Chrishapha2019

fente réglable de chez Surplus shed

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bonsoir à tous :)

 

j'ai une petite question : le site surplus shed propose des fentes réglables à un prix intéressant :  est ce que certains d'entre vous connaissent ce model et l'utilise ?  J'aimerai savoir si il est en métal ou bien s'il y a des parties en plastiques.

J'aimerai l'utiliser pour mon spectro solaire mais si il est en partie en plastique il risque de fondre...

 

https://www.surplusshed.com/

 

m1570D_11498290271.jpg.11154b77cd09714bd18f1747cbb161fc.jpg

 

 

Milles merci  d'avance

 

Chris

 

 

 

Edited by Chrishapha2019

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

aaahhhhhh génial!!! merciiiiii c'est trop top!!

 

et ça marche bien ? c'est assez précis?

 

(si tu as des photos en détail du produit je veux bien; merci :)

 

 

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Elle est utilisée  ICI

ICI

ou LA

 

C'est dommage que le diamètre entrée/sortie soit en 22mm;  il faut faire des adaptations...

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merci ; et elle arrive à être bien fine ? ou bien c'est juste une fente bon marché assez grossière ? car j'hésitais à acheter une fente optique micrométrique chez OVIO instruments

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On n’est bien sûr pas sûr de la mécanique de haute précision mais vu le prix c’est vraiment pas mal!

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Il y a 3 heures, Chrishapha2019 a dit :

j'hésitais à acheter une fente optique micrométrique chez OVIO instruments

 

J'ai acheté Ceci

chez Ovio optics, c'est vraiment performant ! A ne pas utiliser sur le soleil car trop transparent !  Je me suis fait un petit montage sur imprimante 3D  comme utilisé ICI

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merci mais justement c'est pour le soleil ma fente ;) (mais en tout cas merci des renseignements )

 

je vais déjà tester celle de Surplus shed et voir ce que ça donne , et si c'est pas assez performant je prendrai la micrométrique de OVIO (180 Euro HT) ..

je vous  ferai part de mes résultats...

 

 

Voici mon spectro-coronographe en image :

 

5eb6c31d9d130_spectro-coronographe2020version2.jpg.9256f1de5b4c7bf21cbc2cbe6cde87e8.jpg

 

puis "en action" :

 

5eb6c346d4440_vuegnraleLunetteastroetspectrocoro.jpg.78f2c226f8806ec5bcc384af395a9e90.jpg

 

réseau 1200t/mm blazé @ 500nm

collimatrice et objectif de chambre : 50mm diam ; F=178mm (objectifs de jumelles).

 

parfois j'utilise un réseau holographique VIS 1800 t/mm ou 2400t/mm pour visualiser les décalages Doppler de la raie H alpha.

 

et voici un des résultats du spectro sur le soleil..

 

La fente du spectro est ouverte à 0.5 mm environ ; le soleil est caché et seul le bord solaire apparait avec une tranche de la protubérance en émission "dedans" la raie H alpha qui est sombre.

 

 

5eb6c3e9b3369_essai6.jpg.91d8afde66a1851e82f1d6fee5c9ae7f.jpg

Edited by Chrishapha2019
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Super !

Je viens de voir votre article sur Webastro, je suis impressionné!

N'auriez vous pas un schéma pour situer toutes les parties optiques ?

Je ne vois pas de disque occulteur comme sur un coro...   Qu'a de particulier un diaphragme de Lyot ? De quelle base êtes vous parti ?

 

Vous avez posé une question sur Webastro sur la collimatrice; 

En ce qui concerne la spectro pure, la collimatrice peut être une simple lentille achromatique (ou un , par contre il faut soigner l'objectif de chambre ou j'y mettrais un bon objectif photo bien ouvert.

Dans votre montage je ne vois pas d'objectif de chambre, seulement un oculaire en sortie;

Comme le montage transporte une image après la fente, je pense que oui, la collimatrice doit être de bonne qualité ( des lentilles de jumelles sont normalement achromatiques; mais quelle est leur qualité ?)

 

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Bonsoir, 

Merci beauvoup  c  hyper sympa ;)..

Je vous communiquerai en mp les plans..etc..

Pour le cone occulteur : on peut mettre un cone qui fera partie dune fente courbe reglable mais en ce moment jutilise une fente droite classique.

 

Pour la collimatrice et l'objectif de chambre j'utilise une paire d'objectif de jumelles. J'ignore leur qualité reelle et je ferai un ronchi pour voir ...

Je veux garder un rapport x1 entre collimatrice et objectif de chambre.  Je vais essayer si je peux avec un objectif photo mais je n'ai pas besoin d'enregistrer l'ensemble du spectre : juste la portion de la raie H alpha car on observe l'interieur de la raie. 

