leonardcauvra

Astuce 8 de JL Dauvergne (utilisation ADC): question bête

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Coucou,

Le temps ne se prête pas à l'astro de par chez moi, alors on farfouille sur le web. J'ai regardé quelques vidéos du chef JL et l'astuce n° 8 concernant  l'usage de l'ADC m'a rappelé une question que je m'étais abstenu de vous poser (timidité ? peur du ridicule ? perte de mémoire instantanée ?). Pour commencer, ma question peut-être illustrée par ce cliché d'écran montrant JL en pleine démonstration ...

637e5fd8299c9_ADClhorizontalJLDauvergne.jpg.3a65d7fbd5516e2fc91f43f37de906a0.jpg

Et alors, ma question bête. Hem hem ... "mettre à l'Horizontal" ça veut bien dire ce que ça dit (ouais bon), c'est-à-dire que lorsqu'on se lance dans le réglage on a l'ADC vissé sur le tube avec la ligne imaginaire entre les deux manettes à l'horizontal .. par rapport au sol, heu, oui, comment dire, peu importe la position du tube sur sa monture équatoriale ?

Vous aurez compris que j'ai l'intention de voir si je suis capable de maitriser un ADC sur le DK315. Ah oui, je vous ai pas dit ! Le tube est revenu de chez le docteur, il est en pleine forme, le rapport d'analyse est bon. C'est juste l'utilisateur, donc, qui est pas au top (vous l'aurez compris pour ceux qui suivent la saga du DK315).  Dès que je pourrai, je ferai un test sans rien toucher aux boutons fatidiques (si je suis précautionneux, les réglages ne devraient pas bouger).

Voilà, donc, affaire à suivre, et si entretemps vous avez une réponse à ma question, je suis preneur !

Et bons cieux, peut-être, pour vous.

Claude N.

 

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Salut Calude

 

il y a 31 minutes, leonardcauvra a dit :

peu importe la position du tube sur sa monture équatoriale ?

 

Ben oui, comme tu dis, l'horizontale c'est l'horizontale peu importe dans quelle position est le tube. Il faut que la médiane des 2 molettes reste horizontale, c'est tout. Après les molettes peuvent être écartées plus ou moins, mais toujours avec une médiane horizontale.

 

il y a 31 minutes, leonardcauvra a dit :

Dès que je pourrai, je ferai un test sans rien toucher aux boutons fatidiques (si je suis précautionneux, les réglages ne devraient pas bouger).

 

oui alors ça, ça m'étonnerait un peu que la collimation ne bouge pas un peu ... franchement je t'encourage à la vérifier et à faire les petites retouches qui vont bien sur étoile. Maintenant qu'il est bien réglé, tu ne crains rien avec des petits ajustements.

 

JP

Edited by JP-Prost
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Salut Claude,

Comme JP, horizontal c'est horizontal :)

D'ailleurs aujourd'hui certains ADC sont livrés avec un niveau.

Moi, il y a longtemps que j'en ai adapté un sur le mien ( un ASH de première génération ) ;)

 

adc_ash.jpg.588ed0d10489fe2b5f8ac25c7eed28bb.jpg

 

Bonne soirée,

AG

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il y a une heure, JP-Prost a dit :

Ben oui, comme tu dis, l'horizontale c'est l'horizontale

 

oui mais ça dépend si c'est horizontal par le haut ou par le bas ! Je te trouve bien péremptoire voire perpendiculaire  xD

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Moi, c'est le dessin de Guillaume dans le bas de ce post qui m'a ouvert les yeuilles

 

 

 

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De mon côté, j'ai dévissé la manette 1 du ZWO pour la visser à 180 degrès en face sur le prisme, en position 3. Utilisation sur sct.

Du coup, j'ai la correction ZERO avec les manettes à l'horizontale (la même horizontale que celle vue plus haut) et la correction MAX avec les deux manettes en bas.

Je trouve ça plus fonctionnel à l'utilisation (que de travailler avec les manettes en 1 et 2)

adc.jpg.7e54fba7adb69513e78dac7c56e99d43.jpg

 

Edited by olivufu
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je regarde la "bubule" et les 2 anneaux rouge et bleu dans asistudio qui doivent ne faire plus qu'un ou presque.....et la tronche de ma planéte à l'écran.

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Il y a cette solution là, qui fonctionne très bien 🙂

Daniel 

 

 

 

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Encore un autre truc ;) 
Si vous utilisez un Wratten 47 pour régler l'ADC (cf mon dernier article dans As mag), il suffit de regarder la direction de correction entre les deux transmissions : la bleue doit se diriger vers la rouge...

