Anthony59

Débuter en astrodessin

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Bonjour,

 

PS: je ne sais pas si le sujet est à plus sa place ici que dans la rubrique "coin des débutants". Si il n'est pas au bon endroit, je m'en excuse d'avance et je demande au modérateurs de bien vouloir le déplacer s'ils le jugent nécessaire.

 

 

En voyant les œuvres d'art de certains "astrodessinateur", j'ai de plus en plus l'envie de m'y mettre.

EN fait j'ai l'impression que le dessin apporte beaucoup plus que la simple observation visuel et/ou que l'astrophoto (que j’apprécie néanmoins beaucoup également):

- Il n'y a pas d'investissement (j'ai tout ce qu'il faut à la maison, j'ai juste à me bricoler une lampe rouge à intensité variable et c'est bon)

- C'est beaucoup plus rapide à mettre en oeuvre qu'une station équatoriale et tout le matériel photo. Je pourrais donc pratiquer même en vacances avec ma petite 72ED sur un trépied vidéo.

- Ca oblige et apprend à mieux observer (il faut chercher les détails pour les coucher sur le papier

- Un dessin à une touche plus personnelle qu'une photo.

- Dessiner ce qu'on voit à l'oculaire est beaucoup plus représentatif de la réalité que les photos (en particulier pour les débutants qui s'attendent à voir les mêmes images dans un télescope que celles prises par Hubble),...

 

Bref j'y vois beaucoup d'avantages. 

Cependant je suis nul en dessin. Alors vous me direz: "Pas besoin de savoir dessiner, c'est juste des points et des taches floues".  En attendant que le ciel veuille bien se dégager (ca fais plusieurs semaines que j'attends ),  j'ai essayé de trouver des dessins sur le net et de les reproduire mais ça ne ressemble pas toujours au modèle. j'ai aussi parcouru les sites qui parle d'astrodessin (et de la technique surtout) mais il faut dire qu'il sont assez rares. Je me pose donc plein de questions:

- avec un dobson classic 200mm, ne va-ton pas passer plus de temps à retrouver l'objets qui file plutôt qu'à dessiner?

- Quelle valeur de dureté utiliser pour quel objet (par exemple: nébuleuse en 2B + estompe, Etoiles en sec ou en gras,...), brefs des petites questions pratiques.

 

Bref ci les astro-artistes du forum ont des conseils et des pistes, je suis preneur.

 

Merci d'avance pour vos conseils et Bon ciel

 

Anthony

Edited by Anthony59
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Bonjour,  tu as frappé à la bonne porte, Astroshopping (la boutique en ligne associée à Astrosurf) vend l'excellent ouvrage de référence sur le dessins astro "astrodessin" en deux volumes. C'est une bible! tu y trouveras tous les conseils pour dessiner aussi bien ciel profond que planétaire, les techniques des dessinateurs qui nous émerveillent sur les forums, et bien sûr un grand nombre de reproduction de leurs œuvres.

Tu ne devrais pas être déçu par cet achat qui devrait être sur tous les chevets des amateurs visuels. ;)

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Merci pour ta réponse Maïcé.

C'est vrai que cet ouvrage me fait de l’œil depuis quelques temps. En fait je voulais tester la pratique afin de voir si cela me plaisait vraiment avant de faire d'autres frais, d'autant plus que je viens de m'offrir une 72ED que ma ministre des finances ne voit pas d'un très bon œil 9_9

 

 

 

 

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Il y a 3 heures, Anthony59 a dit :

j'ai l'impression que le dessin apporte beaucoup plus que la simple observation visuel et/ou que l'astrophoto

 

Bonjour,

 

J'ai lu et compris ton argumentation, après "beaucoup plus" me semble quand même un peu exagéré. Je ne dis pas ça pour saper ton enthousiasme, du tout ! Ca t'apportera sans doute "beaucoup plus" à toi personnellement car ça dépend de la conception de chacun, de la valeur qu'il accorde aux éléments. Je te souhaite donc de trouver de l'épanouissement dans cette activité !

 

Il y a 4 heures, Anthony59 a dit :

- Ca oblige et apprend à mieux observer (il faut chercher les détails pour les coucher sur le papier

 

Je sais que cet argument revient souvent. Cependant, je pense que la pratique du dessin astro apprend déjà, évidemment, à mieux dessiner un objet, le niveau et l'aisance augmentant avec la pratique ! ;) Pour ce qui est de mieux observer, contrairement à certains, je ne pense pas que ça passe nécessairement par le dessin, même si ce dernier est un moyen (c'est d'ailleurs pourquoi ma présente remarque est plus une précision qu'une contradiction frontale de ton argument... ;)). Bien observer relève d'une discipline personnelle qu'on décide de s'appliquer, que l'on fasse du dessin ou non. Certains pratiquent aussi la prise de note avec brio, ce qui demande aussi une observation attentive (voir parmi d'autres l'exemple de référence d'Alexandre Renou, qui publie de longue date !)

 

Il y a 4 heures, Anthony59 a dit :

- Dessiner ce qu'on voit à l'oculaire est beaucoup plus représentatif de la réalité que les photos

 

Disons que sur un dessin, on est quand même obligé d'augmenter le niveau de contraste par rapport à ce que l'on voit à l'oculaire, du moins un peu. Car lorsqu'on repère un contraste infime, si on dessine le même contraste infime, il passera inaperçu ou sera pris pour un trait de crayon un peu trop fort. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je ne fais pas de dessin (même s'il se peut que j'en fasse un jour, et je dis ça à titre totalement personnel, je ne prétends y donner aucune valeur absolue !). Je préfère, pour moi, décrire un objet en indiquant "une infime augmentation de luminosité..." que la dessiner en forçant le trait pour la rendre visible, ce que j'aurais par ailleurs du mal à faire d'un côté pratique. Je ne saurais pas bien à quel point augmenter le contraste en tenant compte de tous les niveaux d'infinitésimal que les objets nous proposent ! ;) Certains le font merveilleusement bien sur papier, d'autres recourent à un ordinateur avec des résultats très probants, moi j'ai toujours été à l'aise avec les mots ! :)

 

Il y a 4 heures, Anthony59 a dit :

- Un dessin à une touche plus personnelle qu'une photo.

 

Je pense que la photo donne aussi une touche personnelle pourtant, par le matériel utilisé, le temps de pose, la technique de retraitement... :) Ce qui est indéniable, c'est que le dessin donne une touche plus artistique et poétique que la simple prise de note technique !

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Bonjour Anthony,

 

Ça fait toujours plaisir, un nouvel astro-dessinateur qui se déclare.  Bienvenu parmi les fêlés de l'oculaire :).