Je vais tester...😊

 

 

 

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Hello,

 

J'ai une fente réglable que j'avais (il me semble) acheté chez thorlabs il y a déjà un bon moment. Le hic c'est qu'elle est noire et je me demande jusqu'à quel point ça tient le coup avec une projection du soleil dessus, disons à F/D=12 ou 15. Je peux recouvrir la partie non mobile d'alu, mais la fente ce n'est pas possible. Avec une lunette de 80 et 900 de focale on se retrouve avec quelque chose comme 20 watt sur une surface de 9mm de diamètre.

 

IMG_2130.thumb.jpg.ed706b14be4038606de8493ee1e9e1a1.jpg

Edited by AlSvartr
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Il edt tout a fait possible de peindre a la penture argenté ou blanche la fente en couche tres fine.

De plus elles sont metalliques et pour avoir pendant des annees observé avec des lames de rasoir ca a toujours bien tenu.

 

Les lames de la fente thorlabs et autres sont bien plus épaisses dont je ne suis pas trop inquiet.  Jai commandé une fente cgez Surplus shed mais la fente précise micrometrique me tente bien car les mouvements sont plus fins je pense

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J'ai oublié de répondre sur le diaph de Lyot hier soir :

 

L'objectif de la lunette produit de la lumiere diffusée superposée à l'image observée : typiquement lorsque je cache le disque solaire le fond du ciel ne sera pas noir . Quand je place le diaph correctement et que je le referme alors le ciel aux abords immédiat s'assombrit considerablement et le contraste augmente bien. C'est encore plus visible par temps clair. Dans le spectro je vois le fond général qui devient presque noir et les protus sont alors tres lumineuses! Et les parties plus faibles sont mieux visibles. L'amelioration génerale est saisissante. 

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En fait je voulais savoir ce qu'avait de particulier un diaph de Lyot par rapport à un diaph à lamelles classique ?

 

Sur mon spectrohélio, j'ai une fente fixe faite avec des lames épaisses de laiton et radiateur pour refroidir les lames; j'ai au maxi 26° sur la fente et je suis à F/11.6

Les fentes noircies du commerce devraient tenir !   Les lames de rasoir peuvent se déformer, mais surement pas se détériorer ou bruler !

C'est du solaire, il faut tout de même faire attention, mais s'il n'y a qu'une caméra derrière, on garde ses 2 yeux !

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il y a 41 minutes, mizar11 a dit :

j'ai au maxi 26° sur la fente et je suis à F/11.6


Tres intéressant comme info. Au pire un petit ventilo pour évacuer les quelques joules en trop et le tour est joué!

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aurais tu une photo de ta fameuse fente à ailettes?

26° c'est impressionnant car avec ma fente actuelle ça chauffe largement plus...!!

 

le diaph de Lyot  peut être une diaph a iris classique (je dirais même que c'est le top car on peut régler l'ouverture en fonction de la pureté du ciel et de la turbulence.

 

Dans certain coro il s'agit d'une ouverture dans une plaque métallique ; donc il y a le choix .

 

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Il y a quand même un truc qui me chiffonne avec ces 26°, si je me réfère à ce que j'ai mesuré avec mes doigts en touchant le cône de mon coro à f/15 (le soleil fait environs 24mm au foyer), c'est nettement plus que 26°, à la grosse louche ça doit monter peut-être à 50 degrés, voire un peu plus, et le cône est en alu donc bien réfléchissant. Ceci dit dans ce cas là évidemment aucun radiateur, c’est peut être la qu’est toute la différence!

 

Dans quelques jours le soleil sera de nouveau de sortie, je vais mesurer ça plus précisément avec une lulu de 80/910

Edited by AlSvartr

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petite question AlSvastr : dans ton coro tu utilises un Ha de combien de A de bande passante ? et ton diaph de lyot est ouvert à combien de % de ton ouverture totale ?

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Pour le Halpha je doit en racheter un. Il y en a chez Andover Alluxa* (hard-coated) en 1nm mais c’est 1000 balles le filtre. Et avant de remettre le coro en fonctionnement j’ai d’autres trucs dans le pipe line. Faut que je mesure pour le diaphragme, je te dis ça plus tard.

 

*https://www.alluxa.com/optical-filter-catalog/ultra-narrow-bandpass/656-3-1-od4-ultra-narrow-bandpass-25mm.html

EDIT: Chez Andover c'est moins cher mais soft-coated: https://www.andovercorp.com/products/bandpass-filters/standard/600-699nm/

Edited by AlSvartr
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Voici la tête de la fente ou plutôt de l'arrière de la fente :

spectrohelio_3160.jpg

 

On peut voir l'épaisseur du laiton , c'est aligné simplement avec une plaque alu.

 

L'image du soleil est répartie sur presque la totalité de la fente, je dirais environ  8mm de diamètre. C'est loin d'un coro ou toute la chaleur de la partie occultée passe par le cône.

