Armand44Astro

250mm - Grossissement Max Utile

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Bonjour à tous!

J'ai une question, pour un Dobson de 254mm (un ES Ultralight pour info), quel grossissement max utilisé? avant que l'image soit flou...  

Merci de votre aide et bon ciel :) 

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Déjà pour commencer ça dépend de l'état du ciel et de la qualité de l’instrument dans le meilleur des cas, on considère que le grand max est 2 x le diamètre soit 500x, mais à mon avis c'est très optimiste, ça ne sera éventuellement accessible que peu de nuit dans l'année... il vaut mieux prévoir un peu en deçà, sinon le grossissement optimal, toujours dans de bonnes conditions est plus près de l'équivalence du diamètre, soit dans ce cas 250x.

ça dépend aussi des oculaires, et des cibles, pour tirer le meilleur parti il faut des oculaires qui le permettent et un programme adapté aux circonstances...

 

Pour info, j'ai un 300 et je peux parfois (rarement) observer la lune jusqu'à 500x mais avec un Ethos 6mm... dans le même ordre d'idée, tu devrais pouvoir approcher les 400x, disons qu'à 350x ce sera plus fréquent... en clair, plus tu vas chercher vers l’extrême possibilité plus il te faudra un oculaire de qualité.

 

Dernier point, le grossissement n'est pas le paramètre essentiel, le meilleur c'est quand tu vois le maximum de détail possible... et pour ce genre de question, ce serait mieux de les poser dans "le coin des débutants", c'est pas grave, mais tu auras plus de chance d'avoir des réponses adaptées.

bon ciel.

Edited by Daniel Bourgues
complément.
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@Daniel Bourgues Merci pour ton aide.

Si tu veux savoir je suis en campagne, donc peu de pollution lumineuse. En effet, les miroirs de ce télescope sont industriels mais ils ne doivent pas être de mauvaise qualité, ES est quand même une bonne marque.

Pour les oculaires, je veux prendre des oculaires ES également, de bonne qualité aussi je pense (rempli à l'Argon, traitement EMD, etc...).

Je pourrai donc monter autour de 300/350x c'est si j'ai bien compris ce que vous m'avez dis?

Au revoir.

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Excellent choix, les ES sont de super oculaires, j'ai un 24 en 2", c'est l'un de ceux que j'utilise le plus, donc un grossissement de 125x et sur le 300 je peux donc l'utiliser très souvent... et son champ de 82° est très appréciable en toute occasion. Par comparaison mon Ethos 6mm à 100° de champ je ne l’utilise que très rarement... Je viens de recevoir un Nikon NAV HM 12.5 (102°) et il me tarde de l'essayer, à 240x il devrait sortir très souvent...

 

Autre chose dont je n'avais pas tenu compte dans ma réponse c'est le type d'appareil... pour un Dobson, il faut privilégier le plus possible les grands champs, la cible est plus facile à repérer et reste plus longtemps dans le champ, sauf à avoir une version motorisée bien sûr, auquel cas on n'a plus ce souci. donc les ES ont un champ très valable pour Dobson, 82° en 2", 68° en 1.25, c'est un excellent rapport qualité prix.

 

Avec un 250, le 300x est très accessible, on peut espérer atteindre 350x assez souvent, c'est au delà que c'est plus tendu, ça reste bien sûr possible mais il faut être plus patient.

 

Disons que je suis personnellement partisan de qualité en oculaire car on les garde même en changeant d'appareil, c'est donc un investissement et dans cette optique (si j'ose dire) il vaut mieux en avoir moins mais des très bons que beaucoup de moyens ou médiocres.

 

Je ne connais pas personnellement le 254 ES Ultralight, j'ai vu qu'il avait un FD de 5 donc 1270mm de focale, pour atteindre 360x il va falloir un oculaire de 3.5mm ou bien compléter avec une Barlow. là encore c'est le jour et la nuit, j'avais une ordinaire, remplacée depuis par la Poxermate de télévue x2, ça n'a rien à voir... aucune perte de luminosité...

