Jean-Marc_M

Quels filtres Astronomik LRVB choisir ?

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Bonsoir à tous

Astronomik a deux séries de filtres LRVB, les Deep-Sky RGB filter et les L-RGB Typ 2c Color filter

Deep-SkyRGB.png.cf72d16c73a0914856cf2ce0e17a8694.png  astronomik-lrgb-typ2c_trans.png.e3575280046e5b3e03b0f65a18e4935f.png

 

J'ai eu des halos bleus sur Alnitak avec une SW Esprit 80, pas sur mes autres images LRVB. Il est compliqué voire impossible d'insérer un filtre Astronomik L3 dans le chemin optique pour couper un peu de bleu, je pense donc m'orienter vers les Astronomik Deep-Sky RGB filter. Mais comme les type 2c sont plus chers, c'est qu'ils sont forcément mieux...

 

L3.png.585333d5aeef8c8457ce072c48f64434.png

 

Bref, que me conseilleriez-vous ? J'ai posé la question à Astronomik mais je n'ai toujours pas leur réponse et ne plus photographier la tête de cheval n'est pas une réponse recevable :)

 

Merci pour vos avis voire votre retour d'expérience !

Jean-Marc

Edited by Jean-Marc_M

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En ciel profond, les deep sky sont préférable :

 

- deux fois plus de OIII que les 2c car à 100% dans les filtres B et V contre 50% avec les 2c. ça booste un peu artificiellement le OIII, mais on en a rarement trop...

- trou entre le V et le R pour le deep sky comme tous les autres concurrents, ce qui diminue l'impact de la polution au sodium et renforce aussi le Halpha par rapport au reste du rouge plus étroit que sur les 2c.

Par contre les 2c sont les seuls du marché à ressortir les vraies couleurs en planétaire. Tous les autres concurrents sont typés deep sky.

 

Halo bleu : là encore moins de risque avec le deep sky qui descend moins dans le violet que le 2c qui va même un peu dans l'UV. 

 

Et le L3 en Luminance.

 

Après Alnitak c'est une plaie. (en visuel aussi)  tu aura des reflets même dans le correcteur, sur le capteur, etc...

A moins de prendre du Halpha

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@olivdeso Super, merci Olivier. L'affaire RVB est réglée !

Par contre pour la luminance, j'étais parti sur le CLS Astronomik car tous leurs filtres (CLS/LRVB/SHO) font 1 mm d'épaisseur ce qui n'est pas courant pour un même fabriquant. Je suis en zone de PL significative (10 km de Lyon) et jusqu'ici je trouve le résultat meilleur au CLS qu'avec un L.

Le L3 irait quand même pour mon cas ?

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Réponse toute fraîche d'Astronomik : 

Si vous souhaitez créer une image LRGB avec votre réfracteur, je choisirais L-3 + Deep-Sky RGB. Dans tous les cas, pour les configurations Deep-Sky exigeantes, le Deep-Sky RGB est le meilleur choix par rapport au jeu de filtres LRGB 2c.

Olivier : 10/10

 

Je vais prendre CLS et L3 pour la luminance, les essais les départageront ! 

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Il y a 4 heures, Jean-Marc_M a dit :

Je vais prendre CLS et L3 pour la luminance, les essais les départageront ! 

 

absolument. le CLS sera plus ou moins efficace suivant les objets.

 

Frédéric Jabet (Airy Labs) avait fait un comparatif il y a quelques années entre CLS et luminance en banlieue Parisienne. Et c'est bien pire que Lyon. ça doit être avec son ancien pseudo "chonum" quelque part...

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Intéressant ce post mais les avis semblent partagés, donc à tester avec ses conditions locales !

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oui. le plus important est de bien régler le temps de pose unitaire de manière à cexque le bruit du fond du ciel soit au moins 3,5 fois supérieur au bruit de lecture :

 

-> le sigma (écart type)  sur une zone sans étoile sur une brute doit être 4 fois plus grand que le sigma pris sur la même zone d'un.offset.

 

3,5 fois avec des images et offset prétraitées ça donne en gros 4 fois sans prétraitement pour aller plus vite sur le terrain. ce critère correspond à une contribution du bruit de lecture de moins de 5% dans le bruit total, donc au final c'est le bruit photonique qui domine nettement et tu es sur d'arriver à capturer les plus faibles signaux des objets et d'avoir une image relativement facile à traiter si le nombre de poses est suffisant.

Donc le temps de pose unitaire avec le CLS sera plus long que,sans filtre = le CLS permet de faire des poses unitaires plus longues et il faut en profiter.