 

Au sujet des conseils techniques, chacun a sa façon de faire bien sur, ce qui lui donne sa touche personnelle. Pour ma part, voici comment je procède :

 

Je dessine noir sur blanc, puis je scanne le document, et ensuite j'inverse les couleurs avec Paint.

 

D'ailleurs, le modèle de scanner a son importance. J'ai remarqué que les imprimantes Epson sont bien plus efficaces que les HP pour scanner mes dessins. J'ai eu cette déconvenue le jour où j'ai remplacé mon imprimante Epson par une HP. Le résultat était atroce avec cette dernière. Du coup j'ai gardé ma vieille Epson qui n'imprime plus, mais qui me sert toujours de scanner, uniquement pour mes dessins astro....

 

Bon sinon, sur le plan technique, mes dessins réalisés de nuit à l’oculaire sont toujours des brouillons, qui frisent parfois la prise de notes, avec des indications concernant les différents contrastes à apporter à la mise au propre. Le placement des étoiles est assez aléatoire sur le terrain car sinon cette opération prend plus de temps que de dessiner l'objet lui même... ce que je trouve dommage.

 

Par contre, à la remise au propre, je m'aide d'une carte de champ imprimée avec le logiciel C2A pour placer les étoiles vues à l'oculaire, exactement à leur bonne place. Ensuite je dessine l'objet lui même en m'aidant de mon croquis fait sur le terrain. Les contrastes sont souvent augmentés par rapport à la réalité, car le but est de montrer les détails perçus pendant l'observation, alors que le contraste réel est souvent beaucoup plus faible.

 

Je dessine au crayon à papier HB pour les objets de ciel profond (galaxies nébuleuses) et 2B pour les étoiles qui sont donc plus noires sur le papier (Et plus blanches sur le résultat final.)

 

Parfois le résultat ne me satisfait pas du premier coup, et j'observe le même objet plusieurs nuits d'affilées, pour au final, faire le dessin comme je l'attends. Ces multiples observations avant le dessin final, permettent de s'approprier l'objet, et de faire le tri entre ce que l'on a cru voir et ce que l'on a réellement vu de manière certaine. C'est pour cela que je fais souvent des aller retour entre mise au propre le matin après l'observation, et ré-observation la nuit suivante, pour refaire une nouvelle mise au propre le jour suivant etc... 

 

Bien sur, pour l'observation j'utilise énormément la vision décalée, et souvent plusieurs grossissements et filtres. Le dessin est le résultat de la somme des détails perçus dans les différentes configurations. Par exemple, pour les nébuleuses planétaires, le filtre OIII éteint l'étoile centrale mais montre les extensions de la nébuleuse. Dans ce cas, je mets les deux sur le dessin, alors qu'en fait, je n'ai pas vu les deux en même temps. Idem pour les galaxies, où on ne voit pas forcement les mêmes détails à différents grossissements (Bras spiraux à faible grossissement et nodosités proches du noyau à fort grossissement.)

 

Pour illustrer tout ça, voici mon dernier dessin d'Helix. Le contraste est effectivement fortement augmenté sur le dessin par rapport à la réalité, mais sinon, ça ne ressortirait pas bien à l'écran et on ne verrait rien :

285f3428dddcd428177b1a6af9c52c761e8b3ace

 

Bonnes observations, et à bientôt ici sans doute :),

Yves
 

Edited by yves65
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D'acc Yves un peu comme toi j'ai une vieille imprimante HP qui n'imprime plus et que je garde pour scanner. Mais pour le moment j'ai vraiment du mal à arriver à mes fins, donc tu me rassures si tu dis que cette marque n'obtient pas les meilleurs résultats !

 

Intéressant sujet !

 

Hier soir nouveau dessin lunaire avec temps imparti de 1 h. Je voulais faire un peu plus de résolution que d'hab mais je me suis encore fait "piéger", une fois que j'ai eu fini de placer le principal de la zone à 53 X il ne me restait que 10 min ! J'ai quand même passé le 5 mm (148 X) juste pour les 2 cratères principaux, du coup le dessin est un hybride de vue d'ensemble et de détails par endroits ! Comme tu le dis Yves on ne pourrait pas voir les 2 ensembles à l'oculaire !

 

Cédric, j'ai aussi fait beaucoup de description écrite mais je trouve que le dessin apporte quand même un niveau supplémentaire de concentration sur l'objet avec pour conséquence de mieux l'appréhender. De plus on peut ensuite régulièrement aller voir son dessin, ce qui montre immédiatement ce qu'on avait à l'oculaire. De mon côté le fait de relire mes notes du même objet me donne une bonne idée mais ne permet pas de reconstituer illico exactement l'image vue à l'oculaire.

Exemple récent par ex NGC 2903 à la petite 80ED. De mémoire ou en lisant mes notes, j'en ai une bonne idée, mais grâce au dessin fait à Noel non seulement je me souviens très bien de l'aspect mais ce souvenir est appuyé et confirmé par ce dessin.

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Moi qui demeure à l'état d'artiste-débutant, je te décris mes phases que tu peux adopter ou pas, puisqu'on est tous différents, mais je me serais défini comme toi au départ, motivé par quasiment les mêmes raisons (coût, facilité d'accès, envie de progresser). Nota: je ne dessine que le ciel profond.

Au début, j'ai pris ce que j'avais sous la main (un crayon Hb, une gomme, une lampe rouge atténuée). J'ai d'abord réalisé des dessins en direct (toujours en sur fond blanc car le papier canson noir ne court pas les rues) avec ce que j'avais sous la main comme papier+crayon+éclairage et j'essayais de tout faire sur place (démarche puriste). A la longue, insatisfait (mais on l'est toujours un peu même avec de l'expérience), j'ai fait des retouches de jour pour améliorer le rendu de l'original, mais en restant sur l'original. Puis, je me suis mis à faire des copies de jour avec améliorations à partir des bruts obtenus sur le terrain, dessins bruts qui ont du coup perdus petit à petit leur peu d'esthétique puisque j'y accordais de moins en moins d'importance (démarche iconoclaste). Et enfin, maintenant, je fais plutôt des bruts infâmes qui me servent de base à un dessin informatisé. Seul le but initial n'a pas changé : avoir un rendu le plus proche possible de ce qu'on perçoit à l'oculaire.

 

Allez, reste plus qu'à te lancer! :) Après, en tout cas en ciel profond, l’œuvre ne s'explique pas elle même et quand un nouveau dessinateur fait son "coming-out", il est très intéressant de connaître ses motivations (i.e. ce que tu cherches à produire).

