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Danjon & Couder, les achromats en 1935

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Tant mieux :-) Et mon cerveau est différent de celui de Daube-sonne?

Edited by jm-fluo

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Nan, tu n'as pas la même "poussière" dans chaque œil quand même ?

----------------------

J'en reviens à mon histoire de couleur pour Mars.

J'ai noté les marquagess de Couder et Texereau sur les grosses lulus testées/réparées, je me demandais si la limite utile pour mesurer un instrument planétaire c'était 635-638 dans le rouge. On est là entre 15% et 25% pour la sensibilité de l'oeil et pour la discrimination contraste : on challenge avec du 50-60% quand on coupe à 610nm.

L'idée c'est de savoir ou est le bord ou où on centre. Avec le modèle de D&C, je retrouve la largeur désirée de plage et ses requis (diff. limited ou .15rms)

Edited by lyl

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re,

 

Jm-fluo, les corps flottants sont d'autant plus visibles que le "pinceau" de lumière qui entre dans ton œil est fin. C'est la pupille de sortie qui donne la taille de ce "pinceau" ; pour comprendre rapidement, si le pinceau est large ce n'est pas une microscopique poussière qui va l’occulter, mais s'il est très petit...

 

Avec la bino :

Les corps flottants ne sont pas identiques d'un œil à l'autre, si bien que si une de ces poussières est vue devant Jupiter par un œil mais pas par l'autre, son impact ne sera que de 50%. En gros au lieu d'âtre bien noire elle sera "grise". Moins évidente, moins gênante. Ce que dit Myriam, le cerveau fait la fusion des images, il nettoie en gros les poussières d'un œil avec la vision plus propre de l'autre.

 

Donc deux outils pour combattre les corps flottants : le diamètre pour avoir une plus grosse pupille de sortie à un même grossissement (dicté par le ciel, le lieux...etc) et une bino.

 

Amicalement, Vincent

Edited by Daube-sonne
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il y a une heure, Daube-sonne a dit :

le diamètre pour avoir une plus grosse pupille de sortie à un même grossissement

C'est essentiel. La zone de focus dans l’œil devient très longue quand le diamètre de pupille diminue. 1mm de pupille dans l’œil c'est 1mm d'ouverture pour 17mm de longueur focale !

f/D=17 donne plus d'un demi-mm de plage de netteté et de prise en compte des corps flottants. 8 λ (f/D)2

Texereau le disait : passe de 1.2mm de pupille à 0.6mm et tu as 400% de chance de voir des corps flottants qui sont des cônes et bâtonnets morts. (2.3um de diamètre et long ....)

Grossir c'est utile pour discriminer du contraste mais le risque d'éléments perturbants devient immense. La limite de confort dépend de l'entrainement, de la fatigue et de l'âge, de la luminosité disponible.

 

Pour les étoiles doubles pas trop de soucis : 80x / inch. (x3,2 D), on examine un contraste de type interférentiel pour lequel l’œil distingue des traits et des points, son point fort (cf two-point resolution et vernier or nonius acuity). Il faut grossir suffisamment.

 

En planétaire c'est difficile : entre 1,25 D et 2,6D d'après une étude statistique suivant le contraste disponible. C'est du Pattern recognition ou Grating resolution. Je pratique du 1,66D ou 2D par excellente condition, mon instrument me le permet.

 

acuite.JPG

 

J'ai pratiqué longtemps en microscopie sur des tailles de 3um et en-dessous à 10-15x la résolution minimale (0.575um/2) (15x : mode fluorescence en proche UV) et ça me fait sourire quand certaines personnes me parle sans vergogne de 300x sur une 100mm en planétaire : ça n'a pas de sens. Voir et distinguer, ce n'est pas la même chose.

Edited by lyl

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"

J'en reviens à mon histoire de couleur pour Mars.

J'ai noté les marquagess de Couder et Texereau sur les grosses lulus testées/réparées, je me demandais si la limite utile pour mesurer un instrument planétaire c'était 635-638 dans le rouge. On est là entre 15% et 25% pour la sensibilité de l'oeil et pour la discrimination contraste : on challenge avec du 50-60% quand on coupe à 610nm.

L'idée c'est de savoir ou est le bord ou où on centre. Avec le modèle de D&C, je retrouve la largeur désirée de plage et ses requis (diff. limited ou .15rms)"

 

Alors sur ce segment on commence à introduire les visions spéciales qui dépendent de l'observateur.