 

Ensuite il n'y a plus cas faire un.maximum de poses unitaires.

 

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Bonjour @Jean-Marc_M

 

Je déterre le sujet mais le résultat entre L3 ou CLS pour la luminance m'intéresse (me situant proche de Paris) ? Quel a été votre choix ?

Et avec un filtre Optolong L-PRO ? 

 

Merci par avance.

 

Christophe

Edited by Christophe BF

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Il y a 4 heures, Christophe BF a dit :

Je déterre le sujet mais le résultat entre L3 ou CLS pour la luminance m'intéresse (me situant proche de Paris) ? Quel a été votre choix ?

Bonjour Christophe

Le choix a été super simple, j'ai pris les deux :)

Mais après essais, c'est finalement le CLS qui est resté dans la roue à filtre car le temps de pose unitaire au L3 sur la 2600 est ultra court (règle des 3 sigmas que j'essaye de respecter) de l'ordre de 15" sur un RC8 à F/5.4. Ce qui me donne 240 images/heure et là c'est le PC qui risque de prendre feu au traitement (50 Mo par image). Avec le CLS, c'est 60" unitaire. Je suis dans un environnement Magenta/Bortle 6 à 10 km de Lyon à vol d'oiseau. Cette image faite avec ce filtre me satisfait et je vais continuer au CLS sur ce tube : 

NGC891 & Abell 347

RC8 Kepler/GSO + réducteur Astro-Physics CCDT67 pour une focale résultante de 1088 mm, ASI2600MM-Pro, Astronomik CLS. 3 heures par poses de 60".

 

Je garde quand même le L3 pour une utilisation sur ma lunette à F/5 mais je n'ai pas encore essayé..

 

Il y a 4 heures, Christophe BF a dit :

Et avec un filtre Optolong L-PRO ? 

J'ai ce filtre en 2" mais sur un capteur couleur (533MC). Là aussi je me suis retrouvé avec des temps de pose relativement courts (un seul essai pour l'instant), 45" à F/5.4. Je ne sais pas départager ces 3 filtres et je ne le ferai pas puisque je tiens à conserver une même série dans la RAF (avec la 2600) même épaisseur et parafocaux pour ne pas avoir à bidouiller avec le backfocus et avec la MAP différentielle de la caméra du DO en cours de session.

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Merci @Jean-Marc_M pour toutes ces informations utiles et détaillées.

 

J'ai aussi un optolong cls, donc je ferai des essais avec aussi et comme vous, je ferai en fonction.

 

Christophe

 

 

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    • By Bungert
      Bonsoir,
       
      Dans mon post précédent, j'utilisais une Barlow  x 2 pour une focale de 3000 mm, il avait beaucoup de défauts.
      J'ai refait des poses à la focale 1500 mm du T300 Marcon  sans correcteur de coma ou de réfraction atmosphérique (sans rien !)
      Il faudra que je place une platine x, y, z, de positionnement des optiques ( oculaires, Barlow, correcteur,   filtres... ) afin de pouvoir aligner et collimater au mieux, car j'ai retiré le porte oculaire d'origine.
       
      Là, pour Sirius, au centre du champ, il n'y a pas de problème de coma.
      Sirius au méridien de Kleindal le 25 janvier.
      Les poses vont de 1/10 s à 10s, où respectivement,  B apparait très faiblement en poussant les luminosité et contraste, et B "mangé" par le halo de A.
      J'ai fait des rafales de 10 vues et choisi la meilleure à chaque fois.
      L'effet de la turbulence est déterminant, jusqu'à parfois doubler les aigrettes de diffraction, ( pourtant il avait peu de turbulence par -5°C et un léger brouillard).
       
      Pour une séance de compagnons et fantômes, plus tôt dans la nuit, j'ai imagé NGC 404 et le trapèze. (avec coma !).
       
      Prochainement se sera avec un Canon R défiltré de chez Richard Galli... .
       
      Bon ciel!
      f.
       
       
      ISO3200 15s champ de Sirius

       
      ISO100  0,5 s      image taille réelle, désaturée 

       
      Tableau Sirius B, images à la taille réelle

       
      NGC 404    ISO3200 13 s

       
      NGC 404    ISO3200 13s

       
      ISO100 4 s

       
      Recadré  à droite

    • By Bohns
      Bonsoir à toutes et tous 
       
      Je n'ai pas réussi à éliminer le gradient de ma photo de mi-janvier.
      Elle reste acceptable, mais @FranckiM06 avait raison de souligner un fort gradient probablement lié à l'éclairement de la quasi-pleine lune.
      Alors, je l'ai refaite puisque la météo semble se maintenir dans mon Vercors, en profitant de la lune décroissante qui se lève vers minuit, et des longues soirées hivernales.
       