Je me souviens avoir voulu changer un cône sur un coro juste après une observation,  je m'y suis brulé les doigts.

Les 26° ont été mesurés avec un thermo infrarouge précis !  J'étais surpris de cette température; tous mes efforts pour faire bruler (avant mesure) une feuille à cigarette sont restés vains.

Edited by mizar11
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En effet c'est très propre, et les ailettes font probablement tout dans la limitation de la température (l'exemple contraire étant en effet le coro avec un cone fort isolé thermiquement). Je vais quand même faire le test avec la slit thorlabs dès que le soleil se montre. 

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Salut, je possède cette fente réglable de chez Surplus shed. Je l'avais acquise pour essayer de bricoler un star analyzer à fente mais j'ai laissé tomber. Je peux la revendre à moindre coût évidemment, elle est en parfait état, pas servie.

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Le 12.05.2020 à 16:16, Chrishapha2019 a dit :

et ton diaph de lyot est ouvert à combien de % de ton ouverture totale ?

 

Hello, désolé j'avais oublié de regarder, le diaph est environs à 10% de l'ouverture totale (17mm contre 160mm d'ouverture)

Edited by AlSvartr

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euh je comprends pas trop ton ouverture là :

 

tu veux dire que tu n'utilise au final que 10% d'ouverture ou bien 90% ??

 

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    • By Rag83
      Bonjour,
       
      J'ai une question à propos d'un problème potentiel que j'ai remarqué il y a quelque temps avec mon matériel (Celestron Edge HD 8" + renvoi coudé prisme d'Amici 2").
       
      Quand j'observe Jupiter, j'ai une trainée lumineuse de chaque côté de la planète qui va jusqu'au bord de l'oculaire, et ceci quelque soit l'oculaire utilisé. Il y a aussi comme un rayon lumineux qui bouge en même temps que je bouge mon oeil, un peu comme quand on oriente un capteur photo en direction du soleil ou presque (je ne sais pas comment s'appelle ce phénomène en photo).
       
      J'ai posé la question à un technicien d'une boutique, il me dit d'essayer de peaufiner le noircissage de toutes les pièces de la chaine et/ou de traquer les fuites de lumière.
       
      Mais je ne vois pas comment faire ce genre de choses.
       
      Mon matériel n'a jamais subi de choc ou de mauvais traitement à ma connaissance et ce problème me perturbe.
       
      Pouvez-vous me donner votre avis sur la question ?
       
      Merci
       
       
    • By Big Universe
      Bonjour ! Comme le montre le titre, j'ai actuellement une petite galère.
       
      Hier, après avoir du ressouder un fil qui s'était barré de mon moteur de suivi  ( ce n'est pas lié au problème, le flou ne vient pas de cet axe ) et nettoyé le capteur de mon bon vieil EOS 500D ( j'ai utilisé le spray en quantités modestes et les espèces de cotons-tiges carrés pour capteurs d'un kit bien noté sur Amazon à 25€ ), je me suis dis que pour la cinquième, j'allais tenter la la galaxie du triangle ( fun fact pas très utile, c'est cinq photos loupées: mauvaise map, problèmes de monture, carte mémoire qui décède trop vite.. ).
       
      Bon je sors le bahtinov, et là, je constate des aigrettes très épaisse, pas aussi découpées que d'habitude.
      J'ai constaté que les étoiles semblent rallongées, mais pas dans l'axe d’ascension droite ( donc, je peux exclure le moteur réparé ).
       
      J'ai un peu cherché, checké ma collimation, mais ça reste flou.
       
      Je crois pouvoir néanmoins affirmer que le capteur n'est pas responsable: j'ai tourné l'appareil, le sens de la rallonge n'a pas suivi l'appareil, donc j'oserais assez décemment exclure le capteur et le kit de nettoyage.
       
      J'ai un peu farfouillé, et j'ai remarqué que la bague entre l'appareil et le porte-oculaire avait un petit jeu, et je l'ai re-serrée. C'était pas énorme, mais mon appareil n'était plus tout  à fait aligné avec le secondaire.
       
      Ma collimation, elle, est tout à fait décente ( pas parfaite, mais j'ai déjà fais de belles photos avec bien, bien pire, croyez-moi ^^ ). La MAP aussi, surtout que j'en ai essayé plusieurs.
       
      Enfin, je n'accuserais pas non plus l'autre moteur de ma monture ( une EQ3-2 et un Skywatcher 150/750 au passage ) puisque le problème reste le même avec des temps d'exposition très courts ( de l'ordre du 1/1000s ).
       
      S.O.S..
       
