Xavier Girard

Rapprochement Mars Uranus depuis 3 jours

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Bonsoir à tous,

 

Voici 3 soirs que je suis la progression de Mars et Uranus depuis le centre ville de Montpellier.

Chaque image est une pose unique d'1 sec avec un 300mm à 5,6 sans suivi.

J'ai fait un Gif animé mais pas moyen de le mettre ici. Avez-vous une solution? En attendant, il est visible sur ma page Facebook...

Aucun intérêt esthétique, l'intérêt vient du mouvement rapide de Mars et même celui d'Uranus est visible en 24h (grâce aussi au mouvement de la Terre autour du Soleil...)

J'espère continuer ma moisson demain ;-) !

 

Xavier

 

 

Mars_Uranus_110219_20h32_(_DSC3932).jpg

Mars_Uranus_120219_20h46_(_DSC3960).jpg

Mars_Uranus_130219_20h33_(_DSC3988).jpg

Edited by Xavier Girard
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Sympa , et sur ta page belle animation on voit bien que Mars gagne la course.^_^:)

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Excellent :)

Normalement les GIFs passent sur le forum.

Bonne soirée,

AG

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    • By dfremond
      Bonjour a tous!
       
      Avant-hier soir, j'ai tenté ma première prise d'Uranus en IR avec filtre 610+ .
      Deux captures de 30 minutes, dérotation winjupos après centrage avec PIPP,   20% de gardées dans AS3, traitement registax. Derotation de champ et animation gif avec Photoshop.
       
      Ils annonçaient un excellent seeing, avec 5/5 sur meteoblue, et franchement, c'etait  decevant..  Il en resulte du bruit malgré la longue capture (plus de 50000 images par film) On distingue legeremet la zone polaire.
       
      Premiere capture, temps moyen de 23h36 TU
       
       

       
       
      00h07 TU
       

       
      J'ai essayé le petit gif animé.
       

       
      A refaire, en esperant que le seeing soit au rendez-vous! J'ai tenté neptune le meme soir, traitement en cours..
       
      Bons ciels!
       
       
       
       
    • By deftronide
      Mars est morte, la Terre est encore en vie... Plutôt que d'imaginer la terraformer, exploitons Mars et servons nous en de poubelle !
    • By Superfulgur
      D'abord, petit CROA, ce matin, sur le plateau de Calern, vers 4 h, je pointe Uranus avec le télescope de 1 mètre Epsilon de l'Observatoire C2PU.
      L'oculaire de 42 mm me donne près de 300 x de grossissement, Uranus est brillante, tellement brillante que je prends un bon moment pour trouver les quatre satellites, Ariel, Umbriel, Titania et Obéron.
       
      Ensuite, photo, avec le D4 en mode photo et en mode vidéo. Les satellites sont en 30 secondes de pose, à 12 800 ISO et à F/12. 
      La planète en gros plan est prise en 5 minutes de vidéo, à 2000 ISO et 30 images/seconde, toujours à F/12.
      Un grand merci à Jean-Pierre Rivet et David  @Vernet

       
       

       


    • By Sauveur
      Bonjour les amis
       
       
       
      Voila encore des sessions car comme vous, j'ai tenter ma chance avec plus ou moins de réussite 
       
      Le 01 comme c'est courant en ce moment il fait beau le matin puis orageux l'apres midi et voir couvert le soir donc ciel pas vraiment stable. Avec Emilio pour shooté ensemble et réglage  
       
      2019-09-01-1830_5-13 images-L_c8 1.8 raf_l4_ap119
       
      C'est petit du crepuscule jusqu'à ce que les branche me gêne 
       
      C8 TV 1.8 raf zwo ir cut 
       

       
       
      Juste un demi ser de Saturnes a cause de nuages 
       
      2019-09-01-2033_5-S-L_c8 1.8 raf_l4_ap50_limit000000-005100
       
       

       
       
       
       
       
      Le 3 j'ai fais pareil C8 mais j'ai pas traité les Juju bof bof 
       
       
      Saturnes pas mal
       
      2019-09-03-1848_9-S-L_c8 1.8_l4_ap76_bio
       

       
       
      2019-09-03-1843_9-3 images-L_c8 1.8_l4_ap76
       
       