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Il y a 17 heures, leonardcauvra a dit :

Et alors, ma question bête. Hem hem ... "mettre à l'Horizontal" ça veut bien dire ce que ça dit (ouais bon), c'est-à-dire que lorsqu'on se lance dans le réglage on a l'ADC vissé sur le tube avec la ligne imaginaire entre les deux manettes à l'horizontal .. par rapport au sol, heu, oui, comment dire, peu importe la position du tube sur sa monture équatoriale ?

C'est ça, horizontal par rapport au sol et peu importe la position (l'orientation) du tube.

Pour me faciliter la manip, j'ai fait un montage avec une bague rotative (devant la RAF), montage que m'avait montré @sebseacteam IMG_20221124_123239.thumb.jpg.0a40dce6581898797aeccd9a9f3cff73.jpg

Sur mon SCT, il est donc monté comme ça, horizontal. Au fur et à mesure que le temps passe, je réoriente le tout via la bague rotative et je réoriente ensuite la caméra par rapport au tube, c'est à dire un côté du capteur aligné par rapport à la queue d'aronde (par exemple). Si tu ne reprends pas l'orientation de la caméra, les mouvement gauche/droit-haut/bas ça se complique un peu, surtout en lunaire...

IMG_20221124_123307.jpg.f91b5f4533c21caf7af94d5eda6bc7d2.jpg

 

Au cas où, la notice de l'ADC ZWO in french : ADC QuickGuide.pdf

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Il y a 18 heures, leonardcauvra a dit :

Coucou,

Le temps ne se prête pas à l'astro de par chez moi, alors on farfouille sur le web. J'ai regardé quelques vidéos du chef JL et l'astuce n° 8 concernant  l'usage de l'ADC m'a rappelé une question que je m'étais abstenu de vous poser (timidité ? peur du ridicule ? perte de mémoire instantanée ?). Pour commencer, ma question peut-être illustrée par ce cliché d'écran montrant JL en pleine démonstration ...

637e5fd8299c9_ADClhorizontalJLDauvergne.jpg.3a65d7fbd5516e2fc91f43f37de906a0.jpg

Et alors, ma question bête. Hem hem ... "mettre à l'Horizontal" ça veut bien dire ce que ça dit (ouais bon), c'est-à-dire que lorsqu'on se lance dans le réglage on a l'ADC vissé sur le tube avec la ligne imaginaire entre les deux manettes à l'horizontal .. par rapport au sol, heu, oui, comment dire, peu importe la position du tube sur sa monture équatoriale

Oui et c'est poyr degrossir. Cet angle tu l'ajuste à l'écran une fois que tu es sur ta cible. Surexpose la planète pour ça. 

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Il y a 19 heures, leonardcauvra a dit :

Dès que je pourrai, je ferai un test sans rien toucher aux boutons fatidiques (si je suis précautionneux, les réglages ne devraient pas bouger)

Heu touche M1 pour la collimation quand même... tu as un DK pas une fsq.

Edited by jldauvergne
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On en reparle un mardi claude si tu veux mais effectivement "l'horizontale" de l'image sur ton tube sera celle du tube. C'est facile à trouver.

Sur un ADC mk3, tu peux venir fixer un petit niveau sur l'axe du bouton. Ce sera précis, ou si tu préfères, pas moins précis que ton appréciation de l'horizontalité !

Sur un mk2 ou tout autre avec 2 tiges, c'est un peu plus tordu, il vaut mieux travailler de visu à l'oculaire.

Moi j'ai résolu le problème en fixant le niveau sur ma platine de correction d'offset. Une fois l'ADC aligné et le bouton en place, plus rien ne bouge et c'est parfait !

Comme ça, j'ai ma platine réglé sur l'axe (offset zéro), j'aligne la bulle sur l'horizontale, je place ma cible au centre du champ, je règle l'ADC (visuel ou assisté par FireCapture) et je corrige l'offset par la platine sans rien toucher d'autre.

Pour de faibles correction et en planétaire, le ROI peut suffire bien sûr (pas besoin de platine) mais pour toi qui est un fin observateur lunaire cela peut avoir son importance.

 

Marc

 

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il y a 43 minutes, patry a dit :

Ce sera précis, ou si tu préfères, pas moins précis que ton appréciation de l'horizontalité !

ça j'ai des gros doutes, tu ne sais pas avec quelle précision sont montés les prismes. Je ne me fie que à ce que je vois et c'est précis. Sur le GreatStar je suis quasi certain qu'il n'est pas parfaitement vertical par exemple. Si tu en as un ou ça coïncide parfaitement c'est peut être un coup de chance.

 

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Juste pour voir la bête, je ne sais plus à quelle occasion je me le suis procuré. Marque TS apparemment.

637f814b5ec86_ADCTS.jpg.4676a0915a239e2bf8fc77794f1da0d7.jpg

Claude N.

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C'est un mk2 de pierro astro. Chaque prisme est réglable indépendamment. Là où cela se complique c'est que l'horizontale doit être confondue avec la bissectrice des deux angles .. vachement facile à appréhender de nuit, au cul de l'instrument.

