RIGEL33

Une soirée nuageuse constellée de satellites.

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Une soirée nuageuse constellée de satellites.

 

Le ciel n’était pas pour les astrophotographes en cette soirée du 25 mai… mais elle était assez bien pour les observateurs.

 

Étaient présents : Arnaud, Denis, Gérard, Jean-Pierre, Julien, Patricia, Sandrine, Valentin et moi-même.

En visiteurs, la moisson fut belle avec deux couples, une maman et sa petite fille, et un curieux désireux d’investir dans un instrument.

 

Les nuages étaient donc présents en début de soirée mais laissaient entrevoir de très belles éclaircies. Seuls trois dobson furent déployés : un 400, un 300 et un tout jeune 200. Ce dernier venait pour sa première lumière.

Ce dernier, né au CotonTige Observatory, ne pesait qu’une dizaine de kilos et allait servir à Gérard comme instrument d’appoint dans les voyages lointains où il est préférable de voyager léger. Ce dobson était là pour sa première lumière. Il lui manquait quelques accessoires et quelques réglages mais, après avoir visé sa première étoile et son premier objet du ciel profond, en l’occurrence l’amas d’étoiles d’Hercule (M13), il semblait plus que prometteur, révélant un très joli piqué.

 

Au fur et à mesure que le jour s’effaçait laissant place à la nuit, le vent s’essoufflait. Malheureusement, les éclaircies se rétrécirent d’autant. Avec de la patience, ce qui ne manquait pas à nos visiteurs, on put quand même visiter le ciel de printemps, constellé de galaxies et d’amas d’étoiles.

 

A 22h45, l’alarme du téléphone indiqua le passage de la station spatiale chinoise, Tiangong-2. Malgré tous les yeux braqués sur la région du ciel où elle devait passer, rien ne bougeait. Plusieurs secondes s’écoulèrent et je pestais de ne rien apercevoir. Les nuages n’étaient pas si épais, ni si nombreux. Et d’un coup, quelqu’un dit assez fort en montrant du doigt une portion du ciel assez haute vers le sud-ouest : « Là, la station ! » Oui, elle était là et bien là, presque à son point culminant. Il devait y avoir un décalage de quelques minutes dans les heures de passages… Et cette vision accrocha un sourire à mes lèvres… car je n’y croyais plus !

Du coup, il fallut expliquer à la petite fille de 7 ans ce qu’était une station spatiale et, par ricochet, ce qu’était la force de gravité. On précisa à sa maman que la Station spatiale internationale allait passer d’ici à une demi-heure si elles avaient le courage d’attendre. Ce fut le cas car on reprit les observations du ciel profond : le triplet du Lion, M81-92, M13, le Sombrero, l’Anneau de la Lyre…

 

23h25 arriva vite et le téléphone sonna à nouveau. L’ISS était attendue. Là aussi les nuages jouaient avec nos nerfs mais on perçut assez vite le point lumineux qui ne devait pas monter plus haut que 25°. Elle clignotait en passant dans les nuages… puis ce fut le passage dans le plus gros nuage et on la perdit de vue pendant un bon moment… A tel point qu’on crut que c’était fini. Et là aussi, un observateur plus têtu que les autres, dit : « on la voit encore ». En regardant vers l’est, on put voir la brillante station s’éloigner à vitesse grand V.

C’est à ce moment-là que la moitié des curieux repartirent. En plus la bâche nuageuse s’était intensifiée. Mais l’observation vedette de la soirée allait bientôt avoir lieu… celle des satellites Starlink qui devait passer en procession vers 0h10. Mais il faudrait un miracle météo pour qu’on puisse en profiter.

 

On commença à ranger le dobson 300 de Denis. Le seul point positif avec ces nuages, c’était l’absence d’humidité. Tout était sec, y compris la chienne Chara qui parcourait les champs inlassablement depuis que nous étions arrivés sur site.

