claudionantes

Choix jumelles ???

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Elles ont l'air très intéressantes, mais je n'ai pas testé malheureusement. Le prix est bien en tout cas. 
Dans les grosses que commence tout juste. 

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Guest
Il y a 20 heures, Kaptain a dit :

Au fait, Jean-Luc, que valent les 70mm APO de chez TS ?

 

https://www.teleskop-express.de/shop/product_info.php/language/en/info/p3830_TS-Optics-70mm-90--APO-Bino-for-1-25--Eyepieces-with-set-for-18x-magnification.html

 

Les aurais-tu testé par hasard ? Sur un bon trépied, ça doit pas être trop moche, d'autant qu'on peut mettre des oculaires standard dessus. Et elles ne cassent pas les cervicales...

 

Un avis m'intéresserait également.

C'est une véritable APO ou ED ou bien juste un triplet achromatique ? 

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Pas mal pour le prix ! mais domage qu’elle ai des renvois à 90 non ? J’ai pu tester les APM100ED a 45degres et je pense que c est là meilleur config pour pouvoir pointer très bas comme au zenith en ayant une position la plus naturelle.

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Le 05/02/2019 à 18:14, Daniel Rosier a dit :

C'est une véritable APO ou ED ou bien juste un triplet achromatique ?

en théorie un doublet ne devrait jamais être appellé APO, c'est un abus de langage. Un triplet replie deux fois le chromatisme donc c'est APO, mais il faut voir quels verres ont été choisis. 

Edited by jldauvergne

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Bonsoir,

 

pas dans le même budget, j'ai essayé les 10X42 canon stabilisées d'un collègue du club et elles sont vraiment bluffantes.

 

j'economise.

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La formulation est un peu tendancieuse : le fil sur le forum d'en face a été fermé à cause d'une prise de becs autour d'un choix de jumelles -made in China ou pas- et d'un ouvrage connu sur les jumelles-qu'on l'ai lu ou pas...

Je l'ai en ma possession depuis sa sortie. Il n'est pas sans défauts, mais l'exercice est louable et l'entreprise délicate.

Je livre quelques remarques, pour étayer mes impressions.

- Pourquoi le piqué n'est-il pas "mesuré" ? Une simple note sur /5 sans échelle sinon une vignette photo peu parlante...

- Quid de la notation du "rendu des couleurs" ? Sur /5 aussi, alors que le chromatisme reçoit déjà /5. La mesure est-elle totalement subjective ? Les Zeiss Terra, par exemple, reçoivent 0/5 en rendu des couleurs. C'est étrange, voire même déroutant quand on les a essayées.
- Le nombre de modèles en 10x50 est très limité et on sait qu'il s'agit d'un recyclage d'un test (ancien) paru dans C&E. Ce choix éditorial rend peu homogène l'analyse. Idem pour le nombre très très limité de 8x32 qui tend pourtant à devenir un standard ornitho.
- Pourquoi aucun modèle ED d'entrée de gamme chinois (de chez Kunming, le plus souvent) n'est testé ? Il faut se rendre à l'évidence : acquérir une paire de jumelles à 1000€ n'est pas à la portée de toutes les bourses. Il manque également des modèles "phares" (comme les Nikon Monarch 7 en 8x30).
- L'idée qui sous-tend la réflexion est que le prix dépensé est proportionnel à la qualité. C'est faux. A partir d'une certaine gamme, le gain optique n'est pas du tout proportionnel. Une perception d'une netteté supérieure sur l'extrême périphérie du champ et 2% de transparence en plus raviront les experts prêts à tripler leur budget pour ces petits plus.

Comme d'habitude, on se concentre davantage sur les critiques que sur les qualités. Je retiens surtout la mesure de la transparence, qui me semble une caractéristique importante dans ce classement, même si le site AllBinos propose ces mêmes mesures avec davantage de modèles et ce, en libre accès !

Edited by La Boetie
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Il y a 23 heures, jldauvergne a dit :

en théorie un doublet ne devrait jamais être appellé APO, c'est un abus de langage. Un triplet replie deux fois le chromatisme donc c'est APO, mais il faut voir quels verres ont été choisis. 

Ca aussi c'est faux.

Avec un verre anormal : les kurzflints spécialement développés à cet effet ou certains "lanthanes". La dispersion F-e permet de replier le chromatisme deux fois. Ca fonctionne donc sur un simple doublet.

cf Chromatic Focal Shift sur ce lien : http://atom.lylver.org/AstroSurf/Design Optique/RF/Semi-Apo180/Behemot-180f927-asph-aber.jpg

 

Edited by lyl
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Il y a 6 heures, La Boetie a dit :

La formulation est un peu tendancieuse : le fil sur le forum d'en face a été fermé à cause d'une prise de becs autour d'un choix de jumelles -made in China ou pas-

La discussion est restée courtoise, j'ai même invité notre ami de Nantes à passer pour faire des test et boire une bière s'il le souhaite :) Cette invitation reste ouverte. 
 

Mais bref peu importe, je te réponds sur le reste, et merci pour ces questions, elles sont toutes intéressantes. 

 

Déjà si tu veux des détails sur la méthode de test tu devrais aller ici, on a fait une page dédiée. Ca répond à pas mal de points que tu abordes. 
http://www.astrophotography.fr/wp/index.php/2016/12/11/comment-sont-evaluees-les-jumelles/
 

Il y a 6 heures, La Boetie a dit :

- Pourquoi le piqué n'est-il pas "mesuré" ? Une simple note sur /5 sans échelle sinon une vignette photo peu parlante...

C'est mesuré, la photo c'est juste une illustration. Mais la mesure est faite sur la mire USAF qui permet de déterminer quels sont les plus petits détails résolus.
C'est une mire micrométrique crée par l'US air Force pour faire ce genre de contrôle optique. C'est une méthode  classique, elle a été mise en place par Guillaume Blanchard pour nos tests, une mire comme ça coûte dans les 500€ à titre indicatif, ...
On a des valeurs en minute d'arc qui se traduisent pas une note comme expliqué sur le lien. 
 

Il y a 6 heures, La Boetie a dit :

- Quid de la notation du "rendu des couleurs" ? Sur /5 aussi, alors que le chromatisme reçoit déjà /5. La mesure est-elle totalement subjective ?

Là attention il y a une confusion j'ai l'impression. Le chromatisme et la neutralité des couleurs sont deux notions totalement différentes. La neutralité des couleur indique si la courbe de transmission est plate ou pas. 
Le chromatisme dit si il y a des liserés colorés autour des objets contrasté. 
La mesure n'est pas du tout subjective, ... c'est une mesure. 

 

Il y a 6 heures, La Boetie a dit :

Les Zeiss Terra, par exemple, reçoivent 0/5 en rendu des couleurs. C'est étrange, voire même déroutant quand on les a essayées.

Si tu n'es pas convaincu, la prochaine fois que tu vas dans une boutique, prend une feuille de papier blanc et regarde là à travers la paire de jumelle côté objectif. 

. C'est une méthode toute simple refilée par Zeiss d'ailleurs :)

Voilà ce que tu verras si tu fais ce test avec les Terra

IMG_0775.jpg.0f48097233d909d9ebecd7e61a132415.jpg

C'est jaune et dans une proportion nettement supérieure à la moyenne. C'est factuel. 
Ce genre de défaut ne saute pas aux yeux si tu n'y fais pas attention, car ton oeil fait la balance des blancs même avec ce défaut. Mais dans la pratique ça veut dire des couleurs dénaturées et une sensibilité mauvaise dans le bleu ce qui est dommage, surtout en astro. 

 

Il y a 6 heures, La Boetie a dit :

Le nombre de modèles en 10x50 est très limité et on sait qu'il s'agit d'un recyclage d'un test (ancien) paru dans C&E.

Il y a eu une harmonisation des mesures en restant certains modèles pour calibrer, et ce test a été complété par d'autres. La méthode du test de ciel et espace était semblable, c'est juste un autre type de mire mais le principe reste le même. 

 

Il y a 6 heures, La Boetie a dit :

Idem pour le nombre très très limité de 8x32 qui tend pourtant à devenir un standard ornitho.

