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tosi philippe

AR 3576 off-band H-alpha ! Du mouvement...

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C'est magnifique Philippe mais je trouve la couleur un peu verdâtre :)

Bonne journée,

AG

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Et quelques protubérances dans les remous d l'atmosphère...

 

protu 1 b.jpg

 

 

protu 1.jpg

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Bravo quelle maîtrise ,  :x:x

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Merci en voici 3 autres...

 

 

protu 3.jpg

 

 

protu 4.jpg

 

 

protu 2.jpg

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    • By Chrishapha2019
      Bonsoir,
      ce matin avant d'aller bosser  j'ai pu observer une jolie protue bien fibreuse et faire quelques images ... toujours avec un ciel assez diffusant mais bien meilleure que les jours précédents...
       
      J'ai pu remarquer que ma fente n'est pas bien mise au foyer du collimateur ; c'est pour ça que les bords de la raie ne sont pas bien net et que la mise au point de la protubérance était laborieuse (le réseau ne marche bien qu'en lumière parallèle).
       
      j'ai pu également observer qu'avec mon 2400 t/mm je peux commencer a observer des détails du disques solaire en H alpha mais pas très contrastés si la fente est large.
       
      J'attends avec impatience que le ciel soit plus propre...   A suivre...
       
      PS :  je ferai une publi sur le spectro-coronographe en détails bientôt..
       

       

       

       
       
      Il n'a pas de stacking ; je préfère les images brutes ici car elles rendent bien compte de ce que je vois vraiment en live à l’oculaire....
       
      Chris
       
       
       
       
       
    • By Benjamin Poupard
      L’histoire dans laquelle vous allez entrer est certainement une histoire que l’on peut qualifier de fantastique ! Pour preuve, vous y traverserez le Mordor, y croiserez un Grand Ancien, et il arrive même qu’on y mange des madeleines ! Mais c’est pourtant bien une histoire d’étoiles. Et elle commence avec… une liste !
       
      Peut-être que vous aussi, vous tenez une liste de trucs à vivre au moins une fois dans votre vie ? Comme, vous savez, visiter le Machu Pichu … ou manger de la purée avec les doigts. L’astronome qui sommeille en moi tient également une telle liste, d’ailleurs assez longue. Dans cette longue liste, j’ai déjà pu cocher “observer une éclipse totale de Soleil”, “observer une pluie d’étoiles filantes”, “voir la lumière zodiacale”, et d’autres trucs plus exotique comme “voir Triton” ou “dessiner une supernova”... Mais la case “aurores boréales” restait encore à cocher !
       
      Pas la case la plus facile à remplir, soit dit en passant, puisque pour des raisons mêlant géographie et magnétisme terrestre, les aurores restent rares aux latitudes qui sont habituellement les miennes, obligeant alors à envisager de voyager plus vers le nord. Il arrive toutefois qu’en période d’intense activité solaire, on arrive à en photographier quelques bribes rougeoyantes jusque chez nous. Mais voilà, de mauvais concours de circonstances ont fait que je n’avais jamais réussi à photographier une aurore boréale … jusqu’à cette soirée du 10 mai. 
       
      Mais je me perds déjà, et commence mon histoire par la fin !
       
      Il faut donc remonter le fil de cette histoire, revenir quelques heures en arrière, au matin de ce 10 mai, et surtout jeter un oeil à 150 millions de kilomètres d’ici : c’est en effet à la surface du Soleil que tout commence.
       
      Et en ce moment, notre Soleil est sacrément vénère ! Suivant un cycle de 11 ans, il est actuellement en période de maximum d’activité. Installée sur mon téléphone, mon appli de monitoring solaire (oui oui, pour les non-astronomes, sachez que ça existe) me tient constamment au courant des sautes d’humeur de notre étoile. Et depuis le début de la semaine, je reçois des “X-ray alerts” à un rythme particulièrement soutenu. En cause, une tache solaire particulièrement active, baptisée AR3664, qui balance allègrement des grosses bouffées de plasma (autrement dit un joyeux mélange de protons et d’électrons baignés par des champs magnétiques  - je vous la fais courte) dans l’espace !
       
