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2019 commence bien !!

 

Alors que nous n’avions pas pu maintenir de sorties officielles depuis début novembre, la période des fêtes de fin d’année 2018 a été plutôt pourrite ! L’anticyclone, pourtant bien présent en Aquitaine, maintenait sur place le brouillard et les nuages bas.

Mais le début de l’année 2019 a vu un tout autre visage… le ciel s’est enfin montré à la faveur du froid qui s’est installé. Et même si des voiles nuageux ont persisté, le ciel du samedi 5 janvier au soir s’est montré très étoilé.

 

Un peu de monde lors de cette première nuit : du forum Astrosaucats, étaient présents : Denis, Florent B, Fredastro, Geotowicz, Hageshii, Ju, LostFred, Patou, Petrus, Sandrine et moi-même.

Un astram bourguignon, depuis peu sur Bordeaux, prénommé Vincent, était aussi de la partie.

 

Une fois sur place, il faisait encore plutôt bon, environ 3 à 4°C. Le Soleil commençait à être bas sur l’horizon ouest. L’installation finie, je constatais avec amusement que le tube de Vincent brillait, pensant à une customisation. En fait, c’était la gelée qui avait fait son apparition à l’occasion de la baisse de la luminosité. La polaire étant en vue, je repartis vers mes setups (APN au foyer d’une lunette + APN au foyer d’une StarAdventurer) pour faire la mise en station.

 

Les astrams arrivaient petit à petit. Au gré des salutations et des vœux, je m’attelais déjà à réaliser les Flat grâce à mon écran (à flat) avec l’aide de Denis. Je préfère les faire sur le fond du ciel mais les voiles nuageux du tout début de soirée me l’avait interdit. J’attaquais dans la foulée la mise au point. Il était déjà 19h… Je décidais de pointer la comète Wirtanen à la lunette mais j’avais un peu de mal. Je connaissais sa position mais je n’arrivais pas à mettre le capteur au bon endroit. J’utilisais alors le Dobson de Denis pour la trouver… j’y arrivais sans trop de difficulté bien qu’elle était assez pâlichonne. Je retournais alors à ma lunette maintenant que j’avais bien enregistré sa position et je la trouvais sur la première pose photo… deux minutes suffirent pour la cadrer et je lançais les poses.

 

Je me reportais sur le second setup : l’APN sur la StarAdventurer. Je la captais facilement mais je n’avais pas de suivi correct. En vérifiant si aucun câble ne contraignait le suivi, je m’aperçus que la monture bougeait. Je n’avais pas serré les vis et ça ne pardonnait pas. Je réalignais la monture et refis la mise en station. La première image me confirmait la bonne tenue du suivi. Je réussis le cadrage voulue, à savoir inclure bien sûr la comète mais aussi les galaxies M81 et M82. Malheureusement ces deux objets se situant en haut à gauche de l’image, se retrouvent pris dans la coma de l’image, soit à l’endroit de l’objectif où les étoiles filent un peu. Je laissais le cadrage tel quel car la vedette restait la comète. Je lançais les poses et put enfin aller voir les camarades.

 

Je m’aperçus qu’une famille était déjà sur place. Trois générations de femmes d’une même famille : la grand-mère, la mère et la fille. Elles voulaient voir la comète. Alors, je leur montrais mes premières images. Puis nous allâmes vers le Dobson de Denis et je la captais assez vite. Je les guidais pour qu’elles puissent toutes trois la voir. Alors qu’on discutait, je commençais à avoir froid. Je n’avais pas encore ma doudoune et je ressentais les premiers frissons. Alors que Denis prit le relais, je partis à la voiture pour mieux me couvrir en mettant la chapka, la doudoune et une seconde paire de gants.

 

Patou fit des essais sur une nouvelle monture, une HEQ5, cadeau de noël qu’elle s’était fait. Après un peu de prise de tête, la monture répondait correctement.

Peu après une seconde famille arriva : un couple et leur fille. Ils demandèrent de l’aide pour l’installation et l’utilisation de la lunette de leur fille. Je leur expliquais qu’avec la nuit et le gel, il était difficile de faire ça maintenant. Le mieux étant de reporter leur venue sur une autre soirée et de venir un peu avant le coucher du Soleil. On leur donna toutefois quelques conseils pratiques.

