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christian viladrich

Disque solaire Ca K double stack des 9 , 24 et 25 septembre

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Il n'y a pas à dire, ce n'est pas le contraste qui manque  :-)

Vivement la suite!

Alexandre

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Il y a 20 heures, christian viladrich a dit :

On devine quand même un filament à l'est :

Ouest .....9_9....??

"A l est rien de nouveau "

 

En simple et en double sur le  soleil en entier, tu gagnes en contraste , mais je n es pas l.impression que l on gagne en détails ? , En gros arrives tu en traitant après coup le contraste de la première a la deuxième ?

 

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Superbes images :)

Il y a effectivement un sacré gain à diaphragmer.

Bonne journée,

Eric

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Très belles images !

Je me permets quelques questions pour essayer de mieux comprendre certaines choses. Je comprends l’intérêt du double-stack mais j’aimerais quantifier ce gain par rapport au simple stack. Est-il possible de savoir quel gain fait-on précisément sur la BP effective ? En suivant la logique, un double stack de 2 filtres 1,4 angströms me donnerait une valeur de BP effective avoisinant 1 angström voir inférieur ? Mais est-ce un bon raisonnement ?

Ensuite, le diaphragme est très utile pour du full-disc niveau contraste, certes, mais qu’en est-il de la haute résolution où là c’est le besoin d’une ouverture maximale qui contraint le niveau de détails que l’on veut chercher ?

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Merci à tous, et merci pour vos questions très intéressantes ! Je vais tenter d'y répondre en plusieurs étapes.

 

Il y a 4 heures, Achaim a dit :

 

Le 08/12/2023 à 12:26, christian viladrich a dit :

On devine quand même un filament à l'est :

Ouest .....9_9....??

"A l est rien de nouveau "

 

D'abord le filament, il est bien à l'est (autrement dit à gauche sur l'image).

On le voit de façon plus évidente sur l'image prise le même jour en Ca K à Meudon.

Une fois que l'on a repéré les filaments sur l'image de Meudon, on s'aperçoit que l'on en retrouve trois (à l'est) sur mon image faite en double stack, mais bien évidemment avec un contraste inférieur.

 

&name=spectro_obspm_Cak_20230925_121810&

 

 

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Il y a 4 heures, Achaim a dit :

En simple et en double sur le  soleil en entier, tu gagnes en contraste , mais je n es pas l.impression que l on gagne en détails ? , En gros arrives tu en traitant après coup le contraste de la première a la deuxième ?

 

En fait, le terme "contraste" est un peu un raccourci. Les images simple et double-stack ne montrent pas la même chose. Avec le double-stack, on échantillonne une hauteur plus grande dans la chromosphère. Les détails sont différents.

Autrement dit, si j'augmente le contraste d'une image "simple-stack", je ne retrouve pas les détails de l'image "double-stack".

 

Ce n'est pas très évident de se rendre compte de cela sur les images du disque en entier, il faut un peu d'habitude pour cela. Mais, cela devient plus évident dès que  l'on augmente la focale, comme par exemple ici :

 

image.thumb.png.e7975d1c567246ed46e1ce3519cd0db5.png

 

Les détails de l'image de gauche ne sont pas les mêmes que ceux de l'image du milieu et encore moins ceux de l'image de droite.

 

Au bilan, ce n'est pas une affaire de "contraste" (que l'on pourrait modifier par logiciel), mais bien une affaire de sélectivité du filtre. Autrement dit la capacité du filtre de laisser passer la longueur d'onde que l'on veut observer (ici Ca K) et coupant le reste (la lumière de la photosphère).

 

C'est la même chose en Ha. Utiliser un filtre de plus en plus sélectif permet de mettre en évidence des détails différents (de plus en plus haut dans la chromosphère). Ce n'est pas juste une augmentation du contraste :

 

Spot-compar-1-06-03A-telecentric-f31.thumb.jpg.25f3bf14933e9960cc1f7701425b3fed.jpg

 

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Il y a 2 heures, MatEX a dit :

Très belles images !

Je me permets quelques questions pour essayer de mieux comprendre certaines choses. Je comprends l’intérêt du double-stack mais j’aimerais quantifier ce gain par rapport au simple stack. Est-il possible de savoir quel gain fait-on précisément sur la BP effective ? En suivant la logique, un double stack de 2 filtres 1,4 angströms me donnerait une valeur de BP effective avoisinant 1 angström voir inférieur ? Mais est-ce un bon raisonnement ?