      Je dois dire que si ça me semble fait, c'est la seule explication possible, sachant que je ne peux malheureusement pas savoir si ça a résolu le problème... Quelqu'un ici a déjà vu ça ? Où à des pistes ? Je suis paumé:


    • By Andromedae93
      Bonjour tout le monde,

      Ces longs mois automnaux avec nuages et pluies incessants dans l'Est de la France me font apporter des modifications à mon setup astro.
      De plus en plus, je me questionne à passer une sur lunette afin de réduire le ratio plaisir/emmerdement (plus de collimation / question du backfocus correcteur de coma inexistant / meilleur contraste ...).
      Je possède actuellement un 200/800 avec correcteur de coma SW GPU et une ZWO ASI 1600 MMC PRO.

      Photo : LRGB - SHO de tout type.

      Je me renseigne donc sur les lunettes offrant certes un rapport F/D moins important, mais avec beaucoup moins de soucis mécanique / optique.
      Lunette je pense sur une focale "assez proche" des 800mm actuel.
      Budget : 2000€ - 2500€ max
      Neuf ou occasion
      Porte oculaire de bonne qualité

      Que me conseilleriez-vous comme lunette pouvant rentrer dans ces critères là ?

      Je pensais éventuellement à celle-ci : https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/lunettes-astronomiques/astrographes/lunette-astrographe-108-600-quintuplet-askar_detail
    • By leonardcauvra
      Coucou,
      Le temps ne se prête pas à l'astro de par chez moi, alors on farfouille sur le web. J'ai regardé quelques vidéos du chef JL et l'astuce n° 8 concernant  l'usage de l'ADC m'a rappelé une question que je m'étais abstenu de vous poser (timidité ? peur du ridicule ? perte de mémoire instantanée ?). Pour commencer, ma question peut-être illustrée par ce cliché d'écran montrant JL en pleine démonstration ...

      Et alors, ma question bête. Hem hem ... "mettre à l'Horizontal" ça veut bien dire ce que ça dit (ouais bon), c'est-à-dire que lorsqu'on se lance dans le réglage on a l'ADC vissé sur le tube avec la ligne imaginaire entre les deux manettes à l'horizontal .. par rapport au sol, heu, oui, comment dire, peu importe la position du tube sur sa monture équatoriale ?
      Vous aurez compris que j'ai l'intention de voir si je suis capable de maitriser un ADC sur le DK315. Ah oui, je vous ai pas dit ! Le tube est revenu de chez le docteur, il est en pleine forme, le rapport d'analyse est bon. C'est juste l'utilisateur, donc, qui est pas au top (vous l'aurez compris pour ceux qui suivent la saga du DK315).  Dès que je pourrai, je ferai un test sans rien toucher aux boutons fatidiques (si je suis précautionneux, les réglages ne devraient pas bouger).
      Voilà, donc, affaire à suivre, et si entretemps vous avez une réponse à ma question, je suis preneur !
      Et bons cieux, peut-être, pour vous.
      Claude N.
       
    • By bpollet
      Bonjour, je prépare un petit article pour les membres du clubcassini de Versailles, et je voulais vous en faire profiter en primeur. Je pense que ça peut être utile à plein de débutants, ici.
       
      Peut-être mériterait il d'être épinglé? je ne sais pas. Je laisse les administrateurs en juger, d'ailleurs, je ne sais même pas si je poste au bon endroit sur le forum.
       
      En tout cas, n'hésitez pas à compléter, commenter, m'insulter..
       
       
      A l’approche des fêtes de noël, vous souhaitez peut être acheter de quoi observer le ciel, mais vous êtes complètement perdus dans la jungle des prix et le jargon des astronomes amateurs. Vous avez déjà identifié un “tube” ou tuyau comme disent certains, mais vous ne comprenez pas pourquoi les prix vont du simple au triple voire beaucoup plus dans certains cas en fonction du modèle. 
       
      Alors ce post est fait pour vous. Il n’a pas pour vocation de débattre de l’utilité d’un télescope par rapport à une lunette. Je rappelle toutefois les domaines d’emploi des différents types de télescopes par ce très bon tableau tiré du site d’Optique Unterlinden.
       

       
      Voilà, maintenant que c’est présenté (succinctement et sans explication, je vous l’accorde),  je présume que votre choix est fait. Si ce n’est pas le cas et que vous êtes débutant vous pouvez commencer par ce test:
      https://www.webastro.net/Pages/choix_instrument_astronomie/
       
      Le but de ce post n’est vraiment pas de troller le forum, mais juste de vous expliquer le plus simplement possible (et donc je ne serai pas exhaustif) ce qui fait d’un télescope ou d’une lunette un produit beaucoup plus cher qu’un autre. Comme je ne suis sponsorisé par personne (pourtant j’aimerai bien), j’essaierai de ne donner aucune marque. Aussi, je ne rentrerai pas dans le débat du pays de fabrication. Il a de très bons opticiens partout dans le monde, même en Chine! D'ailleurs le premier fabricant mondial de télescope et de lunettes est chinois et il tire très honorablement son épingle du jeu sur le plan qualité et finition. Mais il est évident que ces produits d’Extrême Orient restent globalement moins chers que les produits européens, (même si ces dernières années, les coûts d’importation inversent doucement la tendance).