C'est typiquement la vision mésopique, le mix de scotopic et photopic. 

Il y a ces courbes de sensibilité d'un oeil standard souvent publiées et ne représente qu'une population moyenne dite standard.

Il est possible de discerner aussi à 700nm, ce n'est pas performant mais çà fait encore pour certains.

On peut faire le test avec les filtres IR742 et 807 pour voir si une clarté reste encore perceptible. Certains la perçoive beaucoup non, filtres  restant opaque pleinement.

Quand aux niveaux de sensibilité à 610nm on peut friser les 75-80%, 25-30% à 635nm. C'est workable, ce qui change c'est la résolution capable de l'oeil en fonction de l'éclairement rétinien. Pour la raie du methane à 619nm c'est 60% de sensibilité à priori et c'est une bonne couleur orange à cette fréquence qui offre la possibilité de forts grossissement pour atteindre la résolution de l'oeil sur cette fréquence.

Je ne vois pas bien en fait ton objectif de faire dans la couleur rouge et pour quels types d'objets planétaires.

Faut pas se fier au comportement de l'observateur en plein jour regardant le soleil en Halpha, l'éclairage solaire ambiant même sous un drap noir est gênant et amoindrit la vision capable de l'oeil.

C'est sur que le doublet doit suivre sur ce domaine de couleur rouge, la conséquence c'est la perte de la couleur bleue. Tjs un compromis avec le strehl minimum nécessaire.

 

Schématiquement sur les planètes telluriques il faut une capabilité

en UV 370-380nm, bleu 435nm, 

vert standard style W56-58

jaune orange style W8-15-21

rouge 619-632nm,

NIR 742-807 et plus

 

les géantes glacées

IL

jaune W8

rouge 619nm et supérieur à 650nm.

Pour un doublet couvrir du bleu au rouge n'est pas possible sauf à faire un compromis boiteux sur le bleu et le rouge en centrant jaune vert.

Après faut changer le design et penser réflecteurs sans aucun élément réfracteur qui ne font pas du sphérochromatisme: newton pur, cassegrain classique, rc.

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En même temps ce n'est pas possible, on est d'accord. Mais la force de l'achromat est de ne pas figer la mise au point par entrecroisement des couleurs et abandon de facto du critère original d'Abbe : deux annulations de l'aberration sphérique.

 

Le critère moderne d'apochromatisme limite la plage de mise au point.

spherochroma-CloudyNights.png

 

Sur un Danjon & Couder (je vais nommer ça comme ça) le critère de tautochronisme est au-delà de l'achromatisme F-C. C'est "le truc en plus".

 

En changeant la mise au point on peut parcourir la plage couleur en ayant toujours une gamme, une plage fine de résolution.

 

Les grandes lunettes servaient beaucoup à ce but : résolution de doubles, spectroscopie et que dire encore. L'astronomie planétaire n'est pas que voir avec précision mais aussi à mesurer les détails. La spectroscopie permet d'analyser la présence de tel ou tel type de matière, métaux, gaz présent à distance.

 

Un Achro D&C (avec un tautochronisme élevé) doit aussi donner une plage d'analyse d'une largeur correcte.

En mise au point de base, calée planétaire, un D&C général comme la 215mm f14 de la SAF est un bon modèle que je vais analyser (il était un outil de la commision Mars), mais d'ores et déjà, il y a des indicateurs

Je cherche là dedans et je prends tes indications :

http://atom.lylver.org/AstroSurf/PDF/Texereau/1952LAstr__66__413T.pdf

Est-ce que les points sur la page 1 sur le graphe ne servent à rien ?

Oh que non le graphe de la page 1 est l'annonce de la réussite face à "un objectif de second ordre mal achromatisé et zoné°"

Ouch, Texereau est sévère.

° : tautochronisme raté.

Edited by lyl

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"J'ai pratiqué longtemps en microscopie sur des tailles de 3um et en-dessous à 10-15x la résolution minimale (0.575um/2) (15x : mode fluorescence en proche UV) et ça me fait sourire quand certaines personnes me parle sans vergogne de 300x sur une 100mm en planétaire : ça n'a pas de sens. Voir et distinguer, ce n'est pas la même chose."

 

Pas trop d'accord avec cette affirmation.