Ensuite, le diaphragme est très utile pour du full-disc niveau contraste, certes, mais qu’en est-il de la haute résolution où là c’est le besoin d’une ouverture maximale qui contraint le niveau de détails que l’on veut chercher ?

 

Oui, on peut comparer les combinaisons de filtres entre elles en introduisant le concept de "sélectivité" du filtre, qui est le rapport entre la quantité de lumière transmisse dans la bande passante observée (Ha, Ca K, etc.) et la quantité de lumière totale transmise par le filtre.

 

Si la sélectivité est de 100%, cela signifie que le filtre ne transmet que la bande de lumière souhaitée (Ha, Ca K, etc.).

Si la sélectivité est de 50%, cela signifie que 50% ne vient pas de la bande souhaitée, mais d'ailleurs (la photosphère), ce qui pollue l'image et réduit son "contraste".

 

Avec cette définition, on peut faire les calculs à partir du spectre solaire et de la courbe de transmission des filtres. J'ai fait cela pour comparer simple/double/triple stack en Ha :

 

solar-spectra-Ha-Label.JPG

 

Selectivity-Table.jpg

 

La chose intéressante que l'on découvre alors en regardant ce tableau, c'est que ce n'est pas la largeur à mi-hauteur du filtre (FWHM) qui compte, mais la largeur à 10% du pic de transmission max. C'est cette largeur à 10% du pic qui détermine le "contraste" de l'image.

 

On pourrait faire le même calcul pour les combinaisons Ca K. C'est dans la to do list pour plus tard ;-)

 

On peut visualiser le phénomène en Ca K de la façon suivante :

EO394-10nm-SS-DS-f15-09092023-run3.jpg

 

- en haut le spectre solaire autour de Ca K,

- au milieu, le spectre transmis par le filtre Ca K Alluxa 1 A : la bande Ca K réellement intéressante (Ca K3) est la fine ligne sombre verticale au milieu. Çà "bave" largement sur les côtés (= lumière de la photosphère),

- en bas, le spectre transmis par le double-stack Alluxa 1 A : c'est beaucoup mieux sur les "ailes", autrement dit ça bave beaucoup moins, mais ça bave quand même ...

 

On peut présenter les choses sous la forme du profil de transmission :

DS-Alluxa-1A-CaK-Profile-TOA150-f15-Sole

 

En rouge : le simple-stack.

En bleu : le double-stack.

La FWHM du double-stack est un peu plus serrée que le simple-stack : 0.9 A contre 1.4 A, mais c'est surtout la bande passante à 10% du pic de transmission qui est fortement réduite : 2.6 A contre 4.0 A. C'est cela qui fait toute la différence en matière de sélectivité.

 

 

Edited by christian viladrich
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Il y a 2 heures, MatEX a dit :

Ensuite, le diaphragme est très utile pour du full-disc niveau contraste, certes, mais qu’en est-il de la haute résolution où là c’est le besoin d’une ouverture maximale qui contraint le niveau de détails que l’on veut chercher ?

 

Il y a deux sujets différents :

1) la FWHM d'un filtre dépend du rapport f/d.

2) La résolution qu'il est possible d'atteindre dépend du diamètre de l'instrument (et aussi de la focale, de la taille des pixels, de la longueur d'onde, de la turbulence).

 

Sur la variation de la FWHM effective en fonction du rapport f/d, on a ce genre de courbe pour le Ha et les étalons mica :

Julia-FWHMres-f-ratio-15-50-mica-spaced.

 

C'est la raison pour laquelle on dit qu'il est préférable de travailler au-dessus de f/28 avec des étalons mica.

 

Le même phénomène existe en Ca K. C'est ce qui explique la différence de "contraste" entre la 1er image Ca K que j'ai montrée à f/7.3 et la suivante à f/14.6.

Sur les mesures que j'ai pu faire avec le filtre Ca K Alluxa de 1 A, on peut voir que la valeur optimale est f/20. D'où le diaphragme sur la TOA 150 quand je travaille au foyer pour les images du disque en entier :)

 

2) Sur les images du disque solaire en entier, la résolution est limitée avant tout par la taille du pixel, ici 3.75 microns (IMX533). L’échantillonnage est de 0.7 arsec/pixel. Le résolution théorique avec une ouverture de 75 mm étant de 1.1 arsec (dans le proche UV), je suis sous-échantillonné. Autrement dit, je pourrais utiliser un diaphragme de 65 mm et conserver la même résolution.

