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Huitzilopochtli

Retour d'échantillons martiens

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Encore loin d'être acquis faute de savoir s'il sera financé, ce projet gigantesque semble prendre forme au niveau de son architecture.

 

Des décisions importantes devraient être prises dans les mois qui viennent, qui nous fixeront sur un éventuel retour sur Terre d'échantillons martiens intervenant en 2032.

Une année supplémentaire pour des analyses et vérifications, puis peut être, une annonce fracassante, bouleversant définitivement la place de l'Humanité dans l'Univers ?... 

 

Bon, on en est pas là, alors commençons par le début.

 

https://spaceflightnow.com/2019/09/16/nasa-esa-officials-seek-formal-approvals-for-mars-sample-return-mission/


Traduction remaniée :


Les responsables de la NASA et de l'Agence spatiale européenne sont convenus d'un partenariat visant à récupérer des échantillons sur la surface de Mars et à les rapporter sur Terre. Il va s'agir maintenant de trouver les deux à trois milliards de dollars qui permettraient les lancements en 2026 des deux fusées nécessaire à l'accomplissement de cette mission.  
Si elle est approuvée, la mission de retour d’échantillons martien concernerait des prélèvements de roches et du sol recueillis par le rover Mars 2020 de la NASA, dont le lancement est prévu l’année prochaine. Les échantillons reviendraient sur Terre pour une analyse détaillée dans des laboratoires terrestres, autorisant l'obtention de résultats qui, selon les scientifiques, nous donneraient une vision beaucoup plus claire de l'environnement martien passé et présent.


La demande de budget pour l'exercice 2020 présentée par la Maison-Blanche, prévoyait un montant de 109 millions de dollars pour permettre de travailler sur les futures missions martiennes, y compris celle de retour d'échantillons. La NASA avait déjà reçu 50 millions de dollars pour une étude préliminaire de ce programme en 2019.
La NASA avait dévoilé une stratégie visant à mener à bien une mission de retour d'échantillons martiens "à faible coût" en 2017, un plan qui, selon Glaze, permettrait aux scientifiques d'obtenir des échantillons de la surface martienne dans des délais raisonnables.


Quand on le lui a demandé lors de la réunion du 10 septembre, Glaze a déclaré que l'estimation des coûts pesant sur la NASA pour cette mission est "encore assez difficile à ce stade" et elle s'est montrée réticente à donner un chiffre précis.


"N'oubliez pas que nous envisageons une approche collaborative" a-t-elle déclaré. "Cela se situerait probablement entre 2,5 et 3 milliards de dollars". Et ce chiffre concerne les États-Unis, le lancement de l’atterrisseur n’inclut pas le rover de collecte fourni par l’ESA. Le Earth Return Orbiter est fourni par l'ESA, mais il est doté d'un système de capture de charge utile et d'un système de rentrée devant être livré par les États-Unis.”


Les hauts responsables de la NASA ont approuvé en juillet les plans préliminaires de la mission de retour d'échantillons mise en place au cours des deux dernières années, notamment des contributions respectives pour l'agence spatiale américaine, l'ESA et des centres individuels de la NASA, a déclaré Glaze.


La NASA et l'ESA ont signé une "déclaration d'intention" en avril 2018 pour travailler conjointement pour réaliser ce programme.


"Il y a quelques mois à peine nous avons organisé ce que l'on appelle une réunion sur la stratégie d'acquisition, au plus haut niveau, où nous discutons et obtenons l'approbation des différents partenariats, non seulement avec les partenaires internationaux, mais également avec les intervenants américains" nous dit Glaze.


Le Jet Propulsion Laboratory, le Marshall Space Flight Center, le centre de recherche Ames et le centre de recherche Langley participeront au projet. La contribution américaine à la mission sera probablement lancée depuis le Kennedy Space Center, et le Johnson Space Center à Houston hébergera un laboratoire pour recevoir des échantillons.


"Il y aurait également des opportunités de participation commerciale dans divers domaines, ainsi qu'une participation internationale supplémentaire", explique Glaze.


"Espérons que d’ici la fin de l’année civile, nous saurons quelle est la dotation du Congrès pour la NASA et si cela inclut ou non le financement du retour de l’échantillon", a déclaré Glaze. "Et aussi, en novembre, l'ESA a sa réunion ministérielle  où ils obtiendront, espérons-le" les financements pour leur participation".


La réunion des ministres des gouvernements européens, prévue les 27 et 28 novembre à Séville (Espagne), devra approuver le financement des programmes de l'ESA pour des prochaines années. Avec les autres projets de recherche spatiale, l'ESA proposera aux ministres un budget pour relancer le développement des éléments européens d'une mission de retour d'échantillons martiens.


"Trouver une solution abordable sera essentiel si nous voulons faire avancer ce projet, et non pas devoir faire une autre étude", a déclaré Jim Watzin, directeur du programme d'exploration de la NASA.
Au-delà de tout financement fourni par le Congrès dans le budget 2020, les responsables de l'agence espèrent un engagement de l'administration Trump dans la demande de budget de l'exercice financier 2021, avec éventuellement le pouvoir de lancer officiellement le développement concret de ce programme.
"Le président présentera sa demande de budget au congrès pour l'exercice 2021 au mois de février, et nous verrons alors si l'administration a pris la décision de soutenir notre projet et dans quel délai, du point de vue budgétaire, il pourrait être réalisé" dit Watzin.


Les responsables de la NASA décrivent cet effort de retour comme une "campagne" nécessitant au moins trois lancements distincts, avec le décollage du rover Mars 2020 de Cape Canaveral au sommet d'un lanceur atlas United Launch Alliance 5. 


Le rover Mars 2020 atterrirait sur la planète rouge en février 2021 dans le cratère de Jezero, emplacement d'un ancien delta du fleuve asséché où l'eau et les sédiments se sont écoulés dans un bassin il y a des milliards d'années.


Le rover sophistiqué possédera son propre laboratoire d'analyses miniature, doté d'instruments permettant d'étudier la géologie martienne et de rechercher des molécules organiques à des échelles plus fines que celles réalisables par n'importe quelle autre mission antérieure. Il est également équipé d'une station météorologique, d'un radar pénétrant dans le sous-sol et d'un système de démonstration technologique permettant de convertir le dioxyde de carbone de l'atmosphère en oxygène, en vue d'une expédition humaine ultérieure.


Mais l'objectif principal du rover Mars 2020 sera de collecter jusqu'à 43 tubes d'échantillons hermétiquement scellés, forés dans des roches martiennes. Certains des tubes, chacun de la taille d'un crayon, seront récupérés par un rover lancé lors de la prochaine phase de la campagne de retour d'échantillons.


"Les études ont préparé les deux agences à prendre une décision très éclairée vers la fin de 2019 et, de mon point de vue, il s'agit d'un progrès énorme", a déclaré Watzin. "Je pense que nous avons une équipe vraiment forte en place et tout le monde espère vraiment que nous obtiendrons le soutien à la fois des autorités américaines ainsi qu'européennes.


En supposant des approbations formelles dans les mois à venir, les responsables de la NASA et de l'ESA estiment que la mission de récupération des échantillons pourrait quitter la Terre avec deux lancements en 2026. "Les opportunités de lancement de Mars se présentent tous les 26 mois, mais toutes les fenêtres de tir ne sont pas favorables au départ de notre mission", a déclaré Watzin.


