mak178

SVBONY SV406P bonne surprise

Recommended Posts

Bonsoir,

 

Cela peut paraitre hors sujet mais finalement pas tant que ça, car l'objet est utilisable aussi en astro (avec certaines limites quand même).

Je recherchait une longue vue terrestre avec un grossissement relativement important tout en restant dans un budget raisonnable, pour utiliser en randonnée et aussi un peu sur la lune .

J'ai eu par le passé une chinoiserie que je me suis empressé de revendre car la qualité laissait vraiment à désirer.

En fouillant sur internet, je suis tombé sur le site SVBONY connu pour du matériel peu chers.

Comme le risque était limité, je me suis laissé tenté par leur modèle "haut de gamme" la SV406P diamètre 80mm ED, grossissements de x20 à x60.

Ce qui m'a intéressé, c'est la possibilité d'utiliser des oculaires astro en 31.75mm en complément du zoom livré, et aussi l'utilisation de verres ED.

 

J'ai lu pas mal d'essais de matériels de moyenne gamme (500€ voir plus) où l'on explique que le grossissement de x60 est peu utilisable à cause de la perte de définition et du chromatisme....

Cette lunette est proposé sur le site chinois à 270€ (en gros c'est HT si on a pas de bol).

Ne voulant pas prendre le risque d'une surprise désagréable à la livraison, je l'ai acheté TTC pour moins de 400€ avec les frais de port.

 

Première constatation : c'est plutôt aussi bien fait que des longues vue bien plus chères. Il y a une mise au point démultipliée à deux molettes (un poil trop souple à mon gout mais très précise).

Deuxième constatation : le zoom d'origine est plutôt bon, et je me surprend souvent à vouloir zoomer alors que je suis déjà au maximum.

Troisième constatation : le chromatisme est quasi inexistant à x60 (perso je n'en vois pas).

Quatrième constatation : les oculaires en 31.75mm, là c'est un peu plus mitigé car la mise au point, n'est pas possible avec tous loin s'en faut. Après avoir écrit à SVBONY, j'ai été surpris d'avoir une réponse en moins de 48h où ils m' expliquent d'utiliser une barlow.

J'ai pu pousser à 200x et l'image est encore exploitable.
J'attends avec impatience de bonnes conditions pour comparer le zoom livré avec le Baader MarkIV

 

  • Like 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Advertising
By registering on Astrosurf,
this type of ad will no longer be displayed.
Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Salut @mak178 j’ai également commandé cette lunette il y a peu et je n’en suis pas déçu pour l’instant. Enfin je n’ai pu que la tester une fois et au bout d’une heure nuages :D mais il y a un beau piqué sur la Lune et je me suis essayé à Orion, ça rend pas mal malgré mon vieux Canon.

Des que j’aurai un bon shoot je vous montrerai ça  :)

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bonjour à tous.
je réfléchis à l'acquisition de la svbony 406P, pour de l'observation nature bien sûr, mais aussi un peu d'astro de temps en temps. La qualité de l'optique semble être au rendez-vous (du verre chinois FK61 je crois, similaire au FPL51) compte tenu de vos premiers retours, et ce ceux que j'ai pu voir sur le site aliExpress (avis clients).

C'est donc apparemment du très bon rapport qualité/prix.
Par contre, il y a un doute sur les oculaires astro réellement compatibles, c'est-à-dire avec lesquels on est sûr d'être capable de faire la mise au point. Selon vos premiers retours, beaucoup ne "fonctionnent" pas.
Question : selon vos premiers tests, que pouvez-vous dire sur les oculaires qui "matchent" bien ? (quel type, plossl, super plossl, ortho...etc..voir même quelle marque ?) et aussi jusqu'à quelle focale raisonnable ? J'aimerais approcher les 100 x, ce qui me paraît possible au vu de l'optique,  même avec une transmission lumineuse plus faible que dans une lunette astro (j'hésite avec une 70/420 ED, même prix, sans doute meilleure en astro mais un peu moins en observation nature).

J'ai questionné svbony, avec une réponse assez vague. En réalité, ils n'ont pas fait de tests sauf avec le plossl 4 mm qu'ils vendent (donc grossissement de 105 x car je crois que la focale est de 420 mm). Par contre, l'image est peut-être correcte en terrestre, mais sans doute pas terrible en astro ou à la limite sur la Lune - mais j'aimerais tester sur Jupiter quand les conditions seront bonnes.

Enfin dernier point, quels résultats en digiscopie ? (svbony vends un adaptateur pour un réflex) : sur la lune par exemple.
Un grand merci par avance de vos retours. Je suis un nouveau venu sur astrosurf !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bonjour,

toujours au sujet de cette longue vue au rapport prix performances imbattable (je suppose)

Tous les oculaires 31.75mm ne permettent pas la mise au point.

Cela dit j'ai essayé le 4mm asphérique vendu sur le site SVBony et il fonctionne plutôt bien.

Sinon le zoom d'origine n'étant pas mal du tout, je l'ai essayé hier soir couplé avec une Barlow Kepler 3-Element 5x.

