Toutiet

La collimation... l'aviez-vous vue comme ça ?(4/6)

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LA COLLIMATION... l'aviez-vous vue comme ça... ? (4/6)

Collimation d'un télescope de type Newton

 

Une manière de se convaincre que la toute première collimation était cependant bonne, malgré le constat défavorable lors du retrait et de la remise en place du laser, c'est de se dire qu'elle ne peut pas avoir été mise à mal puisqu'aucun des deux miroirs n'a été retouché dans l'intervalle ! Comment aurait-elle pu être ainsi détériorée, modifiée, sans action sur les miroirs... ? Impossible !

 

Une manip simple existe pour s'en convaincre. Lorsque le laser est réintroduit dans le PO la seconde fois, il suffit de le « titiller », sans rien toucher d'autre, de façon à ramener son rayon au centre de l'œillet du primaire. On constate alors que le rayon retour revient strictement au centre de sa cible, ce qui confirme la « bonne » collimation initiale.

 

Mais alors, si toutes ces collimations sont satisfaisantes, quelle est leur différence et par quoi le jeu du laser dans le PO se traduit-il... ?

Si, au final, le réglage du primaire a bien conduit son axe optique à passer par le centre du PO, sous l'effet de l'inclinaison (due au jeu) du laser dans le PO, cet axe s'est trouvé très légèrement de travers, en particulier dans son trajet à l'intérieur du PO. Il en est de même du plan focal, qui lui est perpendiculaire, par principe.

Il s'en suit que la mise au point des oculaires sera très légèrement différente entre le centre du champ et ses bords. De combien... ?, cela dépend de l'importance du jeu du laser dans le PO :

 

Supposons un télescope de 250 mm de diamètre, à f5. Pour avoir, par exemple, un grossissement égal à 250 (1xD), on l'utilisera avec un oculaire de 5 mm de focale, et de champ apparent d'environ 70°.

Dans l'hypothèse où le laser a un jeu de 1/10 ème de mm et une longueur de portée d'environ 70 mm, son décalage angulaire est de 1/10/70 = 1/700 ème de radian. Il en est de même du plan focal.

Le demi champ linéaire x, dans le plan focal, est tel que x/5 = arctg 35°. Cela conduit à un demi champ linéaire d'environ 7 mm, et donc à un défaut de mise au point de 7/700 = 1/100 ème de mm en bord de champ. Cela passe inaperçu dans la majorité des cas, principalement en visuel.
Par ailleurs, les dilatations thermiques entraînent des écarts au moins du même ordre, sinon supérieurs...

 

Influence d'un laser mal réglé

Il se peut également qu'on utilise un laser très mal réglé, dont les axes mécanique et optique ne sont pas alignés (non colinéaires). Subsiste alors une certaine divergence des deux, dont les effets sont assimilables à ceux du jeu du laser dans le PO et qui peuvent, au pire, s'y ajouter. Mais, en général, le laser est mieux réglé (moins de 1/700 ème de radian d'écart : cercle de 10 mm de diamètre sur un mur distant de 7 m), et ce défaut reste acceptable.

 

Quelle précision finale pour la collimation ?

La précision finale de la collimation dépend de celle avec laquelle on a utilisé le laser ou effectué l'alignement visuel avec l'œilleton.

L'objectif de la collimation est de positionner l'axe optique du primaire au plus près du centre du champ utile, dans le PO. A défaut, le point « optimal » sera décalé dans le champ. Mais, dans quelle limite agir... ?

Edited by Toutiet
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    • By vador59
      Salut à toutes et à tous !
       
      Cela faisait quelque temps que ça me turlupinait... mais la météo ne s'y prêtait pas vraiment ces derniers temps.
       
      Il ne s'agit pas de réaliser une énième expérience avec une petite lentille de récupération, genre binocles de belle-maman et petite loupe comme oculaire.
       
      Le matos, c'est ça !
       
      Lentille simple plan convexe 120mm de diamètre et.... 5000 mm de focale (oui, vous avez bien lu: 5 mètres de focale ! )
       
      La manip', c'est ça !
       
      l'idée est donc d'observer l'image volante d'un astre, sans l'aide d'aucun oculaire, simplement en plaçant son oeil en avant du point focal.
       
