Shaihulud

"Caroline's Rose Cluster" NGC7789 (QHY174MM)

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Hello hello ;)

 

Cela faisait un moment que je

devais essayer de shooter la belle :x

 

Et bien, vu que le seeing était horrible pour

imager NGC7479 je suis aller lui faire coucou.

 

Bon oki,
c'est un snipe pour le fun car il y a pas
franchement de traitement à faire.
Clic clic et hop

 

A+
David

 

 

 

 

 

Full : http://www.astrosurf.com/gallery/image/6630-carolines-rose-cluster/?imageSize=large

large.2019-09-05-2107_1-L-DSO_F_0.jpg.79

 

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C'est joli, je trouve que c'est difficile d'avoir un beau rendu "esthétique"' sur les amas, perso je n'ai jamais réussi,

Olivier

 

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la rose de caroline ; superbe joyau céleste  ! bravo david ! :)

 polo

Edited by polo0258
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Très réussie David cette Rose de Caroline :) Very good shoot ;)

Bonne soirée,

AG

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Ça te réussi bien ces amas ouverts, superbe prise David, bravo !

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Hello hello ;)

 

Merci Sauveur, Olivier, Polo, Alain, Will & Chani11 ;)

 

 

 

@all

il faudrait que je fasse une couleur car j'ai essayé de retrouver

le superbe couple d'étoiles rouge foncée et bleue en périphérie

que j'adore me faire en visuel mais je ne sais plus lesquelles c'est !!!!!

 

Je sent que je vais craquer pour ma QHY174MC non refroidie

car la 294MC est vraiment hors budget :S

et j'aimerai vraiment pouvoir faire des couleurs :P

Après, j'ai peur qu'avec des poses de 10s,

le refroidissement soit vraiment nécessaire ;)

 

A la base, je voulais me faire des NP mais vu le seeing,

je me suis dit pourquoi pas des Amas :P

Edited by Shaihulud

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    • By Jean-Baptiste_Paris
      Salut à tous,
       
      Aujourd'hui je vous propose une image qui traîne dans mes cartons depuis un certain temps, puisque les acquisitions ont été réalisées à la fin de l'été 2018 !
       
      J’espérais pouvoir ajouter un peu de temps de pose dessus cet été ou à la rentrée, mais cela ne se fera vraisemblablement pas : entre les galères de matos cet été qui ont plombé mes projets et mes autres images en attente (certaines encore de l'été 2018!) j'aurais mieux à faire... et quitte à repasser du temps sur cet objet, je préfère le tenter avec ma nouvelle 16200 afin de bénéficier d'un champ plus grand !  
       
      Il s'agit d'une partie de la "nébuleuse du Cœur" (IC 1805) et plus spécifiquement de l'amas ouvert Melotte 15, situé au centre de cette nébuleuse et dont les étoiles illuminent les nuages de gaz environnants.
       
      Cette image a été réalisée en SHO, avec 7h de pose en tout dont 5h uniquement pour la couche Ha (poses de 900s en bin1) ; juste 1h de pose pour les couches OIII et SII en bin2. Le traitement a été réalisé en drizzle 2x afin de pouvoir conserver au mieux les détails sur la zone centrale.
       

       
      La full ici :

       
      Setup : 
       
      TSA102 - AZEQ6 - CCD AtikOne6
      Guidage DO
      Ha : 20 x 900s (bin1)
      OIII : 6 x 600s (bin2)
      SII : 6 x 600s (bin2)
      Pixinsight & PS
      23 août 2018 - Fouras (17). 
       
      J'espère qu'elle vous plaira !  
       
      Bon ciel à tous,
      JB
    • By ALAING
      Bonjour les noctambules,
       
      La nuit était belle hier soir et malgré le phare céleste qui s'en donne à coeur joie, je suis sorti faire quelques prises de vue mais en Halpha vu la luminosité ambiante
      J'ai donc été rendre visite à cet amas NGC 7380 et la nébuleuse du sorcier
      Avec la lunette NP101, caméra SXV-H9 au foyer et filtre Ha Baader 7nm.
      J'ai pu récupérer 27 images de 300 secondes avant l'arrivée des nuages
      Prétraitement AstroArt et finitions PSP.
       