"Lorsque vous regardez les allers-retours vers Mars, les exigences en matière de propulsion sont énormes", explique Watzin. "La physique permettant de lancer et de quitter une planète, que ce soit sur Terre ou sur Mars, ne peut pas s'effectuer tous les 26 mois. Il existe quelques possibilités pour lesquelles l’énergie est gérable avec un budget et une technologie raisonnables, le reste des opportunités nécessite l’invention de nouvelles technologies. Un coût limité et une approche sage signifient que l’invention de nouvelles choses devait être restreinte quelle que soit l’approche adoptée. "Nous avons donc sérieusement envisagé deux possibilités, qui vont de 2026 à 2029, sous différentes formes".


L'Agence spatiale européenne fournira un rover qui arrivera sur Mars à bord d'un atterrisseur construit par les États-Unis. Il quittera la plate-forme fixe pour collecter les échantillons recueillis par le rover Mars 2020. Après avoir rassemblé les tubes d’échantillons, le robot de recherche apportera les échantillons dans l’atterrisseur où il seront transférer par un mécanisme dans une fusée, le véhicule Mars Ascent de construction américaine.


Le rover de collecte et le véhicule Mars Ascent arriveront sur Mars à bord du même atterrisseur.


La fusée (VMA) amènera la charge utile en orbite  pour prendre rendez-vous avec une fusée restant temporairement en orbite martienne (Earth Return Orbiter) de fabrication européenne, et c'est ce vaisseau spatial qui ramènera les échantillons sur Terre.


L’atterrisseur américain transportant le rover européen et le véhicule Mars Ascent, seraient lancés par une fusée américaine en 2026. Quelques mois plus tard, le Earth Return Orbiter et une capsule de rentrée atmosphérique de conception américaine seraient lancés par un lanceur européen.
Si les deux lancements sont effectifs en 2026, le rover Mars 2020 lui-même pourrait toujours être opérationnel quand ils arriveront sur la planète rouge. Cela pourrait donner aux scientifiques une option de secours pour transférer les échantillons dans le véhicule Mars Ascent, au cas où le rover européen rencontrerait des problèmes.


"Avoir une opportunité précoce de retour d'échantillons nous permet d'utiliser Mars 2020 comme un acteur dans ce domaine", nous dit Watzin. "Nous avons l'option opérationnelle de conserver les tubes sur Mars 2020 en précaution contre n'importe quel ennui avec le rover de collecte, et nous avons la solution de ramassage avec le rover européen des tubes qui aurait été abandonnés éventuellement le rover Mars 2020."


En juillet, l'ESA a invité l'industrie européenne à soumettre des propositions visant à construire le Earth Return Orbiter. L'année dernière, Airbus Defence and Space a signé un contrat d'étude avec l'ESA pour commencer à concevoir des systèmes pour un rover collecteur, s'appuyant sur l'expérience acquise par Airbus dans la construction du rover européen ExoMars Rosalind Franklin qui devrait être lancé l'année prochaine.


Les ingénieurs de la NASA continuent d’évaluer les options de propulsion hybride et à combustible solide, y compris des variantes à deux étages ou à un étage, pour le véhicule Mars Ascent.
La NASA fournira également la capsule de rentrée afin de rapporter les échantillons sur Terre. Après sa libération du vaisseau de retour européen, la capsule ciblerait l’atterrissage dans le désert de l’Utah en 2031.


Les ingénieurs prévoient la possibilité de ramener les échantillons sans l'aide d'un parachute. Au cas où le véhicule blindé d'entrée s'écraserait au sol à grande vitesse.
La NASA s'inquiète du risque que représentent les échantillons extraterrestres pour les humains et l'environnement de la planète. La capsule d'entrée devait donc être conçue pour résister à la défaillance d'un parachute.


Selon Watzin, des tests d'impact ont montré que les échantillons seraient toujours en bon état après un atterrissage à grande vitesse, et que les tubes d'echantillons sur le rover Mars 2020 ont été conçus avec pour objectif un retour sans parachute.


"Nous pensons que nous pouvons récupérer les échantillons et les conserver en bon état pour les analyses que tout le monde veut faire, et même sans parachute", explique Watzin.
"Nous ne voulons pas libérer par inadvertance les prélèvements que nous rapportons sur Terre", "Nous devrions survivre aux modes de défaillance de tout système que nous concevons, et une défaillance de parachute reste hélas envisageable." 


Concevoir la mission sans parachute de retour permettra également de gagner du poids sur le vaisseau spatial. Cela a aussi pour avantage un gain de poids au lancement.


Interrogé lors d'une réunion du groupe d'analyse du programme d'exploration de Mars en juillet sur l'utilisation de véhicules commerciaux, tels que le futur vaisseau spatial SpaceX, pour la campagne de retour d'échantillons sur Mars, M. Watzin a déclaré que la NASA se concentrait sur l'utilisation d'une technologie éprouvée.


Si la mission de retour des échantillons de Mars était approuvée pour des lancements en 2026, elle serait la prochaine mission scientifique phare de la NASA après le rover Mars 2020 et la sonde Europa Clipper, dont les lancements devraient avoir lieu respectivement en 2020 et 2023.
 

Edited by Huitzilopochtli
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More information on www.planetary-astronomy.com

Perspectives & interrogations


http://www.planetary.org/blogs/guest-blogs/2019/nasa-esa-latest-msr-plan.html


Traduction du lien ci-dessus :


Les responsables de la NASA et de l'ESA présentent les derniers plans de retour d'échantillons martiens.
La semaine dernière, des scientifiques se sont réunis au Caltech pour la neuvième conférence internationale sur Mars. Cette conférence offre à la communauté scientifique l’occasion de résumer les résultats scientifiques déjà obtenus et d’identifier les futures questions et techniques de recherche.


Les représentants de la NASA, de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'Agence spatiale canadienne (ASC) ont assisté à une séance plénière spéciale le 24 juillet sur un retour d'échantillons martien (MSR).  Jim Watzin (Directeur du programme d'exploration de la NASA) a fourni des informations supplémentaires sur le programme MSR à la 37ème réunion du programme d'exploration de Mars (MEPAG) du 26 mars. Ensemble, ces présentations ont fourni un premier aperçu détaillé de l’architecture et de la chronologie de la mission MSR.


La stratégie actuelle pour MSR est une mission internationale avec un matériel de mission principal fourni par la NASA et l'ESA. Un appui international supplémentaire à la mission est sollicité, mais ces collaborations en sont encore au stade des négociations. Chad Edwards du JPL a déclaré que l'objectif était de "diviser la mission en segments logiques, techniquement réalisables et clairement définis", ajoutant que "rien ne nécessite un miracle technologique pour que cela se fasse." Une mission d'atterrissage et de collecte avec un rover alimenté par panneaux solaires, développée conjointement par la NASA et l'ESA, ainsi qu'un orbiteur de retour construit par l'ESA avec des contributions de la NASA. La NASA a fourni des informations sur les études de conception de la fusée devant décoller de la surface martienne avec les prélèvements collectés, et de l'engin de récupération des échantillons de l'ESA, tandis que l'ESA a fourni des informations sur les mises à jour du concept général d'atterrissage de récupération des échantillons.


L’orbiteur de retour vers la Terre (ERO) et l’atterrisseur de récupération d’échantillons (SRL) quitteront la Terre en 2026, à quelques mois d'intervalle.


