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2019 commence bien !!

 

Alors que nous n’avions pas pu maintenir de sorties officielles depuis début novembre, la période des fêtes de fin d’année 2018 a été plutôt pourrite ! L’anticyclone, pourtant bien présent en Aquitaine, maintenait sur place le brouillard et les nuages bas.

Mais le début de l’année 2019 a vu un tout autre visage… le ciel s’est enfin montré à la faveur du froid qui s’est installé. Et même si des voiles nuageux ont persisté, le ciel du samedi 5 janvier au soir s’est montré très étoilé.

 

Un peu de monde lors de cette première nuit : du forum Astrosaucats, étaient présents : Denis, Florent B, Fredastro, Geotowicz, Hageshii, Ju, LostFred, Patou, Petrus, Sandrine et moi-même.

Un astram bourguignon, depuis peu sur Bordeaux, prénommé Vincent, était aussi de la partie.

 

Une fois sur place, il faisait encore plutôt bon, environ 3 à 4°C. Le Soleil commençait à être bas sur l’horizon ouest. L’installation finie, je constatais avec amusement que le tube de Vincent brillait, pensant à une customisation. En fait, c’était la gelée qui avait fait son apparition à l’occasion de la baisse de la luminosité. La polaire étant en vue, je repartis vers mes setups (APN au foyer d’une lunette + APN au foyer d’une StarAdventurer) pour faire la mise en station.

 

Les astrams arrivaient petit à petit. Au gré des salutations et des vœux, je m’attelais déjà à réaliser les Flat grâce à mon écran (à flat) avec l’aide de Denis. Je préfère les faire sur le fond du ciel mais les voiles nuageux du tout début de soirée me l’avait interdit. J’attaquais dans la foulée la mise au point. Il était déjà 19h… Je décidais de pointer la comète Wirtanen à la lunette mais j’avais un peu de mal. Je connaissais sa position mais je n’arrivais pas à mettre le capteur au bon endroit. J’utilisais alors le Dobson de Denis pour la trouver… j’y arrivais sans trop de difficulté bien qu’elle était assez pâlichonne. Je retournais alors à ma lunette maintenant que j’avais bien enregistré sa position et je la trouvais sur la première pose photo… deux minutes suffirent pour la cadrer et je lançais les poses.

 

Je me reportais sur le second setup : l’APN sur la StarAdventurer. Je la captais facilement mais je n’avais pas de suivi correct. En vérifiant si aucun câble ne contraignait le suivi, je m’aperçus que la monture bougeait. Je n’avais pas serré les vis et ça ne pardonnait pas. Je réalignais la monture et refis la mise en station. La première image me confirmait la bonne tenue du suivi. Je réussis le cadrage voulue, à savoir inclure bien sûr la comète mais aussi les galaxies M81 et M82. Malheureusement ces deux objets se situant en haut à gauche de l’image, se retrouvent pris dans la coma de l’image, soit à l’endroit de l’objectif où les étoiles filent un peu. Je laissais le cadrage tel quel car la vedette restait la comète. Je lançais les poses et put enfin aller voir les camarades.

 

Je m’aperçus qu’une famille était déjà sur place. Trois générations de femmes d’une même famille : la grand-mère, la mère et la fille. Elles voulaient voir la comète. Alors, je leur montrais mes premières images. Puis nous allâmes vers le Dobson de Denis et je la captais assez vite. Je les guidais pour qu’elles puissent toutes trois la voir. Alors qu’on discutait, je commençais à avoir froid. Je n’avais pas encore ma doudoune et je ressentais les premiers frissons. Alors que Denis prit le relais, je partis à la voiture pour mieux me couvrir en mettant la chapka, la doudoune et une seconde paire de gants.

 

Patou fit des essais sur une nouvelle monture, une HEQ5, cadeau de noël qu’elle s’était fait. Après un peu de prise de tête, la monture répondait correctement.