      Et ça marche, du tonnerre même ! Première cible, vers 19h légales: la Lune. La lentille est simplement posée sur un support (un poteau de basket pour être précis), vaguement orientée en direction de l'astre sélène, donc avec des conditions d'alignement qui sont loin d'être optimales. Je n'ai pas diaphragmé, juste pour avoir une idée de la qualité de l'image brute. J'observe l'image de l'oeil gauche puis de l'oeil droit. Les deux sont atteints de myopie et présentent donc des focales différentes. La luminosité de la Lune permet un pointage très simple... et quel choc ! L'image est splendide, juste déformée sur les bords (aberration sphérique ou défaut d'alignement ?), mais le grossissement est démentiel. A la louche, je dirais que l'oeil droit grossit autour de 50x et le droit autour de 80x. Le trio Theophile-Catherine-Cyrille est magnifique; Mare Crisium et Mare Marginalis superbes. Les cratères sont nets avec des ombres bien noires, en dépit de l'absence de diaphragme quelconque entre la lentille et mon oeil. Vraiment très étrange comme sensation, encore plus intuitif que d'observer avec un télescope aérien de type Huygens.
       
      Deuxième cible: Jupiter. Bien que très brillante, attraper l'image aérienne s'avère beaucoup plus difficile. Il faut y aller doucement, reculer pas à pas. Je finis par obtenir une première image défocalisée: l'aberration chromatique est visible mais difficile de dire si, là aussi, il s'agit de l'effet de la lentille ou d'un défaut d'alignement des optiques. On recommence, l'image est fuyante mais en deux minutes j'obtiens une image du disque jovien. C'est petit avec l'oeil gauche, plus confortable avec l'oeil droit. Le disque est bien visible mais sans détails. Je n'ai pas remarqué les satellites.
       
      Troisième cible: Saturne. Elle s'attrape beaucoup plus facilement que Jupiter paradoxalement. Image un peu jaunâtre mais très plaisante. L'anneau est visible sans aucune difficulté. Par manque de stabilité (je suis quasiment couché au sol, dans une position assez inconfortable), je ne peux pas affirmer que je distingue la division de Cassini.
       
      Dernier test: Mars ! Sans surprise, de l'oeil gauche, je ne fais que deviner le disque saumon de la planète rouge. Par contre de l'oeil droit, je suis surpris de distinguer une tache sombre bien nette: Solis Lacus ! Là encore, l'inconfort de ma position m'empêche de prolonger l'observation.
       
      En tout cas, la démonstration est faite que ça fonctionne! SI des curieux sont intéressés...
       
      Bons cieux à tous
       
    • By Bungert
      Bonjour à tous,
       
      Que vaut  le  Baader Turbo Film pour l'utiliser comme fermeture d'un  Newton ?
      Je l' ai essayé en imagerie planétaire avec un T300 Newton-Cassegrain  : je ne vois pas de différence entre les images de Mars faites avec ou sans.
      Mais avec un  ciel voilé, et une forte turbulence  la faible qualité des  images  obtenues ne permettent pas de conclure.
       
       
      Est ce que certains d'entre  vous ont essayé cette solution de "lame" de fermeture?
      Dans ce cas qu'en pensez vous ?
       
      Si c'est bon, cela serait une solution élégante pour atténuer la turbulence dans le tube (surtout en mode Cassegrain) après la mise en température.
      L' épaisseur du film est "garantie" à 1/20 de micron.
      https://www.baader-planetarium.com/en/solar-observation/astrosolar-viewers-and-film/turbofilm-127-x-51-cm-nd-01.html
       
