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vaufrèges

Très mauvaise nouvelle pour le Grand Collisionneur LHC

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Incidents lors de tests : Des supports des quadripôles magnétiques supraconducteurs, destinés à focaliser les faisceaux de protons dans l’accélérateur de 27 km de circonférence, viennent de lâcher lors de tests préliminaires.

Le LHC ne sera donc pas mis en service fin 2007. Le retard pourrait atteindre 2 ans !

http://www.futura-sciences.com/news-collisionneur-lhc-tourmente-retard-i mportant-perspective_10618.php

[Ce message a été modifié par vaufrèges (Édité le 04-04-2007).]

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Il y avait un article dans "Les échos" de ce matin ...et pouf !

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Tiens, c' est curieux, le premier communiqué du CERN et du Fermilab laissait penser que le problème était en cours de résolution , en top priorité, et n' entrainerait quasiment pas de retard ... y' a eu du neuf ou bien c' est le rédacteur de Futura Science qui fait monter la mayonnaise ?
Au Fermilab ils semblent optimistes ...
http://user.web.cern.ch/user/QuickLinks/Announcements/2007/LHCInnerTriplet_1.html

[Ce message a été modifié par PascalD (Édité le 04-04-2007).]

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Trois supports testés....trois défaillants.

Le problème est de savoir si la conception des 392 quadripôles doit être remise en question.

Si c'est le cas, on risque un gros retard.

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Je pense que la news Futura Science est délibérément alarmiste. Le communiqué du CERN/Fermilab indique que le problème est compris et en cours de résolution, et n' annonce pas (encore) de retard ...
Rien n' indique que les éléments qui ne sont pas d' origine Fermilab ont le même problème ...
Bon, il est clair que les communiqués officiels sont, eux, délibérément optimistes ... La réalité est sans doute entre les deux, genre un retard de quelques mois, avec un peu de bol.

A+
--
Pascal.

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L'article du Fermilab date du 29 mars. Celui de Futura-Sciences est d'aujourd'hui même 4 Avril. Peut-être y a t'il eu évolution du diagnostic entre ces dates ?

Ou bien Futura-Sciences a voulu faire du sensationnel ?

Vu les enjeux financiers et scientifiques, on peut aussi s'attendre en tout cas à ce que les responsables du projet fassent des déclarations quelque peu "alambiquées" et plutôt rassurantes.

Finalement, je pense comme toi PascalD, la réalité doit se situer à mi-chemin. Espérons le.

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nan, nan, le communiqué du CERN est du 3 avril ... Et dans l' article de Futura, ils indiquent que le diagnostic n' est pas fait, leur source (non indiquée) est donc antérieure au communiqué du Cern du 3/04, qui reprend celui du fermilab du 03/04, qui complète celui du 29/03.

[Ce message a été modifié par PascalD (Édité le 04-04-2007).]

[Ce message a été modifié par PascalD (Édité le 04-04-2007).]

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Inquiétant... Il y a quelques jours Le Monde faisait mention d'un retard de plusieurs semaines, mais parlait surtout des problèmes financiers :

"Sous-budgété par les 20 états européens membres du CERN, qui n'ont pas voulu réévaluer leur effort par la suite, le financement du LHC (3,34 milliards d'€)n'a été possible que grâce à un recours massif à des emprunts. La dette atteint aujourd'hui 740 millions d'€. Son remboursement, ces cinq prochaines années, absorbera le tiers du budget de l'organisme et interdirait les dépenses de recherches et de développement, la modernisation des lignes vieillissantes d'accélération des protons ou l'augmentation de la puissance du LHC vers 2016..."

Si les problèmes sont si graves qu'il faille refaire toute l'installation on imagine que l'aspect financier va devenir critique...
Je ne savais même pas qu'un laboratoire pouvait emprunter de l'argent... et si le CERN ne parvenait pas à rembourser (ce que je ne peux pas croire) il va revendre le tout en pièces détachées ??

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Tout cela est bien inquiétant, d'autant plus que les budgets de recherche fondamentale s'amenuisent sous la pression des gouvernements de plus en plus libéraux.
Je me demande si à terme cette recherche publique qui ne trouve pas grâce aux yeux de nos politiques qui ne la comprennent pas et ne voient là qu'une source de coût n'est pas condamnée. Pour s'en convaincre il n'y a qu'a examiner les propositions de nos candidats aux élections dont certain (le plus petit en taille) propose ni plus ni moins que de faire disparaître le CNRS et de privatiser les universités.