C'est surtout une affaire d'éclairement rétinien qui pose la capabilité de l'oeil en terme de résolution, points traits etc. Il faut amener le détail à une dimension suffisante qui permet de le distinguer avec son contour défini. Parler de pupille de 1-1.2mm fera à coup sur un masquage de beaucoup de détails baignés dans la trop forte lumière du fond de disque planétaire, c'est le glaring.

300x sur mars avec 100mm c'est loin d'être idiot, on peut faire avec une vixen 102-1000 ou 1300.

Ce qui est avancé de D et C ne sont que des approximations données pour faire comprendre dans un premier temps que l'oei a des performances variables selon des conditions. C'est plus complexe et assez tabulé aujourd'hui pour évaluer une situation. Croyez pas que Texereau ne savait pas, il le savait mais en 1950 c'était déja assez complexe pour le développer dans un bouquin destiné au public.

300x dans une 100mm cela a du sens.

Elaborer un contraste de 5% dans une image demande bien plus que cette pupille de 1mm à l'oculaire.

5% dans une 100mm qui peut faire 15% dans un 400mm si le seeing est parfait. Et ces contrastes ne sont ceux que ceux de l'image au foyer du tube, on aimerait quelque part aussi avoir une idée exacte du contraste planétaire en lui même, celui du sol.

Un certain côté de l'enjeu à prendre en compte en visuel et il n'y a pas de réponse donnée.

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Dans la fovéola, 1mm de pupille, 1' d'arc c'est 5um pour les 17mm de focale de l'oeil moyen, cela correspond à un assemblage/pavage de 3 deux cônes L et un cône M (pas d'autres type) de chacun 2,3um de diamètre. (ça peut différer un peu mais c'est rare comme pour moi). (un cône de fovéola c'est ~19" d'arc)

sur-echantillonage-oeil_hexagonal.jpg.00ddabd2572a4464832861258c6f0af4.jpg

Grossir :

à x2D amène 10um et beaucoup de cônes (28-30 au pif). Le contraste interprété par le cerveau est un mécanisme qui s'élabore avec un apprentissage.

Il faut une paire de cônes du même type pour un premier signal 0 / 1.

Des personnes non entrainées vont avoir une plage faible de contraste et vont se sentir mieux en sollicitant fortement beaucoup de neurones (il y a toujours des pertes d'informations : âge, entrainement, génétique) mais une étude statistique assez vaste a montrée les limites spatiales et temporelles car le temps d'analyse du cerveau se fait par cycle déterminé : celà impose une limite (~24 images/s)

Je ne peux être formelle, le facteur aléatoire humain joue, mais la moyenne de la population répond à cette caractéristique.

 

Edited by lyl

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Interessant de connaitre la physiologie de l'oeil, cela répond déja au pourquoi des modes de vision.

Mais cela ne répond pas de façon brute à la question de la nécessité de forts grossissements.

Il n'y a que les tests sur personnes qui peuvent y répondre pour déterminer schématiquement les courbes de performance pour la vision oculaire: eclairement rétinien, couleurs d'observation, résolution résultante sur des images de différents contrastes style réseau de points, de traits B/W, traits avec transitions sinusoïdales, etc... on peut imaginer bien des images types.

Ces réponses sont données, entre autres, sur le site telescop-optics.net qui fournit quelques chiffres pertinents.

Sur un réseau de traits B/W il peut être atteint 0.7% de contraste limite avec 10 cycles par degré sur le réseau de traits et un éclairement bien faible.

Alors quand on observe à l'oculaire on reste bien loin de ces conditions données style pupill exit 1mm, 30cycles/°, il y a forcément de la perte en ligne qui s'ajoute à ce problème d'éblouissement de la rétine (avec quelques mililux d'éclairement, étonnant!).

Faut prendre en compte ces inconvénients, et le meilleur doublet le mieux designé n'est pas gagnant si les surfaces optiques en rugosité sont moyennes à rugueuses, cette qualité commerciale usuelle.

300x sur un 100 théorique sans aberration, 100mm parfaite, ce n'est pas idiot et faudrait en fait un peu plus pour exploiter pleinement tout le potentiel du 100mm tous les contrastes possibles jusqu'à disons 1% ce qui est relativement plus confortable.

