STF8LZOS6

M57 et Lambda Cygne

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Les nuits se suivent et ne se ressemblent pas heureusement. Du 10 au 11 Seing minable et hier soir du 11 au 12 excellent vers 2h00. Ma monture faisant des siennes avec stellarium je suis passé au visuel et bien m'en a pris. J'ai poussé l'Apo 150/1200 dans des derniers retranchements.  TV Plossl 8mm "made in Myriam" et Baader classic ortho 6 mm sur nébuleuse de la Lyre. A 150 et 200x l'anneau est parfaitement bien visible malgré la forte lune. Le  fond du ciel bien noir. Par moment, il me semblait voir des points lumineux mais furtifs dans l'anneau. Pas de dessin désolé. Puis Lambda Cygne écartement 0.92" positionné presque au Zenith. Même oculaire mais avec barlow TV 2x et 3x en 31.75mm.. Cest bien la première fois que je vois parfaitement le couple presque 100% du temps, ainsi que la séparation de la binaire  avec un filet sombre. La principale parfaitement ronde et la seconde plus faible sur le premier anneau de diffraction avec une forme ovoïde comme sur mes clichés. Les images étaient nickel à 300, 400, 450 et 600X....Il me semble l'avoir vue à  200x fois mais je ne suis pas sûr. Voilà une nuit qu'il ne fallait pas rater. Ceux qui ont imagés la Lune devraient avoir fait de beaux clichés malgré la hauteur sur l'horizon. Positionné du mauvais côté,  je n'ai pas bougé l'ensemble.....

 

Bon ciel à vous....

 

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Salut,

 

hier vers 02h00 tu veux dire ce  matin ? ;)

Je suis sorti hier soir aussi uniquement à la FC-100 because la lune, sur Jupiter et quelques doubles. C'est vrai que c'était calme, et les étoiles bien piquées !

Sur la Lyre j'ai déjà perçu (par hier soir) des différences de luminosités sur l'anneau, avec les bords externes plus brillants sur une fine épaisseur, à la FC-100.

Avec ce dernier instrument hier soir je n'ai pu séparer une double du Dragon à 1''1 environ, elle était en cacahuète (perçu à 148 X et confirmé à 211 X), mais les composantes présentaient un éclat différent. C'est ma limite pour le moment de résolution, sur des astres plus équitables, dans l'Aigle je crois. Par contre bizarre une autre double à 1"6 n'était pas du tout allongée ni rien.

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Oui 2h00 ce matin. Ici en Seine et marne, c'était flagrant, pourtant il y avait eu un passage nuageux avant. J'ai failli plier bagages. Puis ciel clair et très calme. Véga immobile vers 2h00 local. Cela ne se produit pas souvent. Du coup, cela facilite certaines observations. Autre indicateur: J'ai rarement le premier anneau visible dans l'APO, ou alors très faiblement et partiel. Hier soir, il faisait tout le tour et très très fin, ce qui m'a permis de bien voir le secondaire plus faible en surimpression ovale.

Avant hier, pas de séparation possible avec turbulence, mais bizarrement, epsilon 1 et 2 Lyre à 2.5" parfaitement stables la même nuit. C'est à n'y rien comprendre avec le seing.

Edited by STF8LZOS6

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rhâaa ! pas moyen de la dédoubler hier soir ,pourtant c'était stable ! T 250 F4 à 320x

J'ai tenté aussi au 450 il y a longtemps...rien ! elle doit être dans les anneaux ! 

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Avec Lunette APO 150 et Mak STF 200, elle est pile poil sur le premier anneau. Je me souviens avoir eu plus de mal avec le mak, plus utilisé depuis 1 an environ, mais la turbulence joue pas mal. Ce ne doit pas être simple avec un premier anneau encore plus prononcé.....attend une turbulence faible, et un premier anneau continu. La tu vas l'avoir....tu peux aller voir l'image que j'ai faite dans le blog....

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Merci !

Je retenterai avec la grosse Bertha un soir sans turbu ! 

Je crois aussi (mais je peux me tromper) que l'obstruction joue beaucoup dans la luminosité des anneaux..

Edited by crabe
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Mais avec ton diamètre cela doit passer largement avec une bonne collimation et faible turbulence. Moi, je suis en limite. Peut-être encore 0,1" de moins, voir 0,2" si les composantes sont de même éclat, après ce sera mission impossible, mais je n'ai pas encore testé. 

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Hier soir petite séance de doubles dans Cassiopée, dos à la Grosse, avec la FC-100. C'était assez stable mais moins qu"il y a 2 soirs.

 

BU 258 (6,5 / 8,8 et 1"5) finement séparée à partir de 148 X, pas à 92 X

BU 396 (mag 6,1 / 8,6 et 1"'3) non séparée

STF 185 (mag 6,8 / 8,6 et 1"1) non séparée

A 816 (mag 7,4 / 7,8 et 0"9) perçue ovalisée à 148 X et nettement allongée à 211X. L'image était un peu floue et manquait de peps, d'éclat à ce grossissement, de finesse. J'ai bien senti que c'était peut-être la turbu qui limitait et empêchait de sortir les 2 petites billes. J'ai quand même été bluffé de ce résultat !