      Un peu plus tôt dans la semaine, pas moins de six bouffées de plasma ont quitté la surface du Soleil en une journée … Expulsées à une vitesse qui avoisine les 1000 km/s, elles doivent rencontrer la Terre quelques jours plus tard.
       
      Ce vendredi matin, les bouffées de plasma sont encore à quelques millions de kilomètres. Sur Terre, et plus particulièrement dans mon jardin, il fait beau. Et en dehors de quelques mauvaises herbes à arracher, je n’ai pas grand chose à faire … J’installe donc la lunette entre les rosiers et le séchoir, je sors le filtre de Herschel, une caméra et me prépare à faire connaissance avec AR3664.
       

      Le Soleil, photographié à la L100/900, équipée d'un Herschel Baader, avec une QHY 178MM
       
      Il faudrait avoir oublié de mettre le filtre de Herschel pour ne pas la voir (conseil : ne faites pas ça.). Car, oui, AR3664 est énorme !

       
      Petite parenthèse en passant : au-delà d’une certaine taille et un certain degré d’activité, il ne me semblerait pas irraisonnable que les taches solaires se voient attribuer un nom en lieu et place de leur numéro. Un peu comme on le fait sur Terre pour les cyclones et les tempêtes. D’ailleurs, je me lance ! Et c’est en fouillant dans le bestiaire des monstres de la littérature fantastique, en traversant l’imaginaire lovecraftien, que je tombe sur la créature qui incarne au mieux ce monstre solaire… Chtugha. 
       
      “Cthugha est décrit comme une entité liée au feu et à la chaleur, émergeant des abysses incandescents de l’univers. Ses origines sont enveloppées de mystère, mais il est souvent associé à des phénomènes cosmiques tels que les étoiles en fusion et les incendies célestes.” MAIS OUI !!!Dans l’oculaire, ce que je vois, c’est exactement ça : un véritable monstre aux ramifications multiples évoluant au milieu du feu solaire, qui pourrait engloutir plusieurs dizaines de planètes Terre ! Va pour Cthugha !
       

      AR3664, photographiée à la L100/900 + Barlow x3, équipée d'un Herschel Baader, avec une QHY 178MM
       
      Un peu plus tard dans l’après-midi, je pars pour une nouvelle séance d’observation, mais cette fois derrière le Coronado du planétarium. Cthugha est toujours aussi en colère : ses yeux me dardent de rayons incandescents ! Au même moment, mon appli me signale d’ailleurs qu’une nouvelle éruption vient d’avoir lieu, là, juste sous mes yeux ! A cet instant, la colère du Soleil se manifeste un peu partout, à sa surface sous la forme de taches brillantes, sur son pourtour sous la forme d’immenses protubérances. J'emmagasine les images, qui occuperont quelques soirées pluvieuses.
       

      Le Soleil au Coronado 70, photographié avec la QHY 178MM, et une turbu assez dingue ...
       
      Pendant ce temps, le plasma fumant de Cthugha touche bientôt au but. De retour à la maison, je constate d’ailleurs que la fièvre s’empare des groupes astro sur les réseaux sociaux : “la tempête solaire n’est prévue que pour la fin de la nuit, mais tenez vous prêts, chargez les batteries de vos appareils-photo, videz les cartes-mémoires et prévoyez une réserve confortable de madeleines, car on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise !”.
       
      Observation solaire le matin, observation solaire l’après-midi : la besace à images est déjà bien pleine. Mais y ajouter une photo d’aurore boréale, ce serait la cerise sur la madeleine.
       
      Je prépare mon matériel, et croise les prévisions météo terrestre avec les dernières infos concernant la progression de la tempête afin de caler un point de chute : ce sera près de Rocquigny, en pleine Thiérache.
       
      Pour ceux qui ne connaissent pas, la Thiérache, c’est la Terre-du-Milieu-de-Nulle-Part, c’est l’équivalent ardennais du Mordor ; il suffit juste de remplacer la tour de Sauron par des éoliennes.
       
