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vaufrèges

Mission ExoMars encore reportée

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Déjà reportée de 2009 à 2011, la mission européenne de l'E.S.A. "ExoMars" subit un nouveau report ==> 2013 !!

Plus grave, on ne sait toujours pas si le rover disposera de son propre orbiteur pour assurer ses communications, ou s'il faudra mendier ceux de la NASA.
La misère du budget alloué à l'Agence Européenne est l'une des causes de ces alternoiements.
Comparativement, le budget de la NASA attribué à ses seules sondes scientifiques, malgré le projet lunaire, reste pharaonique.
On ne pourra pas continuer ainsi longtemps sans être largué à tous les niveaux...

http://www.planete-mars.com/image_semaine/2006/image4806.html

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Mouais... Décevant.
Peut-on vraiment parler de programme d'exploration de Mars en ces conditions. Pourtant, l'Europe des 25 est la première puissance mondiale en terme de PIB, devant les USA donc... Et pourtant, l'ESA fait figure de pauvre face à la Nasa.
Pffft, 2013... Autant dire jamais! On repousse, on repousse et pendant ce temps-là, on ne peut que se contenter de rêver face aux illustrations du rover qui est soit en passant, plus abouti que la mission Mars Exploration Rover.
Cela m'enerve de la part de l'Europe. Tout ces technocrates qui n'en ont franchement rien à battre de l'espace et qui préfèrent s'interresser à ... à quoi au juste? De toute façon, c'est révélateur de la situation de l'Europe : elle n'a pas de sens, pas de but. Auncun objectif n'est fixé pour le long terme. Mais tant qu'on restera dans cette "union" européenne de demi-mesure, rien ne sera vraiment fait et on en finira jamais des projets qui resteront des les cartons alors que les américains auront depuis longtemps posé le pied sur Mars. Je le dis et le martelerais tout le temps : faisons les états-unis d'europe, point. Où cessons-là et revenons à une situation de pré-guerre où chaque pays fait son petit truc de son côté.

Hum...
Désolé pour mon coup de gueule, mais je crois qu'il faut vraiment en parler et que pour moi, c'est le report de trop.

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Correct !
J'ai jamais aussi été très chaud pour les programmes spatiaux en coopération.
Trop de réunions, de bureaucratie, d'intérêts nationaux, de conflits budgétaires, etc ...
Bon ! Heureusement, les lancements de Phoenix & MSL restent programmés en 2007 & 2009. C'est toujours ça !
Quand je pense que le retour d'échantillons martiens a longtemps été prévu vers 2005 !
A terme, l'ESA risque de se faire larguer par la Chine, le Japon et puis aussi l'Inde (très ambitieuse) aussi bien pour les vols pilotés que pour les missions interplanétaires ...
Mais que font nos chers députés ?

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Probable nouveau décalage d'ExoMars : On parle désormais de ...2015 !

Initialement prévue pour 2009, ce projet de l'ESA n'en finit plus de voguer en eaux troubles.
On ne connait toujours pas le système d'atterrissage, le lanceur (Ariane V ou Soyouz), la charge utile 8 ou 16kg.

De plus, en l'état actuel, l'orbiteur nécessaire au relais des communications n'est pas financé.

En juin 2007, l'ESA devrait définir ses chois définitifs qui seront déterminés essentiellement sur des critères financiers.

Autant dire que "l'option basse" se profile, c'est à dire un lancement avec la Soyouz (moins chère), n'offrant que 8kg de charge utile au rover, et bien sûr pas d'orbiteur.

En ne sachant pas si, en 2015, MRO sera vraiment encore opérationnel ou simplement rendu disponible pour ce service par nos amis d'outre-atlantique.
http://www.flashespace.com/html/mai07/21a_05.htm

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Budget de l' ESA en 2006 : 2900 Millions d' €
Budget de la NASA en 2006 : 16000 Millions de $ (dont 4000 M$ de navette).

Sachant qu' en plus ce qui dicte la ventilation du budget de l' ESA sur les différents états participant c' est la hauteur de la participation et non les besoins techniques des projets, je vois mal comment un "machin" pareil pourrait fonctionner.

Comparé à ça, l' organisation de la NASA semble d' une efficacité redoutable.