       
      Je n’aborderai que 2 types de tube, le tout pouvant être transposé aux autres tubes:
      Le réfracteur ou Lunette Le réflecteur ou télescope de Newton  
      La lunette
      La lunette est un instrument de choix pour l’astronome amateur, il est simple à utiliser, ne nécessite pas de collimation, et généralement propose de courtes focales pour ceux qui veulent observer/photographier les grands champs stellaires. Mais à focale et diamètre équivalent on trouve différents modèles.
      La lunette est composée d’un élément de verre (lentille) que la lumière traverse et qui “focalise” le faisceau lumineux jusqu’à l’oculaire, au point focal.

       
      La lunette “simple”:
      Les lois de l’optique et de la diffraction indiquent que le foyer d’une lentille en verre est différent en fonction de la longueur d’onde de la lumière. En d’autres termes, pour un faisceau de lumière blanche qui rentre par la lunette, la composante rouge ne se focalise pas au même endroit que la composante verte ou bleue. Les opticiens appellent ce phénomène l'aberration chromatique.

      Les premiers prix sont souvent des verres simples et pour de courtes focales c’est un problème puisque l’on n’arrive pas à obtenir une image parfaitement nette dans le rouge et dans le bleu en même temps. Pour de longues focales (F/D 10) le problème est moins gênant car moins prononcé. 
       
      Le doublet
      Pour compenser l’aberration chromatique, les opticiens ont inventé des formules à deux lentilles dont une est une lentille Extra low Dispersion (ED). Cette lentille, difficile à fabriquer, est coûteuse et peut être de différents types (nous ne rentrerons pas dans le détail). L’utilisation de ce verre, que l’on appelle verre de Crown (1) associé à un verre plus fin ou verre de Flint (2) permet de diminuer drastiquement les effets de l’aberration chromatique.

       
      Généralement seule la composante verte/bleue reste mal corrigée.
       
      Le doublet fluorite
      Le doublet fluorite est un doublet comme les autres, c’est juste qu’il utilise un verre de Crown avec la plus faible dispersion chromatique possible. Ce verre n’en est pas un en réalité, il s’agit d’un cristal particulièrement difficile à travailler: La fluorine qui est composée de fluorure de calcium CaF2.

      On trouve dans cette catégorie principalement des lunettes de fabrication japonaise (il y a plusieurs marques). Mais la qualité de fabrication japonaise associée et l'élément coûteux qu’est la fluorine en font des lunettes très chères, mais presque totalement exemptes d’aberration chromatique.
       
      Le triplet
      Heureusement il existe une solution moins coûteuse que l’emploi de la fluorine pour réduire l’aberration chromatique: L’emploi de trois lentilles dans ce qu’on appelle le triplet ou lunette apochromatique. Il n’est pas rare qu’entre les 3 lentilles faites de matériaux différents on trouve des liquides avec des propriétés optiques particulières dans le but de ramener le foyer de toutes les longueurs d’onde au même endroit. Il en résulte des images très nettes.

      Ce sont les lunettes les plus chères, mais qui procurent avec les doublets fluorites les meilleures images. Toutefois elles sont plus lourdes que les doublets fluorites à cause de l’emploi de 3 éléments de verre.
       
      Les variantes: quadruplet et quintuplet
      Le chromatisme n’est pas le seul défaut des lunettes. Les lunettes souffrent d’un autre mal: le champ n’est plan que sur une portion de l’axe optique. Alors que cela ne pose pratiquement pas de problème à l’observateur visuel, le photographe peut se retrouver, s’il utilise un grand capteur, avec des étoiles étirées dans les coins. Pour corriger cela, il est possible d’utiliser un correcteur de champs qui est lui-même un doublet. Sur un quadruplet, le correcteur de champs est directement intégré dans le porte oculaire d’un doublet. Il y a alors 4 lentilles au total (Quadruplet). Pour un quintuplet, il est intégré dans le porte oculaire d’un triplet.
      Évidemment cela a un coût certain. Ces solutions sont essentiellement dédiées aux astrophotographes qui peuvent choisir d’équiper à posteriori leur doublet ou triplet, mais qui se trouvent alors à devoir régler avec un très grande précision la distance du capteur de leur APN/caméra à l'arrière du correcteur pour obtenir l’image souhaitée. Sur un quadruplet ou un quintuplet, cette distance est préréglée et optimisée.
       
