qui puisse prendre plus de 100 img/seconde) ne devait pas être facile a mettre au point a l’époque.

Aujourd'hui avec les camera planétaires ultra rapides ca se fait facilement sur les étoiles les plus brillantes/grosses qui sont occultées par la Lune (Aldebaran, Antares et Regulus je pense doivent être accessible aux amateurs, même si Aldebaran est certainement la plus facile).

 

Par contre, mettre au point un système d’interférométrie dans son jardin, ça semble un peu plus compliqué.

 

jf

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Ah, oui, d'accord !!! Je n'ai les compétences techniques d'aucun d'entre vous, mais je dois dire que j'avais quand même relu quatre fois (au moins!) la phrase :

 

Il y a 9 heures, asp06 a dit :

l'interférométrie c'est plus simple

 

J'avais essayé de mouliner le truc dans mon cerveau, mais ça marchait pas…… xDxD

 

J'avais essayé de regarder un peu précisément pour l'interférométrie à une époque, et passés les principes généraux (mais c'est important déjà, ok, bien sûr !), le détail technique à proprement parler ça me semblait quand même vite hyper hyper costaud….

 

 

Edited by Motta
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Il y a 20 heures, jfleouf a dit :

Par contre, mettre au point un système d’interférométrie dans son jardin, ça semble un peu plus compliqué.

Bernard Tregon fait ça :) @brizhell

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il y a 40 minutes, jldauvergne a dit :

Bernard Tregon fait ça

 

Oui, mais alors, le niveau au départ…. :) C'est génial de voir ça !!!! Mais quand même ce n'est pas, du tout du tout, à la portée de tout le monde….. Faut du niveau, et pas qu'un peu…..

 

 

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C'est super flatteur mais en fait le principe est moins compliqué que la spectro. C'est le bricolage qui est un peu compliqué. Après ce truc est uniquement fait avec des moyens amateurs. On verra bien si j"arrive à sortir des choses avec.

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Il y a 1 heure, Motta a dit :

Faut du niveau, et pas qu'un peu…..

à certaines étapes de la manipe, effectivement parfois le niveau à bulle ça peut aider.

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il y a 27 minutes, asp06 a dit :

le niveau à bulle ça peut aider

 

Ok, d'acc, jusque là, c'est bon, j'ai pigé….. 

 

 

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Il y a 7 heures, brizhell a dit :

 

J'ai pas tout lu mais ça a l'air super intéressant. Ca a l'air quand même peu plus compliquer que de coller une caméra au cul d'un C8 pour observer une occultation d'Aldébaran par la Lune...

 

jf

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Du coup j'ai regardé un peu des choses récentes sur le site de l'ESO. Je mets ça ici aussi pour celles et ceux qui ça intéresse, avec les présentations de l'ESO :

 

 

Une image du 2 juillet dernier :

 

Cette image de l’observatoire ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) montre MWC 758, une jeune étoile qui approche l'âge adulte et qui est entourée d'anneaux noueux et irréguliers de poussière cosmique: trois de ces anneaux sont visibles sur cette image. Fait inhabituel, ces anneaux sont de forme elliptique plutôt que d'être parfaitement circulaires - ce qui en fait la première découverte d'un disque protoplanétaire intrinsèquement elliptique avec ALMA!

Les anneaux externe et interne contiennent chacun une région particulièrement brillante, visible comme des arcs jaunes. De plus, il semble y avoir des bras spiraux tracés dans la poussière, ainsi qu'une cavité centrale sans poussière qui est légèrement décentrée. Ce sont toutes des caractéristiques qui suggèrent la présence de planètes invisibles. Lorsque les planètes se forment, elles interagissent gravitationnellement avec le disque et créent diverses caractéristiques et structures révélatrices. Les astronomes peuvent ainsi observer un système comme MWC 758 et non seulement déduire l'existence de planètes cachées potentielles, mais aussi estimer leurs masses, leurs emplacements et leurs orbites.