Après le rangement, on se rapprocha de Jean-Pierre et de son instrument afin de profiter encore un peu de la vision de Jupiter qui clignotait au sud-est au gré des voiles nuageux. L’épaisseur des nuages n’était pas si catastrophique et je reprenais espoir pour l’observation des satellites.

 

A 0h09, le téléphone sonna… et là toutes les têtes restantes se penchèrent vers le ciel afin de tenter d’apercevoir ce défilé de satellites annoncé. Ces satellites, appelés Starlink, étaient les premiers d’une longue série. Ils avaient été envoyés quelques jours plus tôt dans l’espace par SpaceX afin que le continent africain puisse avoir une bonne couverture internet. On savait que les objets seraient de faible luminosité… à peine 4 à 4,5 de magnitude.

Les secondes défilées et on ne voyait rien… des éclaircies étaient plus importantes au zénith… on y croyait et… Ouiiiiiiiiiiiii on les voyait ! Il était là !! C’était fin et d’une lumière diffuse… sûrement des voiles nuageux en altitude. Patricia put les voir aux jumelles. Mais on les perdit assez vite au gré d’un nuage plus épais… on cherchait à nouveau en direction de l’est. Encore plusieurs secondes à attendre… c’était long… mais la patience fut récompensée. On revit la procession de satellites Starlink se dirigeant vers la constellation du Cygne, passant juste à côté du sommet du monument. Ça ressemblait à un train fantôme… c’était presque magique. J’étais vraiment émerveillée de pouvoir faire cette observation si inédite pour moi… On put en profiter encore quelques secondes avant sa disparition définitive.

On en discuta entre nous comme pour prolonger cette vision originale qu’on venait de vivre. La magie du moment flottait encore un peu sur le site. Je me promis alors de tout faire pour revoir ce train dans les jours suivants quand on sera aux Nuits astronomiques de Touraine. Les satellites seront sûrement un peu moins serrés mais l’observation serait sans conteste toujours aussi féerique.

 

Nous quittâmes le site d’observation peu de temps après… il était déjà 1h du matin. Les astropotes restèrent encore un peu. Les nuages s’écartaient un peu et promettaient encore quelques observations sympas.

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Merci pour ce CROA très intéressant. Félicitations :)

 

XaVs

Edited by XavS
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Une belle soirée :)

Par contre, je suis moins fan de tous ces trucs qui se baladent dans le ciel ;)

Bonne soirée,

AG

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Hello 😊

 

Une bien belle soirée, un superbe croa, merci d'avoir partagé avec nous ces moments nocturnes ! 

 

fred😊

Edited by fredo38
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J'ai vu passer les starlink ou une partie à 2 reprises la nuit dernière... maintenant ils s'étalent sur plus de 10min, et comme ils sont suffisament hauts pour être éclairés toute la nuit (et que actuellement le haut de leur orbite est au-dessus de nous la nuit), on va bientot pouvoir en avoir au moins un au-dessus de nos tête à n'importe quel moment de la nuit, déjà!

Mais de toute manière en juin, tous les satellites à plus de 400km d'altitude sont éclairés toute la nuit de nos latitudes métropolitaines, donc en fait y'en a partout en plus des starlink...! :|

 

Nicolas

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Aux NAT, on a pu les voir... ils s'étalaient sur 50 mn environ...

Franchement, ils ne sont pas si brillants que ça. En tout cas, pas plus que les autres satellites qu'on peut voir.
Par contre, c'est assez marrant de les voir se suivre en défilé... certains encore bien rapprochés les uns des autres.

 

Je ne sais pas si c'est vrai, mais il a été dit que pour les prochains (12.000 en tout) seront recouverts d'une peinture noire non réfléchissante.

Ce qui ne devrait pas nous gêner outre mesure ;) 

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La question est : 12000 satellites, donc en gros 6000 dans le demi ciel contre 1000 à 2000 étoiles plus ou moins visibles à l'oeil nu selon la noirceur du fond.