 

Bien évidement, pour les images "haute résolution", l'ouverture entière (150 mm) de la lunette est utilisée. Je suis alors à f/20, ce qui est optimal aussi bien en terme de rapport f/d pour le filtre, qu'en terme d'échantillonnage pour la résolution (pixel de 2.9 microns avec l'ASI290).

 

 

 

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Le 09/12/2023 à 14:25, christian viladrich a dit :

double-stack, on échantillonne

Échantillonner ??

Qd on fait du double , on change la valeur  , mais ce que je ne comprend pas , si on descend la valeur pour avoir plus de contraste , on change donc la valeur de la longueur d onde ( après la virgule j entent) 

Et comme tu dis on a des détails de plus en plus haut , du coup pourquoi parler de contraste puisque en fait ce sont juste des choses différentes que l on observe 

A moins que les détails s ajoutent et se superposent , ce qui reviendrai à donner ce fameux contraste ..ou alors que les détails vu a 0.5 sont d origine plus contrastés que ceux vu a 1A.....??

 

 

 

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Le 09/12/2023 à 14:15, christian viladrich a dit :

 

D'abord le filament, il est bien à l'est (autrement dit à gauche sur l'image).

 

Ah ok ....je ne savais pas qu.en solaire on inverssai...ma  réaction étant de visu , la logique des points cardinaux , ouest a gauche ,ect....

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il y a 40 minutes, Achaim a dit :

Ah ok ....je ne savais pas qu.en solaire on inverssai...ma  réaction étant de visu , la logique des points cardinaux , ouest a gauche ,ect....

 

En fait, il n'y a rien d'inversé ;)

 

Si on regarde en direction du ciel plein sud alors l'ouest est à notre droite, et l'est à notre gauche. Les points cardinaux sont toujours là où ils doivent être.

 

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Ok ok ...en fait je me suis mis à l exterieur comme si je regardais le soleil a la place de la  terre....bon a y réfléchir j avoue que c est un peut tordu comme démarche 😄....

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Le 09/12/2023 à 14:38, christian viladrich a dit :

Si la sélectivité est de 100%, cela signifie que le filtre ne transmet que la bande de lumière souhaitée (Ha, Ca K, etc.).


Quel serait le fwhm nécessaire pour isoler complètement la raie du Cak ? Éventuellement, celles du Cah et du Ha ?

 

Le 09/12/2023 à 14:38, christian viladrich a dit :

 

On peut présenter les choses sous la forme du profil de transmission :

DS-Alluxa-1A-CaK-Profile-TOA150-f15-Sole

 

En rouge : le simple-stack.

En bleu : le double-stack.

La FWHM du double-stack est un peu plus serrée que le simple-stack : 0.9 A contre 1.4 A, mais c'est surtout la bande passante à 10% du pic de transmission qui est fortement réduite : 2.6 A contre 4.0 A. C'est cela qui fait toute la différence en matière de sélectivité.

 

 


Une question stupide : y aurait t’il un intérêt même minime à double stacker un filtre à bande moins étroite, typiquement un Antlia 393-3 nm ? On resterait bien entendu dans la photosphère mais obtiendrait-on plus de contraste sur les plages faculaires avec une légère augmentation de l’altitude des couches observées ? Si par un heureux hasard, oui, alors quel pourrait être le nouveau fwhm resultant ( si tant est qu’on peut le calculer… ) ?

 

Merci pour toutes ces clarifications.

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Il y a 2 heures, MatEX a dit :

Quel serait le fwhm nécessaire pour isoler complètement la raie du Cak ? Éventuellement, celles du Cah et du Ha ?

 

La réponse n'est pas facile dans la mesure où la bande passante à 50% ( = FWHM) n'est pas le bon paramètre pour juger de cela (à cause de la transmission dans les ailes de transmission du filtre). Donc la réponse est différente selon que l'on est en simple-stack ou double-stack.

Si on devait malgré tout dire un chiffre pour Ca K ou H, on pourra retenir 0.3 A FWHM.