       
       
      2019-09-03-1907_8-5 images-L_c8 1.8_l4_ap96  a la 290 mm
       

       
      l'assemblage du coup ché plus comment j'ai procéder
       
       
      2019-09-03-1843_9-LRGB_c8 1.8_l4_ap76
       
       

       
       
       
       
       
      Voila donc Hier comme le jet devait etre bas j'ai tenter le C11
       
      Bien c'a ma étonné j'ai eu plus de mal avec Saturne alors que je voulais abandonné juju car très cours le laps de temps pour shooté , de plein jour pour avoir des images et suis content de ces images inattendu de fin de saison 
       
       
      Donc C11 TV 1.8 raf zwo adc pierro ir cut
       
      2019-09-04-1811_4-S-L_c11_l4_ap200_bio
       
       

       
       
      Dérotation
       
      Je savais même pas qu'il y avais un satellite avant de déroté et de le voir dessus 
       
      j'ai fais 5 ser a la 224 et envoyer la 290 apres adc régler a peu prêt trop jour pour réglage optimum
       
      2019-09-04-1814_4-5 images-L_c11_l4_ap200 
       
       

       
       
       
      La 290 4 ser 3 images retenu dérotation
       
      2019-09-04-1834_1-3 images-L_c11_l4_ap327
       

       
       
       
      celle d'avant mis a la taille pour comparaison
       
      2019-09-04-1814_4-5 images-L_c11_l4_ap200 rezise v2
       

       
       
      Puis j'ai assemblé les deux bein fais hier et deja oublie le process je croit que j'ai déroté pour avoir la même heure puis calques en mode couleur CS
       
       
      2019-09-04-1834_1-3 images-L_c11_l4_ap327_rvb_v2
       
       

       
       
      Les Saturne alors vu mes dernière Juju cela s'etait dégradé même si la qualité des dernière juju etait altérer par les branchage
       
       
      le Gif on vois pas trop sur 150 image mais c'est secoué et les premier ser etait vraiment déformé donc pas posté
       
      2019-09-04-1852_4-S-L_F0001-0150 celle la je vous montre même pas le resultat c'est tordu et j'ai essayer plusieurs taux de réjection
       

       
       
      Donc j'ai alterné 224 et 290 pour essayer la technique a Jl mais ca a moins bien marché que sur Juju je trouve Seeing certainement 
       
       
      Heureusement  les ser de la fin mon été favorable mais avec un fort taux de rejection 1000 sur 10000 environ habituellement ca passe a 25/100 sur Saturne
       
       
      2019-09-04-2019_9-S-L_c11_l4_ap84_bio
       

       
       
      Dérotation 3 images
       
      2019-09-04-2019_9-3 images 224mc-L_c11_l4_ap84
       

       
       
      La 290 MM  en L 
       
      2019-09-04-2035_2-4 images 290-L_c11_l4_ap135
       
       

       
       
      L'autre mise a la taille pour comparer et assemblé
       
       
      2019-09-04-2019_9-3 images 224mc-L_c11_l4_ap84 resize 129
       

       
       
      Puis assemblage la on gagne pas trop voir pas du tous, vue le seeing et c'etait dure et j'ai pas déroté flux pour l'hexagone 
       
      2019-09-04-2035_2-4 images 290-L_c11_l4_ap135lrvb cs
       
       

       
       
       
      Voila j'ai traité hier soir en attendant Neptune 
       
      Et du coup quand les lampadaires se sont éteint au alentour d'une heure le temps de refaire la mes et tous bein me suis trompé j'ai pointé Uranus  
       
      Bon c'etait pour essayer et je n'avais pas vraiment tous preparer ( donc sèche cheveux) mais il faut une bonne mes car l'autoguidage n'accrochais pas,  puis je sait pas trop la traité
       
      C11 Asi 290 ir cut barlow 2.5 x Kepler pas d'adc expo environ a 99ms gain 360 je crois idem a peu prêt la 224 mc
       
      Pour la map bein c'est pas facile et la turbu doit pas aidé a retenter avec une bonne preparation
       
       
      2019-09-05-0029_3-2019-09-05-0029_3-S-L_pipp_C11_l4_ap31_Drizzle15
       
       