Je les ai bien vu les quelques uns mobiles en file indienne! Donc avec 6000, pour beaucoup éclairés et bien visibles, à quoi va ressembler le ciel ? 1000 points fixes plus ou  moins brillants, 1000 points fixes pas toujours facile à déceler et 5 à 6000 points bien visibles et mobiles!?!?

On va passer d'une forêt d'arbres millénaires à des barres de HLM... mais avec quelques vestiges d'arbres au pieds.

 

Pierre

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Salut voisine ! (ou presque)

 

Je "réactive" ce sujet pour faire part d'une observation faite vendredi dernier : alerté sur les passages des Starlink depuis le début de la semaine (27/05), j'ai essayé d'en voir passer lors de la soirée d'observation avec mon club le 31/05 (mémorable : jusqu'à plus de 3h du mat' !) mais même aux jumelles je n'ai rien vu sans doute en raison d'un ciel encore trop clair lors du 1er passage prévu vers 22h15 puis d'une magnitude trop faible (>5) au 2ème prévu vers 23h10.

 

Par contre, un peu avant 2h30, mon œil a été attiré par un "flash" assez proche de la Polaire. Comme je n'avais pris que la liste des passages de satellites brillants en soirée (avant minuit) fournie par Heavens-Above, j'ai vérifié a posteriori quel débris de fusée avait pu provoquer ça et c'était un autre passage des StarLink qui correspond très bien à l'horaire et à la carte :

 

Starlink0106.jpg

 

Et la luminosité était bien plus forte que la mag 4.4 prévue (à 2h28, très près de mon observation), je pense plutôt dans les 2, comme la Polaire voisine.

 

Si en plus du "fourmillement" de centaines de satellites prévisible en début/fin de nuit, ils nous font en plus des "flash" en plein milieu de nuit, c'est la cata complète !!! :(

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Coucou voisin :) 

Jusque là, je ne les ai pas vu flashé...

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    • By Kristen
      Parfois, on se demande si le matériel n'a pas une âme.
      Je suis jeune, donc sans revenu, et très passionné. Pour ces raisons Jean-Pierre de l'association Copernic (une superbe personne), m'a graçieusement donné sa SBIG ST-7-XME-S et les logiciels qui vont avec. Je me retrouve alors avec une superbe caméra monochrome, performante, et en même temps étant assez difficile à manier pour entraîner ma rigueur.
      Sauf que voilà, elle est vieille (2005 !), et les problèmes de compatibilités commencent ! Je me plonge dans une bataille de 3 mois pour la faire fonctionner. J'ai cherché partout, testé à peu près tout, et ai fini par trouver une astuce. Je m'empresse de faire deux trois images avec pour voir un peu son fonctionnement. Et je trouve un nouveau problème. L'obturateur mécanique frotte contre quelque chose... Et la caméra n'aime pas, n'étant plus syncronisé. "Comment ce truc a pu bouger !!" me dis-je. Donc c'est parti pour la démonter et remonter la caméra pour essayer de plier correctement l'obturateur. Après quelques essais, j'y arrives. Tout refonctionne. (ouf !)
       
      Mes images test : andro et la Lune

      Cette dynamique !

      remarquez le flou dû au frottement de l'obturateur
       
      Quelques jours plus tard je trouve par hasard dans un placard de l'asso une roue à filtre avec 3 filtres RVB astronomik. Je me dis que la chance va tourner, que je vais enfin faire de jolies images. Mais c'était sans compter sur la capacité du destin à nous embêter. Il me manque un adaptateur M42 mâle-mâle....
      J'ai tout de même essayé un montage, mais bien entendu, je suis hors mise au point. Je vous présente donc ma "mitrailleuse"

