Jacques VAN DER MEER

CROA sur mes petouilles ce dernier trimestre

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Surfeurs, surfeuses, bonjour,

 

Avec le mauvais temps ici dans le sud, je vous propose un petit CROA de ce dernier trimestre 2019, durant lequel j' ai essayé de me familiariser

avec mon matos et différents logiciels de traitement... Le météo n' était pas très coopératif, et même s'il faisait "beau" il y avait soit du mistral

soit un ciel peu transparent, mais on fait ce qu' on peut -_-.

 

Vos remarques et suggestions pour améliorer mes exploits dans le future sont bienvenus :)

 

En poses courtes, j' ai eu des résultats encourageants avec mon TN 30cm f/d 5.3 et l' ASI ZWO 385 que m' était généreusement offert par

...les lutins de père NoëL

 

Le premier est M1, pris en photo fin décembre et début janvier. Acquisition totale de 1733 images de 5 secondes,

soit 2h25min en total.

M1-final-sub_2.thumb.jpeg.cd6b3585cfb3086cb238d19ec3bae6f8.jpeg

 

 

Suite, NGC 2392, la fameuse nébuleuse d' Eskimo, prise le 15 janvier, 5400 subs de 400 msec et 7500 subs de 200 ms (1h en total)

 

5caf0e307bdf1_LuckyEskimo-ngc2392.thumb.jpeg.b713985b647333407eb4848296dc875d.jpeg

 

La nébuleuse NGC 1514 ne se prêtait pas pour des poses courtes, ici le résultat de 5h d' exposition (115 x 30 secondes,

771 x 10 secondes et 1021 x 7 secondes):

 

NGC1514.thumb.jpeg.36f6a3cd8b5b113ea7ebc432e6978bbc.jpeg

 

 

Ces derniers  mois j' ai aussi essayé de revaloriser mon ancien  tube Meade Schmidt-Newton (25cm - f/d 4)  un relique myope que j' ai depuis 20 ans....

j' ai changé PO, miroir secondaire, nettoyé l' optique, collimation infernale....eh bien vous voyez les résultats (photos prises avec un

Toupcam EP3 6300) ci-dessous.

 

Mon schéma de traitement:

-Acquisition avec le logiciel Risingsky fourni avec le Toupcam

-empilement avec DSS (après présélection des images sur base de leur FWHM et score)

-SIRIL (autostretch/Asinh, deconvolution, réduction du gradient)

-GIMP et FITSWORK, corrections cosmétiques.

 

M 106, 118 x 120 secondes  (binning 2x2)

 

M106.thumb.jpeg.eed36fa8e52a82c156da6af473187d23.jpeg

 

M90 (et sa voisine IC 3583), 135 x 60 secondes (2h15 en total) :

 

M90-final.thumb.jpg.dd1e8353c4859b0a7a33e4d574724ce1.jpg

 

En RVB (avec un ASI 178 MM) j' ai fait un shoot de la NGC 2903 (Leo), 6h25 temps de poses, binning 2x2:

 

5caf156cdb90c_ngc2903_2.thumb.jpg.713920e74d42008030f795b2aeddd6c7.jpg

 

 

 

Enfin, pour compenser vos efforts de lecture jusqu' à ici, une image des galaxies NGC 4568 et 4567, (les jumeaux siamois)

prise le 11 mars, quand j' avais 10 minutes d' accès au Liverpool Telescope (2 mètres) sur La Palma. L' image est composée

de deux poses avec le filtre sloan "g" (115 secondes)  et "r"  (175 secondes) -enfer à calibrer en RVB :S. Le but était surtout

de distinguer la différence de couleurs (et donc l' âge) entre les jumeaux....

 

NGC4567-COMBINED-RVB-20190311.thumb.jpeg.8a04d9d8b99f872a60f90d1166d58a2c.jpeg

 

J' espère que mon CROA vois plaise.

 

Bonne journée,

 

Jacques

Edited by Jacques VAN DER MEER
ortho...
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 de très belles images jacques! que ce soit les nébuleuses ou les galaxies !

 pis le 2m , pas besoin de beaucoup de temps de pose !!

bravo jacques ! :)

polo

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Résultats très propres Jacques, bravo :)

 

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Superbes images, bravo Jacques  ;) ...