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Le 05/02/2020 à 14:55, Anthony59 a dit :

C'est vrai que cet ouvrage me fait de l’œil depuis quelques temps. En fait je voulais tester la pratique afin de voir si cela me plaisait vraiment avant de faire d'autres frais, d'autant plus que je viens de m'offrir une 72ED que ma ministre des finances ne voit pas d'un très bon œil

 

Je ne fais pas d'astrodessin, et ne sais pas si j'en ferai un jour (pas de compétence et d'envie, pour l'instant), mais j'ai néanmoins acquis ces ouvrages, très riches d'informations, et utiles même si on ne fait pas de dessin.

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Yves95, ton Helix est magnifique.

 

Pour les 2 tomes "Astrodessin", je crois que je vais fortement l'envisager pour le mois prochain. 

 

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Anthony, je te donne mon feu vert, surtout avec un petit instrument qui sera passe partout et qui te procurera une image agréable quasi toutes les nuits claires. Tu auras une amplitude terrible dans les grossissements utilisables face au seeing et tu pourras envisager n'importe quelle cible du ciel profond en le détaillant jusqu'aux limites de ton instrument.

Le 05/02/2020 à 15:13, Cédric Perrouriefh a dit :

Pour ce qui est de mieux observer, contrairement à certains, je ne pense pas que ça passe nécessairement par le dessin, même si ce dernier est un moyen (c'est d'ailleurs pourquoi ma présente remarque est plus une précision qu'une contradiction frontale de ton argument... ;)). Bien observer relève d'une discipline personnelle qu'on décide de s'appliquer, que l'on fasse du dessin ou non. Certains pratiquent aussi la prise de note avec brio, ce qui demande aussi une observation attentive (voir parmi d'autres l'exemple de référence d'Alexandre Renou, qui publie de longue date !)

Cédric, tu as bien fait de t'exprimer ici car vu de l'extérieur, on pourrait croire que la rubrique "observation visuelle" n'est qu'une galerie de dessins qui fait face au colosse "astrophotographie", galerie d'images. L'observation assidue est effectivement assez proche d'un dessin mais sera toujours inférieure à un dessin correctement réalisé. Pourquoi ? Tout simplement par le fait que l'oeil emmagasine des infos constamment durant toute la durée de l'exercice et que les traits finissent par s'ajouter, se chevaucher et parfois se soustraire. Bref, cela finit par faire une composition soit une véritable intégration numérique comme nos confrères d'en face. On empile les glimpses les plus sûrs, ce qui peut faire penser aussi à un contraste exacerbé (même si certains styles forcent un peu le trait). Donc, même en observant plusieurs heures, on n'aura pas cet effet stockage d'informations. Par contre, les dessins rapidement exécutés pourront se comparer aux bons rapports écrits comme le fait régulièrement Alexandre.

Second point  où j'aimerai réagir : j'ai l'impression que, même en étant à l'aise à l'écriture, les rapports d'observations sont peu qualifiants lorsqu'on s'attaque à certains objets du ciel profond comme les grandes nébuleuses pour ne parler qu'elles. Alexandre serait d'ailleurs le mieux placé pour signaler d'éventuelles difficultés à décrire ce qu'il perçoit à l'oculaire. Vous préférez lire une BD ou un long roman ? Les rapports scientifiques se rapprochent plutôt du premier cas, non ?                                                                    Fabrice M.

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Il y a 13 heures, Sky runner a dit :

L'observation assidue est effectivement assez proche d'un dessin mais sera toujours inférieure à un dessin correctement réalisé. Pourquoi ? Tout simplement par le fait que l'oeil emmagasine des infos constamment durant toute la durée de l'exercice et que les traits finissent par s'ajouter, se chevaucher et parfois se soustraire. Bref, cela finit par faire une composition soit une véritable intégration numérique comme nos confrères d'en face. On empile les glimpses les plus sûrs, ce qui peut faire penser aussi à un contraste exacerbé (même si certains styles forcent un peu le trait). Donc, même en observant plusieurs heures, on n'aura pas cet effet stockage d'informations.

 

Je comprends bien cet argument, c'est clair.

 

J'ai un rapport assez paradoxal au dessin astro : d'un côté, j'adore le visionner et ne m'en lasse pas, de l'autre je n'ai pas encore été souvent tenté de le pratiquer moi-même. Un peu pour la question du contraste renforcé par rapport à la vision à l'oculaire, un peu pour la compilation de détails que tu évoques et qui donne une vision "augmentée" de l'objet en combinant plusieurs visions à des moments différents (fameux cas des détails qui n'apparaissent que par intermittence) en une seule, en un seul produit fini. Ce que j'aime avec les mots, c'est qu'on peut faire état du fait qu'un détail est intermittent, alors que sur un dessin il y est et il y reste. Bien sûr, il y a des parades : la plus fréquente, quelques lignes explicatives accompagnant le dessin, qui mentionnent l'état des détails. Mais on pourrait en imaginer d'autres plus exotiques ;) : plusieurs dessins du même objet, un sans le détail intermittent, un avec. Voire de façon encore plus aboutie, pourquoi pas un GIF qui respecterait le temps d'apparition du détail (par exemple 25% du temps, etc.) ?

 

La principale raison qui fait que je ne dessine pas pour le moment est un pur parti pris, une volonté de ne rien enrober et rien embellir par rapport à la vision à l'oculaire, et pour répondre à ce critère je me sens plus à l'aise avec la description verbale. Cependant, je pourrais toujours me mettre au dessin en parallèle, avec un objectif de fidélité différent... :) Et il y a par ailleurs une observation que j'aurais très bien pu reproduire en dessin tout en restant parfaitement fidèle au niveau de contraste à l'oculaire, qui était très élevé. C'était NGC 2392 dans un T 25" à la montagne de Lure. Le contraste était si marquant que je l'aurais dessinée telle que si j'avais eu du matériel sous la main. Depuis, je me dis que je devrais planifier l'observation d'un objet qui fournira un très fort contraste, de cet acabit, mais cette fois avec ce qu'il faut pour en tirer un dessin. Puisqu'on a ici une communauté bienveillante envers les "primo-dessinateurs" (pour employer une tournure à la mode ;))...

Edited by Cédric Perrouriefh

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Paradoxalement, dans ce monde où l'imagerie n'a jamais été aussi facile, l'astrodessin connaît sa renaissance. :)

 

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il y a 18 minutes, A-FIOCRET a dit :

Paradoxalement, dans ce monde où l'imagerie n'a jamais été aussi facile, l'astrodessin connaît sa renaissance. :)

Comme c'est exacte !! En même temps c'est une discipline qui peut être envisagée par tout le monde et avec peu de matériel.. 