Le chromatisme est très discret et la mise au point se fait sans problème quelle que soit le grossissement du zoom utilisé.
Cela permet de l'utiliser sur la lune sans problème.
J' avais essayé sur jupiter mais le diamètre de 80mm est un peu faible.

Finalement elle n'est pas 100% APO, mais la qualité optique est vraiment sympa

Share this post


Link to post
Share on other sites

Up de goret ;)

Je l'ai acquise et elle est arrivée ce jour. Sur des objets métalliques (extracteurs d'air sur un toit) exposé en plein soleil le chromatisme est comparable à celui de ma skywatcher 80 ED équipée de son redresseur terrestre. Cette skywatcher était gardée pour faire de l'ornitho mais elle est très encombrante comparé à cette longue vue dédiée terrestre.

Il va y avoir de la vente de 80 ED dans l'air!

PS mon 7mm 80°de champ "sky panorama" de skywatcher est compatible avec cette longue vue.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Hier soir ciel stable, je l'ai essayé avec un TOE 2.5 sur la lune. Et bien ça marche encore très bien, un festival de corps flottants mais un tres beau piqué.

Sa grande soeur SA401 est dispo en France maintenant. Des commentaires plutot flatteurs mais presque le double du prix.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le 28/12/2020 à 23:33, mak178 a dit :

J'ai eu par le passé une chinoiserie que je me suis empressé de revendre car la qualité laissait vraiment à désirer.

 

On va se méfier quand tu revendras quelque chose...xD

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

le 4mm vendu par SV bony fonctionne bien,

La barlow Kepler triplet x5 permet d'utiliser le zoom d'origine plutôt sympa.

Ce soir si il n'y a pas de nuages je passerai en revue ma collection d'oculaires 31.75 et je vous dorais ce qui fonctionne ou pas.

avec ou sans barlow.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Avec la powermate télévue X2.5....surprise je n'ai pas le focus avec mon 7mm sky panorama (oculaire SW à 82° de champ.). c'est la même chose avec une barlow baader X2.25.

En comparant l'image de ce 7mm et celle obtenue avec l'oculaire zoom d'origine je pense que cet oculaire zoom est un classique 7-21mm et donc que la focale du doublet de l'objectif être autour de 420mm.

Edit j'ai un nagler type 4(?) 4.8mm il passe sans problème (map à l'infini possible)

Edited by chinois02

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bonsoir,

 

malgré le ciel pourri ce soir, j'ai fait quelques tests sur la lune juste pour vérifier si la mise au point est possible.

Bien sur ce n'est qu'un panel limité

 

mise au point impossible en direct :

Baader Hyperion 31mm

Baader zoom Hyperion 8-24mm (Champ un peu plus grand que le zoom d'origine)

M42 Optics zoom 7-23mm (pas mieu que le zoom d'origine)

TMB Supermonocentric 10mm

Zoom Nagler 3-6mm (j'avais essayé il y a quelques semaines)

 

mise au point possible en direct :

Zoom d'origine...Normal

Clavé 8mm

Clavé 5mm

Aspheric SV Bony 4mm

University Kônig 15mm

RK 20mm

 

Avec Televue  Powermate x2.5 : rien ne passe

 

Avec Barlow Kepler triplet x5 : Tout passe sauf le Supermonocentric 10mm

Je n'ai pas essayé avec le Zoom Nagler car je ne l'avais pas ce soir.

 

Le zoom d'origine n'est vraiment pas mal du tout

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bonjour, Une séance d'observation au club astro hier soir avec la SW 80 ED en comparaison m'a convaincu de vendre la lunette SW. À 87x sur la longue vue (nagler 4.8) et 86 X sur la lulu (sky-panorama SW) il était difficile de départager, en tous cas le chromatisme (faible) était similaire.

Finalement la lunette 80 ED et son trépied a été vendue le soir même!

Share this post


Link to post
Share on other sites

Cette lunette (un lien pour voir à quoi elle ressemble pour les personnes qui ne la connaissent pas: https://www.svbony.com/sv406p-dual-focus-spotting-scope/)  je l'ai achetée à la base pour l'emmener dans mes randos en montagne pour de l'observation ornitho (et elle fait très bien le travail).

Et j'ai été très agréablement surpris aussi pour une utilisation en astro. Elle n'est absolument pas ridicule par rapport aux instruments que j'utilise régulièrement en astro (visuel) et elle soutient parfaitement la comparaison avec mon mak Celestron127/1500 et ma lunette Orion 80 ED. Comme dit au-dessus le fait de pouvoir changer les oculaires est un avantage certain d'autant plus que l'oculaire zoom d'origine est tout à fait correct. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Je l'ai comparé à une SW 72ED similaire en focale et diametre sur la lune et bien ça se tient,  une tres tres legere preference pour la SW question contraste.

Polorider, je suis tres etonné avec ta comparaison avec le mak 127, une sacrée difference de diametre, le mak devait etre sacrément plus lumineux (j ai aussi fait cette comparaion avec un mak 127)

Edited by Sirius

Share this post


Link to post
Share on other sites

D'autre part j'ai pu comparer la SV406P et la SA401. Vous pouvez garder votre SV406P. La SA401 est bien meilleure en maitrise du chromatisme mais a un contraste tres faible.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Merci beaucoup pour toutes ces infos précieuses sur l'adaptabilité de la svbony 406 à l'astro.