       
       
      En couleur a la 224 mc
       
       
      2019-09-05-0047_7-2019-09-05-0047_7-S-L_pipp_C11_l4_ap15_Drizzle15
       
       

       
       
      Bonne soirée et bon ciel
       
       
      Sauveur
       
       
       
    • By vaufrègesI3
       
      Trois rovers se rendront sur Mars en 2020.
      Ce que vous devez savoir sur leurs missions.
      Pour la première fois, la Chine, l'Europe, la Russie et les États-Unis pourraient avoir des véhicules fonctionnant simultanément sur la planète rouge
      Par Sam Lemonick
      21 juillet 2019
       
      Source : https://cen.acs.org/content/cen/articles/97/i29/3-rovers-head-Mars-2020.html
       
      Traduction :
       
      Mars atteint son point le plus proche de la Terre tous les 26 mois. Si vous souhaitez envoyer un vaisseau spatial sur la planète rouge, c'est le moment de le faire. Et c’est exactement ce que les États-Unis, l’Europe, la Russie et la Chine prévoient de faire l’année prochaine.
      Trois missions devraient décoller en juillet 2020: Mars 2020 de la NASA; ExoMars 2020, géré conjointement par l’Agence spatiale européenne (ESA) et le russe Roscosmos; et la mission Mars 2020 de l'Administration spatiale nationale de Chine (CNSA). La première mission vise à recueillir, pour la première fois, des échantillons martiens qui seront un jour renvoyés sur Terre. Le second projet prévoit de forer plus profondément que jamais sous la surface de Mars, où des signes de vie pourraient attendre. Le troisième serait le premier atterrissage réussi de la Chine sur Mars.
       
      Comme la plupart des rovers martiens, tous les trois sont équipés d'instruments capables d'analyser les molécules présentes dans les roches et le sol pour rechercher des preuves que la vie existait - ou existe - sur la planète rouge. La mission de la NASA testera également du matériel pouvant être utilisé lors d’une future mission dans laquelle des êtres humains se déplaceront sur Mars. Si les trois rovers atterrissent avec succès et sont en mesure de renvoyer des données aux scientifiques de la Terre, ils seront les 9ème, 10ème et 11ème vaisseaux spatiaux à le faire.
      «Il reste encore beaucoup à explorer», déclare Kirsten Siebach, géologue à l’Université Rice, qui étudie Mars.
       
      Atterrissage
      Le voyage sur Mars prend environ 7 à 10 mois. Après avoir échappé à la pesanteur terrestre, chaque engin spatial continuera à s’éloigner du soleil jusqu’à ce qu’il intercepte Mars. Alors que le lancement et le long voyage posent leurs propres dangers - plusieurs missions passées ont échoué au cours de ces étapes - le vrai truc pour mettre un rover sur Mars est de réussir l'atterrissage.HX-1
      Un vaisseau spatial parcourt environ 20 000 km / h, soit 10 fois plus vite qu'une balle explosive, quand il frappe l’atmosphère de Mars. Bien que l'atmosphère soit mince, elle contient toujours des molécules d'air causant des frictions. Un bouclier thermique protège l’engin spatial lorsqu’il plonge à travers ces molécules vers la surface. Et un parachute spécialement conçu ou des parachutes se déploient pour ralentir l’engin spatial à des centaines de kilomètres à l’heure alors qu’il continue de chuter vers Mars. Les roquettes tirent alors pour ralentir davantage l'engin.
       
      Tout cela prend environ 7 minutes. Mais comme il faut 14 minutes à un signal pour voyager entre Terre et Mars, la NASA appelle ces 7 minutes les «7 minutes de terreur», pendant lesquelles les scientifiques ne savent pas si le vaisseau spatial l’a fait en toute sécurité. La temporisation signifie également qu'un engin doit trouver son chemin vers la surface sans contrôle humain.
      Après le tir des roquettes, les trois missions vont diverger quant à la manière dont elles mettront leur art au sol. La CNSA va gonfler des airbags pour amortir l’impact de son appareil, selon des informations parues dans la presse. Celles-ci se dégonfleront après l'atterrissage, permettant ainsi à HX-1 (également appelé orbiteur de télédétection global Mars et petit mobile) de se déployer. Les précédents rovers de la NASA Spirit et Opportunity avaient utilisé cette méthode en 2004.
       