La simplicité de mise en œuvre attire beaucoup de monde (moi c'est ce qui me plaît particulièrement) 

Et il faut reconnaître que c'est une formidable école de l'observation ! 

 

Fred 😊

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Le 05/02/2020 à 11:15, Anthony59 a dit :

j'ai juste à me bricoler une lampe rouge à intensité variable et c'est bon

la lecture et le dessin en lumière rouge ne sont pas très aisés et il faut souvent monter assez fort le niveau et si tu bricoles comme tu le dis pense à intégrer une lampe verte ou même blanche qui donne un bien meilleur confort de lecture et dessin, mais il faut pouvoir régler l'intensité finement et jusqu'à un très faible niveau pour en profiter en ciel profond.

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Le 08/02/2020 à 14:50, Cédric Perrouriefh a dit :

plusieurs dessins du même objet, un sans le détail intermittent, un avec. Voire de façon encore plus aboutie, pourquoi pas un GIF qui respecterait le temps d'apparition du détail (par exemple 25% du temps, etc.) ?

C'est une idée technique, Cédric, qui devrait chatouiller les neurones de Yann P...

 

Le 08/02/2020 à 14:50, Cédric Perrouriefh a dit :

Puisqu'on a ici une communauté bienveillante envers les "primo-dessinateurs" (pour employer une tournure à la mode

C'est vrai mais dans mon cas, c'est aussi pour que la relève dans l'astro-dessin puisse se perpétuer.

 

Il y a 6 heures, A-FIOCRET a dit :

Paradoxalement, dans ce monde où l'imagerie n'a jamais été aussi facile, l'astrodessin connaît sa renaissance

Comme A. Fiocret et Fredo38, je m'interroge parfois sur ce sujet. J'ai reçu dernièrement un jeune chercheur qui m'a demandé, l'instant d'une nuit, non pas ma monture équatoriale pour des poses photo mais carrément un petit cours sur le dessin et la possibilité d'en exécuter un sur le 600.

J'en fus surpris et ma fois, son premier dessin fut pas si mal. Peut-être que devant la poussée technologique parfois utile mais souvent futile, les jeunes font la part des choses et reviennent aux fondamentaux. Mais c'était peut-être un cas isolé...      Fabrice M.

 

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Citation

Comme A. Fiocret et Fredo38, je m'interroge parfois sur ce sujet. J'ai reçu dernièrement un jeune chercheur qui m'a demandé, l'instant d'une nuit, non pas ma monture équatoriale pour des poses photo mais carrément un petit cours sur le dessin et la possibilité d'en exécuter un sur le 600.

J'en fus surpris et ma fois, son premier dessin fut pas si mal. Peut-être que devant la poussée technologique parfois utile mais souvent futile, les jeunes font la part des choses et reviennent aux fondamentaux. Mais c'était peut-être un cas isolé...

 

Ne parlant que de ce qui découle de ma propre expérience et mon propre parcours, le retour au dessin n'est pas étonnant.

Les progrès phénoménaux de l'imagerie astronomique amateur permettent bien des accessibilités à des sujets qui étaient

avant réservés à une élite, parfois même tout juste aux professionnels. Seulement, pour mettre en service ces moyens,

il a fallu que l'amateur intègre dans le matériel à transporter de bien nombreuses nouvelles problématiques tant logistiques

que énergétiques (caméra CCD, ordinateur,...) mais aussi beaucoup de temps d'apprentissage pour en tirer la quintessence. 

Temps d'apprentissage incluant mise en station de la monture, initiation à l'autoguidage, connaissances des logiciels et

du traitement d'image, fine maîtrise de la mise au point, et j'en passe...etc...

 

Si sur le ciel profond pur, il est clair que le visuel ne rivalisera jamais avec l'astrophotographie de l'amateur maîtrisant toute

cette suite technique ; en revanche, l'amateur consciencieux en observation, équipé juste d'un Dobson de 20cm d'ouverture

minimum pourra faire bien des travaux intéressants et surtout utiles en planétaire ou sur les comètes. Ainsi, ais-je été

surpris que mes dessins de Jupiter réalisés en monoculaire au Célestron 8 en 2006, pourtant schématiques, aient pu

servir de bases pour corroborer certaines activités dans les bandes, complémentairement aux images CCD d'autres

observateurs de renom à la Société Astronomique de France, comme Christophe PELLIER. 

 

Je pense donc que le dessin a pleinement sa place pour sa rapidité de mise en oeuvre dans certaines activités scientifiques

comme nous le démontre régulièrement un professionnel mais également un très respectable amateur, du nom de Nicolas BIVER.

L'observation visuelle des amateurs apporte encore beaucoup d'informations que la photographie ne peut pas toujours nous fournir.

Même si certaines voix dissidentes diront que le dessin à l'oculaire n'est pas objectif, il existe pourtant quelques bons exemples

pour faire la part des choses et encourager les astrodessinateurs actuels ou à venir dans la poursuite de leurs efforts.

Edited by A-FIOCRET
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Je défends l'idée que le dessin est avant tout une école de l'observation (peut-être la meilleur). A voir les chefs-d'oeuvre de beaucoup, je doute que le débutant soit attiré lorsqu'il sait ne disposer  d'aucune compétence  artistique : quel dommage !  Pour ma part, une fois le dessin achevé, je le jette ; beau ou pas, la question n'est pas là (vue de ma fenêtre :) ). Le dessin m'aura appris à "regarder". Il affine ma technique d'observation. Quand je souhaite voir un beau dessin, je regarde ceux des autres :D et je remercie encore au passage les dessinateurs qui m'ont offert une oeuvre : un magnifique cadeau !

Voilà, voilà ... Vu de ma ch'tite fenêtre :D 

Edited by ndesprez
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Il y a 3 heures, ndesprez a dit :

Pour ma part, une fois le dessin achevé, je le jette

ça c'est rudement dommage de ne pas conserver (et pourquoi pas partager) un témoignage intemporel d'un instant de communion avec le ciel, digne de participer à son niveau individuel au patchwork global de la pluralité des visions en fonction des sites d'observations, des instruments, des conditions atmosphériques et bien sûr des observateurs. Norma, tu peux nous indiquer la déchetterie la plus proche de ton site, que l'on aille récupérer tes trésors ? 9_9

 

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bien dit Norma !

c’est souvent ce que je dit :la finalité, on peut allègrement s'en taper, et ne regarde que chacun en fonction de ses buts. De l'archive, de l'art, de la science, de la classification, de la collection, du chalenge, ou que sais-je.