Oui ça c'est assumé, tu as plus de 120 marques donc la logique c'est de se focaliser sur les 10x42 qui représentent l'essentiel des ventes pour voir ce que valent les marques et les gammes sur le produit standard. 
L'idée c'est d'étendre à d'autres modèles, d'où le site web pour compléter. C'est toujours en projet de faire de plus petits diamètres. Ceux figurant dans le livre sont des bons tuyaux donnés par des revendeurs, comme les 9x32 de Pentax recommandée à juste titre par Pascal du Télescope. Il les utilise pour lui. 
Il y a de nouveaux tests de 10x50 que je vais publier bientôt.

Dans les nouveautés,  il y a des tests de jumelles astro, les yeux de hibou et des gros dimaètres. 

https://www.cieletespace.fr/actualites/jumelles-omegon-2-1x42-des-yeux-de-hibou-au-banc-d-essai

https://www.cieletespace.fr/actualites/5-paires-de-jumelles-astro-de-grand-diametre-au-banc-d-essai
J'ai aussi fait pas mal de 56 qu'il faut que je publie (probablement dans C&E), mais c'est long à dépouiller et mettre en forme.

bref tu vois ça ne chaume pas, mais je suis plutôt allé vers le gros que le petit depuis la sortie du livre. Aller vers les petites un jour ça fait toujours partie des objectifs.  

 

Les 32, un standard en ornitho par contre il ne faut pas exagérer. Ce n'est pas du tout la réalité du marché. Discute avec des vendeurs. Elles sont à tord trop négligées par contre, ça je suis bien d'accord. 
 

Il y a 6 heures, La Boetie a dit :

- Pourquoi aucun modèle ED d'entrée de gamme chinois (de chez Kunming, le plus souvent) n'est testé ? Il faut se rendre à l'évidence : acquérir une paire de jumelles à 1000€ n'est pas à la portée de toutes les bourses. Il manque également des modèles "phares" (comme les Nikon Monarch 7 en 8x30).

Il y a des modèles d'entrée de gamme fabriqués en Chine dans le livre, genre Bushnell H2O par exemple. Kumming, comment tu veux que je me procure ça ?  Je demande à Alibaba ?  Ce n'est pas présent sur le marché Français, donc pas prioritaire. Mais si tu en as ça m'intéresse de tester. 
Chez Bushnell il y a 100 références, chez Nikon c'est un peu moins, mais il y en a presque autant. Comment veut tu tout tester ? Les Monarch 7 sont testées, mais en 10x42.  Si tu as des Monarch 7 8x30 et que tu veux  savoir ce qu'elles valent, il suffit de me les passer je ferai le test. Ca fera peut être partie des produits que l'on cherchera à tester quand on fera de plus petits diamètres. 

 

Il y a 6 heures, La Boetie a dit :

- L'idée qui sous-tend la réflexion est que le prix dépensé est proportionnel à la qualité. C'est faux. A partir d'une certaine gamme, le gain optique n'est pas du tout proportionnel. Une perception d'une netteté supérieure sur l'extrême périphérie du champ et 2% de transparence en plus raviront les experts prêts à tripler leur budget pour ces petits plus.

Que le gain soit marginal c'est ton appréciation. Je ne la partage pas. La somme de ses petits plus ce n'est pas du vent, mécaniquement une Noctivid, une EL ou une Victory SF c'est très nettement supérieur à tout ce qui existe à moins de 1000€. Un point comme la neutralité des couleurs, certains utilisateurs y sont très sensibles (les chasseurs), et ces utilisateurs là sont souvent prêts à payer beaucoup plus pour être parfait sur ce point. Et puis la planéité de champ et la largeur du champ pour moi ce ne sont pas des détails. Tu comptes sur les doigts d'une main les modèles qui ont ce type de correction. 
Lorsque j'ai fait le tests des 10x50 je suis allé aux RAP, j'ai mis du scotch sur les marques et on a fait un test en aveugle (si j'ose dire). Absolument toutes les personnes présentes ont perçu que les Swaro étaient nettement supérieures. Ils n'étaient pas du tout experts en optique. Ca montre que ces pouillèmes ne sont pas là pour la gloire, ils apportent vraiment quelque chose en plus et ce quelque chose est perceptible même par le néophyte. Si tu n'es pas convaincu regarde dans les jumelles à 500€ puis dans des jumelles à 2500€. 
L'idée à retenir c'est que plus le prix est élevé meilleur est le produit, il y a une hiérarchie entre le prix et la qualité. On ne peut pas dire que c'est "5 fois mieux", ça n'a pas trop de sens car ce n'est pas vraiment quantifiable car il y a énormément de critères. Dire que la qualité est proportionnelle au prix c'est simplement dire que plus c'est cher mieux c'est. Tu peux faire je pense la nuance entre une façon de parler et le sens mathématique du mot proportionnel :) Après si tu essayes de dire qu'une Logan ça roule comme une Mercedes, .... certes. La Mercedes sera quand même plus rapide, plus confortable et plus durable dans le temps. Ce n'est pas pour autant qu'une Logan est une mauvaise voiture. 
 

Edited by jldauvergne

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Je pense que depuis que ça a pas mal brassé en face cet été concernant les posts sur DF, ils surveillent de près que ça ne sorte pas trop des clous ...

La preuve c'est qu'un post récent sur un nouveau plaignant de DF a été fermé dès son ouverture. Dommage, j'avais encore des trucs à dire ...

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C'est qui/quoi DF ? 
J'ai demandé la raison, et c'est notamment lié à l'appel à piratage d'après le modérateur et le fait que ça allait doucement au clash. 
Pour moi il n'y a pas de clash. Je l'ai un peu taquiné sur son choix mais il n'y avait rien de malveillant.Critiquer le made in China vis à vis de quelqu'un qui s'est mis en tête d'acheter made in china c'est un peu comme parler cancer à un fumeur quand il allume sa clope. On a beau avoir raison, ça ne fait pas plaisir :)

Sans rancune, mon invitation à @claudionantes  reste ouverte.

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Oui, Jean-Luc, en partie. Mais je reste toujours dubitatif sur certains points.


La mesure du blanc reste une donnée qui me semble plus marginale et qui aurait pu être indiquée en température de blanc pour être plus rigoureuse (ou moins subjective qu'un résultat de saturation après photo). Sur le terrain, certains ornitho préfèrent le rendu Zeiss, d'autres Leica (dont le chromatisme n'est pas acceptable sur les Trinovid), d'autre Nikon : c'est sans fin. L'échelle de 5 points me semble un peu fausser la note globale. Je ne connaissais as le coup du papier blanc (mais tout dépendra aussi de la température de la source) et quand je vais en boutique, je sors si possible du magasin et j'essaye de voir le rendu colorimétrique globale en proxy et à l'infini, sur un sujet coloré (et à l'ombre pour voir si les couleurs ressortent en basse lumière) et en fort contraste (pour tester le chromatisme ou les chromatismes, car j'y suis très sensible). Quand j'évoquais le chromatisme, c'est pour signaler qu'il y a 10 point sur le rendu colorimétrique, je ne mélange pas du tout les deux notions, mais la seconde me semble moins cruciale que la première.

 

La mesure de transparence du guide est vraiment une donnée appréciable. Elle aurait été plus complète si la courbe globale avait été donnée pour chaque modèle (et pas seulement la mesure dans le vert). Mais c'est un détail.

 

Je reste d'avis que le nouveau standard qui commence à s'imposer est le 8x32. On en voit de plus en plus sur le terrain. Je comprends cependant que vous ayez mis le paquet sur les 8 et 10x40. C'est logique (mais frustrant).

 

Je ne suis pas certain que l'entrée de gamme de Bushnell sort de chez Kunming. Par contre, je réitère : il n'y a pas de modèle ED (exotique, diront certains) qui soient testés. Le" haut de gamme chinois" (qu'on trouve sous de nombreux label sans avoir, pour autant, à se rabattre sur Alliexpress :). Je pense à Hawke, aux B&S de notre cher  @claudionantes, aux Helios que l'Astronome diffuse depuis longtemps, ou même aux Kepler que vendait OU. Ce ne sont pas les modèles qui manquent et si les Argonne sont dans un tel ouvrage, il serait légitime que des marques aussi confidentielles qu'ENO puissent paraitre...). Pour la partie mécanique, c'est aussi contestable. Un ami a fait les frais du manque d'étanchéité de sa paire d'Ultravid (pas les HD), sur l'ile de Crozet en comptage de manchots... Des soucis de molettes de MAP sont souvent rapportés chez Swaro (j'ai constaté sur un exemplaire de Swarovision 8x32 -au demeurant optiquement incroyables- une dureté différente selon le sens de rotation de la dite molette. (C'est bof-bof à ce prix...).