 

il y a 46 minutes, jldauvergne a dit :

ça j'ai des gros doutes, tu ne sais pas avec quelle précision sont montés les prismes. Je ne me fie que à ce que je vois et c'est précis. Sur le GreatStar je suis quasi certain qu'il n'est pas parfaitement vertical par exemple. Si tu en as un ou ça coïncide parfaitement c'est peut être un coup de chance.

 

Pour le réglage "de visu", bravo si tu y arrives, mais, depuis que j'utilise un mk3 plus une bulle de niveau je trouve cela (vraiment) beaucoup plus simple. Pour moi il y a deux~trois choses à vérifier avec l'ADC mk3 (papier quadrillé ou mieux millimétré)  :

  • (Tous ADC) Normalement les 2 prismes ont une "force" nulle quand le bouton est au minimum. Cela se vérifie en 2 secondes en visuel ; tu fais tourner l'ADC sur lui-même, le champ ne tournera pas => c'est bon.
  • (MK3) Ensuite l'action du bouton pourrait (ce serait surprenant) ne pas interagir de la même façon sur un prisme que sur l'autre => là tu engendre un tilt de la référence horizontale qui serait d'autant plus importante que la force de la correction est importante. Là encore cela se vérifie si tu poses l'ADC sur une feuille millimétrée. Quand tu tournes le bouton, l'image se décale le long d'une même direction et cette direction est la même quelque soit la force du bouton ! Bon c'est ce qui arrives tout le temps avec un mk2 (c'est vachement difficile d'ouvrir autant un prisme que l'autre) et c'est l'intérêt du mk3 justement ! Encore en mk2 avec une référence (il faut l'avoir) et des graduations passe encore mais sans ... ?
  • (MK3) Enfin ce n'est pas impossible que cette référence horizontale ne soit pas dans l'axe du bouton. En gros, les prismes sont bien alignés (voir point 1) mais pas par rapport au bouton ! C'est pas grave ce qui compte c'est de trouver la référence horizontale (papier millimétré) ... cela prend 10 secondes à faire et c'est beaucoup plus précis que d'appréhender un liseré d'une fraction de seconde d'arc noyé dans la turbulence (sans avoir de de référence horizontale) ! Surtout, une fois que c'est fait, tu utilises l'ADC sans te poser de question ! Je dois avoir de la chance car pour moi cela tombe sur l'axe !

Marc

 

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il y a 2 minutes, patry a dit :

Pour le réglage "de visu", bravo si tu y arrives

Si tu n'y arrives pas visuellement tu peux être certain que ton réglage n'est pas parfait. Donc c'est pas question de bravo, c'est question que c'est mieux de s'assurer que c'est régler en pratique et pas juste horizontal en théorie. 

 

il y a 4 minutes, patry a dit :

graduations passe encore mais sans ... ?

J'ai fait avec 2 molettes et sans graduation pendant des années et sans problème. Si il fallait revenir en arrière ce serait avec plaisir, le préfère l'ergonomie à 2 molettes. 

 

 

il y a 5 minutes, patry a dit :

mais pas par rapport au bouton !

Ben oui c'est de ça dont je parle. Je ne pige pas ton histoire de papier millimétré, c'est quoi ta référence  ? Si je faisais ce genre de manip je mettrais un fil en avant plan sur l'axe du bouton. 
Mais encore une fois je ne vois pas pourquoi se compliquer sur quelque chose dont le réglage est trivial à l'écran.
Si ce n'est pas indiscret, tu es daltonien ? Normalement 1 personne sur 10 l'est (du moins un homme sur 10) et je peux comprendre que certains ne soient pas à l'aise du coup et aient besoin d'astuces de ce type. Mais autrement je ne comprends pas très bien.
 

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Non, à priori pas daltonien. J'imagine que mon ophtalmo me l'aurait dit !

Tiens en image le coup du papier millimétré (Merci LibreOffice Draw).

 

637fd9099fb5f_Clipboard1.jpg.5b79c46916a39cb59f3aac01f27afe1e.jpg

 

La feuille est dessous, et tu la vois au travers de l'ADC (le cercle).

Cas 1 tout est aligné aucun changement et même en tournant l'ADC, les lignes se coupent toujours (tu a vérifié ton "zéro")

Cas 2 Je provoque un décalage de 1° et un offset d'un fraction de mm, cela se voit immédiatement (la référence de l'horizon est précis au degré près).

Cas 3 pas d'angle mais un offset un peu plus prononcé avec un réglage de l'ADC dans la verticale. Là encore le moindre décalage se voit immédiatement.

 

Cela permet de travailler sans "ciel". Sur le ciel tu peux vérifier l'axe de réglage avec une caméra pour voir "où" ta cible se déplace (dans un système à 2 prismes, tu n'a pas ce problème toi).