Autant dire que dans un 400 faudrait 1200x autant dire aussi que il y aura de la perte en ligne par rapport au potentiel théorique du 400 parfait limité seulement par la diffraction.

Tout ce qui vient derrière, qualité de polissage, aberrations, seeing ira en déduction et amoindrira assez rapidement ce potentiel théorique.

10 cycles/° 0.7% quelques mililux qui peut l'assumer? vraiment assez peu de personnes. Il y en a et eu.

Les anciens style Antoniadi, Cruikshank, Pickering en étaient, ce ne sont pas les seuls.

Un exemple de vision qui fait polémique: la division d'encke au 200-250.

Théoriquement possible au 200 avec un contraste résultant déterminé par la diffraction qui limite avec ouverture parfaite qui ne fait que 2-3% et avec une clarté objet assez confortable.

Que représente 2%? Et il y a beaucoup d'observateur qui affirme avec 200-250x l'avoir vu avec contraste 1/1!

C'est évidemment une bétise. Dire que c'était 1/1 pourquoi pas encore car l'oeil surcompense naturellement.

Autre exemple tracer une ligne avec contraste 5% (word peut le faire) et imprimer laser sur un papier blanc puis chercher cette ligne. Résultat du test?

Faut matcher sa propre vision à l'optique selon les conditions du moment (rien de neuf) et considérer ce qui est obtenu qui est très en retrait de résultats obtenables théoriquement. Une distance qu'il faut évaluer.

 

Il faut synthétiser  ces performances de l'oeil pour exprimer des conditions du moment, mon propos.

Pas simplement par des règles simplistes qui n'exprime que peu.

Déja le doublet de part son design est un filtre qui amoindri sensiblement un potentiel théorique mais compensé partiellement quand il est en action par de meilleures signatures sur les degrés de seeing (tube, local, ciel).

 

 

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il y a 32 minutes, rvuti9 a dit :

Tout ce qui vient derrière, qualité de polissage, aberrations, seeing ira en déduction et amoindrira assez rapidement ce potentiel théorique.

10 cycles/° 0.7% quelques mililux qui peut l'assumer? vraiment assez peu de personnes. Il y en a et eu.

C'est connu, Jean Texereau a écrit un article de base sur les méthodes de polissage et de mise à la bonne forme.

http://atom.lylver.org/AstroSurf/PDF/Texereau/1950C+T____66___57T.pdf

On retrouve les éléments dans le livre plus moderne de JP Marioge : Surfaces optiques

 

Ainsi qu'une étude intéressante sur l'effet des traitements anti-reflets ( C.Amra, ENSPM, page 486 §2 Ordres de grandeur )

J'ai eu une petite discussion avec Alain Badoche (MCM) sur le sujet : le niveau de poli utile avant traitement AR qu'il maitrise. L'effet des traitements mal réussi est visible en contraste de phase, particulièrement les multicouches ou les aluminures (empilement de colonnes de métal au lieu d'étalement)

 

On va retrouver le plus grand ennemi de l'observation : la turbulence.

Et l'effet de la turbulence et lié au diamètre de l'instrument. Au delà d'un seuil de diamètre, on augmente la collecte de lumière mais la résolution n'évolue que très lentement.

Edited by lyl

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il y a 54 minutes, lyl a dit :

Et l'effet de la turbulence et lié au diamètre de l'instrument. Au delà d'un seuil de diamètre, on augmente la collecte de lumière mais la résolution n'évolue que très lentement

Quel diamètre pour les meilleurs sites français?

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Il y a 15 heures, lyl a dit :

je fonctionne exceptionnellement à 0,6-0,5mm de pupille : le plus souvent entre 1,3 et 0,75mm. Mais c'est la turbu qui dirige à chaque fois.

Idem pour moi, en BINO, je suis à 0,7 et 0,6 de pupille en planétaire et 0,5 en lunaire. Je navigue donc entre G=1,5D, G=1,7 et G=2,2D suivant les cibles et les conditions atmosphériques ;-)

NB : avec la Perl-Vixen Fluorite de 102 mm

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Il y a 1 heure, lyl a dit :

Et l'effet de la turbulence et lié au diamètre de l'instrument. Au delà d'un seuil de diamètre, on augmente la collecte de lumière mais la résolution n'évolue que très lentement.