      HX-1

       
       
      Roscosmos lancera les roquettes de sa plateforme d’atterrissage de Kazachok jusqu’à ce qu’elle se trouve à quelques mètres de la surface. Le rover Rosalind Franklin  devrait ensuite atterrir doucement sur des jambes amortissantes. La précédente mission ESA-Roscosmos sur Mars, en 2016, avait utilisé un atterrisseur russe similaire, Schiaparelli, qui s'était écrasé sur la planète à plus de 500 km / h en raison d'une combinaison de problèmes matériels et informatiques.
      Le rover 2020 de la NASA, qui n’a pas encore été nommé, utilisera un système de  “sky crane” semblable à celui qu’il avait utilisé en 2012 pour poser le rover Curiosity, qui fonctionne toujours sur Mars. À environ 20 m de la surface, l’atterrisseur posera les câbles doucement sur le sol, puis se détachera et s’envolera pour atterrir à une distance de sécurité. La NASA utilisera les nouvelles technologies pour choisir un site d'atterrissage sécurisé. Les caméras et les ordinateurs embarqués comparent la surface aux cartes photographiques stockées de Mars et l’engin devrait pouvoir changer de site d’atterrissage à la volée s’il se dirige vers des obstacles dangereux.
       

       
       
      À la surface
      L’une des caractéristiques déterminantes de la Terre est son activité géologique. La tectonique des plaques, les volcans et l’eau liquide ont façonné et remodelé notre planète au cours de son histoire. Mars est beaucoup moins active, mais les scientifiques sont convaincus qu’elle possédait tout ou partie de ces caractéristiques dans son passé. Ces types d’activités géologiques anciennes, associés aux impacts de météorites, ont produit une diversité de caractéristiques sur la planète rouge, notamment les montagnes, les fonds de lacs, les vallées fluviales et les deltas. Cela donne aux rovers beaucoup à explorer.
      "Ce que vous voulez faire, mais vous ne pouvez pas vous le permettre, c'est envoyer de très nombreux appareils dans de nombreuses parties de la planète", a déclaré Raymond E. Arvidson, géologue à l'Université de Washington à St. Louis. La meilleure chose à faire, dit-il, est de choisir divers sites d'atterrissage pour quelques missions à explorer.
       
      Spirit a trouvé des preuves d'une source thermale ou d'un évent volcanique dans un cratère sur Mars. L'occasion a trouvé des minéraux qui se forment lorsque l'eau coule dans une plaine dégagée. Curiosity a atterri dans un autre cratère, appelé le cratère Gale, qui aurait probablement contenu un lac peu profond qui s'est évaporé au fil du temps, laissant derrière lui des roches sédimentaires et d'autres minéraux.
      Le rover Mars 2020 de la NASA - qui sera nommé dans un concours plus tard cette année - va atterrir dans le cratère de Jezero, dont l’attraction principale est un ancien delta où une rivière s’était autrefois écoulée dans un grand lac ou une grande mer. Timothy A. Goudge, géologue à l'Université du Texas à Austin, explique que la nouvelle technologie d'atterrissage de l'engin Mars 2020 est ce qui nous permet d'explorer ce site, découvert seulement en 2005. «Jezero était en course pour le atterrissage pour Curiosity »en 2012, dit-il, mais il n’a pas été retenu, car les chances d’atterrir en toute sécurité étaient trop faibles à l’époque.
       
