mikito

Où faire contrôler son miroir primaire

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Si c'est du PTV, c'est pas si mal...

 

J'ai eu un C14, qui a donné des images à tomber par terre, et qui est très bien exploité par un collègue qui l'a profondément modifié.

Il a eu l'occasion de le tester avec un test interfero, il était à guère plus que ça...

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Nous, a Alcor system, on arrive a controller des miroirs avec nos shack Hartmann jusqu'à 1m s'il faut ;-) en mesure directe, au centre de courbure.

On construit des shack hartmann aussi, on a fourni bcp de fabriquants européens, de optique-unterlinden , a ASA, officina stellare, Alluna etc.

Cependant, cela a un cout, et je ne sais pas si c'est compatible avec une prestation pour des amateurs. 

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Salut ! Tu es du Var c est pas très loin. Je te propose un bon test en autocollimation devant un plan reosc. Diamètre au choix, 500 ou 1100mm😁 

Si tu veux des chiffres on a un zygo avec les calibres qu'il faut.

J'ai fait partie de l équipe du LAM, c était qui qui devait te tester ça?

Et puis ça sera l occasion de se rencontrer et si tu as envie d observer dans un des instruments sur place avec un pont et un bon bout de comté 😁

 

Sympa Sed de penser à nous !😉

 

Seb

Edited by Moindrot Sébastien
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seb lebouc> Cela rejoint ce que je répète souvent ; c'est pas le PtV qui fait une bonne image mais le RMS ! Le PtV n'a aucune espèce de relation avec le RMS (compendre qu'il n'existe pas de formule permettant de passer de l'un à l'autre, les deux mesurent des choses différentes). Un SC entre L/3 et L/5  PtV c'est quasiment normal, s'il reste un RMS à L/25 ou L/30 ... là ça cause !

Du coup, en tant que dobson "d'origine", il est possible que le PtV du miroir de notre hôte soit soit médiocre et pourtant dispenser d'un bon RMS propice à grossir beaucoup. Ou l'inverse d'avoir un PtV à L/5 mais un RMS à L/6 (je caricature) à peine capable de d'atteindre D/2 de grossissement !

 

C'est facile à voir sur le ciel en grossissant entre D et 2 ou 3x D ! Par contre c'est effectivement facile à dire, mais pas facile à faire car disposer d'une bonne nuit permettant de grossir à x900 sur le ciel, faudra être patient. Si les étoiles montrent le moindre scintillement, ce sera même pas la peine d'essayer !

 

Marc

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Il y a 13 heures, Moindrot Sébastien a dit :

Salut ! Tu es du Var c est pas très loin. Je te propose un bon test en autocollimation devant un plan reosc. Diamètre au choix, 500 ou 1100mm😁 

Si tu veux des chiffres on a un zygo avec les calibres qu'il faut.

J'ai fait partie de l équipe du LAM, c était qui qui devait te tester ça?

Et puis ça sera l occasion de se rencontrer et si tu as envie d observer dans un des instruments sur place avec un pont et un bon bout de comté 😁

bonjour Sébastien

C'est un programme intéressant tout ça:D

Je te contacte en mp

Edited by mikito

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Il y a 3 heures, patry a dit :

seb lebouc> Cela rejoint ce que je répète souvent ; c'est pas le PtV qui fait une bonne image mais le RMS ! Le PtV n'a aucune espèce de relation avec le RMS (compendre qu'il n'existe pas de formule permettant de passer de l'un à l'autre, les deux mesurent des choses différentes). Un SC entre L/3 et L/5  PtV c'est quasiment normal, s'il reste un RMS à L/25 ou L/30 ... là ça cause !