      [mode hors sujet on]
      J'envie les lunatiques qui, si la météo est clémente, peuvent tirer quasiment tous les jours à 2 ou 3 exceptions près
      Les CPtistes n'ont que quelques jours avant et après la nouvelle Lune
      Etant pour l'égalité, je propose donc une extinction de la Lune disons vers minuit
      Ainsi dès qu'il fait beau, les lunatiques auront jusqu'à minuit et les CPtistes le reste de la nuit
      D'autant plus que les lunatiques sont encore avantagés puisqu'ils peuvent la tirer de jour
      Et tout le monde sera content
      Maintenant, le problème . . . M. Musk peut-être
      [mode hors sujet off]
       
      Bon et mon image ?
      La voilà, c'est un premier jet et faudra vous contenter du noir et blanc, enfin des niveaux de gris
       

       
      Vos avis seront naturellement les bienvenus
      Et pour la couleur, va falloir patienter une quinzaine, le temps que le phare s'éteigne
       
      Je vous souhaite une très agréable journée,
      AG
    • By Jean-Baptiste_Paris
      Bonjour à tous, 
       
      Je suis très heureux de partager avec vous cette nouvelle image réalisée en remote depuis le Chili : le Petit Nuage de Magellan, et l'amas globulaire 47 Toucan.
       
      C'est une photo que je rêvais de faire depuis de longues années... l'amas 47 Toucan est l'un des premiers objets que j'ai pu voir en photo quand j'étais jeune et depuis il m'a toujours fasciné ! Malheureusement je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller photographier dans l'hémisphère sud... heureusement que le remote existe, mais voir ces objets avec une simple paire de jumelle doit fournir bien plus d'émotion que de réaliser une image à distance !  
       

       
      Je vous recommande bien sûr la full : 

       
      Le Petit Nuage de Magellan est une galaxie naine, située à environ 200 000 années-lumières, et qui est satellite de notre propre Voie Lactée. On y trouve de nombreuses nébuleuses particulièrement impressionnantes, mises en valeur sur cette image avec l'ajout de couches Ha et OIII au LRGB traditionnel.
       
      47 Toucan, appartient lui à notre galaxie, dont il est l'un des plus gros amas globulaires de notre galaxie (le second plus gros connu, après Omega du Centaure bien sûr). Il est 14 fois plus proche de nous que le Petit Nuage de Magellan (15000 années-lumière environ) ! D'un diamètre de 140 années-lumière et comptant plusieurs millions d'étoiles (notamment de nombreuses géantes rouges et "trainardes bleues" dont on ignore encore l'origine avec certitude), il renferme peut-être en son centre un trou noir... 47 Toucan est également l'amas globulaire qui contient le plus de pulsar que nous connaissons.
       
      Pour se donner une idée de la dimension apparente des objets représentés ici, l'amas 47 Toucan a le même diamètre que la pleine Lune (0,5°).
       
      Je suis très heureux d'avoir pu être l'un des premiers à tester le "VST" ("Very Small Telescope" de Chilescope) composé d'un objectif Nikon de 200mm ouvert à f/2 et d'une FLI 16200, le tout sur une monture 10Microns 1000 (pas d'autoguidage du coup...) : sous le ciel du Chili, sans Lune, le signal est très impressionnant !
       
      Certaines nébuleuses étaient quasiment saturées avec seulement 180s de pose ! J'ai demandé à Chilescope de proposer également des poses de 60s sur ce setup, car l'amas était déjà complètement saturé à 180s en luminance... et même avec 60s, le centre reste saturé, mais le HDR arrange bien les choses et de toutes façon je n'apprécie pas le rendu visuel des amas totalement décramé jusqu'au centre, en particulier sur les images grand champ, ça ne retranscrit pas bien la dynamique réelle des différents objets...
       
      Setup :
      Nikon 200mm f/2
      10Microns GM1000HPS
      FLI Proline 16200
      Filtres Astrodon LRGBHO
       
      L : 40 x 180s ; 10 x 60s
      RGB : 30 x 180s
      Ha : 6 x 300s
      OIII : 6 x 300s
      Total : 4h45
      29 septembre / 4 octobre 2019
      Traitement : Pix & PS
       
      J'espère qu'elle vous plaira ! 
       
      Bon ciel !
      JB
    • By exaxe17
      Salut à tous!
       
      J'ai voulu mettre le paquet en temps sur cette galaxie! 
      J'ai tenue 8 nuits dessus ! pire qu'un orpailleur cherchant la grosse pépite...Mais non.
      Du coup j'ai gardé que 2 nuits ,le reste était trop etalé.
       
      C'est dejà pas mal! je suis assez content de ce traitement , la premiere version à souffert d'exces de deconvolu et lissage et deconvolu et etc...
       