 

Sur cette suite de spectres, on a d'abord le spectre du Soleil autour de Ca K, puis le spectre transmis par le filtre Alluxa 0.1 nm (0.14 nm FWHM réel), puis le même en double-stack :

 

EO394-10nm-SS-DS-f15-09092023-run3.jpg

 

Le centre de la raie est la fine raie verticale plus sombre au milieu du spectre transmis. C'est vraiment le cœur de Ca K. Sa largeur fait environ 0.2 A.

 

D'un point de vue technique, il n'est pas faisable de faire des filtres dielectriques plus serrés que 0.1 nm FWHM (0.14 nm réel).

 

Pour avoir une bande passante plus serré, il faut passer à des étalons (étalons à air ou à mica) ou à un filtre de Lyot.

 

Les étalons mica Ca K ou H serrés (< 0.2 nm FWHM) sont très difficiles à fabriquer. C'est la raison pour laquelle dans les observatoires pro, on a plutôt des étalons à air double-stack.

 

On a pas mal discuté de l'influence de la FWHM en Ca K sur Solar Chat :

 

https://solarchatforum.com/viewtopic.php?t=42533

 

 

 

Edited by christian viladrich

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Il y a 2 heures, MatEX a dit :

Une question stupide : y aurait t’il un intérêt même minime à double stacker un filtre à bande moins étroite, typiquement un Antlia 393-3 nm ? On resterait bien entendu dans la photosphère mais obtiendrait-on plus de contraste sur les plages faculaires avec une légère augmentation de l’altitude des couches observées ? Si par un heureux hasard, oui, alors quel pourrait être le nouveau fwhm resultant ( si tant est qu’on peut le calculer… ) ?

 

La réponse est en partie dans cette figure :

image.png

 

On constate le gain de contraste obtenu entre la configuration EO394-10 (donc FWHM 10 nm) + Alluxa Ca K 0.14 nm -à gauche) et la suivante où l'on remplace l'EO394-10 nm par l'Alluxa 0.37 nm (au centre).

Mais le gain est principalement dû à la courbe de transmission de l'Alluxa 0.14 nm :

Alluxa-CaK-1A-HR4000-Aug2023.jpg

 

Les filtres EO 394-10nm ou Alluxa 0.37 nm jouent surtout le rôle de bloqueur, avec un blocage nettement plus important pour l'Alluxa.

 

Ajouter un Antlia 393-3 nm sur la configuration de l'image de gauche ne changerait probablement pas grand chose. Et n'aurait certainement aucun impact sur la configuration au centre ou à droite.

 

 

 

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Il y a 5 heures, christian viladrich a dit :

Le centre de la raie est la fine raie verticale plus sombre au milieu du spectre transmis. C'est vraiment le cœur de Ca K. Sa largeur fait environ 0.2 A.

 

D'un point de vue technique, il n'est pas faisable de faire des filtres dielectriques plus serrés que 0.1 nm FWHM (0.14 nm réel).

 

Pour avoir une bande passante plus serré, il faut passer à des étalons (étalons à air ou à mica) ou à un filtre de Lyot.

 

Les étalons mica Ca K ou H serrés (< 0.2 nm FWHM) sont très difficiles à fabriquer. C'est la raison pour laquelle dans les observatoires pro, on a plutôt des étalons à air double-stack.

 

On a pas mal discuté de l'influence de la FWHM en Ca K sur Solar Chat :


Merci pour ces explications détaillées. J’apprends de nouvelles choses.

 

Il y a 5 heures, christian viladrich a dit :

 

La réponse est en partie dans cette figure :

image.png

 

On constate le gain de contraste obtenu entre la configuration EO394-10 (donc FWHM 10 nm) + Alluxa Ca K 0.14 nm -à gauche) et la suivante où l'on remplace l'EO394-10 nm par l'Alluxa 0.37 nm (au centre).

Mais le gain est principalement dû à la courbe de transmission de l'Alluxa 0.14 nm :

Alluxa-CaK-1A-HR4000-Aug2023.jpg

 

Les filtres EO 394-10nm ou Alluxa 0.37 nm jouent surtout le rôle de bloqueur, avec un blocage nettement plus important pour l'Alluxa.

 

Ajouter un Antlia 393-3 nm sur la configuration de l'image de gauche ne changerait probablement pas grand chose. Et n'aurait certainement aucun impact sur la configuration au centre ou à droite.