C'est un peu plus compliqué que ça Marc. 
Les deux chiffres sont utils et dans le détail il faut aussi examiner la carte de front d'onde pour voir si il n'y a pas de pentes trop fortes, ce qui est encore un autre facteur que le PTV et le RMS. 
Là où je te rejoint, c'est que si on ne doit prendre qu'une seule valeur, je trouve que le RMS est plus représentatifs. Mais dans certains cas le PTV est "mauvais" avec un RMS assez bon. Ca peut signaler justement la présence d'un défaut petit, mais à forte pente. Donc problématique. 

Il faut aussi faire attention aux moyens de mesure utilisés et la façon dont les données sont dépouillées dans les tests de Wolfgang Rohr par exemple, il lui arrive de décocher pas mal de polynômes.  

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Oui en effet. L'analogie de la rayure me plait bien ; on peut considérer une fine rayure de quelques µm d'épaisseur comme un défaut PTV (qui peut déjà être vu par certains moyens de mesure). Sauf que des µm cela fait beaucoup rapporté aux nm de la longueur d'onde. Conclusion le PtV s'effondre.

Alors OUI évidemment cela va diffuser un petit peu autour de ce défaut, mais finalement, rapporté au rapport des surfaces mises en jeu, le défaut ne sera peut être même pas visible (sauf pour l'égo du propriétaire mais c'est un autre débat).

 

Si on devait ne conserver qu'une mesure, le RMS est pour moi aussi le plus important. Sauf que le RMS c'est une mesure statistique qui nécessite beaucoup de points de contrôle. A l'époque des Foucault, on présentait le PtV ... parce qu'on avait que cela. Calculer un RMS ce serait de faire des dizaines de mesure par rayon, sur des dizaines de rayons différents. On voit la tâche titanesque que personne n'a voulu relever (à ma connaissance en tout cas, c'est déjà bien quand on fait deux mesures à 90° pour détecter de l'astigmatisme). C'est pourtant une image bien plus précise qui serait faite ainsi et qui ferait alors abstraction de l'aléatoire de la mesure au Foucault (tous les défauts ne sont pas des défauts de révolution, préambule de la mesure de Foucault). De là, un PtV global ... pourquoi pas ... mais pourquoi s'en contenter surtout !

 

Marc

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Le 19/10/2018 à 13:24, patry a dit :

Oui en effet. L'analogie de la rayure me plait bien ; on peut considérer une fine rayure de quelques µm d'épaisseur comme un défaut PTV (qui peut déjà être vu par certains moyens de mesure). Sauf que des µm cela fait beaucoup rapporté aux nm de la longueur d'onde. Conclusion le PtV s'effondre.

Oui mais non. C'est peut être pour ça que tu appréhendes mal la complémentarité entre PTV et RMS. 
Déjà pour un certain nombres de moyens de mesure, la rayure tu ne la vois pas. Problème réglé. Au Zygo oui tu la vois mais, d'une si c'est une vraie rayure, il n'y a plus d'aluminium donc plus de lumière réfléchie. Si c'est une rayure très superficielle elle peut contribuer à quelques points extrêmes, mais dans une mesure Zygo tu enlèves les points les plus extrêmes. Typiquement 20 de mémoire. Je suppose que c'est aussi une façon de filtrer des erreurs dues à du bruit dans la mesure. 
Au traitement tu peux dans tous les cas exclure des points de la mesure si tu as vraiment un défaut à isoler. 
Bref un PTV ne mesure pas les rayures. Si il est mauvais alors que le RMS est bon, c'est une indication d'un bord très rabattu par exemple (ou autre défaut très localisé).

Après le Foucault c'est une autre histoire. J'en sais bien plus sur une optique avec un star test qu'avec un Foucault amateur sur 10  points et un seul axe. La méthode reste intéressante pour contrôler la courbure, mais elle n'a pas beaucoup plus de prétention que ça. Avec n'importe quel autre moyen de mesure, on ajoute, astif+coma+trefoil+etc.... Il faut au moins prendre 15 polynômes pour commencer à décrire fidèlement une optique, mais dans certains cas monter à 30 n'est pas inutile. 