Tout à fait d'accord avec toi , mais n'oublie pas que l'apport de luminosité permet aussi l'amélioration de la perception des contrastes les plus faibles ainsi que la perception des couleurs. ;-)

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il y a 57 minutes, STF8LZOS6 a dit :

Quel diamètre pour les meilleurs sites français?

On a des données sur le seeing pour Saint Véran, mais pas pour la Vendée !

Seeing Saint-Véran.png

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Le diamétre minimum est une APO de 130, après si tu peux une APO de 150 mm ou même 180 mm reste l'idéale ;-) Je parle uniquement pour le planétaire ;-)

Edited by jm-fluo
  • Thanks 1

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Quel modèle d'apochromat est compatible planétaire dans ces diamètres selon vous ?

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Myriam, cet objectif de qualité exigé par l'oeil (10 cycles, 1%, quelques mililux) quel instrument peut aussi l'assumer?

Réponse aucun, encore moins tous ces réfracteurs y compris apo même les tops.

Je vais sans doute faire crier mais vraiment aucun en action et sur le papier déjà.

Bien sur la turbulence qui fait chuter les contrastes de, aux dires de Texereau, de 20-23% par step de l'échelle de danjon.

Faut pousser un réflecteur parfait dans un très bon site pour s'y approcher de cette perf oculaire dans toutes les couleurs du spectre.

Pour gratter très peu en action inutile de dépenser 15000 pour une 150 alors que le reste à disons 1000 est à peine derrière en résultats.

Ma conclusion c'est un compromis entre la perf oculaire propre à chacun, le site d'observation, la perf du tube en action. Le meilleur machin sur le papier n'est forcément pas celui le mieux en action. Un bilan avant investissement s'impose naturellement.

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Bah tu dis 10cycles, c'est 15'   6' d'arc ça : pour une reconnaissance de "forme" c'est plus fin non, c'est 5' d'arc pour la forme (x5 discrimination minimale comme le test de Monoyer)

Je restais dans le confort pour ma part mais quand même au-dessus de 10 cycles, plutôt à 30 à 12 pour valider les formes lithographiées mais j'avoue qu'on était sur une observation avec forte illumination.

contrast.JPG.619a656a485e5481887ff4b80b2140e5.JPGAcuit%C3%A9-visuelle-cycles-et-angle-minimum-de-resolution-MAR.png

 

 

Allez hop, je reviens sur Mars et les autres telluriques.

Une petite statistique de l'illumination de Mars remontée par la camera de cartographie CRISM-VNIR.

Je dirais volontiers que ce serait bien de couvrir 575-650nm. Il y a un pic entre 600 et 623 (à peu près), on retrouve le méthane qui absorbe à 619.

 

En bref, c'est très orange (pas aussi rouge qu'on le voit sur certaines photos) ... On a qu'à mettre une plage assez large (jaune-rouge) pour visualiser la plupart des états hydratés des oxydes de fer, c'est ce qui devrait être les nuances de Mars et les échappements de gaz méthane. Sur un achromat de ce style, on a souvent les couleurs vert-bleu qui sont piquées un peu avant le H-alpha. Ca permettra aussi de voir les nuages d'altitude qu'on filtre en bleu.

 

En faisant la map différemment, au lieu de centrer e-d (546-588) en terrestre, on peut équilibrer une plage adjacentre entre la raie HeNe 633nm et les raies du Sodium/Helium à 588nm : ça fait à peu près .95 de strehl sur un achromat D&C dédié planétaire. Le jaune vert sera moins net, en gros l'autre plage et avec le repliement on récupère du bleu-vert que j'ai déjà vu et qui est cité dans le texte joint.

 

A voir ce que donne les apochromats à 633nm, 0,95 c'est pas forcément gagné vu qu'on leur impose seulement ~0.8 strehl à 656nm pas très loin et du coup comme les fabricants cherchent le f/D court (apo photo), eh bien ça plie l'aberration sphérique et tu ne peux pas la compenser.

CRISM-VNIR.gif.b807d218ec237cb9bf0e6c1e4be805dd.gifCRISM-VNIR-z.jpg.aab91b036c3641dd93cc3c4c25f940d9.jpg1-these-Guibert-PMC.png.61495e2e6446ba5c6919cb9fa15597a5.png2-these-Guibert-PMC.png.043176868892a3ce3468495c66c31adb.png

 

Ca donne aussi la possibilté de photographier la Lune un jour de turbu en monochromatique avec un filtre très rouge ou NIR sans trop perdre du à l'instrument.