Peu après une seconde famille arriva : un couple et leur fille. Ils demandèrent de l’aide pour l’installation et l’utilisation de la lunette de leur fille. Je leur expliquais qu’avec la nuit et le gel, il était difficile de faire ça maintenant. Le mieux étant de reporter leur venue sur une autre soirée et de venir un peu avant le coucher du Soleil. On leur donna toutefois quelques conseils pratiques.

 

Je commençais à avoir faim… Denis me dit qu’il était temps d’aller manger car il était déjà 21h. Je n’avais pas vu l’heure passée. On mangea alors nos sandwichs près de la table de réconfort suivis d’un bon chocolat chaud. Un autre thermo de chocolat et un thermo d’infusion avaient pris place, ainsi que des papillotes de chocolat. En en goûtant une, je fus surprise par sa dureté... le gel était passé par là aussi !

On discuta technique et pratique de l’astro avec les uns et les autres. Nous pûmes voir quelques belles filantes. Était-ce-ce des Géminides retardataires ? Ou des Orionides même si on n’est plus à la bonne époque ? En tout cas, le radiant semblait être la constellation d’Orion. En candidates possibles, il y aurait bien les quadrantides, dont le pic était la veille, vendredi 4 janvier, mais d'après les infos prises, elles ne montraient le bout de leur nez qu'en seconde partie de nuit.

 

Après avoir profité de quelques objets à l’oculaire, les familles nous quittèrent, le froid ayant raison de leur motivation. Les astrams sur place poursuivirent leurs occupations, que ce soit en photo ou en observation. Régulièrement on entendait untel annoncer l’objet qu’il tenait à l’oculaire… et deux ou trois participants se déplaçaient pour observer à leur tour.

Les astrophotographes, dont je faisais partie, étaient plutôt content de leurs acquisitions. Le ciel devenait très bon au zénith malgré la montée du brouillard sur les horizons.

 

Chara était enfin monté dans la voiture. Quelques temps auparavant, elle patrouillait à la recherche de rongeur. En la caressant, je m’aperçus qu’elle était plutôt froide et humide. On la voyait assez bien dans les champs avec sa loupiote rouge accrochée au harnais. Je me demandais comment elle faisait pour supporter ce froid. Mais maintenant, couchée en boule, la tête dans les pattes, elle tremblait. Je remontais sa couverture sur elle, la frictionnait un peu et la bordait.

 

Une nouvelle réunion se fit autour de la table de réconfort où les discussions sur les pratiques et techniques étaient de rigueur. Les thermos de boissons chaudes se vidèrent. Le froid était plus intense bien qu’encore raisonnable. Quelqu’un annonça -4°C. Les tubes, les tables, les jupes… tout était givrés.

Vers 23h, le brouillard s’évanouit presque totalement. Il restait une légère brume mais rien de méchant. Certains astrams commencèrent à plier. Quant à moi je lançais les dark.

 

Encore un peu d’observation au dobson de Sandrine, celui de Denis étant totalement embué, en comparaison avec la vision au Newton de Patou, nous nous occupèrent encore un moment. Puis, après avoir attaché la sangle de sécurité au harnais de la chienne et remis la couverture sur elle, je constatais qu’elle ne tremblait plus et s’était profondément endormie. Je rangeais mes setups pendant le téléchargement des images vers mon ordi, puis après sur une clé USB. Tout était presque rangé quand les derniers participants nous quittèrent. Nous étions les derniers.

A presque qu’une heure du matin, nous repartîmes vers la maison. J’étais heureuse… j’avais enfin pu faire les deux acquisitions sur 46P qui me tenaient à cœur… reste à espérer que le résultat soit à la hauteur de mes ambitions !

Modifié par RIGEL33
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Joli récit d'une sympathique soirée Corine :)

Heureusement que Denis était là :)

Bon c'est pas tout ça, mais les photos ?

Bonne soirée,

AG

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Merci Alain :) 

Pour les photos, va falloir être un peu patient car j'ai une AG à préparer (rapport moral) et une conférence pour le 17 janvier.