L’atterrisseur de récupération de surface sera lancé en juillet 2026. Ceux qui sont au courant des possibilités de voyage pour l’exploration de Mars peuvent se rendre compte que juillet est bien avant le créneau typique de transfert à basse énergie qui s’ouvre en octobre 2026. Cependant, un vol direct de la Terre en 2026 placerait l'arrivée de l’atterrisseur en août 2027. Cela coïncide avec la fin de l'été nordique, une période de l'année notoire pour les tempêtes de poussière de grande envergure qui pourraient être fatales pour un rover de récupération alimenté par panneaux solaires.


Au lieu de cela, l'atterrisseur empruntera un "long trajet vers Mars" complètement inhabituel, selon les mots de Chad Edwards. Après le lancement, l'atterrisseur effectuera une orbite 1,5 fois autour du Soleil et arrivera en août 2028, à peu près au moment de l'équinoxe de printemps dans l'hémisphère nord de Mars. La poussière atmosphérique est au minimum à cette période de l'année, ce qui permet à l'atterrisseur et au rover d'effectuer des opérations de récupération avec une très faible probabilité de rencontrer une tempête de poussière qui pourrait  mettre fin prématurément à la mission. L’atterrisseur utilisera une version renforcée de la plate-forme utilisée par les missions Mars Polar Lander, Phoenix et InSight, ou utilisera une version des étapes de descente Curiosity et Mars 2020 (généralement appelée Skycrane). Bien qu'une décision ne soit pas encore définitive, Edwards a mentionné que la plate-forme propulsive était l'option actuellement privilégiée.


Une fois à la surface, l’atterrisseur déploiera le robot qui collectera les échantillons mis en cache par mars 2020 et les restituera à l’atterrisseur sur une période de six mois. L’atterrisseur chargera les échantillons dans un module orbital de la taille d’un ballon de basket et le scellera pour lancement. Selon les prévisions actuelles, l'atterrisseur n'a pas la capacité de prélever un échantillon d'urgence à la surface en cas de défaillance du robot de recherche. Au lieu de cela, il est prévu que l'atterrisseur de récupération des échantillons arrive pendant que Mars 2020 sera toujours opérationnel, ce qui signifie qu'il pourrait recevoir des échantillons directement de ce mobile, si nécessaire.


Une fois que tous les échantillons ont été récupérés, ils seront lancés en orbite à l'aide d'une fusée montée sur le pont de l'atterrisseur. La conception de cette fusée n’a pas encore été finalisée, mais la NASA a opté pour une fusée à 2 étages ou une fusée hybride à 1 étage.


Bien que l’architecture des phases d’atterrissage et de récupération d’échantillons soit encore peu précise, l’orbiteur de retour vers la Terre est beaucoup mieux développé. Selon Jim Watzin, de la NASA, l'ESA a passé une grande partie de 2018 à 2019 à réaliser des études de concept pour l'orbiter de retour. En outre, l'ESA a lancé un appel d'offres le 23 juillet, amorçant le processus d'appel d'offres pour la construction de l'engin spatial. Selon Jakob Huesing de l'ESA, l'orbiteur consistera en un module d'insertion orbitale à alimentation chimique et un module principal à propulsion ionique construits par l'ESA. La NASA construira le mécanisme de capture d'échantillon de l'orbiteur et la capsule de rentrée terrestre. L'orbiteur sera très grand, pour alimenter son système de propulsion ionique, le panneau solaire mesurera 40 mètres. Ce réseau sera capable de générer 40 kW de puissance. (Ce chiffre est légèrement supérieur à celui des missions précédentes de l’ESA)


L'orbiteur de retour quittera la Terre en octobre 2026 avec un lanceur Ariane 6 et devra suivre une trajectoire traditionnelle directe vers Mars. Cependant, son arrivée prévue sur Mars est tout sauf traditionnelle, car elle ne peut transporter suffisamment de carburant pour entrer sur son orbite opérationnelle avec une propulsion chimique. Au lieu de cela, il suivra un processus en plusieurs étapes utilisant à la fois une propulsion chimique et ionique. À l'arrivée de Mars, l'orbiteur entrera dans une orbite fortement elliptique à l'aide d'un module d'insertion orbitale à alimentation chimique. Ensuite, le module d'insertion orbitale sera largué pour réduire la masse et passera l'année suivante à s'abaisser lui-même sur son orbite opérationnelle à l'aide du système de propulsion ionique. Il arrivera sur son orbite finale en juillet 2028, juste à temps pour servir de relais à Mars 2020 et à l'atterrisseur de récupération d'échantillon au début des opérations.


Le container de retour d'échantillons sera lancée au printemps 2029. L'orbiteur de renvoi terrestre passera jusqu'à 6 mois à localiser ce container de la taille d'un ballon de basket via un suivi optique. Une fois localisé, l'orbiteur se mettra en position pour l'attraper grâce à un mécanisme de capture et le chargera dans la capsule de rentrée atmosphérique. Une fois le module d’entrée de la Terre chargé et scellé, l’orbiteur larguera le mécanisme de capture et passera l’année suivante à s'arracher de l’orbite de Martienne en utilisant sa propulsion ionique. ERO vise une fenêtre de retour sur Terre en 2031.


La phase finale de la mission aura lieu au printemps 2032. L’orbiteur du retour à la Terre visera une zone d’atterrissage, éjectera le module, puis effectue une manœuvre d’évitement de la Terre. Le site d'atterrissage du module échantillon n'a pas encore été sélectionné, mais la NASA part du principe que l'atterrissage aura lieu dans la zone de test de l'Utah, où Genesis et Stardust avaient déposé leurs capsules d'échantillons.


Un retour d’échantillon martien serait la première fois où nous récupérons  des matériaux susceptibles de contaminer la Terre avec des microbes extra-terrestres. Cette possibilité en fait un "retour d'échantillon restreint". La capsule de retour sur Terre avait été conçu à l'origine pour atterrir intact en cas de défaillance d'un parachute. Cette conception a depuis évolué pour ne comporter aucun parachute. Jim Watzin a fait remarquer que la mission fonctionnait avec des contraintes de masse très strictes. Par conséquent, l'élimination du parachute libère une masse critique. La NASA a déjà commencé à effectuer des tests de chute afin de perfectionner une éventuelle sonde de retour d'échantillon. Les données de ces tests de chute ont été utilisées dans la conception des tubes à échantillons Mars 2020 pour les aider à résister à l'impact. 


Cet aperçu de la mission de retour d'échantillons Mars ESA – NASA montre les lancements du rover Mars 2020, du récupérateur d'échantillons, et de Earth Return Orbiter. Le rover Mars 2020 collecte des échantillons et les dépose dans des bidons à la surface. Il visite éventuellement l'atterrisseur de récupération directement. L’atterrisseur déploie un rover pour collecter les échantillons de Mars 2020 et les déposer dans un véhicule de remontée qui se propulse en orbite. Là, un orbiteur de retour collecte les échantillons pour les ramener sur Terre.


La planification actuelle du retour d'échantillons martien a commencé en 2016 avec des négociations de haut niveau entre la NASA et l'ESA. Au cours de ce processus, les deux agences ont épuré les concepts des missions précédentes et ont convergé vers un plan réalisable par les deux agences. Ce processus s'est achevé par la signature d'une déclaration d'intention conjointe NASA / ESA lors du salon aéronautique de Berlin en avril 2018, permettant aux agences spatiales de commencer à élaborer le "plan définitif" pour leurs gouvernements respectifs.