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Ah oui, toutes ces images sont vraiment magnifiques :)

Les lutins ont été très généreux et ont permis de nous offrir ces images ;)

Ton ancien tube n'a pas à rougir avec ces très belles images de galaxies.

Sans parler du final qui est . . . sublime :)

Bonne soirée,

AG

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Une bien belle série, surprenante sur la fin quand on croit avoir "raté" quelque chose en découvrant ce couple inconnu des images amateurs... tout s'explique quand on lit jusqu'au bout !;)

Nathanaël

 

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Merci Nathanaël :)

 

J'aime beaucoup cet objet (galaxies interactives). Certes,  j'ai eu la chance d'avoir accès au LT,

mais même avec un TN de 25cm à f/5 ;) elles se laissent portraiturer...

 

Bonne journée,

Jacques

 

 

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    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 31 juillet au 1er août 2019
       Dobson 508/1920
       
       11 dessins : 8873 à 8883.
       
       Après une bonne sieste, je suis opérationnel à 23h15. Le ciel est plus dégagé des voiles que ce qu'annonçaient les prévisions météo, on ne va pas s'en plaindre.
       J'observe une nébuleuse planétaire d'Ophiucus pour entamer la nuit.
       
       Observation 8873 : PK10+18.2.
       85x, 631x, 402x. L'idée de cette observation vient une fois de plus des fiches de Michel Nicole le québecois.
       Répondant bien au filtre O3, elle est bilobée dès 85x, justifiant son surnom de Nébuleuse du Papillon.
       Son étoile centrale est faible, la nébuleuse en partant est très faible.
       Elle est trop sombre à 631x. Le filtre O3 n'apporte aucun détail supplémentaire, je préfère la nébuleuse planétaire au naturel.
       
       
       Je regarde ensuite 2 galaxies de la même constellation.
       
       Observation 8874 : NGC6509.
       85x, 201x. Vue à 85x, elle se révèle diffuse à 201x, faible, et montre son centre un peu plus visible en vision décalée.
       
       
       La seconde assez esthétique sera montrée à 3 personnes dont Didier L.
       
       Observation 8875 : UGC11093.
       201x. Faible, elle est bien plus effilée en vision indirecte qu'au premier abord.
       
       
       Je pointe ensuite un amas globulaire du Sagittaire, un Messier en plus, que je montre à Aymeric.
       
       Observation 8876 : M75.
       85x, 201x, 402x. Je l'aperçois dans le chercheur, très faible et ponctuel.
       A 85x c'est une autre histoire, il est brillant, condensé, bleuté. Son coeur est bien plus brillant que le reste, le pourtour reste considérablement faible.
       Il est partiellement résolu à 201x, et surtout 402x. En vision indirecte, le coeur fourmille d'étoiles à la limite de détection.
       La turbulence est assez forte à 402x, de 4 à 3 sur 5 sur l'échelle Ciel Extrême.
       
       
       Des voiles arrivent à 1h40.
       Je tente la nébuleuse planétaire NGC6210 dans Hercule à l'écart des voiles, afin de tenter d'y voir plus que lors de mon premier dessin au 508, mais elle est trop turbulente pour ce but.
       
       Je me rabats sur des galaxies de la même carte de champ histoire ne pas être venu pour rien.
       
       Observation 8877 : NGC6181.
       85x, 201x, 276x. Facile à 85x, elle est considérablement faible à 276x et dévoile quelques nodosités VI4 à 5 donc à la limite de perception.
       
       
       J'entends les cloches du troupeau de moutons aperçu de jour sur l'Aup au sud de la station.
       
       Observation 8878 : NGC6168.
       Celle-là à peine soupçonnée à 85x me donne plus de fil à retordre, je la vois VI4 à 3 (25% à 50% du temps en vision indirecte) et allongée à 201x.
       
       
       M33 fut cette nuit vue faible en vision directe à l'oeil nu, un bon niveau 2 sur l'échelle de Bortle donc.
       
       Voici la suite et fin du groupe de galaxies des Poissons autour de NGC193, entamé aux Estivales de Webastro.
       
       Observation 8879 : NGC194 et 199.
       201x. NGC194 est considérablement faible, et NGC199 faible à très faible.
       Un voile arrive dessus à 3h.
       
       
       Le temps d'un coup de barre, 10 minutes après les voiles sont partis de cette zone.
       