 

Pour moi et avant tout, c’est un outil qui améliore la vision, comme cela a été dit ici, soit par superpositions de nombreuses visions diverses( glimpses, grossissements, filtres), soit tout simplement par le temps pris pour disséquer l'objet dans ses moindres viscères, non pas en se disant "ça j'ai vu, ça aussi, etc), mais plutôt de dire "ça j'ai vu comme ça, ou plus précisément encore comme ça" évoqué par un coup de crayon. Aucune description, fut-elle Proustienne, ne peut rivaliser avec ce niveau de détail - on ne traduit pas d'état d'âme ici (ou rarement), mais d’observations qui se veulent un peu dans l’esprit du naturaliste, tel que cela se faisait jadis, mais encore aujourd'hui sur bien des aspects (planches anatomiques, archéologie, atlas de bestioles diverses, etc.) comme quoi on n'a pas fait mieux dans bien des genres.

 

Donc oui, on peut jeter son croquis de terrain si l'on est satisfait de l'observation poussée qui nous a permis.

et bien sûr on peut l'archiver et pourquoi pas le publier.

 

Comme j'ai souvent dis ici, je préfère les "bruts d'oculaire", fussent-ils annotés, aux travaux fini, certes plus jolis, mais pas forcément nécessaires, car pour ma part, 100% de l’information du document final est (doit être), quoiqu'il en soit, se trouver déjà sur le brut - ou alors il faut s'interroger..... on ne rajoute que du beau, du fignolage, parfois du fond d'étoile, mais diable, pas plus d'informations que celles annotées !!!!! Ce n’est pas "surjoué", on en a pas rajouté.

Et j'avoue que dernièrement les coups s’estompent répondent à cette demande de publier du beau, du truc mieux léché, et justement moins "brut d'oculaire". Comme quoi, on est influençable....

 

A-FIOCRET, Remarque TRES IMPORTANTE : Nicolas, ce coquinou, est en effet un amateur redoutable, nul ne peut le suivre, mais c’est aussi un astrophysicien de Paris Meudon, certes discret, mais néanmoins renommé dans son domaine. amateur/professionnel et réciproquement . Bref, Nicolas, c’est astro 100%, même quand il dort. Nul ne peut rivaliser avec une telle absolue implication.

 

Remarques (bis) tout aussi importante : le bouquin ASTRODESSIN, il est clair qu'on s’est planté (que je me suis planté) sur le titre car on le croit uniquement destiné au dessin astro, alors qu'il se veut avant tout un ouvrage complet sur l'OBSERVATION astronmique. Donc même si on ne dessine pas, c'est un ouvrage indispensable pour qui aime observer.

Edited by serge vieillard
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Il y a 5 heures, serge vieillard a dit :

Donc même si on ne dessine pas, c'est un ouvrage indispensable pour qui aime observer.

Je plussoie absolument.

Pour comprendre comment fonctionne la vision et l'utiliser au mieux,

ces deux bouquins sont parfaits.

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Allez, je vais me faire l'avocat du diable et peut-être m'attirer quelques foudres ...

Dans le cadre d'une pratique de reprise astro (qui s'étale un peu dans le temps ...), et fraîchement abreuvé par les excellents tomes de Laurent Ferrero au début des années 2010, j'ai souhaité à cette époque redécouvrir le ciel en mode le plus exhaustif possible, par curiosité. Cela ajouté à une météo lyonnaise jugée fort peu coopérante, j'ai voulu profiter des rares soirées claires pour faire le tour le plus complet possible des constellations, à la lunette, sans forcément passer des heures dans les multiples détails d'un seul objet. Dans ce cas, pour faire connaissance avec les objets, le mode descriptif me paraît être un bon compromis.

 

Mais à présent effectivement, avec plus de diamètre et une fois les éléments majeurs des objets déjà repérés une ou plusieurs fois, je souhaite m'orienter plus vers l'étude approfondie pour laquelle le dessin me semble incontournable. ^_^

Edited by etoilesdesecrins
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L'un des gros points forts du livre Astrodessin, c'est tout ce qui concerne les techniques d'observation visuelle, indépendamment du dessin. Et le passage qui m'a le plus épaté, c'est le chapitre qui explique les objets du ciel profond (en particulier tout ce qui concerne les nébuleuses planétaires !).

 

(Du coup je suis presque en train de dire que le point faible, c'est le sujet du livre... ;) )

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Il y a 18 heures, serge vieillard a dit :

A-FIOCRET, Remarque TRES IMPORTANTE : Nicolas, ce coquinou, est en effet un amateur redoutable, nul ne peut le suivre, mais c’est aussi un astrophysicien de Paris Meudon, certes discret, mais néanmoins renommé dans son domaine. amateur/professionnel et réciproquement . Bref, Nicolas, c’est astro 100%, même quand il dort. Nul ne peut rivaliser avec une telle absolue implication.

 

Je peux confirmer. La première fois que je l'ai rencontré et que je lui ai serré la main, c'était en 2001 à l'âge de 19 ans au siège de la SAF alors que la Commission des Comètes

était encore présidée par Philippe MOREL (qui deviendra par la suite le président de cette magnifique maison de 2005 à 2014). On ne peut rivaliser effectivement avec une telle

implication mais est-ce vraiment nécessaire ? Nicolas représente au moins l'essentiel : Un exemple, au même titre que toi, excessivement motivant pour travailler l'observation.

J'ai eu l'occasion de m'émerveiller de nombreuses fois sur les dessins de Jupiter de ta réalisation, ceux de Fredéric Burgeot et évidemment ceux de Nicolas.

Rien que sur Jupiter, je pense qu'il va y avoir du boulot pour mes yeux dès qu'il va réapparaître, bien que malheureusement très bas sur l'horizon pour quelques temps.

 

Il y a 18 heures, serge vieillard a dit :

Remarques (bis) tout aussi importante : le bouquin ASTRODESSIN, il est clair qu'on s’est planté (que je me suis planté) sur le titre car on le croit uniquement destiné au dessin astro, alors qu'il se veut avant tout un ouvrage complet sur l'OBSERVATION astronmique. Donc même si on ne dessine pas, c'est un ouvrage indispensable pour qui aime observer.

 

Il faut dire que vu le nombre de flèches de l'observation visuelle réunies ensemble pour co-réaliser ce bouquin, on peut comprendre que vous vous soyez planté (humour) !! ;) 

Ne regrette pas trop cette erreur de titrage du livre car ASTRODESSIN est une vraie réussite et c'est justement à mon sens, souvent le dessin qui nous conduit à l'acheter.

En tous les cas dans mon esprit, j'ai un peu de mal à concevoir que l'on puisse observer simplement sans essayer un minimum de garder témoignage de ce que l'on a pointé.