Comme zoom terrestre, je vois que le baader ne passe pas, mais que le zoom d'origine est plutôt bon.
Sur ce forum, d'autres expériences astro.

https://www.birdforum.net/threads/svbony-406p-46p-80mm-spotters-anyone.409992/

 

En grand champ, le UF 18 mm (65°) passe bien, et avec le 24 mm (65°) ca serait encore mieux.

en planétaire, le TMB (clone) 4 mm passe, et donc j'en conclus que les planetary type TS doivent passer (ça me semble la même chose), par exemple en 5 voire 4 mm (108X). Les Vixen SPL pourraient aussi passer (car canon court), mais il n'y a pas de certitude? ca serait bien compte tenu de la qualité de ce type d'oculaire (rapport qualité/prix).
108 x semble un maximum, même si je vois qu'un observateur a utilisé un TOE 2,5 mm avec ... 168 x !

 

Enfin, le barlow Kepler 5x ED semble faire tout passer....y compris avec le zoom d'origine (même si zoom + barlow n'est pas trop recommandé ?).

 

je continue de réfléchir mais cette longue-vue commence sérieusement à m'intéresser...

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je remonte le fil pour une question : le serrage des oculaires est-il efficace sur cette modèle ? Un utilisateur animalier a reçun un exemplaire qui montrait du jeu . Le zoom du kit tourne sur lui-même et on peut quasiment l'enlever alors que la bague est serrée.  Avis aux utilisateurs : est-ce normal ?
Merci d'avance pour vos réponses.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le 05/09/2022 à 11:13, La Boetie a dit :

le serrage des oculaires est-il efficace sur cette modèle ?

Sur la mienne: oui tout à fait efficace.

 

Le 05/09/2022 à 11:13, La Boetie a dit :

Un utilisateur animalier a reçun un exemplaire qui montrait du jeu .

Sur la mienne: non pas de jeu.

 

Le 05/09/2022 à 11:13, La Boetie a dit :

Le zoom du kit tourne sur lui-même et on peut quasiment l'enlever alors que la bague est serrée.

Sur la mienne: non pas de problème, serrage très efficace.

 

Le 05/09/2022 à 11:13, La Boetie a dit :

Avis aux utilisateurs : est-ce normal ?

Non ce n'est pas normal. Peut-être voir avec le vendeur pour un retour de matériel sous garantie (2 ans) ou en SAV.

Edited by polorider

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le 14/05/2022 à 12:31, chinois02 a dit :

À 87x sur la longue vue (nagler 4.8) et 86 X sur la lulu (sky-panorama SW) il était difficile de départager, en tous cas le chromatisme (faible) était similaire.

 

Il faudrait monter à 2x ou 3x le diamètre sur la lune. La tu vois mieux. À 1x le diamètre ça change pas grand chose...

Share this post


Link to post
Share on other sites

Serrage oculaire RAS de mon côté ça tient bien y compris à l envers l’orque la monture bascule 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Merci pour vos retours. La personne en est au 3ème retours car chaque fois des problèmes (zoom qui ne tient pas, molette de MAP rapide très dure mais pas celle de finesse et un dernier modèle avec un zoom plein de poussière). Il va finir par faire un assemblage des différents  pour avoir une L.V. correcte ! :)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now



  • Similar Content

    • By Rag83
      Bonjour,
       
      J'ai une question à propos d'un problème potentiel que j'ai remarqué il y a quelque temps avec mon matériel (Celestron Edge HD 8" + renvoi coudé prisme d'Amici 2").
       
      Quand j'observe Jupiter, j'ai une trainée lumineuse de chaque côté de la planète qui va jusqu'au bord de l'oculaire, et ceci quelque soit l'oculaire utilisé. Il y a aussi comme un rayon lumineux qui bouge en même temps que je bouge mon oeil, un peu comme quand on oriente un capteur photo en direction du soleil ou presque (je ne sais pas comment s'appelle ce phénomène en photo).
       
      J'ai posé la question à un technicien d'une boutique, il me dit d'essayer de peaufiner le noircissage de toutes les pièces de la chaine et/ou de traquer les fuites de lumière.
       
      Mais je ne vois pas comment faire ce genre de choses.
       
      Mon matériel n'a jamais subi de choc ou de mauvais traitement à ma connaissance et ce problème me perturbe.
       
      Pouvez-vous me donner votre avis sur la question ?
       
      Merci
       
       
    • By Big Universe
      Bonjour ! Comme le montre le titre, j'ai actuellement une petite galère.
       
      Hier, après avoir du ressouder un fil qui s'était barré de mon moteur de suivi  ( ce n'est pas lié au problème, le flou ne vient pas de cet axe ) et nettoyé le capteur de mon bon vieil EOS 500D ( j'ai utilisé le spray en quantités modestes et les espèces de cotons-tiges carrés pour capteurs d'un kit bien noté sur Amazon à 25€ ), je me suis dis que pour la cinquième, j'allais tenter la la galaxie du triangle ( fun fact pas très utile, c'est cinq photos loupées: mauvaise map, problèmes de monture, carte mémoire qui décède trop vite.. ).
       