      C’est d’ailleurs au nord de Rocquigny, au pied de l’une de ces éoliennes que j’installe mon pied-photo. Histoire de prendre la température, je lance une première pose mal cadrée, plein nord, et … l’écran est déjà tout rouge ! La soirée commence à peine, et j’ai déjà coché une case supplémentaire de ma liste des trucs à vivre au moins une fois ! J’ai photographié une aurore boréale !
       

       
      Alors que Jérémy, puis Geoffroy et Stéphanie arrivent, l’aurore s’impose comme une évidence. Pour être plus précis, comme une sorte de lueur crépusculaire intense, à ceci près qu’elle est au mauvais endroit et au mauvais moment.
       
      Puis sonnent les douze coups de minuit (bon, on n’a rien entendu, rapport au bruit des éoliennes), et c’est à ce moment que la soirée a brusquement basculé dans quelque chose qui n’était pas du tout prévu : soudainement, le faux halo crépusculaire s’élève et devient de plus en plus brillant, et en une poignée de minutes, se structure en colonnes de lumière qui atteignent presque le zénith ! Sur les écrans de nos appareils-photo, c’est un feu d’artifice coloré ! A l’oeil nu, les couleurs s’estompent (on devinera par moments quelques nuances rouge, vertes ou bleues), mais le spectacle se déploie en format panoramique.
       

       
      Et me revient cette impression, que j’avais ressenti lors de l’éclipse totale de Soleil en 2006 : les aurores boréales sont certes formidablement photogéniques, mais le cadre étriqué de la photo nous prive de la dimension immersive du phénomène : comment rendre la majesté de ces piliers de lumière qui se dressent devant nous comme les tours d’une cathédrale occupant la moitié du ciel ?
       
      En plus du téléphone, j’avais emmené avec moi mes jumelles “hiboux”, des 2X50 à très grand champ, qui permettent de détailler finement ces piliers, et d’observer leurs lentes translations. C’est beau, c’est grandiose, c’est … incroyable (adjectif utilisé plusieurs centaines de fois ce soir-là ; Jérémy lui préférant toutefois l’expression “mais qu’est-ce qui se passe !”).
       
      Par moments, les colonnes de lumière semblent converger au-delà du zénith, et se livrent à une danse curieuse : les traits de lumière apparaissent, convergent et disparaissent aussitôt, parfois en quelques secondes ! Ce phénomène, s’il porte un nom, reste le plus surprenant de cette soirée !
       

       
      Un peu avant 3h du matin, la tempête retombe, alors que Geoffroy et Steph nous quittent. Malgré la fatigue, Jérémy et moi profitons jusqu’au bout du spectacle … qui redémarre de plus belle ! Et qui se poursuivra jusqu’à se mélanger avec les lumières de l’aurore terrestre, marquant la fin de cette soirée … incroyable !
       

       
      Et alors que Cthugha continue de souffler sur nos têtes, je réalise que je vais pouvoir cocher une case supplémentaire dans ma liste : ce soir, j’ai … vu … une aurore boréale !
       
      --------------------------------------------------------------------------------------------------------------
       
      Les images d'aurores ont été réalisées avec un Google Pixel 7Pro, en mode "astrophotography"
       
      Vous pouvez également jeter un oeil sur le time-lapse de cette magnifique soirée (n'en jetez plus) :
       
       
    • By melix
      Bonjour tout le monde !
       
      Hier était encore une journée passionnante pour l'observation solaire. Je pense avoir capturé des événements très intéressants grâce au Sol'Ex. Voici par exemple un flare, capturé entre 15h02 et 18h02 (UTC). Etrangement je ne retrouve pas trace de ce flare sur https://www.spaceweatherlive.com/en/solar-activity/solar-flares.html
       
      (Les images de cette série sont inversées nord-sud pour plus de visibilité).
       