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Hello,

Je ne peux que t'encourager à te lancer.
Question de matériel:
- Une petite lampe facilement atténuable (J'utilise une liseuse led avec un potentiomètre et du scotch jaune/vert de mise à terre pour "flitrer" le bleu de la led)

- Une planchette
- Du papier (j'utilise du bristol 180g/m², certains préfèrent le canson qui a une texture)
- Des crayons (à l'usage, je me rends compte que le 3B et le 2H sont ceux que j'utilise le plus)
- Une gomme mie de pain. Non pas pour effacer, mais en plutôt à utiliser comme un crayon en négatif.

- Une estompe (un coton tige peut servir).

Le dessin est non seulement un plaisir, c'est aussi un excellent moyen d'améliorer son observation. Pour être honnête, c'est même pour moi le seul moyen d'avoir une réelle observation poussée d'un objet. Comme l'ont mentionné les copains, les glimpses s'ajoutent et la chasse au détail nous force à être efficaces.

Les bouquins Astrodessin sont effectivement une mine d'information sur l'observation visuelle et sont excellents.

Astronomicalement
José

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Suis en train de relire les 2 tomes  d'Astrodessins pour la 3ème fois au moins ....Je ne trouve pas spécialement que le choix du titre soit une erreur. En effet on peut se douter que le dessin astro relève de plusieurs disciplines et à-côtés, qui sont pleinement et avec talent évoqués dans ces bouquins précieux et ...artistiques !

...même si perso en passant à 300 mm je m'attendais à en voir plus, imprégné des spectaculaires dessins présentés dans l'ouvrage. Comme les dessins sont principalement faits au 400 ou plus, j'en déduis que le gain de 300 à 400 doit être conséquent, en plus des sites, moments d'observations choisis par les auteurs, en plus de leurs talents et patience que je n'ai pas. Du coup ce serait peut-être un des seuls reproches que je ferais.

 

 

Edited by etoilesdesecrins

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    • By yves65
      Bonjour à tous,
       
      J'espère que votre confinement se passe bien. Pour ma part, comme la plupart des agents du CNRS je suis en télétravail. Mais comme j'ai la chance d'avoir un observatoire à deux pas de mon jardin équipé d'un T305. La semaine dernière, j'ai pu profiter de trois belles nuits étoilées à Visker, pour faire un peu d'observations visuelles .
       
      Je vous présente ici 12 nouveaux dessins de galaxies (classés par ordre de numéro NGC).
       
      En dehors du premier dessin de M 65 qui a été fait au mois de février, les 11 autres dessins ont été fait après mes observations de la nuit du 24 au 25 mars, et reconfirmer lors d'une deuxième observation la nuit du 26 au 27 mars. Pour certains d'entre eux, je suis revenus dessus une troisième fois lors de la nuit du 28 au 29 mars.
      J'ai donc observé 2 ou 3 fois en quelques jours, chacune des galaxies décrites ci-dessous.
       
      M 65 (NGC 3623)
      Galaxie dans le Lion. Magnitude 9,3.
      Au cours des deux soirées du 15 et du 18 février, j'ai observé assez longuement la galaxie M65, membre du célèbre Triplet du Lion, comprenant M65, M66 et NGC 3628.
      Le but était d'en faire un dessin car c'est la seule galaxie du trio que je n'avais jamais dessinée seule.
      Quelques détails de structure sont perceptibles dans cette galaxie spirale, notamment la barre le long du noyau, inclinée par rapport au petit axe de la galaxie.
      On devine des départs de bras spiraux de chaque coté de la barre, et une bande sombre de poussières du coté est. Une étoile d'avant plan, de magnitude 14,5 environ est perceptible à fort grossissement en plein dans la bande sombre.
      J'ai utilisé deux oculaires, donc deux grossissements au cours de cette observation. Hypérion 8mm (150x) pour la galaxie, et Nagler 5mm (240x) pour les étoiles les plus faibles.
       

       
       
      M 96 (NGC 3368)
      Galaxie dans le Lion. Magnitude 9,3.
      M 96 fait partie du trio de galaxies Messier M 95/M 96 /M 105 qui sont situées dans un champ de moins de 1,5°. (En fait il y a même 5 galaxies avec NGC 3384 et 3389.)
      Comme pour M 65, j'ai choisi de dessiner M 96 car c'est la seule du trio que je n'avais jamais dessinée pour elle même.
      M 96 est une galaxie de forme ovale dont le grand axe est orienté presque nord-sud. La taille totale de la galaxie est très difficilement perceptible car les parties externes sont de très faible luminosité. Mais elle possède un noyau brillant quasi ponctuel.
      La zone centrale est difficile à appréhender en visuel. En premier lieu, on devine un cœur avec une barre lumineuse sur un axe oblique SE/NO. Mais on perçoit en fait deux axes lumineux dans le cœur de la galaxie, qui forment donc une sorte de croix.
      Cette sensation prête vraiment à confusion, car tantôt on pense voir une barre inclinée, tantôt une barre alignée avec le grand axe de la galaxie. Du coup, j'ai représenté une sorte de X lumineux sur mon dessin au centre de la galaxie, qui reproduit cette sensation.
      Par ailleurs, un bras spiral est perçu sur le bord du cœur, coté nord-est.
       

       
       
      M 109 (NGC 3992)
      Galaxie dans la Grande Ourse. Magnitude 9,8.
      M 109 est une des galaxies les plus faciles à trouver du ciel. Elle est située à seulement 0,6° de Phekda, une des sept étoiles du Grand Chariot. (Celle qui est en bas à gauche du fond de la « casserole ») Il suffit de pointer cette étoile et on voit la galaxie. C'est sans doute un des Messier les plus faciles à pointer sans Goto. D'ailleurs, Phekda  est tellement brillante, qu’il vaut mieux la sortir du champ pour observer la galaxie. J'avais déjà dessinée cette galaxie en 2007 mais je ne l'avais jamais remis au propre sous forme Jpeg.
      M 109 est une spirale barrée qui dévoile bien sa structure. La barre est évidente en vision directe. Elle est constituée par un bulbe brillant et circulaire, d’où partent deux aigrettes s’étendant de chaque coté sur un axe NE/SO. Cette barre est inclinée par rapport au grand axe de la galaxie.
      Quatre étoiles assez brillantes, parfaitement alignées, bordent la galaxie coté nord.
      Les bras spiraux (qui apparaissent très fins et très enroulés sur les photos) ne sont pas visibles. On ne perçoit qu’un nuage ténu de forme allongé, entourant la barre centrale.
       

