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Leonard et M3 : première impression

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Avec Astrosurface pour les deux stacks : un pour les étoiles avec la comète filée et l'autre pour la comète avec les étoiles filées.

 

Dans Photoshop j'élimine, sur la seconde, les trainées au moyen de l'outil "remplacement de couleur". Il suffit ensuite de superposer les deux images en éliminant de la seconde l'image bougée de l'amas, et sur la première la trainée de la comète, toujours par la même fonction "remplacement de couleur".

 

Le mode de superposition le plus efficient semble être la lumière tamisée à environ 50%. La suite et fin c'est du cosmétique pour harmoniser la teinte des deux images.

 

Pour faciliter les choses on peut aussi ajouter en couche de base une pose de plus réalisée avec une forte sensibilité (ici : 32000 iso) pour servir de base de luminance à la comète.

 

Bons traitements.

Edited by astrocomets
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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

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    • By Bungert
      Bonsoir,
       
      En Lorraine la nuit dernière offre un ciel "gentil" entre les nuées diffuses.
      Là une image de cette comète.
      Daniel Skywatcher officie en même temps quelques kilomètres plus à l'Est.
      Merci Daniel pour l'empilement des 50 brutes à 6 ou 8 secondes de pose faite au T300 Marcon.
      Il est enfin équipé d'un bon correcteur de coma, mais je n'enserre pas le filtre CLS afin de garder après traitement l'éventuel vert de la chevelure.
      La comète est décentrée pour aussi enregistrer l'amas ouvert.
       
      Bon ciel;
      f.
       
      Ah oui... petit cadeau noctulescent à l'aube.
       
      Champ complet au Canon R

       

       

       

       

    • By COM423
      Bonsoir,
       
      La comète C/2022 E3 (ZTF) a été découverte récemment, le 02 mars 2022 à la magnitude 17.2.
      Elle ne passe au périhélie que 12 janvier prochain (à 1.1 ua du Soleil) et elle passera très près de la Terre (périgée à 0.3 ua) dans les semaines qui suivent.
      Elle pourrait alors atteindre la magnitude 5 ou 6, et en plus ses conditions d'observation seront excellentes en février 2023

      ©Seiichi Yoshida : http://www.aerith.net/comet/catalog/2022E3/2022E3.html
       
      Elle était quasi-stellaire il y a quelques mois encore, la queue a commencé à apparaître en mai et je la trouve déjà plutôt photogénique en ce mois de juin, je vous laisse en juger :

       
      Elle est dans un champ très dense d'étoiles, j'ai guetté les rares nuits où elle avait le bon goût de passer enfin dans un coin de ciel qui ne soit pas saturé d'étoiles, ce qui était le cas ce 01 juin au matin.
       
      Pas d'objet de ciel profond spécialement intéressant dans le champ de cette nuit-là, mais juste pour le plaisir je vous mets quand même la full :
       
      ( Clic droit puis Ouvrir dans un Nouvel onglet/Nouvelle Fenêtre pour voir l'image à 100% )

      La comète est juste sous la grosse étoile jaune brillante au centre
       
      Newton SW 200/800 avec correcteur de coma, caméra ASI 294-MCpro + IR-cut,  Nord à peu près en Bas
      Monture AZ-EQ6 - ASIAir - poses guidées avec dithering
      Le 01 juin 2022 de 01h09 à 02h34 utc
      Température  -15°C et Gain 120
      Traitement Siril 1.0.2, Finition avec Gimp 2.10.28
      Échantillonnage natif  : 1,25"/pixel
       
      C'est donc une comète qui devrait s'avérer intéressante à suivre
       
      Bonne nuit.
       
    • By COM423
      Bonjour,
       
      La comète C/2021 O3 (ICARE Panstarrs) a été découverte le 26 juillet 2021 quasiment à la magnitude 20 mais on s'est vite aperçu qu'elle passerait très près du Soleil, le 21 avril 2022, à 0,29 ua seulement, soit plus près que l'orbite de Mercure !
      Elle avait donc le potentiel de devenir une comète brillante et a suscité l'espoir de flirter avec la magnitude 4 ou 5 vers la fin avril 2022.
       