       
      Les semaines, les mois, avances, et je ne trouve pas de solution.
      Jusqu'à une révélation. La bague permettant de mettre un objectif de webcam à la ASI n'ai rien d'autre qu'un pas de vis mâle M42 à l'extérieur et un pas de vis femelle M38 à l'intérieur... J'ai donc ma solution !
      Il ne suffit plus que je trouve une nuit où je ne fais pas de multiples tests en pose rapide
      C'est donc la nuit du vendredi 21 Janvier que j'essaye pour la premiére fois une image avec ma caméra sur la grande nébuleuse d'orion.
      Je commence à installer les logiciels sur un autre ordi pour laisser le plus puissant pour l'ASI en pose rapide. Rien ne marche, tant pis... Je reprends mon autre ordi, sauf que voilà ! Je suis maudit ! Les logiciels ne fonctionnent plus.... Les drivers non plus. Je dis peu d'injures, mais je ne pouvais plus me retenir. 6 mois d'attentes et de résolutions de problèmes pour ça...
      Je réinstalle tout, refais les manips, prend mon mal en patience... Et y arrive enfin ! 1h plus tard...
      J'installes la lunette dehors avec la caméra, et là tout plante. Plus d'accès à certains documents, etc. Je trouve vite le problème. Il fait -5°C, les disques ont froids. Je chauffe comme je peux mon disque et lance dans la foulé un jeu vidéo un peu gourmand en ressource. Le processeur chauffant, je récupère le flux d'air chaud du ventilateur avec un bonnet et à l'intérieur mes disques dures. J'ai été un peu surpris par l'efficacité du processus, et du temps que j'ai perdu... 2h... Je lance enfin mes poses. Tout semble aller pour le mieux. 10*1min sur chaque couleur. Mais, j'ai oublié de cocher une case. Celle qui enregistre les images dans le dossier. J'ai donc pris des images pour rien durant 40min....
      Je coche la case, et recommence tout. Sauf qu'avec la fatigue, je ne fais plus aussi bien la mise au point à chaque changement de filtre. Ma couche verte et bleu est un peu flou.
      Après je fais un passage sur le cheval. J'ai un projet d'image sur cette nébuleuse. Mais je suis tellement fatigué que je m'endors. Et n'ai pu faire que la couche rouge car Orion commençait à se coucher. ( Vous imaginez le temps que m'ont pris les emmerdes maintenant ! )
      Ensuite je n'ai rien pu faire, la caméra étant trop lourde pour faire la mise au point à une certaine hauteur et moi complètement dans les choux car j'aurais tout simplement pu faire la Lune avec l'ASI.
       
      Voici donc les deux images de cette éprouvante nuit d'hiver dans les Alpes !
       
      william optic 110/770 apo
      ST7
      Filtres RVB Astronomik, 10*1min chacun pour Orion et 5*2min sur le cheval en couche rouge.
       

       

       
      Merci à ceux qui ont prit la peine de me lire. C'est un peu long.
      Maintenant "il n'y a plus qu'à" comme on dit.
      Bon ciel,
      Kristen
    • By xavierc
      Nuit du 10 au 11 août 2021
      Dobson Factory Mirrosphère 508/1920
      Dans le virage est du parking de la station de Valdrôme

      14 dessins : 9595 à 9608.

      Je suis opérationnel à 22h37, quasiment comme hier. Quelle routine!
      Il y a de l'animation par ici.
      Je n'ai pas mis le pull, juste le manteau, car j'ai trop chaud.
      Ce manteau reste indispensable avec ce télescope car il sert de rangement aux oculaires, pour pouvoir les interchanger sans descendre de l'escabeau.

      De la musique se fait entendre vers la station.

      Je regarde un amas globulaire d'Ophiucus pour entamer la nuit.

      Observation 9595 : NGC6235.
      201x, 276x, 85x. Facile, il est déjà résolu à 85x, considérablement faible et petit.
      La forte turbulence de 4 à 5 sur 5 à 276x limite la résolution de l'amas du coup.


      Puis je dessine 2 nébuleuses planétaires d'Ophiucus.

      Observation 9596 : PK358+7.1.
      Réagissant bien au filtre Oxygène 3, elle demeure très faible et un peu floue à 201x.