       
       
      NGC 4088
      Galaxie dans la Grande Ourse. Magnitude 10,6. Elle appartient au catalogue des 110 NGC.
      NGC 4088 est une superbe galaxie de forme atypique, dont les bras spiraux sont complétement déformés. Elle appartient au catalogue Arp, sous le numéro Arp 18.
      En imagerie, sa forme évoque celle d'un oiseau pécheur en train de plonger dans l'eau, avec ses deux ailes recroquevillées le long du corps.
      Je l'avais déjà observée au T254 mais jamais au T305. A l'oculaire, la forme est complexe à déchiffrer, mais on y arrive à force de persévérance en vision décalée. Au premier regard, on distingue une galaxie fantomatique allongée sur un axe est-ouest.
      Après quelques minutes, on devine une forme asymétrique, comme tronquée au nord-ouest. Un nodosité brillante est vue épisodiquement vers le centre. Une bande de poussières sombre longeant le bord de la galaxie est perceptible au sud-est. La pointe nord-est est légèrement recourbée.
      Tout proche au sud, on devine aussi la galaxie NGC 4085 (Mag 12,4). Elle est plus petite et a l'aspect d'un fuseau fin et fantomatique.
       

       
       
      NGC 4214
      Galaxie dans les Chiens de Chasse. Magnitude 9,8. Elle appartient au catalogue des 110 NGC.
      C’est une galaxie irrégulière de forme vaguement rectangulaire. Des détails de structure sont perceptibles à l’oculaire. Elle possède un noyau brillant allongé,  de forme convexe coté est, et concave coté ouest.
      Les deux extrémités nord et sud de la galaxie sont recourbées. Le coté nord est courbé vers l’est, et le coté sud est courbé vers l’ouest. Cette galaxie se situe à proximité de la superbe NGC 4244.
       

       
       
      NGC 4414
      Galaxie dans la Chevelure de Bérénice. Magnitude 10,1. Elle appartient au catalogue des 110 NGC.
      C'est une petite galaxie assez brillante, de forme allongée sur un axe nord-sud. Elle possède un noyau brillant ponctuel.
      Après de longues minutes d'observation, l’enroulement de ses bras spiraux est deviné, surtout au sud. Des zones sombres semblent perceptibles le long du noyau, à l’est et à l’ouest.
       

       
       
      M 85 et NGC 4394
      Couple de galaxies dans la Vierge. Magnitude 9,2 et 10,9.
      M85 est une grosse galaxie lenticulaire très brillante, légèrement ovale. Elle possède un noyau d'aspect stellaire. Une étoile d'avant plan est visible au nord sur le bord de la galaxie.
      Son compagnon NGC 4394 est plus ténue. C'est une spirale barrée dont on ne voit que la barre à l'oculaire, ce qui lui donne l'aspect d'une galaxie allongée sur un axe nord sud avec un noyau ponctuel.
       

       
       
      NGC 4535 = La Galaxie Perdue
      Galaxie dans la Vierge. Magnitude 10. Elle appartient au catalogue des 110 NGC.
      C’est une spirale vue de face. Elle est quasiment de forme circulaire, et son aspect est vaste et ténu à l’oculaire. Les bras spiraux ne sont pas visibles avec le T305.
      Elle forme un couple avec NGC 4526, une galaxie spirale vue par la tranche de magnitude 9,7 qui appartient aussi au catalogue des 110 NGC.
      Ces deux galaxies sont proches de la galaxie elliptique M 49 qui est visible dans le même champ à 50x, à l’ouest.
      Comme aucune des 3 galaxies ne montre de détails de structure, j'ai dessiné les 3 en grand champ à faible grossissement.
       

       
       
      M 58 (NGC 4579)
      Galaxie dans la Vierge. Magnitude 9,8.
      Galaxie spirale barrée de forme allongée. La barre est visible à l'oculaire, mais je n'ai pas réussi à voir les débuts de bras spiraux à chaque extrémité.
      Elle est située toute proche des Jumeaux Siamois que l'on voit dans le même champ à faible grossissement.
       

       
       
      NGC 4567/68 = Les Jumeaux Siamois
      Galaxies dans la Vierge. Magnitude 10,8 et 11,3.
      Les Jumeaux Siamois, NGC 4567 et 4568, sont deux galaxies en interaction. Ce couple de galaxies est visible dans le même champ que M 58 à faible grossissement, sous la forme d’une tache floue aux contours indéfinis.
      Il est situé à coté d’une quatrième galaxie, NGC 4564.
      A 150x, les Jumeaux Siamois, forment deux taches bien distinctes en vision décalée, qui se touchent à une de leurs extrémités. Les noyaux des deux galaxies sont visibles sous forme de zones légèrement plus brillantes.
      Toujours en vision décalée, un trait sombre est perceptible au niveau de la zone de contact. L’ensemble est assez esthétique et évoque la forme d’un Palmito.
      La galaxie vue par la tranche NGC 4564 est visible dans le même champ. Elle possède un noyau ponctuel d’aspect stellaire.
       

       
       
      M 94 (NGC 4736)
      Galaxie dans les Chiens de Chasse. Magnitude 8,2.
      C'est une galaxie spirale vue de face. Son noyau de forme circulaire est énorme et extrêmement brillant. Le sens d'enroulement des bras spiraux est perceptible le long du noyau.
       

       
       
      NGC 5247
      Galaxie dans la Vierge. Magnitude 10.
      J'ai gardé la meilleure pour la fin. Cette galaxie est une incroyable découverte ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu une pareille surprise !
      Je n'avais jamais observé cette galaxie auparavant car elle ne fait pas partie du catalogue des 110 NGC, ni du catalogue Herschel 400. C'est un dessin de Nicolas Biver, vu ici sur Astrosurf , qui m'a mis la puce à l'oreille l'an passé, et qui m'a fait connaitre l'existence de cette galaxie.
      NGC 5247 est un spirale vue de face. Je l'ai observée longuement au cours des 3 nuits claires de la semaine dernière. Le ciel n’était pas toujours excellent mais je pense pouvoir confirmer la présence de deux grands bras spiraux visibles à l’oculaire.
      Cette galaxie fait un peu penser à M 83 qui est d'ailleurs située dans la même zone du ciel. Mais NGC 5247 est plus haute sur l'horizon, delta -17°, alors que M 83 est à delta -30°. Du coup, c'est peut-être plus facile en France de voir les bras spiraux de NGC 5247 que ceux de M 83.
       

       
      Voilà pour cette fois,
      J'espère que tout se passe bien chez vous, en cette période de confinement qui est partie pour durer...
       
      Bon ciel à tous ,
      Yves
       
    • By biver
      Quand il ne reste plus que ça à voir de sa fenêtre..., parce que je suis encore au bon azimut pour ça!
      (Nord en bas)
       
    • By Cyp
      Salut à tous !
       