Pour les 2 précédentes on voit bien que c'est la différence de magnitude qui pèche.

Edited by etoilesdesecrins

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il y a 55 minutes, etoilesdesecrins a dit :

Pour les 2 précédentes on voit bien que c'est la différence de magnitude qui pèche.

C'est pour cette raison que je pense avoir plus de mal avec le Maksutov 200 obstrué à 33% par rapport à l'APO 150. Mais quand les composantes sont égales, le mak devrait être devant....c'est bien tu arrives à voir sans grossir trop, mais je pense que tu peux encore monter en G...

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Les doubles inégales serrées ne sont pas faciles.

Cet après midi, j'ai triché sur dzeta d'hercule : http://www.astrosurf.com/topic/123016-quelle-magnitude-détoile-en-observation-diurne/?do=findComment&comment=1710419

 

Citation

Un ciel un peu meilleur en fin d'AM et retour sur dzeta d'hercule.

2,5 magnitudes d'écart et 1,4 " de séparation, cela ne simplifie pas la tâche et manifestement la secondaire est bien cachée dans le premier anneau d'airy et même à 500x, pas moyen de la distinguer.

Alors j'ai triché , en déplaçant l'étoile dans le champ à l'opposé de la secondaire, la coma affaiblit l'anneau du coté de la secondaire et finalement cette dernière apparait toute minuscule et faiblarde tout près de la primaire toute comateuse.

Faut que je retente la manip de nuit voir si cela fonctionne aussi bien ;) 

 

 

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Ce genre de manip dépasse actuellement mes compétences. Mais je dirai que tous les moyens sont bons. J'ai dans le tuyau d'imager un jour Sirius, mais il va falloir la jouer fine le bon jour. Je n'ai pas encore pensé comment. Tu avais quoi comme hauteur sur l'horizon pour ta tentative?

La hauteur est importante dans ce genre de manip, du moins je pense, aussi ai-je l'espoir de faire un jour Dubhé mais près du zénith, dans quelques mois.

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Il y a 1 heure, den b a dit :

Cet après midi, j'ai triché sur dzeta d'hercule

Tiens cadeau den b:

 

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Ah, belle prise effectivement.

 

J'ai ré-essayé  de nuit hier et le décentrement pour affaiblir l'anneau d'airy  fonctionne aussi très bien.

la secondaire de zeta herculis repérée à 300x assez facilement après décentrage du bon coté donc pour affaiblir l'anneau.

Je suis allé ensuite sur lambda cygni et il m'a quand même fallu grossir à 500x, mais et j'ai repéré la secondaire même avec l'étoile centrée, la décentrer ensuite m'a permis de confirmer.

Quelques schémas sur le site altaz permettent de visualiser cet affaiblissement : http://www.astrosurf.com/altaz/collimation.htm#aberration

 

Il y a 15 heures, STF8LZOS6 a dit :

Tu avais quoi comme hauteur sur l'horizon pour ta tentative?

Si tu parles de Sirius, à Rennes elle passe à 25°au méridien et je l'observe en général à ce moment car j'ai un créneau assez étroit à cette hauteur entre le toit du voisin et mon cerisier.

Edited by den b
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il y a 17 minutes, den b a dit :

Si tu parles de Sirius

Non je pensais à ZETA Herculis car elle commence à être loin du zénith...bon maintenant je suis peut-être un peu trop perfectionniste. J'attends si possible les passages au méridien pour faire ces images.

Pour Sirius, je l'ai vu par un jour de très bonne stabilité un soir, mais sinon, c'est quasiment impossible avec la turbulence et 150mm. J'attends les mêmes conditions pour réussir une image, mais avec une camera orientée avec un couple étalon. Sinon, cela ne vaut rien à mes yeux pour ce type de couple très difficile. Et il faut que je le fasse avec ADC pour ne pas avoir l'allongement dans le sens nord/sud de l'étoile au méridien avec la dispersion atmosphérique.

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A

il y a une heure, STF8LZOS6 a dit :

Non je pensais à ZETA Herculis car elle commence à être loin du zénith..

A 18h, elle est encore à une heure avant le passage méridien(70°de hauteur) ;)

Et de nuit à 22h elle est encore à plus de 50 ° de hauteur.

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    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 7 au 8 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       7 dessins : 8942 à 8948.
       
       La nuit précédente fut la seule couverte, mais les prévisions météo alarmistes concernant des orages violents et des fortes pluies pour ce jeudi ne se sont pas réalisées.
       
       Ca a néanmoins impacté la fréquentation du parking, de nombreux astronomes sont partis.
       Je suis seul dans le virage, aucun instrument en vue aux alentours, les autres sont vers l'entrée du parking, dont Jean-Bernard C. et son télescope de 635, qui me survivront lors de ces rencontres.
       
