RIGEL33

2019 commence bien !!

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2019 commence bien !!

 

Alors que nous n’avions pas pu maintenir de sorties officielles depuis début novembre, la période des fêtes de fin d’année 2018 a été plutôt pourrite ! L’anticyclone, pourtant bien présent en Aquitaine, maintenait sur place le brouillard et les nuages bas.

Mais le début de l’année 2019 a vu un tout autre visage… le ciel s’est enfin montré à la faveur du froid qui s’est installé. Et même si des voiles nuageux ont persisté, le ciel du samedi 5 janvier au soir s’est montré très étoilé.

 

Un peu de monde lors de cette première nuit : du forum Astrosaucats, étaient présents : Denis, Florent B, Fredastro, Geotowicz, Hageshii, Ju, LostFred, Patou, Petrus, Sandrine et moi-même.

Un astram bourguignon, depuis peu sur Bordeaux, prénommé Vincent, était aussi de la partie.

 

Une fois sur place, il faisait encore plutôt bon, environ 3 à 4°C. Le Soleil commençait à être bas sur l’horizon ouest. L’installation finie, je constatais avec amusement que le tube de Vincent brillait, pensant à une customisation. En fait, c’était la gelée qui avait fait son apparition à l’occasion de la baisse de la luminosité. La polaire étant en vue, je repartis vers mes setups (APN au foyer d’une lunette + APN au foyer d’une StarAdventurer) pour faire la mise en station.

 

Les astrams arrivaient petit à petit. Au gré des salutations et des vœux, je m’attelais déjà à réaliser les Flat grâce à mon écran (à flat) avec l’aide de Denis. Je préfère les faire sur le fond du ciel mais les voiles nuageux du tout début de soirée me l’avait interdit. J’attaquais dans la foulée la mise au point. Il était déjà 19h… Je décidais de pointer la comète Wirtanen à la lunette mais j’avais un peu de mal. Je connaissais sa position mais je n’arrivais pas à mettre le capteur au bon endroit. J’utilisais alors le Dobson de Denis pour la trouver… j’y arrivais sans trop de difficulté bien qu’elle était assez pâlichonne. Je retournais alors à ma lunette maintenant que j’avais bien enregistré sa position et je la trouvais sur la première pose photo… deux minutes suffirent pour la cadrer et je lançais les poses.

 

Je me reportais sur le second setup : l’APN sur la StarAdventurer. Je la captais facilement mais je n’avais pas de suivi correct. En vérifiant si aucun câble ne contraignait le suivi, je m’aperçus que la monture bougeait. Je n’avais pas serré les vis et ça ne pardonnait pas. Je réalignais la monture et refis la mise en station. La première image me confirmait la bonne tenue du suivi. Je réussis le cadrage voulue, à savoir inclure bien sûr la comète mais aussi les galaxies M81 et M82. Malheureusement ces deux objets se situant en haut à gauche de l’image, se retrouvent pris dans la coma de l’image, soit à l’endroit de l’objectif où les étoiles filent un peu. Je laissais le cadrage tel quel car la vedette restait la comète. Je lançais les poses et put enfin aller voir les camarades.

 

Je m’aperçus qu’une famille était déjà sur place. Trois générations de femmes d’une même famille : la grand-mère, la mère et la fille. Elles voulaient voir la comète. Alors, je leur montrais mes premières images. Puis nous allâmes vers le Dobson de Denis et je la captais assez vite. Je les guidais pour qu’elles puissent toutes trois la voir. Alors qu’on discutait, je commençais à avoir froid. Je n’avais pas encore ma doudoune et je ressentais les premiers frissons. Alors que Denis prit le relais, je partis à la voiture pour mieux me couvrir en mettant la chapka, la doudoune et une seconde paire de gants.

 

Patou fit des essais sur une nouvelle monture, une HEQ5, cadeau de noël qu’elle s’était fait. Après un peu de prise de tête, la monture répondait correctement.

Peu après une seconde famille arriva : un couple et leur fille. Ils demandèrent de l’aide pour l’installation et l’utilisation de la lunette de leur fille. Je leur expliquais qu’avec la nuit et le gel, il était difficile de faire ça maintenant. Le mieux étant de reporter leur venue sur une autre soirée et de venir un peu avant le coucher du Soleil. On leur donna toutefois quelques conseils pratiques.