      Observation 9597 : NGC6369.
      Cette autre nébuleuse planétaire réagit encore mieux au filtre Oxygène 3 et montre du détail. Vue à 85x, floue, elle montre déjà une structure annulaire.
      Le grossissement idéal est de 402x, 631x la rendant trop floue à cause de la turbulence forte de 4 sur 5.
      Je n'ai pas décelé d'étoile centrale. Je vois un bel anneau à 402x, le filtre Oxygène 3 n'en montre pas plus.


      A minuit, les premiers flashs embrasent le ciel à cause d'orages au sud.
      Ca ne rend pas évident l'observation d'une galaxie de la Grande Ourse, cette brusque montée en luminosité du fond de ciel à chaque éclair!

      Observation 9598 : NGC5368.
      Cette galaxie vers M101 est petite et considérablement faible à 85x et 201x.


      Le ciel au sud se bouche.
      J'observe une autre galaxie de la Grande Ourse mais les nuages écourtent le dessin.

      Observation 9599 : UGC8837.
      A 201x, elle est diffuse, très faible à VI1.


      Ca se couvre, le risque orageux à 6kms au sud menace de déborder sur nous.
      Plein de gens ont remballé à cause du risque d'orage. Grâce au smartphone du travail qui capte le réseau SFR, l'un des seuls passant ici, je constate que l'orage reste cantonné au Sud. Donc je laisse le matériel opérationnel.
      Pari gagné, j'observe une galaxie du Dragon alors que ça se redégage.

      Observation 9600 : NGC6386.
      Vue facilement à 85x, elle est très diffuse à 201x, puis trop sombre à 402x.


      Puis d'autres galaxies de cette constellation circumpolaire sont patiemment couchées sur ma feuille de dessins.

      Observation 9601 : NGC6385/7.
      NGC6385 se révèle considérablement faible et diffuse et sa voisine est faible et assez nette à 201x.


      A 2h, les irréductibles encore levés par ici sont Nicolas Biver, Serge Vieillard, Jean-Pierre le photographe "l'indéboulonnable du talus".

      Observation 9602 : NGC6409.
      Cette galaxie demeure faible à 201x, diffuse et allongée.


      Observation 9603 : NGC6594.
      C'est un copié-collé de la précédente, elle est faible à 201x, diffuse et allongée.


      Observation 9604 : NGC6597.
      Voici un peu de changement avec celle-ci qui reste minuscule à 201x, comme une étoile faible très floue.


      Je change de constellation à 3h, direction une double galaxie Arp du Verseau.

      Observation 9605 : NGC7284/5_= Arp93.
      Ce duo Arp en interaction est vu comme une faible double galaxie à 85x. A 201x, NGC7284 est un peu plus brillante, considérablement faible, et NGC7285 est faible.


      Je dessine une autre galaxie du Verseau.

      Observation 9606 : NGC7256.
      Vue dès 85x, elle est faible à très faible à 201x et roucoule avec une étoile collée tout contre elle.


      Après un habituel coup de barre et ma micro-sieste de navigateur vers 3h30 dans le siège de camping, je pointe la fameuse comète 67P Churyumov-Gerasimenko dans les Poissons.

      Observation 9607 : comète 67P Churyumov-Gerasimenko.
      Je remarque dès 85x la comète visitée par Rosetta et Philae qui s'y sont tellement plu qu'elles y ont emménagé définitivement, et à 201x son centre considérablement faible et sa queue très faible à perceptible.


      Des passages de voiles gênant à 4h pimentent la fin de nuit.
      J'essuie un échec sur la comète Tempel 2 dans le Taureau.
      La lampe de poche s'est démontée, j'ai remonté son puzzle pour pouvoir finir la nuit, et j'ai mis un adhésif de fortune (autocollant avec code barre au dos de mon nouveau classeur de programme d'observation) pour que ça tienne.
      Puis les nuages sont revenus à 4h30, fichtre!

      J'ai attendu une demi-heure qu'ils partent pour regarder Uranus dans le Bélier. Mais le ciel est vite devenu trop clair pour voir plus que 2 de ses satellites, et je termine mes observations à 5h12.