      Goudge, qui a plaidé pour Jezero lors du processus de sélection du site d'atterrissage de la NASA en 2020, a déclaré que le site avait un certain nombre de caractéristiques géologiques à explorer. Le delta aurait recueilli de l'eau et des sédiments dans un bassin versant de 30 000 km2, dit-il. Cela en fait un bon endroit pour rechercher des signes de vie. "Les deltas sont de bons collecteurs de matière organique sur la Terre", alors il est raisonnable de penser qu'ils collecteraient des molécules organiques sur Mars, explique Goudge. On pense également que le bassin versant de Jezero contient des sédiments entraînés en aval de certaines des plus vieilles croutes martiennes.
      Goudge note que les orbiteurs de Mars - les engins spatiaux qui entourent la planète rouge plutôt que de s'y poser - ont détecté de loin des affleurements de minéraux carbonatés à Jezero. Les scientifiques pensent qu'il est probable que le dioxyde de carbone atmosphérique ait créé un effet de serre qui a transformé Mars d'une planète humide en une planète sèche, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Ce CO2 devrait être stocké dans ces minéraux carbonatés, mais les rovers n’ont pas trouvé les preuves physiques pour étayer la théorie. La mission Mars 2020 de la NASA pourrait changer cela et répondre à des questions sur l’histoire de la géologie et de l’atmosphère de la planète.
      «Nous espérons voir quelque chose de fondamentalement différent de ce que nous avons pu voir d’orbite ou de la collection de météorites martiennes», déclare Kenneth A. Farley, géochimiste à la California Institute of Technology, chargé de projet pour la NASA pour Mars 2020.
       
      La Chine n’a pas annoncé où son rover atterrira, mais la mission européenne et russe ExoMars vise une plaine appelée Oxia Planum. Semblable au cratère de Jezero, on pense qu'Oxia Planum contient les dépôts d'argile laissés par un ancien plan d'eau qui coulait de plusieurs voies navigables. Selon Jorge Vago, responsable scientifique du projet à l'ESA pour la mission ExoMars 2020, le site est à la sortie de l'un des plus grands systèmes de voies navigables anciennes sur Mars. Ce qui rend Oxia Planum particulièrement intéressant pour Vago, c’est que la masse d’eau a pu être très grande, même un océan. L’existence passée d’un océan martien septentrional n’a toujours pas été prouvée, mais Vago pense que le véhicule ExoMars, nommé Rosalind Franklin, pourrait aider à faire avancer les choses.
      Mais malgré toute la géologie intéressante sur le site, Vago dit que cette mission sera axée sur la chimie. «La mission ne concerne pas la géologie, ni les minéraux. La mission concerne la chimie. »Spécifiquement, la preuve chimique de la vie.
       
      Forage
      Le rover Rosalind Franklin cherchera des biosignatures, terme désignant toute une série de signes indiquant que la vie aurait pu exister sur Mars. Ces signes comprennent des fossiles de cellules, des structures minérales associées à des organismes, des produits chimiques présents dans des créatures vivantes et des molécules modifiées par des processus biologiques. «Les biosignatures qui pèsent le plus sont des substances chimiques», déclare Vago.
      La surface de Mars n'est pas un lieu convivial pour les molécules organiques. L’atmosphère de la Terre et les molécules de blindage des champs magnétiques sur notre planète contre les rayonnements nocifs solaires et cosmiques. Mars a peu de protection. Les missions passées sur Mars n’ont pas permis de découvrir de nombreuses molécules organiques complexes dans les régions de la surface de Mars qu’elles ont explorées. C'est pourquoi Rosalind Franklin cherchera ailleurs.
       
      Rosalind Franklin

       
       
      Un de ses instruments clés est une foreuse capable de collecter des échantillons à 2 m sous terre. L'idée est de déterrer des échantillons protégés à la fois des radiations et des oxydants tels que les perchlorates dans l'atmosphère de Mars, explique François Raulin, professeur émérite de l'université Paris-Est Créteil Val de Marne et chef de l'équipe qui a conçu le Mars Organic Molecule Analyser. (MOMA), qui analysera les échantillons forés.
      Reste à savoir si l’exercice peut fonctionner comme prévu. L’atterrisseur InSight de la NASA, qui a atterri sur Mars en 2018 et est toujours en opération, dispose également d’un foret destiné à creuser jusqu’à 5 m de profondeur. Mais sa conception est différente. Il est descendu à environ 30 cm avant de cesser de bouger, probablement parce qu’il s’est heurté à un rocher. Les scientifiques et les ingénieurs essaient encore de savoir quoi faire.
      MOMA effectuera l’analyse chimique de la mission ExoMars 2020. Il peut utiliser ses fours ou ses lasers pour volatiliser des molécules dans des échantillons mis en place par la perceuse, puis analyser ceux utilisant la chromatographie en phase gazeuse / spectrométrie de masse et la spectrométrie de masse à désorption laser. Les instruments GC / MS et LD-MS partagent un seul piège à ions linéaire pour effectuer l'analyse. Il a été sélectionné pour sa petite taille et sa capacité à fonctionner à la pression ambiante de Mars plutôt que sous vide poussé. MOMA contient également des réactifs qui peuvent être ajoutés aux échantillons pour volatiliser les molécules chirales, les petites molécules comme les acides aminés et les très grandes molécules intactes.
       