Edited by lyl
correction cycle/s et résolution

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Cette courbe de moneyer: 10 cycles/° 1% de seuil et 0.017cd/m2, lumière blanche.

Quel est le grossissement résultant? Mars faisant 1500cd/m2 surfacique,  couleur orange rouge.

10 cycles/° c'est 6' sur l'oeil, déja à la louche il faut 3D si le résolvant est D/2 pour 1' sur l'oeil.

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Il me semble que Mars c'est jusqu'à magnitude -2.9 : 3,6 e-5 lux

magnitude 0 c'est 2,54 e-6 lux

Sur une 150mm avec un 98% de transmission et à x150 (pupille de sortie 1mm) -> 150*150*.98*3.6/100000 ~ 0.8 lux

 

J'avoue que je suis au-dessus de la plus haute courbe avec mes lampes tungstène dans le binoculaire de microscopie.

 

Pour Jupiter on est dans les mêmes plages : 0.17 à 1,7 cd/m2

Saturne est en dessous à .04 au max.

Comme par hasard, Bourge pensait à un 250-300mm pour Saturne :P pour aller tapoter les x400 de façon satisfaisante.

 

C'est peut-être pour ça que je pousse pas trop Jupiter : déjà à 2xD sur le 152f8, je descends sous les limites du contraste photopique, Jupiter est souvent vers -2,7 de magnitude : 3e-5 lux

Edited by lyl

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Mars c'est 1500cd/m2 surfacique sur mars pour un grossissement donné que reste-il sur la rétine?

Et puis 10cycle /° cela signifie que le détail 1% de contraste doit avoir une dimension de 6minutes d'arc sur la rétine. Cela va faire un très fort grossissement  S'il est vu à 3 minutes d'arc tjs à 1% il sera perdu en perception.

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Une chose m'interpelle dans vos échanges ou j'ai parfois du mal à suivre 😱 l'utilisation de filtres colorés semble apporter un réel plus à l'observation planétaire et pourtant je vois très peu de monde en utiliser sur le terrain... 

Là je pense à une utilisation avec ma 100 ED...sans oublier le polarisant variable que j'utilise jusqu'à présent qu'en observation lunaire.

Edited by zirkel 2

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même avec la 100ED j'utilisais encore des filtres colorés sur mars et vénus.

Ce n'est pas pour faire le contraste ou annuler une aberration chromatique, c'est pour l'étude des atmosphères.

Bien sur il y a des gens qui au premier coup d'oeil vous disent c'est ceci ou cela sauf que il y a beaucoup d'erreurs commises ou pour répéter la gazette du jour de l'astro.

Ce sont des outils tout comme un spectromètre, polarimètre etc...Cela apporte beaucoup au diagnostic.

C'est que aussi les couleurs sont dispersées differemment selon la profondeur dans l'atmosphère.

Le bleu et l'uv (nuages blancs, blue clearing), les hautes couches, le vert disons les couches moyennes (les mix poussières vapeur d'eau), le jaune et l'orange les couches proches du sol (poussières).

Allez sur le site de l'alpo us il y a des papiers entiers sur ces usages de filtres pour mars.

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Il y a 11 heures, rvuti9 a dit :

Mars c'est 1500cd/m2 surfacique sur mars pour un grossissement donné que reste-il sur la rétine?

Et puis 10cycle /° cela signifie que le détail 1% de contraste doit avoir une dimension de 6minutes d'arc sur la rétine. Cela va faire un très fort grossissement  S'il est vu à 3 minutes d'arc tjs à 1% il sera perdu en perception.

Je t'ai répondu sur l'éclairement mais pas avec les bonnes unités, je suis allée voir chez Vla, il a une courbe de Weber-Fechner en mL, milliLambert.

Je reprends : détecter 1% de contraste et pleine résolution sur Mars avec des petits instruments, c'est illusoire.

Il faut 1mL (milli Lambert) minimum ou environ 3.2 cd/m2 d'éclairement, autrement dit être tout près du photopique seul. On est pas au niveau de la vie courante à observer une page de couverture d'une revue.

 

Donc pour Mars en opposition, il faut une pupille de 2mm sur un réfracteur de 150mm de diamètre pour atteindre ce niveau d'éclairement de la rétine.