      Config : lunette APO 130 f/7 (réduite à f/5.5), caméra ZWO ASI533MC Pro, filtre Optolong L-Pro, guidage ZWO OAG + ASI224MC.
      Acquisition : ZWO ASIAIR Pro, 60 x 240s, 20 darks, 30 offsets, 30 flats.
      Traitement : SIRIL (tif 16 bit en pré-taitement) et Lightroon Classic (Jpeg en traitement final).
       

       
      Cordialement,
      Stef.
       
    • By Bohns
      Bonsoir à toutes et à tous 
       
      Elle m'en a fait voir de toutes les couleurs, cette galaxie ! Pour un quasi daltonien, c'est presqu'un comble 
      Il m'aura fallu m'y reprendre à trois fois pour capter la belle NGC2403. Trop de lune d'abord, puis sans doute mauvais réglage : les bras de la belle se faisaient très discrets, même si elle avait du coeur.
      Finalement, je crois que je l'ai (a peu près) eue. La lune décroissante se lève plus tard dans la nuit, et c'est un objet qu'on peut attaquer tôt en hiver.
       
      Config : lunette APO 130 f/7 (réduite à f/5.5), caméra ZWO ASI533MC Pro, filtre Optolong L-Pro, guidage ZWO OAG + ASI224MC.
      Acquisition : ZWO ASIAIR Pro, 60 x 180s, 40 darks, 30 offsets, 30 flats.
      Traitement : SIRIL (tif 16 bit en pré-taitement) et Lightroon Classic (Jpeg en traitement final).
       

       
      Cordialement,
      Stef.
    • By Astro52
      Bonjour,
       
      J'ouvre donc avec quelques jours de retard la chronique de mon voyage hiver-printemps 2022.
       
      Les frontières du Maroc étant fermées, je me suis installé à Moura au Portugal le 22 janvier, en attendant de voir l'évolution des frontières. Je vous épargne les détails de mon arrivée dans des ruelles d'une étroitesse impraticable, et les difficultés logistiques de cette ville improbable. Comme à Limans en 2019, et contrairement à ce qui avait été promis, le stationnement est une source de stress. Mais bon, les choses se mettent en place, donc je ne vais pas m'étendre là-dessus. Et au regard de la météo exceptionnellement désastreuse dans le sud marocain pour cette période de l'année, je ne me trouve pas plus mal au Portugal pour l'instant.
       

       

       
      Un rapide tour nocturne dans la région permet de se rendre compte très rapidement qu'on n'a pas du tout l'impression d'être dans une réserve de pollution lumineuse qui couvrirait un dixième du pays et qui serait une destination astronomique mondialement réputée pour la noirceur de son ciel. Les pratiques d'éclairage sont les mêmes qu'ailleurs en Europe, et si les mauvais designs de lampadaire semblent moins fréquents, le recours à des LED d'une puissance excessive et à l'éclairage inutile de certaines zones, sans aucune extinction nocturne, est strictement identique à ce qu'on connaît en France. Ce n'est pas pour nier l'intérêt de la région pour l'astronomie : la densité de population est faible, et la forme tentaculaire du lac rend de vastes zones quasiment inaccessibles, donc très peu éclairées. Mais les pratiques d'éclairage, qui n'ont rien de celle d'une "réserve", amènent à devoir chercher où se cachent les bons sites d'observation. D'autant qu'il est très difficile de s'arrêter au bord des routes dans la péninsule ibérique, l'équivalent de nos chemins de terre dans les champs y étant fermés dans 95% des cas.
       
      L'intérêt du lac d'Alqueva est aussi de voir à l'oeuvre un micro-climat. Les prévisions météo y sont en effet assez peu fiables, et la présence de cette vaste étendue d'eau dans une région aride contribue à dégager le ciel dans certaines zones et inversement dans d'autres.
       
      Soirée du 23 janvier :
      C'est donc dans l'espoir de bénéficier du microclimat du lac que je suis sorti ce soir-là, les prévisions météo étant mauvaises. Je me suis rendu sur le lieu repéré sur Google Earth à l'avance, à l'ouest du lac. Le chemin est effectivement ouvert et praticable. Il permet de se rendre au sommet de la colline, sur un spot où la ligne électrique ne gêne pas vraiment.
       