      L'ensemble du programme MOMA est une collaboration entre des scientifiques français, allemands et américains. L’équipe de Raulin a fourni le chromatographe en phase gazeuse, l’équipe allemande, l’appareil de désorption au laser et l’équipe américaine, le spectromètre de masse et la pompe à vide. Fred Goesmann, chercheur principal du MOMA et scientifique à l’Institut Max Planck de recherche sur le système solaire, explique que les différents groupes ne considèrent pas les instruments comme distincts. Les chercheurs ont conçu MOMA «pour qu’il ne puisse pas être divisé», dit-il.
       
      Néanmoins, utiliser les données de MOMA pour tirer des conclusions sur la vie sur Mars ne sera pas simple. "Même prouver qu'il y a une vie chimique sur Terre ici n'est pas facile", dit Goesmann. Des membres de l’équipe de MOMA ont pratiqué sur des roches terrestres et il a déclaré: «Il est extrêmement difficile de dire si une molécule carbonée est biotique ou abiotique.» L’équipe cherchera donc ce qu’il décrit comme une chaîne de preuves. Un élément de preuve est constitué par les molécules chirales. «Si nous trouvons sur Mars un énantiomère pur, c'est une très bonne indication de la présence de la vie», déclare Raulin. C’est parce que la biologie, du moins sur Terre, favorise un énantiomère par rapport à l’autre d’une molécule donnée. Cela est vrai pour l'ADN et pour les acides aminés. En plus de la chiralité, les preuves pourraient prendre la forme de la longueur de la chaîne moléculaire. Goesmann fait remarquer que la biologie a tendance à ajouter deux atomes de carbone à la fois lors de la synthèse de composés, de sorte que voir un motif de molécules de longueur égale ou impaire pourrait être une biosignature.
       
      MOMA est le dernier instrument d'une chaîne qui commence par l'exercice. Le premier instrument est l'imageur multispectral de Mars pour les études de subsurface (Ma_MISS). Ce spectromètre collecte les données d’une fenêtre de quelques millimètres de large sur le côté du foret. Maria Cristina De Sanctis de l'Institut national italien d'astrophysique, responsable de l'équipe en charge de Ma_MISS, explique que cela aidera à guider la collecte d'échantillons, par exemple en identifiant les minéraux susceptibles d'être liés à des molécules organiques. Et elle dit que si MOMA détecte des molécules organiques, Ma_MISS sera en mesure de fournir un contexte d'où elles viennent, ce qui pourrait aider à tirer des conclusions quant à savoir si elles provenaient d'un organisme.
      Après analyse par Ma_MISS mais avant MOMA, les échantillons sont analysés par un spectromètre à infrarouge, qui sera utilisé pour déterminer la composition et l’origine des minéraux, et par un spectromètre Raman. Selon Raulin, les spectres Raman sont un bon moyen pour rechercher des molécules organiques. «Si nous voyons clairement les matières organiques provenant de IR et de Raman, nous savons qu'il y a des choses importantes» dans l'échantillon, dit-il.
      Vago est certain que Rosalind Franklin trouvera des molécules organiques. Il dit que les chances de trouver quelque chose qui suggère la vie, cependant, est d'environ 50-50. "Rappelez-vous, nous parlons de quelque chose qui aurait pu être vivant il y a 4 milliards d'années", dit-il. Sur la Terre, quelque chose que cet âge serait trop dégradé pour être détecté, ajoute Vago, mais le froid de Mars, la préservation des températures et une plus grande quiétude géologique récente signifient que les scientifiques pourraient avoir de la chance.
       