 

C'est plutôt des différences de 3 à 10% de contraste avec ce type d'instrument à 1mm de pupille.

A 2xD avec un 150 tu es juste au dessus des .17cd/m2 et donc espèrer plutôt 10%.

 

Personne ne semble me croire quand je dis que j'observe entre 1.3 et 0.75mm de pupille mais c'est normal, c'est un 152, pas le 200° de Jean Texereau sur lequel il conseille des observations entre 1mm (voire plus) et 0.6mm de pupille. Je comprends assez l'intérêt ancien pour la tourelle ou un bon oculaire zoom.

 

Sur la Lune pas de soucis, j'ai toute la lumière disponible... et je sors l'eudia 3.8mm quand c'est calme pour faire x320.

 

C'est un compromis tout ça, ce 150 est disponible souvent, même avec un peu de turbu. Je passe plus facilement à travers qu'avec le C8 de mon collègue de club, il me rattrape en fin de soirée avant qu'on remballe et ses images sont toujours moins saturée couleur et contraste.

---------------------------

Les filtres : ça sert à sélectionner des plages couleurs et donc à remonter le ratio de contraste sur le flux visualisé. C'est bête comme choux, on a des capteurs dans l’œil à 541,3 et 568,6 de sensibilité pic. Si on les noie avec toutes les couleurs ... ça marche pas de toute façon.

Je vous remets le poney : pas de couleur variée mais les détails sont là. A droite en rééquilibré pour une interprétation facile. La vixen 102M a du bleu gênant en terrestre, on ne voyait rien. Un filtrage, et les bleus et rouge lointain ont été soustrait.

On y voyait rien dans l'appart derrière : tout bleu.

poney-av.jpgponey.jpg

 

Le filtre sert aussi pour les apos moyennes, pour virer les longueurs d'onde dont l'aberration sphérique met un peu de soupe. Ce n'est pas pour la "beauté de l'image" mais pour exploiter les détails.

 

° : et à l'origine à la SAF un 200f7 comme standard avant son manuel avec un bon miroir l/8 l/10 et du coulant 27mm, pas forcément du 50. Obstruction oblige. Les 200f5 commerciaux de maintenant : bof bof.

Edited by lyl
remise en page

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Je te transmet ce tableau résumant pour certains objets les grossissements nécessaires pour voir aux limites d'un oeil standard.

 

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C'est Dale P Cruikshank qui l'a établi dans les années 40-50 en prenant en compte les paramètres de conditions opératoires, transmission de l'optique, transparence du ciel  et seeing.

C'est aussi pour une optique parfaite strehl 100%. µ est un coefficient qui défini une transmission de lumière instrumentale et du ciel local (µ 0.1 c'est un bon ciel de banlieue parisienne)

Pour le calcul de l'éclairement rétinien il faut tenir compte de la distance des planètes.

Bien sur établi pour l'observation nocturne, en plein jour il y aurait une réduction sensible des data.

Le seeing est défini comme une amplitude angulaire de déplacement image.

Ces affaires de pupille de sortie à l'oculaire 1mm ou 0.6mm c'est dépassé car en les prenant il y aura perte de détails, nombreux.

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    • By JMBeraud
      Bonjour à tous,
       
      On continue avec les nébuleuses planétaires, celle-ci plus lumineuse que la dernière (on pouvait difficilement faire pire). Il s’agit de Hartl-Dengl-Weinberger 2 (HDW2), SH2-200, ou PK 138.1+04.1, ainsi que l’amas ouvert Trumpler 3 dans le même champ. Nous sommes dans la constellation de Cassiopée aux coordonnées Ra 03 11 01 and Dec +62 47 45 [1]. Je trouve que l'amas ouvert ajoute une touche agréable à l'image et met bien en perspective la nébuleuse.
       
      Encore une fois, on peut découvrir deux parties distinctes, une principalement en OIII, l’autre en Ha plus vaste et lointaine du centre de cette vieille NP, témoin de la complexité des phénomènes mis en jeu lors de l’interaction des gaz en mouvement avec le milieu interstellaire environnant.
       
