Toutiet

La collimation... l'aviez-vous vue comme ça ? (3/6)

Recommended Posts

Posted (edited)

LA COLLIMATION... l'aviez-vous vue comme ça... ? (3/6)

Collimation d'un télescope de type Newton

 

Procédure opérationnelle visuelle avec un œilleton

La procédure de collimation utilise, cette fois, un simple œilleton passif, et procède du même principe que ci-dessus, mais le rayon lumineux du laser est remplacé par le rayon visuel.

L'œilleton peut avantageusement être réalisé à partir d'un boite de pellicule 24 x 36 qui entre à frottement gras dans le PO. Il est percé d'un trou central d'environ 2 mm de diamètre au travers duquel l'œil va observer.

Dans le champ, on voit, d'une part l'œillet du primaire plus ou moins excentré et, en toile de fond, tout autour, l'image que le primaire renvoie vers le PO (contour du secondaire, extrémité du tube PO, contour de l'œilleton) dont, en particulier, le trou sombre de visée de l'œilleton. Tout apparaît désaxé, déréglé.

 

Dans un premier temps, on agit sur les vis de réglage du miroir secondaire pour amener au mieux l'œillet au centre du champ. L'utilisation d'un cheshire, avec son réticule en croix, peut faciliter ce réglage.


Dans un second temps, on joue sur les vis de réglage du primaire pour centrer, avec le plus de précision possible, toute l'image renvoyée par celui-ci, afin qu'au final, le trou noir de l'œilleton (visible en arrière-plan) soit exactement au centre de l'œillet.

On obtient ainsi le même résultat qu'avec le laser : l'alignement du trou de l'œilleton et du reflet de ce trou dans le primaire (donc la perpendiculaire au miroir, en son centre) avec le centre de l'œillet. L'axe optique du primaire est ainsi correctement positionné, en passant exactement par le centre du PO.

 

Influence du jeu du laser dans le PO

La présence d'un certain jeu possible entre le laser et le tube du PO semble, pour certains, être une cause d'incertitude sur la qualité de la collimation effectuée. Celle-ci est ainsi remise en doute, au prétexte qu'en replaçant à nouveau le laser dans le PO, immédiatement après une collimation qui semblait bonne, le réglage des deux miroirs soit à reprendre (spot lumineux sorti de l'œillet et rayon retour hors de la cible du laser).

 

Certes, le jeu peut être tel que le rayon incident du laser ne frappe alors plus le centre de l'œilleton du primaire. La tentation peut être grande de retoucher l'orientation du secondaire pour rectifier le tir. Mais alors, il faut également retoucher l'orientation du primaire puisque que le secondaire a été décalé par rapport aux réglages précédents, et qu'il faut que l'axe optique du primaire vienne, au final, à nouveau au centre du PO.

 

Mais, que se passe-t-il si on recommence une nouvelle fois l'opération : on retire à nouveau le laser puis on le replace dans le PO ?
Le sens et l'importance du jeu n'étant probablement pas les mêmes que précédemment, il faut à nouveau retoucher les deux miroirs !

Cela peut continuer indéfiniment, et on en arrive à la conclusion étonnante qu'il existe une infinité de combinaisons de positions des deux miroirs, chacune donnant une « bonne » collimation. En fait, une pour chaque position légèrement différente du laser dans le PO, sous l'effet du jeu (éventuel) existant.

De quoi semer le doute... !

 

(A suivre 4/6)

Edited by Toutiet
  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Publicité
En vous inscrivant sur Astrosurf,
ce type d'annonce ne sera plus affiché.
Photographier la Lune
Guide complet pour la photographier de la Lune.
Information et commande sur www.photographierlalune.com
Il y a 22 heures, Toutiet a dit :

L'utilisation d'un cheshire, avec son réticule en croix, peut faciliter ce réglage.

Vu qu'on en est à être sémantiquement précis (collimation vs centrages mécaniques), il me semble que le "Cheshire eyepiece" originel de 1921 n'avait pas de croix, juste un plan incliné réfléchissant percé en son centre.

 

5ef8b709f2b0a_Sanstitre.jpeg.d9d9fd55df64d7a8ca57406a3093a498.jpeg

 

Traditionnellement, chez les anglo-saxons, c'est le sight-tube (ou cross-hair sight tube) avec oeilleton côté oeil et croix côté miroirs qui joue ce rôle, même si la combinaison des 2 est une excellente idée mais plus récente.