      Toutefois, compte-tenu de sa magnitude absolue (mag à 1ua de la Terre et du Soleil) révélant un astre de taille modeste, on se doutait qu'à trop flirter avec le Soleil, elle risquait de se consumer entièrement...
      On utilise la limite de Bortle (si intéressé, voir ici : https://earthsky.org/astronomy-essentials/bortle-survival-limit-for-comets/  in english) et C/2021 O3 se classait sous cette limite...
       
      Peu après son périhélie, la comète était très basse et difficilement tentable mais clairement pas détectable à la magnitude espérée. Puis, début mai, quand son élongation a un peu augmenté, ses restes ont pu être imagés : elle n'a pas survécu, mais il reste un nuage de débris, d'ailleurs décalé de la position attendue.
       
      J'ai pu l'imager pour ma part le 17 mai au soir, première nuit où la lune autorisait une courtee séance d'imagerie crépusculaire sans qu'elle n'illumine le ciel :

      ( 2"/pixel )
       
      Cette image travaillée sous Gimp la révèle au mieux, mais elle est un peu trompeuse sur l'aspect fantomatique des restes de la comète, voici le crop Siril du compositage somme en visu Auto-ajustement (100%, 1,25"/pixel):

       
      La mesure de magnitude d'un astre aussi diffus et étendu n'est pas aisée, d'autant qu'elle se baladait dans un champ assez riche et qu'en augmentant la fenêtre de mesure, on intègre fatalement des étoiles...
      La coma mesure a minima 2,2' de diamètre, même si elle n'est facilement visible que sur 0,8' seulement :

      ( Canal Vert )
      En prenant une ouverture de 120 pixels, on trouve une magnitude globale m1=12.7
       
      Pas sûr qu'il reste vraiment un noyau, mais la magnitude du centre des débris, pour un rayon de 6", donne : m2 = 18.2
       
      Si le champ complet vous tente, voici la full ( Clic droit/ Ouvrir Nouvel onglet ou Nouvelle Fenêtre ) :

      Newton SW 200/800 avec correcteur de coma, caméra ASI 294-MCpro + IR-cut,  Nord à peu près en Haut
      Monture AZ-EQ6 - ASIAir - poses guidées avec dithering
      143 poses de 30s, Gain 120, bin1x1 à -15°C : temps d'intégration de 01h 11min 30s
      Traitement Siril 1.0.2, Finition avec Gimp 2.10.28
      Échantillonnage ramené à 2"/pixel
       
      Le plus amusant dans l'histoire, c'est que je la trouve plus photogénique maintenant qu'avant son périhélie, où elle était assez brillante mais d'aspect stellaire
      Bon ciel à vous.
    • By Presikheaven
      Une nouvelle étude réalisée par une équipe belge à l'aide des données du Very Large Telescope de l'Observatoire européen austral (VLT de l'ESO) a montré que du fer et du nickel existent dans l'atmosphère des comètes de notre système solaire, même celles qui sont éloignées du Soleil. Une étude distincte menée par une équipe polonaise, qui a également utilisé les données de l'ESO, a signalé que de la vapeur de nickel est également présente dans la comète interstellaire glacée 2I/Borisov. C'est la première fois que des métaux lourds, habituellement associés à des environnements chauds, sont découverts dans l'atmosphère froide de comètes lointaines.
       
      "Ce fut une grande surprise de détecter des atomes de fer et de nickel dans l'atmosphère de toutes les comètes que nous avons observées au cours des deux dernières décennies, soit une vingtaine d'entre elles, et même dans celles qui sont éloignées du Soleil, dans l'environnement froid de l'espace", déclare Jean Manfroid de l'Université de Liège, en Belgique, qui dirige la nouvelle étude sur les comètes du système solaire publiée aujourd'hui dans Nature. 
       