L' ESA, c' est le Brazil du spatial

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Bobmartian,

J'ai un doute avec MSL : tu parles de 2009, bon : c'est effectivement la date de départ officielle.
Mais, depuis de nombreux mois, le bruit court que ce serait plutôt 2011, vous avez des infos là-dessus, vous aussi ?

S

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Je vais mettre les pieds dans le plat, mais, y a-t-il un inconvénient majeur à ce que les sondes martiennes soient payés par le contribuable américain plutôt qu'européen ? Les retombées technologiques ? Pas convaincu.

D'une façon générale, quel budget est-on prêt à affecter :
- à la recherche ?
- dans le budget de la recherche : à l'environnement, la biologie, la physique, l'astrophysique et le spatial (et j'en passe) ?

A mon avis et bien que ce soit un domaine qui me passionne, l'astrophysique et le spatial sont plutôt bien dotés par rapport à leurs retombées sociales.

[Ce message a été modifié par ChiCyg (Édité le 22-05-2007).]

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Sur le site du JPL, Mars Science Laboratory est prévu pour un lancement en 2009 et une arrivée en octobre 2010.

Vu le faible budget de l'ESA, mieux vaut que leurs projets soient complémentaires plutôt que concurents vis à vis des américains ! Et de ce point de vue c'est bien joué je trouve : Mars Express est la 1ère sonde à emporter un radar pour sonder le sous-sol de la planète rouge ; Si ExoMars est lancé un jour, le plus important sera l'endroit choisi, pas la date de lancement !
La planète Mars est largement gâtée ces dernières années, il me semble que la priorité pour la suite de l'exploration du système solaire est de préparer des missions dédiées à Titan (voir Encelade) et Europe, et là la coopération internationale a donné de ramarquables résultats (mission Cassini huygens) les coûts sont partagés et les compétences complémentaires (les européens ne maîtrisent pas la technologie des RTG par ex).
Malgré des moyens modestes,les européens avec les missions COROT, GAIA, PLANCK ect.. font plus que bonne figure face à la NASA
Et c'est vrai de dire que l'astronomie, qui est une activité qui a 0 retombée économique ou pratique n'a pas trop à se plaindre du traitement... même si ce n'est jamais assez pour les passionnés comme nous !

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jackbauer > RTG = radioisotope thermoelectric generator ?

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Oui, c'est ce qui permet de faire fonctionner un sonde quand les panneaux solaires ne suffisent pas (trop loin du soleil...)

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"y a-t-il un inconvénient majeur à ce que les sondes martiennes soient payés par le contribuable américain plutôt qu'européen ?" Ben évidemment ChiCygni..

Si on est prêt à lacher sur ça, on abandonne toute la technologie et la R&D qui va avec. Ainsi qu'un minimum d'autonomie.
On peut aussi les laisser s'emmerder à faire tous les lancements, et fermer kourou pourquoi pas ?

Et puis leur envoyer le budget de l'ESA et du CNES et virer tous ces gens qui n'apportent aucune retombée visible sur nos sociétés.
Et puis Airbus pourquoi faire ? etc..

Non, cette logique vraiment...je suis perplexe.

Collaborer avec la NASA ? Oui bien sûr qu'il faut intégrer les projets européens dans ce cadre...mais pas jusqu'à tout mendier ou déléguer.

Dans ce domaine comme pour tous les autres, aucun cadeau ne nous sera fait !
Et c'est normal.

Une collaboration fructueuse, équitable, implique que nous ne soyons pas systématiquement "quémandeurs", et que nous soyons en mesure de "donner" autant que de recevoir.
Il est exact que, en regard de ses faibles moyens, l'Europe fait encore "bonne figure", mais pour combien de temps ?

Quant à l'intérêt de la recherche exobiologique sur Mars, il me semble qu'elle est capitale
Mars n'est pas "gatée" dans ce domaine car, depuis les Vikings, on n'a pas vu d'autres engins entreprendre véritablement de recherches de ce type sur le terrain.

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vaufrèges > je reconnais bien là ta pondération légendaire , l'effet Ubaye a déjà disparu ...
En quoi l'abandon d'une sonde met en péril tout le spatial ? Savais pas que'Ariane et tous les satellites qui vont zavec avaient été développés grâce ou pour les sondes martiennes. Suis trotrop ignorant

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ChiCyg >>> Tu ne parlais pas que "d'une sonde"... mais "des sondes... "...