Je ne donnerai pas d'autre conseil que celui de la qualité, comme il est dit dans les "tontons flingueurs" à propos de l'arme d'un tueur, "le prix s'oublie, mais la qualité reste"... (Michel Audiard). Et ben c'est pareil...

 

Pour résumer, la Barlow me semble un bon choix car le choix d'oculaires de courte focale est assez limité... donc pourquoi pas un 6mm qui ferait déjà 211x et par la suite une bonne barlow qui permettrait de doubler... ou un 5mm donc 254x (grossissement optimal), mais le doublement portera là à l’extrême limite des 500x, et j'ai bien peur que les occasions soient excessivement rares...

 

Attendez d'autres conseils plus avisés, personnellement je connais mal les oculaires à courte focale, puisque j'ai du 3000mm  en natif, et que je ne connais les Dobsons que par le club où je suis... tiens d'ailleurs, autre conseil, sitôt que c'est possible, le mieux est de rejoindre un club et d'essayer divers oculaires, rien ne vaut mieux que l'expérience perso aidée de celle des autres en direct...

 

Bon ciel .

 

Edited by Daniel Bourgues
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Sur mon strock optiques Skywatcher, le 5mm Nagler donne un x250 excellent !

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c'est en effet la turbulence qui va être le principal facteur limitant à condition que la collimation soit bonne.  un oculaire permettant le  grossissement max ne va pas etre utilisé  tous les jours mais plus tu vas sortir oberver fréquemment et plus tu as de chances de tomber sur la soirée où  tu pourras en profiter, sur un 250mm il faut que tu puisses aller jusqu'à 450x /500x et à quelques rares occasions tu seras triste de ne pas avoir les oculaires pour monter plus haut, à toi de calculer la config barlow/ oculaire qui correspond à ces grossissements.

 

 

 

 

Yannick

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@Daniel Bourgues à très bien résumé, et je confirme également l'ordre de grandeur :

Pour ma part je viens à l’instant d'observer Jupiter avec mon dobson 250mm et un oculaire de 5mm, soit un grossissement de 240x. J'ai pu pleinement profiter les détails ainsi que l'ombre de Io en début de soirée, mais uniquement entre deux vagues de turbulences thermiques de mon télescope !

Conclusion, s'assurer d'avoir un bon refroidissement du miroir, et de bonne conditions atmosphériques avant d'envisager un grossissement supplémentaire.

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salut,

tu as un 250 .... table sur 250 x et plus !

Bon, d'ignobles individus vont écrire : çà va pas non ? ...B| et bien oui çà va très bien !

je suis un adepte du fort grossissement, voir très fort grossissement. Pour moi il n'y a que comme çà que l'on arrive à percevoir les plus fin détails.

par contre, optique propre (pas que le miroir) et bien alignées. Si tu veux grossir il faut que tout soit bien réglé et en température (quoique ...).

Après, y a l'observateur .... le maillon faible je dirais. C'est une pratique qui demande de l’habitude et surtout de la patience. car ton ennemi sera les conditions atmosphériques. 

Bref mets dans ta boite un oculaire qui te permet de faire 1x le diamétre et 1.5x plus une bonne barlow 2x . Si çà passe pas (faut pas abandonner immédiatement ...) c'est que tu peux aller te coucher ! Si çà passe, et bien tu es cuit pour la nuit !!!

 

allez, bonne nuit et bonne découverte des détails dans les NP !

 

Xavier

 

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Merci à tous pour ces conseils!

Mais concrètement, quels focales d'oculaires et barlows devrais je choisir pour mon instrument (un dob 254/1270)?

Edited by Armand44Astro

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Il y a 20 heures, Armand44Astro a dit :

Je pourrai donc monter autour de 300/350x

en effet c'est la norme mais cela peut aller plus haut suivant la fabrication des miroirs, la mise en température  , la buée et surtout le seeing.

j'ai souvent constaté un décalage important  : du simple au double .