      Les astronomes savent que des métaux lourds existent dans les intérieurs poussiéreux et rocheux des comètes. Mais, comme les métaux solides ne se "subliment" généralement pas (deviennent gazeux) à basse température, ils ne s'attendaient pas à les trouver dans l'atmosphère des comètes froides qui voyagent loin du Soleil. Des vapeurs de nickel et de fer ont même été détectées dans des comètes observées à plus de 480 millions de kilomètres du Soleil, soit plus de trois fois la distance Terre-Soleil.
       

       
      L'équipe belge a trouvé du fer et du nickel en quantités à peu près égales dans l'atmosphère des comètes. Les matériaux de notre système solaire, par exemple ceux que l'on trouve dans le Soleil et dans les météorites, contiennent généralement environ dix fois plus de fer que de nickel. Ce nouveau résultat a donc des implications pour la compréhension par les astronomes des débuts du système solaire, bien que l'équipe soit encore en train de décoder ce que sont ces implications. 
       
      "Les comètes se sont formées il y a environ 4,6 milliards d'années, dans le très jeune système solaire, et n'ont pas changé depuis. En ce sens, elles sont comme des fossiles pour les astronomes", explique Emmanuel Jehin, co-auteur de l'étude et également de l'Université de Liège.
       
      Alors que l'équipe belge étudie ces objets "fossiles" avec le VLT de l'ESO depuis près de 20 ans, elle n'avait jusqu'à présent pas repéré la présence de nickel et de fer dans leurs atmosphères. "Cette découverte est passée sous le radar pendant de nombreuses années", explique M. Jehin. 
       
      L'équipe a utilisé les données de l'instrument Ultraviolet and Visual Echelle Spectrograph (UVES) du VLT de l'ESO, qui utilise une technique appelée spectroscopie, pour analyser les atmosphères des comètes à différentes distances du Soleil. Cette technique permet aux astronomes de révéler la composition chimique des objets cosmiques : chaque élément chimique laisse une signature unique - un ensemble de lignes - dans le spectre de la lumière des objets.
       
      L'équipe belge avait repéré des lignes spectrales faibles et non identifiées dans ses données UVES et, en y regardant de plus près, a remarqué qu'elles signalaient la présence d'atomes neutres de fer et de nickel. L'une des raisons pour lesquelles les éléments lourds étaient difficiles à identifier est qu'ils existent en très petites quantités : l'équipe estime que pour chaque 100 kg d'eau dans l'atmosphère des comètes, il n'y a qu'un gramme de fer et à peu près la même quantité de nickel.
       
      "Habituellement, il y a 10 fois plus de fer que de nickel, et dans les atmosphères de ces comètes, nous avons trouvé à peu près la même quantité pour les deux éléments. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'ils pourraient provenir d'un type particulier de matériau à la surface du noyau de la comète, se sublimant à une température assez basse et libérant du fer et du nickel dans des proportions à peu près identiques", explique Damien Hutsemékers, également membre de l'équipe belge de l'Université de Liège.
       
      Bien que l'équipe ne soit pas encore certaine de la nature de ce matériau, les progrès de l'astronomie - tels que l'imageur et le spectrographe METIS (Mid-infrared ELT Imager and Spectrograph) du prochain Extremely Large Telescope (ELT) de l'ESO - permettront aux chercheurs de confirmer la source des atomes de fer et de nickel présents dans l'atmosphère de ces comètes.
      L'équipe belge espère que son étude ouvrira la voie à de futures recherches. "Maintenant, les gens vont rechercher ces lignes dans leurs données d'archives provenant d'autres télescopes", explique Jehin. "Nous pensons que cela va également déclencher de nouveaux travaux sur le sujet".
       
      Métaux lourds interstellaires

      Une autre étude remarquable publiée aujourd'hui dans Nature montre que des métaux lourds sont également présents dans l'atmosphère de la comète interstellaire 2I/Borisov. Une équipe polonaise a observé cet objet, la première comète extraterrestre à visiter notre système solaire, à l'aide du spectrographe X-shooter du VLT de l'ESO lorsque la comète est passée à proximité il y a environ un an et demi. Ils ont découvert que l'atmosphère froide de 2I/Borisov contient du nickel gazeux. 
       