Je trouve qu'on parle actuellement de Cheshire pour de nombreuses variantes et ça n'aide pas le débutant à différencier les dispositifs et leur champ d'action.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Dans le jargon actuel, le terme de Cheshire désigne un tube avec un œilleton à une extrémité et une croisée de fils à l'autre.

L'illustration que tu montres est un simple œilleton, comme celui que j'utilise, mais avec une fenêtre d'éclairage, à 45°. A la place de cette fenêtre, j'utilise une boite de pellicule 24 x 36  translucide (Fuji), et j'ai ainsi un éclairage naturel. Sur le principe, cela revient au même, tout en étant plus simple de réalisation.
 

Capture d’écran 2020-06-08 à 15.02.51.png

Capture d’écran 2020-06-08 à 15.02.30.png

Edited by Toutiet

Share this post


Link to post
Share on other sites

Et ouais, les méfaits de la novlangue…

 

On simplifie par la même appellation deux ustensiles différents (même si leur finalité les rapproche): 

5ef8c6573e1b1_Sanstitre.jpeg.a01d7876cc7cbabb8f4847a5ffb63fc0.jpeg

5ef8c6a748d08_Sanstitre.jpeg.35423ded7ab37826a70ab80f7d0d075e.jpeg

 

Cela dit, les dobsons ne sont plus faits de portes de granges et de verre à vitre…

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 23 minutes, Toutiet a dit :

L'illustration que tu montres est un simple œilleton,

non, c'est bien l'original de 1921… avec plan incliné éclairé.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Si, c'est un simple œilleton dans sa fonctionnalité, avec une fenêtre d'éclairage, c'est tout ! 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Non, un simple oeilleton, c'est un bouchon non-éclairé troué au centre qui permet le centrage de l'axe de vision de l'oeil. L'oeilleton existait avant Cheshire…

Edited by yapo

Share this post


Link to post
Share on other sites

Faut pas trop contrarier les vieux, c'est pas bon pour le coeur :S

Share this post


Link to post
Share on other sites

yapo,

Ce que tu nous as montré est bien un simple œilleton, ancêtre du Cheshire qui apporté une amélioration avec une croisée de fils. 

Mais il est évident que, pour être visible et opérationnel,  il faut évidemment qu'il soit éclairé d'une façon ou d'un autre, soit par une fenêtre transversale, soit par un éclairage d'ambiance comme avec mon tube translucide.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Pour la clarté des débats, je propose que toute boite de pellicule transparente à oeilleton dont la vocation collimatoire est avérée soit désormais baptisée une "toutiette", afin que le jargon actuel ne s'égare pas trop.

  • Haha 4

Share this post


Link to post
Share on other sites

Yo !

intéressant ce décorticage de la question.

Juste quelques remarques :

- le visu ou le rayon peu bien revenir pile au centre de l’œilleton, mais peut-on affirmer pour autant que les 2 axes (PO et axe optique du primaire) soient confondus ? Il peuvent se croiser avec un angle.....

- justement, un réticule dans e chesire V2 permet de lever ce doute - ce qu'un simple œilleton ne permet pas.

- le jeu dans le PO du chesire, laser-toutiette, etc.... Oui mais pas forcément : ce qui compte, c’est un APPUI du système sur l'embase du tube du PO - ce qu'une boite de péloche ne permet pas car dépourvue d'un épaulement. Moralité, s'il y a un épaulement sur le système, rien n’est plus important que de le PLAQUER sur la face avant du tube du PO, d’ailleurs comme on doit le faire avec un oculaire. C’est la seule face de référence valable  (et pas le serrage sur le cylindre du bidule). Ya que ça qui garanti la perpendicularité entre l'oculaire/chesire/toutiette et l'axe du PO (et donc le parfait contrôle de son inclinaison possible si on n'y fait pas gaffe).

  • Like 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Il y en a un qui suit, c'est bien ! xD

Tu as tout-à-fait raison mais, comme tu vas le voir dans le tout prochain épisode (4/6), la non-colinéarité que tu évoques, à juste titre, n'a qu'une influence faible, voire la plupart du temps négligeable, dans les observations.

C'est un plus, apporté par la croisée de fils du Cheshire, à condition qu'à l'instar des lasers, il soit lui-même bien réglé (en général personne ne s'en soucie, et ils ne possèdent pas de vis de réglage).