 

 

potw1827a.tif

 

 

 

 

26 février 2018 :

 

Blottie dans la jeune région de formation stellaire Ophiuchus, à une distance de 410 années-lumière du Soleil, un fascinant disque protoplanétaire appelé AS 209 se fait lentement façonner. Cette magnifique image a été reprise par le télescope à haute résolution ALMA, qui révèle une structure curieuse d’anneaux et de lacunes dans la poussière qui entoure la jeune étoile. 

Les disques protoplanétaires sont des plans denses de gas et de poussière en rotation qui entourent les étoiles à peine formées; ils fournissent la matière qui un jour deviendra des planètes en orbite, des lunes et autres corps mineurs. A un âge de moins d’un million d’années, ce système est très jeune, mais deux claires lacunes ont déjà été sculptées dans le disque. 

La lacune extérieure est profonde, large et principalement sans poussière, ce qui a mené les astronomes à croire qu’une planète géante de la masse de Saturne y orbite - à une distance de 800 minutes-lumière de son étoile centrale, plus de trois fois la distance entre Neptune et le Soleil ! Alors que la planète se fraye son chemin, la poussière s’accumule sur le bord externe de son orbite, créant des anneaux bien marqués dans le disque. La lacune interne plus fine aurait aussi pu être formée par une planète plus petite, mais les astronomes ont suggéré la possibilité intrigante que ce soit la grande planète distante qui ait en fait créé les deux lacunes. 

La planète ainsi déduite qui ressemble à Saturne et qui se trouve si loin de son étoile centrale pose des questions fascinantes sur la formation des planètes dans les bords des disques protoplanétaires sur des périodes de temps particulièrement courtes.

 

 

potw1809a.tif

 

 

 

12 février 2018, pour le coup une étoile :

 

Cette image fantomatique représente une distante étoile géante rouge pulsante, appelée R Sculptoris. Se trouvant à 1200 années-lumière dans la constellation du Sculpteur, R Sculptoris est une étoile qui fait partie de la branche asymptotique des géantes riche en carbone, ce qui signifie qu’elle proche de la fin de sa vie. A ce stade, les étoiles de petite masse et de masse intermédiaire se refroidissent, créent des atmosphères étendues et perdent beaucoup de leur masse - elles sont en train de devenir de spectaculaires nébuleuses planétaires. 

Bien que les astronomes comprennent les bases ce processus de perte de masse, ils cherchent à comprendre comment il commence près de la surface de l’étoile. La quantité de masse perdue par une étoile a d’énormes conséquences pour son évolution stellaire, modifiant son futur, et menant à différents types de nébuleuses planétaires. Lorsque les étoiles AGB finissent leur vie en tant que nébuleuse planétaire, elles produisent de vastes quantités d’éléments chimiques - qui forment le 50% des éléments plus lourds que le fer - et qui sont finalement relâchés dans l’univers et utilisés pour former des nouvelles étoiles, des planètes, des lunes et enfin les briques de la vie. 

Un aspect particulièrement intrigant de R Sculptoris est la tache lumineuse, qui semble être deux à trois fois plus brillante que les régions avoisinantes. Les astronomes qui ont repris cette image magnifique, avec l’interféromètre VLTI (Very Large Telescope Interferometer) d’ESO ont conclu que R Sculptoris est entourée par d'énorme quantité de poussière stellaire qui se détache de l’étoile qui fait sa mue. Cette tache brillante est en fait une région autour de l’étoile avec peu ou pas de poussière, ce qui nous permet d’observer plus profondément la surface stellaire.

 

potw1807a.tif

 

 

 

16 octobre 2017 :

 

Cette image d’ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) montre V1247 Orionis, une jeune étoile chaude entourée par un anneau dynamique de gaz et de poussière, appelé disque circumstellaire. Ce disque est visible ici en deux parties: un anneau central de matière clairement défini et une structure en forme de croissant plus délicate située vers l’extérieur. 

On pense que cette région entre l’anneau et le croissant, visible comme une bande obscure, s’est formée grâce à une planète qui a creusé son sillon à travers le disque. Alors que la planète orbitant autour de son étoile, son mouvement a créé des régions de haute pression sur chaque côté de son chemin, un peu comme quand un navire crée des vagues d’étravelorsqu’il coupe à travers l’eau. Ces régions de haute pression pourraient devenir des barrières de protection autour des sites de formation planétaire: les particules de poussière sont emprisonnées à l’intérieur pour des millions d’années, leur donnant le temps et l’espace suffisants pour s’agglomérer et croitre. 