 

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il y a une heure, Armand44Astro a dit :

Mais concrètement, quels focales d'oculaires et barlows devrais je choisir pour mon instrument (un dob 254/1270)?

 

Simplement en divisant la focale de ton instrument par celle de ton futur oculaire ! Je sais c'est la base mais il n'y a qu'en faisant des calculs à tatton que tu pourra te faire une idée des grossissements.

A toi de choisir en fonction de ton budget le nombre d'oculaires que tu souhaite acquérir en fonction de tes ambitions d'observation. Moi je te conseille au minimum un 40mm (ou un peu moins) pour les grands objets du ciels profonds, et un 4 ou 5 mm pour le grossissement des planètes. Libre à toi de répartir tes choix d’oculaire entre ces deux là ^_^

  

image.png.d0c066640c55c885f8bc2d2eb5363df5.png

Edited by Seprah
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salut, ouaips pour l'oculaire de 40 mm....

il y a un fort risque de diaphragmer le miroir par la taille de la pupille de l’œil !

avec un F/D = 5, on est au max ... inutile à mon avis.

(pour mémoire pupille de sortie utilisable max donnant le plus faible grossissement utilisable réellement = (F/D) x 7 mm(pupille d’œil dans le noir)

Pour moi, il faut avoir de quoi faire environ 70 x (pour le grand champ, lumière cendrée,etc), 200x (donc une pupille d’œil proche de 1mm (l'idéal))et non loin des 400x pour avoir le grossissement max admissible par l’œil, avec là la limite max avant de ne plus rien y voir !

Je dirais donc un oculaire plossl et une barlow : 1 de 25mm (50x, 100x avec barlow), 1 de 5mm (254x, 550 x !),en complément  1 de 6 mm (210x, 420x), 1 de 4mm (317x, 634x).

Mais n'oublie pas, tu es à F/5, va falloir que tes oculaires soient de qualités, sinon bonjour les défauts en bord de champs, sans compter la possibilité de visionner les défauts de son propre œil ! 

Bon, je dis çà, je dis rien ....

 

Xavier

 

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Il y a 6 heures, Armand44Astro a dit :

Mais concrètement, quels focales d'oculaires et barlows devrais je choisir pour mon instrument (un dob 254/1270)?

ben un bon 5mm et une bonne barlow >>>>  250x et 500X que du bonheur avec un tel instrument

et entre ces 2 grossissements, un 7 mm qui donnera 180 et 360x

avec ça, tu étages comme un diable pour les planètes (et si ton miroir est excellent, il t'en reste peut-être sous le pied, à voir à l'usage.

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Le 12/11/2020 à 11:17, Seprah a dit :

Simplement en divisant la focale de ton instrument par celle de ton futur oculaire

 

Comme l'a bien dit Seprah, c'est très simple,

pour connaitre le grossissement tu divises la longueur focale de l'instrument par celle de ton oculaire... donc le même oculaire peut générer différents grossissements selon l'appareil sur lequel il est placé...

 

Et donc également pour savoir quel oculaire choisir il suffit de diviser la longueur focale de ton appareil par le grossissement que tu veux obtenir et ça te donnera la focale de cet oculaire.

 

après pour la limite, c'est à toi de voir, il y a une fourchette de principe que j'ai indiquée au début, ensuite ça dépend de l'instrument, mais il y a une limite à tout, prend une photo de journal et regarde la à la loupe, tu verras vite que plus tu grossis moins tu vois...

 

Ensuite attention au champ, pour le calculer là encore il y a une formule:

le champ indiqué sur l'oculaire n'est pas le champ résultant... pour connaitre ce dernier qui dépend de la focale de l'appareil sur le lequel il est monté, tu divises le champ indiqué sur l'oculaire par le grossissement obtenu sur ton appareil.

 

Ensuite pour comparer avec la portion de ciel que tu verras, dis-toi que la pleine lune c'est environ 0.5 degré d'arc soit 30'

par exemple, sur ton appareil avec 1270 de focale, un Ethos 6 te donnera 210x de grossissement (arrondi, on se fout des poussières) et pour le champ, on divise le champ de l'oculaire donc 100° par le grossissement, ce qui te donne 0.47° (environ) tu peux donc voir la Lune presque en entier.