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Le plus petit en taille veut aussi supprimer le ministère de la Culture, c'est dans la même logique d'ailleurs.
Il a raison, tout cette argent gaspillé au détriment de l'armée, de la police ou du financement des cultes, c'est scandaleux!
Il a vraiment piqué toutes les idées du borgne...

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Et le lien que j' ai indiqué plus haut, ça ne compte pas ? Tu le trouve dans en cliquant sur "Nouvelles" , puis "Bureau de presse" , dans l' encadré de droite.

Il date du 3/04, on est le 5/04, je pense qu' il faut être patient maintenant ...

A+
--
Pascal.

[Ce message a été modifié par PascalD (Édité le 05-04-2007).]

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OK PascalD. J'avions pas pris le bon chemin pour le fameux communiqué...

Attendons, effectivement....

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Humour déplacé, je retire...

[Ce message a été modifié par astrovicking (Édité le 05-04-2007).]

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Nouvel article dans la dernière édition du Monde :

" Un test raté retarde l'accélérateur du CERN
LE MONDE | 09.04.07

Aucun responsable d'un des grands laboratoires de physique de la
planète n'aimerait avoir à reconnaître que son institution "est
tombée sur les fesses sur la scène mondiale". C'est pourtant le
constat auquel vient d'être contraint Pier Oddone, le directeur du
prestigieux Fermilab de Batavia, près de Chicago (Etats-Unis).