      Là,  juste une nuit de 4000 (6000 pris) de 1s et une autre nuit de 14000(30000) de 500ms.
      Apres reflexion ( cela fait effet @Lucien) , je pense que 1s au foyer du 300mmF4 c'est largement bon. Enfin à tester ...mais il faut du temps pour tester et là ...
       
      En tout cas une chose est sure, le fait d'additionner plusieurs nuits améliore grandement arrière-plan!
       
      La version NB, du 12 et 24 aout 2019:
       

       
      et la version couleur, (asi224mc 7000x2s)

       
      Je suis assez content car j'ai pu quasiment separer la petite double en haut de la galaxie.
      Stephane
       
    • By Roch
       
      Bonsoir à tous
       
      Depuis quelques années, et grâce aux progrès des capteurs d'image, une nouvelle forme d'astrophotographie amateur s'est développée ; je veux bien sûr parler de la photo du ciel profond en poses courtes, ou "lucky imaging".
      L'idée générale est en réalité plutôt simple : on réduit le temps de pose unitaire afin de "figer" la turbulence, ce qui diminue fortement son impact. La déformation induite étant fluctuante, on peut ensuite sélectionner les poses afin de ne conserver que les images les mieux résolues
      Dans la pratique, cela se rapproche assez de l'imagerie planétaire telle qu'on la pratique depuis 15 ans... à ceci près que la faible brillance de certains objets imagés apporte son lot de contraintes supplémentaires.
       
      Ceci étant, il reste beaucoup à défricher dans le domaine, et j'ai voulu essayer de proposer un début de réponse à ces quelques questions :
       
      - Quels sont les bénéfices réels de la pose courte vis à vis de la pose longue, quantitativement parlant ?
      - Comment optimiser au mieux les paramètres de prise de vue afin de pouvoir en tirer le maximum ?
       
      Bien évidemment, certaines équipes pros se sont déjà penchées sur le problème, et il suffit de taper les mots "lucky imaging pdf" dans google pour se rendre compte que les publications scientifiques ne manquent pas sur le sujet ; cependant, le monde amateur étant très différent j'ai voulu y aller de mes petits tests de mon côté, afin de voir si je retrouvais des résultat similaires. Nous n'avons pas les mêmes instruments ni les mêmes conditions d'observation, donc il y a certainement quelque chose à en tirer.
      D'autre part, la majorité des publications "pro" que j'ai pu trouver se concentrent sur une application du procédé poussé à l'extrème ; on sélectionne un nombre d'images très faible sur un total énorme et on réduit le temps de pose de manière drastique. Bien évidemment, c'est dans ces conditions que l'amélioration de piqué sera la plus importante, mais le rapport signal/bruit de l'image est en contrepartie fortement mis à mal.

      Or, ce qui compte afin d'obtenir un résultat final intéressant dans notre domaine, c'est plutôt de trouver le meilleur compromis entre le piqué et le rapport signal/bruit ; habituellement, on réalise plutôt des poses modérément courtes ( de l'ordre de la seconde ) afin de ne pas trop dégrader le RSB final mais obtenir toutefois une amélioration du piqué substantielle. Donc pas tout à fait le même champ de recherches
       
      Les expériences ont été effectuées en mars dernier ( oui ça date... ) et j'en tire un bilan mitigé car quelques biais se sont glissés dans ma méthode.
      Je voulais refaire un traitement complet des images afin de me débarrasser d'une partie de ces biais, néanmoins... je suis tellement en retard sur mes traitements que je préfère vous livrer mon analyse telle qu'elle et plutôt retenter entièrement l'expérience une autre fois si cela s'avère nécessaire.
      Donc, après cette longue introduction, voici le protocole expérimental
       
      Protocole de test
       
      Pour estimer le piqué de nos images, on va utiliser une grandeur facilement mesurable sur nos images : la FWHM ( en français, largeur à mi-hauteur ) d'une étoile que l'on exprimera en nombre de pixels.
      La plupart des logiciels astro ont des outils permettant d'extraire de manière précise et rapide cette donnée des images, ce qui rend le procédé tout à fait faisable.
      Une autre donnée, le rapport de Strehl, aurait peut être été préférable afin de rendre compte du seeing de manière plus précise, mais à ma connaissance je n'ai pas de logiciel qui permette de faire cette mesure rapidement sur des séries de plusieurs milliers d'images...
       