      Bon je sors le bahtinov, et là, je constate des aigrettes très épaisse, pas aussi découpées que d'habitude.
      J'ai constaté que les étoiles semblent rallongées, mais pas dans l'axe d’ascension droite ( donc, je peux exclure le moteur réparé ).
       
      J'ai un peu cherché, checké ma collimation, mais ça reste flou.
       
      Je crois pouvoir néanmoins affirmer que le capteur n'est pas responsable: j'ai tourné l'appareil, le sens de la rallonge n'a pas suivi l'appareil, donc j'oserais assez décemment exclure le capteur et le kit de nettoyage.
       
      J'ai un peu farfouillé, et j'ai remarqué que la bague entre l'appareil et le porte-oculaire avait un petit jeu, et je l'ai re-serrée. C'était pas énorme, mais mon appareil n'était plus tout  à fait aligné avec le secondaire.
       
      Ma collimation, elle, est tout à fait décente ( pas parfaite, mais j'ai déjà fais de belles photos avec bien, bien pire, croyez-moi ^^ ). La MAP aussi, surtout que j'en ai essayé plusieurs.
       
      Enfin, je n'accuserais pas non plus l'autre moteur de ma monture ( une EQ3-2 et un Skywatcher 150/750 au passage ) puisque le problème reste le même avec des temps d'exposition très courts ( de l'ordre du 1/1000s ).
       
      S.O.S..
       
      Je dois dire que si ça me semble fait, c'est la seule explication possible, sachant que je ne peux malheureusement pas savoir si ça a résolu le problème... Quelqu'un ici a déjà vu ça ? Où à des pistes ? Je suis paumé:


    • By Andromedae93
      Bonjour tout le monde,

      Ces longs mois automnaux avec nuages et pluies incessants dans l'Est de la France me font apporter des modifications à mon setup astro.
      De plus en plus, je me questionne à passer une sur lunette afin de réduire le ratio plaisir/emmerdement (plus de collimation / question du backfocus correcteur de coma inexistant / meilleur contraste ...).
      Je possède actuellement un 200/800 avec correcteur de coma SW GPU et une ZWO ASI 1600 MMC PRO.

      Photo : LRGB - SHO de tout type.

      Je me renseigne donc sur les lunettes offrant certes un rapport F/D moins important, mais avec beaucoup moins de soucis mécanique / optique.
      Lunette je pense sur une focale "assez proche" des 800mm actuel.
      Budget : 2000€ - 2500€ max
      Neuf ou occasion
      Porte oculaire de bonne qualité

      Que me conseilleriez-vous comme lunette pouvant rentrer dans ces critères là ?

      Je pensais éventuellement à celle-ci : https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/lunettes-astronomiques/astrographes/lunette-astrographe-108-600-quintuplet-askar_detail
    • By leonardcauvra
      Coucou,
      Le temps ne se prête pas à l'astro de par chez moi, alors on farfouille sur le web. J'ai regardé quelques vidéos du chef JL et l'astuce n° 8 concernant  l'usage de l'ADC m'a rappelé une question que je m'étais abstenu de vous poser (timidité ? peur du ridicule ? perte de mémoire instantanée ?). Pour commencer, ma question peut-être illustrée par ce cliché d'écran montrant JL en pleine démonstration ...

      Et alors, ma question bête. Hem hem ... "mettre à l'Horizontal" ça veut bien dire ce que ça dit (ouais bon), c'est-à-dire que lorsqu'on se lance dans le réglage on a l'ADC vissé sur le tube avec la ligne imaginaire entre les deux manettes à l'horizontal .. par rapport au sol, heu, oui, comment dire, peu importe la position du tube sur sa monture équatoriale ?
      Vous aurez compris que j'ai l'intention de voir si je suis capable de maitriser un ADC sur le DK315. Ah oui, je vous ai pas dit ! Le tube est revenu de chez le docteur, il est en pleine forme, le rapport d'analyse est bon. C'est juste l'utilisateur, donc, qui est pas au top (vous l'aurez compris pour ceux qui suivent la saga du DK315).  Dès que je pourrai, je ferai un test sans rien toucher aux boutons fatidiques (si je suis précautionneux, les réglages ne devraient pas bouger).
      Voilà, donc, affaire à suivre, et si entretemps vous avez une réponse à ma question, je suis preneur !
      Et bons cieux, peut-être, pour vous.
      Claude N.
       
    • By bpollet
      Bonjour, je prépare un petit article pour les membres du clubcassini de Versailles, et je voulais vous en faire profiter en primeur. Je pense que ça peut être utile à plein de débutants, ici.
       
      Peut-être mériterait il d'être épinglé? je ne sais pas. Je laisse les administrateurs en juger, d'ailleurs, je ne sais même pas si je poste au bon endroit sur le forum.
       
      En tout cas, n'hésitez pas à compléter, commenter, m'insulter..
       
       
      A l’approche des fêtes de noël, vous souhaitez peut être acheter de quoi observer le ciel, mais vous êtes complètement perdus dans la jungle des prix et le jargon des astronomes amateurs. Vous avez déjà identifié un “tube” ou tuyau comme disent certains, mais vous ne comprenez pas pourquoi les prix vont du simple au triple voire beaucoup plus dans certains cas en fonction du modèle. 
       