       Je montre quelques objets phare aux rouennais Patrick K. et Alice qui partent demain, après moultes rebondissements avec les assurances suite à la fracture que s'est faite l'autre Patrick qui les avait amenés.
       
       Des voiles sont éclairés par la Lune à un jour du premier quartier.
       Du coup entre la gêne de la Lune et celle des voiles, je pars à l'opposé pointer des amas ouverts de Cassiopée.
       Ils passent bien malgré l'éclat de Séléné.
       
       De toutes façons cette dernière passe vite dans les hauts arbres du terre-plein central, car j'avais prévu le coup en décalant mon télescope pour qu'il soit vite à l'ombre, et en bonus ça me dégage davantage l'horizon Est.
       Elle se couchera vraiment vers 0h40.
       
       Observation 8942 : M103.
       85x, 201x. Il est très riche et brillant, joli avec son étoile orangée vers le centre.
       
       
       Observation 8943 : NGC659.
       85x, 201x. Cet amas bien détaché rayonne en branches assez faibles à faibles. Il s'enrichit d'étoiles avec le coucher de la Lune.
       
       
       Observation 8944 : Tr1.
       En version longue, Trumpler 1. Trois amas ouverts d'affilé, trois catalogues différents!
       85x, 201x. Petit à 85x, il est évident et condensé, je ne me suis pas trumplé en l'observant.
       
       
       A 1h10 je remarque les éclairs d'orages lointains. Aurons-nous un scénario similaire à la dernière nuit d'observation?
       
       Fatigué, je dors 20 minutes dans l'auto.
       
       Puis j'immortalise sur le papier quelques galaxies de Pégase.
       
       Observation 8945 : NGC7357.
       85x, 201x. Repérée à 85x, elle est faible à côté de l'étincelante êta Pégasi (Matar) qu'il faut sortir du champ pour mieux voir.
       Elle reste faible et diffuse à 201x.
       
       
       Des voiles s'annoncent à l'ouest tandis que les Pléiades se lèvent à l'opposé à 1h40.
       
       Observation 8946 : NGC7286.
       85x, 201x, 276x. Elle est vue facilement à 85x. Je remarque sa forme effilée d'un éclat considérablement faible à 201x.
       En poussant le grossissement à 276x, des nodosités sont perceptibles VI4 à 5.
       
       
       Observation 8947 : NGC7292.
       85x, 201x. Faible et diffuse à 85x, elle montre des détails à 201x, dont une étoile contre le noyau, lequel est considérablement faible à faible.
       
       
       Des voix résonnent à l'ouest, Jean-Bernard doit pointer quelques objets pour d'autres astronomes.
       
       Je croque un groupe de galaxies dans Andromède jusqu'à 4h10.
       La buée est devenue gênante, annonciatrice des nuages.
       
       Observation 8948 : groupe de NGC80.
       85x, 201x. Ce groupe est fourni. Les 12 galaxies que j'ai vues sont :
       la plutôt faible à considérablement faible NGC83,
       les considérablement faibles NGC80, 93, 86,
       la considérablement faible à faible NGC85,
       les faibles NGC94 et 96,
       les très faibles NGC90 et IC1546,
       celle vue en VI1 NGC81,
       celle vue en VI2 PGC1669768,
       celle vue en VI3 PGC1670567.
       
       
       Les voiles ténus de plus en plus fréquents lors du dessin sont remplacés par une couche dense de voiles, je stoppe les observations après ce dessin.
       Jean-Bernard est passé faire coucou avant d'aller dormir.
       
       Le papier est humide et l'humidité s'est déposée sur les affaires.
       
       Fatigué, je dors une demi-heure dans l'auto.
       Comme le ciel reste très voilé, et qu'en plus l'aube est imminente, je plie à 5h.
    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 5 au 6 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       10 dessins : 8931 à 8940.
       
       Il y a encore du public ici, l'engouement ne faiblissant pas, pourtant après 3 nuits des étoiles d'affilée, quand je suis opérationnel à 23h15.
       Je montre Saturne et M8 à 2 jeunettes puis vaque à mes cibles plus ténues.
       
       La première est le Sextet de Seyfert dans le Serpent, qui m'avait laissé sur ma faim.
       
       Observation 8931 : NGC6027/A/B/C/D/E ou Sextet de Seyfert.
       A 85x, l'ensemble est une tache faible. Le groupe est éclaté à 276x en membres faibles à VI3. Ce grossissement permet de voir les extensions diffuses. 402x les détaille dont la petite hors des lignes râtée la fois précédente. Mais je n'arrive pas à voir les 6.
       
       
       Il fait chaud comme hier, je n'ai pas mis de pull sous le manteau qui est lui indispensable pour garder à portée de main mes oculaires.
       
       Le croissant lunaire témoin de l'avancée inexorable du séjour se couchera vite avant le premier dessin.
       