 

Je commençais à avoir faim… Denis me dit qu’il était temps d’aller manger car il était déjà 21h. Je n’avais pas vu l’heure passée. On mangea alors nos sandwichs près de la table de réconfort suivis d’un bon chocolat chaud. Un autre thermo de chocolat et un thermo d’infusion avaient pris place, ainsi que des papillotes de chocolat. En en goûtant une, je fus surprise par sa dureté... le gel était passé par là aussi !

On discuta technique et pratique de l’astro avec les uns et les autres. Nous pûmes voir quelques belles filantes. Était-ce-ce des Géminides retardataires ? Ou des Orionides même si on n’est plus à la bonne époque ? En tout cas, le radiant semblait être la constellation d’Orion. En candidates possibles, il y aurait bien les quadrantides, dont le pic était la veille, vendredi 4 janvier, mais d'après les infos prises, elles ne montraient le bout de leur nez qu'en seconde partie de nuit.

 

Après avoir profité de quelques objets à l’oculaire, les familles nous quittèrent, le froid ayant raison de leur motivation. Les astrams sur place poursuivirent leurs occupations, que ce soit en photo ou en observation. Régulièrement on entendait untel annoncer l’objet qu’il tenait à l’oculaire… et deux ou trois participants se déplaçaient pour observer à leur tour.

Les astrophotographes, dont je faisais partie, étaient plutôt content de leurs acquisitions. Le ciel devenait très bon au zénith malgré la montée du brouillard sur les horizons.

 

Chara était enfin monté dans la voiture. Quelques temps auparavant, elle patrouillait à la recherche de rongeur. En la caressant, je m’aperçus qu’elle était plutôt froide et humide. On la voyait assez bien dans les champs avec sa loupiote rouge accrochée au harnais. Je me demandais comment elle faisait pour supporter ce froid. Mais maintenant, couchée en boule, la tête dans les pattes, elle tremblait. Je remontais sa couverture sur elle, la frictionnait un peu et la bordait.

 

Une nouvelle réunion se fit autour de la table de réconfort où les discussions sur les pratiques et techniques étaient de rigueur. Les thermos de boissons chaudes se vidèrent. Le froid était plus intense bien qu’encore raisonnable. Quelqu’un annonça -4°C. Les tubes, les tables, les jupes… tout était givrés.

Vers 23h, le brouillard s’évanouit presque totalement. Il restait une légère brume mais rien de méchant. Certains astrams commencèrent à plier. Quant à moi je lançais les dark.

 

Encore un peu d’observation au dobson de Sandrine, celui de Denis étant totalement embué, en comparaison avec la vision au Newton de Patou, nous nous occupèrent encore un moment. Puis, après avoir attaché la sangle de sécurité au harnais de la chienne et remis la couverture sur elle, je constatais qu’elle ne tremblait plus et s’était profondément endormie. Je rangeais mes setups pendant le téléchargement des images vers mon ordi, puis après sur une clé USB. Tout était presque rangé quand les derniers participants nous quittèrent. Nous étions les derniers.

A presque qu’une heure du matin, nous repartîmes vers la maison. J’étais heureuse… j’avais enfin pu faire les deux acquisitions sur 46P qui me tenaient à cœur… reste à espérer que le résultat soit à la hauteur de mes ambitions !

Edited by RIGEL33
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Joli récit d'une sympathique soirée Corine :)

Heureusement que Denis était là :)

Bon c'est pas tout ça, mais les photos ?

Bonne soirée,

AG

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Merci Alain :) 

Pour les photos, va falloir être un peu patient car j'ai une AG à préparer (rapport moral) et une conférence pour le 17 janvier.

Mais je vais tenter de trouver quelques minutes en soirée ;) 

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    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 5 au 6 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       10 dessins : 8931 à 8940.
       
       Il y a encore du public ici, l'engouement ne faiblissant pas, pourtant après 3 nuits des étoiles d'affilée, quand je suis opérationnel à 23h15.
       Je montre Saturne et M8 à 2 jeunettes puis vaque à mes cibles plus ténues.
       
       La première est le Sextet de Seyfert dans le Serpent, qui m'avait laissé sur ma faim.
       
       Observation 8931 : NGC6027/A/B/C/D/E ou Sextet de Seyfert.
       A 85x, l'ensemble est une tache faible. Le groupe est éclaté à 276x en membres faibles à VI3. Ce grossissement permet de voir les extensions diffuses. 402x les détaille dont la petite hors des lignes râtée la fois précédente. Mais je n'arrive pas à voir les 6.
       