 

Je te conseille de faire ce calcul avant d'acheter tes oculaires, tu verras que certains se recoupent ou sont trop proches, et donc ont moins d'intérêt. le mieux c'est de choisir une gamme assez large qui se différencie bien de l'un à l'autre afin de choisir celui que tu vas utiliser en chaque circonstance.

 

Fais aussi attention à un détail, le champ indiqué par le fabricant d'oculaire n'est pas toujours exact...

 

si tu ne veux pas passer tes soirées avec ta calculette, tu peux te faire une grille sur un tableur...:P

 

De toute manière à l'emploi il ne faut pas hésiter de tenter de dépasser les limites, c'est même conseillé on peut avoir de bonnes surprises, mais pour acheter c'est différent, il faut éviter de gaspiller... sauf à s'appeler Crésus...:P

 

Le 12/11/2020 à 00:15, heXa83 a dit :

tu as un 250 .... table sur 250 x et plus !

Bon, d'ignobles individus vont écrire : çà va pas non ?

 

C'est précisément l'ordre de grandeur que j'ai mentionnée au départ, sauf que je n'ai pas supposé qu'il y ait "d'ignobles individus" sur ce forum...xD:P

 

Bon ciel à tous.

Edited by Daniel Bourgues

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Question récurente :D , perso je dirai que cela dépend de tes objectifs et :

- avant tout de la qualité de ton ciel.

- de tes exigences ou seuil de tolérance ;)

- enfin de la qualité de TON instrument et ses accessoires. 

Sur une cible adaptée, essaie 250X régulièrement sur une année. Fort de cette expérience, tu sauras. Perso et sur un petit diamètre, je profite parfois avec bonheur de 2,45 D. Si j'avais écouté le voisin, je me serai contenté de 1,5 voire 2D ...

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Le 12/11/2020 à 09:55, Armand44Astro a dit :

Mais concrètement, quels focales d'oculaires et barlows devrais je choisir pour mon instrument (un dob 254/1270)?

 

@Armand44Astro, il me semble comprendre en lisant tes questions que tu sembles vouloir trouver tes marques de débutant avec ton 254mm.

Rien de péjoratif ou de condescendant dans ma réponse car il y a toujours un commencement et j'ai l'habitude d'en conclure dans pas mal de

choses que nous sommes des éternels débutants, l'expérience nous conduisant souvent tel un maître mystérieux, à nous désapprendre

certaines de nos certitudes. La notion de grossissement étant l'un des sujets récurrents où chacun défend une école ou bien sa propre vérité.

 

Quel beau choix, tu as fait là, avec le dob 254/1270 ES qui ressemble de beaucoup avec un Strock "industrialisé". Le genre d'engin parfait

qui permet d'optimiser son envie comme ses possibilités d'observer quand le but visé justement est de pouvoir observer souvent, ce qui

n'est hélas pas forcément garanti dans une période comme celle que nous traversons depuis de nombreux mois maintenant.

Je ne saurais te dire la qualité du miroir primaire chez ES mais logistiquement, le concept en serrurier en soit, est fabuleux.

 

Je ne répéterai pas les nombreux bons conseils qui ont déjà été énumérés par tous les précédents intervenants tel que @serge vieillard dont

chaque manifestation est toujours un plaisir à lire, au regard de son expérience. Cependant, toujours bon quand même dans l'estimation

d'un grossissement maxi avec un instrument d'intégrer tout d'abord dans l'équation des points qui me semblent avoir été écartés :

 

- Quelle est le degré de motivation et l'ambition dans l'observation ? Combien de nuits que l'on compte exploiter par an ?

- Quel est le site d'observation ? Possèdes t'on son propre site d'observation privatif (jardin ou terrasse) ?

- Quel est le niveau de dextérité de l'observateur avec un instrument sans suivi sidéral ?