 

Je commençais à avoir faim… Denis me dit qu’il était temps d’aller manger car il était déjà 21h. Je n’avais pas vu l’heure passée. On mangea alors nos sandwichs près de la table de réconfort suivis d’un bon chocolat chaud. Un autre thermo de chocolat et un thermo d’infusion avaient pris place, ainsi que des papillotes de chocolat. En en goûtant une, je fus surprise par sa dureté... le gel était passé par là aussi !

On discuta technique et pratique de l’astro avec les uns et les autres. Nous pûmes voir quelques belles filantes. Était-ce-ce des Géminides retardataires ? Ou des Orionides même si on n’est plus à la bonne époque ? En tout cas, le radiant semblait être la constellation d’Orion. En candidates possibles, il y aurait bien les quadrantides, dont le pic était la veille, vendredi 4 janvier, mais d'après les infos prises, elles ne montraient le bout de leur nez qu'en seconde partie de nuit.

 

Après avoir profité de quelques objets à l’oculaire, les familles nous quittèrent, le froid ayant raison de leur motivation. Les astrams sur place poursuivirent leurs occupations, que ce soit en photo ou en observation. Régulièrement on entendait untel annoncer l’objet qu’il tenait à l’oculaire… et deux ou trois participants se déplaçaient pour observer à leur tour.

Les astrophotographes, dont je faisais partie, étaient plutôt content de leurs acquisitions. Le ciel devenait très bon au zénith malgré la montée du brouillard sur les horizons.

 

Chara était enfin monté dans la voiture. Quelques temps auparavant, elle patrouillait à la recherche de rongeur. En la caressant, je m’aperçus qu’elle était plutôt froide et humide. On la voyait assez bien dans les champs avec sa loupiote rouge accrochée au harnais. Je me demandais comment elle faisait pour supporter ce froid. Mais maintenant, couchée en boule, la tête dans les pattes, elle tremblait. Je remontais sa couverture sur elle, la frictionnait un peu et la bordait.

 

Une nouvelle réunion se fit autour de la table de réconfort où les discussions sur les pratiques et techniques étaient de rigueur. Les thermos de boissons chaudes se vidèrent. Le froid était plus intense bien qu’encore raisonnable. Quelqu’un annonça -4°C. Les tubes, les tables, les jupes… tout était givrés.

Vers 23h, le brouillard s’évanouit presque totalement. Il restait une légère brume mais rien de méchant. Certains astrams commencèrent à plier. Quant à moi je lançais les dark.

 

Encore un peu d’observation au dobson de Sandrine, celui de Denis étant totalement embué, en comparaison avec la vision au Newton de Patou, nous nous occupèrent encore un moment. Puis, après avoir attaché la sangle de sécurité au harnais de la chienne et remis la couverture sur elle, je constatais qu’elle ne tremblait plus et s’était profondément endormie. Je rangeais mes setups pendant le téléchargement des images vers mon ordi, puis après sur une clé USB. Tout était presque rangé quand les derniers participants nous quittèrent. Nous étions les derniers.

A presque qu’une heure du matin, nous repartîmes vers la maison. J’étais heureuse… j’avais enfin pu faire les deux acquisitions sur 46P qui me tenaient à cœur… reste à espérer que le résultat soit à la hauteur de mes ambitions !

Modifié par RIGEL33
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Joli récit d'une sympathique soirée Corine :)

Heureusement que Denis était là :)

Bon c'est pas tout ça, mais les photos ?

Bonne soirée,

AG

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Merci Alain :) 

Pour les photos, va falloir être un peu patient car j'ai une AG à préparer (rapport moral) et une conférence pour le 17 janvier.

Mais je vais tenter de trouver quelques minutes en soirée ;) 

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    • Par RIGEL33
      La Super Lune de Sang 2019… noyée dans les nuages
       
      Encore frustrée de la dernière éclipse de Lune, celle de juillet 2018 où les nuages s’étaient invités à la fête, j’espérais beaucoup de celle-ci. Malheureusement, les prévisions météo étant bien pessimistes le dimanche soir, on a dû se résoudre à faire une croix sur cette « Super Lune de Sang » .
       