       
       Il fait chaud comme hier, je n'ai pas mis de pull sous le manteau qui est lui indispensable pour garder à portée de main mes oculaires.
       
       Le croissant lunaire témoin de l'avancée inexorable du séjour se couchera vite avant le premier dessin.
       
       Je règle quelques soucis de la lampe de la planche à dessins au début.
       
       Je reste dans le domaine des galaxies, un poil plus haut et plus à l'est dans Hercule.
       
       Observation 8932 : NGC6098/99.
       201x, 85x. Elles sont vues séparées facilement à 85x. NGC6098 est considérablement faible et NGC6099 considérablement faible à faible.
       
       
       Le vent qui contourne la montagne génère un fond sonore fourni dans les basses. La turbulence reste moyenne pourtant.
       
       Observation 8933 : NGC6484.
       Cette galaxie est visible assez faible à 85x, petite. A 201x, elle semble condensée et reste minuscule.
       
       
       Observation 8934 : NGC6482.
       Condensée comme la précédente à 201x, elle est minuscule et assez brillante à 85x.
       
       
       Bruno galère avec une calibration, il ira quérir les conseils d'autres astrophotographes du terrain pour s'en sortir. Où il faut être ingénieur pour faire de l'astrophoto!
       
       Observation 8935 : NGC6500/1.
       201x, 85x. Ce duo est constitué de 2 galaxies respectivement faible NGC6500 et assez faible NGC6501.
       
       
       Après un petit coup de barre à 1h50 dont m'extraient un peu des éclairs d'orages lointains vers l'Ouest, je poursuis avec les herculéennes galaxies (à moins que ce soit dans l'autre sens, je ne sais plus avec la fatigue?).
       
       Observation 8936 : NGC6490 et NGC6495.
       201x. Les galaxies aiment former des duos dans ce coin de ciel! Ici 2 galaxies de même brillance, faibles.
       
       
       L'objet suivant, atypique, est une idée de Michel Nicole, l'astronome québécois dont les fiches d'observation m'inspirent de nombreux sujets d'observation, adaptés à mon télescope vu qu'il utilisait un Dobson de 56cm.
       C'est une nébuleuse bipolaire du Lézard.
       
       Observation 8937 : LKHalpha233.
       276x. Objet de Herbig-Haro et très faible, elle s'étend surtout à l'ouest de l'étoile faible. Elle ne réagit à aucun filtre. C'est dingue de pouvoir observer ce stade de proto-étoile avec nos moyens d'amateurs!
       
       
       Je pointe ensuite quelques galaxies de Pégase.
       
       Observation 8938 : NGC1 et 2.
       201x. Les 2 premiers objets du catalogue NGC sont assez faible et faible dans l'ordre numérique.
       
       
       Des nuages arrivent à 3h20.
       Je vérifie quand même sur les animations météo satellite que l'orage qui s'approche par l'ouest en grondant va passer bien au nord de nous, ce qui est le cas.
       Par contre sa proximité gênera sur les 2 derniers dessins en me flashant la vision nocturne, le ciel devenant brièvement blanc à l'oculaire lors des éclairs les plus brillants.
       La menace ne faisant que nous raser, je dessine donc un groupe de galaxies sous ces contraintes dans Pégase.
       
       Observation 8939 : NGC7765 à 7768.
       278x, 201x. C'est un quintet mais pas de Stephan, composé de NGC7765 et NGC7766 très faibles, NGC7767 considérablement faible, NGC7768 assez faible, complétés de CGCG477.020 très faible. Groupe intéressant.
       
       
       Un bolide aussi brillant que les éclairs s'est invité dans le coin de mon champ de vision et a laissé une trainée persistante une dizaine de secondes vers 4h50.
       
       Observation 8940 : NGC7769 à 7771.
       201x. Je continue de monter dans la numérotation NGC avec NGC7769 assez faible au bord sud plus net, NGC7770 faible et NGC7771 assez faible.
       
       
       Je finis fatigué à l'aube à 5h sous les grondements de l'orage voisin.
    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 4 au 5 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       10 dessins : 8921 à 8930.
       
       Plein de public venu pour la nuit des étoiles se tient au sud dont des gamins turbulents que les parents inconscients laissent courir autour des télescopes.
       Cela engendre pas mal de lampes blanches gênantes, des astronomes qui râlent du coup au sud du virage, et un sacré brouhaha, le calme de la nuit ne reviendra que dans une heure.
       