      Retour d'échantillon
      Le rover de la NASA recherchera également des signes de la vie passée, mais pas de la même manière. L’Université de Washington à Arvidson, à Saint-Louis, décrit un arc d’exploration de Mars qui a débuté dans les années 1970 avec les atterrisseurs Viking, sur lesquels il a travaillé. Ces atterrisseurs ont prélevé des échantillons de sol dans l’espoir de trouver des microbes. Selon Arvidson, l’enthousiasme suscité aux États-Unis par l’exploration de Mars s’est rapidement dissipé quand il est devenu évident qu’il n’y avait aucune preuve d’activité biologique dans le sol. Mars Global Surveyor, en orbite dans les années 1990, a suscité un nouvel intérêt pour l’étude de la géologie martienne, et les prochains robots, Spirit et Opportunity, s’occupaient essentiellement de la géologie robotisée. La mission de Curiosity a examiné le rôle de l’eau sur Mars et a évolué afin d’explorer l’habitabilité passée de la planète. Toutes ces missions avaient à leur bord l'équipement analytique nécessaire pour répondre à ces questions sur place. La mission Mars 2020 de la NASA sera différente.
      «Nous pensons en savoir assez sur la planète maintenant» pour collecter des échantillons, puis les renvoyer sur Terre pour analyse, explique Arvidson.
      L’idée est que les scientifiques peuvent analyser des échantillons martiens d’une manière que les rovers ne peuvent pas. "Nous pouvons faire beaucoup avec nos rovers sur Mars, mais il y a des choses que nous ne pouvons pas faire avec un robot sur Mars", explique Siebach, de l'Université Rice.
       
      Mars 2020

       
       
       
      Elle souligne également que les échantillons restitués resteraient disponibles pendant des décennies sur Terre, ce qui permettrait de nouvelles analyses à mesure que l'équipement s'améliore ou que de nouvelles questions se posent. «Nous sommes toujours en train d’apprendre des choses à partir d’échantillons d’Apollo», a-t-il déclaré.
      En plus d’effectuer des expériences similaires à d’autres missions sur Mars, le robot Mars 2020 de la NASA collectera au moins 20 noyaux de la taille d’un crayon forés dans des roches martiennes, les scellera dans des tubes et les stockera. Ce qui vient ensuite n’est qu’une hypothèse, mais les scientifiques sont convaincus que la NASA financera une mission visant à récupérer ces échantillons. L'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, a déclaré cette année que l'agence s'était engagée dans une mission de retour d'échantillons, et la Chambre des représentants américaine a approuvé un projet de loi visant à financer des recherches en cours sur la manière exacte dont la NASA va procéder.
       
      Une proposition, en collaboration avec l'ESA, enverrait un atterrisseur supplémentaire sur Mars, avec un petit mobile pour récupérer les échantillons mis en cache et une fusée pour les propulser sur l'orbite de Mars. Là, les échantillons seraient transférés à un orbiteur qui pourrait les renvoyer sur Terre. Les scientifiques de la NASA avaient évoqué le lancement de ces missions à la fin des années 2020, mais Michael Meyer, chercheur principal de la NASA pour l’exploration de Mars, a déclaré lors d’une réunion sur l’exploration de Mars tenue au printemps que les contraintes budgétaires rendent le lancement de 2031 plus réaliste.
      Et si la mission de retour n’a jamais lieu ou si elle ne ramène pas les échantillons? «Si, pour une raison quelconque, nous ne les récupérons jamais, la mission n’est en aucun cas un échec», déclare Arvidson. Les données recueillies lors des expériences menées à la surface de Mars contribueraient néanmoins à améliorer notre compréhension de Mars.
       
      Comme Rosalind Franklin, le rover Mars 2020 de la NASA emportera plusieurs instruments pour l’aider à rechercher des endroits appropriés pour collecter des échantillons et fournir un contexte à leur sujet. L'instrument d'analyse des environnements habitables avec Raman et Luminescence pour les substances organiques et chimiques, ou SHERLOC, comprend un spectromètre Raman et de fluorescence à ultraviolets profonds pouvant caractériser les minéraux et les molécules organiques. Luther Beegle du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, responsable de l’instrument, a déclaré que, lorsqu’un échantillon martien est analysé un jour sur Terre, «il sera agréable de corréler ce que nous avons vu, ce que les laboratoires voient, quel est le contexte géologique. C’est quelque chose que nous attendions avec impatience. »Les instruments devraient également être en mesure de déterminer si les substances organiques détectées par l’atterrisseur sont natives de Mars ou proviennent d’un météorite qui a bombardé Mars.
       