      Observation 9608 : Uranus et ses satellites Titania et Obéron.
      Cette nuit ou plutôt ce matin, la géante vert clair pâle ne semble accompagnée que par ses satellites Titania faible et Obéron considérablement faible à faible à 631x. Turbulence forte de 4 sur 5. J'avais réussi à en voir 4 avec ce télescope une nuit avant ces vacances.


       
    • By xavierc
      Nuit du 9 au 10 août 2021
      Dobson Factory Mirrosphère 508/1920
      Dans le virage est du parking de la station de Valdrôme
       
      13 dessins : 9582 à 9594.

      22h40 sonne le début de séance par des galaxies de la Grande Ourse dont des Arp.

      Observation 9582 : NGC3738 = Arp234.
      Vue à 85x, elle est assez faible à considérablement faible à 201x, et montre à 276x des nodosités difficiles VI3 à VI5.


      Observation 9583 : NGC3756.
      Elle est très diffuse et très faible à 201x.Les détails sont difficiles, je note son centre plus brillant flou en vision indirecte.


      Observation 9584 : NGC5250.
      Cette galaxie est condensée à 201x, considérablement faible au centre.


      J'en profite pour dessiner quelques galaxies des Chiens de Chasse sur la même carte Uranométria, ce n'est plus trop de saison maintenant, je me rattrape de ce printemps de confinement puis couvre-feu dû à ce satané Covid.

      Observation 9585 : NGC5225.
      Elle est vue petite et faible à 85x. A 201x, le centre est considérablement faible et le reste est faible.


      Observation 9586 : NGC5238.
      A peine visible à 85x, elle est très diffuse à 201x, très faible, avec son centre difficile à détacher en vision indirecte.


      Je reviens vers le ciel d'été, destination une nébuleuse diffuse du Cygne.

      Observation 9587 : Sh2-101.
      A 85x, elle est très diffuse mais sûre, très faible, aussi vue avec le filtre Oxygène 3 qui réagit très bien, et avec le filtre HBêta répondant assez faiblement.


      Sur le chemin des toilettes sèches du parking, vers 1h30, je regarde Jupiter dans le télescope de 400 de Nicolas Biver. A chaque fois que je passe chez lui il est sur un objet du système solaire, notamment cométaire. Un hasard?

      Je dessine ensuite un amas ouvert du Cygne du côté de la Nébuleuse du Croissant.

      Observation 9588 : IC4996.
      Cet amas ouvert est superbe, brillant et concentré à 201x.


      J'ai chaud avec le manteau.
      La position d'observation devient malcommode au zénith pour le dessin, j'ai mal au dos.

      Tel un martyr du zénith faisant fi de ses courbatures, je regarde malgré la douleur une nébuleuse planétaire du Cygne.

      Observation 9589 : NGC6881.
      Repérée à 85x par blinking avec le filtre Oxygène 3 qui répond bien, elle montre un petit diamètre à 201x, considérablement faible. Le centre est plus brillant mais la turbulence de 4 sur 5 limite la résolution pour en voir plus à 631x. Elle s'efface avec le filtre HBêta.


      Je soulage mon dos en visant plus bas le reste de la nuit, d'abord Neptune et Triton dans le Verseau vers phi-96.

      Observation 9590 : Neptune et Triton.
      A 631x Neptune est brillante bleu ciel pâle. Son satellite Triton est faible, et déjà soupçonné à 85x.


      Je suis retourné faire le plein d'eau au jerrican de ma tente.
      Association d'idée avec la constellation suivante? Car les galaxies pointées ensuite nagent dans les champs stellaires des Poissons à proximité angulaire de l'autre planète bleue du système solaire.

      Observation 9591 : NGC7700 et NGC7701.
      Du côté de Neptune, je regarde cet autre duo, mais extra-galactique cette fois. NGC7700 est assez faible à considérablement faible, et NGC7701 est faible et allongée à 201x.


      Toujours sur le thème de l'eau, j'observe un groupe de galaxies Arp dans le Verseau.