La résolution spatiale extraordinaire d’ALMA permet aux astronomes d’étudier la structure complexe d’une tel tourbillon qui piège la poussière pour la première fois. Cette image révèle non seulement la forme en croissant du piège de poussière à l’extérieur de la bande obscure, mais aussi les régions d’excès de poussière à l’intérieur de l’anneau, qui peut-être indique un deuxième piège qui s’est formé à l’intérieur de l’orbite de la potentielle planète. Cela confirme les prédictions précédentes de simulations par ordinateur. 

La capture de la poussière est une solution potentielle à un problème majeur dans la théorie actuelle de la formation des planètes, qui prédit que les particules devraient fluire (“drift”) vers l’étoile centrale et être détruite avant qu’elle n’aient eu le temps de croitre jusqu’à une dimension planétésimale (le problème du “drift” radial en anglais).

 

 

potw1742a.tif

 

 

 

2 octobre 2017, nouvelle observation de la plus grande étoile hypergéante jaune jamais découverte :

 

Elle ne paie pas de mine, mais cette tache montre une étoile remarquable appelée V766 Centauri (V766 Cen en abrégé) et son proche compagnon. Elle a été étudiée et classifiée une première fois il y a quelques années par des chercheurs qui ont utilisé l’instrument Very Large Telescope Interferometer (VLTI) d’ESO. A l’époque ils ont découvert qu’il s’agissait d’une étoile appelée “hypergéante jaune”, massive, lumineuse et extrêmement rare - et extrêmement grande! Mesurant plus de 1400 fois le diamètre du Soleil, V766 Cen n’est pas seulement la plus grande étoile de ce type jamais découverte, mais c’est aussi une des 10 plus grandes étoiles connues. 

Néanmoins, une étude récente suggère que V766 Cen est probablement dans une phase de sa vie juste avant celle de hypergéante jaune: une étoile évoluée supergéante rouge, qui perd rapidement sa masse et qui retournera finalement vers la phase de supergéante jaune, plus chaude, pour un court laps de temps. Dans tous les cas, cette étoile est un vrai mastodonte, et très intéressante pour les scientifiques qui désirent comprendre mieux cette inhabituelle phase de la vie stellaire. 

Une équipe de scientifiques a récemment utilisé le VLTI à nouveau pour étudier V766 Cen dans plus de détails. En utilisant la réseau des quattre télescopes auxiliaires et un instrument du VLTI appelé  PIONIER (Precision Integrated-Optics Near-infrared Imaging ExpeRiment), l’équipe a photographié V766 Cen et son proche compagnon avec un niveau impressionnant de détails. Ils ont trouvé que le compagnon est plus petit et plus froid que son partenaire - probablement une géante froide ou une supergéante avec un rayon d’environ 650 fois celui du Soleil. On pense que les compagnons proches sont typiques des étoiles massives et sont importants lors du processus d’évolution stellaire. 

Cette photo de la semaine montre V766 Cen à trois époques. Ces images contiennent V766 Cen et son compagnon - dans la première image, le compagnon passe derrière V766 Cen, mais dans la deuxième et la troisième image, le compagnon passe devant et se distingue comme une tache brillante.

 

 

potw1740a.tif

 

 

 

Là on est un peu avant ce qu'on a signalé jusqu'ici, puisque l'image de  Pi1 Gruis donnée par Christophe plus haut a été publiée en décembre 2017.

 

 

Et une dernière du 15 mai 2017 :

 

Cette intrigante image a l’air d’une collection de taches colorées, mais c’est en fait un instantané à haute résolution d’une étoile juste née encore enveloppée de poussière. À une distance d’à peine 1300 années lumière dans la nébuleuse d’Orionl’étoile appelée HH 212 est remarquablement jeune. La vie moyenne d’une telle étoile de petite masse est d’environ 100 milliards d’années, mais cette étoile a seulement 40’000 ans - un véritable bébé en termes stellaires. 