 

Ton choix d'instrument est déjà fait mais un instrument excellent ne se justifie à mon sens que si on est en mesure d'en apprécier toute

la valeur comme le choix entre un violon industriel de base et le produit d'un luthier renommé. L'observateur très occasionnel sans site

privatif, totalement dépendant de sa liberté d'itinérance se suffira bien d'un instrument industriel dans la bonne moyenne, tandis que l'expert

n'aura pas peur d'y mettre beaucoup beaucoup plus dans de l'artisanal étant donné qu'il se prédestine alors à observer très souvent, avec un

site d'observation bien à lui et que l'instrument se devra donc de permettre de beaucoup grossir, d'avoir une personnalité unique, faute de quoi

une immense frustration sera au rendez-vous.

 

Le grossissement maxi qui sera annoncé apparaît souvent comme le plus élevé, comme un grossissement qui fait peur, chez des gars comme

Nicolas BIVER, Serge VIEILLARD, Frédéric BURGEOT, Pierre STROCK,... pour plusieurs raisons :

 

- Ils observent très souvent car soient ils ont leur propre terrain privatif voire observatoire, - soit dans le cas de Nicolas, nous sommes en présence

d'une personnalité comme d'une pugnacité réellement exceptionnelles pour utiliser un 400mm en plein-centre ville dans une résidence.

- Leurs télescopes de 400mm sont de fabrication personnelle et leurs miroirs sont réellement excellents

- Le choix de leurs oculaires sont de même de la meilleure facture et du choix le plus judicieux

- Le poids de leur expérience et de leur recul sur une pratique, même en des ciels exotiques parmi les meilleurs au monde

- Avec l'expérience, on aime bien grossir car en-dessous de 350x sur Mars, Pierre STROCK préfère partir se coucher !

- Il est plus facile de monter dans les grossissements qui font peur avec un suivi sidéral car grossir, c'est bien mais autant que ceci soit utile à l'observateur !

 

Sans compter le poids de la littérature de certains auteurs comme Jean DRAGESCO qui préconisait 1,2x à 1,5x le diamètre pour observer Jupiter.

Tout en constatant bien souvent que l'on peut monter beaucoup plus facilement à 1,7x voire 2x le diamètre sur Mars comme sur Saturne.

 

Dans l'ensemble, oui, 300/350x avec un 254mm, pas de problème car nous sommes dans les ratio maxi basiques pour un télescope industriel comme ES.

Mais il est clair si tu utiliserai un télescope artisanal micro-poli donc miroir réellement excellent avec bilan de contrôle personnalisé comme ceux équipant les

quelques sommités cités plus haut, évidemment, le plafond en 254mm s'en trouve considérablement relevé, du simple parfois au double comme le dit @aubriot,

surtout avec une motorisation. Toutefois, même avec le meilleur des 254, le grossissement maxi UTILE reste discutable au simple périmètre de la dextérité de l'opérateur

car ce grossissement est justement réellement UTILE si l'observateur comme la mécanique même du télescope est capable d'en tirer un intérêt, même en la présence

d'une optique excellente. En somme, tu demandes des conseils sur le grossissement maxi UTILE de ton dob mais en finalité, nous ne pouvons te donner que

des pistes de réflexion générale car ce sera la pratique seule au long cours qui te permettra de le connaître véritablement car l'équation (entre la collimation, la qualité

des miroirs, la qualité mécanique générale de l'instrument, le choix des oculaires, tes ambitions comme ton degré de motivation en rapport assez intime avec ton site d'observation

ou les libertés permises en fonction du contexte du moment, ta dextérité à l'oculaire selon si l'instrument est motorisé ou non, ta vitesse de progression plus ou moins

rapide en fonction du nombre d'observations par an, le seeing), représente tout un ensemble complexe et en mouvance permanente, n'appartenant qu'à toi.

 

Somme toute, expérimente beaucoup et écoutes-toi surtout en fonction de ce que tu jugera pour toi comme le bon maxi pour une observation réussie.