      Les conditions d’amusement :
      - T410mm, F/D 3.8, Wynne 3 pouces au foyer, barillet + tube construction personnelle avec araignée + PO Axis Instruments
      - A7S défiltré /refiltré Astrodon, Filtre STC Duo-narrowband
      - Echantillonnage 1.1"/pix
       - ciel urbain – SQM 20.30 environ
      - 3200ISO – DOF
      - 1003x30" = 8h22min – les soirs des 22 et 23 Novembre
      - Acquisitions par wifi via PRISM10, prétraitement et traitement SiriL V0.99.6 avec extraction Ha-OIII + PS
       
      [1] Lien SIMBAD : http://simbad.u-strasbg.fr/simbad/sim-id?Radius=10&CooEqui=2000&Radius.unit=arcmin&CooFrame=FK5&Frame3=G&Frame2=FK4&Frame1=FK5&output.max=all&output.mesdisp=N&Epoch3=2000.0&Epoch2=1950.0&Epoch1=2000.0&CooEpoch=2000&NbIdent=1&Bibyear2=2005&Bibyear1=1983&Equi3=2000.0&Ident=Sh 2-200&o.catall=on&Equi2=1950.0&Equi1=2000.0
       
       

       
      Zoom sur le cœur

       
       
      Animation des trois couches, dans l'ordre : verte, rouge, bleue et et assemblage

       
      Je me suis régalé, je la trouve vraiment sympa, j’espère que vous apprécierez aussi !
       
      A bientôt,
      Jean-Marc
    • By AstronoSeb
      Bonjour à tous ! 
       
      Apres 2 mois de diette d'astro à cause du temps, j'ai enfi pu sortir le matos 3 nuits de suite. J'en ai profité pour tester le filtre Optolon l'Extrem sur la bulle.
       
      Au final 160 x 300" = 13.3 heures tout de meme.
      C8 Edge HD / EQ6R Pro / Altair 294C à -15°C / Optolon L'eXtrem / Red 0.7 / autofocus maison avec Arduino / autoguidage hors axe avec Altair 224C
      Traitement APP & Pixinsight
       
      et voici la bulle soumis à vos commentaire, critiques, et conseils en tout genre !!!
       
      Merci pour votre retour.
       

    • By Arnaud T60
      Bonjour à tous
       
      j'aimerais si possible avoir des retours utilisateurs sur différents types de matériel afin de sélectionner ce qui pourrait au mieux répondre aux besoins du projet .
       
      A savoir au niveau du tube optique , un CDK  20 pouces  ou un Officina Stellare RiFast
       
      A savoir au niveau monture , Planewave monofourche direct drive , ou 10 Micron 4000 , ou Nova 120
       
      Nous installerons sur cet instrument , une caméra 4k * 4k (capteur de 36*36 mm)
       
      Cet instrument est destiné à être installé au Pic .
       
      Pour le moment , tout n'est pas bouclé au niveau budget , mais on a besoin de retour utilisateurs afin de faire le choix technique approprié
       
      D'avance merci pour vos réponses
      Arnaud
    • By Patrick Lécureuil
      Bonjour à tous
       
      Ce n'est plus vraiment de saisons, mais j'ai pu terminer ma mosaïque des Dentelles il y a quelques jours. Bon il faudrait encore 6 tuiles pour qu'elles soient moins à l'étroit.  Mais ça sera pour les années qui viennent si j'en ai le courage ! 
      J'ai assemblé 3 tuiles, chacune l'addition de 40 à 45 poses de 4 minutes à 3200 iso prises avec un Canon 6D refiltré Astrodon + filtre UHC. Lunette Takahashi FS 152 mm à f/6.
      Pour la dernière, les conditions étaient moins bonnes et ça se ressent à la tête des étoiles.
      Traitement SiriL + Photoshop
       
       

    • By Chani11
      Bonjour,
       
      Trois nuits de ciel clair mais des conditions de vent assez horribles. Rafales à 80km/h et même si la petite 80ED avec la NEQ6 sur pilier béton ne bouge pas trop, il y a eu tout de même des vibrations lors des plus fortes rafales, donc une perte importante de clichés.
       
      La cible est classique, vue et revue, mais si je l'avais plutôt bien réussie au T200 il y a deux ans, je voulais la faire dans un champ plus large pour profiter au maximum des nombreuses nébulosités.
       
      Voici donc, 305x2min sur trois nuits (un pleu plus de 10 heures), APN Sony a77 astrodon, 800 isos
       

       
      Je vous invite à cliquer, il y a assez peu de bruit sur la full (on ressent bien les 10h de pose).
       

       
       
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