      Observation 9592 : PGC70127/PGC70130 = Arp314.
      Je vois les 2 à 85x. PGC70127 est considérablement faible et PGC70130 est faible à très faible. 201x, 276x.
      Une troisième tache VI5 donc limite n'est pas réelle (un faux positif, zut je regarde trop les infos!).


      J'assiste au rendez-vous de la comète 67P Churyumov Gerasimenko dans les Poissons avec une galaxie dans le champ.

      Observation 9593 : comète 67P Churyumov Gerasimenko et galaxie IC182.
      A la position prévue (4h30 sur le dessin), elle révèle à 201x sa coma faible à très faible et sa queue en vision décalée. Elle va vers une galaxie faible à très faible, diffuse, IC182.
      Amusante conjonction!


      Une sauterelle sur le carnet de dessins m'a fait sursauter avant d'elle-même sauter vers d'autres horizons.

      Je termine avec des galaxies Arp dans le Bélier.

      Observation 9594 : IC195/IC196 = Arp290.
      Vues dès 85x, elles sont respectivement faible et considérablement faible, allongée et incurvée vers IC195 à 201x.


      Le vent s'est levé, et a apporté des nuages gênants dans l'aube.
      Les affaires sont restées sèches cette nuit.
      Je remballe à 5h07, le couperet de l'aube étant tombé sur mes cibles d'observation.
    • By RIGEL33
      Nocturnes hivernales pour les scolaires en 2022
       
      Le mardi 11 janvier et le vendredi 14 janvier 2022, deux écoles primaires de Gironde ont fait appel aux animateurs d’ASTRONOMIE GIRONDE 33 dans le cadre d’un projet scolaire commun.
      Le mardi, c’est à Saint-Macaire que quatre bénévoles d’AG33 ont retrouvés deux classes de CM1-CM2 et le vendredi, c’est à Saint-Selve que trois bénévoles d’AG33 ont retrouvés une classe de CM1-CM2. A chaque fois, les parents étaient aussi présents, comptant les petits et grands frères et sœurs des élèves. Les deux animations se tinrent de 17h30 à 20h.
       
      Le brouillard qui s’invite régulièrement en journée en cette période, avait miraculeusement épargné ces deux soirées où la Lune et Jupiter furent les cibles principales pour le plus grand bonheur des enfants. Un télescope équipé d’une caméra transmettait l’image de la Lune sur un écran d’ordinateur. Les participants pouvaient alors, en manipulant la télécommande de la monture, voyager sur la surface lunaire, s’attardant sur les formations les plus intrigantes. Deux dobsons et une lunette pointaient aussi l’astre sélène et la géante gazeuse mais purent montrer des amas d’étoiles et des étoiles double. Grâce à un laser vert, un planétarium sur ciel ouvert fit découvrir les constellations circumpolaires aux enfants en y associant les histoires mythologiques qui leur étaient associées. Un final sur l’observation de la grande nébuleuse d’Orion clôtura la soirée.
      Si à Saint-Macaire l’environnement dans l’enceinte de l’école était plutôt sombre, il n’en était pas de même à Saint-Selve. La commune n’avait pas coupé les lampadaires les plus proches comme promis à l’enseignante. Les cours de tennis à proximité resplendissait de lumière, ainsi que les enseignes de la pharmacie placée de l’autre côté du stade. Ceci ne permit pas de faire du planétarium car on voyait à peine les constellations… même l’astérisme de la Grande Casserole était en partie effacer. Seul le repérage de la polaire pu se réaliser. Le cimetière à proximité du site d’observation était le seul endroit sombre mais qui permettait juste de détailler un peu les étoiles des constellations d’Orion et des Gémeaux. La soirée s’acheva plus tôt que celle à Saint-Macaire car la gelée avait fait son apparition assez tôt, refroidissant l’enthousiasme des plus curieux.
       
      Mais au final, les enfants et leurs parents étaient ravis de leur petite sortie astronomique. Gageons que certains pourront nous rejoindre sur notre site d’observation habituel à Saucats où nous pourrons poursuivre cette découverte du ciel nocturne.
       