Qu'est-ce qui a ainsi fait chuter le fer de lance de la physique des
hautes énergies américaine ? L'onde de choc d'une explosion qui
s'est produite, le 27 mars, à des milliers de kilomètres de
l'Illinois, cent mètres sous la frontière franco-suisse, près de
Genève. Ce "bang" souterrain, si bruyant qu'il a été entendu
jusqu'en surface, a retenti lors d'un essai d'une partie du futur
grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN, la plus puissante
machine à traquer les secrets de la matière jamais construite par
l'homme.
La détonation est venue sanctionner un défaut élémentaire dans la
conception d'une pièce cruciale de l'accélérateur de particules,
dessinée et fabriquée par le Fermilab. Selon le temps que prendront
les corrections de cette erreur et les réparations de la partie
cassée, le démarrage du LHC, prévu en novembre 2007, pourrait être
remis en cause. Or le CERN tenait absolument à éviter tout nouveau
retard du chantier, afin d'être sûr de pouvoir commencer à
recueillir des données scientifiques à l'été 2008. Ce calendrier
tenu à marche forcée devrait lui offrir les meilleures chances de
s'assurer au plus vite de la découverte du boson de Higgs, la
particule dont tous les physiciens attendent depuis des années
qu'elle veuille bien enfin se manifester.
Pourquoi une telle hâte ? Parce qu'il existe un ultime concurrent
dans la course au "Higgs", dont la petite chance de succès ne ferait
que grandir avec un retard du LHC. Ce rival n'est autre que le
Fermilab, où tourne actuellement le Tevatron, un collisionneur en
fin de carrière. L'explosion du 27 mars contraint donc le
laboratoire américain à laver à la fois son honneur de la faute
commise et de l'affreux soupçon qu'elle a pu faire naître.
Le monde de la physique des particules a beau fabriquer des
instruments gigantesques, il reste étonnamment petit. La compétition
n'y est rendue possible que par une entraide incessante. Chaque
laboratoire de la planète apporte ainsi sa contribution à la
construction de ces collisionneurs qui permettent de reconstituer la
violence des réactions qui ont formé l'Univers lors de ses tout
premiers instants.
Des Européens ont collaboré à l'aventure du Tevatron. Et,
aujourd'hui, nombre d'Américains participent à l'assemblage de
l'anneau de 27 km de circonférence du LHC, qui doit ramener le
centre de gravité de la discipline sur le Vieux Continent. Entre
autres tâches, le Fermilab a été chargé des aimants qui
focaliseront, juste avant qu'ils ne se croisent, les deux flux de
protons qui, en sens opposé, feront le tour de la machine à la
vitesse de la lumière. De cette concentration de faisceaux les plus
fins possibles dépend le nombre de chocs entre protons, ce que les
physiciens appellent la "luminosité". A plein régime, celle du LHC
devrait produire 600 millions de collisions par seconde. Elles
auront lieu quatre fois par tour, au sein d'énormes détecteurs
capables de reconnaître chacune des particules élémentaires ainsi
libérées.
Sur le total de 1 700 aimants de l'anneau, le Fermilab en a conçu
27, dont la plupart ont été placés par groupes de trois à l'entrée
et à la sortie des détecteurs. Neuf d'entre eux ont été construits à
Batavia, les autres au Japon. C'est l'un de ces aimants "made in
USA" qui a claqué fin mars. Pour la première fois, les conditions du
futur fonctionnement du LHC étaient réunies sur ce bref tronçon.
En particulier, la température était proche du zéro absolu, ce qui
rend l'hélium superfluide et permet ainsi aux aimants de supporter
une énergie énorme grâce à la supraconductivité qui annule presque
toute résistance au courant électrique. L'un des tests consistait à
suspendre brièvement ces propriétés supraconductrices, comme cela
peut parfois arriver. A l'intérieur du cryostat - l'enveloppe qui
maintient l'ensemble à très basse température -, l'augmentation
brutale de la pression a fait céder un support de l'aimant.
Les équipes du Fermilab et du CERN n'ont pas tardé à comprendre
pourquoi. La pièce est trop fragile, tout simplement parce qu'elle
n'a pas été conçue et testée aux Etats-Unis pour résister à ce cas
de figure particulier, qui n'a jamais été pris en compte. "Nous
sommes abasourdis d'avoir oublié quelque chose d'aussi simple dans
le design des aimants", avoue M. Oddone sur le site de
l'institution. L'erreur est si grossière qu'aucun physicien ne peut
la croire délibérée.
"Dans notre communauté, personne ne va s'envoyer des bataillons
d'avocats pour constater la faute, dit Yves Sirois (Ecole
polytechnique) qui participe à la construction du détecteur CMS. On
retrousse les manches pour trouver ensemble une solution. Le
Fermilab a eu la bonne réaction en faisant savoir immédiatement
qu'il en faisait sa priorité absolue."
Aux dernières nouvelles, la réparation de la pièce endommagée, qui
devra être remontée à la surface, ne devrait pas retarder le
chantier. En revanche, le délai nécessaire au renforcement de tous
autres les supports, dans le tunnel, n'est pas encore connu. La
direction du CERN espère qu'elle n'aura pas à faire l'impasse sur la
campagne d'essais prévue à la fin 2007, avant les premières vraies
collisions de la mi-2008. S'il en était besoin, le "bang" de la fin
mars a encore souligné l'importance de ces tests grandeur nature.

Jérôme Fenoglio

Article paru dans l'édition du 10.04.07.


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Merci beaucoup de l'info Jackbauer.
Encore pas mal d'incertitudes mais le retard éventuel ne devrait donc pas être aussi important que ce que l'on pouvait craindre initialement.
Tant mieux pour ce projet et pour la recherche.

Il est clair par ailleurs qu'il serait pour le moins invraisemblable d'imaginer qu'il y ait eu "intention de nuire" du côté du Fermilab.

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Cela n'a pas l'air très grave. Mais comme tout projet gigantesque, il y a des imprévus. J'espèrais que les médias en parleraient un peu mais j'ai rien vu. C'est dommâge, d'autant que le public serait content de voir une partie de leurs impôts... (6 milliards d'euros le projet...) J'espère que l'innauguration sera médiatisée à la hauteur du laboratoire.

L'Europe n'est pas perdue encore en sciences, il faut y croire....Vive la recherche scientifique!

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Si la recheche scientifique était un sport de haut niveau elle n'aurait aucun problème de financement.
Il n'y a qu'à voir comment ça bétonne et ça goudronne les campagnes un peu partout en france et surtout près de chez moi pour les "infrastructures" sportives.
Il est vrai que le sport de haut niveau est en quelque sorte un labo de recherche, mais je doute de l'intérêt de ses applications.
Comble de la bétise humaine, les chinois vont arrêter les usines et les centrales thermiques pendant le temps des jeux olympiques, pour laisser respirer le sportifs, c'est vrai que les oiseaux et les chinois ça ne respire pas.