Dans les noyaux des vastes nuages moléculaires dans les régions de formation stellaire, une bataille fait rage: la gravité contre la pression du gas et de la poussière. Si la gravità gagne, elle forcera le gas et la poussière à s’effondrer en un coeur dense qui prendra feu à la fin - formant une proto-étoile. Les restes de gas et de poussière forment un disque en rotation autour de cette étoile nouveau-née. Dans beaucoup de systèmes stellaires ils forment à la fin des planètes. De tels disques très jeunes de proto-étoiles sont difficiles à observer à cause de leur petite taille, mais maintenant l’extrêmement haute résolution spatiale d'ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) permet de comprendre les détails complexes de la formation des étoiles et des planètes. 

Un examen plus minutieux de HH 212 révèle une proéminente bande de poussière froide et obscure qui traverse le disque, prise en sandwich entre les deux régions plus brillantes qui sont chauffées par la proto-étoile. Le résultat ressemble à un “hamburger” cosmique. C’est la première fois que les astronomes ont pu déceler une telle bande de poussière dans les phases initiales de la formation stellaire et cela pourrait fournir des indications sur la naissance des systèmes planétaires.

 

 

potw1720a.tif

 

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Et quand même une petite dernière, presque ma préférée (le bordel total xD !!!), du 20 mars 2017 :

 

Cette image, reprise par ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) au Chili, montre la poussière lumineuse à l’intérieur du proto-ammas NGC 6334I. En étudiant ce nuage de formation stellaire dans la nébuleuse de la patte de chatavec ALMA et avec le télescope SMA (Submillimeter Array (SMA) à Hawaii, les astronomes ont pu voir quelque chose de dramatique se dérouler, qui a complètement changé la crèche stellaire sur une période de temps étonnamment brève. 

On savait déjà que les jeunes étoiles se formaient à l’intérieur de proto-ammas lorsque des poches de gas deviennent si denses qu’elles commencent à se comprimer sur elles-même sous l’effet de leur propre gravité. Au fil du temps, des disques de poussière et de gas se forment autour des étoiles naissantes et conduisent le matériel sur leur surface pour aider à les faire grandir. 

Toutefois, cette nouvelle image d’ALMA montre un massive proto-étoile, enfouie profondément dans sa crèche stellaire remplie de poussière, qui subit une croissance intense, probablement déclenchée par une avalanche de gas qui est tombée sur sa surface. Ce nouvel apport de matériel provoque une augmentation de luminosité de presque un facteur 100. Cette découverte supporte la théorie qui soutient que les étoiles jeunes peuvent connaître une phase de croissance intense qui reforme tous ses environs.

 

 

potw1712a.tif

 

 

 

 

 

Edited by Motta
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oui dommage, pas d'image et pas de lien source pour les retrouver, sinon merci pour la description !

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Notons qu'un radiotélescope ne fournit pas d'images dans le visible mais des données issues du spectre radio (Invisible).  Donc cette image et ses couleurs sont une interprétation par un humain de ces données. ça peut ne pas être artistique (mon petit fils en fait) mais pour être publiable , il faut stimuler le rêve chez le cotisant. 

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Il y a 7 heures, FroggySeven a dit :

Les images passent pas :-(

 

Il y a 7 heures, DOLGULDUR a dit :

oui dommage, pas d'image

 

Ah, même en attendant un peu que ça charge ? 

 

Mais je vais mettre les images en plus basse définition pour que ça passe, ce sera plus simple.

 

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En fait je viens de m'apercevoir, que c'est juste l'apercu qui n'est pas dispo sur mon navigateur (chrome et firefox), peut etre faut-il un plugin specifique (je n'en ai pas trouve de bon)

 

Car sinon click droit et ouvrir dans un nouvel ongler, ou encore click droit et enregistrer la cible sous, et on peut telecharger les images.