       Observation 8880 : NGC186.
       201x. NGC186 me montre son noyau considérablement faible, le reste est allongé très faible à VI1.
       
       
       Observation 8881 : NGC193 et 204.
       201x. Ce couple est similaire. NGC193 faible et diffuse est accompagnée de NGC204 faible à très faible et diffuse.
       
       
       Un peu de buée arrive à 3h30.
       J'ai besoin d'une vraie pause, d'où 25 minutes de sieste allongé sur le siège passager avant de la Dacia, incliné au max.
       
       Observation 8882 : NGC202/3.
       201x. Je termine par cet autre couple ma visite au groupe de NGC193. NGC203 est faible à très faible et montre facilement son allongement, et NGC202 est faible.
       
       
       A 4h10 un peu de hoquet me transforme en grenouille, peut-être à cause d'une ingestion trop rapide de biscuits?
       J'en ai raison grâce à mes talents d'apnéiste, on n'est pas pour rien de la génération "Le Grand Bleu"!
       
       Je termine la nuit sur la comète ASASSN C/2018 N2 dans le Bélier.
       Jean-Bernard et Aymeric la regardent aussi.
       
       Observation 8883 : ASASSN C/2018 N2.
       201x. Positionnée à 4h40, elle est très diffuse, considérablement faible, et son déplacement est perceptible en quelques minutes. J'estime sa magnitude à 14 à la louche.
       
       
       Je connais par contre un échec sur une autre comète, Panstarrs C/2017 T2 dans le Taureau car il fait trop jour.
       A refaire dès le lever des Hyades la prochaine fois.
       
       Je laisse Aymeric pointer NGC253 du Sculpteur au T508 mais elle est trop faible dans l'aube avancée pour la détailler à sa juste mesure à 5h, le fond de ciel bleuit.
    • By exaxe17
      Salut à tous!
       
      J'ai voulu mettre le paquet en temps sur cette galaxie! 
      J'ai tenue 8 nuits dessus ! pire qu'un orpailleur cherchant la grosse pépite...Mais non.
      Du coup j'ai gardé que 2 nuits ,le reste était trop etalé.
       
      C'est dejà pas mal! je suis assez content de ce traitement , la premiere version à souffert d'exces de deconvolu et lissage et deconvolu et etc...
       
      Là,  juste une nuit de 4000 (6000 pris) de 1s et une autre nuit de 14000(30000) de 500ms.
      Apres reflexion ( cela fait effet @Lucien) , je pense que 1s au foyer du 300mmF4 c'est largement bon. Enfin à tester ...mais il faut du temps pour tester et là ...
       
      En tout cas une chose est sure, le fait d'additionner plusieurs nuits améliore grandement arrière-plan!
       
      La version NB, du 12 et 24 aout 2019:
       

       
      et la version couleur, (asi224mc 7000x2s)

       
      Je suis assez content car j'ai pu quasiment separer la petite double en haut de la galaxie.
      Stephane
       
    • By Roch
       
      Bonsoir à tous
       
      Depuis quelques années, et grâce aux progrès des capteurs d'image, une nouvelle forme d'astrophotographie amateur s'est développée ; je veux bien sûr parler de la photo du ciel profond en poses courtes, ou "lucky imaging".
      L'idée générale est en réalité plutôt simple : on réduit le temps de pose unitaire afin de "figer" la turbulence, ce qui diminue fortement son impact. La déformation induite étant fluctuante, on peut ensuite sélectionner les poses afin de ne conserver que les images les mieux résolues
      Dans la pratique, cela se rapproche assez de l'imagerie planétaire telle qu'on la pratique depuis 15 ans... à ceci près que la faible brillance de certains objets imagés apporte son lot de contraintes supplémentaires.
       
      Ceci étant, il reste beaucoup à défricher dans le domaine, et j'ai voulu essayer de proposer un début de réponse à ces quelques questions :
       
      - Quels sont les bénéfices réels de la pose courte vis à vis de la pose longue, quantitativement parlant ?
      - Comment optimiser au mieux les paramètres de prise de vue afin de pouvoir en tirer le maximum ?
       