      Pour comparer entre poses longues et poses courtes avec le minimum de biais observationnels, j'ai eu l'idée suivante :
      -Réaliser une prise de vue en continu à une cadence la plus élevée possible
      -Puis empiler les images par paquets consécutifs sans les aligner, afin de former une image longue pose virtuelle
       
      Par exemple, si j'empile 100 images de 1/100s, à condition que la latence entre les poses soit négligeable et que les images soient consécutives, j'obtiendrai une image dont le piqué serait identique à une pose de 1s prise au même moment.

      Bien sûr le bruit de lecture de la caméra sera compté 100 fois dans le premier cas et pas dans le second, ce qui va fortement impacter le RSB, mais cela n'a ( normalement ) aucune incidence pour la mesure qui m'intéresse ici,  la FWHM d'une étoile.
       
      L'avantage de procéder ainsi est énorme, puisque c'est la même série d'images qui peut être utilisée pour mesurer le piqué sur les poses courtes et les poses longues. On évacue ainsi tout le problème que pose le caractère aléatoire de la turbulence, puisqu'on réalise les différentes mesures au même moment et avec le même matériel
      De plus, on peut multiplier à l'infini les différents temps de pose "virtuels" que l'on souhaite tester.
       
      Autre biais à évacuer, les erreurs de suivi... cela entache les images "longue pose" sans pour autant que ce ne soit dû à l'atmosphère.
      Pour pallier à ça, j'ai tout simplement débranché la monture totalement et fait l'ensemble des vidéos sur l'étoile polaire. Cette dernière bouge suffisamment peu pour que le déplacement soit négligeable jusqu'à des poses "virtuelles" de 250ms environ ; mais même au delà, son déplacement est connu et peut être considéré comme rectiligne et uniforme sur une durée pas trop longue. Comme mon film ne dure qu'une minute, j'ai simplement compensé ce déplacement ( prévisible ) sur les brutes. C'est d'ailleurs là ou arrive le premier biais dans ma méthode... mais j'y reviendrai
       
      La caméra utilisée est la QHY290, elle permet de tenir une cadence d'image de 500fps avec un temps de pose de 1/500s et un nombre de frames droppées que je considère comme négligeable ( j'ai du en avoir quatre ou cinq sur les 32767 acquises )
      Cette caméra possède des photosites de 2.9 microns.
      Le télescope est un Newton 250/1300 artisanal, et sera utilisé au foyer ; je voulais utiliser une barlow pour augmenter l'échantillonnage afin d'observer une différence la plus significative possible mais je me suis rendu compte, suite à un changement récent de miroir secondaire, que l'adaptation n'était plus possible... cela donne donc un échantillonnage final de 0.45"/pixel.
      Cependant, la nuit était plutôt turbulente, ce qui était plutôt une bonne chose ( pour une fois ) ; ainsi l'image de l'étoile était étalée sur plus de pixels.
       
      Même à 48° de hauteur, la dispersion atmosphérique est déjà sensible, aussi ai-je utilisé un filtre bleu pour la réduire en partie. Néanmoins, on verra en dessous que cela n'a pas été suffisant...
      J'ai préféré un filtre bleu au vert ou rouge parce que la turbulence est plus forte dans cette longueur d'onde. Malheureusement, c'est également le cas de la dispersion atmosphérique...
       
      Avant tout traitement, j'ai multiplié la taille des images par deux afin de réduire au maximum la perte de piqué dû à l'alignement. Aussi, les chiffres avancés ci-dessous correspondent à un échantillonnage résultant de 0.225"/pixel.
      J'ai acquis plusieurs films de 128 secondes chacun ( plus de 60.000 images ) et au traitement, je me suis aperçu qu'IRIS ne gérait pas de listes de plus de 32768 fichiers, donc je me suis contenté de traiter la moitié d'un film, soit 64 secondes réelles. Au départ je voulais faire un croisement des données en traitant chaque film indépendamment, mais ayant passé plusieurs heures sur le premier film, je me suis dit que je ne traiterais pas les autres, parce que la flemme
       
      Pour le traitement, voici les étapes, dans l'ordre :
      -Retrait du dark
      -Empilement d'images par paquets de différentes tailles ( allant de 1 image pour une pose de 1/500s à 1024 pour une pose de 2s ( environ ) ) en utilisant la commande COPYADD d'IRIS
      Puis, pour chaque série de paquets obtenus correspondant chacun à un temps de pose différent :
      -Alignement des images sur l'étoile
      -Mesure de la FWHM finale sur l'image empilée.
       