Au cours des mois suivants, la NASA a attribué des responsabilités à ses différents centres de vols spatiaux, mais des études architecturales détaillées ne pouvaient pas commencer avant que les crédits budgétaires de l'exercice 2019 n'affectent des fonds au projet. L’ESA a utilisé ce temps pour commander 2 études de conception pour l’orbiter de retour vers la Terre et 2 études de conception supplémentaires pour le rover collecteur de surface. Watzin a déclaré qu'il était "satisfait et impressionné par la manière dynamique avec laquelle l'ESA participe à ce projet".


La NASA s'est empressée de rattraper le retard depuis l'approbation du budget de l'exercice financier 2019 en mars. Le 12 juillet, la NASA a officiellement approuvé les rôles et les responsabilités dans la collaboration avec l'ESA, finalisant essentiellement la structure globale de la mission. Deux étapes budgétaires finales critiques subsistent.


 Du côté de l'ESA, une réunion du Conseil ministériel aura lieu les 26 et 28 novembre pour approuver le projet de budget pour l'orbiteur du retour vers la Terre. Du côté de la NASA, son budget pour l'exercice financier 2020 demandait de l'argent pour finaliser la conception de l'architecture de la mission dans le but de commencer le développement d'un atterrisseur de récupération d'échantillons au cours de l'exercice financier 2020.


L'ampleur du projet a suscité certaines inquiétudes parmi la communauté de recherche de la NASA. La préoccupation la plus fréquemment exprimée lors de la session plénière et de la réunion ultérieure du MEPAG était son effet sur le reste du programme martien. La flotte américaine sur Mars vieillit. Mars Odyssey et Mars Reconnaissance Orbiter, les deux engins spatiaux qui soutiennent toutes les recherches de surface en effectuant des communications par relais, opèrent respectivement en orbite autour de Mars depuis 18 ans et 13 ans. Odyssey devrait manquer de carburant d’ici 2025 et l’état des batteries de Reconnaissance Orbiter de Mars pourrait mettre fin à ses activités dès le milieu des années 2020.


Le coût du retour des échantillons sur Mars empêcherait vraisemblablement de donner suite à l'une ou l'autre de ces missions en orbite autour de Mars avant que les échantillons ne soient rendus sur Terre en 2032. Cela détournerait la majeure partie du relais de surface vers les satellites de surveillance MAVEN et Trace Gas Orbiter de l'ESA, affectant les capacités de recherche de ces missions. MAVEN a achevé sa mission principale et Trace Gas Orbiter finalisera la sienne fin 2019. Bien que les deux missions se soient toujours attendues à dépenser des ressources importantes en relais de données au cours de leurs missions étendues, elles ont toutes deux rencontré des environnements plus complexes qu'escompté à l'origine. Trace Gas Orbiter traite déjà 60% des données retournées par Curiosity.


Il est possible qu'une priorité soit attribuée à une mission d'orbiteur martien pour une future mission Découverte ou Nouvelles frontières afin d'atténuer la pression exercée sur MAVEN et Trace Gas Orbiter. Cependant, un tel orbiteur serait en concurrence avec le financement du reste du programme scientifique de la NASA . Compte tenu de la tendance récente à utiliser ces programmes pour explorer des astéroïdes et des corps glacés, cette compétition risque d'être rude. La communauté scientifique a exprimé beaucoup de pessimisme quant aux chances de financement de telles missions, compte tenu des sommes importantes déjà consacrées au programme martien et au retour  d'échantillons. Les scientifiques ayant des intérêts au-delà du programme Mars ont également craint qu'une mission orbitale, en plus du retour d'échantillons, retarde davantage l'exploration d'autres cibles hautement prioritaires dans le système solaire.


En plus du relais de communication, Mars Reconnaissance Orbiter porte MARCI, actuellement le seul appareil photo capable de fournir des cartes météorologiques quotidiennes de toute la surface de Mars. Ces cartes sont utilisées pour planifier les bilans énergétiques des missions alimentées à l'énergie solaire. La chronologie décrite ci-dessus verrait le début des opérations de récupération d'échantillons à la surface lorsque MRO atteindrait les limites de sa durée de vie prévue, ce qui signifie qu'il est fort probable que la récupération des échantillons aurait lieu sans surveillance météorologique globale. Atterrir en dehors de la saison des poussières historique atténue le risque, mais l'activité de la poussière de cette année montre qu'il est risqué de s'appuyer sur des conditions moyennes pour prévoir un comportement saisonnier.


Ne pas remplacer les capacités de surveillance météorologique de MRO créerait également une lacune dans l'observation des conditions climatiques martiennes, qui sont continues depuis l'arrivée de Mars Global Surveyor en 1997. Un objectif de recherche majeur identifié lors de la neuvième conférence internationale sur Mars était de prévoir les tempêtes de poussière martiennes et en les prédisant savoir si elles pouvaient se développer dans des événements mondiaux. La perte des capacités de cartographie météorologique de Mars Reconnaissance Orbiter sans une mission de remplacement créerait un vide dans les archives climatologiques martiennes pouvant durer une décennie.


Enfin, on s'inquiète de la manière dont le retour d'échantillons de Mars pourrait affecter le rythme des opérations de Mars 2020 dans le cratère de Jezero. Katie Stack Morgan, scientifique adjointe au projet pour Mars 2020, a décrit le rythme intensif de ses opérations, notamment la collecte de 20 échantillons provenant de 7 unités géologiques différentes et une traversée d'environ 10 km du site de débarquement au bord du cratère de Jezero avant la fin de la mission de référence en 2023. Ce rythme est dicté par l'arrivée de l'atterrisseur de récupération d'échantillons en 2028 et par la volonté d'envoyer Mars 2020 pour prélever des échantillons sur le site d'atterrissage de Midway .


Midway est décrit comme un "objectif ambitieux" pour le rover 2020, une opportunité de voir et d’échantillonner une suite différente de matériaux géologiques disponibles dans le cratère de Jezero. Jezero est principalement un environnement deltaïque, tandis que le site de Midway contient des matériaux provenant de la profondeur de la croûte de Mars qui ont été excavés par l’impact d’Isidis. Si le rover Mars 2020 devait se rendre à Midway, il pourrait visiter deux environnements géologiques très différents en une seule mission.


L’atterrisseur de récupération d’échantillons ne peut atterrir en toute sécurité que sur les sites d’atterrissage de Jezero ou de Midway aménagés pour Mars 2020. La traversée du rover 2020 vers Midway devrait prendre environ 5 ans, ce qui signifie que si elle doit atteindre Midway à temps pour obtenir le retour de l’échantillon mission, Mars 2020 devra quitter Jezero d'ici 2023. Steve Ruff de l'ASU s'est dit préoccupé par le fait que tenter de fixer une date de départ de Jezero compromettrait gravement les objectifs scientifiques de Mars 2020. Le rythme de la mission comme prévu dicte une moyenne de  un échantillon par mois, limitant le temps disponible pour évaluer les emplacements d'échantillonnage les plus utiles et pour caractériser l'environnement local des échantillons.