      Le carbone
      Lorsqu'on observe, il est fréquent que la température change au cours de la nuit. La plupart des tubes sont en aluminium. Ce matériau a un coefficient de dilatation important. Donc lorsque la température change de plus de 5°C, la mise au point change aussi. Pour un observateur visuel, cela n’a pas beaucoup d’importance, mais pour un astrophotographe qui vise la même cible toute une nuit sans toucher sa mise au point, les photos prises en fin de séance risquent bien de ne plus être au point du tout. Il est possible actuellement de corriger ce problème avec des moteurs de mise au point qui détectent les changements de température et corrigent tout seul la mise au point, mais l’une des solutions les plus efficaces reste encore d’utiliser le carbone en lieu et place de l'aluminium pour le corps du tube. Le carbone a un coefficient de dilatation beaucoup plus faible que l’aluminium (10 fois plus faible environ) et les corrections à apporter à la mise au point sont négligeables.
      Les autres intérêts du carbone sont la rigidité (si le tube est long) et la légèreté permettant de soulager la monture. Évidemment le carbone coûte bien plus cher que l’aluminium.
       
      La mise au point
      Un autre point important est la mise au point et le porte oculaire en particulier. Il est souvent proposé des mises au point démultipliées au 1:10 ou 1:7 qui permettent de trouver avec plus de précision le point focal de l’instrument. Bien que destiné plutôt aux astrophotographes, je dois admettre que c’est quand même bien pratique aussi en visuel pur. Outre la démultiplication un bon porte oculaire permet aussi de maintenir de lourdes charges sans bouger, tout en pointant au zénith et disposent d'un mécanisme de verrouillage qui ne modifient pas la mise au point. Un porte oculaire peut être constitué d’un rail à crémaillère ou bien d’un dispositif Crayford. Le second est constitué d’une plaque qui roule sur des rouleaux, et est beaucoup plus agréable, précis et souple à utiliser.
      Enfin d'autres options existent comme la possibilité de visser un filtre, ou de l’insérer dans le chemin optique, de faire tourner le porte oculaire autour de l’axe optique (bien pratique pour le cadrage). 
      Outre le mécanisme de mise au point, on trouve des portes oculaires au coulant 31,75mm (1,25”) dédiés à porter des oculaires de même taille exclusivement et des portes oculaires au format 50,80mm (2”) avec une bague de réduction pour pouvoir utiliser des oculaires 1,25” ou 2”. Ces derniers sont également intéressants en photographie car permettent généralement d’avoir des champs plus larges (sous réserve d’utiliser le capteur ad’hoc). La plupart des fournisseurs proposent actuellement des portes oculaires 2” de série, voire même plus gros, à part quelques marques notamment japonaises qui équipent leur lunette avec des portes oculaires de série en 31,75mm
       
      C’est donc ainsi que l’on peut trouver des lunettes de 80mm à 100€ seulement ou à 1500€, voire plus. A cela peuvent s’ajouter des accessoires additionnels (collier, chercheur, masque de Bathinov, oculaires, renvois coudés) qui en fonction de leur qualité viendront également gonfler la note.
       
      Le télescope de newton
       
      Le Newton est un autre télescope de choix, il est peu coûteux par rapport à une lunette et propose des diamètres plus importants. C’est un télescope globalement plus polyvalent que la lunette, mais qui nécessite d'être collimaté régulièrement. Les débutants s'en font souvent une montagne mais c'est une opération très simple qui peut se faire de nuit sur une étoile ou de jour avec un laser de collimation qui consiste à aligner tous les éléments sur l'axe optique à l'aide de 3 vis sur le miroir secondaire et de 3 ou 6 vis sur le miroir secondaire (Il existe de très bons tutoriaux pour cette opération). On peut l’utiliser sur une monture équatoriale ou sur une monture de type Dobson. Cette dernière monture est particulièrement destinée aux astronomes férus de visuel, mais il faut toutefois bien choisir son tube afin de pouvoir profiter au maximum de son instrument. Pour rappel, le télescope de Newton est constitué d’un miroir primaire de forme sphérique ou parabolique qui capte la lumière et qui fait son diamètre. Cet élément réflecteur focalise le flux lumineux en direction d’un miroir secondaire plan, incliné vers le porte oculaire. 

      La forme du miroir
      Les miroirs les plus faciles à fabriquer, et donc les moins chers, sont les miroirs sphériques. Seulement le problème des miroirs sphériques c’est qu'ils ne concentrent pas la lumière en un point focal unique Pour des instruments de petits diamètres (jusqu'à 130mm) c’est parfaitement acceptable puisque la parabole ou la sphère sont confondus. Toutefois pour les diamètres supérieurs à 130mm les miroirs sphériques ne procurent pas de bonnes images. Il faut utiliser des miroirs paraboliques, plus compliqués à polir. Plus le diamètre est grand, plus la parabolisation est importante et plus elle est difficile à obtenir. Ce qui explique en partie le coût des miroirs de gros diamètres.