Edited by Toutiet

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, Toutiet a dit :

Il y en a un qui suit, c'est bien ! xD

Ben faut dire que le Serge il est très intéressé :)

Il débute dans la fabrication et il aimerait bien savoir régler son scope komifo xD

Bonne journée,

AG

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je n'ai aucunement  la prétention d'avoir appris, à qui que ce soit, comment régler son scope mais simplement celle d'avoir aidé à démystifier cette opération de "collimation", et de l'avoir décortiquée et surtout justifiée, par des considérations optico-géométriques élémentaires, domaine où règne en aveugle la magie des outils prétendûment miraculeux, et des manipulations obscures, hazardeuses et non fondées...

:)

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 1 heure, Toutiet a dit :

Il y en a un qui suit, c'est bien ! xD

 

ça, c'est sympa pour les autres...:P

 

Il y a 4 heures, serge vieillard a dit :

ce qui compte, c’est un APPUI du système sur l'embase du tube du PO - ce qu'une boite de péloche ne permet pas car dépourvue d'un épaulement.

D'où l'intérêt de conserver le capuchon de la boite de pellicule qui a généralement un petit épaulement.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Pas nécessairement, comme je l'ai dit plus haut, et comme je l'ai analysé dans le prochain épisode (4/6) à venir.

Par ailleurs, comme on peut la voir sur ses deux photos, mon oeilleton conserve la totalité de la boite photo, et rentre sans jeu dans le tube PO.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)
Il y a 4 heures, Toutiet a dit :

C'est un plus, apporté par la croisée de fils du Cheshire, à condition qu'à l'instar des lasers, il soit lui-même bien réglé (en général personne ne s'en soucie, et ils ne possèdent pas de vis de réglage).

 

Si moi, quand j'ai reçu le Cheshire Celestron, je me suis aperçu que les fils n'étaient pas complétement centrés. Un jour, un fil s'est dérobé et je les ai remplacés par deux aiguilles à coudre.

 

Vous en pensez quoi de celui-ci ?

https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/accessoires-astronomie/collimation/collimateur-concentrique-1-25-31-75mm_detail

Edited by Sturydon

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

65 € !  :(

J'ai réalisé le mien pour une bouchée de pain : un morceau de tube PVC légèrement poncé pour l'amener au diamètre, une fenêtre en biseau pour l'éclairage et, comme toi, deux aiguilles positionnées avec soin, et le tour était joué ;).

Capture d’écran 2020-06-30 à 15.39.40.png

Capture d’écran 2020-06-30 à 15.39.57.png

Edited by Toutiet

Share this post


Link to post
Share on other sites

Tu fais partie de ceux qui font des économies pour tout mettre dans la qualité des miroirs !
À quoi sert la pastille bleue ?
 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Non, pas spécialement, mais j'ai l'heureuse chance de ne pas avoir deux mains gauches et d'avoir quelques facilités pour la réflexion et le bricolage... Ça aide ! :)

Edited by Toutiet
  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

le truc du desaxage - même si ça tombe au centre- quitte à faire ça bien, c'est histoire de faire "ça bien", même si l’incidence en effet est faible - quoique cela se traduise par un défaut de coplanéité du plan focal du miroir avec celui de l'oculaire.

mais surtout, c’est la conséquence d'un désalignent du bidule utilisé pour la collim, objet de bien des tracas et que tu évoques à propos ici.

Le fait de toujours prendre l’habitude d'appuyer l'épaulement des oculaires/bidules de collim, etc syr l'embase du PO est gage que tout va bien se passer de ce côté-là. A mes yeux, c’est juste un fondamental de l'usage correct d'un instrument. Ne pas se soucier de celà, ben c'est déjà se mettre une (micro) épine dans le pied, épine qui se rajoutant à bien d'autres feront au final la différence entre une observation turbo et une plus pépère. Perso, j'aime le trubo en astro, et m'en fiche dans les bagnoles.

Pauv' Yann ki-suit pô.......xD

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now



  • Similar Content

    • By BobSaintClar
      Tout bon amateur de binos astro connaît les Nikon WX 7x50 et 10x50 :
       
      Des jumelles d'exception, dotées d'un champs de vision XXL excellemment corrigé, offrant des vues inouïes de la voie lactée...
      ... pour la modique somme de 5.000 euros, à la louche. On ne va pas chipoter avec les centaines.
       