C'est quand même la stabilité du SAV et des réparations possibles qui justifient que des amateurs éclairés ou les pro investissent dans un modèle Alpha. Pour un usage plus modéré, certains modèles chinois tiennent maintenant bien la route (mes Hawke Frontier ED sortent par tout temps depuis septembre 2010 et elles restent impec. Ne pas oublier qu'il y des séries Mercedes avec plein de problèmes ! De toute façon la comparaison est dès le départ quelque peu excessive et pourrait même paraitre un peu snob...

Enfin, il faut se mettre d'accord sur la notion de proportionnalité. Je soutiens que le gain n'est pas proportionnel. On gagne un peu, c'est certain. J'ai pu constater cela entre les Zeiss SF -ce que j'ai essayé de mieux jusqu'à présent- et les Bushnell Legend M vraiment très agréables mais un chouia moins transparentes et homogènes que les SF, mais donnant déjà l'impression d'une grande qualité optique. Le ratio n'est pas proportionnel au gain : 350€ vs 2500€.

Pour la proposition de passer les Monarch7 8x30 au banc, ce sera pour plus tard. J'ai offert ma paire a un gosse qui les adorait...
 



 

 

Edited by La Boetie

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Il y a 7 heures, La Boetie a dit :

Je soutiens que le gain n'est pas proportionnel. On gagne un peu, c'est certain. J'ai pu constater cela entre les Zeiss SF -ce que j'ai essayé de mieux jusqu'à présent- et les Bushnell Legend M vraiment très agréables mais un chouia moins transparentes et homogènes que les SF, mais donnant déjà l'impression d'une grande qualité optique. Le ratio n'est pas proportionnel au gain : 350€ vs 2500€.

 

je possède des Zeiss Victory SF ( 10x42 ) ce qui m'impressionne le plus dans ces jumelles c'est le champ visuel énorme que l'on a , on a l'impression de regarder toute proportion gardé dans des Ethos :)  lorsque ensuite je regarde dans des jumelles " classiques" j'ai l'impression de regarder dans des trous de serrures !!!! et également le champ parfaitement plan jusqu'au bord , c'est pas rien, il est vrai que l'on se concentre la plupart du temps sur le centre de l'image , mais dés qu'on regarde un peu dans les coins on voit immédiatement la différence entre des jumelles " moyen de gamme " et celles haut de gamme , et puis il y a aussi d'autres spécificités techniques qui ne sont pas négligeable non plus comme l'ergonomie, le centre de gravité, le poids ...etc  que les Zwaro EL et les Zeiss Victory soient à plus de 2000€ , çà ne me choque pas , c'est normal vu tous les brevets techniques déposés , notamment sur les prismes , je crois , mais JL en parlera bien mieux que moi :)  

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Le process, les brevet, la main d’œuvre... un ensemble de critères qui explique le coût élevé de ces optiques.

Tu as raison de souligner que l'ergonomie est très importante,  même si elle dépend beaucoup de l'observateur. J'ai constaté que la forme des orbites oculaires fait qu'une même paire de jumelles conviendra à l'un mais pas à l'autre.

Pour le champ, on remarquera que les modèles "haut de gamme "chinois offrent maintenant en moyenne 113m/1000m (contre 120m pour les SF) et les chinois assemblent même des oculaires plans. On est loin de l'effet "trous de serrure" évoqué. L'extrême propreté sur la périphérie du champ se distingue particulièrement sur le ciel mais un peu moins en usage ornitho.

 

Reste que tout le monde n'a pas le budget pour acquérir des Zeiss SF ou autres Swarovision. Les chinois auront au moins permis de "démocratiser" l'accès à des optiques plus que correctes (à quel prix ? On connait la chanson et je ne suis pas dupe...).

Edited by La Boetie
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Il y a 10 heures, La Boetie a dit :

La mesure du blanc reste une donnée qui me semble plus marginale et qui aurait pu être indiquée en température de blanc pour être plus rigoureuse (ou moins subjective qu'un résultat de saturation après photo). Sur le terrain, certains ornitho préfèrent le rendu Zeiss, d'autres Leica (dont le chromatisme n'est pas acceptable sur les Trinovid), d'autre Nikon : c'est sans fin. L'échelle de 5 points me semble un peu fausser la note global

Le choix de critère d'évaluation à forcément quelque chose d'arbitraire, on peut discuter longtemps des critères choisis, et inventer d'autres formes d'évaluation. Mais cette forme là a été mûrement mûrie et avec un ingénieur en optique plus compétent que toi ou mois sur ces questions.
Je ne vais pas jouer de l'argument d'autorité, mais je peux t'expliquer pourquoi accorder de l'importance à ce point. C'est vrai qu'il n'est pas primordial en terme de rendu dans la vie de tous les jours. C'est moins vrai pour certains usages comme la chasse, les chasseurs y sont très attentif. 

Et tu as raison de dire, que certains utilisateurs aiment mieux tel rendu ou tel autre rendu. J'ai entendu un chasseur très expérimenté et très médiatisé en Nouvelle Zélande me dire que les Swarovski sont trop bleues (on était chez Leica). On lit beaucoup de choses de ce type sur le web sur telle ou telle marque. Ces mesures ont le mérite de remettre les points sur les I : non les Swarovski ne sont pas bleues, elles sont blanches. Peut être que le décalage de la réponse de l’œil vers le bleu en condition crépusculaire donne une fausse impression. 

Il y a 11 heures, La Boetie a dit :

Quand j'évoquais le chromatisme, c'est pour signaler qu'il y a 10 point sur le rendu colorimétrique, je ne mélange pas du tout les deux notions, mais la seconde me semble moins cruciale que la première.

L'autre aspect, plus important encore pour moi, c'est que cette mesure est complémentaire de la mesure de transmission faite dans le vert. 

La mesure nous dit si la courbe de réponse est plate ou pas. C'est fondamental. 


Après ok, tu aurais fait autrement. Dont acte. Là j'ai envie de te dire : just do it ;)
 

Il y a 11 heures, La Boetie a dit :

La mesure de transparence du guide est vraiment une donnée appréciable. Elle aurait été plus complète si la courbe globale avait été donnée pour chaque modèle (et pas seulement la mesure dans le vert). Mais c'est un détail.

Là 100% d'accord. Plutôt que donner une température de couleur, le mieux serait de mesurer la courbe de transmission sur tout le spectre visible, mais en terme de métrologie ça demande des moyens qui ne sont pas à notre portée. Quand je dis ça, pour faire les mesures que l'on fait il y en a déjà pour plus de 5000€ de banc optique. On a hésité à faire au moins une mesure sur un point dans le bleu et un autre dans le rouge, ça aurait pu se substituer à la mesure de la neutralité des couleurs, mais on s'est heurté à la difficulté de trouver des lasers abordables et stables. En R ce n'est pas trop difficile, le bleu c'est plus compliqué, et en V il a fallu en tester plusieurs. Mettre 100 ou 200€ dans un laser bleu sans avoir la certitude qu'il sera assez stable, c'est un peu décourageant. Et puis à un moment il faut s'avoir se donner une limite pour des raisons de temps. On voulait mesurer les parallélismes par exemple. C'est très long et très chiant à faire, il faut un interféromètre. On a dû le faire sur 25 ou 30 modèles, on a vu que tout les monde est plus ou moins dans les clous, donc on a laissé tombé, ça ne racontait rien de pertinent. Tout ça pour te dire que les critères retenus ne sortent pas du chapeau, il y a beaucoup de temps de développement et d'investissement matériel.

