Anton et Mila

mauvais espaceurs dans lunette triplet

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Il semble que certains fabricants chinois/coréen, dans la production de masse, n’optimisent pas leurs optiques. De légères variations de courbures, des indices de verre un peu variables, un triplet plus complexe qu'un doublet, et des espaceurs strictement identiques d'un bloc optique à un autre , et peut-être même aucun appairage, et la valeur de l'optique chute inutilement. C'est ce que j'en conclue sans calcul ici. Qu'en pensez-vous?

https://www.apm-telescopes.de/en/on-stock/apm-107-700-3-zta-apo-ota.html?info=360785

 

"APM 107/700 3" ZTA APO OTA, tube rings, case , handle, vixen like dovetail, lens spacer optimized for much higher strehl quality than factory delivery" : Il y a de quoi réfléchir avant de se lancer dans une optique de masse. Pour précision, ce n'est pas du LZOS.
 

 

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quels sont les moyens dont un amateur dispose, autrement qu'au doigt mouillé j'entends, d'évaluer l’amélioration de performances qu'apporterait un changement de cales d'épaisseurs?

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Un amateur n'a pas les compétences et les moyens techniques pour collimater un objectif en triplet apochromatique.

 

Il y a 6 heures, STF8LZOS6 a dit :

C'est ce que j'en conclue sans calcul ici. Qu'en pensez-vous?

 

Bien souvent, il est dit que les lentilles sont bien usinées mais c'est le barillet en métal qui ne tient pas assez la route pour permettre d'avoir un bon triplet apochromatique.

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Il y a 6 heures, oliver55 a dit :

Un amateur n'a pas les compétences et les moyens techniques pour collimater un objectif en triplet apochromatique.

Effectivement, cela laisse songeur de la difficulté, que seul le fabriquant est en mesure de faire, éventuellement son distributeur si il a les moyens d'analyse à sa disposition. Donc, autant être prévenu avant quand on se lance dans l'achat d'une optique de production de masse a un prix élevé.

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ah l'APM 107...étonnant, peut être suite [ la discussion avec AiryLabs qui l'avait testé. Si c'est le cas tant mieux.

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Il y a 20 heures, asp06 a dit :

quels sont les moyens dont un amateur dispose, autrement qu'au doigt mouillé j'entends, d'évaluer l’amélioration de performances qu'apporterait un changement de cales d'épaisseurs?

 

Winrodier, très pratique. ça permettra de minimiser l'aberation sphérique,

(et aussi, l'astigmatisme et contraintes, ma collimation)

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Dis moi @olivdeso, tu penses que pour le haut de gamme les cales sont chaque fois adaptée en épaisseur lors du montage pour maximiser le strehl et réduire les aberrations, ou l'on ne joue que sur les optiques. Font-ils aussi de l'appairage par rotation des lentilles unitaires? Ce serait de grosses différences entre un bloc optique industriel qui ne serait que centrée unitairement, et une artisanal optimisée. Franchement, je n'en sais rien, mais j'aimerai bien le savoir, et cela pourrait expliquer aussi les coûts de mise à disposition du produit fini, si il y a quelques heures de travail en plus d'optimisation suivant un cahier des charges qui dirait : strehl à tel lambda XXXX supérieur à YYYY sinon "out of spec".

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Bonjour, pour obtenir des prix aussi bas, il y a peu ou pas de contrôle.

La précision de la forme est fondamentale sur les Fraunhöfer, un doublet raté sur la courbure : retour au figuring si plus de 1/2% sur une courbe de l'entreverre. Face avant et arrière ça se voit moins.

Autant je peux me lancer dans un réglage d'espaceur de doublet pour caler le sphérique de F à C pour un classique FH (1/2000 épaisseur), autant c'est plus hasardeux en triplet.

Edited by lyl

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Il y a 2 heures, STF8LZOS6 a dit :

tu penses que pour le haut de gamme les cales sont chaque fois adaptées en épaisseur lors du montage pour maximiser le strehl et réduire les aberrations, ou l'on ne joue que sur les optiques.

 

A mon avis, c'est la fabrication tout au long de la chaîne qui subit des tolérances de fabrication trés strictes.

Si tu fais bien le travail étape aprés étape, tu as déjà éliminé beaucoup de pépins potentiels et il ne te reste plus qu'à faire une collimation impeccable pour conclure.