Dans la pratique j'ai vu pas mal de fois où avoir simplement le RMS ce n'est pas le bon critère pour définir l'optique. Elle est parfois très bonne à L/18 et parfois moyenne à plus de L/20. 

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JeanLuc, pourtant tu sais bien que le RMS est une information statistique (rappel pour les autres, toi tu sais, c'est la valeur quadratique moyenne) et que le PtV c'est simplement le maximum d'une série. dit comme cela, on comprend mieux qu'il n'y a VRAIMENT aucune espèce de relation entre un PtV et un RMS ! Dire que l'une est une fonction de l'autre c'est complètement bidon, à moins d'être capable de quantifier la réalisation et de dire que le process qui fourni une valeur maximale à L/5 donnera toujours exactement 5 fois mieux en RMS (L/25) mais cela tient de la magie là !

Après un RMS à L/25 moins bon qu'un autre instrument dont le RMS est à L/18 ça doit pas non plus être très courant et puis si c'est une impression dans un champ, de nuit, pas simultanément ... là encore il y a certainement beaucoup d'interprétation possible. Mais je suis d'accord avec toi pour admettre que le RMS n'est pas suffisant, c'est évident et je ne l'ai pas dit plus haut. Seulement si je n'ai que PtV et RMS, franchement je préfère considérer le RMS seul que le PtV seul ! Là je pense qu'on reste copain !

 

Marc

 

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Il y a 19 heures, patry a dit :

Dire que l'une est une fonction de l'autre c'est complètement bidon

C'est exactement ce que je suis en train de dire. Si l'une était fonction de l'autre de toute façon une seule valeur suffirait. Et c'est justement parce que l'une n'est pas fonction de l'autre que les deux ont un sens physique utile. 

 

Il y a 19 heures, patry a dit :

à moins d'être capable de quantifier la réalisation et de dire que le process qui fourni une valeur maximale à L/5 donnera toujours exactement 5 fois mieux en RMS (L/25) mais cela tient de la magie là !

C'est ce que prétendent certains profs d'optique malgré tout. Mais passons, je ne vais pas polémiquer :)
 

 

Il y a 19 heures, patry a dit :

Après un RMS à L/25 moins bon qu'un autre instrument dont le RMS est à L/18 ça doit pas non plus être très courant et puis si c'est une impression dans un champ, de nuit, pas simultanément ... là encore il y a certainement beaucoup d'interprétation possible

Je ne parle pas d'impression. C'est pour ça que l'on regarde le Strehl aussi, car il dépend du type de défaut, et lui sera plus représentatifs des pentes. A la rigueur si il n'y avait vraiment qu'une seule valeur synthétique à retenir c'est le Strehl. 
Tu n'as pas de raison de n'avoir que le PTV ou que le RMS sur une optique, ou alors il faut se demander comment elle a été testée. Mais si je ne devais avoir qu'une seule valeur ce serait le Strehl car il a directement un sens physique sur la qualité d'image, ce qui est moins le cas pour le PTV et le RMS. 

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C'est effectivement souvent qu'on utilise le rapport de Strehl.

Mais là pour le coup on trouve une fonction qui passe du rapport de Strehl au RMS !

le rapport de Strehl est défini comme ~ e^-(2.pi.sigma/lambda)

et sigma c'est l'écart type ... aussi nommé RMS en anglais !

 

Donc quand tu utilise le rapport de Strehl, en fait tu parle de RMS simplement rapporté en un terme qui vaut 1 à l'asymptote (lorsque le RMS devient très faible).


Par contre je t'accorde qu'on manipule plus facilement le rS car certains en font des produits ainsi :

une optique non obstruée de rS1 mais affublée d'une obstruction équivalente à un rS2 donne un instrument complet de rS3 = rS1 * rS2

Là je ne juge pas de la pertinence de l'opération, il faudrait décomposer l'opération pour juger de ce calcul et je ne sais pas si c'est si "facile" qu'un produit ou bien si cela donne une indication approximative suffisante.