      Toutes deux sont une démonstration du savoir-faire de Nikon. Elles sont évidemment utilisables, avec trépied (deux kilos 5, de mémoire. Ca commence à peser, à bout de bras), en nocturne comme en diurne. Mais in fine, qui parmi nous peut se targuer d'en avoir une paire (si je peux me permettre) ? Voire deux ?
      Ces jumelles, c'est un peu comme les sacs Louis Vuitton, les parfums Chanel ou les montres Rolex : les acquérir, c'est déjà un accomplissement. S'en servir, à la limite, c'est presque... secondaire.
       
      Seulement voilà : même si c'est "pour la frime", leurs caractéristiques sont absolument uniques et sur le ciel, elles déchirent ! Je peux en témoigner, j'ai eu la chance d'essayer les deux modèles, lors d'une très belle nuit de l'automne dernier. Alors, on se prend à rêver : pourrait-on les louer ? Pas que je sache. Pourrait-on les voler ? Sans doute, mais je ne m'y risquerais pas. Pourrait-on les bricoler, comme ça, hop, sur un coin de table, avec deux-trois lentilles qui traînent ?
       
      Bah oui, en fait. Faut juste être un peu con (BobSaintClar, à votre service), et oser (ça va de paire, comme les jumelles). Vous savez, mettre en pratique le genre d'idée qui nous traverse parfois le crâne et qu'on chasse d'un "si ça marchait, ça se saurait" mi-fainéant, mi-condescendant...
       
      Posons le problème, par exemple avec les WX 10x50 : nous avons donc des jumelles de diamètre objectif 50mm, grossissement 10x, champs apparent de 76,4° presque parfaitement corrigé, relief d’œil confortable (15,3mm). On peut les refaire, pour trois francs six sous ?
       
      Voyons voir : il nous faudrait une petite lunette de même diamètre, mettons à F/D 4, sans courbure de champs notable et bien corrigée contre le chromatisme. On lui mettrait un bon oculaire 18-20mm de champs apparent 76° (ou plus, soyons fou), avec un dégagement de 15mm (ou plus, bis repetita placent) et voilà, nous aurions notre demi-jumelle...
       
      La lunette avec les caractéristiques demandées, on oublie : s'il y en a, elles sont hors de prix (une Borg ou Taka 50 avec correcteur/réducteur de champs, vous m'en mettrez deux, c'est pour m'offrir). En revanche, plusieurs objectifs photo répondent "présent" ! Pour n'en citer qu'un, optiquement bon, monté en M42 (donc facile à équiper d'un po) et ne coûtant quasiment rien : le Pentax Takumar 200mm F4 en monture vissante. J'en ai acheté un sur Yahoo ! Auction Japan pour - roulement de tambour - 2400 yens, soit 19 euros. Je pourrais survivre à l'achat d'un second.
      Comment lui adjoindre un porte-oculaire ? Ben avec un accessoire de ce genre, trouvé sur Amazon.com pour 20 euros (bordel, c'est encore plus cher que le cailloux...). Ca se visse directement au cul du Pentax.
      Et l'oculaire ? Il y a plein de prétendants, au coulant 31,75. Il m'a bien fallu faire un choix, casser la tirelire en achetant un exemplaire à la fois "bon" et "pas trop cher". Après quelques heures de web-lecture, je me suis décidé pour le Baader Morpheus de 17,5mm. Il était accessible à ma bourse, propose 20mm de dégagement oculaire et 76° d'un champs apparent plutôt bien corrigé, si j'en crois ses critiques.
       
      Bref : sur le papier, ça marche. Mais en pratique ? Déjà, ça ressemble à quoi ?
      A ça :

      (Quand je vous disais "sur un coin de table"...)
       
      Mécaniquement, rien à redire : pas de collage, d'alignement douteux, de risque de déboîtement intempestif. L'oculaire est maintenu par un serrage vis/clamp ring, le po est vissé sur le pas M42 de l'objectif. Le tirage optique est idéal, on fait la mise au point à l'infini avec une marge confortable.
       