 

Il y a 11 heures, La Boetie a dit :

 

Je ne suis pas certain que l'entrée de gamme de Bushnell sort de chez Kunming. Par contre, je réitère : il n'y a pas de modèle ED (exotique, diront certains) qui soient testés. Le" haut de gamme chinois" (qu'on trouve sous de nombreux label sans avoir, pour autant, à se rabattre sur Alliexpress :). Je pense à Hawke, aux B&S de notre cher  @claudionantes, aux Helios que l'Astronome diffuse depuis longtemps, ou même aux Kepler que vendait OU. Ce ne sont pas les modèles qui manquent et si les Argonne sont dans un tel ouvrage, il serait légitime que des marques aussi confidentielles qu'ENO puissent paraitre...).

Je n'ai pas dit que Bushnell sort de chez Kumming. Ce n'est pas le cas à ma connaissance. Là désolé mais je ne te suis pas.

Il y a de nombreux modèles ED fabriqués en chine dans le livre, dont les Kepler  et les Hawke que tu sites, donc là non plus je ne te suis pas. 

ENO et Argone c'est la même chose. Là non plus je ne te suis pas ou alors tu as mal formulé ta phrase. Quoi qu'il en soit les ENO Argone ne sont pas un produit confidentiel du tout, c'est des milliers de ventes par an. C'est en partie ce volume qui permet le prix bas. 
La question des Helios est assez simple : l'Astronome ne prête pas de matériel pour des essais donc la question est réglée. B&S a ma connaissance ce n'est pas distribué en France donc ça n'a pas été une priorité, d'autant que la marque telle qu'elle est aujourd'hui est sans histoire, elle n'a que 10 ans et ils ne développent rien eux même. Ca ne m'intéresse pas beaucoup, on va trouver des produits équivalents, voir produits au même endroit mais distribués en France. Si un jour il y a une adaptation en Angleterre je chercherai à en tester par contre. 

 

Il y a 11 heures, La Boetie a dit :

Pour la partie mécanique, c'est aussi contestable. Un ami a fait les frais du manque d'étanchéité de sa paire d'Ultravid (pas les HD), sur l'ile de Crozet en comptage de manchots... Des soucis de molettes de MAP sont souvent rapportés chez Swaro (j'ai constaté sur un exemplaire de Swarovision 8x32 -au demeurant optiquement incroyables- une dureté différente selon le sens de rotation de la dite molette. (C'est bof-bof à ce prix...).

Là ok, sur un test où tu as le produit quelques semaines, l’appréciions de la qualité mécanique porte sur la complexité de la mécanique et les jeux. Il est clair que ce genre de test ne se substitue pas à un usage long et individuel. Mais tu comprendra bien que l'on ne peut pas avoir les données de SAV pour chaque marque et chaque produit. C'est la limite d'un test de presse. Il y a le même "problème" en astronomie. Mais on apparte d'autres choses que le particulier ne peut pas tester.
"Souvent rapporté chez Swaro", je ne suis pas au courant de ça. Ceci étant dit le SAV de Swaro est parmi les meilleurs et les produits sont garantis. 

 

Il y a 11 heures, La Boetie a dit :

Enfin, il faut se mettre d'accord sur la notion de proportionnalité. Je soutiens que le gain n'est pas proportionnel. On gagne un peu, c'est certain. J'ai pu constater cela entre les Zeiss SF -ce que j'ai essayé de mieux jusqu'à présent- et les Bushnell Legend M vraiment très agréables mais un chouia moins transparentes et homogènes que les SF, mais donnant déjà l'impression d'une grande qualité optique. Le ratio n'est pas proportionnel au gain : 350€ vs 2500€.

Là il faut arrêter de jouer sur les mots. On parle d'une notion où il n'y a pas de chiffre global à comparer à part le prix. Je suis sûr que tu peux vraiment faire l'effort de faire la différence entre "proportionnel" dans le langage courant et proportionnel au sens mathématique. 

Le coût pour passer de 113 m de champ à 118 n'est pas marginal. Pour passer de 91 % de transmission à 96 non plus, c'est beaucoup plus de temps de machine. Si tu définis la qualité comme la précision des pièces et le temps de travail, par exemple on ne doit pas être loin d'être sur quelque chose de proportionnel. Je fais rentrer dans la ligne qualité, la qualité sociale et environnementale du site de production. Pour moi c'est un aspect très important, mais tu l'auras compris suite à la discussion amicale avec @claudionantes

La Legend M est un beau produit ça on est d'accord, mais elle se fait bien dépasser par la Zeiss à tout point de vue. Le prix que tu indiques est assez biaisé, tu compares un produit bradé en fin de série et un produit à la pointe de ce qui se fait actuellement. A l'époque où on a fait le livre, les Legend M ça se négociait à plus de 500€ de mémoire, et les Zeiss se trouvent autour de 2100/2200€ au prix de la rue. En gros c'est un facteur 4. A titre indicatif le prix catalogue de la Legend L chez Rivolier (moins bien que la Legend M) est de 435€. La Legend M était ce qu'il y avait de mieux (la Elite était plus cher mais moins bien). Le nouveau standard haut de gamme dans leur catalogue est la Engage à 700€. Donc seulement un facteur 3 par rapport à Zeiss.

Les Legend M à 350€ ça devient une super affaire comme souvent avec des fins de séries. A l'époque du livre on trouvais la Legend Ultra HD à ce prix et elle a la même optique, je l'ai conseillée parfois.

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Il y a 2 heures, La Boetie a dit :

Tu as raison de souligner que l'ergonomie est très importante,  même si elle dépend beaucoup de l'observateur. J'ai constaté que la forme des orbites oculaires fait qu'une même paire de jumelles conviendra à l'un mais pas à l'autre.

Ca c'est indéniable, c'est aussi un des messages que l'on passe dans le livre. Essayez-vous même car il y a un aspect subjectif assez personnel selon la physionomie et la physiologie de l'observateur (lunette ou pas, taille de la main, écartement des yeux, etc).
Ce n'est pas comme une paire de chaussures, mais quand même un peu :)

 

Il y a 2 heures, La Boetie a dit :

t les chinois assemblent même des oculaires plans

La courbure de champ ça vient principalement des objectifs. Je ne connais pas de modèles made in china avec correcteur de champ intégré. Si tu en connais un indique le moi, je m'empresserai de le tester :)

 

Il y a 2 heures, La Boetie a dit :

L'extrême propreté sur la périphérie du champ se distingue particulièrement sur le ciel mais un peu moins en usage ornitho.

quand il n'y a que de la courbure de champ, l’œil peut accommoder (si il est jeune). Mais en fait on a souvent aussi un gros mélange bien gras de courbure + coma + astig.  
Tu as raison sur le fait que le défaut se verra mieux la nuit que le jour en raison de la taille de la pupille.

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Il y a 5 heures, jp-brahic a dit :

Zeiss Victory soient à plus de 2000€ , çà ne me choque pas , c'est normal vu tous les brevets techniques déposés , notamment sur les prismes , je crois , mais JL en parlera bien mieux que moi

C'est sur les Victory non SF, elles ont la spécificité d'avoir un prisme Abbe Koenig, chose que l'on ne trouve nul part ailleurs sauf dans les Nikon du centenaire en 10x50 (celles à 7000€).

Sur la SF c'est surtout en terme de coating qu'il y a un boulot incroyable pour grimper à 96% dans le vert ce qui est semblable aux Victory HT justement avec les Abbe Koenig et sa réflexion totale. 
Ce qui est bien joué surtout par rapport à Swaro c'est le centre de gravité très en arrière. J'hésiterais si je devais choisir entre les deux, mais je pense que ce serait les Zeiss pour cette raison malgré l'encombrement plus important. Elles ont le champ le plus grand aussi.

Edited by jldauvergne
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il y a 22 minutes, jldauvergne a dit :

c'est le centre de gravité très en arrière.

oui c'est un plus indéniable, en ornitho on fatigue bien moins lors des longues observations , le seul petit bémol que je noterais sur les SF Zeiss c'est la couleur un peu chaude 

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il y a une heure, jp-brahic a dit :

le seul petit bémol que je noterais sur les SF Zeiss c'est la couleur un peu chaude 

Exact, avec un pic plutôt dans le vert que dans le rouge heureusement. 
Merci de souligner ce point, ça montre @La Boetie que ce n'est pas négligeable car là on parle d'un produit sur lequel la neutralité des couleurs est bien maîtrisée (mais en effet pas parfaite). 