 

 

 


Oui, en effet, je comprends bien ce non-intérêt. Mais je pensais plus précisément à l’utilisation en double stack de deux filtres Antlia 393-3 nm ( tiltés l’un par rapport à l’autre ). Je ne possède pas ( encore ) de filtre Alluxa. C’est un investissement. Je me projettais donc avec des moyens plus à ma portée…

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Il y a 2 heures, MatEX a dit :

Oui, en effet, je comprends bien ce non-intérêt. Mais je pensais plus précisément à l’utilisation en double stack de deux filtres Antlia 393-3 nm ( tiltés l’un par rapport à l’autre ). Je ne possède pas ( encore ) de filtre Alluxa. C’est un investissement. Je me projettais donc avec des moyens plus à ma portée…

 

Pour le coup, je n'ai pas vraiment d'élément là-dessus. Je pense qu'il devrait y avoir un gain en contraste, et aussi une tendance à aller vers quelque chose qui présente un air de famille avec du Ca K "large bande". Mais c'est plus une intuition qu'autre chose.

 

Au fait, en exposant massivement le disque, on arrive à voir les protu avec un filtre 393-3 nm :)

 

JYRUngSJFSh1Pz3w.png.bd51ac6273100bce0cdb3d6356139f1a.png

 

A refaire dans de meilleures conditions.

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il y a 51 minutes, christian viladrich a dit :

Au fait, en exposant massivement le disque, on arrive à voir les protu avec un filtre 393-3 nm :)


Excellente nouvelle !!! J’avoue ne pas avoir essayé avec l’Antlia alors que j’avais tenté le coup vainement avec le Baader 8 nm. Plus qu’à attendre les éclaircies !

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Il y a 13 heures, MatEX a dit :
Il y a 14 heures, christian viladrich a dit :

Au fait, en exposant massivement le disque, on arrive à voir les protu avec un filtre 393-3 nm :)


Excellente nouvelle !!! J’avoue ne pas avoir essayé avec l’Antlia alors que j’avais tenté le coup vainement avec le Baader 8 nm. Plus qu’à attendre les éclaircies !

 

Si quelqu'un a un filtre Ha de 3 nm, ce serait intéressant d'essayer aussi. Pour ma part, je n'ai qu'un filtre de 12 nm. Beaucoup trop large a priori.

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Il y a 6 heures, christian viladrich a dit :

Si quelqu'un a un filtre Ha de 3 nm, ce serait intéressant d'essayer aussi. Pour ma part, je n'ai qu'un filtre de 12 nm. Beaucoup trop large a priori.

 

C’est exactement ce qui me ronge depuis plusieurs mois maintenant. Mais, vu les prix du halpha 3 nm pour le peu d’utilisation que je compte en faire, j’hésite encore…

Je viens de tester mon cak 3 nm cet après-midi en sur-exposant le Soleil. Aucun relief apparent sur le limbe. Je soupçonne en plus une fuite de lumière vers l’intérieur du tube. Mon filtre astrosolar ne ferme pas hermétiquement l’entrée du tube. Il y’a un passage par l’arrière puisque mon filtre est trop grand. J’espère que ce n’est pas trop gênant puisque la lumière du Soleil ne peut pas rentrer directement…

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    • By Bernard_Bayle
      Bonjour tout le monde
       
      Avec les données que j'ai téléchargé sur le site de © NASA/SDO ©
      j'ai pu réaliser cette animation ( pas mal de boulot )
      @ValereL ça devrait te plaire
       

       
      Bernard_Bayle
    • By Benjamin Poupard
      L’histoire dans laquelle vous allez entrer est certainement une histoire que l’on peut qualifier de fantastique ! Pour preuve, vous y traverserez le Mordor, y croiserez un Grand Ancien, et il arrive même qu’on y mange des madeleines ! Mais c’est pourtant bien une histoire d’étoiles. Et elle commence avec… une liste !
       
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      Un peu plus tôt dans la semaine, pas moins de six bouffées de plasma ont quitté la surface du Soleil en une journée … Expulsées à une vitesse qui avoisine les 1000 km/s, elles doivent rencontrer la Terre quelques jours plus tard.
       
      Ce vendredi matin, les bouffées de plasma sont encore à quelques millions de kilomètres. Sur Terre, et plus particulièrement dans mon jardin, il fait beau. Et en dehors de quelques mauvaises herbes à arracher, je n’ai pas grand chose à faire … J’installe donc la lunette entre les rosiers et le séchoir, je sors le filtre de Herschel, une caméra et me prépare à faire connaissance avec AR3664.
       