Ken Williford du JPL, un autre chercheur adjoint au projet pour le rover 2020, a décrit l'approche de l'équipe de mission pour atténuer ce problème. Les opérateurs du rover ont participé à une série d'activités de préparation appelée ROASTT (activités d'opérations de rover pour la formation d'équipes scientifiques), qui ont passé "beaucoup de temps et d'efforts en 2018, à s'entraîner à la réalisation d'objectifs scientifiques ambitieux, les opérateurs se réunissant pour élaborer une stratégie pour leur parcours et définir l’ampleur de la campagne d’échantillonnage. Une deuxième activité ROASST a eu lieu cette année, simulant la campagne scientifique et donnant à l'équipe une chance de pratiquer des opérations tactiques. Une dernière activité ROASST est prévue pour le début de l’année prochaine, en mettant l’accent sur la prise de décision. 
Cependant, un autre thème récurrent de la conférence sur Mars était l'incapacité de la télédétection à tout voir à la surface. Comme le montre l’expérience acquise avec d’autres rovers sur Mars, la géologie au sol a toujours été plus complexe que celle observée en orbite. L’expérience précédente en matière de planification de la traversée au cours des missions Apollo a également mis en évidence les contraintes strictes imposées par les traversées hautement structurées lorsqu’il faut enquêter sur des imprévus. La géologie du cratère de Jezero est sans aucun doute complexe et il y a de fortes chances que Mars 2020 fasse au moins une découverte inattendue. Il faut du temps pour comprendre ces découvertes, et la hâte de positionner le rover pour une traversée possible vers Midway pourrait empêcher la mission d’obtenir les données nécessaires pour comprendre ce que le rover voit.


Le programme MSR représente un projet très ambitieux, susceptible de réaliser un objectif que la NASA poursuit de manière ponctuelle depuis les années 1960. L'élan s'est développé depuis près de deux décennies et il semble être un objectif plus accessible que ce ne l'a été depuis longtemps. Si cela continue, débloquera-t-il une transformation de notre compréhension de cette planète ou commencera-t-il un âge sombre de plusieurs décennies dans l'étude de Mars...

 

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euhhh… Bravo pour l'effort !

Tu peux faire un résumé ? Non sérieux, en 2019 les jeunes ne peuvent pas lire plus que ne leur affiche leur écran de smartphone ; Et les vieux… sont trop vieux !!

 

Pis faut illustrer un peu :

 

 

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samp2.JPG

Edited by jackbauer 2
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Il y a 1 heure, Huitzilopochtli a dit :

Le programme MSR représente un projet très ambitieux, susceptible de réaliser un objectif que la NASA poursuit de manière ponctuelle depuis les années 1960.

 

Oui.. MSR, le serpent de mer de l'exploration martienne..

Surtout, une grande complexité, type "usine à gaz"..

C'est beau l'ambition..  Mais trop d'exigences sur les capacités du rover Mars 2020, trop de "premières" compliquées qui auraient vocation à être d'abord testées, trop d'incertitudes à tous les niveaux, et puis j'en ai bien peur, au final.. trop cher...

 

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Tes réserves sont justifiées mais on peut au moins suivre les prochains événements conduisant à des décisions engageant l'avenir du projet. Après on verra... ou pas. :)

Edited by Huitzilopochtli

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Il y a 4 heures, Huitzilopochtli a dit :

Tes réserves sont justifiées mais on peut au moins suivre les prochains événements conduisant à des décisions engageant l'avenir du projet

 

Mes réserves proviennent justement du fait que je suis ce projet titanesque depuis sa génèse il y a environ 20 ans, et que vu son historique pour le moins "tourmenté",  je n'arrive toujours pas à croire qu'il puisse aboutir, en tout cas dans les délais annoncés.. 

Mais mener à bien cette mission de retour d'échantillons serait extraordinaire à plus d'un titre. Peut-être pas un aboutissement, mais en tout cas une avancée spectaculaire de l'exploration martienne. 

 

Comme le souligne l'article de Justin Cowart, MSR ne semble pas devoir nécessiter de "miracle technologique", mais l'auteur ne peut ignorer que pour que le bazar s'emboite, se coordonne et se réalise efficacement.. il faudra plusieurs autres "miracles" !..   

 

L'un de ceux-ci, fondamental, sera constitué par le financement.. Même si la Nasa et l'Esa espèrent que d'autres pays rejoignent le projet, le coût global, compte tenu des "dérapages" récurrents dans ce domaine, risque de se révéler plutôt dissuasif. Au bout du compte, vu la complexité et la nouveauté du truc, nul ne sait quel sera le montant final de la facture. Alors même si l'ensemble des opérations peut prendre plus de 15 ans (conception, réalisation, mission) ça reste assez lourd pour le budget de l'exploration planétaire de la Nasa, et à un moindre niveau de l'ESA. Et il est bien clair que d'autres missions d'exploration du système solaire devront être annulées/reportées..

 

Ensuite, la multiplication des opérations constituant une "première" introduit un facteur énorme de complexité et de risques supplémentaires (le spatial n'aime pas trop) : un deuxième rover à lancer et faire atterrir sur Mars + les opérations de cueillette des tubes d'échantillons dans le temps imparti qui inclut le retour (ce qui implique aussi un calendrier extrêmement serré pour les objectifs de Mars 2020 : 20 échantillons provenant de 7 unités géologiques différentes et une traversée d'environ 10 km depuis le site de débarquement au bord du cratère de Jezero, ceci avant la fin de la mission de référence en 2023)  + le Mars Ascent Vehicle (MAV) une mini fusée chargée de convoyer les tubes d'échantillon en orbite  + le Earth Return Orbiter chargé de capturer le conteneur à échantillon en orbite et de le ramener vers la Terre.

 

L'article ci-dessous s'attarde plus longuement sur les caractéristiques de la mini fusée "Mars Ascent Vehicle" (MAV) probablement la partie la plus risquée de la mission, avec le rendez vous orbital pour rejoindre le véhicule de retour de l'ESA, le "Earth Return Orbiter" :

 

 

 

Dans une douzaine d'années, les Martiens pourraient enfin arriver sur Terre. S'ils le font, ce sera parce que nous les avons amenés ici.

 

https://www.airspacemag.com/airspacemag/return-martian-crater-180973115/

 

La NASA et l'Agence spatiale européenne prévoient une mission audacieuse consistant à recueillir des échantillons de roche et de sol à la surface de la planète rouge et à les transporter sur 34 millions de kilomètres d'espace. Les scientifiques disposent ainsi d'une occasion sans précédent d'étudier de quoi Mars est faite et de pour preuve que la planète a autrefois abrité la vie. Les missions précédentes ayant révélé des traces de lacs et de deltas martiens, les scientifiques pensent pouvoir trouver les fossiles d'organismes microscopiques qui ont prospéré dans ces lacs et ces rivières avant que la planète ne devienne le désert glacial d'aujourd'hui.

 

En juillet prochain, la mission en trois volets visant à renvoyer des échantillons de Mars commencera par le lancement du rover Mars 2020. Pendant que le rover explore et récupère le sol, les ingénieurs de la NASA continueront à développer la technologie pour les deux autres phases de la mission, à savoir le lancement d'une fusée transportant les échantillons sur l'orbite martienne où elle aura rendez-vous avec un véhicule de retour en attente qui transportera la précieuse cargaison. vers la Terre. Pour chacune des étapes de ce processus, les ingénieurs du JPL font face à une série de défis de taille.

 

Pour commencer, personne n'a jamais lancé une fusée depuis la surface d'une autre planète. C'est un scénario très différent de celui qui a ramené les astronautes d'Apollo de la Lune, à seulement 384472 km de là. Contrairement à l'étape d'ascension du module lunaire Apollo, le Mars Ascent Vehicle (MAV) prévu devra se libérer de la pesanteur d'une planète, même si l'attraction ne représente que 38 % de la pesanteur de la surface terrestre. Et avant que le véhicule d'ascension ne s'élance vers la maison, il aura dû endurer un grand nombre de souffrances  physiques.