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A-fiocret fait un constat pragmatique mais aussi assez pessimiste dans le sens où tu as un télescope industriel donc les forts grossissement ne sont pas pour toi... or sur les mêmes arguments on peut renverser la situation.

- tu vas avoir des difficultés de suivi -->  il faut prendre des oculaires grands champs (82° mini), tu auras bcp moins de difficultés de pointage et le temps que l'objet va rester dans le champ sera plus important.  Si les mouvements sont durs et permettent pas de faire un suivi fluide, il faut améliorer la mécanique/ l'équilibrage, c'est pas parce que le télescope est indsutriel qu'il ne peut pas évoluer.

- il faut aussi choisir une barlow parafocale pour ne pas avoir à refaire la mise au point ( ex. powermate), le changement d'oculaire par une barlow + oculaire peut faire dépointer l'objet et encore plus si l'on mets 30sec pour refaire la MAP.

- les optiques sont industrielles, ça ne veut pas dire mauvaises mais juste qualité "non garantie" et avec un état de surface assez rugueux, les productions chinoises que l'on a mesurées il y a 2 ans aux NAT étaient autour de L/6 comme si c''était leur critère de validation. Avec le starfinder 400 du club à L/1,7 on a déjà eu des images très bonnes à 1000x mais le ciel était très bon . La vérité décrite dans les bouquins n'est pas à l'épreuve du terrain, les notions de Gmax =1,2D ou 1,5D ça reste très théorique , il serait dommage de limiter son potentiel avec ce genre de notions.

-L'expérience  des observateurs cités plus haut a pu progresser aussi parce qu'ils ont franchi le pas et ont osé grossir plus, même si c'est pas toujours exploitable,  c'est pas forcement une observation flatteuse/ photographique mais qui s'apprécie avec la découverte des détails et la connaissance des objets.

 

Yannick

Edited by yp
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Bonjour @Armand44Astro

 

Le sujet a déjà été abordé mais de manière plus générale ici, et je ne crois pas que les choses aient changées depuis 2008:

Grossissement Max Utile? Avec 150mm et 1200mm de focale avec une optique quasi parfaite à L/10 parfaitement collimatée,  j'ai déjà mis la barlow TV 2X dans la barlow TV 3X avec un oculaire orthoscopique de 6mm, soit 1200X (8xD) sur une étoile double, Lambda Cygne à 0.9" d'arc de séparation, en ayant toujours une image exploitable. Était-ce utile, puisque je voyait la séparation dès 400X (2.7xD)? Fais le comme tu le sens, et vois à l'usage avec la qualité de ton optique, tes aptitudes d'observateur et tes aptitudes à bien la régler, et la qualité du ciel, et tu verras bien comment tu te sens le mieux. De plus, cela évoluera avec ton expérience.

ClaudeS

Edited by Anton et Mila

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Bonjour, le plaisir de l'observation est fugace.

Comme Anton et Mila et d'autres, on ne peut donner que quelques grandes lignes.

il y a 50 minutes, yp a dit :

La vérité décrite dans les bouquins n'est pas à l'épreuve du terrain, les notions de Gmax =1,2D ou 1,5D ça reste très théorique , il serait dommage de limiter son potentiel avec ce genre de notions.

Ça dépend des bouquins et de leur ancienneté. Beaucoup de ses livres sont aussi des recueils provenant d'observateurs chevronnés. Il faut toutefois bien pondérer avec la situation de l'environnement qui s'est dégradé jusqu'à notre époque : pollution lumineuse et aérosols (ou particules en suspension dans l'air). L'entrainement joue aussi beaucoup. L’œil est un muscle et l'apprentissage à l'observation prend du temps.

C'est gentil de remercier tout le monde dés le 2eme jour mais la première chose à faire en Astronomie c'est d'apprendre la patience.

Tu as choisi un dobson, un ES 254, c'est un collecteur de lumière avant tout. J'ai eu l'occasion d'utiliser son grand frère, un 406mm dans de bonnes conditions. Je t'invite à partager avec d'autres amateurs localement, cela te donnera l'occasion de partager des expériences d'observations et d'observateurs et d'obtenir une réponse convenable qu'il n'est pas possible d'apporter à ta question.