       L'ouest du ciel est voilé, je vise au plus loin de cette menace, bas vers l'est une galaxie de Cassiopée car ces nuages arrivent assez vite.
       J'ai chaud avec mon manteau.
       
       Observation 8921 : NGC185.
       Cette galaxie naine du Groupe Local est considérablement faible et diffuse à 201x.
       Les voiles arrivent sur ma cible à 23h06. Le ciel est maintenant tout voilé.
       
       
       J'attends en m'assoupissant dans l'auto.
       Beaucoup de gens ont remballé et le public est parti faute de ciel.
       
       Le ciel se redégage à 1h du matin.
       Je reprends les observations avec une nébuleuse planétaire d'Hercule.
       
       Observation 8922 : NGC6058.
       402x, 631x, 85x. La nébuleuse qui répond bien au filtre Oxygène 3 est une étoile très floue assez faible à 85x. L'étoile centrale est considérablement faible à 402x.
       La nébuleuse est trop sombre à 631x, et l'usage du filtre HBêta l'éteint totalement, ce qui permet de confirmer la présence de l'étoile centrale qui seule ressort. Deux portions d'anneau symétriques se distinguent en vision décalée VI2 à 3.
       
       
       Je pars pas très loin observer quelques galaxies d'Hercule sur la même carte de l'Uranométria.
       
       Observation 8923 : UGC10200.
       Cette galaxie condensée assez faible à considérablement faible est vue à 85x et accompagnée à 201x de LEDA57100 très faible à VI1.
       
       
       A 2h, Bruno T. est revenu imager sur la butte à l'est.
       
       Observation 8924 : NGC6155.
       Cette galaxie considérablement faible à 85x montre comme une barre centrale à 276x, râtée à 201x.
       
       
       Observation 8925 : NGC6239.
       201x, 276x. Considérablement faible à 85x comme la précédente, elle révèle de la structure, sous forme d'une barre grumeleuse s'infléchissant à l'ouest.
       
       
       A 2h40, une moto particulièrement bruyante repart de l'entrée du parking, je l'entendrai pétarader dans la montagne plusieurs minutes.
       
       Je peux enfin voir une nébuleuse diffuse du Cygne, la X Nebula, autre objet mythique qui me semblait alors hors de portée à l'époque du magazine Ciel Extrême, comme l'était Shakbazian 16 finalement vu aux NAT 2016.
       
       Observation 8926 : Simeis 57.
       Dénommée aussi la X Nebula. A 85x j'y verrais plutôt un lambda. La nébuleuse n'est pas sûre sans filtre. Le filtre Oxygène 3 montre quelques traces. C'est le filtre HBêta qui la dévoile vraiment. Alors la partie facile est vue VI1 (100% du temps mais qu'en vision indirecte) et 2 autres branches sont vues VI3. La zone où s'effectue la jonction de ces branches est difficile à détailler. Cet objet atypique est aussi dans les fiches de Michel Nicole.
       
       
       Après cette revanche sur l'histoire, je dirige le T508 vers des galaxies du Verseau.
       
       Observation 8927 : NGC7665.
       85x, 201x, 276x. Elle reste faible et petite à 85x, mais à plus forts grossissements je remarque ses bords nets et une étoile dedans excentrée  en VI4 (25% du temps en vision indirecte).
       
       
       Comme les dernières nuits, j'entends le troupeau de moutons sur l'Aup.
       
       Observation 8928 : NGC7721.
       85x, 201x. A 85x je vois déjà son allongement, elle est considérablement faible à faible.
       Elle est déjà sombre à 201x. Quelques détails durs apparaissent sous forme de glimpses VI4 à 5 (10 à 25% du temps en vision décalée).
       
       
       Des voiles éparses au nord-ouest deviennent gênants, dégradant la transparence.
       Je tente une galaxie Arp dans le Verseau bien que les voiles passent dessus par moments.
       
       Observation 8929 : NGC7727 ou encore Arp 222.
       138x, 201x, 276x. Hormis son centre assez brillant à assez faible, le reste est faible et les détails sont incertains, les nuages n'aidant pas.
       
       
       Retour de nuages éparses s'avancent par l'ouest.
       Je m'obstine en observant une autre galaxie dans le voisinage et dans les voiles.
       
       Observation 8930 : NGC7724.
       201x. Son observation est alternative : très faible quand vue hors des voiles, sinon fantômatique à invisible.
       