      Pour faire cette mesure, j'ai préféré Siril à IRIS car celui-ci permet une mesure ne demandant pas à l'utilisateur de tracer un carré autour de l'étoile ; j'ai remarqué que la valeur variait selon que la sélection était faite serrée ou large autour de l'étoile, ce qui n'est pas bon pour la cohérence des données
      Siril en revanche donne une valeur sans avoir besoin de zone de sélection, ce qui évite ce problème ; même si la méthode de mesure n'est pas exacte, au moins elle est faite de la même manière sur toutes les images.
      Les données sont ensuite inscrites dans un tableau ( deux colonnes, une pour la fwhm X et l'autre pour la fwhm Y )

      La mesure de la FWHM donnée par SIRIL a ici un autre avantage : la FWHM X et Y ne correspond pas nécessairement à une mesure sur les axes X et Y de l'image, mais sur la plus petite et la plus grande dimension de l'ellipse que forme l'étoile. On a donc une véritable mesure de l'allongement de l'étoile, utile pour mettre en évidence la dispersion atmosphérique, ou tout autre effet ayant induit un allongement.
       
      J'ai donc tiré un premier graphique de tout ça, mais je ne me suis pas arrêté là
       
      J'ai ensuite utilisé les mêmes données afin de mesurer l'impact d'une sélection d'images sur cette même FWHM. Afin de ne pas me surcharger de travail rébarbatif, j'ai sélectionné les temps de poses virtuels de 1/500s, 1/64s, 1/8s et 1s, puis j'ai utilisé Siril afin de sélectionner un pourcentage de meilleures images unitaires, ceci encore une fois basé sur une mesure de la FWHM.
       
      J'obtiens donc un deuxième tableau et un deuxième graphique, et vous pouvez aller admirer tout ça sur le pdf que voici :
       
       
                       l              l
                      V             V
      -> ->   graphes fwhm.pdf  <- <-
                      
       
       
      Bon et puis pour vous épargner le clic, je vous les met en jpeg aussi :
       


       
       

       
       
      Analyse des résultats :
       
      Je commence par le premier graphique
       
      Première constatation : l'amélioration de piqué en réduisant le temps de pose unitaire est clairement montrée. Victoire

      Bon ensuite on peut aller un peu plus loin...
       
      Déjà on entend souvent dire que réduire le temps de pose en deça d'une certaine limite ne sert plus à rien ( je pense aux planéteux... )
      En passant les images à 500fps au ralenti, j'avais moi aussi l'impression que travailler à cette cadence ne donnerait rien de plus tant une image était semblable à la suivante.
      Et pourtant, même si l'amélioration n'est pas aussi significative que pour des fréquences plus faibles, on observe bien une amélioration.
      Ceci étant, c'est peut être à mettre en relation avec la turbulence de ce jour là, qui était particulièrement présente.
       
      Ensuite, on observe un allongement significatif de l'étoile. C'est dû, je pense, à la dispersion atmosphérique. on observe un allongement moyen de 1.5 pixel, ce qui correspond à environ 0.3" d'arc, ce qui est dans l'ordre de grandeur de ce qui serait attendu pour cette élévation et cette bande passante.
      Cependant, l'allongement augmente en taille à partir de poses d'environ 500ms, et ça ce n'est pas normal. Enfin je ne crois pas.
      En admettant que les données soient représentatives, il se pourrait qu'un autre facteur extérieur soit venu jouer les trouble-fête : le vent !
      En effet, il y avait du vent ce soir là. J'étais pourtant dans un coin relativement abrité, mais il se peut que cela n'ait pas suffi... après c'est évidemment un problème auquel les imageurs en ciel profond "pose longue" sont confrontés, et donc c'est également un des avantages de la technique des poses courtes, mais quand même, j'aurais aimé faire une comparaison plus juste
      De fait, en voyant la courbe, on pourrait être tenté de dire que des poses de 1s ou 2s sont déjà fortement bénéfiques, car si on prolonge, on voit bien que la fwhm n'a pas encore atteint son maximum. Mais il se peut que l'on voie l'effet du vent davantage que l'effet de la turbulence, donc je ne ferai pas de conclusion hâtive et referai une expérience plus poussée, en montant les temps de poses unitaires vers des valeurs plus hautes. Dans l'idéal, j'aimerais tester jusqu'à la minute de pose.