 

Marc

 

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il y a 23 minutes, patry a dit :

(dans un système à 2 prismes, tu n'a pas ce problème toi).

J'ai le problème de 2 degrés de liberté de réglage, ça ne change rien. Par contre si je fais ta manip avec du papier derrière ça ne bougera pas. Donc ce serait un problème si je voulais la faire. Il me reste un ADC ZWO néanmoins. Ca reste un excellent produit, il est sur ma bino.

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Le 24/11/2022 à 09:42, Christophe Pellier a dit :

 

Encore un autre truc ;) 
Si vous utilisez un Wratten 47 pour régler l'ADC (cf mon dernier article dans As mag), il suffit de regarder la direction de correction entre les deux transmissions : la bleue doit se diriger vers la rouge...

 


Avec un filtre CLS ça marche bien aussi

c’est plus lumineux qu’avec le W47

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Le 27/11/2022 à 10:20, papatilleul a dit :

Avec un filtre CLS ça marche bien aussi

c’est plus lumineux qu’avec le W47

Oui, mais j'ai fait un essai - un seul il est vrai - et j'ai été moins convaincu ; c'est effectivement plus lumineux, mais les bandes sont moins séparées... A refaire cpdt !

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      S.O.S..
       
      Je dois dire que si ça me semble fait, c'est la seule explication possible, sachant que je ne peux malheureusement pas savoir si ça a résolu le problème... Quelqu'un ici a déjà vu ça ? Où à des pistes ? Je suis paumé:


    • By Andromedae93
      Bonjour tout le monde,

      Ces longs mois automnaux avec nuages et pluies incessants dans l'Est de la France me font apporter des modifications à mon setup astro.
      De plus en plus, je me questionne à passer une sur lunette afin de réduire le ratio plaisir/emmerdement (plus de collimation / question du backfocus correcteur de coma inexistant / meilleur contraste ...).
      Je possède actuellement un 200/800 avec correcteur de coma SW GPU et une ZWO ASI 1600 MMC PRO.

      Photo : LRGB - SHO de tout type.

      Je me renseigne donc sur les lunettes offrant certes un rapport F/D moins important, mais avec beaucoup moins de soucis mécanique / optique.
      Lunette je pense sur une focale "assez proche" des 800mm actuel.
      Budget : 2000€ - 2500€ max
      Neuf ou occasion
      Porte oculaire de bonne qualité

      Que me conseilleriez-vous comme lunette pouvant rentrer dans ces critères là ?

      Je pensais éventuellement à celle-ci : https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/lunettes-astronomiques/astrographes/lunette-astrographe-108-600-quintuplet-askar_detail
    • By bpollet
      Bonjour, je prépare un petit article pour les membres du clubcassini de Versailles, et je voulais vous en faire profiter en primeur. Je pense que ça peut être utile à plein de débutants, ici.
       
      Peut-être mériterait il d'être épinglé? je ne sais pas. Je laisse les administrateurs en juger, d'ailleurs, je ne sais même pas si je poste au bon endroit sur le forum.
       
      En tout cas, n'hésitez pas à compléter, commenter, m'insulter..
       
       
      A l’approche des fêtes de noël, vous souhaitez peut être acheter de quoi observer le ciel, mais vous êtes complètement perdus dans la jungle des prix et le jargon des astronomes amateurs. Vous avez déjà identifié un “tube” ou tuyau comme disent certains, mais vous ne comprenez pas pourquoi les prix vont du simple au triple voire beaucoup plus dans certains cas en fonction du modèle. 
       
      Alors ce post est fait pour vous. Il n’a pas pour vocation de débattre de l’utilité d’un télescope par rapport à une lunette. Je rappelle toutefois les domaines d’emploi des différents types de télescopes par ce très bon tableau tiré du site d’Optique Unterlinden.
       

       
      Voilà, maintenant que c’est présenté (succinctement et sans explication, je vous l’accorde),  je présume que votre choix est fait. Si ce n’est pas le cas et que vous êtes débutant vous pouvez commencer par ce test:
      https://www.webastro.net/Pages/choix_instrument_astronomie/
       
      Le but de ce post n’est vraiment pas de troller le forum, mais juste de vous expliquer le plus simplement possible (et donc je ne serai pas exhaustif) ce qui fait d’un télescope ou d’une lunette un produit beaucoup plus cher qu’un autre. Comme je ne suis sponsorisé par personne (pourtant j’aimerai bien), j’essaierai de ne donner aucune marque. Aussi, je ne rentrerai pas dans le débat du pays de fabrication. Il a de très bons opticiens partout dans le monde, même en Chine! D'ailleurs le premier fabricant mondial de télescope et de lunettes est chinois et il tire très honorablement son épingle du jeu sur le plan qualité et finition. Mais il est évident que ces produits d’Extrême Orient restent globalement moins chers que les produits européens, (même si ces dernières années, les coûts d’importation inversent doucement la tendance).