Mais c'est vrai que j'ai embrayé sec .

Fondamentalement, reconnais que j'ai raison, et qu'il serait dangereux pour l'Europe de se faire larguer dans le domaine de l'astronautique comme dans d'autres.

Et ce, même s'il faut en payer le prix.

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quote:
Fondamentalement, reconnais que j'ai raison
Tu sais bien que je reconnais toujours que tu as fondamentalement raison ...
Ceci dit, je pense que, fondamentalement, la NASA fait du spectacle avec, cerise sur le gâteau, des retombées scientifiques et que, sur ce terrain là (pour avoir la une des médias), "on" sera toujours largué. Leur attitude est contagieuse, c'est le problème : maintenant toute la "science" a tendance à agir de la même manière (d'où mes coups de gueule, même si, fondamentalement, je n'ai pas toujours raison ... ).
Dis-moi que tu n'es pas fondamentalement en désaccord avec moi

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ChiCyg >> Le coté "spectacle" de la NASA, il te parait peut être outrancier, mais il me semble qu'il n'est pas illégitime quelquefois d'en "rajouter" un peu, pour éveiller quelque intérêt.
D'ailleurs les européens commencent à le comprendre, et c'est tant mieux !

Le vrai problème est ailleurs.

A population et PNB équivalents, les Etats-Unis dépensent cinq fois plus dans le spatial civil et vingt fois plus dans le spatial militaire que l'Europe.

Dans ces conditions, il est clair qu'il nous est difficile de faire face.

Le spatial est avant tout une affaire de technologies de pointe que maitrisent surtout les grandes puissances industrielles.
C'est devenu un enjeu économique, technologique et scientifique.

Il faut bien noter que les programmes scientifiques ne sont qu'une application parmi les autres et ne représentent que 14 % des budgets spatiaux civils.
Pas vraiment de quoi se tarauder le cerveau de questions existentielles sur leurs réelles "retombées" sociologiques.
Pour celà, il faudrait plutôt examiner les 86 % restant.

S'il est normal de faire des choix de priorités à court terme, il est plus que nécessaire pour l'Europe de maintenir son industrie spatiale à niveau

A coup sûr, l'espace est un enjeu majeur pour l'avenir, et pas seulement pour la science.

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Les retombées sociales des satellites scientifiques sont énormes : sur la compréhension du climat, des océans, la détection des feux de forêts, l'étude des pôles, etc...

Les sondes spatiales, certes moins, mais comme les connaissances apportées sont partagées dans le monde entier, je trouve le rapport "qualité / prix" est raisonnable.

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Dernières nouvelles concernant Exomars (Flashespace.com):

30.05.07 ExoMars, une mission définitivement ambitieuse ?

Le 21 mai, nous vous annoncions que l'Agence spatiale européenne devait statuer, courant juin, sur le projet ExoMars. Nous sommes en mesure de vous dévoiler que l'ESA va recommander la version 'lourde' de la mission aux Etats contributeurs du projet mais, cela nécessitera une rallonge financière.

Cette proposition devrait ravir les scientifiques. Elle propose d'embarquer sur le rover les 16,5 kg du Pasteur Payload Package et les 30 kg du Paquet Geophysique, tel que prévu initialement. En l'état, ces 2 suites d'instruments devraient être à même de répondre aux objectifs de la mission. A savoir, recherche de vie éteinte, de vie présente et danger pour l'homme. La suite Pasteur Payload Package sera consacrée à la problématique de la vie et le Paquet géophysique aux études environnementales et géophysiques du site d'atterrissage.

Le lancement de la mission est prévu en 2013. Après une trajectoire directe de 9 mois, le carrier (module interplanétaire) est placé sur une orbite de 4 jours de période. La séparation du module de descente se fera depuis cette position ce qui libère la mission de la nécessité d'arriver après la saison des tempêtes de poussières, le satellite pouvant attendre en sécurité que les conditions atmosphériques et au sol soient favorables avant de libérer le module de descente. Cela permet également de réduire l'ellipse d'incertitude à l'atterrissage, ce qui augmente la probabilité de pouvoir atteindre le site minéralogique adéquat et de réaliser les objectifs de la mission.