      Le Soleil, photographié à la L100/900, équipée d'un Herschel Baader, avec une QHY 178MM
       
      Il faudrait avoir oublié de mettre le filtre de Herschel pour ne pas la voir (conseil : ne faites pas ça.). Car, oui, AR3664 est énorme !

       
      Petite parenthèse en passant : au-delà d’une certaine taille et un certain degré d’activité, il ne me semblerait pas irraisonnable que les taches solaires se voient attribuer un nom en lieu et place de leur numéro. Un peu comme on le fait sur Terre pour les cyclones et les tempêtes. D’ailleurs, je me lance ! Et c’est en fouillant dans le bestiaire des monstres de la littérature fantastique, en traversant l’imaginaire lovecraftien, que je tombe sur la créature qui incarne au mieux ce monstre solaire… Chtugha. 
       
      “Cthugha est décrit comme une entité liée au feu et à la chaleur, émergeant des abysses incandescents de l’univers. Ses origines sont enveloppées de mystère, mais il est souvent associé à des phénomènes cosmiques tels que les étoiles en fusion et les incendies célestes.” MAIS OUI !!!Dans l’oculaire, ce que je vois, c’est exactement ça : un véritable monstre aux ramifications multiples évoluant au milieu du feu solaire, qui pourrait engloutir plusieurs dizaines de planètes Terre ! Va pour Cthugha !
       

      AR3664, photographiée à la L100/900 + Barlow x3, équipée d'un Herschel Baader, avec une QHY 178MM
       
      Un peu plus tard dans l’après-midi, je pars pour une nouvelle séance d’observation, mais cette fois derrière le Coronado du planétarium. Cthugha est toujours aussi en colère : ses yeux me dardent de rayons incandescents ! Au même moment, mon appli me signale d’ailleurs qu’une nouvelle éruption vient d’avoir lieu, là, juste sous mes yeux ! A cet instant, la colère du Soleil se manifeste un peu partout, à sa surface sous la forme de taches brillantes, sur son pourtour sous la forme d’immenses protubérances. J'emmagasine les images, qui occuperont quelques soirées pluvieuses.
       

      Le Soleil au Coronado 70, photographié avec la QHY 178MM, et une turbu assez dingue ...
       
      Pendant ce temps, le plasma fumant de Cthugha touche bientôt au but. De retour à la maison, je constate d’ailleurs que la fièvre s’empare des groupes astro sur les réseaux sociaux : “la tempête solaire n’est prévue que pour la fin de la nuit, mais tenez vous prêts, chargez les batteries de vos appareils-photo, videz les cartes-mémoires et prévoyez une réserve confortable de madeleines, car on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise !”.
       
      Observation solaire le matin, observation solaire l’après-midi : la besace à images est déjà bien pleine. Mais y ajouter une photo d’aurore boréale, ce serait la cerise sur la madeleine.
       
      Je prépare mon matériel, et croise les prévisions météo terrestre avec les dernières infos concernant la progression de la tempête afin de caler un point de chute : ce sera près de Rocquigny, en pleine Thiérache.
       
      Pour ceux qui ne connaissent pas, la Thiérache, c’est la Terre-du-Milieu-de-Nulle-Part, c’est l’équivalent ardennais du Mordor ; il suffit juste de remplacer la tour de Sauron par des éoliennes.
       
      C’est d’ailleurs au nord de Rocquigny, au pied de l’une de ces éoliennes que j’installe mon pied-photo. Histoire de prendre la température, je lance une première pose mal cadrée, plein nord, et … l’écran est déjà tout rouge ! La soirée commence à peine, et j’ai déjà coché une case supplémentaire de ma liste des trucs à vivre au moins une fois ! J’ai photographié une aurore boréale !
       

       
      Alors que Jérémy, puis Geoffroy et Stéphanie arrivent, l’aurore s’impose comme une évidence. Pour être plus précis, comme une sorte de lueur crépusculaire intense, à ceci près qu’elle est au mauvais endroit et au mauvais moment.
       