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Il y a 5 heures, STF8LZOS6 a dit :

Dis moi @olivdeso, tu penses que pour le haut de gamme les cales sont chaque fois adaptée en épaisseur lors du montage pour maximiser le strehl et réduire les aberrations, ou l'on ne joue que sur les optiques. Font-ils aussi de l'appairage par rotation des lentilles unitaires?

 

Oui, TEC adapte les optique à chaque lot de verre ED, car il y a des petites variations. ça prend beaucoup de temps et coûte cher. D'ailleurs pour la 140,  TEC vient de passer du verre ED à la fluorite qui semble plus constante et process mieux maîtrisé.

 

Les AP sont effectivement appairées angulairement : il y a un trait de marqueur sur la tranche des lentilles qu'on voit bien, et qu'il faut vérifier lors de l'achat en occasion.

Ensuite tout le triplet est testé et la courbure d'une des lentilles est ajustée (asphérisée) de manière à centrée l'optique dans le vert (=aberration de sphéricité nulle dans le vert). C'est fait individuellement. Rolland dit d'ailleurs qu'il ne connaît la qualité de l'optique qu'une fois tout le triplet fait. Et qu'avec la baisse de qualité des verres ED, il va jusqu'à en jeter 2 sur 3 car ils ne respectent pas la qualité minimum AP.

Donc évidemment c'est au moins 3 fois plus cher que de la grande série, mais il y a des raisons pour.

 

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asphérisation ? Il l'ont fait un temps : trop cher en temps.

Roland Christen utilise des "tests plates" et valide à 1/5 frange (difficile de faire mieux à l'oeil...) chacun des éléments : ça donne du lambda/10 minimum par rapport au désiré.

Il ne réajuste pas un quelconque élément de triplet mais permute un jeu de lentilles. Takahashi fait pareil.

Faire des réajustements locaux sur chaque lentille est suicidaire en temps.

Assembler 3 lentilles à lambda /10 abouti statistiquement à bien en dessous mais en production de masse, c'est plus simple d'appairer sur des séries.

 

Citation

Ce que fait généralement un producteur de lentilles à grand volume est de polir les éléments de lentille selon une certaine spécification de surface en utilisant des procédés de polissage modernes. Il en résulte généralement une surface de lentille (l'une des 6) qui répond à un critère de plaque d'essai de 1/5 de frange. S'il s'agissait d'un singulet (lentille à 1 élément), cela se traduirait par une erreur de front d'onde de 1/10 d'onde. Le problème est qu'il y a 6 surfaces totales dans un triplet, chacune ayant sa propre petite aberration. Lorsque vous les placez ensemble, ils peuvent représenter une erreur finale importante. Dans tous les cas, ces lentilles sont ensuite enduites, placées dans une cellule et hop, vous avez une lentille de télescope. Aucune modification manuelle n'est effectuée pour modifier la correction globale - vous comptez essentiellement sur le processus de polissage pour produire une lentille 1/4 d'onde ou meilleure. Avec les processus d'aujourd'hui, c'est ce que vous obtenez, avec certains chutant moins de et certains chutant plus de 1/4 d'onde P-V.

Ce que nous faisons (et ces quelques sociétés comme TEC et Stellarvue qui utilisent des maîtres opticiens pour représenter manuellement chaque lentille), c'est que nous prenons les éléments de lentille polis et les plaçons sur un support sur l'interféromètre (pas une cellule de lentille). Nous les testons de manière approfondie, ajustons, figurons et échangeons les mauvais éléments selon les besoins jusqu'à ce que la pile de lentilles atteigne notre niveau de performance. Chaque élément est ensuite marqué avec son numéro de série initial afin qu'ils puissent être assemblés plus tard avec leurs partenaires correspondants. Ils sont ensuite envoyés pour être enduits, puis pour la dernière étape, ils sont assemblés dans la cellule d'objectif. L'ensemble d'objectif fini est à nouveau testé sur l'interféromètre et l'interférogramme est enregistré pour référence future avec le numéro de série de l'objectif.

Maintenant, la cellule, avec les éléments de lentille ajustés et maintenus en place, est prête à monter sur un tube et à s'appeler un télescope. Toutes ces étapes prennent du temps et coûtent de l'argent, mais croyez-moi, personne ne s'enrichit en faisant cela. Ce serait plus facile si nous pouvions obtenir des lentilles de haute qualité de l'étranger, et je prendrais ma retraite. Mais ça ne va pas arriver. Demandez simplement à Vic ou à Yuri.