Edited by DOLGULDUR
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Même message que plus haut mais avec des images qui devraient mieux passer ; qualité un peu moins bonne mais …….  :

 

 

Il y a 12 heures, Motta a dit :

Une image du 2 juillet dernier :

 

Cette image de l’observatoire ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) montre MWC 758, une jeune étoile qui approche l'âge adulte et qui est entourée d'anneaux noueux et irréguliers de poussière cosmique: trois de ces anneaux sont visibles sur cette image. Fait inhabituel, ces anneaux sont de forme elliptique plutôt que d'être parfaitement circulaires - ce qui en fait la première découverte d'un disque protoplanétaire intrinsèquement elliptique avec ALMA!

Les anneaux externe et interne contiennent chacun une région particulièrement brillante, visible comme des arcs jaunes. De plus, il semble y avoir des bras spiraux tracés dans la poussière, ainsi qu'une cavité centrale sans poussière qui est légèrement décentrée. Ce sont toutes des caractéristiques qui suggèrent la présence de planètes invisibles. Lorsque les planètes se forment, elles interagissent gravitationnellement avec le disque et créent diverses caractéristiques et structures révélatrices. Les astronomes peuvent ainsi observer un système comme MWC 758 et non seulement déduire l'existence de planètes cachées potentielles, mais aussi estimer leurs masses, leurs emplacements et leurs orbites.

 

 

 

potw1827a.jpg

 

 

 

Il y a 12 heures, Motta a dit :

26 février 2018 :

 

Blottie dans la jeune région de formation stellaire Ophiuchus, à une distance de 410 années-lumière du Soleil, un fascinant disque protoplanétaire appelé AS 209 se fait lentement façonner. Cette magnifique image a été reprise par le télescope à haute résolution ALMA, qui révèle une structure curieuse d’anneaux et de lacunes dans la poussière qui entoure la jeune étoile. 

Les disques protoplanétaires sont des plans denses de gas et de poussière en rotation qui entourent les étoiles à peine formées; ils fournissent la matière qui un jour deviendra des planètes en orbite, des lunes et autres corps mineurs. A un âge de moins d’un million d’années, ce système est très jeune, mais deux claires lacunes ont déjà été sculptées dans le disque. 

La lacune extérieure est profonde, large et principalement sans poussière, ce qui a mené les astronomes à croire qu’une planète géante de la masse de Saturne y orbite - à une distance de 800 minutes-lumière de son étoile centrale, plus de trois fois la distance entre Neptune et le Soleil ! Alors que la planète se fraye son chemin, la poussière s’accumule sur le bord externe de son orbite, créant des anneaux bien marqués dans le disque. La lacune interne plus fine aurait aussi pu être formée par une planète plus petite, mais les astronomes ont suggéré la possibilité intrigante que ce soit la grande planète distante qui ait en fait créé les deux lacunes. 

La planète ainsi déduite qui ressemble à Saturne et qui se trouve si loin de son étoile centrale pose des questions fascinantes sur la formation des planètes dans les bords des disques protoplanétaires sur des périodes de temps particulièrement courtes.

 

 

 

potw1809a.jpg

 

 

 

Il y a 12 heures, Motta a dit :

12 février 2018, pour le coup une étoile :

 

Cette image fantomatique représente une distante étoile géante rouge pulsante, appelée R Sculptoris. Se trouvant à 1200 années-lumière dans la constellation du Sculpteur, R Sculptoris est une étoile qui fait partie de la branche asymptotique des géantes riche en carbone, ce qui signifie qu’elle proche de la fin de sa vie. A ce stade, les étoiles de petite masse et de masse intermédiaire se refroidissent, créent des atmosphères étendues et perdent beaucoup de leur masse - elles sont en train de devenir de spectaculaires nébuleuses planétaires. 

Bien que les astronomes comprennent les bases ce processus de perte de masse, ils cherchent à comprendre comment il commence près de la surface de l’étoile. La quantité de masse perdue par une étoile a d’énormes conséquences pour son évolution stellaire, modifiant son futur, et menant à différents types de nébuleuses planétaires. Lorsque les étoiles AGB finissent leur vie en tant que nébuleuse planétaire, elles produisent de vastes quantités d’éléments chimiques - qui forment le 50% des éléments plus lourds que le fer - et qui sont finalement relâchés dans l’univers et utilisés pour former des nouvelles étoiles, des planètes, des lunes et enfin les briques de la vie. 