      Alors ce post est fait pour vous. Il n’a pas pour vocation de débattre de l’utilité d’un télescope par rapport à une lunette. Je rappelle toutefois les domaines d’emploi des différents types de télescopes par ce très bon tableau tiré du site d’Optique Unterlinden.
       

       
      Voilà, maintenant que c’est présenté (succinctement et sans explication, je vous l’accorde),  je présume que votre choix est fait. Si ce n’est pas le cas et que vous êtes débutant vous pouvez commencer par ce test:
      https://www.webastro.net/Pages/choix_instrument_astronomie/
       
      Le but de ce post n’est vraiment pas de troller le forum, mais juste de vous expliquer le plus simplement possible (et donc je ne serai pas exhaustif) ce qui fait d’un télescope ou d’une lunette un produit beaucoup plus cher qu’un autre. Comme je ne suis sponsorisé par personne (pourtant j’aimerai bien), j’essaierai de ne donner aucune marque. Aussi, je ne rentrerai pas dans le débat du pays de fabrication. Il a de très bons opticiens partout dans le monde, même en Chine! D'ailleurs le premier fabricant mondial de télescope et de lunettes est chinois et il tire très honorablement son épingle du jeu sur le plan qualité et finition. Mais il est évident que ces produits d’Extrême Orient restent globalement moins chers que les produits européens, (même si ces dernières années, les coûts d’importation inversent doucement la tendance).

       
      Je n’aborderai que 2 types de tube, le tout pouvant être transposé aux autres tubes:
      Le réfracteur ou Lunette Le réflecteur ou télescope de Newton  
      La lunette
      La lunette est un instrument de choix pour l’astronome amateur, il est simple à utiliser, ne nécessite pas de collimation, et généralement propose de courtes focales pour ceux qui veulent observer/photographier les grands champs stellaires. Mais à focale et diamètre équivalent on trouve différents modèles.
      La lunette est composée d’un élément de verre (lentille) que la lumière traverse et qui “focalise” le faisceau lumineux jusqu’à l’oculaire, au point focal.

       
      La lunette “simple”:
      Les lois de l’optique et de la diffraction indiquent que le foyer d’une lentille en verre est différent en fonction de la longueur d’onde de la lumière. En d’autres termes, pour un faisceau de lumière blanche qui rentre par la lunette, la composante rouge ne se focalise pas au même endroit que la composante verte ou bleue. Les opticiens appellent ce phénomène l'aberration chromatique.

      Les premiers prix sont souvent des verres simples et pour de courtes focales c’est un problème puisque l’on n’arrive pas à obtenir une image parfaitement nette dans le rouge et dans le bleu en même temps. Pour de longues focales (F/D 10) le problème est moins gênant car moins prononcé. 
       
      Le doublet
      Pour compenser l’aberration chromatique, les opticiens ont inventé des formules à deux lentilles dont une est une lentille Extra low Dispersion (ED). Cette lentille, difficile à fabriquer, est coûteuse et peut être de différents types (nous ne rentrerons pas dans le détail). L’utilisation de ce verre, que l’on appelle verre de Crown (1) associé à un verre plus fin ou verre de Flint (2) permet de diminuer drastiquement les effets de l’aberration chromatique.

       
      Généralement seule la composante verte/bleue reste mal corrigée.
       
      Le doublet fluorite
      Le doublet fluorite est un doublet comme les autres, c’est juste qu’il utilise un verre de Crown avec la plus faible dispersion chromatique possible. Ce verre n’en est pas un en réalité, il s’agit d’un cristal particulièrement difficile à travailler: La fluorine qui est composée de fluorure de calcium CaF2.

      On trouve dans cette catégorie principalement des lunettes de fabrication japonaise (il y a plusieurs marques). Mais la qualité de fabrication japonaise associée et l'élément coûteux qu’est la fluorine en font des lunettes très chères, mais presque totalement exemptes d’aberration chromatique.
       
      Le triplet
      Heureusement il existe une solution moins coûteuse que l’emploi de la fluorine pour réduire l’aberration chromatique: L’emploi de trois lentilles dans ce qu’on appelle le triplet ou lunette apochromatique. Il n’est pas rare qu’entre les 3 lentilles faites de matériaux différents on trouve des liquides avec des propriétés optiques particulières dans le but de ramener le foyer de toutes les longueurs d’onde au même endroit. Il en résulte des images très nettes.

      Ce sont les lunettes les plus chères, mais qui procurent avec les doublets fluorites les meilleures images. Toutefois elles sont plus lourdes que les doublets fluorites à cause de l’emploi de 3 éléments de verre.
       