       
      Il est aussi clairement visible sur une image doppler de la série, qui "sature" à l'endroit du flare :
       

       
      Mais ça n'était pas le seul événement fascinant. Sur une des vidéos, j'ai capturé 3 ejectas de matière particulièrement rapides, dont un dans cette même région. La vidéo a été prise à 15h02 UTC ( 17h02 heure de Paris).Tout d'abord, voici une animation générale, qui montre les 3 spots. Contrairement à l'animation précédente, ce que l'on voit ici n'est plus une animation dans le temps, mais bel et bien une animation qui montre la même image, décalée  de -2.5Å à 2.5Å :
       

       
      Ensuite on peut zoomer sur la fameuse région AR3664 :
       

       
      (version MP4 plus fluide ici)
       
      Là où ça devient vraiment intéressant, c'est lorsque l'on mesure la vitesse associée. En effet, j'ai mesuré un décalage de pixels de 20.5 (en étant prudent), ce qui, avec un échantillonnage à 0.125Å/pixel, nous donne une vitesse de plus de 400.000 km/h ! Si on prend quelques images à différents décalages, la structure est bien visible :

       
      La deuxième région ici :

       
      (animation plus fluide ici)
       
      Et enfin la dernière, que je trouve assez impressionnante parce que totalement invisible au centre de la raie h-alpha :
       

       
      (animation plus fluide ici)
       
      Enfin voici une mosaïque de 2 panneaux réalisée avec un décalage de 4 pixels soit 0.5Å) que je trouve assez esthétique :
       

       
      Les images ont été faites avec une lunette Photoline 80mm à 480mm de focale, un filtre ND16 en entrée et un filtre h-alpha optolong 12nm. Tous les traitements et animations ont été faits avec JSol'Ex, à l'exception de la première animation qui a d'abord été générée par JSol'Ex puis réalignée avec imppg. Je tiens à disposition le fichier SER si certains veulent jouer avec ou vérifier les calculs.
       
      Enfin, si vous vous demandez comment le repérer dans un scan, voici comment ça apparaît à l'écran lors du scan (tronqué sur la section intéressante) :
       

       
      Le mauvais temps semble de retour et c'est la fin de vacances pour moi, mais je suis plutôt content de cette semaine !
       
    • By Alex29
      Bonjour à tous,
      Avec le retour du beau temps, un soleil déchainé, la semaine dernière était vraiment exceptionnelle.
      Voici une série de photos en Halpha de notre étoile le 9 mai. Je les ai réalisées au Sol’Ex sur une TS Photoline 125/975, équipée d’un prisme de Herschel Lacerta + uv-ir cut + polariseur. Je m’initie au traitement et les ai réalisés avec Inti6 puis combo Registax 6 et Gimp. On m’a parlé d’IMPPG, je vais m’y atteler ! Vos conseils sont les bienvenus.
      J’ai encore du boulot pour traiter la partie protus du limbe sud du 9 mai, puis les datas du 11 mai.
      Bon ciel à tous!
       
      Halpha

       
      Halpha inversion des niveau de gris

       
      Halpha colorisée

       
      Dopplergramme Halpha (un peu de mal à gérer les couleurs après avoir recomposé avec le dp3 et dp-3, je pense que ça crée quelques artefacts)
       

       
      Continuum (avec voile nuag eux)

       
       
       
    • By Chrishapha2019
      bonjour,
      la saison des observations reprends chez moi sur Paris car le soleil a enfin le bon angle pour permettre les observations depuis mon vélux...
      Aujourd’hui malgré un ciel très diffusant j'ai tenté d'imager une jolie protue fibreuse....  voici les résultats..
       
      Bresser 127L
      ASI 178MM
      spectro- coronographe selon   Francois COSTARD (  L'astronomie  1985 ;  dispo à la SAF)
       
      réseau diffraction par reflection 600t/mm ; 1200 t/mm ; 1800 t/mm et 2400 t/mm
       
      Pas de suivi moteur et pas de Stacking  ; juste image brutes extraites de fichiers .SER puis traitées sous GIMP .
       

       

       

       

       
       

       
       
      Christophe...
       
       
       
       
       
       
       
       
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