 

Donc pour résumer (j'ai l'impression qu'on discute tous les deux seulement)

 

Le PtV c'est le plus grand des défauts, mais on ne dit pas si le défaut immédiatement inférieur est proche du plus grand ou pas donc si c'est un "accident" localisé ou si c'est général à l'instrument.

Le RMS c'est une statistique de l'ensemble des défauts sur toute l'optique. On considère que la population est statistiquement représentative et on ne mentionne pas la population (on devrait peut être) car attention, le RMS de 16x16 mesure n'est certainement pas le même que le RMS sur 256x256 mesures ! Dans le second cas, on échantillonne plus finement donc on peut voir des catégories de défauts. C'est un peu comme la mesure d'une jetée. Sur une carte au km, on y arrive à peu près, avec un double décimètre c'est galère mais on arrive pas au même chiffre, à l'échelle microscopique on va tenir compte de la rugosité des rochers, et à l'échelle nanométrique de la forme des atomes. La précision de la mesure est une fractale qui dépend de la finesse de la mesure.

 

Le Strehl c'est une fonction du RMS, on parle grosso modo de la même chose que le RMS sous une autre forme.

 

Marc

 

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Il y a 8 heures, patry a dit :

Mais là pour le coup on trouve une fonction qui passe du rapport de Strehl au RMS !

le rapport de Strehl est défini comme ~ e^-(2.pi.sigma/lambda)

et sigma c'est l'écart type ... aussi nommé RMS en anglais !

Non, ce n'est pas sa définition. Sa définition c'est le rapport entre l'énergie concentrée dans le disque d'airy de l'instrument mesuré par rapport à un instrument parfait. Dans un logiciel de métrologie il n'est pas calculé avec la formule approchée que tu donnes. 

Et c'est toujours pareil, dans 9 cas sur 10 la formule approchée est une bonne description, de même que dans 9 cas sur 10 un RMS à L/18 et plus est un bon indicateur de qualité, mais pour le cas sur 10 restant, c'est plus compliqué que ça. 

 

Il y a 8 heures, patry a dit :

une optique non obstruée de rS1 mais affublée d'une obstruction équivalente à un rS2 donne un instrument complet de rS3 = rS1 * rS2

Non plus. L'obstruction n'est pas prise en compte par le rapport de Strehl. Si tu veux tenir compte de l'obstruction il faut prendre l'energy encercled ratio, l'EER

 

Il y a 8 heures, patry a dit :

Là je ne juge pas de la pertinence de l'opération, il faudrait décomposer l'opération pour juger de ce calcul et je ne sais pas si c'est si "facile" qu'un produit ou bien si cela donne une indication approximative suffisante.

EER=Rs x (1-p²)². 
p c'est le pourcentage d'obstruction. 

 

 

Il y a 8 heures, patry a dit :

Le PtV c'est le plus grand des défauts, mais on ne dit pas si le défaut immédiatement inférieur est proche du plus grand ou pas donc si c'est un "accident" localisé ou si c'est général à l'instrument.

Exact

 

Il y a 8 heures, patry a dit :

le RMS de 16x16 mesure n'est certainement pas le même que le RMS sur 256x256 mesures

En général si. Dans certains cas particulier non en effet. Tout dépend aussi tout simplement du diamètre de l'optique mesurée. 16x16 sur un télescope de 16 cm ça fait 1 cm par point de mesure alors que ça en fait 2 cm sur un télescope de 32 cm. 

Le nombre de point d’échantillonnage va surtout impacter le PTV, assez peu le RMS (sauf à franchement sous échantillonner, mais 16x16 ça fait déjà 200 points de mesure, statistiquement ça fait sens. 
Mais surtout, dans la pratique avec un Shack Hartmann par exemple tu as au moins 30x30 points donc 700 mesures. Ca devient assez robuste même sur le PTV (sauf cas très particulier ou très grande optique). 