       
      Je n’aborderai que 2 types de tube, le tout pouvant être transposé aux autres tubes:
      Le réfracteur ou Lunette Le réflecteur ou télescope de Newton  
      La lunette
      La lunette est un instrument de choix pour l’astronome amateur, il est simple à utiliser, ne nécessite pas de collimation, et généralement propose de courtes focales pour ceux qui veulent observer/photographier les grands champs stellaires. Mais à focale et diamètre équivalent on trouve différents modèles.
      La lunette est composée d’un élément de verre (lentille) que la lumière traverse et qui “focalise” le faisceau lumineux jusqu’à l’oculaire, au point focal.

       
      La lunette “simple”:
      Les lois de l’optique et de la diffraction indiquent que le foyer d’une lentille en verre est différent en fonction de la longueur d’onde de la lumière. En d’autres termes, pour un faisceau de lumière blanche qui rentre par la lunette, la composante rouge ne se focalise pas au même endroit que la composante verte ou bleue. Les opticiens appellent ce phénomène l'aberration chromatique.

      Les premiers prix sont souvent des verres simples et pour de courtes focales c’est un problème puisque l’on n’arrive pas à obtenir une image parfaitement nette dans le rouge et dans le bleu en même temps. Pour de longues focales (F/D 10) le problème est moins gênant car moins prononcé. 
       
      Le doublet
      Pour compenser l’aberration chromatique, les opticiens ont inventé des formules à deux lentilles dont une est une lentille Extra low Dispersion (ED). Cette lentille, difficile à fabriquer, est coûteuse et peut être de différents types (nous ne rentrerons pas dans le détail). L’utilisation de ce verre, que l’on appelle verre de Crown (1) associé à un verre plus fin ou verre de Flint (2) permet de diminuer drastiquement les effets de l’aberration chromatique.

       
      Généralement seule la composante verte/bleue reste mal corrigée.
       
      Le doublet fluorite
      Le doublet fluorite est un doublet comme les autres, c’est juste qu’il utilise un verre de Crown avec la plus faible dispersion chromatique possible. Ce verre n’en est pas un en réalité, il s’agit d’un cristal particulièrement difficile à travailler: La fluorine qui est composée de fluorure de calcium CaF2.

      On trouve dans cette catégorie principalement des lunettes de fabrication japonaise (il y a plusieurs marques). Mais la qualité de fabrication japonaise associée et l'élément coûteux qu’est la fluorine en font des lunettes très chères, mais presque totalement exemptes d’aberration chromatique.
       
      Le triplet
      Heureusement il existe une solution moins coûteuse que l’emploi de la fluorine pour réduire l’aberration chromatique: L’emploi de trois lentilles dans ce qu’on appelle le triplet ou lunette apochromatique. Il n’est pas rare qu’entre les 3 lentilles faites de matériaux différents on trouve des liquides avec des propriétés optiques particulières dans le but de ramener le foyer de toutes les longueurs d’onde au même endroit. Il en résulte des images très nettes.

      Ce sont les lunettes les plus chères, mais qui procurent avec les doublets fluorites les meilleures images. Toutefois elles sont plus lourdes que les doublets fluorites à cause de l’emploi de 3 éléments de verre.
       
      Les variantes: quadruplet et quintuplet
      Le chromatisme n’est pas le seul défaut des lunettes. Les lunettes souffrent d’un autre mal: le champ n’est plan que sur une portion de l’axe optique. Alors que cela ne pose pratiquement pas de problème à l’observateur visuel, le photographe peut se retrouver, s’il utilise un grand capteur, avec des étoiles étirées dans les coins. Pour corriger cela, il est possible d’utiliser un correcteur de champs qui est lui-même un doublet. Sur un quadruplet, le correcteur de champs est directement intégré dans le porte oculaire d’un doublet. Il y a alors 4 lentilles au total (Quadruplet). Pour un quintuplet, il est intégré dans le porte oculaire d’un triplet.
      Évidemment cela a un coût certain. Ces solutions sont essentiellement dédiées aux astrophotographes qui peuvent choisir d’équiper à posteriori leur doublet ou triplet, mais qui se trouvent alors à devoir régler avec un très grande précision la distance du capteur de leur APN/caméra à l'arrière du correcteur pour obtenir l’image souhaitée. Sur un quadruplet ou un quintuplet, cette distance est préréglée et optimisée.
       