      Bon ciel.
      Francesco
       

    • By Bungert
      Bonjour à tous,
       
      Ah, difficile d'imager Mars en Lorraine.
      Le ciel est généralement couvert depuis le début du mois et les rares fenêtres sont peu propices.
      Néanmoins Daniel est venu avec ses caméras ASI 120, lundi soir le 19,  pour capturer Mars avec le Marcon 300 en mode Newton.
      Puis Yves nous a rejoint, aussi pour voir Mars à l'oculaire.
      Vers 23h, il fallait attraper la planète entre les nuages vers 1h du matin c'était plus dégagé mais toujours voilé.
      Alors nous ne savons toujours pas ce que vaut le vieux télescope pour la photographie planétaire.
      Et ce que vaut  le  Baader Turbo Film pour l'utiliser comme fermeture d'un  Newton.
      Nous ne voyons pas de différence entres les images de Mars faites avec ou sans. Mais avec le ciel voilé, la forte turbulence puis la buée,  les faibles images  obtenues ne permettent pas de conclure.
      En visuel cependant, vers 3h, l'image était bien détaillée, aussi bien au Florsch-Bachi de 254 qu'au Marcon 300.
       
      Est ce que certains de vous ont essayé cette solution de "lame" de fermeture?
       
      Si c'est bon, cela serait une solution élégante pour atténuer la turbulence dans le tube (surtout en mode Cassegrain) après la mise en température.
      L' épaisseur du film est "garantie" à 1/20 de micron.
      Nous joignons des images bien que "faibles".
       
      Bon ciel (souhaité !)
      Daniel, Yves et Francesco
       
       
      Marcon T300 N + Barlow F = 3800 mm.
      Mars vers 23h30 puis vers 2h, avec une animation par Daniel, les NB sont faites avec un filtre IR610.
      Phobos et Deimos autour de 23h TU 19 octobre. Poses de 4 secondes avec un APN. A ISO1600 : étoiles, Déimos visible, Phobos noyé. A ISO 400 : Phobos et Déimos visibles (23h08 TU).
      C'est peu contrasté et "pâteux" à cause du voile nuageux.
      Comme pour M42 mais c'est "bon" pour la couleur des étoiles, toujours cette rouge (bas-milieu).
      Puis beau lever du jour.
       
       

       
       
       
       
       











    • By neostouve
      Bonjour , j'ai depuis peu un Flextube 355/1600 de chez Sky-watcher , et je l'ai équipé de 2 Baader ClickLock , 1 en 2" vers 2" puis l'autre en réducteur 2" vers 1,25" .
       
      https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/accessoires-astronomie/bagues-adaptatrices/bague-de-reduction-clicklock-50-8-31-75-mm_detail
      https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/accessoires-optiques/oculaires/systeme-de-blocage-clicklock-baader24011_detail

       
      Le Skywatcher étant fileté en M54X1mm (et non en M54x0.75mm)
       
      Mais de ce fait , je ne peut plus utilisé les 2 tubes de rallonge a vis qui sont fournit avec le télescope . C'est justement pour enlever ces saletés de vis qui abiment les oculaires que j'ai craqué pour passé sur ce système clicklock a serrage annulaire .
      Je trouve pas de tube de rallonge en mâle femelle M54x1 .... c'est déprimant .
      J'ai pensé a rallonger mes oculaires avec une bague de 30mm en m48 , mais c'est vraiment une solution merdique , car il faut des bagues pour tout les oculaires , ou alors s'amuser a la démonter a chaque changement d'oculaire .
       
      J'avais déjà lu un sujet la dessus , je dois pas être le seul , mais impossible de remettre la main dessus .
      Le problème est vraiment lié a skywatcher et ce pas de vis en 1mm
       
      Merci a vous d'avoir lu jusqu'ici
    • By ndesprez
      Bonjour,
      Je suis encore novice en matière de jumelles. J'espère poser les bonnes questions :
      - j'ai du mal à saisir l'importance (la liaison) du chromatisme en fonction du grossissement sur des jumelles ordinaires (j'entends par là pas des bêtes de course comme les Leica qui passèrent dans mes mains aux NCN). L'un de nous aurait-il une expérience en la matière ?
      - aux possesseurs de jumelles à oculaires interchangeables : dans la pratique et couramment quelle pupille de sortie retenez-vous ? Au-delà, quelle PS mini vous arrive-t-il d'utiliser. J'espère au travers de vos réponses situer la frontière entre jumelle et instrument refracteurs ou reflecteurs (lunette et telescope).
      Je ne suis pas sûr de la pertinence de mes questions : je tatonne !
      Cordialement.
      Norma
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