       Je règle quelques soucis de la lampe de la planche à dessins au début.
       
       Je reste dans le domaine des galaxies, un poil plus haut et plus à l'est dans Hercule.
       
       Observation 8932 : NGC6098/99.
       201x, 85x. Elles sont vues séparées facilement à 85x. NGC6098 est considérablement faible et NGC6099 considérablement faible à faible.
       
       
       Le vent qui contourne la montagne génère un fond sonore fourni dans les basses. La turbulence reste moyenne pourtant.
       
       Observation 8933 : NGC6484.
       Cette galaxie est visible assez faible à 85x, petite. A 201x, elle semble condensée et reste minuscule.
       
       
       Observation 8934 : NGC6482.
       Condensée comme la précédente à 201x, elle est minuscule et assez brillante à 85x.
       
       
       Bruno galère avec une calibration, il ira quérir les conseils d'autres astrophotographes du terrain pour s'en sortir. Où il faut être ingénieur pour faire de l'astrophoto!
       
       Observation 8935 : NGC6500/1.
       201x, 85x. Ce duo est constitué de 2 galaxies respectivement faible NGC6500 et assez faible NGC6501.
       
       
       Après un petit coup de barre à 1h50 dont m'extraient un peu des éclairs d'orages lointains vers l'Ouest, je poursuis avec les herculéennes galaxies (à moins que ce soit dans l'autre sens, je ne sais plus avec la fatigue?).
       
       Observation 8936 : NGC6490 et NGC6495.
       201x. Les galaxies aiment former des duos dans ce coin de ciel! Ici 2 galaxies de même brillance, faibles.
       
       
       L'objet suivant, atypique, est une idée de Michel Nicole, l'astronome québécois dont les fiches d'observation m'inspirent de nombreux sujets d'observation, adaptés à mon télescope vu qu'il utilisait un Dobson de 56cm.
       C'est une nébuleuse bipolaire du Lézard.
       
       Observation 8937 : LKHalpha233.
       276x. Objet de Herbig-Haro et très faible, elle s'étend surtout à l'ouest de l'étoile faible. Elle ne réagit à aucun filtre. C'est dingue de pouvoir observer ce stade de proto-étoile avec nos moyens d'amateurs!
       
       
       Je pointe ensuite quelques galaxies de Pégase.
       
       Observation 8938 : NGC1 et 2.
       201x. Les 2 premiers objets du catalogue NGC sont assez faible et faible dans l'ordre numérique.
       
       
       Des nuages arrivent à 3h20.
       Je vérifie quand même sur les animations météo satellite que l'orage qui s'approche par l'ouest en grondant va passer bien au nord de nous, ce qui est le cas.
       Par contre sa proximité gênera sur les 2 derniers dessins en me flashant la vision nocturne, le ciel devenant brièvement blanc à l'oculaire lors des éclairs les plus brillants.
       La menace ne faisant que nous raser, je dessine donc un groupe de galaxies sous ces contraintes dans Pégase.
       
       Observation 8939 : NGC7765 à 7768.
       278x, 201x. C'est un quintet mais pas de Stephan, composé de NGC7765 et NGC7766 très faibles, NGC7767 considérablement faible, NGC7768 assez faible, complétés de CGCG477.020 très faible. Groupe intéressant.
       
       
       Un bolide aussi brillant que les éclairs s'est invité dans le coin de mon champ de vision et a laissé une trainée persistante une dizaine de secondes vers 4h50.
       
       Observation 8940 : NGC7769 à 7771.
       201x. Je continue de monter dans la numérotation NGC avec NGC7769 assez faible au bord sud plus net, NGC7770 faible et NGC7771 assez faible.
       
       
       Je finis fatigué à l'aube à 5h sous les grondements de l'orage voisin.
    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 4 au 5 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       10 dessins : 8921 à 8930.
       
       Plein de public venu pour la nuit des étoiles se tient au sud dont des gamins turbulents que les parents inconscients laissent courir autour des télescopes.
       Cela engendre pas mal de lampes blanches gênantes, des astronomes qui râlent du coup au sud du virage, et un sacré brouhaha, le calme de la nuit ne reviendra que dans une heure.
       
       L'ouest du ciel est voilé, je vise au plus loin de cette menace, bas vers l'est une galaxie de Cassiopée car ces nuages arrivent assez vite.
       J'ai chaud avec mon manteau.
       
       Observation 8921 : NGC185.
       Cette galaxie naine du Groupe Local est considérablement faible et diffuse à 201x.
       Les voiles arrivent sur ma cible à 23h06. Le ciel est maintenant tout voilé.
       
       
       J'attends en m'assoupissant dans l'auto.
       Beaucoup de gens ont remballé et le public est parti faute de ciel.
       
       Le ciel se redégage à 1h du matin.
       Je reprends les observations avec une nébuleuse planétaire d'Hercule.
       