      Les variantes: quadruplet et quintuplet
      Le chromatisme n’est pas le seul défaut des lunettes. Les lunettes souffrent d’un autre mal: le champ n’est plan que sur une portion de l’axe optique. Alors que cela ne pose pratiquement pas de problème à l’observateur visuel, le photographe peut se retrouver, s’il utilise un grand capteur, avec des étoiles étirées dans les coins. Pour corriger cela, il est possible d’utiliser un correcteur de champs qui est lui-même un doublet. Sur un quadruplet, le correcteur de champs est directement intégré dans le porte oculaire d’un doublet. Il y a alors 4 lentilles au total (Quadruplet). Pour un quintuplet, il est intégré dans le porte oculaire d’un triplet.
      Évidemment cela a un coût certain. Ces solutions sont essentiellement dédiées aux astrophotographes qui peuvent choisir d’équiper à posteriori leur doublet ou triplet, mais qui se trouvent alors à devoir régler avec un très grande précision la distance du capteur de leur APN/caméra à l'arrière du correcteur pour obtenir l’image souhaitée. Sur un quadruplet ou un quintuplet, cette distance est préréglée et optimisée.
       
      Le carbone
      Lorsqu'on observe, il est fréquent que la température change au cours de la nuit. La plupart des tubes sont en aluminium. Ce matériau a un coefficient de dilatation important. Donc lorsque la température change de plus de 5°C, la mise au point change aussi. Pour un observateur visuel, cela n’a pas beaucoup d’importance, mais pour un astrophotographe qui vise la même cible toute une nuit sans toucher sa mise au point, les photos prises en fin de séance risquent bien de ne plus être au point du tout. Il est possible actuellement de corriger ce problème avec des moteurs de mise au point qui détectent les changements de température et corrigent tout seul la mise au point, mais l’une des solutions les plus efficaces reste encore d’utiliser le carbone en lieu et place de l'aluminium pour le corps du tube. Le carbone a un coefficient de dilatation beaucoup plus faible que l’aluminium (10 fois plus faible environ) et les corrections à apporter à la mise au point sont négligeables.
      Les autres intérêts du carbone sont la rigidité (si le tube est long) et la légèreté permettant de soulager la monture. Évidemment le carbone coûte bien plus cher que l’aluminium.
       
      La mise au point
      Un autre point important est la mise au point et le porte oculaire en particulier. Il est souvent proposé des mises au point démultipliées au 1:10 ou 1:7 qui permettent de trouver avec plus de précision le point focal de l’instrument. Bien que destiné plutôt aux astrophotographes, je dois admettre que c’est quand même bien pratique aussi en visuel pur. Outre la démultiplication un bon porte oculaire permet aussi de maintenir de lourdes charges sans bouger, tout en pointant au zénith et disposent d'un mécanisme de verrouillage qui ne modifient pas la mise au point. Un porte oculaire peut être constitué d’un rail à crémaillère ou bien d’un dispositif Crayford. Le second est constitué d’une plaque qui roule sur des rouleaux, et est beaucoup plus agréable, précis et souple à utiliser.
      Enfin d'autres options existent comme la possibilité de visser un filtre, ou de l’insérer dans le chemin optique, de faire tourner le porte oculaire autour de l’axe optique (bien pratique pour le cadrage). 
      Outre le mécanisme de mise au point, on trouve des portes oculaires au coulant 31,75mm (1,25”) dédiés à porter des oculaires de même taille exclusivement et des portes oculaires au format 50,80mm (2”) avec une bague de réduction pour pouvoir utiliser des oculaires 1,25” ou 2”. Ces derniers sont également intéressants en photographie car permettent généralement d’avoir des champs plus larges (sous réserve d’utiliser le capteur ad’hoc). La plupart des fournisseurs proposent actuellement des portes oculaires 2” de série, voire même plus gros, à part quelques marques notamment japonaises qui équipent leur lunette avec des portes oculaires de série en 31,75mm
       
      C’est donc ainsi que l’on peut trouver des lunettes de 80mm à 100€ seulement ou à 1500€, voire plus. A cela peuvent s’ajouter des accessoires additionnels (collier, chercheur, masque de Bathinov, oculaires, renvois coudés) qui en fonction de leur qualité viendront également gonfler la note.
       
      Le télescope de newton
       
      Le Newton est un autre télescope de choix, il est peu coûteux par rapport à une lunette et propose des diamètres plus importants. C’est un télescope globalement plus polyvalent que la lunette, mais qui nécessite d'être collimaté régulièrement. Les débutants s'en font souvent une montagne mais c'est une opération très simple qui peut se faire de nuit sur une étoile ou de jour avec un laser de collimation qui consiste à aligner tous les éléments sur l'axe optique à l'aide de 3 vis sur le miroir secondaire et de 3 ou 6 vis sur le miroir secondaire (Il existe de très bons tutoriaux pour cette opération). On peut l’utiliser sur une monture équatoriale ou sur une monture de type Dobson. Cette dernière monture est particulièrement destinée aux astronomes férus de visuel, mais il faut toutefois bien choisir son tube afin de pouvoir profiter au maximum de son instrument. Pour rappel, le télescope de Newton est constitué d’un miroir primaire de forme sphérique ou parabolique qui capte la lumière et qui fait son diamètre. Cet élément réflecteur focalise le flux lumineux en direction d’un miroir secondaire plan, incliné vers le porte oculaire. 