Bon ciel.

 

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Je rappelle juste la question de départ...

 

Le 11/11/2020 à 13:46, Armand44Astro a dit :

pour un Dobson de 254mm (un ES Ultralight pour info), quel grossissement max utilisé? avant que l'image soit flou...  

 

Pourquoi donc le noyer dans un tas de considérations parfois confuses? Si on relit l'ensemble des commentaires, depuis le départ on parle grosso-modo de la même chose et quasiment dans la même fourchette de proportions, mais dans un verbiage souvent imprécis pour au bout du compte dire la même chose...

 

Pourquoi utiliser le vocable "fort grossissement", "très fort grossissement" etc. ? Ça ne correspond à rien de précis et c'est du vent.

 

Il est préférable de parler en terme de rapport au diamètre, la question est posé sur un instrument précis et les meilleurs conseils que nous puissions donner c'est les moyens de faire son calcul lui-même.

 

Pour résumer, on considère (en moyenne car c'est aussi fonction de paramètres tels que la qualité de l'instrument, du ciel de la cible etc) on considère donc en moyenne deux données:

 

- le grossissement maximal Dx2. On peut toujours ergoter à la marge, mais c'est une donné de base, et c'est la réponse précise à la question posée.

 

- le grossissement optimal Dx1. il correspond à la garantie d'une image parfaite dans la plupart des cas et des conditions correctes.

 

Entre les deux, et au delà c'est un choix à faire qui n'a rien de rationnel, il n'est question que de subjectivité, des cibles et de la fréquence prévue d'utilisation.

 

On peut aussi aller au delà de Dx2, rien ne l'interdit et l'expérience prouve qu'on est parfois récompensé, mais il m'a semblé que ce genre de question se posait pour faire un choix d'achat... si le questionneur dispose déjà des oculaires pour tester toutes les possibilités, alors pourquoi poser la question? Il essaye et se fait son opinion.

 

Si c'est pour décider d' un achat, on peut alors supposer que la question concerne l'économie, donc le meilleur rendement et rapport qualité / prix / service... Par ailleurs la question même induit que nous sommes face à un débutant, il aura tout le temps de progresser et d'explorer les possibilités ultimes de son instrument, et pour ce faire, il aura sans doute l'occasion de pratiquer en compagnie d'autres astrams qui lui permettront d'essayer des oculaires hors limite des possibilités considérées comme "normales".

 

Dès lors, la question est claire et la réponse est simple:

- nous avons défini les valeurs moyennes exprimées en x diamètres,

- nous avons attiré son attention sur la notion de champ et son importance (trop souvent oubliée),

- nous lui avons fourni les moyens simples de faire ses propres calculs de focale et de champ,

- donné de multiples avis sur l'importance de la qualité ce dont au reste il était déjà très conscient,

- exploré les quelques pièges à éviter...

 

Quoi de plus? Si c'est pour se répéter ad libitum c'est sans intérêt, "partisan de fort ou très forts grossissements ne veut rien dire", le grossissement sera toujours limité par le diamètre et la qualité des instruments. pour un petit Mak 127, le très fort grossissement sera de 250x, 300 x au mieux. Si on veut pouvoir grossir "énormément", on achète ou on fabrique un appareil énorme et c'est tout...

 

On ne fera jamais un cheval de course avec un mulet, quelque soit son entrainement, et je n'ai rien contre les mulets ce sont d'admirables compagnons de randonnée. Et son Dobson est très loin d'être un mulet, il peut l'emmener très loin mais dans la limite du raisonnable. Donc à moins de vouloir lui faire dépenser des sous pour d'hypothétiques et rares observations, contentons nous de le guider vers des solutions qui lui donneront le maximum de satisfaction le plus souvent possible.