      Bien évidemment, certaines équipes pros se sont déjà penchées sur le problème, et il suffit de taper les mots "lucky imaging pdf" dans google pour se rendre compte que les publications scientifiques ne manquent pas sur le sujet ; cependant, le monde amateur étant très différent j'ai voulu y aller de mes petits tests de mon côté, afin de voir si je retrouvais des résultat similaires. Nous n'avons pas les mêmes instruments ni les mêmes conditions d'observation, donc il y a certainement quelque chose à en tirer.
      D'autre part, la majorité des publications "pro" que j'ai pu trouver se concentrent sur une application du procédé poussé à l'extrème ; on sélectionne un nombre d'images très faible sur un total énorme et on réduit le temps de pose de manière drastique. Bien évidemment, c'est dans ces conditions que l'amélioration de piqué sera la plus importante, mais le rapport signal/bruit de l'image est en contrepartie fortement mis à mal.

      Or, ce qui compte afin d'obtenir un résultat final intéressant dans notre domaine, c'est plutôt de trouver le meilleur compromis entre le piqué et le rapport signal/bruit ; habituellement, on réalise plutôt des poses modérément courtes ( de l'ordre de la seconde ) afin de ne pas trop dégrader le RSB final mais obtenir toutefois une amélioration du piqué substantielle. Donc pas tout à fait le même champ de recherches
       
      Les expériences ont été effectuées en mars dernier ( oui ça date... ) et j'en tire un bilan mitigé car quelques biais se sont glissés dans ma méthode.
      Je voulais refaire un traitement complet des images afin de me débarrasser d'une partie de ces biais, néanmoins... je suis tellement en retard sur mes traitements que je préfère vous livrer mon analyse telle qu'elle et plutôt retenter entièrement l'expérience une autre fois si cela s'avère nécessaire.
      Donc, après cette longue introduction, voici le protocole expérimental
       
      Protocole de test
       
      Pour estimer le piqué de nos images, on va utiliser une grandeur facilement mesurable sur nos images : la FWHM ( en français, largeur à mi-hauteur ) d'une étoile que l'on exprimera en nombre de pixels.
      La plupart des logiciels astro ont des outils permettant d'extraire de manière précise et rapide cette donnée des images, ce qui rend le procédé tout à fait faisable.
      Une autre donnée, le rapport de Strehl, aurait peut être été préférable afin de rendre compte du seeing de manière plus précise, mais à ma connaissance je n'ai pas de logiciel qui permette de faire cette mesure rapidement sur des séries de plusieurs milliers d'images...
       
      Pour comparer entre poses longues et poses courtes avec le minimum de biais observationnels, j'ai eu l'idée suivante :
      -Réaliser une prise de vue en continu à une cadence la plus élevée possible
      -Puis empiler les images par paquets consécutifs sans les aligner, afin de former une image longue pose virtuelle
       
      Par exemple, si j'empile 100 images de 1/100s, à condition que la latence entre les poses soit négligeable et que les images soient consécutives, j'obtiendrai une image dont le piqué serait identique à une pose de 1s prise au même moment.

      Bien sûr le bruit de lecture de la caméra sera compté 100 fois dans le premier cas et pas dans le second, ce qui va fortement impacter le RSB, mais cela n'a ( normalement ) aucune incidence pour la mesure qui m'intéresse ici,  la FWHM d'une étoile.
       
      L'avantage de procéder ainsi est énorme, puisque c'est la même série d'images qui peut être utilisée pour mesurer le piqué sur les poses courtes et les poses longues. On évacue ainsi tout le problème que pose le caractère aléatoire de la turbulence, puisqu'on réalise les différentes mesures au même moment et avec le même matériel
      De plus, on peut multiplier à l'infini les différents temps de pose "virtuels" que l'on souhaite tester.
       
      Autre biais à évacuer, les erreurs de suivi... cela entache les images "longue pose" sans pour autant que ce ne soit dû à l'atmosphère.
      Pour pallier à ça, j'ai tout simplement débranché la monture totalement et fait l'ensemble des vidéos sur l'étoile polaire. Cette dernière bouge suffisamment peu pour que le déplacement soit négligeable jusqu'à des poses "virtuelles" de 250ms environ ; mais même au delà, son déplacement est connu et peut être considéré comme rectiligne et uniforme sur une durée pas trop longue. Comme mon film ne dure qu'une minute, j'ai simplement compensé ce déplacement ( prévisible ) sur les brutes. C'est d'ailleurs là ou arrive le premier biais dans ma méthode... mais j'y reviendrai
       