      La forme du miroir
      Les miroirs les plus faciles à fabriquer, et donc les moins chers, sont les miroirs sphériques. Seulement le problème des miroirs sphériques c’est qu'ils ne concentrent pas la lumière en un point focal unique Pour des instruments de petits diamètres (jusqu'à 130mm) c’est parfaitement acceptable puisque la parabole ou la sphère sont confondus. Toutefois pour les diamètres supérieurs à 130mm les miroirs sphériques ne procurent pas de bonnes images. Il faut utiliser des miroirs paraboliques, plus compliqués à polir. Plus le diamètre est grand, plus la parabolisation est importante et plus elle est difficile à obtenir. Ce qui explique en partie le coût des miroirs de gros diamètres.

      Au-delà de la forme générale, les miroirs industriels sont parfois “sous-parabolisés” ou “sur-parabolisés”, avec des bords rabattus ou de grosses bosses...Ces anomalies ne sont pas visibles à l'œil nu, mais visibles lorsqu'on réalise un test de Foucault. Certains vendeurs contrôlent ces miroirs avant de les expédier chez le client et fournissent un rapport de test. Cela a un coût certain, mais c’est important puisque c’est la garantie que votre miroir est de bonne qualité. 
      Rassurez-vous toutefois, les miroirs industriels ont aujourd’hui un processus de fabrication et de polissage bien maîtrisé et il est particulièrement rare aujourd’hui de trouver des miroirs avec de grosses anomalies.
       
      L’état de surface
      Nous venons d’évoquer la forme générale du miroir, abordons à présent son état de surface. Comprenons: La façon dont le miroir est lisse. Cela se passe à présent au niveau microscopique. 
      Lord Rayleigh a dit qu’une image de diffraction était obtenue si et seulement si l’objectif d’une lunette ou d’un télescope produit des sphères d’onde lumineuse espacées au maximum de Lambda/4.
      Lambda étant la longueur d’onde de la lumière incidente. 560nm pour la couleur jaune par exemple.
      L’image de diffraction garantit la résolution de votre instrument.
      Ce critère n’est pas le même pour le rouge que pour le bleu. Pour comprendre ce critère, j’utilise un petit schéma tiré de l’excellent site de Serge Bertorello http://serge.bertorello.free.fr/.

      La figure ci-dessus illustre le front d’onde traversant un objectif ayant un défaut de Lambda/4. On voit clairement que le front d’onde résultant est altéré, mais pas suffisamment pour empêcher l’image de diffraction de se produire. 
      Si le défaut sur la lentille avait été plus important que Lambda/4, l’image de diffraction de l’étoile serait altérée.
      Seulement voilà: Si on prend la longueur d’onde du jaune (valeur communément admise pour ce critère), la valeur est de 560nm. Ce qui revient à dire que le plus petit défaut doit être inférieur à 140nm. Autant dire que c’est infime.
      Et puis ce critère est valable pour le jaune, mais le bleu profond a une longueur d’onde de 450nm. Le critère tombe donc à 112nm. Un télescope aura donc des performances moindres dans le bleu que dans le jaune.
       
      Lorsque l’on achète un miroir industriel, ce dernier est garantit "diffraction limited”, ce qui signifie que son fabricant garantit que l’image de diffraction est obtenue. C’est un critère assez relatif finalement puisque votre miroir peut aussi bien être à lambda/4 que lambda/16. Mais c'est un minimum.
       
      Pour obtenir de meilleures images, il est recommandé d'acquérir des miroirs avec une meilleure finition de leur état de surface. Vous l’avez compris. 140 nm c’est très très peu (800 fois plus fin qu’un cheveu), donc obtenir mieux que cela revient bien évidemment plus cher. Mais c’est important. Certains fabricants proposent l’option, d’autres non et c’est pourquoi les amateurs avertis se tournent vers des artisans pour l’obtention d’un miroir de qualité. L’image ci-dessous tirée du site d’un fabricant de télescope illustre la différence sur Saturne entre des miroirs polis à Lambda/4, Lambda/6,  Lambda/8 et  Lambda/10. Personnellement, je trouve cette illustration du constructeur un peu exagérée, mais l’idée est là quand même.
       

       
      Le traitement de surface et réflectivité
      Dans un télescope de newton, il y a deux miroirs. La réflectivité courante d’un miroir industriel est d’environ 93%. Ceci signifie que 93% de la lumière qui atteint le miroir est réfléchie, le reste est perdu. Or sur un télescope de newton, nous avons 2 miroirs. Donc la réflectivité totale (on peut parler de rendement) est de 86%. Sur des miroirs industriels on perd donc 14% de la lumière. Ce n’est pas rien!
      Certaines optiques sont traitées et aluminées avec des réflectivités à 96%, voire 99% dans de rares cas. 96% est une réflectivité courante pour des miroirs artisanaux ou industriels de bonne qualité. Le rendement passe alors à 92%. C’est nettement mieux, mais c’est plus cher. Évidemment.
      Ensuite, il faut savoir que l’aluminure a une durée de vie allant de 10 à 30 ans. Certains traitements de surface permettent de garder une aluminure avec un taux de réflectivité optimal plus longtemps. On trouve le traitement au SiO2 qui est un standard même industriel, mais aussi ZrO2, ou des traitements hydrophobes rendant les miroirs moins sensibles à la corrosion.
       