Mais je vais tenter de trouver quelques minutes en soirée ;) 

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    • Par xavierc
      Nuit du 6 novembre au 7 novembre 2018.
      Terrain d'observation la Canelilla à l'Hacienda des étoiles au Chili, région du Coquimbo.
      Strock 254/1200
      16 observations : 8549 à 8564.
       
      Je commence la nuit en observant Mars qui est quasiment au zénith dans le Capricorne.
       
      Observation 8549 : la planète Mars.
      Malgré son diamètre décroissant à 11,3 secondes d'arc, elle me montre beaucoup de détails avec une turbulence moyenne ce qui me change des observations en France, où elle était basse cette année.
      Les images sont en effet assez stables dans le crépuscule.
      La petite calotte polaire Sud est vue immédiatement ainsi que quelques nuages sur le limbe.
      L'observation se fait d'abord sans filtre puis avec le filtre rouge pour renforcer le contraste des formations puis le filtre bleu pour bien confirmer les nuages.
      Je la grossis directement à 480X.

       
      Mes compagnons d'observation Pierre et Bruno sont là, ainsi que Raymond le propriétaire de l'observatoire et du site.
      Pierre est arrivé en silence derrière Bruno pour demander qui était là et ça a fait sursauter ce dernier, ce qui nous a tous bien fait rire. Le puma des Andes a encore frappé!
      Puis je commence les observations ciel profond de cette nuit avec déjà la réobservation de plusieurs objets.
       
      Observation 8550 : NGC6397.
      Cet amas globulaire est situé dans la constellation de l'Autel, dit Ara en latin, qui va bientôt se coucher.
      Il est déjà visible au chercheur 9X50 comme une large tache assez brillante à centre plus brillant.
      A l'oculaire Nagler 16 à 75X il est aussi assez brillant.
      C'est une explosion d'étoiles à 75X et 109X où il est déjà très résolu.
      Quel calvaire à dessiner, il est vraiment très riche!

       
      Sur la même carte de l'atlas Uranometria 2000, je glisse un peu plus vers l'Est ce qui vu l'orientation du ciel revient ici à glisser un peu plus vers le haut, pour regarder un autre amas globulaire dans la constellation du Télescope (sous le Sagittaire en déclinaison).
       
      Observation 8551 : NGC6584.
      Dans cette constellation inventée par l'abbé Lacaille, cet amas globulaire apparaît au chercheur 9X50 comme une étoile floue très faible.
      A 75X, il est assez faible à considérablement faible, bleuôté, et en poussant le grossissement à 150X, je note un début de résolution et des lignes non résolues d'étoiles.
      Pas mal pour un amas globulaire dont les étoiles les plus brillantes seraient de magnitude 15,5 d'après le Deep Sky Field Guide, catalogue associé à l'Uranométria.

       
      Je poursuis mes observations d'objets avec l'amas de galaxies de la Dorade, notamment ses composantes les plus spectaculaires.
      Je rappelle que cette constellation située vers le pôle céleste Sud est celle où se trouve la plus grosse partie du Grand Nuage de Magellan.
      En s'éloignant du pôle à partir de cette galaxie satellite, on tombe sur cet amas bien plus lointain.
       
      Observation 8552 : NGC1515.
      Cette galaxie allongée est considérablement faible à 75X, et à 150X les extensions ont tendance à s'effacer.
      109X est le grossissement optimal pour voir des nodosités dedans.
      A proximité, une galaxie satellite orbite autour d'elle, NGC1515A qui est vue VI2 à 150X.

       
      Observation 8553 : NGC1566.
      Cette galaxie spirale est le joyau de l'amas de galaxies de la Dorade.
      Elle est assez faible à 75X où l'enroulement des spires est déjà perçu.
      A 150X, le bras Est est vu en vision indirecte VI1 tandis que le bras Ouest apparaît moins facilement en vision indirecte VI2 à 3.  
      J'ai grossi 75X, 109X et 150X pour détailler cet objet alors qu'un peu de fatigue se fait ressentir à quasiment 1h du matin.

       
      Je vais me reposer un peu dans l'observatoire à l'occasion d'une pause casse-croûte.
       