 

Les oculaires de départ déterminent souvent l'attrait et la persévérance qu'on montre ensuite dans la pratique... et on peut toujours aller un peu plus loin si on ne met pas toute la gomme au départ. :)

 

Bon ciels à tous, et portez-vous bien.

 

 

 

Deux autres commentaires sont apparus depuis que j'ai commencé celui-ci...

 

 

Edited by Daniel Bourgues

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Le 15/11/2020 à 20:43, Daniel Bourgues a dit :

Quoi de plus? Si c'est pour se répéter ad libitum c'est sans intérêt, "partisan de fort ou très forts grossissements de veut rien dire", le grossissement sera toujours limité par le diamètre et la qualité des instruments. pour un petit Mak 127, le très fort grossissement sera de 250x, 300 x au mieux. Si on veut pouvoir grossir "énormément", on achète ou on fabrique un appareil énorme et c'est tout...

Bien entendu c'est faux. Pour obtenir de la "résolution" on s'affranchit de la limite absolue qui nous fait barrière : l'atmosphere.

C'est pour cela qu'on a envoyé Hubble en orbite. Les très gros télescopes n'ont pas vocation à grossir mais à collecter la lumière.

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Je vous renvoie encore une fois à notre récent disparu Jean Dragesco dans son article un peu ancien dans l'Astronomie en 1969, dans lequel il indique que le grossissement utile dépasse rarement 0.5D dans les instruments un peu puissant.  Page 363/364 de l'article en lien en dessous.

 

Ici page 363-364

http://adsabs.harvard.edu/full/1969LAstr..83..355D

 

Edited by lyl

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Il y a 13 heures, lyl a dit :

Bien entendu c'est faux. Pour obtenir de la "résolution" on s'affranchit de la limite absolue qui nous fait barrière : l'atmosphere.

C'est pour cela qu'on a envoyé Hubble en orbite. Les très gros télescopes n'ont pas vocation à grossir mais à collecter la lumière.

 

Certes, mais là on est en train de répondre à une question très précise qui concerne un instrument précis et sur terre..

 

Je veux bien qu'on se fasse plaisir en transposant les données dans un contexte hors sujet, je souhaite à notre ami de pouvoir un jour avoir l'occasion d'utiliser un appareil au delà de l'atmosphère, mais de grâce restons réalistes et pragmatiques, contentons-nous de répondre à la question posée, et que je sache ce n'est pas un exercice d'étalage de savoir ni de de surenchère il s'agit seulement d'apporter une aide concrète pour le choix d'un oculaire...

 

Et quand je parle d'instrument "énorme", en terme de construction amateur ça se traduit par des valeur de l'ordre de D 600 voire un peu plus... et là on reste à peu près dans les mêmes proportions.

 

Même si nous passons beaucoup de  temps le nez en l'air, gardons les pieds sur terre...xD

Edited by Daniel Bourgues

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Il y a 2 heures, Daniel Bourgues a dit :

Même si nous passons beaucoup de  temps le nez en l'air, gardons les pieds sur terre...xD

Oui, tu ferais bien de lire mon post en entier et les références, en particulier les indications de Jean Dragesco qui ne sont pas trop complexes mais suffisamment claires. 

 

Ca fait également sur plusieurs sujets que je le cite, à savoir que depuis 1/2 siècle à un siècle (cf le chapître de Couder dans le Texereau), c'est franchement rare de dépasser x330 utile en rase campagne française.

J'ai pas dit de confort mais utile pour chercher la résolution associée.

 

Ca ne veut pas dire que je n'ose pas le 400x en lunaire avec mon 152mm sur la Lune (qui est en confinement chez un ami maintenant) mais c'est une histoire de confort et aussi de manque d'entrainement.

Je connais du monde qui flirte avec les 1600x voire les 2000x sur la montagne de Lure mais c'est pour des conditions particulières pour des objets particuliers comme des amas ou des nébuleuses "lumière sur fond noir".

 

Donc effectivement restons sur Terre et discutons autour de l'utile autant que du confortable : la marge est énorme.

Soit on parle d'observation sérieuse, soit de contemplation d'image.

Edited by lyl

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