      Le carbone
      Lorsqu'on observe, il est fréquent que la température change au cours de la nuit. La plupart des tubes sont en aluminium. Ce matériau a un coefficient de dilatation important. Donc lorsque la température change de plus de 5°C, la mise au point change aussi. Pour un observateur visuel, cela n’a pas beaucoup d’importance, mais pour un astrophotographe qui vise la même cible toute une nuit sans toucher sa mise au point, les photos prises en fin de séance risquent bien de ne plus être au point du tout. Il est possible actuellement de corriger ce problème avec des moteurs de mise au point qui détectent les changements de température et corrigent tout seul la mise au point, mais l’une des solutions les plus efficaces reste encore d’utiliser le carbone en lieu et place de l'aluminium pour le corps du tube. Le carbone a un coefficient de dilatation beaucoup plus faible que l’aluminium (10 fois plus faible environ) et les corrections à apporter à la mise au point sont négligeables.
      Les autres intérêts du carbone sont la rigidité (si le tube est long) et la légèreté permettant de soulager la monture. Évidemment le carbone coûte bien plus cher que l’aluminium.
       
      La mise au point
      Un autre point important est la mise au point et le porte oculaire en particulier. Il est souvent proposé des mises au point démultipliées au 1:10 ou 1:7 qui permettent de trouver avec plus de précision le point focal de l’instrument. Bien que destiné plutôt aux astrophotographes, je dois admettre que c’est quand même bien pratique aussi en visuel pur. Outre la démultiplication un bon porte oculaire permet aussi de maintenir de lourdes charges sans bouger, tout en pointant au zénith et disposent d'un mécanisme de verrouillage qui ne modifient pas la mise au point. Un porte oculaire peut être constitué d’un rail à crémaillère ou bien d’un dispositif Crayford. Le second est constitué d’une plaque qui roule sur des rouleaux, et est beaucoup plus agréable, précis et souple à utiliser.
      Enfin d'autres options existent comme la possibilité de visser un filtre, ou de l’insérer dans le chemin optique, de faire tourner le porte oculaire autour de l’axe optique (bien pratique pour le cadrage). 
      Outre le mécanisme de mise au point, on trouve des portes oculaires au coulant 31,75mm (1,25”) dédiés à porter des oculaires de même taille exclusivement et des portes oculaires au format 50,80mm (2”) avec une bague de réduction pour pouvoir utiliser des oculaires 1,25” ou 2”. Ces derniers sont également intéressants en photographie car permettent généralement d’avoir des champs plus larges (sous réserve d’utiliser le capteur ad’hoc). La plupart des fournisseurs proposent actuellement des portes oculaires 2” de série, voire même plus gros, à part quelques marques notamment japonaises qui équipent leur lunette avec des portes oculaires de série en 31,75mm
       
      C’est donc ainsi que l’on peut trouver des lunettes de 80mm à 100€ seulement ou à 1500€, voire plus. A cela peuvent s’ajouter des accessoires additionnels (collier, chercheur, masque de Bathinov, oculaires, renvois coudés) qui en fonction de leur qualité viendront également gonfler la note.
       
      Le télescope de newton
       
      Le Newton est un autre télescope de choix, il est peu coûteux par rapport à une lunette et propose des diamètres plus importants. C’est un télescope globalement plus polyvalent que la lunette, mais qui nécessite d'être collimaté régulièrement. Les débutants s'en font souvent une montagne mais c'est une opération très simple qui peut se faire de nuit sur une étoile ou de jour avec un laser de collimation qui consiste à aligner tous les éléments sur l'axe optique à l'aide de 3 vis sur le miroir secondaire et de 3 ou 6 vis sur le miroir secondaire (Il existe de très bons tutoriaux pour cette opération). On peut l’utiliser sur une monture équatoriale ou sur une monture de type Dobson. Cette dernière monture est particulièrement destinée aux astronomes férus de visuel, mais il faut toutefois bien choisir son tube afin de pouvoir profiter au maximum de son instrument. Pour rappel, le télescope de Newton est constitué d’un miroir primaire de forme sphérique ou parabolique qui capte la lumière et qui fait son diamètre. Cet élément réflecteur focalise le flux lumineux en direction d’un miroir secondaire plan, incliné vers le porte oculaire. 

      La forme du miroir
      Les miroirs les plus faciles à fabriquer, et donc les moins chers, sont les miroirs sphériques. Seulement le problème des miroirs sphériques c’est qu'ils ne concentrent pas la lumière en un point focal unique Pour des instruments de petits diamètres (jusqu'à 130mm) c’est parfaitement acceptable puisque la parabole ou la sphère sont confondus. Toutefois pour les diamètres supérieurs à 130mm les miroirs sphériques ne procurent pas de bonnes images. Il faut utiliser des miroirs paraboliques, plus compliqués à polir. Plus le diamètre est grand, plus la parabolisation est importante et plus elle est difficile à obtenir. Ce qui explique en partie le coût des miroirs de gros diamètres.