      Observation 8554 : IC2066.
      Je grappille cette galaxie VI1 à 109X dans le champ de la précédente. Elle était déjà perçue dès 75X.

       
      Je me rapproche d'Alpha de la Dorade pour regarder un couple de galaxies de cet amas.
      Observation 8555 : NGC1596 et NGC1602.
      NGC1596 est vue assez faible, très effilée, et a pour voisine NGC1602 qui est très faible et diffuse.

       
      Je prends quelques photos à côté avec le bridge Panasonic, avec des temps de pose de 15 secondes à 1600 ISO, et les résultats sont plutôt étonnants avec ce ciel de folie.
      Observation 8556 : NGC1581.
      Cette galaxie est faible, petite et allongée à 109X et 150X, avec une turbulence à 1 ou 2.
      Les images sont de cristal.

       
      Je change de constellation, pour me diriger vers les constellations qui correspondent à notre ciel d'hiver, destination la Colombe.
      Cette constellation se situe au pied sud-ouest du Grand Chien et affleure à peine l'horizon dans nos contrées d'Europe du Nord.
      Mes cibles dans la Colombe sont deux galaxies très intéressantes.
       
      Observation 8557 : NGC1808.
      A 75X, elle est bleutée et en grossissant plus à 109X sa structure spirale est supputée, puis confirmée à 150X.
      Un bras Nord est très faible à VI1 tandis que le bras Sud est flou et VI1 à 2.

       
      Observation 8558 : NGC1792.
      Cette galaxie observée assez brillante à 75X est bleutée.
      A 109X et 150X, elle m'apparaît grumeleuse. Bizarre.
      L'examen de photos sur Internet le lendemain m'apprendra que c'est une galaxie spirale effectivement très grumeleuse avec plein de nodosités, au point de rendre sa structure spirale peu lisible.

       
      Je vais maintenant quitter ces galaxies assez lointaines pour explorer l'une des deux galaxies satellites de notre Voie Lactée qu'on a la chance de pouvoir voir depuis notre site chilien.
      Il s'agit du Petit Nuage de Magellan dans le Toucan.
       
      Observation 8559 : NGC220/222/231.
      J'observe un enfilement de 3 amas ouverts à 75X, 109X et 150X.
      Le plus à l'ouest NGC220 est considérablement faible à faible.
      Celui du milieu NGC222 est faible.
      Le plus oriental NGC231 est très faible et révèle des étoiles à la limite en vision indirecte 4 à 5 en poussant le grossissement à 150X.
      C'est un groupe intéressant.

       
      Je suis désormais tout seul à cette heure-ci.
      Il est 4h15 du matin.
      La seule présence, si on peut dire, est le ronronnement des instruments en remote qui sont tous au travail.
      Ces instruments sont une nouveauté du site de la Canelilla qui propose l'hébergement de télescope de particuliers ou de clubs.
      Je poursuis mon exploration des amas ouvert du Petit Nuage de Magellan avec le couple suivant.
       
      Observation 8560 : NGC241/242.
      Ce couple NGC241 et 242 est dessiné à 75X et 150X. Ils sont faibles et minuscules, mais n'oublions pas que ces amas ouverts se situent à près de 190000 années-lumière de nous.

       
      Observation 8561 : NGC248/256/265.
      Nous avons là un mélange d'objets : les nébuleuses NGC248 et 256, et l'amas globulaire NGC265.
      Plus précisément, NGC248 est très faible et réagit bien en Oxygène 3 et pas du tout en HBêta.
      NGC256 est considérablement faible et ne réagit à aucun des deux filtres cités.
      NGC265 reste très faible, diffus et en vision indirecte son centre est plus brillant.

       
      Observation 8562 : NGC269.
      Cet amas globulaire observé à 150X est très faible et très diffus dans l'aube qui est de plus en plus présente.

       
      J'arrête là les observations d'objets faibles du ciel profond mais profite encore de l'opportunité d'observer deux belles étoiles doubles.
      Je les repère grâce au Pocket Sky Atlas, vu que j'ai oublié ma liste d'étoiles doubles australes à la maison, bien joué...
       