 

Il y a 8 heures, patry a dit :

Dans le second cas, on échantillonne plus finement donc on peut voir des catégories de défauts.

Sauf cas très particulier encore une fois, dans 9 cas sur 10 les défauts dominants sur une optique sont contenus dans les premiers ordres (astig, spéhricité du 3eme ordre, trefoil, coma), et ça il n'y a pas besoin d'un échantillonnage fin pour les caractériser .

 

 

Il y a 8 heures, patry a dit :

C'est un peu comme la mesure d'une jetée. Sur une carte au km, on y arrive à peu près, avec un double décimètre c'est galère mais on arrive pas au même chiffre, à l'échelle microscopique on va tenir compte de la rugosité des rochers, et à l'échelle nanométrique de la forme des atomes. La précision de la mesure est une fractale qui dépend de la finesse de la mesure.

Non ce n'est pas équivalent car ce qui est nettement en dessous de la longueur d'onde de la lumière observée n'a pas d'impact. 

Edited by jldauvergne

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il y a une heure, jldauvergne a dit :

bon indicateur de qualité, mais pour le cas sur 10 restant, c'est plus compliqué que ça. 

Tu pensais aux anomalies casse-pied comme le bord rabattu ?

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il y a 4 minutes, lyl a dit :

Tu pensais aux anomalies casse-pied comme le bord rabattu ?

Exactement ! Pas que, mais c'est le cas compliqué le plus répandu je pense.:) 
 

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Le 22/10/2018 à 16:20, patry a dit :

on comprend mieux qu'il n'y a VRAIMENT aucune espèce de relation entre un PtV et un RMS

 

Le ptv ne permet même pas de donner une borne supérieure du rms (un ptv petit ne peut engendrer un gros rms) et inversement (un grand rms ne peut pas etre compatible avec un petit ptv) ?

Edited by DOLGULDUR

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Il y a 21 heures, DOLGULDUR a dit :

Le ptv ne permet même pas de donner une borne supérieure du rms (un ptv petit ne peut engendrer un gros rms) et inversement (un grand rms ne peut pas etre compatible avec un petit ptv) ?

Non. Dans le cas extrême où il n'y a pas de défaut PTV=RMS. Pour une surface en dents de scie le RMS est environ égal à 3,5xPTV (c'est un critère parfois pris par les opticiens il me semble comme première approche). 
Dans la pratique, quand tu as un miroir à mieux que mettons 100 nm ptv il est très rare qu'il soit mauvais. C'est une valeur difficile à atteindre techniquement donc il y a peu de chance que le rms soit mauvais. 
De même si tu es à mieux que 25 nm RMS, il y a peu de chance que le PTV soit catastrophique. 

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Pour préciser à propos du ratio : par recoupement sur les mesures d'objectifs disponibles sur le net et avec un document que l'on m'a fourni : j'ai vu un critère minimal similaire chez Zeiss pour les APQ et sans doute pour d'autres objectifs (pas les miroirs). L/8 et RMS 1/28

Carl Zeiss Jena Testreport Information.pdf

 

Citation

Une optique est considérée à diffraction limitée lorsque la qualité de la définition (strehl) atteint ou dépasse la valeur de 80%. Cela correspond à une valeur efficace du front d'onde gagné lambda / 14 (longueur d'onde du test lambda).

Les objectifs Astro sont basés sur les normes de qualité très strictes de Carl Zeiss Jena. Celles-ci garantissent une valeur efficace d'au moins lambda / 28 pour les objectifs APQ, ce qui correspond à une qualité de définition (strehl) supérieure à 95% et se rapproche donc de la valeur idéale.

RatioRms/PtV = 3.5

Cela donne : 8 * 3.5 => 28

C'est cohérent avec pas mal de mesure.