      Pour le boulot à Denis, le réveil sonna à 5 h. En allant voir dehors, je constatais que les nuages n’étaient pas aussi épais que prévu et quelques trouées étaient présentes. Je sortais de la maison et regardais à l’ouest. La vision d’une Lune qui était déjà à moitié immergée dans l’ombre de la Terre me galvanisait. J’appelais Denis pour qu’il profite lui aussi du spectacle. Au vu des belles trouées qui nous laissaient bien voir le spectacle céleste, je filais vers la pièce de la maison où nous gardons le matériel. Je récupérais vite fait mon sac photo, la StarAdventurer et son trépied. On était à Ayguemorte-les-Graves, près de La Brède, pour le week-end et il fallait rentrer sur Eysines, dans la métropole bordelaise, pour la semaine. Je remis mon départ à plus tard.
       
      Denis dut se résoudre à aller au travail, me laissant seule avec Chara, notre chienne, pour tenter d’apercevoir la vedette du moment. On voyait encore, par intermittence, les rares éclaircies qui laissaient percevoir le fin croissant lunaire encore illuminé par le Soleil avant d’entièrement se cacher dans l’ombre de notre planète. Le temps de tout installer, les nuages s’étaient refermés en s’épaississant.
      La longue attente commença. Je savais qu’à 6 h 45, si les éclaircies ne se montraient pas, il me faudrait attendre 2022 avant de pouvoir revoir une si belle couleur rouille sur l’astre sélène. Je pistais, regardais, scrutais les différences dans la chape nuageuse, espérant voir un nuage qui serait moins épais et qui pourrait se déchirer partiellement le temps de son passage devant la Lune. Mais parfois, j’avais l’impression que c’était le contraire… une trouée arrivait du nord et se refermer pile au moment de passer à hauteur de la Lune… Maiis ! Euuuh ! J’étais maudite !!!
       
      Cependant, mon attente fut partiellement récompensée, me laissant entrevoir une partie de notre satellite naturelle teinté de rouge sombre. Cela ne dura qu’une seconde ou deux, juste le temps de réaliser mon cadrage et la mise au point. Quelques minutes plus tard, un autre rideau se leva et me permis de déclencher la photo. Mais sur les 5 secondes de pose, la Lune ne montra qu’une partie d’elle durant 2 secondes.
      La revue rapide de l’image sur l’écran de l’APN me laissa sur ma faim… j’en voulais plus ! Ce n’était pas possible de ne me donner que ce petit bout sans rien de plus ! Je fulminais… et mon attente repris.
      Chara insista pour rentrer dans la maison. Elle commençait à avoir froid et ne comprenait pas pourquoi je restais à l’affût ainsi, bien qu’elle avait l’habitude de nos sorties nocturnes avec Denis. D’habitude, durant nos séances astronomiques, elle chassait de son côté. Mais là, dans le jardin de la maison, rien ne bougeait, rien ne présentait un intérêt quelconque pour ses sens canins. Alors, je lui ouvris la porte et elle fila se lover sur le canapé.
       
      Les minutes s’égrainaient... les voitures qui passaient sur la route, se faisaient plus nombreuses. Les maisons commençaient à s’allumer et les sorties de chaudières et poêles fumaient. Au loin, un coq chantait, un chien aboyait. Je commençais à avoir un peu froid. Je serais bien rentrée quelques minutes pour boire un café chaud mais je risquais de louper une nouvelle éclaircie. Je savais que plus la Lune descendait sur l’horizon ouest, moins j’avais de chance d’avoir une bonne éclaircie. Il aurait fallu un sacré dégagement… Malgré tout je gardais espoir !
       
      Revenant de sa balade nocturne, la petite chatte, prénommée Vénus, avait pris la place de la chienne en s’asseyant à mes côtés et en tentant de comprendre ce que j’attendais. Au bout de quelques minutes, elle se lassa. Elle se leva et, d’un bond, monta sur la table de jardin pour grignoter quelques croquettes mises là à son attention.
      L’heure de la fin de la totalité arriva et je savais que c’était fini. Malgré tout, je tentais d’apercevoir la sortie de l’ombre. Mais le froid et la déception me poussèrent à entrer dans la maison afin de retrouver un peu de chaleur. Je téléchargeais ma pose unique… on ne voit pas grand-chose. Je verrais bien ce que je peux en faire.
       