       Observation 8922 : NGC6058.
       402x, 631x, 85x. La nébuleuse qui répond bien au filtre Oxygène 3 est une étoile très floue assez faible à 85x. L'étoile centrale est considérablement faible à 402x.
       La nébuleuse est trop sombre à 631x, et l'usage du filtre HBêta l'éteint totalement, ce qui permet de confirmer la présence de l'étoile centrale qui seule ressort. Deux portions d'anneau symétriques se distinguent en vision décalée VI2 à 3.
       
       
       Je pars pas très loin observer quelques galaxies d'Hercule sur la même carte de l'Uranométria.
       
       Observation 8923 : UGC10200.
       Cette galaxie condensée assez faible à considérablement faible est vue à 85x et accompagnée à 201x de LEDA57100 très faible à VI1.
       
       
       A 2h, Bruno T. est revenu imager sur la butte à l'est.
       
       Observation 8924 : NGC6155.
       Cette galaxie considérablement faible à 85x montre comme une barre centrale à 276x, râtée à 201x.
       
       
       Observation 8925 : NGC6239.
       201x, 276x. Considérablement faible à 85x comme la précédente, elle révèle de la structure, sous forme d'une barre grumeleuse s'infléchissant à l'ouest.
       
       
       A 2h40, une moto particulièrement bruyante repart de l'entrée du parking, je l'entendrai pétarader dans la montagne plusieurs minutes.
       
       Je peux enfin voir une nébuleuse diffuse du Cygne, la X Nebula, autre objet mythique qui me semblait alors hors de portée à l'époque du magazine Ciel Extrême, comme l'était Shakbazian 16 finalement vu aux NAT 2016.
       
       Observation 8926 : Simeis 57.
       Dénommée aussi la X Nebula. A 85x j'y verrais plutôt un lambda. La nébuleuse n'est pas sûre sans filtre. Le filtre Oxygène 3 montre quelques traces. C'est le filtre HBêta qui la dévoile vraiment. Alors la partie facile est vue VI1 (100% du temps mais qu'en vision indirecte) et 2 autres branches sont vues VI3. La zone où s'effectue la jonction de ces branches est difficile à détailler. Cet objet atypique est aussi dans les fiches de Michel Nicole.
       
       
       Après cette revanche sur l'histoire, je dirige le T508 vers des galaxies du Verseau.
       
       Observation 8927 : NGC7665.
       85x, 201x, 276x. Elle reste faible et petite à 85x, mais à plus forts grossissements je remarque ses bords nets et une étoile dedans excentrée  en VI4 (25% du temps en vision indirecte).
       
       
       Comme les dernières nuits, j'entends le troupeau de moutons sur l'Aup.
       
       Observation 8928 : NGC7721.
       85x, 201x. A 85x je vois déjà son allongement, elle est considérablement faible à faible.
       Elle est déjà sombre à 201x. Quelques détails durs apparaissent sous forme de glimpses VI4 à 5 (10 à 25% du temps en vision décalée).
       
       
       Des voiles éparses au nord-ouest deviennent gênants, dégradant la transparence.
       Je tente une galaxie Arp dans le Verseau bien que les voiles passent dessus par moments.
       
       Observation 8929 : NGC7727 ou encore Arp 222.
       138x, 201x, 276x. Hormis son centre assez brillant à assez faible, le reste est faible et les détails sont incertains, les nuages n'aidant pas.
       
       
       Retour de nuages éparses s'avancent par l'ouest.
       Je m'obstine en observant une autre galaxie dans le voisinage et dans les voiles.
       
       Observation 8930 : NGC7724.
       201x. Son observation est alternative : très faible quand vue hors des voiles, sinon fantômatique à invisible.
       
       
       A 5h, je capitule, ça devient trop pourri dans l'aube avec ces voiles contrariants.
       De nombreux météores et satellites artificiels sont passés dans le champ de mes oculaires cette nuit.
    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 3 au 4 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       12 dessins : 8909 à 8920.
       
       Je commence par un peu d'animation pour le public de la Nuit des Etoiles.
       Puis j'observe M54, un amas globulaire un peu délaissé du Sagittaire mais un arbre sur son parcours au sud-est contrecarre mes plans.
       Du coup je bascule sur un autre amas globulaire plus haut que cet arbre dans cette constellation, et rebascule sur M54 pour finir son dessin.
       
       Observation 8909 : Palomar 8.
       85x, 201x, 276x. Ce doit être l'un des plus faciles Palomar avec NGC6717. Je le vois de suite à 85x, considérablement faible, et à 201x j'ai la bonne surprise de le résoudre en étoiles faibles à perceptibles malgré la turbulence pas favorable de 4 à 5 sur 5. Ce n'est certes pas courant de résoudre un globulaire Palomar! C'est le second pour ma part avec NGC6717, tous deux seulement avec ce télescope.
       