Rolando

Vic : Stellavue, Yuri : TEC

Edited by lyl
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Le 21/12/2019 à 23:29, lyl a dit :

asphérisation ? Il l'ont fait un temps : trop cher en temps.

 

ils l'ont fait longtemps même : sur les triplet huile. il n'y a que récemment sur les dernières lunettes à lame d'air qu'ils ont pu en venir au tout sphérique. La retraite de Rolland étant probablement un paramètre...plus facile de passer la main avec du tout sphérique, du moins l'espérait il. Mais apparemment, c'est pas si simple...

Par exemple l'AP 130GT était un.triplet huile asphérisé. Sa remplaçante la GTX est tout sphérique hybride huile/air.

La 155F7 EDF triplet huile asphérisé avait été remplacé par la 160F7,5. triplet air tout sphérique.

De même la 175F8 triplet air tout sphérique est venu remplacer les 180EDF F7.

On voit que sur les grosses lunettes, il a allongé un peu le F ratio.

 

 

Edited by olivdeso
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Quelqu'un aurait-il un lien ou trouver ces rondelles d'ecartement des lentilles?
Impossible de trouver : 71mm interieur 75mm exterieur et 0.2mm d'epaisseur (voir 0.1)

Edited by Zedjo

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19 hours ago, Zedjo said:

Quelqu'un aurait-il un lien ou trouver ces rondelles d'ecartement des lentilles?

 

voici quelques réflexions nourries par des essais récents.

 

effectivement surtout pas de rondelle, des cales individuelles

non seulement entre les verres mais aussi là où les verres sont en contact avec le  barillet et le tout aligné suivant 3 génératrices à 120 °. 

a noter que le serrage par une couronne filetée en appui total sur le verre frontal, y compris avec interposition d'une rondelle,  est une facilité de construction détestable 

il faudrait interposer, cette fois-ci d'accord, une rondelle avec 3 merlons d'appui élastiques à 120° qui ne tourne pas quand on serre la bague 

et ne parlons pas du centrage radial des verres  

 

à noter que dans le cas de verres très proches on a les anneaux de newton pour faire un calage parfait.

 

si on applique ça, peu coûteux d'ailleurs, on peut espérer optimiser l'objectif et avoir un réglage stable et reproductible, sinon inutile de peaufiner les indices et autres lambda si on les ruine avec de la bête mécanique 

 

je me pose une question philosophique, peut-être idiote :

si la qualité d'un objectif parfait est 100%, si une dépense d'énergie de 10 permet d'arriver à une qualité de 90%, verra-t-on une nette différence en dépensant 90 pour gagner les 10% restants (qui resteront peut-être noyés dans l'inévitable turbulence) ? 

Edited by tournevase

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Il y a 3 heures, tournevase a dit :

effectivement surtout pas de rondelles, des cales individuelles

 

Je suis du même avis.

Le mieux est d'utiliser du ruban adhésif en aluminium avec lequel on fabriquera trois petites cales à disposer à 120°.

On peut l'acheter aussi en adhésif double face pour faciliter la tenue en un seul bloc d'un doublet ou triplet lors de la sortie du barillet.

 

épaisseur 0,1 mm

https://www.cdiscount.com/arts-loisirs/papeterie-fournitures-scolaires/utile-0-1mm-ruban-d-etancheite-adhesif-de-feuille/f-1610301-win0191557921532.html

 

https://fr.rs-online.com/web/p/rubans-aluminium/8326350/

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Il faut déjà être sûr de l'épaisseur de l'entreverre avant de faire quoi que ce soit.

0,1 ou 0,2 mm ce n'est pas la même chose en optique.

 

Il faut absolument respecter l'épaisseur choisie pour un bon fonctionnement optique de l'objectif de la lunette.

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Il y a 13 heures, Zedjo a dit :

J'ai trouvé ca qu'en pensez-vous?

Mets quelques images de ce que tu veux espacer. Après on discute. 