      A nouveau dehors, je pliais le matos et le rangeais dans la pièce « astro ». Revenue dans la cuisine, je pris un petit-déjeuner. Pourtant je n’avais pas faim… mais je devais rentrer sur Eysines et je savais que la route serait longue… Après 7 h 30, les bouchons étaient d’usage entre l’autoroute et la rocade. Je fis bien de manger car j’ai mis une heure de plus qu’habituellement pour rentrer chez moi. Est-ce que ça a valu le coup ? Oui, tout simplement oui ! La passion… quelle drôle de chose quand même… être heureuse après une Super Lune de Sang noyée dans les nuages !
       
      Photos prises le 21 janvier 2019 à Ayguemorte-les-Graves (33) – Canon 400D avec objectif 90-300, ouvert à f/5.6, focale à 300 mm, sur monture StarAdventurer (sans goto, ni autoguidage).
      1 pose de 5s – ISO 400 – Camera Raw et Toshop.
       

      Cliquez sur l'image pour voir la full en tiff.
    • Par xavierc
       Dobson Strock 254/1200.
       9 dessins : 8453 à 8461.
       
       Je me suis un peu reposé avant de venir, n'ayant pas récupéré totalement de la nuit d'hier donc je suis arrivé à 22h45.
       Je commence par d'autres galaxies du Verseau comme la nuit précédente.
       
       Observation 8453 : NGC7723.
       Cette galaxie est évidente à 75X et je la détaille à 109X, 150X et 218X.
       Elle est intéressante, faible à très faible, car je la soupçonne spirale mais ça reste dur à analyser.
       
       
       J'ai mis juste la veste mais pas le pull, la température étant moyennement fraîche.
       Le silence de la nuit est troublé un moment par un groupe de camions bruyants qui passe sur la route départementale pas très loin.
       
       Observation 8454 : NGC7727.
       Cette galaxie condensée est considérablement faible à faible avec un centre net. Elle pourrait ressembler à une étoile floue à faible grossissement, mais à 150X le doute n'est plus permis.
       
       
       J'ai fini par mettre le pull et carrément le manteau car le froid devient vif alors qu'il est quasiment minuit.
       
       Observation 8455 : NGC7717.
       Je détaille une autre galaxie du Verseau.
       Elle est petite, faible et condensée à 150X, à proximité d'une étoile jaunâtre qui egaie un peu le champ.
       
       
       Je subis un petit coup de barre.
       Comme souvent dans ce cas, je dors une demi-heure dans la voiture avant de m'attaquer à un groupe de galaxies mais cette fois-ci dans Pégase.
       
       Observation 8456 : groupe NGC7383 à 7390.
       Je compte cinq galaxies dans ce groupe : d'abord une première ligne composée de NGC7387 qui est vue VI2 et de NGC7389 vue VI1.
       La seconde ligne presque parallèle à la première est constituée de NGC7383 qui est vue VI1 à 2 puis de NGC7385 qui est faible et enfin de la très faible NGC7386.
       
       
       Observation 8457 : NGC7432.
       Cette galaxie est observée à 150X et 218X. Il y a besoin de beaucoup la grossir car elle est petite et reste très faible à VI1, repérée à 150X et diffuse.
       
       
       Décidément, j'entends encore des camions, il y en a beaucoup qui passent par ici cette nuit, est-ce un transport de moisson?
       
       Observation 8458 : NGC7611.
       Cet univers-île montre son centre facile et faible, mais son enveloppe externe n'est vue qu'en vision indirecte 75% du temps donc VI2 à 150X. Une étoile là aussi jaunâtre traîne à proximité dans le champ.
       
       
       Les bruits de la nuit deviennent plus naturels avec un hibou petit-duc mais aussi une vache qui fait du bruit dans l'étable.
       
       Je suis de nouveau un peu fatigué, du coup je m'offre une autre sieste courte.
       Au réveil, je change de constellation mais pas de type d'objet puisque je vais aller voir d'autres galaxies mais côté Baleine.
       
       Observation 8459 : NGC151.
       Cette galaxie est très faible, diffuse et assez allongée à 150X, avec une zone plus brillante assez large.
       
       
       Je virevolte vers une autre constellation qui est l'Éridan, dans sa partie nord, pour aller regarder 2 galaxies après avoir mis les gants tellement le froid s'intensifie.
       
       Observation 8460 : NGC1140.
       Celle-là, elle ressemble plus à une étoile floue faible, et à 150X sa nature galactique ressort mieux alors qu'à 109x ce n'était pas si évident.
       