      La caméra utilisée est la QHY290, elle permet de tenir une cadence d'image de 500fps avec un temps de pose de 1/500s et un nombre de frames droppées que je considère comme négligeable ( j'ai du en avoir quatre ou cinq sur les 32767 acquises )
      Cette caméra possède des photosites de 2.9 microns.
      Le télescope est un Newton 250/1300 artisanal, et sera utilisé au foyer ; je voulais utiliser une barlow pour augmenter l'échantillonnage afin d'observer une différence la plus significative possible mais je me suis rendu compte, suite à un changement récent de miroir secondaire, que l'adaptation n'était plus possible... cela donne donc un échantillonnage final de 0.45"/pixel.
      Cependant, la nuit était plutôt turbulente, ce qui était plutôt une bonne chose ( pour une fois ) ; ainsi l'image de l'étoile était étalée sur plus de pixels.
       
      Même à 48° de hauteur, la dispersion atmosphérique est déjà sensible, aussi ai-je utilisé un filtre bleu pour la réduire en partie. Néanmoins, on verra en dessous que cela n'a pas été suffisant...
      J'ai préféré un filtre bleu au vert ou rouge parce que la turbulence est plus forte dans cette longueur d'onde. Malheureusement, c'est également le cas de la dispersion atmosphérique...
       
      Avant tout traitement, j'ai multiplié la taille des images par deux afin de réduire au maximum la perte de piqué dû à l'alignement. Aussi, les chiffres avancés ci-dessous correspondent à un échantillonnage résultant de 0.225"/pixel.
      J'ai acquis plusieurs films de 128 secondes chacun ( plus de 60.000 images ) et au traitement, je me suis aperçu qu'IRIS ne gérait pas de listes de plus de 32768 fichiers, donc je me suis contenté de traiter la moitié d'un film, soit 64 secondes réelles. Au départ je voulais faire un croisement des données en traitant chaque film indépendamment, mais ayant passé plusieurs heures sur le premier film, je me suis dit que je ne traiterais pas les autres, parce que la flemme
       
      Pour le traitement, voici les étapes, dans l'ordre :
      -Retrait du dark
      -Empilement d'images par paquets de différentes tailles ( allant de 1 image pour une pose de 1/500s à 1024 pour une pose de 2s ( environ ) ) en utilisant la commande COPYADD d'IRIS
      Puis, pour chaque série de paquets obtenus correspondant chacun à un temps de pose différent :
      -Alignement des images sur l'étoile
      -Mesure de la FWHM finale sur l'image empilée.
       
      Pour faire cette mesure, j'ai préféré Siril à IRIS car celui-ci permet une mesure ne demandant pas à l'utilisateur de tracer un carré autour de l'étoile ; j'ai remarqué que la valeur variait selon que la sélection était faite serrée ou large autour de l'étoile, ce qui n'est pas bon pour la cohérence des données
      Siril en revanche donne une valeur sans avoir besoin de zone de sélection, ce qui évite ce problème ; même si la méthode de mesure n'est pas exacte, au moins elle est faite de la même manière sur toutes les images.
      Les données sont ensuite inscrites dans un tableau ( deux colonnes, une pour la fwhm X et l'autre pour la fwhm Y )

      La mesure de la FWHM donnée par SIRIL a ici un autre avantage : la FWHM X et Y ne correspond pas nécessairement à une mesure sur les axes X et Y de l'image, mais sur la plus petite et la plus grande dimension de l'ellipse que forme l'étoile. On a donc une véritable mesure de l'allongement de l'étoile, utile pour mettre en évidence la dispersion atmosphérique, ou tout autre effet ayant induit un allongement.
       
      J'ai donc tiré un premier graphique de tout ça, mais je ne me suis pas arrêté là
       
      J'ai ensuite utilisé les mêmes données afin de mesurer l'impact d'une sélection d'images sur cette même FWHM. Afin de ne pas me surcharger de travail rébarbatif, j'ai sélectionné les temps de poses virtuels de 1/500s, 1/64s, 1/8s et 1s, puis j'ai utilisé Siril afin de sélectionner un pourcentage de meilleures images unitaires, ceci encore une fois basé sur une mesure de la FWHM.
       