      Observation 8563 : thêta de l'Éridan dit aussi Acamar.
      Cette double est brillante à 75X et 343X où elle me montre ses deux composantes respectivement très brillante et brillante, séparées de 8,2 secondes d'arc.
      Une bien belle double très brillante, assez large mais incolore, avec une turbulence qui par contre se dégrade à l'aube, de 4 à 5 sur l'échelle de Danjon.

       
      Enfin, le dernier objet de la nuit est une autre étoile double dans le Phénix.
      Observation 8564 : dzeta Phoenicis.
      Cette étoile double du Phenix est inégale et serrée à 75X.
      Je vais les séparer plus franchement à 343X avec une composante brillante et une composante considérablement faible orangeâtre, séparées de 6,4 secondes d'arc.

       
      Il est 5h50, je descends me coucher.
       
      La suite des photos touristiques : le 28 octobre 2018 la réserve de Humboldt partie 2.
       
      Au nord de Punta de Choros, paysages côtiers magnifiques.

       
      Et encore des cactus.

       

       
      Une plage magnifique et vide, il faut dire que l'eau est fraîche ici à cause du courant de Humboldt qui remonte de l'Antarctique.

       
      Autre fresque à Punta de Choros, je reconnais nos amis les guanacos.

       
      Et le renard de Magellan.

       
      Un petit phare au sud de Punta de Choros.

       
      Un panorama pour illustrer ce lieu magnifique.

       

       
      Punta de Choros depuis le phare.


       
      Goéland

       
      Sur une autre plage pleine de coquilles vides, un huîtrier d'Amérique.

       
       
       
      Pélican.

       
      J'ai eu la chance de réunir sur cette photo un pélican, 2 goélands et un courlis corlieu.


       
       
       
    • Par SLO
      Bonjour

      Avec un peu de retard je vous propose un petit CROA d'une soirée remontant au 26 février.
      Mardi soir je n’ai pas résisté au scintillement des étoiles, après une mise en station rapide du Mak 127 mm dans mon jardin c’est parti pour une séance d’observation purement visuelle. 
      Pour commencer une cible facile avec la nébuleuse d’Orion M42, toujours aussi magnifique, elle remplit tout le champ de l’oculaire de 35 mm et il me semble percevoir sa teinte verte fluorescente.
      Un peu au Nord dans le Taureau je rend une visite à la nébuleuse du Crabe, jolie tache grisâtre dont la forme est facilement reconnaissable.
      A l’Est s’élève le Lion, je pars à la recherche du couple galactique M65 et M66, les deux galaxies d’égale intensité sont facilement visible dans le même champs.
      Pour les comparer au couple M81 et M82 je vise le sommet de la Grand Ourse. Toutes les deux sont déjà visible au chercheur 8x50mm, à l’oculaire c’est la claque. M82 est facilement reconnaissable avec sa forme de cigare et un petit renfoncement en son centre, M81 est magique, j’ai l’impression de distinguer ses bras en spirales. 
      Toujours dans la Grande Ours je me tourne vers la nébuleuse planétaire M97, une jolie tache ronde et grisâtre, j’en profite aussi pour visiter la galaxie M108 assez diffuse et légèrement allongée. J’enchaîne sur la galaxie M109 plus facile avec un centre bien marqué. 
      Un autre classique me tend le bras, M51, là encore le spectacle est accentué par la grande limpidité du ciel doublé d’une faible turbulence. Les deux noyaux galactiques baignent dans une lueur diffuse et ile me semble distinguer le bras qui les relis, observation confirmer par sa position par rapport aux étoiles voisines.
      Je continue mon voyage vers M63, un jolie disque diffus avec une condensation centrale, puis d’étoiles en étoiles je capture NGC 5005 très fine et légèrement allongée. Je remonte vers M94, une belle galaxie avec une zone lumineuse plus concentrée. Je rebondie sur NGC 4490 puis NGC4449, toutes les deux visuellement assez semblable, fines et diffuses, avant d’atterrir sur M106 coupée en deux par une barre lumineuse. Enfin il se fait tard et termine par M101, finalement pas si évidente car elle apparaît très étalée et diffuse sans condensation marquée. 
      C'est décidé la prochaine fois je me met au dessin pour illustrer mes observations.