      Puis sonnent les douze coups de minuit (bon, on n’a rien entendu, rapport au bruit des éoliennes), et c’est à ce moment que la soirée a brusquement basculé dans quelque chose qui n’était pas du tout prévu : soudainement, le faux halo crépusculaire s’élève et devient de plus en plus brillant, et en une poignée de minutes, se structure en colonnes de lumière qui atteignent presque le zénith ! Sur les écrans de nos appareils-photo, c’est un feu d’artifice coloré ! A l’oeil nu, les couleurs s’estompent (on devinera par moments quelques nuances rouge, vertes ou bleues), mais le spectacle se déploie en format panoramique.
       

       
      Et me revient cette impression, que j’avais ressenti lors de l’éclipse totale de Soleil en 2006 : les aurores boréales sont certes formidablement photogéniques, mais le cadre étriqué de la photo nous prive de la dimension immersive du phénomène : comment rendre la majesté de ces piliers de lumière qui se dressent devant nous comme les tours d’une cathédrale occupant la moitié du ciel ?
       
      En plus du téléphone, j’avais emmené avec moi mes jumelles “hiboux”, des 2X50 à très grand champ, qui permettent de détailler finement ces piliers, et d’observer leurs lentes translations. C’est beau, c’est grandiose, c’est … incroyable (adjectif utilisé plusieurs centaines de fois ce soir-là ; Jérémy lui préférant toutefois l’expression “mais qu’est-ce qui se passe !”).
       
      Par moments, les colonnes de lumière semblent converger au-delà du zénith, et se livrent à une danse curieuse : les traits de lumière apparaissent, convergent et disparaissent aussitôt, parfois en quelques secondes ! Ce phénomène, s’il porte un nom, reste le plus surprenant de cette soirée !
       

       
      Un peu avant 3h du matin, la tempête retombe, alors que Geoffroy et Steph nous quittent. Malgré la fatigue, Jérémy et moi profitons jusqu’au bout du spectacle … qui redémarre de plus belle ! Et qui se poursuivra jusqu’à se mélanger avec les lumières de l’aurore terrestre, marquant la fin de cette soirée … incroyable !
       

       
      Et alors que Cthugha continue de souffler sur nos têtes, je réalise que je vais pouvoir cocher une case supplémentaire dans ma liste : ce soir, j’ai … vu … une aurore boréale !
       
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      Les images d'aurores ont été réalisées avec un Google Pixel 7Pro, en mode "astrophotography"
       
      Vous pouvez également jeter un oeil sur le time-lapse de cette magnifique soirée (n'en jetez plus) :
       
       
    • By Bernard_Bayle
      Bonjour tout le monde
       
      Soleil, Animation du 1er au 13 mai du Groupe de Taches AR3664 qui a généré les Aurores Boréales.
      Avec les données que j'ai téléchargé sur le site de © NASA/SDO et j'ai  réalisé cette animation .
       
       
       
       
      Bernard_Bayle
    • By Alex29
      Bonjour à tous,
      Avec le retour du beau temps, un soleil déchainé, la semaine dernière était vraiment exceptionnelle.
      Voici une série de photos en Halpha de notre étoile le 9 mai. Je les ai réalisées au Sol’Ex sur une TS Photoline 125/975, équipée d’un prisme de Herschel Lacerta + uv-ir cut + polariseur. Je m’initie au traitement et les ai réalisés avec Inti6 puis combo Registax 6 et Gimp. On m’a parlé d’IMPPG, je vais m’y atteler ! Vos conseils sont les bienvenus.
      J’ai encore du boulot pour traiter la partie protus du limbe sud du 9 mai, puis les datas du 11 mai.
      Bon ciel à tous!
       
      Halpha

       
      Halpha inversion des niveau de gris

       
      Halpha colorisée

       
      Dopplergramme Halpha (un peu de mal à gérer les couleurs après avoir recomposé avec le dp3 et dp-3, je pense que ça crée quelques artefacts)
       

       
      Continuum (avec voile nuag eux)

       
       
       
    • By Pulsar59
      Hello,
       
      grosse manip solaire aujourd'hui, enfin pas mal de temps à guetter le départ des cumulus pénibles.
       
      Toujours avec le triplet de 80 sur l'AZEQ6, ASI178 mono bin 1, compositage et ondelettes.
       
      Le Hbéta et son Doppler sont intéressants.
       
      Ha et protus :
       

       
      Doppler Ha : 
       

       
      Détail d'un gros effet Doppler sur une protu :
       

       
      H beta :
       

       
      Doppler du Hbeta :
       

       
      Continuum autour de Hbeta :
       

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