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Il y a 4 heures, La Boetie a dit :

Reste que tout le monde n'a pas le budget pour acquérir des Zeiss SF ou autres Swarovision. Les chinois auront au moins permis de "démocratiser" l'accès à des optiques plus que correctes (à quel prix ? On connait la chanson et je ne suis pas dupe...).

Ca perso, je n'ai jamais prétendu le contraire. Mon propos c'est de dire qu'à partir de 350€ tu peux avoir du made in Japan, et à partir de 500€ du Made in Europe. Des Meopta Meopro par exemple, sont assez comparables aux Bushnell Legend M en qualité, et si on ne tient pas compte des tarifs cassés de fin de série, le prix il y a encore quelque mois était proche entre les deux produits.

 

Ca montre soit dit en passant que fabriquer en Europe ne coûte pas beaucoup plus cher, et donc que quand un produit est vendu 2000€ c'est qu'il y a vraiment beaucoup plus de technologie et/ou de travail dessus. 


Derrière tout ça il y a un choix et on a la chance d'avoir le choix car ce n'est pas le cas pour d'autres produits. 

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Pas de modèle ED d'entrée de gamme testé ? Je croyais avoir lu que Jean-Luc évoquait les Monarch 7 ? Après, je ne sais pas si on peut parler d'entrée de gamme ...

 

Sur mes Monarch 5 8X42 reçues récemment, donc ED, eh bien effectivement y a pas de mystère, on en a pour son argent je pense. C'est bien au-dessus de modèles moins chers, mais en ornitho sur un crécerelle contre un fond de ciel blanc lumineux, y a quand même pas mal de chromatisme, dès lors qu'on s'éloigne du centre du champ. C'est même assez conséquent en bord de champ et un peu décevant. Surtout que cela s'ajoute à un peu de flou en bordure.

Sinon, en conditions moins exigeantes, sur paysage avec moins de contraste, tout va mieux et du moins cela me convient, c'est piqué et propre.

Je pense effectivement qu'après il faut taper dans un budget bien au-delà pour une belle image en bord de champ.

Edited by etoilesdesecrins
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Il y a 15 heures, La Boetie a dit :

Pour la proposition de passer les Monarch7 8x30 au banc, ce sera pour plus tard. J'ai offert ma paire a un gosse qui les adorait...

Et je le comprends !   J'ai le même problème avec les miennes que l'on me réclame souvent en rando. Elle sont très lumineuses et pas lourdes.

En astro elles sont bien aussi mais ça reste des 30. Je les utilise comme paire secondaire quand on est plusieurs.

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Il y a 2 heures, etoilesdesecrins a dit :

Pas de modèle ED d'entrée de gamme testé ? Je croyais avoir lu que Jean-Luc évoquait les Monarch 7 ? Après, je ne sais pas si on peut parler d'entrée de gamme ...

Entre autre. Chez Nikon il y a aussi les Prostaff 7s en 8x30.  Il y a énormément d'entrée de gamme fabriqué en Asie du Sud Est dans le livre. Je ne sais pas si @La Boetie a survolé trop vite ou quoi, mais ça mérite d'y retourner je pense :)

La liste des jumelles testées dans le livre
- 42 mm - Zeiss Voctory, Fujinon KF, Kepler CD2, Eschenbach Trophy, Kowa BD XD, Docter ED, Bushnell Legend M, Meopta Meopro HD, Olivon PC3, Konus Konusrex, Urikan Amazon, Leica Noctivid, Vixen Atrek II, Meopta Meostar B1 HD, Bushnell Perma focus, Kite Ibis, Swaro EL, Leica Ultravid, Pentax SD WP, Kite Petrel, Steiner SkyHawk, Minox BF, Minox BV, Pentax ZD ED, Nikon Monarch, Hawke Saphire ER, ENO Argone, Kahles Hella, Bushnell H2O, Zeiss Terra, Leica Trinovid, Perl Dravia, Steiner Observer, Bushnell Elite
- 25 mm - Perl Iraty, Minox BV BRW, Perl Nyroca, Pentax DCF, Swaro CL
- 50 mm - Celestron Nature, Pentax PCF, Leica Duovid, Nikon Action, Bushnell Legacy, Meopta Meostar B1, Barska Escape, Leica Ultravid, Fujinon FTM-SX, Swaro EL, Nikon Aculon, Pentax XCF, Pentax DCF ED, Zeiss Conquest, Kite Ibis, Kite Petrel
- 56 mm - Kowa Prominar, Meopta Meostar B1, Docter ED/OH, Minox BV
- Autre - Pentax Papillo 6,5x21, Fuji Technostabi 12x32, Vixen Atrek II 10x32, Pentax AD 9x32 WP, Nikon Prostaff 7s 8x30

Il y a quand même 10 modèles de petit diamètre. 

 

Il faut ajouter sur le site : 

Fujinon 7×50 FMT-SX-2

Swarovski SLC 10×42 W B

Geco Gold 10x42

Steiner Ranger Xtreme 10×42

Bushnell Legend L 8×42

Vixen SG 2,1×42

 

J'en ai pas mal sous le coude en attente de publication, ça traîne faute de temps. 

Edited by jldauvergne

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    • By Rag83
      Bonjour,
       
      J'ai une question à propos d'un problème potentiel que j'ai remarqué il y a quelque temps avec mon matériel (Celestron Edge HD 8" + renvoi coudé prisme d'Amici 2").
       
      Quand j'observe Jupiter, j'ai une trainée lumineuse de chaque côté de la planète qui va jusqu'au bord de l'oculaire, et ceci quelque soit l'oculaire utilisé. Il y a aussi comme un rayon lumineux qui bouge en même temps que je bouge mon oeil, un peu comme quand on oriente un capteur photo en direction du soleil ou presque (je ne sais pas comment s'appelle ce phénomène en photo).
       
      J'ai posé la question à un technicien d'une boutique, il me dit d'essayer de peaufiner le noircissage de toutes les pièces de la chaine et/ou de traquer les fuites de lumière.
       
      Mais je ne vois pas comment faire ce genre de choses.
       
      Mon matériel n'a jamais subi de choc ou de mauvais traitement à ma connaissance et ce problème me perturbe.
       
      Pouvez-vous me donner votre avis sur la question ?
       
      Merci
       
       
    • By Big Universe
      Bonjour ! Comme le montre le titre, j'ai actuellement une petite galère.
       
      Hier, après avoir du ressouder un fil qui s'était barré de mon moteur de suivi  ( ce n'est pas lié au problème, le flou ne vient pas de cet axe ) et nettoyé le capteur de mon bon vieil EOS 500D ( j'ai utilisé le spray en quantités modestes et les espèces de cotons-tiges carrés pour capteurs d'un kit bien noté sur Amazon à 25€ ), je me suis dis que pour la cinquième, j'allais tenter la la galaxie du triangle ( fun fact pas très utile, c'est cinq photos loupées: mauvaise map, problèmes de monture, carte mémoire qui décède trop vite.. ).
       
      Bon je sors le bahtinov, et là, je constate des aigrettes très épaisse, pas aussi découpées que d'habitude.
      J'ai constaté que les étoiles semblent rallongées, mais pas dans l'axe d’ascension droite ( donc, je peux exclure le moteur réparé ).
       
      J'ai un peu cherché, checké ma collimation, mais ça reste flou.
       
      Je crois pouvoir néanmoins affirmer que le capteur n'est pas responsable: j'ai tourné l'appareil, le sens de la rallonge n'a pas suivi l'appareil, donc j'oserais assez décemment exclure le capteur et le kit de nettoyage.
       
      J'ai un peu farfouillé, et j'ai remarqué que la bague entre l'appareil et le porte-oculaire avait un petit jeu, et je l'ai re-serrée. C'était pas énorme, mais mon appareil n'était plus tout  à fait aligné avec le secondaire.
       
      Ma collimation, elle, est tout à fait décente ( pas parfaite, mais j'ai déjà fais de belles photos avec bien, bien pire, croyez-moi ^^ ). La MAP aussi, surtout que j'en ai essayé plusieurs.
       