Un aspect particulièrement intrigant de R Sculptoris est la tache lumineuse, qui semble être deux à trois fois plus brillante que les régions avoisinantes. Les astronomes qui ont repris cette image magnifique, avec l’interféromètre VLTI (Very Large Telescope Interferometer) d’ESO ont conclu que R Sculptoris est entourée par d'énorme quantité de poussière stellaire qui se détache de l’étoile qui fait sa mue. Cette tache brillante est en fait une région autour de l’étoile avec peu ou pas de poussière, ce qui nous permet d’observer plus profondément la surface stellaire.

 

 

potw1807a.jpg

 

 

 

Il y a 12 heures, Motta a dit :

16 octobre 2017 :

 

Cette image d’ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) montre V1247 Orionis, une jeune étoile chaude entourée par un anneau dynamique de gaz et de poussière, appelé disque circumstellaire. Ce disque est visible ici en deux parties: un anneau central de matière clairement défini et une structure en forme de croissant plus délicate située vers l’extérieur. 

On pense que cette région entre l’anneau et le croissant, visible comme une bande obscure, s’est formée grâce à une planète qui a creusé son sillon à travers le disque. Alors que la planète orbitant autour de son étoile, son mouvement a créé des régions de haute pression sur chaque côté de son chemin, un peu comme quand un navire crée des vagues d’étravelorsqu’il coupe à travers l’eau. Ces régions de haute pression pourraient devenir des barrières de protection autour des sites de formation planétaire: les particules de poussière sont emprisonnées à l’intérieur pour des millions d’années, leur donnant le temps et l’espace suffisants pour s’agglomérer et croitre. 

La résolution spatiale extraordinaire d’ALMA permet aux astronomes d’étudier la structure complexe d’une tel tourbillon qui piège la poussière pour la première fois. Cette image révèle non seulement la forme en croissant du piège de poussière à l’extérieur de la bande obscure, mais aussi les régions d’excès de poussière à l’intérieur de l’anneau, qui peut-être indique un deuxième piège qui s’est formé à l’intérieur de l’orbite de la potentielle planète. Cela confirme les prédictions précédentes de simulations par ordinateur. 

La capture de la poussière est une solution potentielle à un problème majeur dans la théorie actuelle de la formation des planètes, qui prédit que les particules devraient fluire (“drift”) vers l’étoile centrale et être détruite avant qu’elle n’aient eu le temps de croitre jusqu’à une dimension planétésimale (le problème du “drift” radial en anglais).

 

 

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Il y a 12 heures, Motta a dit :

2 octobre 2017, nouvelle observation de la plus grande étoile hypergéante jaune jamais découverte :

 

Elle ne paie pas de mine, mais cette tache montre une étoile remarquable appelée V766 Centauri (V766 Cen en abrégé) et son proche compagnon. Elle a été étudiée et classifiée une première fois il y a quelques années par des chercheurs qui ont utilisé l’instrument Very Large Telescope Interferometer (VLTI) d’ESO. A l’époque ils ont découvert qu’il s’agissait d’une étoile appelée “hypergéante jaune”, massive, lumineuse et extrêmement rare - et extrêmement grande! Mesurant plus de 1400 fois le diamètre du Soleil, V766 Cen n’est pas seulement la plus grande étoile de ce type jamais découverte, mais c’est aussi une des 10 plus grandes étoiles connues. 

Néanmoins, une étude récente suggère que V766 Cen est probablement dans une phase de sa vie juste avant celle de hypergéante jaune: une étoile évoluée supergéante rouge, qui perd rapidement sa masse et qui retournera finalement vers la phase de supergéante jaune, plus chaude, pour un court laps de temps. Dans tous les cas, cette étoile est un vrai mastodonte, et très intéressante pour les scientifiques qui désirent comprendre mieux cette inhabituelle phase de la vie stellaire. 