       
       A 5h, je capitule, ça devient trop pourri dans l'aube avec ces voiles contrariants.
       De nombreux météores et satellites artificiels sont passés dans le champ de mes oculaires cette nuit.
    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 3 au 4 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       12 dessins : 8909 à 8920.
       
       Je commence par un peu d'animation pour le public de la Nuit des Etoiles.
       Puis j'observe M54, un amas globulaire un peu délaissé du Sagittaire mais un arbre sur son parcours au sud-est contrecarre mes plans.
       Du coup je bascule sur un autre amas globulaire plus haut que cet arbre dans cette constellation, et rebascule sur M54 pour finir son dessin.
       
       Observation 8909 : Palomar 8.
       85x, 201x, 276x. Ce doit être l'un des plus faciles Palomar avec NGC6717. Je le vois de suite à 85x, considérablement faible, et à 201x j'ai la bonne surprise de le résoudre en étoiles faibles à perceptibles malgré la turbulence pas favorable de 4 à 5 sur 5. Ce n'est certes pas courant de résoudre un globulaire Palomar! C'est le second pour ma part avec NGC6717, tous deux seulement avec ce télescope.
       
       
       Observation 8910 : M54.
       85x, 201x, 276x. Au chercheur c'est une petite tache floue considérablement faible. Changement d'échelle avec le Nagler 26 à 85x, il devient brillant et bleuté, et en poussant le grossissement je constate un début de résolution limité par la forte turbulence de 5 sur 5.
       Son centre est très marqué.
       C'est amusant, le Palomar précédent bien plus faible était bien mieux résolu, il ne faut pas négliger l'indice de concentration des amas globulaires pour espérer les résoudre!
       
       
       La turbulence est pourrie si bas aujourd'hui(4 à 5 sur 5 échelle Ciel Extrême).
       
       J'aperçois des cirrus au nord sous la Grande Ourse. Qu'ils y restent!
       
       Je change de coin de ciel et de type d'objet pour m'offrir quelques pépites avec des galaxies du Bouvier.
       
       Observation 8911 : NGC5660.
       201x, 276x. La galaxie considérablement faible dévoile ses spires à 201x, mieux qu'à 276x qui atténue trop.
       Le bras Est se voit VI1 à 2 (entre 75% et 100% du temps en vision indirecte). Le bras Ouest est VI1 avec une condensation plus marquée.
       Le noyau est faible à très faible. Une bien belle surprise.
       
       
       Des chiens aboient dans la montagne de l'Aup au sud, ceux du berger actuellement en pâturage là-bas?
       
       Observation 8912 : NGC5676.
       201x, 276x. Assez brillante et bleutée à 85x, c'est un autre digne représentant des incurvées! Son bras Est est marqué et vu VI1 tandis qu'à l'opposé le bras Ouest est indistinct.
       
       
       Malik qui se gelait hier a trouvé de quoi se réchauffer, un plaid léopard! Il a profité de l'obscurité complice de sa dernière nuit ici pour s'en couvrir, craignant peut-être des photos diurnes compromettantes.
       
       Observation 8913 : NGC5673.
       85x, 201x.  Je la vois faible à très faible à 85x, très allongée. Dans celle-là, c'est de la nodosité en pagaille!
       
       
       Ce que je craignais arrive à 2h, les voiles du nord débordent sur ma zone d'observation, à savoir le Bouvier et la Grande Ourse.
       
       Observation 8914 : NGC5794 à 5805.
       201x. Ce quatuor est constitué de galaxies condensées, NGC5794 assez faible, NGC5797 et NGC5804 assez brillantes, NGC5805 très faible. Les voiles contrarient leur observation.
       
       
       Observation 8915 : NGC5820/21.
       201x, 276x. NGC5820 assez brillante est escortée de la très faible NGC5821 dont le centre apparaît en vision décalée.
       
       
       A 2h40, Bruno T., compagnon du dernier voyage chilien, bâche sa lunette astrophoto TS130. Il s'était positionné sur le haut du talus à l'emplacement laissé libre par le départ de Jean-Pierre B.
       
       Je rebascule de l'autre côté du ciel pour dessiner des nébuleuses planétaires de Cassiopée.
       