      Le barillet
      Un miroir c’est lourd, et plus le diamètre est important, plus il sera lourd. Ce miroir sera posé dans le fond du télescope dans une cellule qui permet grâce à un système de vis de le collimater. On appelle cette cellule, le barillet. Le télescope repose dans cette cellule sur trois points de contact. C’est un barillet à 3 points. Pour des miroirs de moins de 200mm qui ont une épaisseur de 30mm environ, cela ne pose “pas trop” de problème. Pour les miroirs plus grands, malheureusement pour des raisons évidentes de poids, l’épaisseur n’est pas forcément plus grande. Le miroir peut alors plier littéralement sous son propre poids, à l’échelle microscopique tout de même. Mais souvenez vous plus haut lorsque nous évoquions l’état de surface et les 140nm pour atteindre le Lambda/4. Eh bien sachez que malheureusement pour des miroirs de plus de 300mm s’ils font 30mm d’épaisseur, ces miroirs se plient dans des proportions proches des 35nm. Il est inutile donc d’avoir un miroir poli à Lambda/20 si on dispose d’un tel barillet!
      Voici un exemple d’un barillet 3 points.

       
      Quelle solution? Multiplier le nombre de points de contact du miroir dans son barillet en les positionnant astucieusement sous le miroir (pas sur les bords). En procédant ainsi, on diminue l’effet du poids du miroir sur sa déformation. Un classique dans le commerce c’est le barillet neuf points:

       
      On peut même pousser plus loin en utilisant 18 points de contact

       
      Il existe un logiciel qui permet de dimensionner un barillet en fonction de la taille, l’épaisseur et le matériau d’un miroir. Ce logiciel s’appelle PLOP et simule la déformation du miroir et la quantifie. L’idée n’est pas de l’utiliser pour savoir quel télescope acheter, mais juste de vous illustrer la différence entre plusieurs types de barillets grâce à un simulation trouvée dans une discussion du forum https://www.webastro.net
       

       
      Les valeurs sont données en mm et il est intéressant de regarder la valeur du P/V (Peak to Valley). C’est l’écart maximal entre le creux et le sommet de la déformation.
      Pour le barillet 3 points, on est à 2.85x10e-5mm soit 28.5nm ce qui correspond à lambda/16. C’est déjà bien. Mais si le miroir est poli à Lambda/20 c’est insuffisant! Un barillet 6 points sera nettement plus adapté. Notez aussi comment finalement le barillet 9 points semble moins bien faire le travail que le barillet 6 points… Bref, tout est histoire de conception. Mais un bon barillet est important pour celui qui souhaite tirer le meilleur de son miroir.
       
      Le ventilateur de mise en température
      Sous le barillet on trouve parfois un petit ventilateur qui aide à la mise en température du télescope. Il est dit qu’il permet de diminuer de moitié le temps de mise en température. Je suis sceptique. Pour qu’il soit efficace, il faut que la circulation d’air soit possible. Généralement c’est un faible surcoût, et si le télescope que l’on achète dispose d’un barillet neuf points, il y a de forte chance pour que le ventilateur soit livré avec.
       
      Le carbone
      Comme pour une lunette, il est possible d’obtenir un corps en carbone. A mon sens c’est encore plus important que pour une lunette.
      Les raisons sont les mêmes, mais le tube étant drastiquement plus long, la dilatation totale d’un tube aluminium sera plus grande éloignant alors le primaire du miroir du secondaire et changeant la mise au point au cours d’une nuit froide. 
      Le tube carbone sera également plus léger, ce qui est mieux pour la monture et plus rigide permettant d’assurer que quelque soit sa position il ne ploie pas sous le poids de l’oculaire ce qui modifierait la collimation et les réglages. C’est assez cher par contre (comme toujours).
       
      La mise au point et le porte oculaire
      On retrouve les mêmes arguments que pour une lunette. Le choix d’un porte oculaire se fait sur les oculaires qu’il peut accepter (1,25” ou 2”), sur le mécanisme (à crémaillère ou Crayford) sur le poids qu’il peut soutenir, sur la présence ou non d’une démultiplication, etc…
       
      D’autres éléments peuvent entrer en compte (les anneaux, une araignée en carbone, une platine de fixation Losmandy ou Vixen…)
       
      Comme pour les lunettes, on y ajoutera des accessoires (oculaire, laser de collimation, bande chauffante pour secondaire, vis de réglage du secondaire moletées…) qui feront qu’un télescope de newton de 200/800 peut aussi bien coûter 650€ que 1500€ voire plus.
       
      Conclusion
      Sans avoir été exhaustif, j’espère que ce document vous permet d’y voir un peu plus clair dans les prix et les options proposées par les vendeurs sur les lunettes ou les télescopes. Gardez bien en tête une chose: Si vous pratiquez l’astronomie en dilettante ce n’est pas la peine d’opter pour un télescope de newton en carbone avec un miroir d’artisan. Honnêtement les télescopes industriels sont déjà très très bien! De même si vous souhaitez opter pour une lunette et ne faire que du visuel, vous n’avez pas besoin d’un triplet! Un doublet suffira largement. Gardez aussi votre argent pour les accessoires. De bons oculaires sont au moins aussi importants qu’un bon instrument!
       
       
      Bertrand
       
       
       
       
  • Upcoming Events