      J'obtiens donc un deuxième tableau et un deuxième graphique, et vous pouvez aller admirer tout ça sur le pdf que voici :
       
       
                       l              l
                      V             V
      -> ->   graphes fwhm.pdf  <- <-
                      
       
       
      Bon et puis pour vous épargner le clic, je vous les met en jpeg aussi :
       


       
       

       
       
      Analyse des résultats :
       
      Je commence par le premier graphique
       
      Première constatation : l'amélioration de piqué en réduisant le temps de pose unitaire est clairement montrée. Victoire

      Bon ensuite on peut aller un peu plus loin...
       
      Déjà on entend souvent dire que réduire le temps de pose en deça d'une certaine limite ne sert plus à rien ( je pense aux planéteux... )
      En passant les images à 500fps au ralenti, j'avais moi aussi l'impression que travailler à cette cadence ne donnerait rien de plus tant une image était semblable à la suivante.
      Et pourtant, même si l'amélioration n'est pas aussi significative que pour des fréquences plus faibles, on observe bien une amélioration.
      Ceci étant, c'est peut être à mettre en relation avec la turbulence de ce jour là, qui était particulièrement présente.
       
      Ensuite, on observe un allongement significatif de l'étoile. C'est dû, je pense, à la dispersion atmosphérique. on observe un allongement moyen de 1.5 pixel, ce qui correspond à environ 0.3" d'arc, ce qui est dans l'ordre de grandeur de ce qui serait attendu pour cette élévation et cette bande passante.
      Cependant, l'allongement augmente en taille à partir de poses d'environ 500ms, et ça ce n'est pas normal. Enfin je ne crois pas.
      En admettant que les données soient représentatives, il se pourrait qu'un autre facteur extérieur soit venu jouer les trouble-fête : le vent !
      En effet, il y avait du vent ce soir là. J'étais pourtant dans un coin relativement abrité, mais il se peut que cela n'ait pas suffi... après c'est évidemment un problème auquel les imageurs en ciel profond "pose longue" sont confrontés, et donc c'est également un des avantages de la technique des poses courtes, mais quand même, j'aurais aimé faire une comparaison plus juste
      De fait, en voyant la courbe, on pourrait être tenté de dire que des poses de 1s ou 2s sont déjà fortement bénéfiques, car si on prolonge, on voit bien que la fwhm n'a pas encore atteint son maximum. Mais il se peut que l'on voie l'effet du vent davantage que l'effet de la turbulence, donc je ne ferai pas de conclusion hâtive et referai une expérience plus poussée, en montant les temps de poses unitaires vers des valeurs plus hautes. Dans l'idéal, j'aimerais tester jusqu'à la minute de pose.

      Mais dans tous les cas, on observe bien une baisse de la FWHM très significative. Qui plus est, dans le cadre de mon setup et avec les conditions météo de ce jour là, cette baisse semble la plus importante quand on arrive sur des temps de pose "intermédiaires" entre 1s et 1/10s que sur des temps de pose "faibles", entre 1/10s et 1/500s

      Maintenant deuxième graphique !
       
      Premièrement je suis étonné par la lisibilité des données, notamment sur les temps de pose très courts. La courbe est limpide comme jamais je n'aurais imaginé
      Les courbes correspondant aux temps de pose de 1/8s et surtout 1s sont moins "belles" mais je met ça sur le compte du nombre d'images qui n'est pas assez élevé pour avoir une statistique significative ( rappel, j'ai toujours 64s de temps de pose total utilisé pour l'analyse )
       
      La première chose à observer pour moi, c'est que la courbe monte de plus en plus vite. Autrement dit, si on décide de diviser son nombre d'images utiles par 2 plusieurs fois, la première division apportera un bénéfice plus important que la deuxième division, et elle même apportera plus que la troisième division, etc, etc.
      J'aurais bien voulu aller encore plus loin dans la sélection en ne prenant par exemple qu'une image sur mille pour la séquence à 1/500s, mais Siril ne permet de sélectionner qu'un pourcentage entier de la séquence, pas de 0.1% possible donc
       
      On observe également bien là encore que c'est sur les temps de poses "intermédiaires" que le bénéfice semble le plus important.
       