       
       Je suis encore fatigué mais je résiste, on arrive à la fin de la nuit à 4h du matin.
       
       Observation 8461 : NGC1084.
       Je termine la nuit, alors que la Lune s'est levée vers 4h15 en croissant dans le Lion, sur cette galaxie considérablement faible à faible dont la structure spirale se dévoile à 150X et surtout à 218X.
       Ses spires vues uniquement en vision décalée sont respectivement VI3 et VI5, ce qui signifie vues 50% du temps dans le premier cas et moins de 10% pour l'autre.
       
       
       Il est 4h40 du matin.
       Je suis trop fatigué pour continuer, du coup je range le télescope et dors dans l'auto quelques heures avant de rentrer.
       En remballant, je constate beaucoup d'humidité sur les affaires.
    • Par xavierc
       Dobson Strock 254/1200.
       4 dessins : 8449 à 8452.
       
       Je suis arrivé à 21h45, le crépuscule est encore visible.
       
       Lors de cette courte soirée avant une nouvelle journée de travail, je vais observer surtout des galaxies du Verseau.
       
       Observation 8449 : NGC7184.
       Cette galaxie n'est pas facile mais il faut avouer qu'elle est basse. Je la vois effilée à 109X, diffuse avec un centre faible à très faible tandis que le reste est VI2 à 5.
       
       
       Observation 8450 : NGC7180.
       Elle reste petite à 150X avec un centre faible à très faible tandis que le reste n'est vu qu'en vision indirecte VI1 à 2.
       
       
       Observation 8451 : NGC7185.
       Cette galaxie observée à 150X est très faible, allongée en vision indirecte et diffuse.
       
       
       Un petit vent se fait sentir mais ça ne m'empêchera pas d'observer le dernier objet de la soirée, une galaxie du Triangle.
       
       Observation 8452 : NGC669.
       Et j'ai bien fait de l'observer celle-là! Elle est hétérogène, effilée, et montre des nodosités en vision indirecte VI4, son centre faible à très faible, et ses autres extensions vues VI1 à 5 à 150X.
       
       
       Je remballe un peu après minuit car il faut bien aller travailler demain.
    • Par Maïcé
      Cette année, nos vacances de Noël tombent vraiment mal, à la Pleine Lune ! Et cerise sur le gâteau de la malchance, j’ai attrapé un rhume qui me transforme en fontaine à soubresauts. J’aurais bien aimé jeter un œil à la visiteuse du moment, on la dit brillante, visible à l’œil nu… Si bien que le soir de Noël, emmitouflée comme un esquimau, je suis invitée à la fenêtre ouverte sur la nuit, face au Cocher qui se lève à me saisir des jumelles pour chercher Wirtanen P46. Ce ne sont pas les taches floues qui manquent dans l’hexagone du Cocher mais la comète est hors de ses limites, à quelques degrés de Capella. Elle m’apparaît comme une boule diffuse sans queue. Mais les éternuements ont raison de mes observations et je ne m’aventure même pas à la chercher à l’œil nu.
      Ce n’est que le 26 que je retrouve suffisamment de tonus pour l’observer au dobson 300. Elle s’éloigne déjà de Capella, mais elle est bien visible à l’œil nu en effet, donc facile à trouver. Au télescope, elle présente un peu l’aspect diffus et rond de Holmes. Avec de l’attention, on distingue le départ d’une queue, large mais léger renforcement dans son halo, proche du pseudo noyau. Pour être sûre qu’il ne s’agit pas d’un effet de mon imagination, nous nous succédons à l’oculaire pour décrire son orientation. Et comme nous sommes tous d’accord, ce doit bien être elle .
      Avant le lever de la lune nous avons profité des quelques instants de nuit pour admirer les couleurs de M42 en grand champ avant de rentrer soigner mes éternuements à coup de tisane d’Hysope… Je remercie vivement notre voisin de m’avoir obligeamment servi ce remède efficace ! Dès le lendemain, la source de mes sinus s’est tarie et le 28 décembre, nous avons pu profiter du T1000 pour revisiter un peu du ciel profond d’hiver. Rien d’extrême, la transparence n’était pas optimale, SQM de 21,4 (ce qui est plutôt bas pour ce site) mais le seeing était réellement très bon !
       