       
    • Par RIGEL33
      Une soirée ponctuée par les voiles nuageux et les caresses félines !
       
      Du forum, étaient présents : Clément A., Denis, Florent b., FredAstro, Jérémy, Sandrine et moi-même.
      Sébastien P. et un ami à lui étaient venus en touristes.
      Parmi le public, un homme, une femme et deux enfants.
       
      Les nuages nous accueillirent à notre arrivée vers 18h. Je n’avais porté qu’un appareil photo et je comptais faire un time-lapse de la soirée. Denis avait quand même son dobson.
      Les astrams arrivèrent petit à petit en même temps que les éclaircies se formaient. Parfois, on gardait espoir car l’observation était possible. On en profita. Au gré des passages nuageux, on discutait autour de la table de réconfort. On voyait dans les champs alentours, une loupiote rouge se balader à droite et à gauche. C’était notre chienne Chara qui chassait. Elle avait au harnais un repère lumineux qui nous permettait de ne pas la perdre de vue.
       
      Vers 21h, un chat pointa le bout de sa queue. Il semblait très câlin, se frottant à tous les participants. Chara, revenue voir l’intrus, ne l’effrayait pas et, après un instant d’étonnement, ils firent connaissance et restèrent l’un près de l’autre un petit moment, tentant d’assouvir leur curiosité respective. Ce chat devait être en partie « angora » car il avait le poil long. Sombre de couleur, il affichait des nuances de gris et de marron. Chara, se lassant de sa présence, repartit agrandir les trous et galeries des rongeurs des champs.
      Ce chat resta un moment encore. Il semblait bien nourri et ne paraissait pas non plus perdu. Il devait appartenir à l’une des fermes des alentours mais c’était bien la première fois qu’on le voyait au pied du mémorial. Quelques minutes encore, plus il disparut.
       
      L’astronomie reprit ses droits. Après quelques minutes d’observation, les nuages revinrent plus nombreux mais pas trop épais. Un homme et une femme arrivèrent accompagnés de deux enfants. Il était déjà 22h30. C’est rare de voir des gens venir si tard, surtout avec des enfants. Pendant quelques minutes, des éclaircies nous permirent de satisfaire partiellement leur besoin d’évasion spatiale.
      Pendant qu’on discutait, je sentis une pression sur mes jambes. Pensant que c’était Chara, je n’y prêtai pas l’attention qu’il aurait fallu, sortant machinalement une croquette de ma poche et la tendant vers mon amie canine. Alors que je restais bêtement avec mon bras tendu vers le sol, attendant qu’une gueule prenne la récompense, j’entendis la petite fille dire : « Oh un petit chat ! ». Il était de retour. Il se frotta à tous le monde, prenant plaisir à voir de nouvelles jambes n’ayant pas encore son odeur.
       
      Passé ce moment félin, et les nuages étant revenu bâcher le ciel, les curieux nous quittèrent ainsi que le félin. J’allais rechercher mon appareil photo dans le champ nu. Bien sûr l’objectif était embué car je n’avais pas mis de résistance pour l’empêcher. Je revins à la voiture et télécharger les images dans mon ordi. Au final, la buée n’était arrivait que tardivement.
      Sur les images, on voit même Mercure que j’avais renoncé à observer, pensant que les nuages étaient trop nombreux sur l’horizon ouest.
       
      Le rangement des setups étaient presque terminés. Chara était montée en voiture. La température n’était pas trop fraîche et elle ne semblait pas avoir froid mais elle avait le poil humide. J’enlevais sa loupiote, attachais sa sangle et rabattis sa couverture sur elle.
      Avec les derniers astrams prêts au départ, on discuta encore quelques minutes. Une nouvelle pression sur les jambes me fit comprendre que le chat était de retour. Il y mettait du cœur, comme s’il voulait me faire tomber. Chacun de nous y eut droit.
      Pendant quelques secondes, en remontant dans les voitures, on s’inquiétait de savoir si on n’allait pas le blesser. Mais je fus rassurée dès que notre voiture démarra car allumant les phares, on le vit prendre le chemin de terre à droite. Il avait compris qu’on partait et retournait soit chez lui, soit vers quelques autres aventures câline dans un autre univers !
       