 

Premièrement, en tant que charge utile sur un atterrisseur à destination de Mars, le MAV sera soumis à la difficile trajectoire d'un lancement depuis la Terre, suivi d'un vol de six à neuf mois dans l'espace lointain, qui aboutira à une entrée dans le feu. atmosphère entourant Mars, une descente supersonique et un atterrissage pas si doux. Après cela, l'engin restera à la surface pendant une demie-année martienne (équivalente à une année complète sur Terre), exposé aux tempêtes de poussière, au rayonnement ultraviolet et à des températures pouvant atteindre moins 40 degrés Fahrenheit.

 

Autre différence cruciale par rapport aux missions Apollo : il n'y aura pas d'humain dans le vaisseau spatial. Et comme une transmission peut prendre plusieurs minutes pour atteindre Mars, même le pilotage à distance est hors de question.

«Nous ne pouvons pas nous en servir», déclare Paulo Younse, ingénieur au Jet Propulsion Laboratory de la NASA. "Nous ne pouvons pas communiquer avec lui, et nous n'avons personne à bord, donc ça doit être automatique."

 

Le 18 février 2021, le rover Mars 2020 atterrira dans le cratère Jezero, d'une largeur de 48 km, où il recueillera des échantillons et les stockera dans des tubes hermétiquement scellés pour les récupérer ultérieurement. La NASA a passé cinq ans à délibérer sur un site d'atterrissage avant de s'installer sur Jezero. Les scientifiques croient qu'il y a entre 4,1 et 3,5 milliards d'années, le cratère était rempli d'un lac, profond de 250 m. Les signes d'un delta fluvial sont peut-être plus excitants. Un delta est " extrêmement efficace pour préserver les bio-signatures, les traces de vie qui auraient pu exister dans l'eau du lac, ou à l'interface entre les sédiments et l'eau du lac, ou, peut-être, les choses qui vivaient dans la région du cours supérieur qui ont été emportées par la rivière et déposées dans le delta ", a déclaré Ken Farley, scientifique du projet Mars 2020, en novembre dernier, en annonçant le site du débarquement.

 

Le rover collectera des échantillons d'au moins cinq types de roches, dont des argiles et des carbonates qui ont un fort potentiel pour préserver les indicateurs de la vie ancienne, qu'il s'agisse de molécules organiques complexes ou de fossiles de microbes. Une série d’instruments, notamment SHERLOC (balayage des environnements habitables avec Raman et luminescence pour les produits organiques et chimiques), qui utilise des spectromètres, un laser à ultraviolets et une caméra pour détecter les composés organiques, facilitera la recherche des échantillons. Mais, selon les scientifiques, cet équipement ne remplacera pas les instruments les plus sophistiqués de la planète, en particulier face à la tâche ardue consistant à distinguer les signes de la vie de l’activité chimique qui pourrait imiter les processus organiques.

 

«Pour vraiment faire un grand pas en avant dans la compréhension de Mars en tant que système, nous voulons avoir des échantillons ici», déclare Charles Edwards, responsable JPL de la Direction de l'exploration de Mars. «En renvoyant ces échantillons sur Terre, vous pouvez réellement libérer le pouvoir de tous les laboratoires terrestres et répondre à certaines des questions auxquelles nous souhaitons répondre à propos de la vie sur Mars - qu'il s'agisse de vie éteinte ou même de vie existante."

La NASA et l'Agence spatiale européenne ont uni leurs forces pour planifier les missions ultérieures - qui ne sont pas encore programmées - qui achèveront à terme le retour de l'échantillon sur Mars. Après Mars 2020, l'étape suivante consiste à envoyer un autre atterrisseur au cratère de Jezero avec un «rover de recherche» et le véhicule Mars Ascent. Le rover ira chercher les tubes contenant les échantillons de roche et de sol cachés d'ici Mars 2020, puis les chargera dans le conteneur de charge utile du MAV, un cylindre de 7,7 kg de la taille d'un ballon de volley-ball. Le MAV sera ensuite relevé, probablement de manière autonome, d’une position de lancement horizontale à une position de lancement verticale, puis décollera pour rejoindre la troisième partie de la mission: un orbiteur pour le retour à la terre.

 

Les exigences imposées à la conception du MAV en font la partie la plus risquée de la mission. Ashley Karp, responsable de la propulsion et directrice adjointe du véhicule de montée chez JPL, explique que le développement du système de propulsion de la fusée est le défi technique le plus difficile sur lequel elle a travaillé au cours de ses sept années passées à la NASA. «Nous devons nous adapter aux systèmes d’entrée, de descente et d’atterrissage pour nous rendre sur Mars, puis pouvoir lancer et envoyer les échantillons à un autre système également», explique Karp. "Donc, il y a plusieurs interfaces en jeu."

 

Le système de propulsion nécessitera un carburant capable de supporter les températures extrêmes de Mars tout en respectant les exigences de volume et de poids permettant au MAV de s’intégrer à un atterrisseur Mars: il ne peut pas peser plus de 400 kg et pas plus grand qu’environ 3 m . Au cours des deux dernières décennies, les ingénieurs de la NASA ont concocté de multiples conceptions de propulsion MAV et ont maintenant ciblé deux possibilités: un moteur de fusée hybride à un étage et un moteur de fusée à carburant solide à deux étages.

 

Le principal avantage des fusées à combustible solide est que la technologie est bien comprise, explique Karp. En fait, ils ont déjà été utilisés lors de missions précédentes (telles que Pathfinder, Spirit et Opportunity) pour atterrir sur Mars. Les moteurs à combustibles solides sont moins complexes que les moteurs à combustibles liquides, qui nécessitent un système d'alimentation ainsi qu'un système de pressurisation ou des pompes. Et comme le propulseur solide est moins corrosif et plus stable que le carburant liquide, il peut être facilement stocké pendant de longues périodes.

 

Les fusées hybrides - qui stockent l'oxydant sous forme de liquide ou de gaz et le combustible sous forme de solide - constituent un problème plus difficile à résoudre. Les ingénieurs bricolent les dessins depuis 1933, année où l'Union soviétique a lancé une fusée combinant oxygène liquide et essence solide. Mais contrairement aux fusées à propulsion solide, où comburant et combustible sont déjà combinés en un seul propulseur, il est difficile d’obtenir une poussée élevée en toute sécurité avec des fusées hybrides, car le composant combustible solide ne brûle pas assez rapidement lorsque l’oxydant liquide est pulvérisé séparément. pendant le vol. Et pourtant, malgré le fait qu’elle soit une technologie moins développée, la NASA estime que les avantages potentiels d’une fusée hybride pour une mission sur Mars sont trop nombreux pour être ignorés. Une fois qu'une fusée à combustible solide est allumée, elle doit rester allumée. Un hybride offre plus d'options de manœuvre puisqu'il peut être étranglé, arrêté et rallumé en vol.

La NASA est optimiste à propos d'un hybride en raison d'un nouveau carburant avec un taux de combustion plus élevé. C'est une paraffine appelée SP7, un solide cireux constitué d'un mélange d'hydrocarbures saturés. L'oxydant s'appelle MON25 - un oxydant liquide contenant 25% d'oxydes mixtes d'azote.