Une équipe de scientifiques a récemment utilisé le VLTI à nouveau pour étudier V766 Cen dans plus de détails. En utilisant la réseau des quattre télescopes auxiliaires et un instrument du VLTI appelé  PIONIER (Precision Integrated-Optics Near-infrared Imaging ExpeRiment), l’équipe a photographié V766 Cen et son proche compagnon avec un niveau impressionnant de détails. Ils ont trouvé que le compagnon est plus petit et plus froid que son partenaire - probablement une géante froide ou une supergéante avec un rayon d’environ 650 fois celui du Soleil. On pense que les compagnons proches sont typiques des étoiles massives et sont importants lors du processus d’évolution stellaire. 

Cette photo de la semaine montre V766 Cen à trois époques. Ces images contiennent V766 Cen et son compagnon - dans la première image, le compagnon passe derrière V766 Cen, mais dans la deuxième et la troisième image, le compagnon passe devant et se distingue comme une tache brillante.

 

 

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Il y a 12 heures, Motta a dit :

Et une dernière du 15 mai 2017 :

 

Cette intrigante image a l’air d’une collection de taches colorées, mais c’est en fait un instantané à haute résolution d’une étoile juste née encore enveloppée de poussière. À une distance d’à peine 1300 années lumière dans la nébuleuse d’Orionl’étoile appelée HH 212 est remarquablement jeune. La vie moyenne d’une telle étoile de petite masse est d’environ 100 milliards d’années, mais cette étoile a seulement 40’000 ans - un véritable bébé en termes stellaires. 

Dans les noyaux des vastes nuages moléculaires dans les régions de formation stellaire, une bataille fait rage: la gravité contre la pression du gas et de la poussière. Si la gravità gagne, elle forcera le gas et la poussière à s’effondrer en un coeur dense qui prendra feu à la fin - formant une proto-étoile. Les restes de gas et de poussière forment un disque en rotation autour de cette étoile nouveau-née. Dans beaucoup de systèmes stellaires ils forment à la fin des planètes. De tels disques très jeunes de proto-étoiles sont difficiles à observer à cause de leur petite taille, mais maintenant l’extrêmement haute résolution spatiale d'ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) permet de comprendre les détails complexes de la formation des étoiles et des planètes. 

Un examen plus minutieux de HH 212 révèle une proéminente bande de poussière froide et obscure qui traverse le disque, prise en sandwich entre les deux régions plus brillantes qui sont chauffées par la proto-étoile. Le résultat ressemble à un “hamburger” cosmique. C’est la première fois que les astronomes ont pu déceler une telle bande de poussière dans les phases initiales de la formation stellaire et cela pourrait fournir des indications sur la naissance des systèmes planétaires.

 

 

 

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Il y a 12 heures, Motta a dit :

Et quand même une petite dernière, presque ma préférée (le bordel total xD !!!), du 20 mars 2017 :

 

Cette image, reprise par ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) au Chili, montre la poussière lumineuse à l’intérieur du proto-ammas NGC 6334I. En étudiant ce nuage de formation stellaire dans la nébuleuse de la patte de chatavec ALMA et avec le télescope SMA (Submillimeter Array (SMA) à Hawaii, les astronomes ont pu voir quelque chose de dramatique se dérouler, qui a complètement changé la crèche stellaire sur une période de temps étonnamment brève. 

On savait déjà que les jeunes étoiles se formaient à l’intérieur de proto-ammas lorsque des poches de gas deviennent si denses qu’elles commencent à se comprimer sur elles-même sous l’effet de leur propre gravité. Au fil du temps, des disques de poussière et de gas se forment autour des étoiles naissantes et conduisent le matériel sur leur surface pour aider à les faire grandir. 

Toutefois, cette nouvelle image d’ALMA montre un massive proto-étoile, enfouie profondément dans sa crèche stellaire remplie de poussière, qui subit une croissance intense, probablement déclenchée par une avalanche de gas qui est tombée sur sa surface. Ce nouvel apport de matériel provoque une augmentation de luminosité de presque un facteur 100. Cette découverte supporte la théorie qui soutient que les étoiles jeunes peuvent connaître une phase de croissance intense qui reforme tous ses environs.

 

 

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