      Voici le time-lapse réalisé ce soir-là :
       
       
       
    • Par xavierc
      Nuit du 4 au 5 novembre 2018.
       Terrain d'observation la Canelilla à l'Hacienda des étoiles au Chili, région du Coquimbo.
       Strock 254/1200
       
       9 observations : 8530 à 8538.
       
       Suite à la sortie à la fête du village voisin du Romeral cet après-midi, nous sommes tous un peu fatigués et je viens après un cycle de sommeil.
       Cette fête était intéressante à voir, mêlant une cérémonie de messe puis une procession religieuse à des danses et rythmes tribaux des Indiens d'Amérique du Sud.
       En voici quelques photos avec quelques costumes un peu anachroniques des Indiens d'Amérique du Nord!
       L'Enfant Dieu, ou Nino Dios en espagnol, qu'on célèbre ici aujourd'hui.
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       A mon arrivée, Bruno est déjà en action et Pierre encore en train de dormir.
       Je galère un peu à re-régler le chercheur.
       
       Les premiers objets de la nuit sont des galaxies du Phénix, qui se situe à proximité de l'Eridan vers Achernar étoile principale de cette constellation.
       
       Observation 8530 : IC5328.
       Cette galaxie est vue facilement à 75X à côté d'une étoile brillante assez faible à considérablement faible, condensée et petite.
       
       
       Observation 8531 : PGC71907 et PGC130875.
       Ce couple de galaxies se situe près de IC5328. PGC71907 est très faible à VI1.
       La PGC de forme incertaine est VI1 à 150X.
       
       
       Observation 8532 : IC5325.
       A 150X, elle est facile, considérablement faible et ceci aussi à 75X.
       Je perçois une structure à la limite avec un éclat hétérogène à 150X et 218X.
       
       
       Pierre arrive à 1h du matin et cette fois-ci il pourra tenir jusqu'à l'aube.
       
       Je m'attelle à l'observation d'un amas de galaxies du Phénix, Abell 2877.
       
       Observation 8533 : NGC1627.
       Cette galaxie de forme effilée est faible à très faible et elle s'étend en vision indirecte.
       A côté se trouve PGC73637 vue VI3 à 109X.
       
       
       Observation 8534 : groupe de galaxies autour d'IC1633.
       Me voilà au cœur de l'amas de galaxies Abell 2877. A 109X et 150X, il y a du monde mais c'est faible. IC1633 est considérablement faible.
       Dans son proche voisinage, nous avons deux galaxies VI3 et VI1.
       Puis un peu plus au nord nous trouvons PGC73688 vue VI1 et une galaxie vue VI3.
       La partie nord de ce champ nous montre PGC4085 qui est vue très faible puis PGC4104 qui est faible, et enfin PGC73694 vue VI1.
       A l'opposé du champ côté sud, nous avons trois autres galaxies : PGC73666 vue VI3, PGC73684 vue VI4 et enfin PGC73700 vue VI1 à 2.
       
       
       Observation 8535 : PGC 130092/73697/73698.
       A 150X, en vision décalée, elles sont respectivement vues VI3, VI3 à 4 et VI2.
       
       
       Je quitte le monde des galaxies pour celui des amas ouvert d'abord dans la constellation des Voiles.
       
       Observation 8536 : NGC2660.
       Il est petit et partiellement résolu à 75X.
       Même en poussant le grossissement à 218X, il n'est encore que partiellement résolu en étoiles faibles à perceptibles.
       Très dense, il ressemble à un amas globulaire en cours de résolution.
       J'ai dû mettre trop de hargne à le dessiner puisque j'ai cassé en deux mon crayon. Ha la qualité Auchan n'est plus ce qu'elle était!
       