      Au menu c’est la fête des pupilles, IC 418, le trapèze de M42, le casque de Thor, NGC 1999, M1 et M77.
       
      IC 418 montrait sa coquille d’un rose soutenu, rose, ni bordeaux, ni saumon, rose délicat, un peu passé comme les édredons en satin de ma grand-mère et la centrale était une tête d’épingle brillante ! Par contre, même à fort grossissement, je n’ai pas vu de détails de la structure interne.

      M42 C’est un plaisir à tous les grossissements, de son aspect "technicolor" à faible grossissement ou au crépuscule aux innombrables détails floconneux de sa surface en passant par la détection des myriades de petites étoiles en train de s’allumer au cœur de la nébuleuse.
      Comme le ciel était très stable, avec les 6 étoiles du trapèze parfaitement séparées ( les 4 plus brillantes avec des aigrettes!), nous avons monté « un peu » en grossissement. Je n’ai jamais eu autant de facilité à voir G et H. G en permanence alors que d’habitude je la trouve difficile, plus même que H à cause de l’éclat dansant de D. J’étais donc surprise que H soit moins facilement accessible, même en sachant où la chercher. Et tout autour, nombres d’étoiles faibles qui apparaissent comme des épingles brunâtres. C’est d’ailleurs une remarque que je me fais à chaque fois. Les étoiles qui entourent le trapèze, contrairement aux autres astres faibles qui apparaissent par glimpses, sont bien présentes mais colorées d’une teinte chaude voire « brûlée » est-ce dû à la présence de poussières qui les enchâssent encore dans leur prime jeunesse ?
       
      NGC 2359 alias le casque de Thor, à cause de la présence de deux ailes quasi symétriques de part et d’autres de la bulle autour de l’étoile WR centrale. Ici, ces ailes étaient parfaitement définies, les fines lignes qui s’enroulent autour de WR7 brillantes et fines et les jugulaires plus diaphanes et floues mais bien visibles, l’une plus ramassée que l’autre. Il y avait des années que je n’avais pas rendu visite à cette magnifique nébuleuse parfaitement reconnaissable au premier coup d’œil.
       
      NGC 1999, un objet dont on a pas mal parlé sur Astrosurf ces derniers jours. Parsamyan 34 est vraiment très sombre et parfaitement définie, l’étoile qui la borde est brillante mais son halo semble s’arrêter au bord du trou sombre, la nébuleuse diffuse qui l’entoure n’a pas de contour bien défini et semble se fondre dans le fond de ciel. Je n’ai pas noté le détail qui a fait l’objet de la discussion récente, j’y reviendrai c’est certain.
       
      M1, j’ai failli l’oublier alors que nous en avons eu une vision inédite ! On connaît tous cette tache ovale dont on est souvent bien content de saisir les petites échancrures et parfois des zones plus brillantes sur sa surface. Mais ce sont des détails qui restent difficilement accessibles. Au T1000, il y a tant de lumière qu’on peut l’observer avec le filtre OIII 3nm d’Astrodon… Et là, la vision en est transfigurée, exit la tache floue, elle disparaît dans le fond de ciel mais le réseau de filaments apparaît soudain avec une facilité déconcertante, et ce n’est pas juste 3 branches mais toute une toile de fils, «gris» malgré le diamètre, visibles sans difficulté. C’est comme d’observer le squelette d’une personne sur une radio, la chair s’efface mais toute l’ossature apparaît.
       
      M77, brillante galaxie spirale de face. Dans sa partie la plus dense, on y devine l’amorce des bras. En surimpression proche du noyau, je discerne une étoile évaluée à au moins magnitude 16 par Fred. Elle est visible tout contre l’un des bras. Je ne connais pas assez M77 pour identifier cette étoile et je lance à la cantonade : « J’ai découvert une SN dans M77 ». C’est au retour à la maison qu’on a l’idée de regarder des photos de la galaxie pour apprendre qu’une SN a effectivement été découverte le 24 novembre dans M77, très proche d’un bras de la galaxie et non dans son halo externe comme c’est souvent le cas. Sa magnitude qui a été évaluée à 14,5 lors de sa découverte, était encore de 15 le 10 décembre. Par contre, on peut voir des zones H2 actives dans les bras de M77 et mon interrogation est de savoir si elles sont assez denses et brillantes pour les confondre avec des étoiles (l’une de ces zones est justement assez proche de la position de SN 2018ivc). Vue ou non, la recherche du détail aura été un excitant prolongement de l’observation.