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merci encore pour vos reponses et ce complement d information,
La crown repose directement sur tout le pourtour du barillet
L'espacement d'origine entre la flint et la crown est de type annulaire de 0.2mm:

5e39382f01d28_Sanstitre.jpg.f8b5c8c24a8a49a4e23a2d77149b5a1e.jpg

puis un joint torique est posé entre la crown et la bague de serrage:
51bCxXh2NFL._SL1500_.jpg.4f80601395f86cf9820be018abf867f8.jpg

Je me demandais si le systeme de trois cales a 120° entre le barillet et la flint puis entre les deux lentilles, permetrait une meilleur deformation des lentilles?
Autre point, que pensez-vous du joint torique, serait il egalement mieux de le remplacer par des cales a 120°, de plus la bague etait serrée tres fortement sur le joint, je l'ai donc serré moins fort, juste de quoi maintenir le tout sans jeu, qu'en pensez-vous?

Edited by Zedjo

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J'ai démonté une fois une Vixen 60/700 et les espaceurs étaient à 120° entre les lentilles. Donc, tu fais de même. Le joint torique va te donner un peu de marge de dilatation des lentilles en serrant à peine. Je ne mettrai rien en frontal sur l'appui du barillet. Idem derrière. De toute façon, en observation, la lentille frontale n'est pas vraiment en appui. Si tu veux quand même mettre des cales devant ou derrière, il faut qu'il y ait un alignement à 120°.

 

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il y a une heure, Zedjo a dit :

L'espacement d'origine entre la flint et la crown est de type annulaire de 0.2mm:

Je n'avais plus suivi ce sujet.

C'est le souci de poster anarchiquement à la suite d'un sujet qui n'est pas celui qui concerne le demandeur.

 

Zedjo, il s'agit d'un doublet à te lire ?

 

A ce que j'ai constaté, les espaceurs en plastique transparent c'est à ne pas faire. L'espacement se réduit potentiellement définitivement avec le serrage (ça s'écrase), j'ai eu le cas avec deux instruments : Meade FH90/1000 et un objectif 70/900 made in China.

Pour ces petits diamètres et même plus gros du genre 130mm, j'ai vu des cales à 120° quasiment partout et un joint/anneau de compression sous l'anneau de serrage.

Pour provoquer du tréfoil faut vraiment serrer comme une brute avec un anneau de retenue façon Bresser ()

 

Il y a un moyen de contrôler qu'on est au bon espace : le bleu qui bave. Il faut essayer de conserver ou d'améliorer ça en augmentant l'espacement par 1/10.000 de la focale.

Edited by lyl
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Bonjour Lyl,
Oui effectivement il s'agit d'un doublet apo (72ed de skywatcher  72/420)
L'espaceur est bien en plastique mais non transparent et suffisement solide pour ne pas subir d'ecrasement, j'ai trouvé la photo sur le net pour illustrer.
D'un point de vue mecanique, si j'ai bien compris, on me conseille de garder la flint en appuis annulaire sur le bariller, de remplacer l'anneau entre les deux lentilles par des cales a 120°, dont l'epaisseur sera optimisée en verifiant la difraction du bleu (bleu qui bave plus ou moins), et de garder le joint torique entre la lentille et la bague de serrage? (avec l'avantage de conserver l'etancheité du coup :) )
La precision de l'espacement entre les deux lentilles doit etre au 1/10.000 de focale (420/10000) soit, arrondi, a 0.04mm?
Ai-je  bien résumé?
sky-watcher_evostar_72ed3.jpg.10a328b6965dbaa06090cc6567fd807f.jpg

Edited by Zedjo

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0.04mm ne va pas être simple à trouver mais 1/10 oui. Démarres avec cela surtout si tu avais 2/10 avant.

Edited by STF8LZOS6
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    • By BobSaintClar
      Et voilà, j'ai changé de matos astro :
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      Du coup, au sortir de l'été, j'ai mis mes Nikon en vente sur un site japonais de petites annonces dédiées astro. Comme je n'avais aucune pression, n'étant nullement fâché avec mes jumelles, je les ai proposées à un bon prix (pour moi) et malgré cela, j'ai eu la chance de les voir partir rapidement. A partir de là, pourquoi attendre ? J'ai écumé les sites spécialisés en grosses binos, réfléchi quelques semaines, scanné les petites annonces du Japon - je vois parfois passer des bitubes équipés en renvois Matsumoto, vous savez, des montages genre binoptic - jusqu'à ce qu'une promotion d'APM me fasse de l'oeil et que je passe commande...
       