       
      "Au début, nous avions du mal à croire que le nickel atomique pouvait réellement être présent dans 2I/Borisov si loin du Soleil. Il nous a fallu de nombreux tests et vérifications avant de pouvoir nous convaincre", explique l'auteur de l'étude, Piotr Guzik, de l'université Jagiellonian en Pologne. Cette découverte est surprenante car, avant les deux études publiées aujourd'hui, les gaz contenant des atomes de métaux lourds n'avaient été observés que dans des environnements chauds, par exemple dans l'atmosphère d'exoplanètes ultra-chaudes ou de comètes en cours d'évaporation qui passaient trop près du Soleil. 2I/Borisov a été observée alors qu'elle se trouvait à quelque 300 millions de kilomètres du Soleil, soit environ deux fois la distance Terre-Soleil.
       
      L'étude détaillée des corps interstellaires est fondamentale pour la science, car ils sont porteurs d'informations inestimables sur les systèmes planétaires extraterrestres dont ils sont issus. "Nous avons tout à coup compris que le nickel gazeux est présent dans les atmosphères cométaires dans d'autres coins de la Galaxie", explique le coauteur Michał Drahus, également de l'Université Jagellonne. 
       
      Les études polonaise et belge montrent que 2I/Borisov et les comètes du système solaire ont encore plus en commun que ce que l'on pensait. "Imaginez maintenant que les comètes de notre système solaire aient leurs véritables analogues dans d'autres systèmes planétaires - comme c'est cool !", conclut Drahus.
    • By COM423
      Bonsoir les amis,
       
      C/2019 T4 (ATLAS) est une comète moyennement brillante, qui sera bientôt au périhélie (le 09 juin) et remonte surtout peu à peu en déclinaison (là elle était à -13°).
      Je tenais à l'imager du coup cette lunaison, et elle s'ajoute à la (longue) liste des comètes du moment en conjonction avec des galaxies
       
      J'avais vu que NGC 3831 était dans le même champ qu'elle en ce soir du 08 mai, bon elle est loin d'être transcendante mais c'est toujours intéressant une conjonction et finalement, il y en a quelques autres, dont une qui m'a vraiment intrigué par son aspect et sa couleur bleutée : je l'ai retrouvée sous l'appellation 2MASX J11423118-1257592.
       
      * Commençons par le champ annoté avec les protagonistes principaux :

       
      * Et le crop de cette nouvelle conjonction :

       
      J'ai mesuré la comète vers m1=12,7, elle a une chevelure de 1,6' de diamètre et une queue de 4,1' vers PA=233° (le Nord est vers le bas de l'image).
       
      Je suis un simple contemplatif en matière de galaxies et absolument pas un spécialiste, et je trouvais que la galaxie 2MASX J11423118-1257592 avait un aspect inhabituel : du coup, j'ai fait quelques recherches et appris au passage un terme nouveau : c'est une ELG pour "Emision-Line Galaxy". Ce terme désigne des galaxies lointaines et indique qu'elles forment des étoiles à haute cadence. Elle est de mag 17,3.
      Elle reste discrète sur mon image, voici comment la montre Aladin Lite :

       
      * Pour conclure, voici le champ complet si vous avez envie defaire un tour sur la full :
      ( Clic droit puis Ouvrir dans un Nouvel Onglet/Nouvelle fenêtre pour la voir à 100% )

      Newton SW 200/800 avec correcteur de coma, caméra ASI 294-MCpro + IR-cut,  Nord à peu près en Bas
      Monture AZ-EQ6 - ASIAir - poses guidées avec dithering
      Le 08 mai entre 19h58 et 21h05 utc
      21 poses de 03min à -20°C et Gain 120, Temps d'intégration de 01 h 03 min
       
      Traitement Siril 1.0.1, Finition avec Gimp 2.10.28
      Échantillonnage ramené à : 2"/pixel
       
      Bonne nuit.
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