       
       Observation 8910 : M54.
       85x, 201x, 276x. Au chercheur c'est une petite tache floue considérablement faible. Changement d'échelle avec le Nagler 26 à 85x, il devient brillant et bleuté, et en poussant le grossissement je constate un début de résolution limité par la forte turbulence de 5 sur 5.
       Son centre est très marqué.
       C'est amusant, le Palomar précédent bien plus faible était bien mieux résolu, il ne faut pas négliger l'indice de concentration des amas globulaires pour espérer les résoudre!
       
       
       La turbulence est pourrie si bas aujourd'hui(4 à 5 sur 5 échelle Ciel Extrême).
       
       J'aperçois des cirrus au nord sous la Grande Ourse. Qu'ils y restent!
       
       Je change de coin de ciel et de type d'objet pour m'offrir quelques pépites avec des galaxies du Bouvier.
       
       Observation 8911 : NGC5660.
       201x, 276x. La galaxie considérablement faible dévoile ses spires à 201x, mieux qu'à 276x qui atténue trop.
       Le bras Est se voit VI1 à 2 (entre 75% et 100% du temps en vision indirecte). Le bras Ouest est VI1 avec une condensation plus marquée.
       Le noyau est faible à très faible. Une bien belle surprise.
       
       
       Des chiens aboient dans la montagne de l'Aup au sud, ceux du berger actuellement en pâturage là-bas?
       
       Observation 8912 : NGC5676.
       201x, 276x. Assez brillante et bleutée à 85x, c'est un autre digne représentant des incurvées! Son bras Est est marqué et vu VI1 tandis qu'à l'opposé le bras Ouest est indistinct.
       
       
       Malik qui se gelait hier a trouvé de quoi se réchauffer, un plaid léopard! Il a profité de l'obscurité complice de sa dernière nuit ici pour s'en couvrir, craignant peut-être des photos diurnes compromettantes.
       
       Observation 8913 : NGC5673.
       85x, 201x.  Je la vois faible à très faible à 85x, très allongée. Dans celle-là, c'est de la nodosité en pagaille!
       
       
       Ce que je craignais arrive à 2h, les voiles du nord débordent sur ma zone d'observation, à savoir le Bouvier et la Grande Ourse.
       
       Observation 8914 : NGC5794 à 5805.
       201x. Ce quatuor est constitué de galaxies condensées, NGC5794 assez faible, NGC5797 et NGC5804 assez brillantes, NGC5805 très faible. Les voiles contrarient leur observation.
       
       
       Observation 8915 : NGC5820/21.
       201x, 276x. NGC5820 assez brillante est escortée de la très faible NGC5821 dont le centre apparaît en vision décalée.
       
       
       A 2h40, Bruno T., compagnon du dernier voyage chilien, bâche sa lunette astrophoto TS130. Il s'était positionné sur le haut du talus à l'emplacement laissé libre par le départ de Jean-Pierre B.
       
       Je rebascule de l'autre côté du ciel pour dessiner des nébuleuses planétaires de Cassiopée.
       
       Observation 8916 : IC1747.
       85x, 631x. L'idée de cette cible m'a encore été soufflée par les fiches de Michel Nicole, une vraie mine d'or.
       Elle ressemble à une étoile floue plutôt brillante à 85x.
       Je saute directement à 631x malgré la turbulence de 4 sur 5 pour attraper assez facilement son anneau sans filtre OIII.
       La nébuleuse répond bien à ce dernier. C'est marrant, il y a comme un effet de scintillation de l'anneau. Le filtre OIII accentue l'anneau.
       Je n'ai pas confirmé de couleur. La nébuleuse est presque invisible au filtre HBêta.
       
       
       Observation 8917 : PK136+4.1.
       85x. Avec celle-là, on change de registre parmi les nébuleuses planétaires. Je ne vois rien sans filtre ou avec le HBêta.
       Je peux dire qu'elle répond bien au filtre OIII, mais elle reste dure, à la limite VI5 de la vision décalée, le fond de ciel est alors plus clair à l'emplacement de la nébuleuse. J'ai dessiné le champ stellaire avec le filtre OIII sauf pour ce qui est de leur couleur.
       
       
       Je sens la fatigue passer à 3h50.
       
       Je dessine une nébuleuse diffuse dans Cassiopée.
       
       Observation 8918 : VdB 8.
       Van den Bergh 8. A 138x, elle est très faible, et sa forme dissymétrique en boomerang est dévoilée en vision indirecte, écartant tout risque de confusion avec un halo stellaire (par ailleurs peu probable avec cette optique à moins de buée).
       
       
       Le tintement des cloches du troupeau de moutons sur l'Aup perce la nuit à 4h.
       
       Je m'attelle au dessin d'un amas ouvert de Cassiopée, mais le genre faible.
       
       Observation 8919 : IC166.
       Vu dès 85x, il est partiellement résolu à 201x en étoiles faibles à perceptibles.
       
       
       Je termine par la comète Africano C/2018 W2 dans la Girafe.
       
       Observation 8920 : comète Africano.
       138x et 201x. Je la repère à 85x. Elle est très diffuse et faible. Je note sa position à 4h49. Elle s'efface dans l'aube sans avoir bougé par rapport aux étoiles pendant le dessin.
       