Pour les instrument commerciaux, c'est assez proche également pour les miroirs chinois en diff. limited : PtV l/4 mini et RMS l/14 mini.

 

De plus comme disait Jean-Luc plus haut : pour les grands miroirs, il faut prendre plus de points de mesure pour le RMS.

Le 24/10/2018 à 15:55, jldauvergne a dit :

dans la pratique avec un Shack Hartmann par exemple tu as au moins 30x30 points donc 700 mesures

Autrement dit les erreurs marginales doivent rester limitées dans leur amplitude

Edited by lyl

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il y a 34 minutes, lyl a dit :

Pour les instrument commerciaux, c'est assez proche également pour les miroirs chinois en diff. limited : PtV l/4 mini et RMS l/14 mini.

Ton chiffre Zeiss confirme la règle empirique oui. Mais dans la pratique j'ai toujours eu des ratios supérieurs à 3,5 je pense dans les mesures que j'ai fait. Le RMS est en général meilleur que L/14, et le PTV est en général moins bon que L/4.

 

 

il y a 36 minutes, lyl a dit :

De plus comme disait Jean-Luc plus haut : pour les grands miroirs, il faut prendre plus de points de mesure pour le RMS.

Je disais ça pour le PTV surtout. Mais pour un grand miroir il faut plus de points dans l'absolu que ce soit pour le ptv ou le rms. 

 

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Plutôt que PTV ou RMS, il faudrait considérer la MTF, sinon le Strehl (ou l'EER) sont assez synthétiques.

Sinon comme Jean Luc, stricto sensu PTV et RMS ne sont pas liés.

 

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la relation entre 1/4 ptv et 1/14 rms sort d'un calcul rigoureux mais cela correspondant à de l'aberration de sphéricité pure ou du défocus peut être( je ne sais plus exactement): je me souviens avoir lu quelque chose la dessus dans "optique" de bruhat (pas jeune comme référence) mais ça a du être traité dans des bouquins plus récents aussi.

edit : le rapport de 3.5 correspond également à celui qui existe entre l'étendue et l'écart type d'une suite aléatoire bornée de nombres.

Edited by asp06
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Il y a 8 heures, asp06 a dit :

la relation entre 1/4 ptv et 1/14 rms sort d'un calcul rigoureux mais cela correspondant à de l'aberration de sphéricité pure ou du défocus peut être( je ne sais plus exactement): je me souviens avoir lu quelque chose la dessus dans "optique" de bruhat (pas jeune comme référence) mais ça a du être traité dans des bouquins plus récents aussi.

c'est plutôt 2,8 le rapport dans ce cas je pense. Ca doit faire un genre de sinusoïde la différence entre deux courbures non ? 
3,5 ça correspond à un surface avec des défauts réguliers droits (triangles), c'est une configuration un peu analogue à une suite aléatoire de nombres entre deux bornes. 

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je n'ai pas le bouquin mais en cherchant un peu sur le web j'ai trouvé que c'est relié au critère de Rayleigh : un défocus de l/4 ptv correspond à un rms de l/14 (en fait l/sqrt(192)  et un strehl de 0.81. c'est seulement un cas limite pour une optique parfaite et l'usage d'un ratio par défaut de 3.5 entre rms et ptv parait peu justifié dans la pratique où coexistent toujours plusieurs défauts simultanés.

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ce n'est pas étonnant en même temps, pendant longtemps la majorité des contrôles étaient faits sur un seul axe au Foucault et n'évaluaient pas grand chose d'autre que la précision de la courbure. Mais du coup si on prend L/4 PTV au Foucault, ce n'est pas très contraignant en fait. 

J'ai l'impression que pas mal de choses qui traînent dans les vieux grimoires mériteraient une mise à jour. 
Et quoi qu'il en soit un star test de base fait avec une caméra est déjà bien plus instructif que le Foulcault sur un axe. On peut même évaluer les ordres de grandeur dans Aberrator (à condition d'avoir des défauts classiques).