      Enfin, je n'accuserais pas non plus l'autre moteur de ma monture ( une EQ3-2 et un Skywatcher 150/750 au passage ) puisque le problème reste le même avec des temps d'exposition très courts ( de l'ordre du 1/1000s ).
       
      S.O.S..
       
      Je dois dire que si ça me semble fait, c'est la seule explication possible, sachant que je ne peux malheureusement pas savoir si ça a résolu le problème... Quelqu'un ici a déjà vu ça ? Où à des pistes ? Je suis paumé:


    • By Andromedae93
      Bonjour tout le monde,

      Ces longs mois automnaux avec nuages et pluies incessants dans l'Est de la France me font apporter des modifications à mon setup astro.
      De plus en plus, je me questionne à passer une sur lunette afin de réduire le ratio plaisir/emmerdement (plus de collimation / question du backfocus correcteur de coma inexistant / meilleur contraste ...).
      Je possède actuellement un 200/800 avec correcteur de coma SW GPU et une ZWO ASI 1600 MMC PRO.

      Photo : LRGB - SHO de tout type.

      Je me renseigne donc sur les lunettes offrant certes un rapport F/D moins important, mais avec beaucoup moins de soucis mécanique / optique.
      Lunette je pense sur une focale "assez proche" des 800mm actuel.
      Budget : 2000€ - 2500€ max
      Neuf ou occasion
      Porte oculaire de bonne qualité

      Que me conseilleriez-vous comme lunette pouvant rentrer dans ces critères là ?

      Je pensais éventuellement à celle-ci : https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/lunettes-astronomiques/astrographes/lunette-astrographe-108-600-quintuplet-askar_detail
    • By leonardcauvra
      Coucou,
      Le temps ne se prête pas à l'astro de par chez moi, alors on farfouille sur le web. J'ai regardé quelques vidéos du chef JL et l'astuce n° 8 concernant  l'usage de l'ADC m'a rappelé une question que je m'étais abstenu de vous poser (timidité ? peur du ridicule ? perte de mémoire instantanée ?). Pour commencer, ma question peut-être illustrée par ce cliché d'écran montrant JL en pleine démonstration ...

      Et alors, ma question bête. Hem hem ... "mettre à l'Horizontal" ça veut bien dire ce que ça dit (ouais bon), c'est-à-dire que lorsqu'on se lance dans le réglage on a l'ADC vissé sur le tube avec la ligne imaginaire entre les deux manettes à l'horizontal .. par rapport au sol, heu, oui, comment dire, peu importe la position du tube sur sa monture équatoriale ?
      Vous aurez compris que j'ai l'intention de voir si je suis capable de maitriser un ADC sur le DK315. Ah oui, je vous ai pas dit ! Le tube est revenu de chez le docteur, il est en pleine forme, le rapport d'analyse est bon. C'est juste l'utilisateur, donc, qui est pas au top (vous l'aurez compris pour ceux qui suivent la saga du DK315).  Dès que je pourrai, je ferai un test sans rien toucher aux boutons fatidiques (si je suis précautionneux, les réglages ne devraient pas bouger).
      Voilà, donc, affaire à suivre, et si entretemps vous avez une réponse à ma question, je suis preneur !
      Et bons cieux, peut-être, pour vous.
      Claude N.
       
    • By bpollet
      Bonjour, je prépare un petit article pour les membres du clubcassini de Versailles, et je voulais vous en faire profiter en primeur. Je pense que ça peut être utile à plein de débutants, ici.
       
      Peut-être mériterait il d'être épinglé? je ne sais pas. Je laisse les administrateurs en juger, d'ailleurs, je ne sais même pas si je poste au bon endroit sur le forum.
       
      En tout cas, n'hésitez pas à compléter, commenter, m'insulter..
       
       
      A l’approche des fêtes de noël, vous souhaitez peut être acheter de quoi observer le ciel, mais vous êtes complètement perdus dans la jungle des prix et le jargon des astronomes amateurs. Vous avez déjà identifié un “tube” ou tuyau comme disent certains, mais vous ne comprenez pas pourquoi les prix vont du simple au triple voire beaucoup plus dans certains cas en fonction du modèle. 
       
      Alors ce post est fait pour vous. Il n’a pas pour vocation de débattre de l’utilité d’un télescope par rapport à une lunette. Je rappelle toutefois les domaines d’emploi des différents types de télescopes par ce très bon tableau tiré du site d’Optique Unterlinden.
       

       
      Voilà, maintenant que c’est présenté (succinctement et sans explication, je vous l’accorde),  je présume que votre choix est fait. Si ce n’est pas le cas et que vous êtes débutant vous pouvez commencer par ce test:
      https://www.webastro.net/Pages/choix_instrument_astronomie/
       
      Le but de ce post n’est vraiment pas de troller le forum, mais juste de vous expliquer le plus simplement possible (et donc je ne serai pas exhaustif) ce qui fait d’un télescope ou d’une lunette un produit beaucoup plus cher qu’un autre. Comme je ne suis sponsorisé par personne (pourtant j’aimerai bien), j’essaierai de ne donner aucune marque. Aussi, je ne rentrerai pas dans le débat du pays de fabrication. Il a de très bons opticiens partout dans le monde, même en Chine! D'ailleurs le premier fabricant mondial de télescope et de lunettes est chinois et il tire très honorablement son épingle du jeu sur le plan qualité et finition. Mais il est évident que ces produits d’Extrême Orient restent globalement moins chers que les produits européens, (même si ces dernières années, les coûts d’importation inversent doucement la tendance).

       
      Je n’aborderai que 2 types de tube, le tout pouvant être transposé aux autres tubes:
      Le réfracteur ou Lunette Le réflecteur ou télescope de Newton  
      La lunette
      La lunette est un instrument de choix pour l’astronome amateur, il est simple à utiliser, ne nécessite pas de collimation, et généralement propose de courtes focales pour ceux qui veulent observer/photographier les grands champs stellaires. Mais à focale et diamètre équivalent on trouve différents modèles.
      La lunette est composée d’un élément de verre (lentille) que la lumière traverse et qui “focalise” le faisceau lumineux jusqu’à l’oculaire, au point focal.

       
      La lunette “simple”:
      Les lois de l’optique et de la diffraction indiquent que le foyer d’une lentille en verre est différent en fonction de la longueur d’onde de la lumière. En d’autres termes, pour un faisceau de lumière blanche qui rentre par la lunette, la composante rouge ne se focalise pas au même endroit que la composante verte ou bleue. Les opticiens appellent ce phénomène l'aberration chromatique.

      Les premiers prix sont souvent des verres simples et pour de courtes focales c’est un problème puisque l’on n’arrive pas à obtenir une image parfaitement nette dans le rouge et dans le bleu en même temps. Pour de longues focales (F/D 10) le problème est moins gênant car moins prononcé. 
       
      Le doublet
      Pour compenser l’aberration chromatique, les opticiens ont inventé des formules à deux lentilles dont une est une lentille Extra low Dispersion (ED). Cette lentille, difficile à fabriquer, est coûteuse et peut être de différents types (nous ne rentrerons pas dans le détail). L’utilisation de ce verre, que l’on appelle verre de Crown (1) associé à un verre plus fin ou verre de Flint (2) permet de diminuer drastiquement les effets de l’aberration chromatique.

       
      Généralement seule la composante verte/bleue reste mal corrigée.
       
      Le doublet fluorite
      Le doublet fluorite est un doublet comme les autres, c’est juste qu’il utilise un verre de Crown avec la plus faible dispersion chromatique possible. Ce verre n’en est pas un en réalité, il s’agit d’un cristal particulièrement difficile à travailler: La fluorine qui est composée de fluorure de calcium CaF2.

      On trouve dans cette catégorie principalement des lunettes de fabrication japonaise (il y a plusieurs marques). Mais la qualité de fabrication japonaise associée et l'élément coûteux qu’est la fluorine en font des lunettes très chères, mais presque totalement exemptes d’aberration chromatique.
       