Bon je suis encore sorti du sujet j'avoue.

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Dernières nouvelles (pas très positives...) :

"Le LHC ne démarrera peut-être qu’au printemps 2008"
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Le plus grand accélérateur de particules au monde se rapproche de sa mise en
service. Cependant, même si les travaux d'interconnexion entre les aimants du
dernier octant du LHC ont commencé avec deux semaines d'avance par rapport au
calendrier général du LHC, il semble de plus en plus probable qu’il ne
fonctionnera pas en novembre 2007 comme initialement prévu.

Avec ses 27 km de circonférence et ses détecteurs grands comme des immeubles de
plusieurs étages, le LHC peut être comparé à une cathédrale des temps modernes.
6 500 physiciens et probablement autant de techniciens et d’ingénieurs de plus
de 80 pays participent à cette aventure dont le but n’est rien de moins que de
percer les secrets les plus fondamentaux de l’Univers, comme l’origine des
masses des particules, et de recréer les conditions physiques des tout premiers
instants de l’Univers quand celui-ci n’était âgé que de quelques millionièmes de
seconde. Des faisceaux de protons et d’ions lourds circuleront à des vitesses
proches de celle de la lumière et, dans la fournaise infernale produite lors des
collisions, les quatre détecteurs principaux du LHC traqueront des particules
aussi célèbres que le boson de Higgs ou les neutralinos, les particules
supersymétriques hypothétiques constituant peut-être la fameuse matière noire.
La mise en service du LHC est donc attendue avec beaucoup d’impatience de par le
monde. Toutefois, d’après des déclarations faites récemment par des
responsables du CERN à Genève, les quelques problèmes imprévus qui sont apparus
dernièrement pourraient bien repousser la date de circulation des premiers
faisceaux dans le collisionneur à 100 m de profondeur sous la frontière
franco-suisse, au printemps 2008.

Les résultats récents de l’échec du test de résistance des supports de certains
aimants supraconducteurs fournis par le FERMILAB en est une cause possible mais
elle n’est pas la seule. James Gillies, le porte parole du CERN, vient en effet
d’expliquer qu’un certain nombre de difficultés, bien compréhensibles étant
donné l’envergure du projet, s’étaient présentées. Le processus de
refroidissement des aimants, bien que se poursuivant sans problème particulier,
a pris plus de temps que prévu par exemple. En ce qui concerne le problème des
supports des quadripôles fournis par le FERMILAB, les deux laboratoires
réfléchissent à la meilleure stratégie pour le résoudre et perdre le moins de
temps et d’argent possible. Rappelons que les 20 états européens et leurs
partenaires, comme les USA et le Japon, dépensent presque 800 millions de
dollars par an depuis quelques années pour l’achèvement de ce projet titanesque.

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Il est à noter que les responsables, depuis l'incident des supports de quadripôles fin mars, semblent "louvoyer" en communiquant des infos plutôt contradictoires.

Difficile dans ces conditions de se faire une idée exacte de la situation.
Personnellement, je crains que l'on s'achemine vers un retard conséquent (+ d'1 an ?).

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quote:
Personnellement, je crains que l'on s'achemine vers un retard conséquent (+ d'1 an ?).


Pessimiste
D' un autre coté, un peu de retard permettra aux théoriciens de finir leurs calculs de QCD maillée, aux informaticiens de mieux vérifier le bazar informatique qui doit servir à stocker les montagnes de données à comparer aux prévisions des théoriciens, etc, etc. C' est pas plus mal, ça leur évitera d' avoir à annoncer du retard

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PascalD >>> T'as oublié les peintres qui sont à la bourre, le personnel de la cantine à former, le personnel de sécurité qui merde anisi que la vidéo-surveillance etc....