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    • By banjo
      bonjour à tous ,
      je doit coller mon porte barillet pour une optique Istar sur un tube en carbone avec de la colle bi-composants époxy  (quelques vis aussi , ceinture + bretelles ) , j'ai fait l'alu aussi rugueux que possible et il est ajusté sans jeux 
      j'ai lu que l'alu se corrode en présence du carbone , réalité ou légende urbaine ?
      Paul
       

       
    • By Nathanael
      Bonjour à tous,
      Je soumets à votre sagacité et vos critiques ce concept de barillet astatique à matelas d'air. Il est né d'une récente discussion sur les barillets astatiques vs triangles. Je vais développer un peu sur ce post dédié car je ne vois pas vraiment d'écueil insurmontable à ce type de barillet. Il peut au contraire permettre de bien répartir les appuis (aussi nombreux qu'on le souhaite sans complications). Évidemment, comme il ne s'agit pour l'instant que d'une idée (je n'ai procédé à aucune mise en œuvre) il est possible que ce fil de discussion conduise à un abandon pur et simple. C'est justement le but de faire le tour des inconvénients, avant d'aller plus avant dans la réalisation d'un barillet de ce type.
      Je mets ci-dessous 7 schémas auxquels je me réfère dans la discussion à suivre.
      L'idée de base (1) c'est que le miroir sur un coussin d'air est supporté uniformément sur toute sa surface. De plus, il n'y a aucune tenue latérale du miroir (2). Cerise sur le gâteau (mais on ne pourra pas s'en servir) le coussin d'air agit comme des leviers astatiques, c'est à dire que la poussée au dos du miroir dépend de l'inclinaison du télescope (2).
      Premier écueil, la poussée au dos du miroir est uniforme, alors qu'elle ne devrait pas l'être. La flèche et l'éventuel trou au centre du miroir expliquent cela. Il est alors possible de coller au dos du miroir une série de touches réparties selon PLOP, qui auraient toutes la même poussée et dont 3 seraient remplacées par les vis de réglage de la collimation (3). Dans l'exemple ci-dessous, pour un 450mm de 50mm d'épais et 51 touches et 3 vis. En collant les touches au dos du miroir (et non sur le coussin) on s'affranchit des problèmes de variations des positions.
      Cela règle le deuxième écueil qui est la mise en température du miroir s'il est isolé au dos par le coussin d'air. En choisissant 3 points extérieurs pour les vis et en donnant au coussin la forme d'un anneau (4) (6), on peut insérer un ventilo pour la mise en température.
      Reste le point épineux du réglage de la pression, afin que les 3 vis aient chacune la même charge que l'ensemble des autres points. Comme la pression dépend de la température, il est impensable d'avoir un réglage parfait et stable au cours de la nuit. On peut contourner ce problème en faisant reposer le coussin non pas sur le fond du télescope mais sur un disque intermédiaire lui même soutenu par 3 (par exemple) leviers astatiques dont l'ensemble supporterait 51/54 ème du point du miroir, chaque vis supportant 1/54ème dans mon exemple à 54 points d'appuis (5). Dans ce cas, la pression dans le coussin n'a pas d'importance, il faut qu'il soit suffisamment gonflé pour que seules les touches soient en contact avec le miroir et pas trop gonflé afin que toutes les touches soient en contact. Mais dans cette fourchette, une variation de pression est sans effet puisque ce sont les leviers qui définissent la charge.
      Concrètement, j'imagine le matelas en "bâche à vide" utilisée pour cuire le composite carbone-époxy. Le disque intermédiaire pourrait être dans ce matériau, fin et léger (s'il se déforme un peu c'est sans importance). Pour les touches des cylindres en bois collés à la colle aquarium. Un barillet ainsi réalisé comporterait 54 touches pour 3 leviers astatiques seulement, la stabilité mécanique de l'ensemble dépendrait seulement de l'ancrage des 3 vis et des 3 leviers. Les 3 vis ne supportent que 300g chacune pour un 450mm de 17kg ce qui en outre ouvre la porte à la map par le barillet.
      Mais je n'ai surement pas pensé à tout, d'où ce post! A vos critiques, constructives ou destructrices, mais je l'espère bienveillantes!
      Nathanaël
       