       Observation 8916 : IC1747.
       85x, 631x. L'idée de cette cible m'a encore été soufflée par les fiches de Michel Nicole, une vraie mine d'or.
       Elle ressemble à une étoile floue plutôt brillante à 85x.
       Je saute directement à 631x malgré la turbulence de 4 sur 5 pour attraper assez facilement son anneau sans filtre OIII.
       La nébuleuse répond bien à ce dernier. C'est marrant, il y a comme un effet de scintillation de l'anneau. Le filtre OIII accentue l'anneau.
       Je n'ai pas confirmé de couleur. La nébuleuse est presque invisible au filtre HBêta.
       
       
       Observation 8917 : PK136+4.1.
       85x. Avec celle-là, on change de registre parmi les nébuleuses planétaires. Je ne vois rien sans filtre ou avec le HBêta.
       Je peux dire qu'elle répond bien au filtre OIII, mais elle reste dure, à la limite VI5 de la vision décalée, le fond de ciel est alors plus clair à l'emplacement de la nébuleuse. J'ai dessiné le champ stellaire avec le filtre OIII sauf pour ce qui est de leur couleur.
       
       
       Je sens la fatigue passer à 3h50.
       
       Je dessine une nébuleuse diffuse dans Cassiopée.
       
       Observation 8918 : VdB 8.
       Van den Bergh 8. A 138x, elle est très faible, et sa forme dissymétrique en boomerang est dévoilée en vision indirecte, écartant tout risque de confusion avec un halo stellaire (par ailleurs peu probable avec cette optique à moins de buée).
       
       
       Le tintement des cloches du troupeau de moutons sur l'Aup perce la nuit à 4h.
       
       Je m'attelle au dessin d'un amas ouvert de Cassiopée, mais le genre faible.
       
       Observation 8919 : IC166.
       Vu dès 85x, il est partiellement résolu à 201x en étoiles faibles à perceptibles.
       
       
       Je termine par la comète Africano C/2018 W2 dans la Girafe.
       
       Observation 8920 : comète Africano.
       138x et 201x. Je la repère à 85x. Elle est très diffuse et faible. Je note sa position à 4h49. Elle s'efface dans l'aube sans avoir bougé par rapport aux étoiles pendant le dessin.
       
       
       Ca y est, j'ai vu les 3 comètes prévues dans mon programme pour ces vacances!
       
       A 5h, je range les affaires et bâche le Dobson, le ciel est trop clair et je suis bien fatigué.
       Encore une nuit jusqu'au-boutiste!
    • By BobSaintClar
      Elles sont belles, elles sont grosses, elles sont lourdes, elles sont (très) solides et que je sache, elles sont rares...
      Mais leur qualité première, désormais ? Elles sont miennes !

       
      J'ai acquis cet engin lors d'une "star-party", le WE dernier dans la province de Nagano. Il s'agit donc de la dernière version - la première date de la seconde guerre mondiale - des 20x120 de Nippon Kogaku, "Étude de la lumière au Japon", alias Nikon dont le nom est apparemment un condensé.
       
      Pourquoi ai-je opté pour cet instrument ? Sur le papier, ce n'est pas un choix raisonnable : elles sont chères, à visée droite, pèsent 16 ou 17 kg (ma balance n'est pas sûre), présentent une pupille de sortie de 6mm, n'ont pas d'oculaires interchangeables, n'acceptent pas de filtres. Histoire d'enfoncer le clou, j'ajoute que le ciel de mon jardin est médiocre en été et passable en hiver...
       
      Pour répondre, dans l'ordre :
       