      Voici donc mon nouvel acquêt !

       
      Sorties de leur boîte, elles annoncent fièrement la couleur :

       
      Avec les deux sets d'oculaires dont je dispose (APM UF 30, Baader Morpheus 17,5), qui m'offrent 28x et 48x (soit 5,3mm et 3,1mm en pupilles de sortie) :

       
      Les deux gamelles mange-photons en verre ED (je précise ce point ci-après)

       
      Oui, c'est... déraisonnable. J'avais prévenu !
       
      Ce modèle, habituellement mis en vente à plus de 8000 euros, a fait l'objet d'une campagne promo ramenant le prix, taxe et transport inclus, aux alentours de 6500 euros. Markus Ludes affirme m'avoir vendu le dernier exemplaire à ce prix mais vous savez ce que c'est, dans le commerce, on a souvent tendance à... broder : si vous êtes intéressé(e), je vous engage donc à vérifier !
       
      Bref : la chose est arrivée aujourd'hui et j'ai immédiatement vérifié qu'elle était en parfait état. Compte tenu de la distance entre l'Allemagne et le Japon, je serrais les fesses, inquiet d'avoir à renvoyer le bouzin à mes frais en cas de soucis ! Aussitôt déballées, j'ai posé les jumelles sur ma table de jardin et procédé à quelques tests rapides, de jour, en utilisant mes deux sets d'oculaires :
       
      - Parallélisme : en cas de problème, si l'on ne peut pas fusionner naturellement les deux images délivrées par chaque lunette, c'est un casus belli ! Et bien nickel, rien à signaler : tant avec les UF que les Morpheus, les images convergent parfaitement. Le réglage monocentrique de chaque oculaire permet de positionner ces derniers au poil de cul près. Comme j'aime.
      - Focalisation : Pareil, RAS. Je choppe l'infini avec tous mes oculaires.
      - Ecart interpupillaire : j'ai du bol, mes 62-63mm correspondent quasiment au réglage minimal ! Il s'en faut de peu ! Données pour 56mm au plus court, je suis à peu près sûr qu'en-dessous de 60mm, ces jumelles ne permettent plus d'avoir les yeux en face des trous...
      - Aspect de la pupille de sortie : elle est ronde, je n'ai rien noté d'anormal. On devine les prismes (de jour), cela n'affecte pas l'image diurne délivrée : aucune chance de le remarquer la nuit.
      - Image proposée avec mes deux sets d'oculaires : de jour, la turbulence gore - je visais l'horizon - ne me permet pas de juger correctement de la finesse, du piqué proposés par ces jumelles. Mes remarques sont donc préliminaires, elles seront affinées lorsque je pourrai procéder de nuit. Avec les oculaires UF 30mm (70° de champs apparent), l'image est flatteuse, déformée en barillet mais sans courbure de champs, bien corrigée de la coma jusqu'au bord (test fait sur un reflet lointain, au soleil). En ciblant des pylônes électriques sur un fond de ciel très lumineux, je note des franges vertes et pourpres sur les zones à fort contraste. Ces franges sont modestes, moins sévères que dans une lunette de 150/750 (bon, encore heureux), mais bien présentes. ED peut-être, APO sûrement pas. Avec les Morpheus (76° de champs apparent), le liseré coloré semble un zeste moins marqué, la déformation en barillet est négligeable, la courbure de champs imperceptible et la coma, toujours bien corrigée. Ceci dit, ça turbule tellement que les détails sont noyés dans la bouillasse ! Il est midi, le soleil tape depuis 5h du mat'...
       
      Le premier bilan est positif mais bien sûr, je vous en dirai davantage lors de la véritable "première lumière" de l'instrument : de nuit ! Pour cela, il vous faudra attendre : je n'ai pas de monture pour la bête. Il va me falloir en construire une. J'ai tout les matériaux dont j'ai besoin, mais je manque de temps, ça prendra donc, pfff... un bon mois, au mieux ! maintenant, je suis très heureux de mon achat et surtout, soulagé de n'avoir aucun soucis ! Lorsqu'on parcourt les fora - français ou américains - à propos des binos APM, on tombe vite sur des astrams moins chanceux que votre serviteur. Gérer un problème d'après-vente à 7.000 km de distance, par ces temps épidémiques, n'aurait vraiment rien de plaisant...
       