Principales recommandations

- Lancement en 2013 ;
- Ariane 5 ou un lanceur russe Proton ;
- Abandon de l'option Soyouz tirée depuis Kourou en raison de la faible capacité d'emport du lanceur ;
- Trajectoire directe de 9 mois ;
- la bande de latitudes retenue pour les sites d'atterrissage s'étend de 10º S à 30º N (peut-être 35º N à confirmer par des études industrielles en cours) ;
- Pas de module orbital, utilisation d'un carrier et d'un gros module de descente ;
- Configuration Vented airbag ;
- Un rover de 205 kg ;
- 2 charges utiles, les 16,5 kg du Pasteur Payload Package et les 30 kg du Paquet Geophysique ;
- Un foret capable de pénétrer le sous-sol de la surface sur une profondeur de 0,05 à 2 m ;
- Le relais de données sera fourni par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (NASA).


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Si l'ESA s'était résignée à la version "ligth", mieux aurait valu abandonner.

Donc, ces recommandations sont une question de bon sens, même si, malheureusement, on ne reparle pas d'un orbiteur dédié.
Il reste à espérer que ces bonnes intentions soient réellement financées pour 2013, et que MRO soit encore opérationnel pour les communications à cette (assez lointaine) époque...

Compte tenu des aléas techniques inhérent au spatial lors de séjours aussi longs dans l'espace, c'est une hypothèse qui demeure quelque peu optimiste et donc, en toute rigueur, un pari un peu risqué aussi.

[Ce message a été modifié par vaufrèges (Édité le 30-05-2007).]

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Cette fois la mission est enfin (presque) définie, avec peut-être les russes qui apporteraient une fusée Proton en guise de paiement :

Le 13 juin 2007 à 11h58
"ExoMars : l'Europe conforte ses ambitions martiennes"
Par Jean Etienne, Futura-Sciences

La définition de la mission ExoMars de l'Agence Spatiale Européenne vient de
prendre un tournant décisif, et revoit ses ambitions à la hausse avec
l'augmentation significative de sa charge utile. Même si le concept général doit
encore être approuvé par les Etats membres de l'UE - notamment en raison du
surcoût entraîné - les scientifiques s'en frottent déjà les mains. "Nous avons
eu une discussion détaillée prolongée sur divers aspects de la mission ExoMars",
a déclaré Bruno Gardini, un des membres de l'équipe ExoMars de l'Esa. "Et
finalement, les délégations des pays membres nous ont autorisé à concevoir de
nouveaux projets sur une nouvelle ligne de base technique", ajoute-t-il avec
enthousiasme. Les scientifiques de toute l'Europe ont ainsi développé en
parallèle plusieurs concepts de la mission, dont le résultat final n'a que peu
de rapports avec le concept de base, originellement évalué à 650 millions
d'euros, qui prévoyait l'envoi au moyen d'une fusée Soyouz d'un petit robot en
surface et d'un satellite relais en orbite. Le nouveau projet prévoit l'abandon
du satellite relais, la totalité de l'engin spatial se posant sur le sol de
Mars, ce qui permet d'en augmenter considérablement les possibilités. Celui-ci
se compose d'un atterrisseur mobile (rover) de 205 kg, comprenant 16,5 kg
d'instruments scientifiques, 30 kg de GEP (Geophysical & Environmental Package)
et un système de forage du sol (taupe). Mais le concept exige aussi une profonde
modification du système d'atterrissage, à base d'airbags d'un type nouveau, et
aussi l'abandon de la fusée Soyouz au profit d'un lanceur plus puissant, qui
pourrait être une Ariane 5 ou une Proton. L'abandon de l'orbiteur La décision de
ne pas placer de relais de communication en orbite martienne peut paraître
surprenant. Il nous paraît cependant logique, dans la mesure où, selon toute
probabilité, plusieurs sondes actuellement en orbite autour de Mars, tant
américaines qu'européenne, sans évoquer les missions à venir, peuvent tenir ce
rôle. Pari risqué peut-être, mais largement compensé par une mission ExoMars
considérablement revue à la hausse en raison de la conversion d'un équipement
orbital de moindre intérêt scientifique en instrumentation de surface.