      - Je les ai testées sur place, en mode diurne uniquement. La qualité de l'image délivrée - belle résolution, belle transparence, pas de courbure de champs, pas de liseré coloré sur les forts contrastes, faible dégradation centre-bord - m'a agréablement surpris. Je me suis souvenu des images que me donnaient les Vixen 30x125, celles que j'obtiens avec mes 20x80... aucun doute, c'est de la belle optique.
      - Le prix : on trouve ces jumelles sur Ebay Japan et sur Amazon US (d'occasion), aux alentours de 6500 dollars. Je les ai négociées, au final, pour 2.200 euros. Ca tombe bien, je ne pouvais pas dépenser un centime de plus sans me mettre dans le rouge !
      - La visée droite : ça ne m'a jamais vraiment gêné avec les 20x80. Mais là, c'est différent ! J'ai donc entrepris la construction d'un support à balancier qui me permettra d'observer par en-dessous, sur un siège inclinable ou une chaise longue. Il me reste des poutres de charpente de mes appentis de l'an dernier, même pas besoin d'acheter du bois !
      - La pupille de sortie de 6mm : il se trouve que j'ai mesuré les miennes l'hiver dernier, avec 6,1mm des deux cotés. J'ai de la veine, c'est beaucoup à mon âge. J'ai aussi pensé à mon fils (6 ans) qui commence à reluquer dans mes instruments...
      - L'absence d'oculaires interchangeables : c'est un vrai "moins", un tel diamètre  et de bonnes optiques  auraient supporté sans soucis des grossissements variés. Ceci dit, j'ai toujours considéré les jumelles comme des instruments dédiés aux grands champs : pour les grossissements importants en mode binoculaire, il y a les têtes binos. Et puis, le bon coté d'avoir des oculaires fixes (et bons), c'est qu'on n'a pas à prévoir un budget en sus, sachant que les très grosses binos sont toujours chères !
      - L'absence de filtres : là aussi, c'est dommage. Comme je possède les filtres interférentiels "nébuleuses" pour jumelles de chez Fujinon (prévus pour les 30x150 de la marque), je vais voir si leur adaptation est possible. Ce devrait être assez simple, je l'ai déjà fait avec mes 20x80, il suffit juste d'avoir un bon relief d’œil (20mm sur les Nikon) et des œilletons amovibles (c'est le cas).
      - Le ciel médiocre ou moyen : Bah c'est vrai quel que soit l'instrument, donc on fait avec ! Ca m'incitera à sortir
       
      Et quand on regarde dedans, ça donne quoi ?
       
      Je vous épargne la vision en mode diurne, ce n'est pas le genre de jumelles qu'on emporte pour mater les oiseaux le WE !
      On va se contenter du mode nocturne :
       
      Je suis sorti cette nuit, dans mon jardin, avec les Nikon sur un trépied bricolé vite fait (tant pis pour la planche à pain, je n'avais pas de bois assez épais sous la main) et, pour comparer, mes Vixen 20x80. Comme les deux instruments présentent le même grossissement, je souhaitais constater "de visu" les bénéfices éventuels du diamètre supérieur (entre autres critères). Mon support à balancier n'étant pas fait, j'ai du me limiter aux objets situés à, disons, 50° d'élévation : exit Andromède, les Pléiades et le double amas !
       
      J'ai d'abord visé Orion. La constellation, au sud-est, trônait en plein dans le halo de la pollution lumineuse tokyoïte : je savais d'avance que le résultat serait misérable. Les Nikon pourraient-elles pourtant m'en donner plus ?
       
      Dans les Vixen, assez confortables (16mm de relief d’œil), la nébuleuse est blafarde mais bien présente. Sa forme en oiseau est reconnaissable, l'extension sud perçue en vision indirecte. Le Trapèze est un pâté informe, il ressemble à une étoile double asymétrique et non séparée. Je l'ai toujours vu comme ça aux jumelles, je ne m'en formalise pas (d'autant que je suis un peu astigmate). Sur la nébuleuse, je vois deux étoiles en surimpression (vision indirecte) : une sûre, l'autre devinée.
      Je passe aux Nikon. Elles ont moins de champs apparent (60°), le fond de ciel remonte (normal) mais surtout, je remarque immédiatement deux choses : les étoiles sont plus fines, et elles sont en couleur ! Ca, je ne m'y attendais pas ! Du coup, le trapèze montre quatre étoiles séparées, j'en compte quatre de plus dans la nébuleuse, dont deux en vision directe. La nébuleuse elle-même est un peu plus festonnée que dans les Vixen, mais le fond de ciel dégueulasse tue le débat : à refaire en montagne !
       