       


    • By thclavel
      ....sur le spot miroir du ménisque de ce petit Mak etx , éraflure "traversante" on voit le miroir à travers.
      Petit mak récupére sur le coincoin pour initier un enfant à l astro .
      Bref   il fonctionne malgré cela mais est ce qu on pourrai éventuellement le refaire alumine par un petit pro ou un amateur éclairé sachant qu il m'a coute 100roros?

    • By xs_man
      Annoncée le 24 Mai dernier sur Faicebouque, et présente sur le site chinois de QHYCCD depuis au moins
      3 mois,la voici, la voilà, la QHY1920-BSI. Classée comme "caméra scientifique".
       
      Toutes les courbes et toutes les infos sont ici :
       
      https://www.qhyccd.com/qhy1920/
       
      Référence capteur : ???
      Résolution : 1920 x 1200 / 2.3 Mpix,
      Type : rolling shutter,
      Taille capteur : 23 mm x 14.4 mm / APS-C,
      Pixels de 12 μm,
      CAN : 12 bits,
      Cadence image : 58 imgs/sec en pleine trame.
      Rendement quantique : Pic à plus de 90 %, 80% et plus sur tout le spectre visible,  
      Bruit de lecture : 1 e- en HCG (voir 0.85 e- à très fort gain)
      Controle "anti-Amglow" : Oui,
      Refroidissement : Oui (-32° sous l'ambient)
      Bruit thermique : assez élevé, 3.2 e-/pixel/s à 15°C, 0.42 e-/pixel/s à 0°C,
                                  0.1 e-/pixel/s à -15°C, 0.03 e-/pixel/s à -25°C
      Fullwell : 51 ke- à Gain 0;  5.8 ke- au basculement LCG/HCG,
       

                        
       

       

       

       
       

       
      Le capteur de cette caméra  me fait penser à un super-IMX 174, résolution identique mais
      plus grand et surtout bien plus sensible et non affublé des tares des capteurs en "global shutter".
      Le prix à payer reste sa cadence image plutôt médiocre. Mais pour une utilisation en poses courtes
      ou pour l'EEA, franchement on s'en moque...
       
      A noter ce capteur présente une trame visible, comme sur un IMX 174, voir les darks présents sur
      la version chinoise du site :
       
      https://www.qhyccd.cn/qhy1920/
       
      Gain = 1 :
       

       
       
      Gain = 450 :
       


      Donc pour résumer, énormes pixels de 12 μm, excellent rendement quantique, bruit de lecture très
      bas, mais bruit thermique important et Fullwell limité (pour de si gros pixels).

      Clairement un capteur taillé pour de la pose courte selon les infos disponibles.  
      Bon reste à savoir le prix... Le nerf de la guerre... Qui va faire mal, c'est certain...
      Et là j'ai demandé mais  aucune info pour l'instant...
       
      A suivre j'espère...
       
      Albéric
    • By christian viladrich
      Salut à tous,
      Avec la montée de l'activité solaire, je fais un peu de tuning pour optimiser les choses. En particulier, je voudrais réduire le niveau de lumière diffusée quand je fais des images de protubérances.
      En testant le train optique, je vois nettement une forte diffusion de la lumière par le bord de certaines lentilles. Du coup, je voudrais y mettre un coup de peinture noire.
      Je pourrais y mettre un coup de feutre noir, mais ce n'est peut-être pas top pour les traitements ?
      Que faut-il utiliser pour faire ça bien ?
       
      Merci des tuyaux !
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