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      Retour en images à Saint-Selve
       

       

       

       

       

       

       
    • By xavierc
      Nuit du 8 au 9 août 2021
      Dobson Factory Mirrosphère 508/1920
      Dans le virage est du parking de la station de Valdrôme
       
      13 dessins : 9568 à 9580.

      Je suis prêt à observer à 22h15. Le crépuscule nautique est commencé.
      Je commence par du lourd, le gros amas globulaire M22 du Sagittaire dessiné pendant une heure.

      Observation 9568 : M22.
      138x. Bleuté ciel. Très riche, le dessin reste approximatif vu le nombre d'étoiles.


      Puis je croque une nébuleuse planétaire dans la même constellation, mais la turbulence forte de 5 sur 5 floute tout ça.

      Observation 9569 : IC4732.
      Repérée par blinking Oxygène 3 (réponse bonne) à 85x, elle est faible et stellaire à 201x.
      A 631x la turbulence est immonde 5 sur 5, il est impossible d'atteindre une mise au point fine.


      Des chouettes discutent au sud-est.

      Je pointe ensuite quelques nuages obscurs vers gamma de l'Aigle.

      Observation 9570 : B334.
      85x. Sombre mais à bords flous. Forme serpentante.


      Observation 9571 : B335.
      85x. Sombre, assez délimité du côté sud-ouest et flou ailleurs.


      J'ai froid aux mains ayant fait l'impasse sur les gants.
      Un coup de barre à 1h me freine temporairement.

      Je pars alors vers des galaxies entre la Petite Ourse et le Dragon dont des membres du catalogue Arp.

      Observation 9572 : NGC5939.
      Considérablement faible, allongée sans équivoque à 201x.
      A 276x des nodosités VI4 à 5 sont vues dedans.


      Observation 9573 : Arp109 = IC1146 et PGC56057 et PGC56063.
      IC1146 est considérablement faible à faible, PGC56057 est très faible à VI1, et PGC56063 est très diffuse et faible à très faible.


      Fatigué à 2h30, je fais une micro-sieste dans le siège de camping, ça marche car je suis requinqué pour le reste de la nuit.

      Suite des galaxies entre la Petite Ourse et le Dragon.

      Observation 9574 : NGC6015.
      Facile à 85x. A 201x assez faible à considérablement faible, très diffuse. Cotonneuse, zone centrale plus brillante, nodosités.


      Observation 9575 : NGC6048.
      85x, 201x. Vue dès 85x. Turbulence moyenne à 201x. Faible.


      Observation 9576 : NGC6071.
      201x. Soupçonnée à 85x. Repérage difficile. Très faible à VI1. Centre très discret.


      La turbulence est de 3 sur 5.

      A 3h30 je me permets une pause sous forme de tour sur le parking.
      J'ai vu la comète "Churyumov Gerasimenko" 67P dans le télescope de 400 de Nicolas Biver et la nébuleuse de l'Iris NGC7023 dans le télescope de 600 de Magnitude 78.

      Je retourne à mes petites galaxies de la Petite Ourse.

      Observation 9577 : NGC6079.
      201x. Centre faible, pourtour très faible.


      Observation 9578 : NGC6091 et IC1204.
      201x, 276x. la NGC est très faible, et l'IC est très faible à VI1, je doutais que ce soit une galaxie sinon une étoile double faible.


      Je regarde la comète P/Finlay 15P dans le Taureau à l'aube à 4h40.

      Observation 9579 : Comète P/Finlay 15P.
      Très très faible, elle est très diffuse et soupçonnée à 85x, confirmée à 201x sur fond de ciel s'éclaircissant.


      Puis une galaxie Arp de la Baleine finie à 5h06 dans le ciel devenu trop clair.

      Observation 9580 : NGC702 = Arp75.
      201x, 276x, 402x. Considérablement faible à faible. Une zone en panache part au nord. Des détails fins se dévoilent vers le noyau à 402x.


      L'aube est là.
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