       

       

       
      La cible prévue était NGC925, mais comme il était possible que le ciel soit dégagé uniquement dans la direction opposée, PK164+31.1 était aussi envisagée en cible alternative.
      Pour ce qui est du microclimat, ce fut assez probant. C'est bien dans la direction du lac que le ciel était et demeurait le plus dégagé, tandis que le sud et l'ouest restaient nuageux. La cible alternative est donc tout de suite devenue une évidence, après quelques hésitations à regarder l'avancée des nuages avant d'installer le télescope.
      Vient ensuite la question de la pollution lumineuse, et là, la déception s'impose rapidement. Les points lumineux et les halos encerclent le site d'observation. Ca reste un très bon site de campagne, mais on est loin des pratiques d'éclairage qu'on s'attendrait à voir dans une réserve. Arrive la mesure avec des poses de 7 minutes en L sur PK164+31.1 soit mon temps de pose de référence sur les galaxies.
      Ma valeur de référence est 500 ADU sur Iris (en 15 bits) de fond de ciel, pour 7 minutes en L, au zénith dans mon site d'Hauviné après extinction à 22h des villages de la vallée de l'Arne. Ici, bien que pas encore au zénith mais assez haut et dans la direction la plus sombre, le verdict tombe : 450 ADU... 1800 km pour gagner -10% de fond de ciel. Bien sûr le ciel est un peu nuageux, ce qui peut refléter la pollution lumineuse, mais au regard du nombre d'étoiles visibles à l'oeil nu et de l'aspect très convaincant de la voie lactée hivernale, la transparence ne semble pas pouvoir être l'explication.
       
      Ce premier test en 5 poses de 7 minutes en L confirme la difficulté de l'objet :
       
      https://astro52.com/photo/stock/PK164-lum-23-janvier-alqueva.jpg
       
      Au moins la monture CGEM fonctionne remarquablement bien : déclinaison autoguidée par le sud donc pas de problème électronique, pas de vent, peu de turbulence.
      Tout cela encourage à pousser beaucoup plus loin les temps de pose : 15 minutes en H-alpha. Un truc que je ne fais jamais avec mes problèmes de monture.
       
      3 poses de 15 minutes suffisent à montrer que c'est cette voie qu'il faut prendre :
       
      https://astro52.com/photo/stock/PK164-23-janvier-alqueva.jpg
       
      De fait la L ne contient aucun détail que la H-alpha n'aurait pas.
      De fait, pas besoin de régler le tout nouveau correcteur de tilt, placé en position neutre. L'identification de la source du jeu dans le montage et sa résolution semble suffire à retrouver des étoiles propres sur tout le champ. La performance de la monture au regard des problèmes qu'elle me cause d'habitude, et de Topaz Denoise lors du traitement de ce brouillon sont même assez bluffantes.
       
      Ensuite, ma cible monte vers le nord tandis que les nuages progressent dans l'autre sens. Les deux finissent par se rejoindre.
       
      Je pointe alors NGC 3198, qui ne figure pas du tout dans mon planning 2022, pour voir à quoi elle ressemblerait, car elle est encore dans une des rares zones épargnées par les nuages. Je lance une pose de 7 minutes, mais les nuages l'interrompent à la moitié. Il est temps de rentrer se coucher. La Lune n'aurait pas tardé de toute façon.
       
      Reste à trouver un site plus qualitatif, puisqu'il apparait clairement que la direction ENE est à la fois la plus épargnée des nuages par l'effet lac, et la moins marquée par la pollution lumineuse.
       
       
      24 janvier :
      ciel couvert
       
       
      à suivre...
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
    • By jean dijon
      Bonjour à tous,
       
      j'ai fait l'acquisition d'une camera ZWO ASI294mm récemment et j'ai été très surpris du bruit (est ce bien du bruit) ou des fluctuations locales de la réponse des pixels qui donne aux flats un aspect très grumeleux. cf photo ci dessous.
      je me pose donc deux questions 
      _ Aux propriétaires de cette camera est ce que vous avais la même chose donc est ce que c'est normal ou bien ma camera a t'elle un problème?
      voici un morceau de flat gain 200 dynamique 24000 écart type local (dans une zone au centre sans gradient) 370 :

       
      quand je fait le rapport de 2 images flats le résultat n'est pas mieux le gradient disparaît mais les fluctuation perdurent écart type de 500 ?!!!!!
      d'ou ma deuxième question:
      _comment éviter des fluctuations pareilles sur le flat maître obtenu (à partir de 30 flats) j'ai un écart type de 117 
      merci pour vos réponses
       
      jean
       
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