      Une grande partie de ce que le rover Mars 2020 emportera sur Mars est similaire à ce qui a été fait auparavant, mais elle prend un instrument totalement différent. «Nous voulons démontrer que nous pouvons changer le CO2 en O2», déclare Michael Hecht de l’observatoire Haystack du Massachusetts Institute of Technology. L’expérience d’utilisation des ressources in situ sur l’oxygène de Mars (MOXIE), dont il est responsable, fonctionne comme une pile à combustible inversée, explique-t-il. Il utilise l'électrolyse pour diviser le CO2 en ions CO et oxygène. Une membrane sépare ensuite les ions oxygène lorsqu’elle est chauffée à 800 ° C, et ces espèces se combinent pour former des molécules d’oxygène diatomiques. «As-tu vu le martien?» Demande Hecht. "MOXIE est l'oxygénateur" dans ce film.
      Contrairement à ce film, où le personnage principal utilise l’oxygénateur pour créer de l’oxygène afin de respirer, le principal objectif de MOXIE est de démontrer qu’il peut produire de l’oxygène pour alimenter le voyage de retour des futurs explorateurs de Mars. Selon Hecht, une fusée capable de lancer un équipage et son équipement en orbite depuis Mars aurait besoin d’être propulsée par environ 7 tonnes de méthane et 27 tonnes d’oxygène. Obtenir tout cet oxygène sur Mars nécessiterait de nombreux lancements, mais si une machine comme MOXIE était envoyée à l'avance, elle pourrait produire l'oxygène requis pour un voyage de retour sur plusieurs années. MOXIE est censé produire environ 10 g d'oxygène par heure.
       
      Trois rovers
      Le rover chinois constituera une deuxième tentative d'atteindre Mars, après qu'une tentative conjointe avec la Russie se soit écrasée en 2012 avant de quitter l'orbite Terrestre. HX-1 serait équipé d’un spectromètre à répartition au laser monté sur mât, similaire à la ChemCam sur Curiosity et à la Supercam sur le rover Mars 2020 de la NASA. Les Chinois ont "fait beaucoup pour imiter la ChemCam sur Curiosity, comme nous le faisons, donc ce sera amusant de comparer", a déclaré Roger Wiens du Laboratoire national de Los Alamos, le chef de l'équipe SuperCam. Comme le rover Mars 2020 de la NASA, le HX-1 sera également doté d’un radar pénétrant dans le sol, qui peut révéler des caractéristiques géologiques profondes de plusieurs mètres. L'orbiteur qui accompagnera HX-1 to Mars transportera également un instrument à détection de méthane. Le méthane peut être un produit d'activité biologique et a déjà été détecté sur Mars, bien que sa source reste un mystère.
      La CNSA a annoncé son intention de lancer le rover l'année prochaine, mais les médias ont fait état de problèmes avec la fusée de transport lourd qu'elle a l'intention d'utiliser pour son lancement. L’agence a indiqué qu’elle pourrait déplacer la mission en 2022 si elle n’était pas prête l’année prochaine.
      Si la Chine réussit, ce ne sera que la quatrième nation à atteindre Mars. Et si les États-Unis, l'Europe et la Chine réussissent, ce sera la première fois que trois rovers opéreront simultanément sur la planète rouge, sans parler de trois rovers de différentes nations.
       
      Leur succès donnera également aux scientifiques des informations inédites sur la planète. Les nouvelles expériences sur Rosalind Franklin et le rover Mars 2020 de la NASA pourraient répondre aux questions sur Mars de différentes manières. Et même si ces plans ambitieux ne se concrétisent pas, les trois rovers vont collecter des données sur des sites que les scientifiques n’ont jamais explorés auparavant, ce qui suscitera leur enthousiasme. "Le fait qu'il y ait trois rovers en route vers Mars est incroyable", déclare Wiens. «Le succès de l’un d’eux n’est pas assuré. C’est toujours très risqué. Mais je peux imaginer les conférences scientifiques qui découleraient de la présence de trois rovers dans trois différentes parties du monde. »
       
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