      Et optiquement ??
      Et bien... ça fonctionne. Ca fonctionne même étonnement bien, au point qu'on ne peut que s'interroger : pourquoi ne voit-on pas ce genre de montage plus souvent ?
      Je n'ai pas choisi cette combinaison (télé de 200 à F4, oculaire Morpheus 17,5) par hasard : le but, dès le départ, était d'émuler les Nikon WX10x50 ! En théorie, mon "bricolage" a des spécifications très proches :
       
      Diamètre des objectifs : 50mm - contre 50mm
      Grossissement de 11,4x - contre 10x
      Pupille de sortie de 4,4mm - contre 5 mm
      Champs apparent de 76° - contre 76,4°
      Dégagement oculaire de 20mm - contre 15,3mm
      Vision inversée - contre redressée (sur des jumelles astro, on s'en bat les rétines)
       
      En pratique, tout se joue sur la qualité de l'image proposée. Je n'ai pas pu tester ma lunette "demi-jumelle" sur le ciel (météo pourrie), juste viser de nuit les lumière lointaines - lampadaires, pour l'essentiel - que je peux voir sans quitter mon jardin. J'en saurai évidemment plus quand les nuages daigneront FOUTRE LE CAMPS (crispations faciales frénétiques), mais pour l'heure :
       
      Transparence : difficile d'en juger en visant des lampadaires, mais c'est au moins correct, puisque je n'ai rien remarqué. Je comparerai avec mes Nikon EII 8x30.
      Détails, piqué de l'image : là encore, ça me semble nickel au centre, très peu dégradé sur les bords (je détaille ci-après)
      Couleurs : s'il y a une dominante, je ne l'ai pas notée. A refaire de jour, évidemment.
      Dégradation centre/bords : ça se joue essentiellement sur ce critère, avec un tel champs apparent ! Franchement, c'est une bonne surprise : il y a une dégradation modeste, plutôt moins marquée que dans mes 8x30 ! Elle tient essentiellement à une légère courbure de champs, qui défocalise l'image. L’œil compense sans soucis, mais si vous tenez vraiment à ne regarder que sur les bords, il est plus confortable de jouer sur la mise au point. Dès lors, les "petits cercles flous" redeviennent des points et ce, jusqu'à disparaître : pas de coma, pas d'astigmatisme : c'est juste bluffant.
      Chromatisme : nul au centre, faible sur les bords. Il est sensible au placement de l’œil : si vous êtes bien dans l'axe, il est négligeable.
      Vignetage : aucun. La pupille de sortie est belle, bien ronde, sans lumières parasites (pas de prismes). Les lumières ponctuelles, défocalisées, forment de beaux ronds qui demeurent tels quels jusqu'au bord extrême du champs.
       
      Conclusion provisoire : les résultats préliminaires sont très encourageants. Suffisamment pour que je poursuive l'expérience jusqu'au bout. Je vais donc doubler la mise, monter une seconde lunette Baader/pentax et l'accoupler - je ne sais pas trop comment, je vais y réfléchir - à la première pour former une véritable paire de jumelles. Elles seront adaptées à mes yeux (écart oculaire fixe de 63mm, je ne vais pas me lancer dans la fabrication d'un lien articulé) et seront dotées de quelques caractéristiques inédites, pour des jumelles de cette catégorie :
       
      Un prix - relativement - ridicule
      Des diaphragmes, pour faire varier la pupille de sortie (je ne vois pas très bien à quoi ça peut servir, mais qui sait ?)
      Des objectifs dotés d'un pas vissant M58, pour y coller des filtres
      Des oculaires interchangeables
       
      Voilà ! Je vous tiens au jus
    • By leonardcauvra
      Bonjour à toutes et tous,
       