      A suivre, donc
       
    • By breiz atao
      hello a toutes et a tous
      bon , cela faisait un bon moment que je faisais des prises de vue avec ma vieille helios achro de 102mm/5
      suite a la vente de ma taka fs 60 ( quel idiot  )
      je me suis enfin décidé a  reinvestir  dans une lulu de qualité , mon choix fut porté cette fois ci  sur la petite 61 EDPH II 
      elle est trapue , assez lourde , quand je l'ai reçu voila 2 semaines et que je l'ai sortie de son carton, je me suis posé la question si ma ptite SA 
      allait pouvoir supporter le bébé , bon bah apparement, pas de soucis suite aux tests effectués , néanmoins
      il faut etre tres precis quant a l'equilibrage .
      le reducteur est un tres bel objet a visser sur la lulu
      bon , pour les tests , tellement impatient , il a fallu jongler entre ces satanés nuages encore une fois , et surtout a l'humidité
      donc pour ce 1er jet , c'etait surtout de savoir ce qu'elle avait dans le ventre
      je vous envoi donc 3 images faites avec , en des temps reccords , nuages oblige
      california ( 1ere fois que je la tente ) 
      61/274mm +a7s + SA
      18x30 sec  a 3200 iso
      NGC 7000 ( plus de chance )
      45x 30 sec  a 3200 iso
      SADR 
      reccord battu   15x30 sec a 3200 iso
      enormement de bruit sur les images vu le nombre de poses 
      le tout en FF , la par contre j'ai un soucis de BF, du coup j'attends ma nouvelle bague
      SIRIL+ PHOTOSHOP CS6
      et en complement mon setup qui ne me quitte pratiquement plus 
      et un trepied de ma fabrication, de sorte de pouvoir le lever un max pour ne pas me tordre le cou et le dos au zenith !!!!
      en conclusion :
      j'ai tres bon espoir avec cette lunette  contraste et piqué sont au RDV et une lunette TOP pour les grands champs, y a de quoi faire !!!
       
      olive
       
       
       
       








    • By vador59
      Salut à toutes et à tous !
       
      Cela faisait quelque temps que ça me turlupinait... mais la météo ne s'y prêtait pas vraiment ces derniers temps.
       
      Il ne s'agit pas de réaliser une énième expérience avec une petite lentille de récupération, genre binocles de belle-maman et petite loupe comme oculaire.
       
      Le matos, c'est ça !
       
      Lentille simple plan convexe 120mm de diamètre et.... 5000 mm de focale (oui, vous avez bien lu: 5 mètres de focale ! )
       
      La manip', c'est ça !
       
      l'idée est donc d'observer l'image volante d'un astre, sans l'aide d'aucun oculaire, simplement en plaçant son oeil en avant du point focal.
       
      Et ça marche, du tonnerre même ! Première cible, vers 19h légales: la Lune. La lentille est simplement posée sur un support (un poteau de basket pour être précis), vaguement orientée en direction de l'astre sélène, donc avec des conditions d'alignement qui sont loin d'être optimales. Je n'ai pas diaphragmé, juste pour avoir une idée de la qualité de l'image brute. J'observe l'image de l'oeil gauche puis de l'oeil droit. Les deux sont atteints de myopie et présentent donc des focales différentes. La luminosité de la Lune permet un pointage très simple... et quel choc ! L'image est splendide, juste déformée sur les bords (aberration sphérique ou défaut d'alignement ?), mais le grossissement est démentiel. A la louche, je dirais que l'oeil droit grossit autour de 50x et le droit autour de 80x. Le trio Theophile-Catherine-Cyrille est magnifique; Mare Crisium et Mare Marginalis superbes. Les cratères sont nets avec des ombres bien noires, en dépit de l'absence de diaphragme quelconque entre la lentille et mon oeil. Vraiment très étrange comme sensation, encore plus intuitif que d'observer avec un télescope aérien de type Huygens.
       
      Deuxième cible: Jupiter. Bien que très brillante, attraper l'image aérienne s'avère beaucoup plus difficile. Il faut y aller doucement, reculer pas à pas. Je finis par obtenir une première image défocalisée: l'aberration chromatique est visible mais difficile de dire si, là aussi, il s'agit de l'effet de la lentille ou d'un défaut d'alignement des optiques. On recommence, l'image est fuyante mais en deux minutes j'obtiens une image du disque jovien. C'est petit avec l'oeil gauche, plus confortable avec l'oeil droit. Le disque est bien visible mais sans détails. Je n'ai pas remarqué les satellites.
       