      Le triplet
      Heureusement il existe une solution moins coûteuse que l’emploi de la fluorine pour réduire l’aberration chromatique: L’emploi de trois lentilles dans ce qu’on appelle le triplet ou lunette apochromatique. Il n’est pas rare qu’entre les 3 lentilles faites de matériaux différents on trouve des liquides avec des propriétés optiques particulières dans le but de ramener le foyer de toutes les longueurs d’onde au même endroit. Il en résulte des images très nettes.

      Ce sont les lunettes les plus chères, mais qui procurent avec les doublets fluorites les meilleures images. Toutefois elles sont plus lourdes que les doublets fluorites à cause de l’emploi de 3 éléments de verre.
       
      Les variantes: quadruplet et quintuplet
      Le chromatisme n’est pas le seul défaut des lunettes. Les lunettes souffrent d’un autre mal: le champ n’est plan que sur une portion de l’axe optique. Alors que cela ne pose pratiquement pas de problème à l’observateur visuel, le photographe peut se retrouver, s’il utilise un grand capteur, avec des étoiles étirées dans les coins. Pour corriger cela, il est possible d’utiliser un correcteur de champs qui est lui-même un doublet. Sur un quadruplet, le correcteur de champs est directement intégré dans le porte oculaire d’un doublet. Il y a alors 4 lentilles au total (Quadruplet). Pour un quintuplet, il est intégré dans le porte oculaire d’un triplet.
      Évidemment cela a un coût certain. Ces solutions sont essentiellement dédiées aux astrophotographes qui peuvent choisir d’équiper à posteriori leur doublet ou triplet, mais qui se trouvent alors à devoir régler avec un très grande précision la distance du capteur de leur APN/caméra à l'arrière du correcteur pour obtenir l’image souhaitée. Sur un quadruplet ou un quintuplet, cette distance est préréglée et optimisée.
       
      Le carbone
      Lorsqu'on observe, il est fréquent que la température change au cours de la nuit. La plupart des tubes sont en aluminium. Ce matériau a un coefficient de dilatation important. Donc lorsque la température change de plus de 5°C, la mise au point change aussi. Pour un observateur visuel, cela n’a pas beaucoup d’importance, mais pour un astrophotographe qui vise la même cible toute une nuit sans toucher sa mise au point, les photos prises en fin de séance risquent bien de ne plus être au point du tout. Il est possible actuellement de corriger ce problème avec des moteurs de mise au point qui détectent les changements de température et corrigent tout seul la mise au point, mais l’une des solutions les plus efficaces reste encore d’utiliser le carbone en lieu et place de l'aluminium pour le corps du tube. Le carbone a un coefficient de dilatation beaucoup plus faible que l’aluminium (10 fois plus faible environ) et les corrections à apporter à la mise au point sont négligeables.
      Les autres intérêts du carbone sont la rigidité (si le tube est long) et la légèreté permettant de soulager la monture. Évidemment le carbone coûte bien plus cher que l’aluminium.
       
      La mise au point
      Un autre point important est la mise au point et le porte oculaire en particulier. Il est souvent proposé des mises au point démultipliées au 1:10 ou 1:7 qui permettent de trouver avec plus de précision le point focal de l’instrument. Bien que destiné plutôt aux astrophotographes, je dois admettre que c’est quand même bien pratique aussi en visuel pur. Outre la démultiplication un bon porte oculaire permet aussi de maintenir de lourdes charges sans bouger, tout en pointant au zénith et disposent d'un mécanisme de verrouillage qui ne modifient pas la mise au point. Un porte oculaire peut être constitué d’un rail à crémaillère ou bien d’un dispositif Crayford. Le second est constitué d’une plaque qui roule sur des rouleaux, et est beaucoup plus agréable, précis et souple à utiliser.
      Enfin d'autres options existent comme la possibilité de visser un filtre, ou de l’insérer dans le chemin optique, de faire tourner le porte oculaire autour de l’axe optique (bien pratique pour le cadrage). 
      Outre le mécanisme de mise au point, on trouve des portes oculaires au coulant 31,75mm (1,25”) dédiés à porter des oculaires de même taille exclusivement et des portes oculaires au format 50,80mm (2”) avec une bague de réduction pour pouvoir utiliser des oculaires 1,25” ou 2”. Ces derniers sont également intéressants en photographie car permettent généralement d’avoir des champs plus larges (sous réserve d’utiliser le capteur ad’hoc). La plupart des fournisseurs proposent actuellement des portes oculaires 2” de série, voire même plus gros, à part quelques marques notamment japonaises qui équipent leur lunette avec des portes oculaires de série en 31,75mm
       
      C’est donc ainsi que l’on peut trouver des lunettes de 80mm à 100€ seulement ou à 1500€, voire plus. A cela peuvent s’ajouter des accessoires additionnels (collier, chercheur, masque de Bathinov, oculaires, renvois coudés) qui en fonction de leur qualité viendront également gonfler la note.
       
      Le télescope de newton
       
      Le Newton est un autre télescope de choix, il est peu coûteux par rapport à une lunette et propose des diamètres plus importants. C’est un télescope globalement plus polyvalent que la lunette, mais qui nécessite d'être collimaté régulièrement. Les débutants s'en font souvent une montagne mais c'est une opération très simple qui peut se faire de nuit sur une étoile ou de jour avec un laser de collimation qui consiste à aligner tous les éléments sur l'axe optique à l'aide de 3 vis sur le miroir secondaire et de 3 ou 6 vis sur le miroir secondaire (Il existe de très bons tutoriaux pour cette opération). On peut l’utiliser sur une monture équatoriale ou sur une monture de type Dobson. Cette dernière monture est particulièrement destinée aux astronomes férus de visuel, mais il faut toutefois bien choisir son tube afin de pouvoir profiter au maximum de son instrument. Pour rappel, le télescope de Newton est constitué d’un miroir primaire de forme sphérique ou parabolique qui capte la lumière et qui fait son diamètre. Cet élément réflecteur focalise le flux lumineux en direction d’un miroir secondaire plan, incliné vers le porte oculaire. 

      La forme du miroir
      Les miroirs les plus faciles à fabriquer, et donc les moins chers, sont les miroirs sphériques. Seulement le problème des miroirs sphériques c’est qu'ils ne concentrent pas la lumière en un point focal unique Pour des instruments de petits diamètres (jusqu'à 130mm) c’est parfaitement acceptable puisque la parabole ou la sphère sont confondus. Toutefois pour les diamètres supérieurs à 130mm les miroirs sphériques ne procurent pas de bonnes images. Il faut utiliser des miroirs paraboliques, plus compliqués à polir. Plus le diamètre est grand, plus la parabolisation est importante et plus elle est difficile à obtenir. Ce qui explique en partie le coût des miroirs de gros diamètres.

      Au-delà de la forme générale, les miroirs industriels sont parfois “sous-parabolisés” ou “sur-parabolisés”, avec des bords rabattus ou de grosses bosses...Ces anomalies ne sont pas visibles à l'œil nu, mais visibles lorsqu'on réalise un test de Foucault. Certains vendeurs contrôlent ces miroirs avant de les expédier chez le client et fournissent un rapport de test. Cela a un coût certain, mais c’est important puisque c’est la garantie que votre miroir est de bonne qualité. 
      Rassurez-vous toutefois, les miroirs industriels ont aujourd’hui un processus de fabrication et de polissage bien maîtrisé et il est particulièrement rare aujourd’hui de trouver des miroirs avec de grosses anomalies.
       
      L’état de surface
      Nous venons d’évoquer la forme générale du miroir, abordons à présent son état de surface. Comprenons: La façon dont le miroir est lisse. Cela se passe à présent au niveau microscopique. 
      Lord Rayleigh a dit qu’une image de diffraction était obtenue si et seulement si l’objectif d’une lunette ou d’un télescope produit des sphères d’onde lumineuse espacées au maximum de Lambda/4.
      Lambda étant la longueur d’onde de la lumière incidente. 560nm pour la couleur jaune par exemple.
      L’image de diffraction garantit la résolution de votre instrument.
      Ce critère n’est pas le même pour le rouge que pour le bleu. Pour comprendre ce critère, j’utilise un petit schéma tiré de l’excellent site de Serge Bertorello http://serge.bertorello.free.fr/.