Notons aussi que cette modification de la mission a entraîné un changement de
concept au niveau de l'arrivée du vaisseau sur Mars, les techniciens ayant
abandonné l'idée d'un tir direct au profit d'une mise en orbite préalable autour
de la Planète rouge. Celle-ci présente un double avantage. Tout d'abord la
possibilité de mieux choisir la zone d'atterrissage et de s'y poser avec une
meilleure précision. Mais surtout, l'utilisation d'une "orbite de parking"
permet de différer l'arrivée sur Mars, de plusieurs mois si nécessaire, en cas
de défaillance ou d'absence de satellites-relais, mais aussi - et ce n'est pas
négligeable - de tempêtes martiennes rendant l'opération hasardeuse. Notons
aussi que l'ESA n'exclut pas, en guise de solution extrême, d'envoyer un petit
satellite relais en orbite martienne au moyen d'un lanceur léger VEGA. Le
système d'atterrissage L'arrivée sur Mars des rovers américains Spirit et
Opportunity, d'une masse unitaire de 180 kg (contre 205 kg pour ExoMars),
semblait avoir révélé la limite de sécurité envisageable pour l'utilisation d'un
système d'airbags en toute sécurité. Chacun des deux engins avait rebondi
environ 25 fois sur plusieurs centaines de mètres avant de s'immobiliser, ce qui
n'avait pas manqué de causer certaines frayeurs parmi les équipes de contrôle,
qui n'arrivaient plus à "situer" leurs engins… Un nouveau système, actuellement
étudié par l'ESA et qui a effectué un premier essai en grandeur réelle voici
quelques jours, consiste à déployer un ensemble de ballons gonflables autour de
l'atterrisseur, mais la comparaison s'arrête là. En effet, un dispositif
altimétrique devra détecter avec une très grande précision la distance au sol,
et commander l'ouverture de soupapes d'échappement de gaz au moment précis où
les airbags entreront en contact. Les rebonds devraient être ainsi évités par
absorption intégrale du choc de l'atterrissage, et l'engin spatial
s'immobilisera immédiatement. La surface augmentée des airbags sous le véhicule
et leur disposition en "couronne" devraient aussi le stabiliser instantanément,
excluant tout risque de basculement.

Bien que paraissant horriblement complexe et exigeant des réactions
"électro-mécano-pneumatiques" réglées à la milliseconde, une première série
d'essais effectués durant un mois et demi en grandeur réelle, avec largage d'une
maquette grandeur nature d'ExoMars depuis diverses altitudes, a été couronnée de
succès. Mieux, les tests ont révélé l'aptitude de l'engin à se poser en toute
sécurité par fort déport latéral, et même selon un angle pratiquement
horizontal. La prochaine étape consistera à tester le déploiement des airbags,
plus complexes et volumineux que la génération précédente, dans une chambre à
vide afin de simuler les conditions martiennes où l'atmosphère est extrêmement
raréfiée. Enfin, selon certaines sources, il ne serait pas exclu que les Russes
rejoignent le programme ExoMars et fournissent une certaine quantité de matériel
scientifique à incorporer à la sonde, tout en proposant l'utilisation gracieuse
d'une fusée Proton en guise de paiement.

[Ce message a été modifié par jackbauer (Édité le 14-06-2007).]

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L'auteur de cet article reprend mes termes de "pari risqué" (à croire qu'il a lu mon message précédent) ) pour évoquer l'absence d'orbiteur dédié à cette mission pour assurer les relais communication.

Le fait de se rassurer, en évoquant le fait que - je cite : >> "plusieurs sondes actuellement en orbite autour de Mars, tant américaines qu'européenne, sans évoquer les missions à venir, peuvent tenir ce rôle." est assez symptomatique des difficultés financières de l'ESA pour réaliser ce type de mission assez ambitieuse sans "jouer avec le feu".

On est tellement confiant - je cite : >> "que l'ESA n'exclut pas, en guise de solution extrême, d'envoyer un petit satellite relais en orbite martienne au moyen d'un lanceur léger VEGA."

Combien de temps faudrait-il pour mettre en oeuvre cette solution ? 1 année...ou 2 ??
Ainsi, la nécessité d'envoyer un orbiteur pourrait surtout se révéler trop tardivement ...

Bref, il aurait été bien plus sage "d'assurer" avec un orbiteur dédié, avec l'avantage éventuel de la redondance qui est habituellement la règle dans le spatial.

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