      Dernière chose... je vais peut être un peu loin dans l'analyse, mais il semble que sélectionner des images en poses très courtes soit plus bénéfique que de sélectionner des images plus longues. En effet, pour les poses de 1/500s, on passe d'une FWHM de 10.32 à 6.59 pixels si on passe d'une sélection de 100% à 2% des images, ce qui correspond à une réduction de la FWHM de 37% environ. Par contre, pour les poses de 1/8s, la réduction n'est plus que de 12.95 pixels à 9.11 pixels, ce qui correspond à une baisse de 30%
       
      Alors maintenant, mettons un peu en parallèle les deux courbes et voyons un peu ce que ça donne
       
      Déjà, grâce à du lucky imaging, on peut faire chuter la FWHM d'une étoile de 16.8 pixels au pire à environ 6.3 pixels au mieux ; le piqué final est plus de 2.5 fois meilleur

      Ces valeurs correspondent à peu de choses près à ce que j'ai pu observer chez les mesures faites par les pros, si je considère des sélections et temps de poses équivalents. Il se pourrait qu'on puisse gagner encore plus, car :
      - Mon échantillonnage était un peu limite et a peut-être été facteur limitant de l'amélioration observée
      - Je ne suis pas allé dans les valeurs extrèmes, que ce soit en terme de sélection d'image mais surtout en temps 'exposition minimal et maximal. Peut être que l'étoile prise avec des poses de 1 minute aurait une dimension de 20 pixels ou plus... ou peut être qu'on aurait été seulement à 15 et que c'est le vent qui a amplifié la chose.
       
      Ensuite, la grande question, qu'on se pose souvent en imageant... vaut-il mieux réduire le temps de pose ou le nombre d'images utilisées ?
      Si je prends l'exemple d'un objet réalisé en poses de 1/4s. Passer à des poses de 1/8s engendrera une diminution de FWHM d'environ 6%, alors que passer d'une sélection de toutes les images à seulement la moitié apportera une diminution de 12%. Par contre, passer de 10% des images à 5% des images n'apportera qu'un gain de 3%...
      Donc finalement, la méthode utilisée empiriquement par les quelques membres du "club des pose-courtistes" semble être la bonne à savoir, un savant mélange de temps de pose bien diminué avec une sélection d'images pas trop drastique. Après ça dépend un peu aussi de ce que l'on veut faire, car sélectionner une moitié d'images prises avec un temps de pose donné ne revient pas exactement à prendre des images avec un temps deux fois plus court... j'y reviendrai certainement plus tard.

      Voilà, c'est fini ! félicitations à ceux qui ont tout lu, je pense que je dois avoir la palme du post le plus long aboutissant sur des conclusions que l'on connaissait déjà mais bon, vu que je l'ai fait, je le met là, et après, faites-en ce que vous voulez hein
       
      Par contre, je prépare une partie 2 avec un autre petit test, là je crois qu'on pourrait avoir des surprises, mais je n'en dis pas plus...
       
      A bientôt !
       
      Romain
    • By guillau06
      Bonjour,
       
      Hier soir avec deux amis astronomes, nous nous sommes retrouvés dans un lieu magique, cette soirée restera dans le top 3 des meilleurs soirée astro que j'ai pu faire (et elles sont nombreuses...)
       
      Arrivée sur les lieux vers 16h, l'endroit qui se situe dans les Alpes du sud, impose le respect.
       

       
      Installation du matériel, après avoir chercher un endroit bien placé pour voir la polaire, car les sommet sont hauts, 3143m pour le plus imposant , qui est aussi le plus haut sommet des Alpes maritimes, le "Gélas".
      Voici donc le bivouac  
       

       
       
      Repérant des chamois au loin, je décide de les approchées pour leurs tirés le portrait, j'ai réussi a être a 50m d'eux , mais je me suis fait griller , reste quand même ces deux photos.
       

       

       
      Le soleil déclinant , les couleurs commencent a devenir extraordinaire, ajouter a cela un fin croissant de lune, et le tableau et parfait (Précision importante , je n'ai absolument pas retoucher des couleurs des photos de la lune.)
       

       

       

       
       
       
      Ensuite, les étoiles commencent a apparaitre, le spectacle commence , la nuit PARFAITE pas de vent , pas d'humidité, pas trop froid, bref une nuit de rêve...
       

       

       

       
       
       
      Le coucher se fait a 4h du matin, pour un levé a 6h, dans la voiture...dur dur!
       
      Mais, la lumière du matin me fait vite oublier la fatigue....
       

       
       
      Bon c'est pas dans mes habitude de faire des CROA, mais c'était vraiment TOP, alors je partage
      Bien sur, j'ai fait des photos du ciel profond, qui promettent d’être sympa, la suite prochainement.
       