      Au-delà de la forme générale, les miroirs industriels sont parfois “sous-parabolisés” ou “sur-parabolisés”, avec des bords rabattus ou de grosses bosses...Ces anomalies ne sont pas visibles à l'œil nu, mais visibles lorsqu'on réalise un test de Foucault. Certains vendeurs contrôlent ces miroirs avant de les expédier chez le client et fournissent un rapport de test. Cela a un coût certain, mais c’est important puisque c’est la garantie que votre miroir est de bonne qualité. 
      Rassurez-vous toutefois, les miroirs industriels ont aujourd’hui un processus de fabrication et de polissage bien maîtrisé et il est particulièrement rare aujourd’hui de trouver des miroirs avec de grosses anomalies.
       
      L’état de surface
      Nous venons d’évoquer la forme générale du miroir, abordons à présent son état de surface. Comprenons: La façon dont le miroir est lisse. Cela se passe à présent au niveau microscopique. 
      Lord Rayleigh a dit qu’une image de diffraction était obtenue si et seulement si l’objectif d’une lunette ou d’un télescope produit des sphères d’onde lumineuse espacées au maximum de Lambda/4.
      Lambda étant la longueur d’onde de la lumière incidente. 560nm pour la couleur jaune par exemple.
      L’image de diffraction garantit la résolution de votre instrument.
      Ce critère n’est pas le même pour le rouge que pour le bleu. Pour comprendre ce critère, j’utilise un petit schéma tiré de l’excellent site de Serge Bertorello http://serge.bertorello.free.fr/.

      La figure ci-dessus illustre le front d’onde traversant un objectif ayant un défaut de Lambda/4. On voit clairement que le front d’onde résultant est altéré, mais pas suffisamment pour empêcher l’image de diffraction de se produire. 
      Si le défaut sur la lentille avait été plus important que Lambda/4, l’image de diffraction de l’étoile serait altérée.
      Seulement voilà: Si on prend la longueur d’onde du jaune (valeur communément admise pour ce critère), la valeur est de 560nm. Ce qui revient à dire que le plus petit défaut doit être inférieur à 140nm. Autant dire que c’est infime.
      Et puis ce critère est valable pour le jaune, mais le bleu profond a une longueur d’onde de 450nm. Le critère tombe donc à 112nm. Un télescope aura donc des performances moindres dans le bleu que dans le jaune.
       
      Lorsque l’on achète un miroir industriel, ce dernier est garantit "diffraction limited”, ce qui signifie que son fabricant garantit que l’image de diffraction est obtenue. C’est un critère assez relatif finalement puisque votre miroir peut aussi bien être à lambda/4 que lambda/16. Mais c'est un minimum.
       
      Pour obtenir de meilleures images, il est recommandé d'acquérir des miroirs avec une meilleure finition de leur état de surface. Vous l’avez compris. 140 nm c’est très très peu (800 fois plus fin qu’un cheveu), donc obtenir mieux que cela revient bien évidemment plus cher. Mais c’est important. Certains fabricants proposent l’option, d’autres non et c’est pourquoi les amateurs avertis se tournent vers des artisans pour l’obtention d’un miroir de qualité. L’image ci-dessous tirée du site d’un fabricant de télescope illustre la différence sur Saturne entre des miroirs polis à Lambda/4, Lambda/6,  Lambda/8 et  Lambda/10. Personnellement, je trouve cette illustration du constructeur un peu exagérée, mais l’idée est là quand même.
       

       
      Le traitement de surface et réflectivité
      Dans un télescope de newton, il y a deux miroirs. La réflectivité courante d’un miroir industriel est d’environ 93%. Ceci signifie que 93% de la lumière qui atteint le miroir est réfléchie, le reste est perdu. Or sur un télescope de newton, nous avons 2 miroirs. Donc la réflectivité totale (on peut parler de rendement) est de 86%. Sur des miroirs industriels on perd donc 14% de la lumière. Ce n’est pas rien!
      Certaines optiques sont traitées et aluminées avec des réflectivités à 96%, voire 99% dans de rares cas. 96% est une réflectivité courante pour des miroirs artisanaux ou industriels de bonne qualité. Le rendement passe alors à 92%. C’est nettement mieux, mais c’est plus cher. Évidemment.
      Ensuite, il faut savoir que l’aluminure a une durée de vie allant de 10 à 30 ans. Certains traitements de surface permettent de garder une aluminure avec un taux de réflectivité optimal plus longtemps. On trouve le traitement au SiO2 qui est un standard même industriel, mais aussi ZrO2, ou des traitements hydrophobes rendant les miroirs moins sensibles à la corrosion.
       