      Troisième cible: Saturne. Elle s'attrape beaucoup plus facilement que Jupiter paradoxalement. Image un peu jaunâtre mais très plaisante. L'anneau est visible sans aucune difficulté. Par manque de stabilité (je suis quasiment couché au sol, dans une position assez inconfortable), je ne peux pas affirmer que je distingue la division de Cassini.
       
      Dernier test: Mars ! Sans surprise, de l'oeil gauche, je ne fais que deviner le disque saumon de la planète rouge. Par contre de l'oeil droit, je suis surpris de distinguer une tache sombre bien nette: Solis Lacus ! Là encore, l'inconfort de ma position m'empêche de prolonger l'observation.
       
      En tout cas, la démonstration est faite que ça fonctionne! SI des curieux sont intéressés...
       
      Bons cieux à tous
       
    • By Bungert
      Bonjour à tous,
       
      Que vaut  le  Baader Turbo Film pour l'utiliser comme fermeture d'un  Newton ?
      Je l' ai essayé en imagerie planétaire avec un T300 Newton-Cassegrain  : je ne vois pas de différence entre les images de Mars faites avec ou sans.
      Mais avec un  ciel voilé, et une forte turbulence  la faible qualité des  images  obtenues ne permettent pas de conclure.
       
       
      Est ce que certains d'entre  vous ont essayé cette solution de "lame" de fermeture?
      Dans ce cas qu'en pensez vous ?
       
      Si c'est bon, cela serait une solution élégante pour atténuer la turbulence dans le tube (surtout en mode Cassegrain) après la mise en température.
      L' épaisseur du film est "garantie" à 1/20 de micron.
      https://www.baader-planetarium.com/en/solar-observation/astrosolar-viewers-and-film/turbofilm-127-x-51-cm-nd-01.html
       
      Bon ciel.
      Francesco
       

    • By Bungert
      Bonjour à tous,
       
      Ah, difficile d'imager Mars en Lorraine.
      Le ciel est généralement couvert depuis le début du mois et les rares fenêtres sont peu propices.
      Néanmoins Daniel est venu avec ses caméras ASI 120, lundi soir le 19,  pour capturer Mars avec le Marcon 300 en mode Newton.
      Puis Yves nous a rejoint, aussi pour voir Mars à l'oculaire.
      Vers 23h, il fallait attraper la planète entre les nuages vers 1h du matin c'était plus dégagé mais toujours voilé.
      Alors nous ne savons toujours pas ce que vaut le vieux télescope pour la photographie planétaire.
      Et ce que vaut  le  Baader Turbo Film pour l'utiliser comme fermeture d'un  Newton.
      Nous ne voyons pas de différence entres les images de Mars faites avec ou sans. Mais avec le ciel voilé, la forte turbulence puis la buée,  les faibles images  obtenues ne permettent pas de conclure.
      En visuel cependant, vers 3h, l'image était bien détaillée, aussi bien au Florsch-Bachi de 254 qu'au Marcon 300.
       
      Est ce que certains de vous ont essayé cette solution de "lame" de fermeture?
       
      Si c'est bon, cela serait une solution élégante pour atténuer la turbulence dans le tube (surtout en mode Cassegrain) après la mise en température.
      L' épaisseur du film est "garantie" à 1/20 de micron.
      Nous joignons des images bien que "faibles".
       
      Bon ciel (souhaité !)
      Daniel, Yves et Francesco
       
       
      Marcon T300 N + Barlow F = 3800 mm.
      Mars vers 23h30 puis vers 2h, avec une animation par Daniel, les NB sont faites avec un filtre IR610.
      Phobos et Deimos autour de 23h TU 19 octobre. Poses de 4 secondes avec un APN. A ISO1600 : étoiles, Déimos visible, Phobos noyé. A ISO 400 : Phobos et Déimos visibles (23h08 TU).
      C'est peu contrasté et "pâteux" à cause du voile nuageux.
      Comme pour M42 mais c'est "bon" pour la couleur des étoiles, toujours cette rouge (bas-milieu).
      Puis beau lever du jour.
       
       

       
       
       
       
       











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