 

Le problème avec un propergol solide classique est que les températures extrêmes sur Mars pourraient provoquer sa fissuration et éventuellement une explosion lors de son inflammation. En tant que tel, si la NASA optait pour un moteur de fusée à combustible solide, l’atterrisseur devrait consacrer une puissance cruciale au maintien de la chaleur du MAV. En revanche, le SP7 cireux utilisé dans un moteur de fusée hybride peut rester structurellement solide lorsqu'il est exposé à de grandes variations de température et le comburant MON25 a un point de congélation de moins 67 degrés Fahrenheit, ce qui offre également une marge importante pour la plage de températures attendue à Jezero Crater entre le moment où le MAV atterrit sur Mars et son décollage une année terrestre complète plus tard.

 

Fin avril, la fusée hybride a franchi un seuil crucial: un allumage réussi à moins quatre degrés Fahrenheit. «C’était la première démonstration que cela fonctionnait réellement», déclare Karp. Fin juillet, deux autres tests ont été effectués. Le premier a testé le système d'allumage rapide de la fusée pour une seconde combustion ainsi qu'une nouvelle buse de fusée, et le second a testé une formulation SP7 légèrement modifiée.

 

Quelle que soit la conception choisie, elle nécessitera des technologies autonomes de guidage, de navigation et de contrôle pour atteindre l'orbite appropriée de Mars afin que Earth Return Orbiter puisse le trouver. Pour Evan Anzalone, ingénieur de guidage et de navigation au Marshall Space Flight Center, le défi le plus difficile serait de définir les conditions initiales avant le lancement: l'emplacement exact du MAV par rapport à son orbite cible et la direction qu'il indique. (son attitude). L'attitude de la fusée est déterminée non seulement par la direction de son nez, mais aussi par la vitesse de rotation de la planète et son environnement de gravité local.

«Mieux nous pourrons mesurer ces choses, mieux nous pourrons comprendre notre attitude initiale», déclare Anzalone. «Le problème peut être résolu, et nous l'avons fait avec de gros véhicules. Mais lorsque vous atteignez cette taille plus petite, vous devez le faire de manière autonome, avec un long délai pour tout type de commande et de contrôle…. ”

 

Anzalone et ses collègues étudient deux approches de guidage, de contrôle et de navigation. Le premier est appelé guidage en «boucle ouverte», dans lequel la fusée est essentiellement préprogrammée pour suivre une certaine trajectoire. «Vous donnez simplement des ordres à vos actionneurs et vous partez», explique Anzalone. C'est un moyen relativement simple de lancer une fusée, mais cela comporte des risques. Si, par exemple, l’atterrisseur martial transportant le MAV atterrit à Jezero Crater de sorte que l’attitude de la fusée soit à un degré de décalage maximum, un système de guidage en boucle ouverte se déclencherait avec cette erreur initiale et le MAV ne parviendrait pas à atteindre son orbite cible.

 

En revanche, l’autre option est le guidage en «boucle fermée», un système beaucoup plus complexe. Avec cette approche, la fusée surveille sa position, sa poussée et sa vitesse en vol et s’ajuste à la position de sa lance pour modifier sa trajectoire.

Une fois que le MAV a atteint son orbite désignée, il devrait libérer la capsule contenant les échantillons. L'orbiteur Earth Return, aligné sur la même orbite, s'y accrocherait à une vitesse de fermeture d'environ deux pouces par seconde. Il est probable que le conteneur d'échantillons soit de couleur pâle, avec éventuellement des symboles ressemblant à des codes QR, explique Paulo Younse, ingénieur JPL chargé du développement du système de capture et de confinement. Ces fonctionnalités permettraient aux caméras embarquées sur l’orbiteur de trouver plus facilement sa cible. Jusqu'à une distance d'environ 100 m, les contrôleurs de vol pourraient surveiller l'approche et éventuellement apporter des corrections de cap avant le rendez-vous. Après cela, cependant, "tout est à bord [et] le vaisseau spatial volera tout seul", déclare Jeffrey Umland, ingénieur en chef en mécanique pour la mission InSight actuelle de la NASA sur Mars et collaborateur du système de capture et de confinement.

 

«Nous avons cette chose très précieuse et elle a une certaine inertie», dit Younse. «Les choses bougent et tournent lentement, et le défi est maintenant de capturer cette chose, en robotique, en orbite, et de l'introduire dans notre système, de l'emballer dans un conteneur afin que nous puissions la sceller et la ramener sur Terre. . Nous n'avons jamais rien fait d'aussi compliqué. "

 

Pendant que l’Agence spatiale européenne met au point le Earth Return Orbiter, les ingénieurs de JPL conçoivent le système de capture et de confinement embarqué à bord de cet engin spatial.

À l'avant de ce système se trouve un cône de capture, avec une série de capteurs qui détectent le moment où le conteneur est complètement à l'intérieur, point auquel un couvercle se ferme rapidement (en deux secondes) au-dessus du cône avant que le conteneur ne soit une chance de frapper l'arrière du cône et de rebondir dans l'espace. «Pensez-y plus ou moins comme un piège à souris, mais nous volons vers la souris», déclare Umland.

 

À l'intérieur du cône, un bras mécanique fixé à une pale pivoterait ensuite sur le conteneur et le pousserait vers l'arrière du cône de capture et dans un récipient de confinement. Un autre dispositif, peut-être une sorte de mécanisme d’essuyage, balayerait le conteneur pour l’orienter de manière à ce que les tubes à échantillons soient stockés dans le bon sens par rapport au bouclier thermique de l’engin spatial. Les planificateurs de la mission pensent que les scellés hermétiques sur les tubes auraient les meilleures chances de survie s’ils se détournaient de la direction dans laquelle ils se dirigeaient lors de la rentrée et de l’arrivée sur Terre, peut-être sur un terrain d’atterrissage dans le désert de l’Utah.

 

Ce n'est pas ainsi que les auteurs de science-fiction ont traditionnellement imaginé l'arrivée de Martiens sur Terre. Mais, si cela réussit, nous pourrions enfin obtenir des preuves de la vie dans un autre monde.

 

 

Edited by vaufrègesI3
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Le 21/09/2019 à 22:39, jackbauer 2 a dit :

euhhh… Bravo pour l'effort !

Tu peux faire un résumé ? Non sérieux, en 2019 les jeunes ne peuvent pas lire plus que ne leur affiche leur écran de smartphone ; Et les vieux… sont trop vieux !!

 

Et oui, des beaux efforts un peu inutiles (désolé) pour nous détailler ces missions complexes mais trop éloignées dans le temps (2032 pour le retour), alors qu'à contrario, Elon nous avait annoncé un Starship martien habité (ex-MCT, ex-ITS) au départ pour 2024 !  Personne n'y croit, mais bon !   Il faudrait tout de même que les agences et le privé coordonnent un peu leurs programmes, non ?

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Il y a 12 heures, BobMarsian a dit :

Et oui, des beaux efforts un peu inutiles (désolé) pour nous détailler ces missions complexes mais trop éloignées dans le temps (2032 pour le retour)

 

 

T'es bizarre des fois -_-.. Pfffff..  Ben par exemple, on s'est déjà permis par ici (et c'est très bien -_-) d'évoquer longuement des missions au moins aussi lointaines dans le temps, entre autres par exemple récemment le drone nommé "Dragonfly" (style libellule) qui devrait survoler la surface de Titan. Il devrait être lancé en 2026 avant d’atteindre Titan en 2034 :  http://www.astrosurf.com/topic/116222-nouvelle-mission-de-la-nasa-titan-ou-67p/

 

Et pour la récupération d'échantillons martiens, la première étape dont la réussite ou non conditionnera tout le reste, c'est dès l'an prochain en juillet avec le lancement de Mars 2020.. la suite en 2026 et au delà.. T'es jeune toi, tu vivras tout ça si ça se réalise..