      Le barillet
      Un miroir c’est lourd, et plus le diamètre est important, plus il sera lourd. Ce miroir sera posé dans le fond du télescope dans une cellule qui permet grâce à un système de vis de le collimater. On appelle cette cellule, le barillet. Le télescope repose dans cette cellule sur trois points de contact. C’est un barillet à 3 points. Pour des miroirs de moins de 200mm qui ont une épaisseur de 30mm environ, cela ne pose “pas trop” de problème. Pour les miroirs plus grands, malheureusement pour des raisons évidentes de poids, l’épaisseur n’est pas forcément plus grande. Le miroir peut alors plier littéralement sous son propre poids, à l’échelle microscopique tout de même. Mais souvenez vous plus haut lorsque nous évoquions l’état de surface et les 140nm pour atteindre le Lambda/4. Eh bien sachez que malheureusement pour des miroirs de plus de 300mm s’ils font 30mm d’épaisseur, ces miroirs se plient dans des proportions proches des 35nm. Il est inutile donc d’avoir un miroir poli à Lambda/20 si on dispose d’un tel barillet!
      Voici un exemple d’un barillet 3 points.

       
      Quelle solution? Multiplier le nombre de points de contact du miroir dans son barillet en les positionnant astucieusement sous le miroir (pas sur les bords). En procédant ainsi, on diminue l’effet du poids du miroir sur sa déformation. Un classique dans le commerce c’est le barillet neuf points:

       
      On peut même pousser plus loin en utilisant 18 points de contact

       
      Il existe un logiciel qui permet de dimensionner un barillet en fonction de la taille, l’épaisseur et le matériau d’un miroir. Ce logiciel s’appelle PLOP et simule la déformation du miroir et la quantifie. L’idée n’est pas de l’utiliser pour savoir quel télescope acheter, mais juste de vous illustrer la différence entre plusieurs types de barillets grâce à un simulation trouvée dans une discussion du forum https://www.webastro.net
       

       
      Les valeurs sont données en mm et il est intéressant de regarder la valeur du P/V (Peak to Valley). C’est l’écart maximal entre le creux et le sommet de la déformation.
      Pour le barillet 3 points, on est à 2.85x10e-5mm soit 28.5nm ce qui correspond à lambda/16. C’est déjà bien. Mais si le miroir est poli à Lambda/20 c’est insuffisant! Un barillet 6 points sera nettement plus adapté. Notez aussi comment finalement le barillet 9 points semble moins bien faire le travail que le barillet 6 points… Bref, tout est histoire de conception. Mais un bon barillet est important pour celui qui souhaite tirer le meilleur de son miroir.
       
      Le ventilateur de mise en température
      Sous le barillet on trouve parfois un petit ventilateur qui aide à la mise en température du télescope. Il est dit qu’il permet de diminuer de moitié le temps de mise en température. Je suis sceptique. Pour qu’il soit efficace, il faut que la circulation d’air soit possible. Généralement c’est un faible surcoût, et si le télescope que l’on achète dispose d’un barillet neuf points, il y a de forte chance pour que le ventilateur soit livré avec.
       
      Le carbone
      Comme pour une lunette, il est possible d’obtenir un corps en carbone. A mon sens c’est encore plus important que pour une lunette.
      Les raisons sont les mêmes, mais le tube étant drastiquement plus long, la dilatation totale d’un tube aluminium sera plus grande éloignant alors le primaire du miroir du secondaire et changeant la mise au point au cours d’une nuit froide. 
      Le tube carbone sera également plus léger, ce qui est mieux pour la monture et plus rigide permettant d’assurer que quelque soit sa position il ne ploie pas sous le poids de l’oculaire ce qui modifierait la collimation et les réglages. C’est assez cher par contre (comme toujours).
       
      La mise au point et le porte oculaire
      On retrouve les mêmes arguments que pour une lunette. Le choix d’un porte oculaire se fait sur les oculaires qu’il peut accepter (1,25” ou 2”), sur le mécanisme (à crémaillère ou Crayford) sur le poids qu’il peut soutenir, sur la présence ou non d’une démultiplication, etc…
       
      D’autres éléments peuvent entrer en compte (les anneaux, une araignée en carbone, une platine de fixation Losmandy ou Vixen…)
       
      Comme pour les lunettes, on y ajoutera des accessoires (oculaire, laser de collimation, bande chauffante pour secondaire, vis de réglage du secondaire moletées…) qui feront qu’un télescope de newton de 200/800 peut aussi bien coûter 650€ que 1500€ voire plus.
       
      Conclusion
      Sans avoir été exhaustif, j’espère que ce document vous permet d’y voir un peu plus clair dans les prix et les options proposées par les vendeurs sur les lunettes ou les télescopes. Gardez bien en tête une chose: Si vous pratiquez l’astronomie en dilettante ce n’est pas la peine d’opter pour un télescope de newton en carbone avec un miroir d’artisan. Honnêtement les télescopes industriels sont déjà très très bien! De même si vous souhaitez opter pour une lunette et ne faire que du visuel, vous n’avez pas besoin d’un triplet! Un doublet suffira largement. Gardez aussi votre argent pour les accessoires. De bons oculaires sont au moins aussi importants qu’un bon instrument!
       
       
      Bertrand
       
       
       
       
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