      Troisième observation de la semaine, c'était samedi soir. Cette fois, la cible était le couple de galaxies NGC 3226 & NGC 3227, toujours dans le Lion.
       
      Les conditions météo ont été plus capricieuses que les fois précédentes. Ciel clair en début de soirée, puis quelques passages nuageux, puis voile d'altitude, puis bouché. La transparence n'a donc cessé de se dégrader au cours de la soirée. Je n'ai pas pu mener mon observation comme je l'aurais souhaité ; elle a été fortement dégradée, puis écourtée. J'ai ainsi eu beaucoup de mal à mettre mes notes au clair. Je n'ai pas pu m'attarder sur certains détails entr'aperçus ni approfondir l'observation. Il me faudra sûrement y revenir pour m'assurer de mes dires et éventuellement y apporter des modifications.
       
      Par exemple, les galaxies paraissaient initialement bien pâlotes puis, durant quelques secondes, très bien visibles ; pour s'estomper à nouveau, voire totalement disparaître par moment. Plutôt frustrant, et compliqué pour qualifier la visibilité d'un détail... Autant dire que je ne suis ici sûr de rien.
       
      Et avec la Lune qui s'en vient, pas sûr de pouvoir vérifier ça rapidement.
       
      Page web : https://www.cypouz.com/croa/200328/ngc-3226-ngc-3227
       
      Objet : NGC 3226 et NGC 3227
      Type : Couple de Gx
      Constellation : Lion
       
      AD : 10h 23' 30,4" (NGC 3227)
      Déc. : +19° 51' 53" (NGC 3227)
       
      - Date, heure, durée : 28/03/2020, 22:43 TU, 45'
      - Lieu, altitude : Juliénas (69), 158 m
       
      - Vent très faible, 11 °C
      - T2 (mvlonUMi 5,84), P2, S2/77×
       
      - Instrument : Lx90, 203/2000, F/10
       
      Observations :
          77x (champ de 38'), H = 60°;
          
          - NGC 3227 : Gx oblongue aux limites floues, vue VI1, orientée NNO aux dimensions estimées à 2,5' × 1'.
          
          Un noyau stellaire de mV estimée à 12, vu VI2, est entouré par une faible couronne diffuse oblongue de luminosité L2.
          La couronne semble parfois présenter un très léger gradient de luminosité vers le centre.
          
          - NGC 3226 : Gx circulaire aux limites floues, vue VI1, au diamètre estimé à 1' et positionnée dans le prolongement NNO de l'axe principal de NGC 3227. Les deux noyaux sont séparés d'une distance estimée à 2' tandis que leurs couronnes semblent en contact.
          
          Un noyau stellaire de mV estimée à 13, vu VI3, apparaît au centre d'une faible zone circulaire vue VI5d, elle-même auréolée par une faible couronne diffuse circulaire.
          La Gx semble parfois légèrement allongée, orientée ENE aux dimensions estimées à 1,2' × 1'. Son axe principal apparaît alors perpendiculaire à celui de NGC 3227.
       

    • By Loup Lunaire
      Bonjour les astro dessinateurs,
       
      Ces derniers jours , étant en capacité de voir Sélène dans des phases que je n'avais pas encore fait en dessin (merci la météo)
      Je vous propose Gutenberg, une formation en bordure de la Mare fecondatis, dans le prolongement des monts pyrénéens donc, pour la nuit du 28.
      Et puis ensuite celle du 29, le célèbre trio Théophile/Cyrille/Catharine, qui j'avais déjà représenté mais pas dans cette phase et sous un éclairage nouveau.
      Conditions allant en se dégradant, dans les soirées mais davantage le 29, plus délicat d'être à x200.
       
      Le matos:
      AIRWOLF Bresser Messier AR90/900  -Abbe 12.5mm/9mm + barlowx2 TAKAHASHI
      Papier noir, crayons faber-castell polychromos avec du blanc, des gris, noir.
       
       

       
       
       
       
      Bon dessin lunaire


    • By Cyp
      Salut à tous !
       
      Comme indiqué hier, après l'observation de NGC 2903, j'ai ressorti le télescope dès le lendemain pour m'attaquer au groupe de galaxies autour de NGC 3190 — groupe nommé Hickson 44, toujours dans le Lion. On passe alors de 25 millions d'années-lumière pour 2903 à environ 60 pour ce groupe.
       
      J'ai essayé de m'éloigner un poil plus de la lumière du lampadaire ; pas sûr que cela fasse une réelle différence. À noter une turbulence plus présente que la veille.
       
      Sur les quatre galaxies du champ, seules trois ont été vues.
       
      Page web : https://www.cypouz.com/croa/200325/ngc-3190-ngc-3193-ngc-3185
       
      Objet : NGC 3190, NGC 3193 et NGC 3185
      Type : Groupe de Gx
      Constellation : Lion
       
      AD : 10h 18' 05,6" (NGC 3190)
      Déc. : +21° 49' 56" (NGC 3190)
       
      - Date, heure, durée : 25/03/2020, 22:17 TU, 1:10
      - Lieu, altitude : Juliénas (69), 158 m
       
      - Vent nul, 2 °C
      - T2 (mvlonUMi 5,84), P2, S3/77×, S4/144×
       
      - Instrument : Lx90, 203/2000, F/10
       
      Observations :
          77x (champ de 38'), H = 65°;
          
          - NGC 3190 : Gx effilée plutôt bien délimitée, vue VI1, orientée NO aux dimensions estimées à 2,5' × 0,5' au plus large.
          
          Un noyau légèrement allongé est prolongé par une fine barre très effilée. L'ensemble baigne dans une fine couronne diffuse, avec un petit bulbe au NE du noyau. La bordure SO présente un gradient plus marqué, comme longée par une bande d'absorption.
          
          - NGC 3193 : Gx circulaire aux limites floues, vue VI1, au diamètre estimé à 1'.
          
          Une zone centrale circulaire non-stellaire est entourée par une petite couronne circulaire diffuse. À 144×, un noyau stellaire apparaît au cœur d'une zone circulaire graduellement plus brillante vers le centre, auréolée par une couronne circulaire plus diffuse.
          
          Une étoile de mV 9,6 se trouve à 1,2' au N de la Gx.
          
          - NGC 3185 : Très faible Gx ovale plutôt bien délimitée, vue VI4, orientée NO aux dimensions estimées à 1,2' × 0,5'. Luminosité homogène L1.
          
      Remarques :
          L'étoile de mV 7,7 située à 8,3', PA 350°, du centre de NGC 3190 apparaît légèrement jaune.
          La Gx NGC 3187 située à 4,9' de NGC 3190, PA 300°, n'a pas été vue.
       

  • Images