      Bon ciel
      Guillaume
       
    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 30 au 31 juillet 2019
       Dobson 508/1920
       
       7 dessins : 8866 à 8872.
       
       La journée fut dure, car il fallut d'abord remballer aux Estivales de Webastro (vers Chambéry) toutes les affaires dont 2 tentes, puis faire 3 heures de route jusqu'à Valdrôme dont une partie montagneuse vers la fin, et réinstaller tout le bazar.
       D'ailleurs j'apprécie la modularité de mes 2 tentes, car je n'ai monté que celle pour dormir cette nuit, procrastinant au lendemain le montage plus complexe de la tente salon.
       J'ai déchargé les morceaux du télescope sur le parking avant, mis sous bâche, puis après 2 heures de sieste, j'ai monté le télescope à la lueur de la lampe rouge en faisant gaffe de ne pas gêner les observateurs autour, dont le plus proche Jean-Pierre B. le photographe, l'un des nombreux astropotes que je retrouve cette nuit.
       
       Je suis enfin opérationnel à 23h52 TU.
       
       Je pointe une nébuleuse planétaire d'Hercule.
       
       Observation 8866 : IC4593.
       85x, 631x. Je peine pour la repérer, car il y a une petite erreur de positionnement sur l'atlas Uranométria et elle est d'aspect stellaire à 85x. C'est finalement son assez bonne réponse au filtre Oxygène 3 et sa coloration verdâtre à 85x qui la trahissent.
       J'en profite pour corriger l'atlas pour faciliter la prochaine tentative.
       Malgré la turbulence forte de  4 sur 5 à 631x, je remarque bien son étoile centrale assez brillante entourée d'une nuée considérablement faible à bords flous.
       
       
       La demi-nuit sera contrariée par des passages de voiles, bien gênants parfois.
       
       Rendons visite à quelques galaxies d'Hercule après cette nébuleuse planétaire.
       
       Observation 8867 : NGC6083.
       85x, 201x. Elle n'est pas sûre à 85x, mais à 201x je la vois diffuse, très faible à VI1.
       
       
       Observation 8868 : NGC6078.
       85x, 201x. Contrairement à la précédente, elle est vue assez facilement à 85x. Je la note de brillance faible.
       
       
       Observation 8869 : NGC6074.
       201x. Elle est considérablement faible à faible.
       
       
       
       Je m'adapte aux voiles en visant dans les zones préservées.
       Ca me fait m'éloigner vers un amas ouvert puis une nébuleuse planétaire de Céphée.
       
       Observation 8870 : NGC7235.
       201x. Je le repère au chercheur 9x50 comme un point considérablement faible.
       Au Dobson 508, il est fourni et réhaussé de 2 étoiles colorées.
       
       
       Observation 8871 : PK103+0.1.
       85x, 201x. Elle est évidente en filtrant en Oxygène 3 à 85x, elle y répond fortement. Ce n'est pas le cas en HBêta où rien n'est visible.
       Par contre sans filtre elle est quasi invisible à 85x, mais confirmée à 201x, très faible sans filtre.
       Son étoile centrale est considérablement faible. En O3 les bords de la nébuleuse sont plus nets et une portion d'anneau apparaît.
       
       
       Des voiles s'amènent dessus, tout le ciel est touché.
       
       Je pars me balader sur le parking, rendant notamment visite à Jean-Bernard C. et Paul L.
       
       Observation 8872 : NGC7261.
       201x. Je reviens à la faveur d'une trouée observer un autre amas ouvert de Céphée, que je montre à Aymeric. Ca passe bien dans un ciel un peu dégradé, et le pouvoir collecteur du 508 les sublime en brillance et parfois couleurs.
       
       
       Notre Nicolas national, observateur émérite de comètes, est là pour sa dernière nuit et s'était relevé à 3h30 pour sans doute en chercher quelques-unes mais il y a trop de voiles pour qu'il opère. Il ne reste que nous deux comme jusquauboutistes dans le virage. Plus une chouette hulotte qui se fait entendre au nord.
       
       Je dors une demi-heure dans l'auto, espérant un ciel meilleur. Le ciel est encore voilé, mais ça s'améliore doucement.
       A 4h Nicolas remballe, je fais de même car fatigué et l'aube étant imminente.
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