       
       Ca y est, j'ai vu les 3 comètes prévues dans mon programme pour ces vacances!
       
       A 5h, je range les affaires et bâche le Dobson, le ciel est trop clair et je suis bien fatigué.
       Encore une nuit jusqu'au-boutiste!
    • By BobSaintClar
      Elles sont belles, elles sont grosses, elles sont lourdes, elles sont (très) solides et que je sache, elles sont rares...
      Mais leur qualité première, désormais ? Elles sont miennes !

       
      J'ai acquis cet engin lors d'une "star-party", le WE dernier dans la province de Nagano. Il s'agit donc de la dernière version - la première date de la seconde guerre mondiale - des 20x120 de Nippon Kogaku, "Étude de la lumière au Japon", alias Nikon dont le nom est apparemment un condensé.
       
      Pourquoi ai-je opté pour cet instrument ? Sur le papier, ce n'est pas un choix raisonnable : elles sont chères, à visée droite, pèsent 16 ou 17 kg (ma balance n'est pas sûre), présentent une pupille de sortie de 6mm, n'ont pas d'oculaires interchangeables, n'acceptent pas de filtres. Histoire d'enfoncer le clou, j'ajoute que le ciel de mon jardin est médiocre en été et passable en hiver...
       
      Pour répondre, dans l'ordre :
       
      - Je les ai testées sur place, en mode diurne uniquement. La qualité de l'image délivrée - belle résolution, belle transparence, pas de courbure de champs, pas de liseré coloré sur les forts contrastes, faible dégradation centre-bord - m'a agréablement surpris. Je me suis souvenu des images que me donnaient les Vixen 30x125, celles que j'obtiens avec mes 20x80... aucun doute, c'est de la belle optique.
      - Le prix : on trouve ces jumelles sur Ebay Japan et sur Amazon US (d'occasion), aux alentours de 6500 dollars. Je les ai négociées, au final, pour 2.200 euros. Ca tombe bien, je ne pouvais pas dépenser un centime de plus sans me mettre dans le rouge !
      - La visée droite : ça ne m'a jamais vraiment gêné avec les 20x80. Mais là, c'est différent ! J'ai donc entrepris la construction d'un support à balancier qui me permettra d'observer par en-dessous, sur un siège inclinable ou une chaise longue. Il me reste des poutres de charpente de mes appentis de l'an dernier, même pas besoin d'acheter du bois !
      - La pupille de sortie de 6mm : il se trouve que j'ai mesuré les miennes l'hiver dernier, avec 6,1mm des deux cotés. J'ai de la veine, c'est beaucoup à mon âge. J'ai aussi pensé à mon fils (6 ans) qui commence à reluquer dans mes instruments...
      - L'absence d'oculaires interchangeables : c'est un vrai "moins", un tel diamètre  et de bonnes optiques  auraient supporté sans soucis des grossissements variés. Ceci dit, j'ai toujours considéré les jumelles comme des instruments dédiés aux grands champs : pour les grossissements importants en mode binoculaire, il y a les têtes binos. Et puis, le bon coté d'avoir des oculaires fixes (et bons), c'est qu'on n'a pas à prévoir un budget en sus, sachant que les très grosses binos sont toujours chères !
      - L'absence de filtres : là aussi, c'est dommage. Comme je possède les filtres interférentiels "nébuleuses" pour jumelles de chez Fujinon (prévus pour les 30x150 de la marque), je vais voir si leur adaptation est possible. Ce devrait être assez simple, je l'ai déjà fait avec mes 20x80, il suffit juste d'avoir un bon relief d’œil (20mm sur les Nikon) et des œilletons amovibles (c'est le cas).
      - Le ciel médiocre ou moyen : Bah c'est vrai quel que soit l'instrument, donc on fait avec ! Ca m'incitera à sortir
       
      Et quand on regarde dedans, ça donne quoi ?
       
      Je vous épargne la vision en mode diurne, ce n'est pas le genre de jumelles qu'on emporte pour mater les oiseaux le WE !
      On va se contenter du mode nocturne :
       
      Je suis sorti cette nuit, dans mon jardin, avec les Nikon sur un trépied bricolé vite fait (tant pis pour la planche à pain, je n'avais pas de bois assez épais sous la main) et, pour comparer, mes Vixen 20x80. Comme les deux instruments présentent le même grossissement, je souhaitais constater "de visu" les bénéfices éventuels du diamètre supérieur (entre autres critères). Mon support à balancier n'étant pas fait, j'ai du me limiter aux objets situés à, disons, 50° d'élévation : exit Andromède, les Pléiades et le double amas !
       
      J'ai d'abord visé Orion. La constellation, au sud-est, trônait en plein dans le halo de la pollution lumineuse tokyoïte : je savais d'avance que le résultat serait misérable. Les Nikon pourraient-elles pourtant m'en donner plus ?
       