      La figure ci-dessus illustre le front d’onde traversant un objectif ayant un défaut de Lambda/4. On voit clairement que le front d’onde résultant est altéré, mais pas suffisamment pour empêcher l’image de diffraction de se produire. 
      Si le défaut sur la lentille avait été plus important que Lambda/4, l’image de diffraction de l’étoile serait altérée.
      Seulement voilà: Si on prend la longueur d’onde du jaune (valeur communément admise pour ce critère), la valeur est de 560nm. Ce qui revient à dire que le plus petit défaut doit être inférieur à 140nm. Autant dire que c’est infime.
      Et puis ce critère est valable pour le jaune, mais le bleu profond a une longueur d’onde de 450nm. Le critère tombe donc à 112nm. Un télescope aura donc des performances moindres dans le bleu que dans le jaune.
       
      Lorsque l’on achète un miroir industriel, ce dernier est garantit "diffraction limited”, ce qui signifie que son fabricant garantit que l’image de diffraction est obtenue. C’est un critère assez relatif finalement puisque votre miroir peut aussi bien être à lambda/4 que lambda/16. Mais c'est un minimum.
       
      Pour obtenir de meilleures images, il est recommandé d'acquérir des miroirs avec une meilleure finition de leur état de surface. Vous l’avez compris. 140 nm c’est très très peu (800 fois plus fin qu’un cheveu), donc obtenir mieux que cela revient bien évidemment plus cher. Mais c’est important. Certains fabricants proposent l’option, d’autres non et c’est pourquoi les amateurs avertis se tournent vers des artisans pour l’obtention d’un miroir de qualité. L’image ci-dessous tirée du site d’un fabricant de télescope illustre la différence sur Saturne entre des miroirs polis à Lambda/4, Lambda/6,  Lambda/8 et  Lambda/10. Personnellement, je trouve cette illustration du constructeur un peu exagérée, mais l’idée est là quand même.
       

       
      Le traitement de surface et réflectivité
      Dans un télescope de newton, il y a deux miroirs. La réflectivité courante d’un miroir industriel est d’environ 93%. Ceci signifie que 93% de la lumière qui atteint le miroir est réfléchie, le reste est perdu. Or sur un télescope de newton, nous avons 2 miroirs. Donc la réflectivité totale (on peut parler de rendement) est de 86%. Sur des miroirs industriels on perd donc 14% de la lumière. Ce n’est pas rien!
      Certaines optiques sont traitées et aluminées avec des réflectivités à 96%, voire 99% dans de rares cas. 96% est une réflectivité courante pour des miroirs artisanaux ou industriels de bonne qualité. Le rendement passe alors à 92%. C’est nettement mieux, mais c’est plus cher. Évidemment.
      Ensuite, il faut savoir que l’aluminure a une durée de vie allant de 10 à 30 ans. Certains traitements de surface permettent de garder une aluminure avec un taux de réflectivité optimal plus longtemps. On trouve le traitement au SiO2 qui est un standard même industriel, mais aussi ZrO2, ou des traitements hydrophobes rendant les miroirs moins sensibles à la corrosion.
       
      Le barillet
      Un miroir c’est lourd, et plus le diamètre est important, plus il sera lourd. Ce miroir sera posé dans le fond du télescope dans une cellule qui permet grâce à un système de vis de le collimater. On appelle cette cellule, le barillet. Le télescope repose dans cette cellule sur trois points de contact. C’est un barillet à 3 points. Pour des miroirs de moins de 200mm qui ont une épaisseur de 30mm environ, cela ne pose “pas trop” de problème. Pour les miroirs plus grands, malheureusement pour des raisons évidentes de poids, l’épaisseur n’est pas forcément plus grande. Le miroir peut alors plier littéralement sous son propre poids, à l’échelle microscopique tout de même. Mais souvenez vous plus haut lorsque nous évoquions l’état de surface et les 140nm pour atteindre le Lambda/4. Eh bien sachez que malheureusement pour des miroirs de plus de 300mm s’ils font 30mm d’épaisseur, ces miroirs se plient dans des proportions proches des 35nm. Il est inutile donc d’avoir un miroir poli à Lambda/20 si on dispose d’un tel barillet!
      Voici un exemple d’un barillet 3 points.

       
      Quelle solution? Multiplier le nombre de points de contact du miroir dans son barillet en les positionnant astucieusement sous le miroir (pas sur les bords). En procédant ainsi, on diminue l’effet du poids du miroir sur sa déformation. Un classique dans le commerce c’est le barillet neuf points:

       
      On peut même pousser plus loin en utilisant 18 points de contact

       
      Il existe un logiciel qui permet de dimensionner un barillet en fonction de la taille, l’épaisseur et le matériau d’un miroir. Ce logiciel s’appelle PLOP et simule la déformation du miroir et la quantifie. L’idée n’est pas de l’utiliser pour savoir quel télescope acheter, mais juste de vous illustrer la différence entre plusieurs types de barillets grâce à un simulation trouvée dans une discussion du forum https://www.webastro.net
       

       
      Les valeurs sont données en mm et il est intéressant de regarder la valeur du P/V (Peak to Valley). C’est l’écart maximal entre le creux et le sommet de la déformation.
      Pour le barillet 3 points, on est à 2.85x10e-5mm soit 28.5nm ce qui correspond à lambda/16. C’est déjà bien. Mais si le miroir est poli à Lambda/20 c’est insuffisant! Un barillet 6 points sera nettement plus adapté. Notez aussi comment finalement le barillet 9 points semble moins bien faire le travail que le barillet 6 points… Bref, tout est histoire de conception. Mais un bon barillet est important pour celui qui souhaite tirer le meilleur de son miroir.
       
      Le ventilateur de mise en température
      Sous le barillet on trouve parfois un petit ventilateur qui aide à la mise en température du télescope. Il est dit qu’il permet de diminuer de moitié le temps de mise en température. Je suis sceptique. Pour qu’il soit efficace, il faut que la circulation d’air soit possible. Généralement c’est un faible surcoût, et si le télescope que l’on achète dispose d’un barillet neuf points, il y a de forte chance pour que le ventilateur soit livré avec.
       
      Le carbone
      Comme pour une lunette, il est possible d’obtenir un corps en carbone. A mon sens c’est encore plus important que pour une lunette.
      Les raisons sont les mêmes, mais le tube étant drastiquement plus long, la dilatation totale d’un tube aluminium sera plus grande éloignant alors le primaire du miroir du secondaire et changeant la mise au point au cours d’une nuit froide. 
      Le tube carbone sera également plus léger, ce qui est mieux pour la monture et plus rigide permettant d’assurer que quelque soit sa position il ne ploie pas sous le poids de l’oculaire ce qui modifierait la collimation et les réglages. C’est assez cher par contre (comme toujours).
       
      La mise au point et le porte oculaire
      On retrouve les mêmes arguments que pour une lunette. Le choix d’un porte oculaire se fait sur les oculaires qu’il peut accepter (1,25” ou 2”), sur le mécanisme (à crémaillère ou Crayford) sur le poids qu’il peut soutenir, sur la présence ou non d’une démultiplication, etc…
       
      D’autres éléments peuvent entrer en compte (les anneaux, une araignée en carbone, une platine de fixation Losmandy ou Vixen…)
       
      Comme pour les lunettes, on y ajoutera des accessoires (oculaire, laser de collimation, bande chauffante pour secondaire, vis de réglage du secondaire moletées…) qui feront qu’un télescope de newton de 200/800 peut aussi bien coûter 650€ que 1500€ voire plus.
       
      Conclusion
      Sans avoir été exhaustif, j’espère que ce document vous permet d’y voir un peu plus clair dans les prix et les options proposées par les vendeurs sur les lunettes ou les télescopes. Gardez bien en tête une chose: Si vous pratiquez l’astronomie en dilettante ce n’est pas la peine d’opter pour un télescope de newton en carbone avec un miroir d’artisan. Honnêtement les télescopes industriels sont déjà très très bien! De même si vous souhaitez opter pour une lunette et ne faire que du visuel, vous n’avez pas besoin d’un triplet! Un doublet suffira largement. Gardez aussi votre argent pour les accessoires. De bons oculaires sont au moins aussi importants qu’un bon instrument!
       
       
      Bertrand
       
       
       
       
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