      Au-delà de la forme générale, les miroirs industriels sont parfois “sous-parabolisés” ou “sur-parabolisés”, avec des bords rabattus ou de grosses bosses...Ces anomalies ne sont pas visibles à l'œil nu, mais visibles lorsqu'on réalise un test de Foucault. Certains vendeurs contrôlent ces miroirs avant de les expédier chez le client et fournissent un rapport de test. Cela a un coût certain, mais c’est important puisque c’est la garantie que votre miroir est de bonne qualité. 
      Rassurez-vous toutefois, les miroirs industriels ont aujourd’hui un processus de fabrication et de polissage bien maîtrisé et il est particulièrement rare aujourd’hui de trouver des miroirs avec de grosses anomalies.
       
      L’état de surface
      Nous venons d’évoquer la forme générale du miroir, abordons à présent son état de surface. Comprenons: La façon dont le miroir est lisse. Cela se passe à présent au niveau microscopique. 
      Lord Rayleigh a dit qu’une image de diffraction était obtenue si et seulement si l’objectif d’une lunette ou d’un télescope produit des sphères d’onde lumineuse espacées au maximum de Lambda/4.
      Lambda étant la longueur d’onde de la lumière incidente. 560nm pour la couleur jaune par exemple.
      L’image de diffraction garantit la résolution de votre instrument.
      Ce critère n’est pas le même pour le rouge que pour le bleu. Pour comprendre ce critère, j’utilise un petit schéma tiré de l’excellent site de Serge Bertorello http://serge.bertorello.free.fr/.

      La figure ci-dessus illustre le front d’onde traversant un objectif ayant un défaut de Lambda/4. On voit clairement que le front d’onde résultant est altéré, mais pas suffisamment pour empêcher l’image de diffraction de se produire. 
      Si le défaut sur la lentille avait été plus important que Lambda/4, l’image de diffraction de l’étoile serait altérée.
      Seulement voilà: Si on prend la longueur d’onde du jaune (valeur communément admise pour ce critère), la valeur est de 560nm. Ce qui revient à dire que le plus petit défaut doit être inférieur à 140nm. Autant dire que c’est infime.
      Et puis ce critère est valable pour le jaune, mais le bleu profond a une longueur d’onde de 450nm. Le critère tombe donc à 112nm. Un télescope aura donc des performances moindres dans le bleu que dans le jaune.
       
      Lorsque l’on achète un miroir industriel, ce dernier est garantit "diffraction limited”, ce qui signifie que son fabricant garantit que l’image de diffraction est obtenue. C’est un critère assez relatif finalement puisque votre miroir peut aussi bien être à lambda/4 que lambda/16. Mais c'est un minimum.
       
      Pour obtenir de meilleures images, il est recommandé d'acquérir des miroirs avec une meilleure finition de leur état de surface. Vous l’avez compris. 140 nm c’est très très peu (800 fois plus fin qu’un cheveu), donc obtenir mieux que cela revient bien évidemment plus cher. Mais c’est important. Certains fabricants proposent l’option, d’autres non et c’est pourquoi les amateurs avertis se tournent vers des artisans pour l’obtention d’un miroir de qualité. L’image ci-dessous tirée du site d’un fabricant de télescope illustre la différence sur Saturne entre des miroirs polis à Lambda/4, Lambda/6,  Lambda/8 et  Lambda/10. Personnellement, je trouve cette illustration du constructeur un peu exagérée, mais l’idée est là quand même.
       

       
      Le traitement de surface et réflectivité
      Dans un télescope de newton, il y a deux miroirs. La réflectivité courante d’un miroir industriel est d’environ 93%. Ceci signifie que 93% de la lumière qui atteint le miroir est réfléchie, le reste est perdu. Or sur un télescope de newton, nous avons 2 miroirs. Donc la réflectivité totale (on peut parler de rendement) est de 86%. Sur des miroirs industriels on perd donc 14% de la lumière. Ce n’est pas rien!
      Certaines optiques sont traitées et aluminées avec des réflectivités à 96%, voire 99% dans de rares cas. 96% est une réflectivité courante pour des miroirs artisanaux ou industriels de bonne qualité. Le rendement passe alors à 92%. C’est nettement mieux, mais c’est plus cher. Évidemment.
      Ensuite, il faut savoir que l’aluminure a une durée de vie allant de 10 à 30 ans. Certains traitements de surface permettent de garder une aluminure avec un taux de réflectivité optimal plus longtemps. On trouve le traitement au SiO2 qui est un standard même industriel, mais aussi ZrO2, ou des traitements hydrophobes rendant les miroirs moins sensibles à la corrosion.
       