      Dans les Vixen, assez confortables (16mm de relief d’œil), la nébuleuse est blafarde mais bien présente. Sa forme en oiseau est reconnaissable, l'extension sud perçue en vision indirecte. Le Trapèze est un pâté informe, il ressemble à une étoile double asymétrique et non séparée. Je l'ai toujours vu comme ça aux jumelles, je ne m'en formalise pas (d'autant que je suis un peu astigmate). Sur la nébuleuse, je vois deux étoiles en surimpression (vision indirecte) : une sûre, l'autre devinée.
      Je passe aux Nikon. Elles ont moins de champs apparent (60°), le fond de ciel remonte (normal) mais surtout, je remarque immédiatement deux choses : les étoiles sont plus fines, et elles sont en couleur ! Ca, je ne m'y attendais pas ! Du coup, le trapèze montre quatre étoiles séparées, j'en compte quatre de plus dans la nébuleuse, dont deux en vision directe. La nébuleuse elle-même est un peu plus festonnée que dans les Vixen, mais le fond de ciel dégueulasse tue le débat : à refaire en montagne !
       
      Séduit par ma première impression, je vise la Rosette : aucune chance de voir du gaz avec la pollution locale, c'est l'amas ouvert associé qui m'intéresse...
      Aux Vixen, ledit amas est bien là. Les étoiles faibles sont à peu près ponctuelles, mais les brillantes m'apparaissent désormais empâtées. Elles se dégradent en hirondelles (coma ?) à mi-chemin du centre vers le bord, c'est trop tôt pour être négligeable, on perçoit très bien cette aberration qui devient "gore" quand on s'éloigne davantage de l'axe optique. La courbure de champs n'arrange rien : centre net ou bord potable, il faut choisir ! En observant un certain temps, les nuances colorées des étoiles se précisent mais demeurent limitées à quelques astres.
      Retour aux Nikon. La première impression se confirme et se renforce, je commence à "prendre le coup" : il y a nettement plus d'étoiles et surtout, elles présentent des nuances de couleurs incomparablement plus marquées ! Ca, c'est super agréable, vraiment une belle surprise en terme d'agrément visuel : désormais, je ne regarderai plus les étoiles comme un simple élément de décors pointilliste en arrière-plan des nébuleuses visées, elle seront des sujets à part entière ! Je n'ai pas d'explication à ce bonus inattendu : une meilleure transmission des couleurs elles-mêmes ? Le simple fait d'avoir plus de lumière par étoile, entre le bénéfice apporté par le diamètre, l'absence de fausses couleurs et la meilleure résolution de l'instrument ? J'imagine que c'est un combo des trois. Coté dégradation centre-bord, Nikon fait bien mieux que Vixen : on ne remarque rien jusqu'aux deux tiers de la distance à l'axe optique, puis les étoiles s'empâtent mais demeurent correctes jusqu'à la limite du champs apparent. On peut profiter des 60° sans problème, d'autant qu'il n'y a aucune courbure de champs. Quand c'est net au centre, c'est net au bord. A la décharge des Vixen, elles ont 70° de champs apparent à corriger, 10° de plus que leur monstrueux challenger.
       
      Enthousiasmé par le spectacle offert grâce aux étoiles (j'insiste, c'était tellement inattendu ), je pars me promener dans la voix lactée faiblarde, au nord-ouest de Cassiopée : même sous mon ciel quelconque, c'est un enchantement. Les étoiles carbonées me sautent au visage, tandis que les autres présentent des nuances de bleu, de blanc, de jaune et d'orangé (pas de vert, tiens pourquoi ?) que les Vixen ne me proposent pas. Sur ces dernières, je dois vraiment me concentrer pour commencer à deviner les couleurs : seules les géantes rouges sont évidentes. Dans les Nikon, toutes les étoiles moyennes et lumineuses sont nuancées ! Purée, je n'ai pas fini d'en profiter !
       
      Après deux bonnes heures passées dehors, la fatigue gagne et je décide d'en rester là. Inutile d'écrire que j'ai hâte de remettre ça et de construire mon support spécial ! Dans trois semaines, je participe à un rassemblement dédié aux grosses binos, en montagne, pas très loin du mont Fuji : en espérant qu'on ne se prendra pas le 22ème typhon de l'année dans les dents, c'est pas le moment de chômer ! J'ignore quel(s) type(s) de verres sont utilisés dans ces jumelles ; sur leur site, Nikon indique simplement l'emploi de "verres spéciaux", sans autre précision. Il est également indiqué qu'on peut adjoindre des filtres polarisants en option  : ah, intéressant ! Il faut que je creuse la question, il y a peut-être un filetage de prévu quelque part...
       
      Voilà
       
      (PS : je m'aperçois que je n'ai pas parlé du parallélisme. C'est parce qu'il n'y a rien à dire : les deux images fusionnent parfaitement. Aucun soucis, après deux bonnes heures d'observation)
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