      Mais dans tous les cas, on observe bien une baisse de la FWHM très significative. Qui plus est, dans le cadre de mon setup et avec les conditions météo de ce jour là, cette baisse semble la plus importante quand on arrive sur des temps de pose "intermédiaires" entre 1s et 1/10s que sur des temps de pose "faibles", entre 1/10s et 1/500s

      Maintenant deuxième graphique !
       
      Premièrement je suis étonné par la lisibilité des données, notamment sur les temps de pose très courts. La courbe est limpide comme jamais je n'aurais imaginé
      Les courbes correspondant aux temps de pose de 1/8s et surtout 1s sont moins "belles" mais je met ça sur le compte du nombre d'images qui n'est pas assez élevé pour avoir une statistique significative ( rappel, j'ai toujours 64s de temps de pose total utilisé pour l'analyse )
       
      La première chose à observer pour moi, c'est que la courbe monte de plus en plus vite. Autrement dit, si on décide de diviser son nombre d'images utiles par 2 plusieurs fois, la première division apportera un bénéfice plus important que la deuxième division, et elle même apportera plus que la troisième division, etc, etc.
      J'aurais bien voulu aller encore plus loin dans la sélection en ne prenant par exemple qu'une image sur mille pour la séquence à 1/500s, mais Siril ne permet de sélectionner qu'un pourcentage entier de la séquence, pas de 0.1% possible donc
       
      On observe également bien là encore que c'est sur les temps de poses "intermédiaires" que le bénéfice semble le plus important.
       
      Dernière chose... je vais peut être un peu loin dans l'analyse, mais il semble que sélectionner des images en poses très courtes soit plus bénéfique que de sélectionner des images plus longues. En effet, pour les poses de 1/500s, on passe d'une FWHM de 10.32 à 6.59 pixels si on passe d'une sélection de 100% à 2% des images, ce qui correspond à une réduction de la FWHM de 37% environ. Par contre, pour les poses de 1/8s, la réduction n'est plus que de 12.95 pixels à 9.11 pixels, ce qui correspond à une baisse de 30%
       
      Alors maintenant, mettons un peu en parallèle les deux courbes et voyons un peu ce que ça donne
       
      Déjà, grâce à du lucky imaging, on peut faire chuter la FWHM d'une étoile de 16.8 pixels au pire à environ 6.3 pixels au mieux ; le piqué final est plus de 2.5 fois meilleur

      Ces valeurs correspondent à peu de choses près à ce que j'ai pu observer chez les mesures faites par les pros, si je considère des sélections et temps de poses équivalents. Il se pourrait qu'on puisse gagner encore plus, car :
      - Mon échantillonnage était un peu limite et a peut-être été facteur limitant de l'amélioration observée
      - Je ne suis pas allé dans les valeurs extrèmes, que ce soit en terme de sélection d'image mais surtout en temps 'exposition minimal et maximal. Peut être que l'étoile prise avec des poses de 1 minute aurait une dimension de 20 pixels ou plus... ou peut être qu'on aurait été seulement à 15 et que c'est le vent qui a amplifié la chose.
       
      Ensuite, la grande question, qu'on se pose souvent en imageant... vaut-il mieux réduire le temps de pose ou le nombre d'images utilisées ?
      Si je prends l'exemple d'un objet réalisé en poses de 1/4s. Passer à des poses de 1/8s engendrera une diminution de FWHM d'environ 6%, alors que passer d'une sélection de toutes les images à seulement la moitié apportera une diminution de 12%. Par contre, passer de 10% des images à 5% des images n'apportera qu'un gain de 3%...
      Donc finalement, la méthode utilisée empiriquement par les quelques membres du "club des pose-courtistes" semble être la bonne à savoir, un savant mélange de temps de pose bien diminué avec une sélection d'images pas trop drastique. Après ça dépend un peu aussi de ce que l'on veut faire, car sélectionner une moitié d'images prises avec un temps de pose donné ne revient pas exactement à prendre des images avec un temps deux fois plus court... j'y reviendrai certainement plus tard.

      Voilà, c'est fini ! félicitations à ceux qui ont tout lu, je pense que je dois avoir la palme du post le plus long aboutissant sur des conclusions que l'on connaissait déjà mais bon, vu que je l'ai fait, je le met là, et après, faites-en ce que vous voulez hein
       
      Par contre, je prépare une partie 2 avec un autre petit test, là je crois qu'on pourrait avoir des surprises, mais je n'en dis pas plus...
       
      A bientôt !
       
      Romain
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