Olivier C

Intensité des raies Ha en absorption et en émission

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Bonjour,

 

Je suis débutant en spectro (enfin ça fait que 1 an que je me suis lancé) et je m'interroge sur l'intensité des raies.

Je n'arrive pas à comprendre physiquement pourquoi les raies en absorption de Halpha sont toujours plus faibles que les raies en émission qui peuvent être très intenses ou du moins, je n'ai jamais trouvé d'étoile présentant une raie Halpha aussi profonde qu'une en émission

Pouvez vous m'expliquer le phénomène ?

J'ai mis Pleione et 35 Ari, pas de même type spectral mais je ne pense pas que ça change ma question.

 

Merci

 

 

Pleione_B7pe.png

35Ari_B3V.png

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Un élément de réponse :

Le profil en absorption correspond à celui de l'étoile elle même, celui des raies en emission (pas forcément que H alpha) correspond au disque de matière en rotation autour de l'étoile donc un nuage de gaz d'hydrogène  excité par l'étoile.

 

Après l'intensité des raies en emission dépend de la nature du disque, de sa densité, de la vitesse de rotation du disque et d'autres phénomènes physiques plus complexe, certaines emissions sont très importantes par rapport au continuum de l'étoile (Gam Cas par exemple) d'autres sont très faibles et certaines Be varient au cours du temps comme V442 And, QR Vul, Beta Lyr, Pi Aqr, etc... 

 

A certain moment on peut voir une émission sur une étoile Be, puis refaire son spectre quelques mois plus tard et constater qu'il n'y a plus d'emission. voir cet article :

https://www.shelyak.com/la-chasse-aux-outbursts-detoiles-be/

 

A voir tout les profils d'étoiles Be dans la database Bess : http://basebe.obspm.fr/basebe/

 

et la newsletter mensuelle des observations sur ces étoiles Be  :

http://valerie.desnoux.free.fr/BeSS/

 

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Aaah merci,

 

Je pensais qu'on pouvait lier l'intensité de la raie en émission à la température des gaz autour de l'étoile centrale. C'est plus compliqué que ça en fait.

Est-ce qu'on peut quand même déduire la température d'une étoile grâce aux raies visibles ou est-ce que je m'égare. 

En clair, je me demandais si le type spectral pouvait être déduit juste en étudiant les raies présentes ? Je sais qu'on peut en déduire la température grâce au profil de l'étoile mais je cherchais à me tourner vers une autre voie.

 

Merci

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Il y a 11 heures, Olivier C a dit :

Est-ce qu'on peut quand même déduire la température d'une étoile grâce aux raies visibles ou est-ce que je m'égare. 

Dans le cas d'une étoile, c'est le continuum de l'étoile qui peut donner une indication de sa température (courbe de Planck d'un corps noir) mais pour faire un calcul rigoureux, il faut que le spectre soit bien calibré et corrigé de la RI ainsi que de l'extinction interstellaire (dérougissement des raies).

 

Mais on peut faire simplement un classement des températures des étoiles un peut comme ce graphe que j'ai fait avec un LISA R=1000 (mais on peut le faire également avec un SA 100 ou un ALPY 600).

Classes_spectralesWeb.png.a10b94b471f7e2b8f06dc2c690e5dccf.png

 

Il faut juste appliquer rigoureusement la même méthode de traitement sur tout les spectres, les corriger de la RI, de la masse d'air, de l'extinction interstellaire et bien sur de  les qualibrer en longueur d'onde.

On voit que pour les étoiles les plus chaudes, il n'y a pratiquement aucunes raies de visibles, très légèrement les raies de Balmers et quelques raies de l'Helium, puis plus on a une température basse, plus le spectre montre des raies métalliques comme le Fer,  voir des bandes moléculaires sur les étoiles carbonnée très froides ou sur les type Mira ou l'on voie de l'Oxyde de Titane.

 

dans le cas d'une nébuleuse c'est le rapport des intensités de divers raies qui permet de  trouver la température d'une NP, c'est le rapport des raies [OIII] à 5007Å+4959Å/4363Å.

De la même manière on peut mesurer la densité d'une NP en prenant le rapports des raies [SII] voir d'autres paramètres avec d'autres raies.

 

Edited by OlivierG
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Merci Olivier, c'est plus clair pour moi. Je ne passerai donc pas l'étape de RI. Pour les NP, auriez-vous des lectures à me recommander sur le sujet.

Merci

Une remarque concernant les étoiles très chaudes (O, B). On ne distingue pratiquement aucune raie mais pourquoi ? Une intuition : est-ce que les raies en absorption sont compensées par les raies en émission des mêmes éléments ?

 

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