       
       Puis je dévie plus vers le pôle sud, dans la Carène, pour observer un autre amas ouvert.
       
       Observation 8537 : NGC3255.
       Cet amas ouvert est petit et très concentré à 75X. Je le résouds en étoiles faibles à perceptibles à 218X.
       
       
       Je suis assez fatigué, il faut dire qu'il est quasiment 5h du matin.
       Je termine sur un dernier amas ouvert de la Carène.
       
       Observation 8538 : Stock 13 dit en abrégé St13.
       Observé à 150x, cet amas ouvert est assez détaché dans l'aube qui arrive.
       
       
      La suite des photos touristiques : Le 27 octobre 2018 Copiapo, La Silla, vers la réserve de Humboldt.
      On rentre dans la camanchaca, brouillard côtier né de la rencontre entre l'air frais et humide du Pacifique refroidi par le courant de Humboldt, et le sol chaud du Chili.
       
       
      Camion de transport de matériel minier, nous on s'éloigne des mines de l'Atacama vers le sud.
       

       
      La Silla depuis la route d'accès.
       
       
      Le portail de l'observatoire.
       
       
       Les 2 instruments mythiques de l'observatoire sont proches maintenant.
       
       
      Les bâtiments d'accueil des techniciens et astrophysiciens et quelques coupoles d'instruments secondaires.
       
       
      Guanaco et ânes à la Silla.
       

       
      La coupole du 3.6m et son relais optique interférométrique CAT dans la plus petite, à 2400m d'altitude.
       
       
       Passage obligé dans une salle à côté du NTT pour une présentation de l'observatoire et de l'astronomie en espagnol.
       
       
      Panorama à la coupole du 3.6m.
       
       
      Le radiotélescope SEST
       
       
      La rampe d'accès au NTT et les autres coupoles du site depuis la colline du 3.6m.
       
       
       Le télescope de 3.6m, plus exactement 3.566m, inauguré en 1977.
       
       
       
      En panoramique, le pont entre l'ancienne technologie du 3.6 et la nouvelle du NTT (New Technology Telescope).
       
       
      L'abri du NTT.
       
       
      L'un des 2 foyers Nasmyth du NTT
       
       
       Le NTT a un miroir primaire de 3.58m. Formule optique Ritchey-Chrétien pour corriger la coma, avec déport de l'image vers des foyers Nasmyth (le long de l'axe d'altitude).
       
       
       
       
      En route vers l'antenne radio sub-millimétrique SEST.
       
       
      Panoramique entre SEST et le 3.6m.
       
       
      L'antenne radio sub-millimétrique SEST de 15m de diamètre, plus utilisée depuis la mise en service du réseau de 66 antennes radio sub-millimétriques ALMA.
       
       
       
      En route vers la côte Pacifique
       
       
      Un jeune guanaco.
       
       
      Avec sa maman.
       

       
      Au même endroit que les guanacos, un renard.
       
       
       
      Arrivée sur la côte vers la réserve de Humboldt, les nuages bas et la fraîcheur ne nous quitteront plus ici.
       
       
       
      Le village de Punta de Choros où nous logerons.
       
       
      Depuis notre bungalow, les îles au fond constituent la réserve marine de Humboldt.
       
    • Par frédogoto
      bonjour les amis
      je vous propose un tutoriel video explique comment je traite mes images, 
      niveaux, HDR n couleurs, débruitage et rehaussement des contrastes
      (conseil affichez les sous titres)
      NB Issue d'une image d'un co-clubeur AVEX pour qui j'ai traité son image.
      ce document est fait vite fait, il ne respecte pas toujours l’orthodoxie du traitement et n'explique pas toujours pourquoi tel ou tel paramètre est utilisé, de plus je n'ai pas multiplié certain essais sur des déconvolutions ou des traitement spécifiques de façons à éviter d'allonger cette video déjà longue. La plupart de ces opérations sont réalisables dans photoshop (pas toutes). quand je traite "en vrai" je passe bcp plus de temps a ajuster les paramètres
       
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