      Le barillet
      Un miroir c’est lourd, et plus le diamètre est important, plus il sera lourd. Ce miroir sera posé dans le fond du télescope dans une cellule qui permet grâce à un système de vis de le collimater. On appelle cette cellule, le barillet. Le télescope repose dans cette cellule sur trois points de contact. C’est un barillet à 3 points. Pour des miroirs de moins de 200mm qui ont une épaisseur de 30mm environ, cela ne pose “pas trop” de problème. Pour les miroirs plus grands, malheureusement pour des raisons évidentes de poids, l’épaisseur n’est pas forcément plus grande. Le miroir peut alors plier littéralement sous son propre poids, à l’échelle microscopique tout de même. Mais souvenez vous plus haut lorsque nous évoquions l’état de surface et les 140nm pour atteindre le Lambda/4. Eh bien sachez que malheureusement pour des miroirs de plus de 300mm s’ils font 30mm d’épaisseur, ces miroirs se plient dans des proportions proches des 35nm. Il est inutile donc d’avoir un miroir poli à Lambda/20 si on dispose d’un tel barillet!
      Voici un exemple d’un barillet 3 points.

       
      Quelle solution? Multiplier le nombre de points de contact du miroir dans son barillet en les positionnant astucieusement sous le miroir (pas sur les bords). En procédant ainsi, on diminue l’effet du poids du miroir sur sa déformation. Un classique dans le commerce c’est le barillet neuf points:

       
      On peut même pousser plus loin en utilisant 18 points de contact

       
      Il existe un logiciel qui permet de dimensionner un barillet en fonction de la taille, l’épaisseur et le matériau d’un miroir. Ce logiciel s’appelle PLOP et simule la déformation du miroir et la quantifie. L’idée n’est pas de l’utiliser pour savoir quel télescope acheter, mais juste de vous illustrer la différence entre plusieurs types de barillets grâce à un simulation trouvée dans une discussion du forum https://www.webastro.net
       

       
      Les valeurs sont données en mm et il est intéressant de regarder la valeur du P/V (Peak to Valley). C’est l’écart maximal entre le creux et le sommet de la déformation.
      Pour le barillet 3 points, on est à 2.85x10e-5mm soit 28.5nm ce qui correspond à lambda/16. C’est déjà bien. Mais si le miroir est poli à Lambda/20 c’est insuffisant! Un barillet 6 points sera nettement plus adapté. Notez aussi comment finalement le barillet 9 points semble moins bien faire le travail que le barillet 6 points… Bref, tout est histoire de conception. Mais un bon barillet est important pour celui qui souhaite tirer le meilleur de son miroir.
       
      Le ventilateur de mise en température
      Sous le barillet on trouve parfois un petit ventilateur qui aide à la mise en température du télescope. Il est dit qu’il permet de diminuer de moitié le temps de mise en température. Je suis sceptique. Pour qu’il soit efficace, il faut que la circulation d’air soit possible. Généralement c’est un faible surcoût, et si le télescope que l’on achète dispose d’un barillet neuf points, il y a de forte chance pour que le ventilateur soit livré avec.
       
      Le carbone
      Comme pour une lunette, il est possible d’obtenir un corps en carbone. A mon sens c’est encore plus important que pour une lunette.
      Les raisons sont les mêmes, mais le tube étant drastiquement plus long, la dilatation totale d’un tube aluminium sera plus grande éloignant alors le primaire du miroir du secondaire et changeant la mise au point au cours d’une nuit froide. 
      Le tube carbone sera également plus léger, ce qui est mieux pour la monture et plus rigide permettant d’assurer que quelque soit sa position il ne ploie pas sous le poids de l’oculaire ce qui modifierait la collimation et les réglages. C’est assez cher par contre (comme toujours).
       
      La mise au point et le porte oculaire
      On retrouve les mêmes arguments que pour une lunette. Le choix d’un porte oculaire se fait sur les oculaires qu’il peut accepter (1,25” ou 2”), sur le mécanisme (à crémaillère ou Crayford) sur le poids qu’il peut soutenir, sur la présence ou non d’une démultiplication, etc…
       
      D’autres éléments peuvent entrer en compte (les anneaux, une araignée en carbone, une platine de fixation Losmandy ou Vixen…)
       
      Comme pour les lunettes, on y ajoutera des accessoires (oculaire, laser de collimation, bande chauffante pour secondaire, vis de réglage du secondaire moletées…) qui feront qu’un télescope de newton de 200/800 peut aussi bien coûter 650€ que 1500€ voire plus.
       
      Conclusion
      Sans avoir été exhaustif, j’espère que ce document vous permet d’y voir un peu plus clair dans les prix et les options proposées par les vendeurs sur les lunettes ou les télescopes. Gardez bien en tête une chose: Si vous pratiquez l’astronomie en dilettante ce n’est pas la peine d’opter pour un télescope de newton en carbone avec un miroir d’artisan. Honnêtement les télescopes industriels sont déjà très très bien! De même si vous souhaitez opter pour une lunette et ne faire que du visuel, vous n’avez pas besoin d’un triplet! Un doublet suffira largement. Gardez aussi votre argent pour les accessoires. De bons oculaires sont au moins aussi importants qu’un bon instrument!
       
       
      Bertrand
       
       
       
       
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