      Je suis encore un colère ce matin ... contre moi. Alors que la nuit dernière paraissait très bonne sur Toulouse (étoiles figées y compris à l'horizon au-dessus de ma terrasse), je me suis dit qu'il était temps que j'essaye mon tube DK315 en planétaire - en fait c'était surtout pour ça que je l'avais acheté avec une focale native de 5 mètres. Tout se passait bien pendant la collimation lorsqu'en voulant donner un dernier tour de vis sur le barillet arrière, j'ai dû faire un geste trop brusque et tout est sorti du champ. Bonjour pour retrouver une étoile avec 5 mètres de focale (le viseur rouge, du coup, ne me centrait plus rien). J'ai ensuite pu recaler viseur et tube  en visant une lumière fixe à l'horizon. Je recentre alors une étoile et horreur: une collimation dans les choux avec un ovale très étiré et le centre des anneaux de l'étoile ... sur le bord de l'ovale. Alors qu'avant je fignolais juste pour avoir un beau cercle d'anneaux bien régulier !  Et pendant une demi-heure, ce fut impossible de redresser ça: ovale allongé persistant quelle que soit la vis que je tourne dans un sens ou dans l'autre. J'en étais presque malade de me trouver si neuneu alors qu'au-dessus de moi des étoiles figées me narguaient et que Jupiter étincelait. J'ai dû capituler et j'ai tout plié. J'en suis encore tout remué ce matin: je suis devenu si neuneu que ça à mon âge pour faire une collimation ? Certes j'avais pris l'habitude de mes réglages sur mon C14 que j'ai mis de côté, mais quand même !  Bref, si vous voyez comment je peux m'en sortir, merci ! Là j'abandonne, je ne sais plus quoi faire ... à part reprendre mon C14 et jeter mon DK du haut de ma terrasse 
      Allez, je vais voir des amis aujourd'hui, ça va peut-être me détendre.
       
      Bonne continuation à toutes et tous
      Claude
    • By arcrom
      Bonjour à tous,
       
      Me voici lancer dans l'astrophotographie... je commence sagement par du planétaire, je corserai plus tard éventuellement sur du ciel profond.
       
      Voici mon matériel :
      - HEQ5 GoTo
      - MAK180/2700 SW
      - CCD ASI385MC (3.75micrometre)
       
      Si je calcule bien mon échantillonnage :
      206*3.75/2700 = 0.286, alors qu'avec mon diamètre je devrai être autour des 0.4. Je suréchantillonne donc.
       
      D'où mes questions :
      - je trouve sur internet des photos réalisées au MAK180 avec asi224 (3.75micro aussi) et barlow x2 !! Comment est-ce possible ? (j'ai essayé...ben c'est pas concluant du tout XD)
      - Y a-t-il une réelle nécessité que j'investisse dans un réducteur x0.7 ? Ou mon suréchantillonage est-il acceptable ?
       
      Merci d'avance !
      Bon ciel
       
       
    • By alanc145
      Bonjour,
       
      Possesseur d'une lunette apo de 80mm, je voudrais acheté un chercheur qui pourra aussi me servir en autoguidage avec une cam de type 224mc par la suite.
       
      En farfouillant, j’hésite entre ces deux modèles:
       
      https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/accessoires-optiques/chercheurs/chercheur-skywatcher-9x50-eclaire-droit-avec-support_detail
       
      https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/accessoires-optiques/chercheurs/chercheur-starwave-50mm-altair-astro_detail
       
      Je pense qu'ils se valent en tant que chercheur droit éclairés, par contre en autoguidage avec une ccd, aurai-je plus de mal pour faire la MAP avec le chercheur SW plutôt qu'avec la lunette altair ?
       
      Merci pour vos conseils.
    • By SkyGuy
      Bonsoir à tous,
      Je viens de faire l’acquisition d’un aplanisseur en 2.7 pouces (celui d’AP, pour aller sur une AP130GT) : j’ai effectué hier soir une soirée de test pour recalibrer la map avec SGPro et voir un peu si le champ est plan. Et là, horreur ! mes étoiles ont une tête bizarre, comme s’il y avait un « renflement » qui poussait sous les plus grosses. Certaines sont aplaties dans un sens, d’autres perpendiculairement, d'autres très irrégulières 
      Ci-dessous quelques images pertinentes je l’espère (30 secondes de luminance, bin1, 1.86sec d’arc/pixel, les détails sont à environ 250% de zoom)...
      Avez vous une idée de ce que peut-être le problème ?
       
      Sachant que je guidais (0.45 sec RMS avec PHD), j’ai tendance à exclure un problème de suivi.
      J’ai fait la map plusieurs fois, avec un contrôle au masque de bahtinov pour faire bonne figure... Donc pas un problème de map a priori.
      Le backfocus est respecté à 0.3mm près (tolérance environ +/- 2.5mm).
      J’utilisais jusqu’à maintenant un réducteur-correcteur APM, et je n’avais jamais eu ce problème.
       
      Peut-être de l’astigmatisme, ou du trefoil ? 
       
      Je suis preneur de n'importe quelle hypothèse!
      Merci beaucoup !





  • Images