 

 

Il y a 13 heures, BobMarsian a dit :

Elon nous avait annoncé un Starship martien habité (ex-MCT, ex-ITS) au départ pour 2024 !  Personne n'y croit, mais bon ! 

 

1) Non non, j'ai bien noté que certains y croient, c'est un peu comme pour le Saint Esprit..

 

2) Si tu comptes sur Musk pour aller chercher les échantillons :D :D :D.. Sauf bien sûr si on le paye, et cher hein ^_^ !..

 

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Le 23/09/2019 à 14:40, vaufrègesI3 a dit :
Le 23/09/2019 à 01:19, BobMarsian a dit :

Et oui, des beaux efforts un peu inutiles (désolé) pour nous détailler ces missions complexes mais trop éloignées dans le temps (2032 pour le retour)

 

T'es bizarre des fois -_-.. Pfffff..  Ben par exemple, on s'est déjà permis par ici (et c'est très bien -_-) d'évoquer longuement des missions au moins aussi lointaines dans le temps, entre autres par exemple récemment le drone nommé "Dragonfly" (style libellule) qui devrait survoler la surface de Titan. Il devrait être lancé en 2026 avant d’atteindre Titan en 2034 :  http://www.astrosurf.com/topic/116222-nouvelle-mission-de-la-nasa-titan-ou-67p/

 

Et pour la récupération d'échantillons martiens, la première étape dont la réussite ou non conditionnera tout le reste, c'est dès l'an prochain en juillet avec le lancement de Mars 2020.. la suite en 2026 et au delà.. T'es jeune toi, tu vivras tout ça si ça se réalise..

 

Ben en fait, je suis devenu un peu grincheux, je pense, car échaudé par les retards considérables qui se sont accumulés au niveau des promesses passées visant le calendrier de missions planétaires ... et je ne vais pas rester "jeune" (terme tout relatif me concernant) éternellement -_-


Pour MSR, le retard se chiffre à 17 années voire 24 par rapport à l'objectif initial >:(

Comment expliquer un tel décalage ?

 

5d8a058039c5c_CielEspace_2002-04_Mars-Sample-Return_ASF.png.10e2e17ea8a97cc6afac25938327fe94.png

 

Dragonfly sur Titan en 2034 !  Bon c'est loin !  Mais que dire de Trident (si la mission est retenue, Jack ;) a du déjà en parler) qui ne survolera brièvement Neptune qu'en 2038 (49 ans après Voyager 2 !) au terme de 13 années d'un périple dans le Système Solaire ... en empruntant le chemin des écoliers !

 

 

On nous avait promis un racourcissement considérables des trajectoires interplanétaires en utilisant des systèmes de propulsion du genre SEP ou mieux NEP, ... visiblement la révolution n'a pas encore eu lieu !   Qui sera encore là, à suivre les fils d'Astrosurf dans 13, 19 ans, sur ces missions ?  :S

Edited by BobMarsian
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Il y a 2 heures, BobMarsian a dit :

Qui sera encore là, à suivre les fils d'Astrosurf dans 13, 19 ans, sur ces missions ?  :S

Ben . . . ceux qui seront pas encore morts :)

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Pour voir ça dans 20 ans, il faut que je faut que je m'attaque au record de Jeanne Calment ! Alors …

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Il y a 3 heures, ALAING a dit :
Il y a 5 heures, BobMarsian a dit :

Qui sera encore là, à suivre les fils d'Astrosurf dans 13, 19 ans, sur ces missions ?  :S

Ben . . . ceux qui seront pas encore morts :)

 

Ou au moins les survivants, si quelques facheux évènements surgissent d'ici là :S

 

Futurama_SpacePilot3000_S01E01_ASF.jpeg.e58caa4b680f5722fb0b955da9bceebf.jpeg

Réf. :  Futurama, S01E01 ...

Edited by BobMarsian

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Info donnée par jack' et placée dans un topic inadéquate AMHA.

 

Techniques Spatiales - French Space Guy@TechSpatiales

 

L'Europe va participer à Mars Sample Return ! Les anglais vont faire un rover, la France ou l'Italie fera l'orbiteur en charge de récupérer les échantillons autour de Mars.

https://twitter.com/BBCAmos/status/1200027954258042880 …

Jonathan Amos@BBCAmos

 

En réponse à @BBCAmos 

Exploration also includes Mars Sample Return. The money is there to do that. Italy will lead with France and the UK in support. UK wants to do a fetch rover to pick up samples cached by US 2020 rover. Italy/France want to do the orbiter to return samples to Earth. #Space19plus

 

15:09 - 28 nov. 2019

Edited by Huitzilopochtli
reformulation

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Dans le cadre du projet de retour d'échantillon martien, la NASA a opté pour que la propulsion de la fusée, qui devra décollée de mars (MAV- Mars Ascent Vehicle) et puisse acheminer en orbite les prélèvements effectués à sa surface, soit alimentée exclusivement par combustible solide. C'est un choix déterminant pour la définition d'une phase de la mission qui reste pleins d'incertitudes et demandera encore bien des efforts pour obtenir un niveau de fiabilité suffisant.


Si on s'en tient à la programmation actuelle des différentes étapes du projet, et cela sans tenir compte du lancement de "Perseverance" en Juillet, rover qui devra collecter les échantillons destinés a être ramenés sur Terre, le projet débute en 2026 pour aboutir à un retour des prélèvements en 2031 : 


Déroulement prévisionnel du programme et récentes infos sur  le Mars Ascent Vehicle :


https://spaceflightnow.com/2020/04/20/nasa-narrows-design-for-rocket-to-launch-samples-off-of-mars/


Spécifiquement sur le MAV :


https://ntrs.nasa.gov/archive/nasa/casi.ntrs.nasa.gov/20190030430.pdf


https://ntrs.nasa.gov/archive/nasa/casi.ntrs.nasa.gov/20190002124.pdf


Dans l'hypothèse où ces délais seraient respectés, certains d'entres nous pourraient être encore de ce monde pour assister à l'événement.
Mais non seulement l'historique de ce programme pouvait en faire douter, le séisme que vient de provoquer la pandémie Covid 19 avec ses répercutions économiques risque fort de lui donner le coup de grâce.

L'avenir s'annonce sombre pour beaucoup de nos rêves et l'on peut aussi comprendre que les priorités se situeront sans doute ailleurs...  
 

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C'est une collaboration internationale donc espérons que ça tienne le cap :

 

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronautique-nasa-devoile-fusee-quittera-mars-echantillons-sol-16421/

 

extrait : 
Très contrainte concernant sa taille et sa masse pour des raisons d'encombrements, le MAV ne doit pas mesurer plus de 2,8 mètres et son diamètre est limité à 57 petits centimètres. Au décollage, sa masse ne devra pas dépasser les 400 kilogrammes -- dont 14 à 16 kilogrammes représentent la masse du conteneur abritant les échantillons -- sous peine d'avoir des difficultés à rejoindre l'orbite martienne. Par rapport à la taille d'un lanceur terrestre, tel que Ariane 5 qui mesure plus de 50 mètres de haut, les dimensions du MAV peuvent paraître lilliputiennes. Mais la gravité martienne, qui représente seulement 38 % de celle de la Terre, rend possible le décollage d'une fusée de ce gabarit.

 

 

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