      La photo est de Koishi Itagaki. J'ai volontairement inséré directement le lien vers l'original (et non une copie) pour rendre à César ce qui est à César.
       
      La lune nous a délogés bien tôt, il y a tant d’objets que nous aurions aussi voulu voir et revoir, mais cette session était inespérée, ne boudons pas notre plaisir !
       
    • Par xavierc
      Pour bien commencer cette année 2019, je vous adresse mes meilleurs voeux et partage la suite de mes observations de l'automne 2018.
       
       Dobson Strock 254/1200
       
       7 dessins : 8415 à 8421.
       
       Ce soir, je n'ai pas emporté le télescope de 508 à cause d'une contrainte le lendemain matin m'empêchant d'observer toute cette nuit donc je prends le Strock.
       La lune se couche à mon arrivée à 22h35.
       
       Je commence en allant chercher dans le Petit Renard des objets d'un type inhabituel pour cette constellation à savoir des galaxies.
       
       Observation 8415 : NGC7052.
       La galaxie est vue faible et allongée à 75X et j'ai confirmé à 150X sa forme, notamment en vision indirecte, car elle est assez diffuse.
       
       
       Observation 8416 : NGC7080.
       Cette galaxie est nettement plus diaphane que la précédente, pas sûre à 75X, étant très faible à VI1, peu condensée à 109X.
       
       
       A noter que ces deux galaxies sont dans le Petit Renard du côté qui jouxte Pégase, ceci expliquant du coup la présence de ces galaxies à cet endroit-là de la constellation.
       
       Observation 8417 : Mars.
       480x.
       
       
       Comme lors de la dernière nuit, des chiens se manifestent encore par leurs aboiements au nord-est assez loin heureusement.
       Puis je me dirige dans une constellation réputée pour ses objets galactiques à savoir le Verseau.
       
       Observation 8418 : NGC7600.
       A 150X, elle est évidente avec un centre considérablement faible à faible et un halo bien diffus autour.
       
       
       En plus des chiens cette fois-ci c'est les vaches qui deviennent bruyantes.
       
       Observation 8419 : NGC7606.
       Je l'observe à 109X et 150X, elle commence à montrer du détail.
       Si ce n'est pas déjà fait, il faudra que je l'observe au Dobson de 508 aussi car au 250 je vois déjà une structure spirale avec des nodosités qui sont en VI 4 à 5 à 150X tandis que la galaxie est faible et diffuse.
       J'arrive à voir tout ça malgré un coup de fatigue et de la buée intermittente sur l'oculaire.
       
       
       Je dors debout après ce dessin, du coup je préfère aller dormir couché dans la voiture sur la banquette arrière et je ne me réveille qu'au bout de 3h, heureusement il fait encore nuit.
       Je rends visite à mon réveil à la comète Giacobini-Zinner 21P qui est encore dans le Cocher comme la précédente nuit.
       
       Observation 8420 : Comète Giacobini-Zinner.
       Sa position est intéressante pour une photographie grand champ car elle est à peine à un demi-degré avant de passer sur M35 le bel amas ouvert des Gémeaux.
       Le centre et la coma de la comète sont plutôt faibles tandis que sa queue étirée est faible à perceptible et diffuse.
       Le noyau a été placé à 4h44.
       J'ai essayé plein de grossissements à savoir 75X, 109X et 218X.
       
       
       Le froid s'accentue et j'ai mis mes gants.
       Je termine la nuit sur une petite galaxie d'Andromède
       
       Observation 8421 : NGC662.
       J'observe cette galaxie condensée à 150X où elle m'apparaît très faible à VI1 avec l'étoile brillante dans le champ qui gêne.
       L'aube semble poindre.
       
       
       Un hibou et son chant régulier sont assez proches et m'agacent un peu pendant 5 minutes à cause de cette régularité.
       Le camion de lait est passé aussi, je suis allé me protéger les yeux plus loin.
       Je remballe avant l'aube effective car aujourd'hui je dois passer à la banque pour envoyer mon virement au Chili afin de payer mon séjour du mois de novembre.
       Voilà pourquoi je n'avais pas pris le Dobson de 508 cette nuit car sinon je n'aurais pas pu dormir beaucoup avant d'aller à la banque.
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