      Séduit par ma première impression, je vise la Rosette : aucune chance de voir du gaz avec la pollution locale, c'est l'amas ouvert associé qui m'intéresse...
      Aux Vixen, ledit amas est bien là. Les étoiles faibles sont à peu près ponctuelles, mais les brillantes m'apparaissent désormais empâtées. Elles se dégradent en hirondelles (coma ?) à mi-chemin du centre vers le bord, c'est trop tôt pour être négligeable, on perçoit très bien cette aberration qui devient "gore" quand on s'éloigne davantage de l'axe optique. La courbure de champs n'arrange rien : centre net ou bord potable, il faut choisir ! En observant un certain temps, les nuances colorées des étoiles se précisent mais demeurent limitées à quelques astres.
      Retour aux Nikon. La première impression se confirme et se renforce, je commence à "prendre le coup" : il y a nettement plus d'étoiles et surtout, elles présentent des nuances de couleurs incomparablement plus marquées ! Ca, c'est super agréable, vraiment une belle surprise en terme d'agrément visuel : désormais, je ne regarderai plus les étoiles comme un simple élément de décors pointilliste en arrière-plan des nébuleuses visées, elle seront des sujets à part entière ! Je n'ai pas d'explication à ce bonus inattendu : une meilleure transmission des couleurs elles-mêmes ? Le simple fait d'avoir plus de lumière par étoile, entre le bénéfice apporté par le diamètre, l'absence de fausses couleurs et la meilleure résolution de l'instrument ? J'imagine que c'est un combo des trois. Coté dégradation centre-bord, Nikon fait bien mieux que Vixen : on ne remarque rien jusqu'aux deux tiers de la distance à l'axe optique, puis les étoiles s'empâtent mais demeurent correctes jusqu'à la limite du champs apparent. On peut profiter des 60° sans problème, d'autant qu'il n'y a aucune courbure de champs. Quand c'est net au centre, c'est net au bord. A la décharge des Vixen, elles ont 70° de champs apparent à corriger, 10° de plus que leur monstrueux challenger.
       
      Enthousiasmé par le spectacle offert grâce aux étoiles (j'insiste, c'était tellement inattendu ), je pars me promener dans la voix lactée faiblarde, au nord-ouest de Cassiopée : même sous mon ciel quelconque, c'est un enchantement. Les étoiles carbonées me sautent au visage, tandis que les autres présentent des nuances de bleu, de blanc, de jaune et d'orangé (pas de vert, tiens pourquoi ?) que les Vixen ne me proposent pas. Sur ces dernières, je dois vraiment me concentrer pour commencer à deviner les couleurs : seules les géantes rouges sont évidentes. Dans les Nikon, toutes les étoiles moyennes et lumineuses sont nuancées ! Purée, je n'ai pas fini d'en profiter !
       
      Après deux bonnes heures passées dehors, la fatigue gagne et je décide d'en rester là. Inutile d'écrire que j'ai hâte de remettre ça et de construire mon support spécial ! Dans trois semaines, je participe à un rassemblement dédié aux grosses binos, en montagne, pas très loin du mont Fuji : en espérant qu'on ne se prendra pas le 22ème typhon de l'année dans les dents, c'est pas le moment de chômer ! J'ignore quel(s) type(s) de verres sont utilisés dans ces jumelles ; sur leur site, Nikon indique simplement l'emploi de "verres spéciaux", sans autre précision. Il est également indiqué qu'on peut adjoindre des filtres polarisants en option  : ah, intéressant ! Il faut que je creuse la question, il y a peut-être un filetage de prévu quelque part...
       
      Voilà
       
      (PS : je m'aperçois que je n'ai pas parlé du parallélisme. C'est parce qu'il n'y a rien à dire : les deux images fusionnent parfaitement. Aucun soucis, après deux bonnes heures d'observation)
    • By Stephane Zoll
      Bonjour,
       
      Je voulais partager avec vous ces photos prises à St Veran (AstroQueyras), lors de deux dernières campagnes, avec à chaque fois l'un des T500 f/8 Astrosib.
      Ce sont des nébuleuses assez exotiques associées à des étoiles jeunes n'ayant pas encore atteint la séquence principale.
       
      Tout d'abord, voici V633_CAS, dans Cassiopée :
       

       
      Un peu de bruit dans cette image ; les conditions étaient moyennes et j'ai manqué un peu de poses à cette ouverture.
      L'objet d’intérêt est bien sûr en haut à gauche.
      - Astrosib RC 500 f/8
      - Filtres Astrodon LRGB
      - CMOS ASI 1600 (-20°C).
      - L : 50x120s bin2
       - RGB : 3x8x120s bin2
       
      Et voici un champs très sympa dans le Cygne avec plusieurs objets remarquables, dont V1982 et V1331 :
       

      - Astrosib RC 500 f/8
      - Filtres Astrodon LRGB
      - CCD SBIG STX-16803 (-20°C).
      - L : 27x300s + 19x300s (mosaic) bin1
      - RGB en bin2
       
       
       
      V1331 a fait l'objet d'une image par Hubble :
      https://www.spacetelescope.org/images/potw1509a/
       
      Image avec description :

       
       
      V1982 est en fait un objet complexe avec plusieurs étoiles jeune et une nébuleuse primordiale associée.
       
      Merci pour votre passage,
       
      Meilleurs photons
      Stef
       
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