C'est toi qui est pessimiste

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Le retard se confirme :


Le futur accélérateur de particules du CERN n'entrera en service qu'en
2008
LE MONDE | 04.06.07 | 14h55

C'est désormais certain, à défaut d'être tout à fait officiel : le
grand collisionneur de hadrons (LHC), le plus puissant accélérateur
de particules jamais conçu, ne commencera pas à fonctionner en 2007.
La complexité de la mise en service de cet anneau de 27 kilomètres
de circonférence, enfoui sous la frontière franco-suisse, près de
Genève, a conduit le CERN (Organisation européenne pour la recherche
nucléaire) à renoncer à cette date affichée depuis plusieurs années.
Dans le nouveau calendrier, en cours de finalisation, que la
direction de l'organisme doit soumettre le 22 juin à ses 20 Etats
membres, la campagne de tests à basses énergies, prévue à partir de
novembre 2007, sera supprimée. Le LHC ne devrait commencer à
fonctionner qu'à partir d'avril 2008. Sans pause, la campagne
scientifique devrait succéder à cette phase de réglage, à partir de
juillet 2008.


Les physiciens pourront alors commencer à analyser les résultats des
collisions des millions de protons qui, chaque seconde, doivent se
percuter à la vitesse de la lumière, révélant les composants les
plus secrets de la matière. Parmi ceux-ci, ils espèrent surtout
détecter le boson de Higgs, guetté depuis des années comme
l'explication de la masse de toute chose. C'est notamment pour
s'assurer de cette découverte que le CERN ne tenait pas à laisser
dériver le calendrier, même si la date de début des activités avait
plusieurs fois reculé au sein de l'année 2007. En effet, il existe
encore un collisionneur en activité qui pourrait profiter des
retards du LHC pour dénicher le boson de Higgs, et arracher les prix
Nobel qui iront avec. Cet engin en fin de carrière tourne
actuellement près de Chicago, au Fermilab.
AIMANT DÉFECTUEUX
Or un malencontreux hasard a voulu que des défauts dans les parties
cruciales fournies au CERN par le Fermilab soient aujourd'hui les
causes principales du report du démarrage du LHC. Lors d'un essai en
mars, un des aimants qui doit focaliser les faisceaux de protons à
leur entrée dans les détecteurs placés sur l'anneau a cassé, à cause
d'une erreur de conception du laboratoire américain (Le Monde du 10
avril). Depuis, les techniciens ont trouvé le moyen de réparer cette
panne en ne remontant à la surface qu'un seul aimant, celui qui a
cédé. Ces opérations in situ prendront du temps à cause de
l'exiguïté du tunnel où a été installé le collisionneur. Elles ne
s'achèveront pas avant octobre.
Les aimants du Fermilab ne sont pas les seuls responsables du délai.
Ce contretemps n'a fait que compliquer un peu plus un planning de
mise en service déjà très tendu. Pour fonctionner, le LHC doit, en
effet, surmonter l'épreuve redoutable d'un refroidissement qui doit
atteindre - 271 oC, une température proche du zéro absolu. Pour y
parvenir, l'anneau a été divisé en huit secteurs d'environ 3,3 km de
long. La mise en froid du premier de ces secteurs, achevée en avril,
s'est aussi révélée plus longue et ardue que prévu. "Il n'y a eu
aucun problème fondamental, ce qui est une bonne nouvelle, dit
Philippe Lebrun, responsable de la technologie des accélérateurs au
CERN. Mais cela a montré qu'il faut du temps pour régler les
anomalies qui sont apparues, et surtout pour former les personnels à
la maîtrise de cet instrument très complexe." La mise en froid et
les tests de secteurs suivants devraient bénéficier de cette
première expérience, mais ils semblaient difficilement compatibles
avec l'échéance de la fin 2007.

Jérôme Fenoglio
Article paru dans l'édition du 05.06.07.

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C'est certain que faire circuler 700 000 litres d'hélium pour refroidir des aimants supraconducteurs chargés de courber la trajectoire des particules et de les accélérer dans un anneau de 27 km, c'est pas une affaire simple...

C'est un énième report, mais il faut être réaliste... ce n'est sans doute pas le dernier.
Mais bon c'est certainement pour fin 2008 maxi quand même.

Le boson de Higgs sera t'il débusqué avant ?

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c est faux...le depart est imminent apparament d apres les dernieres news..apres avoie été refroidit a -270 degres, la mise ss tension va se faire ds qq jours...

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