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frédogoto

climatoogue vs climatoseptique

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quote:
il n'est qu'à observer le nombre de prévisions météo foireuses à seulement 5 jours pour être stupéfait qu'on puisse croire que le climat passé puisse être expliqué et le climat futur prévu scientifiquement.

Sauf que ce n'est pas la même chose ! La climatologie n'est pas la météorologie.
Irais-tu dire que l'on peut difficilement affirmer que dans les mois à venir, la température va chuter et que probablement il y aura des chutes de neige, au motif que la météo échoue à prédire le temps à plus de 5 jours ?

Ce ne sont pas les mêmes échelles de temps et d'espace. Finalement, la météo, "dire si demain il va pleuvoir ou pas", revient à essayer de prédire les fluctuations autour d'une sorte de moyenne climatique.
La climatologie, ce n'est pas prendre les modèles de la météo et faire tourner les computers plus longtemps pour voir ce qui va se passer dans 10, 20 ou 30 ans !

[Ce message a été modifié par Tournesol (Édité le 03-10-2013).]

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A voir : http://www.lemonde.fr/planete/visuel/2013/09/27/la-carte-des-impacts-du-rechauffement-climatique_3486190_3244.html

Comme le fait remarquer un lecteur du Monde, il suffit de cliquer sur l'ensemble des légendes pour voir que les pays en voie de développement vont payer un lourd tribut aux changements climatiques, et que les pays développés seront eux, relativement épargnés (toute proportion gardée) par ces changements.
En clair, donc, aucun effort ne sera fait, et cela aura également un impact politique.

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quote:
Sauf que ce n'est pas la même chose ! La climatologie n'est pas la météorologie.
Irais-tu dire que l'on peut difficilement affirmer que dans les mois à venir, la température va chuter et que probablement il y aura des chutes de neige, au motif que la météo échoue à prédire le temps à plus de 5 jours ?

Je ne vois pas le rapport avec ce que j'ai dit!
Evidemment la climatologie n'est pas la météorologie; J'utilise la comparaison pour dire justement que la climatologie est bien plus complexe.
Ton exemple n'est pas bon parce qu'on a pu depuis toujours et chaque année constater chez nous l'alternance des saisons, on en connait la cause simple.
Pas besoin donc d'être scientifique pour cela .

Non je disais qu'il me parait bien plus compliqué d'expliquer les causes du climat passé ou de connaitre celles du climat actuel (à savoir si les activités humaines sont aujourd'hui prédominantes) que de faire des prévisions à 5 jours (qui pourtant sont assez peu fiables)

Si tu préfères je voulais dire que ces presque 28 pages ressemblent plus à des paris de bookmakers tant le problème doit comporter de paramètres qui nous échappent.

Et c'est bien un aveu que de constater que deux camps d'experts s'affrontent sur des thèses diamétralement opposées...

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quote:
Si tu préfères je voulais dire que ces presque 28 pages ressemblent plus à des paris de bookmakers tant le problème doit comporter de paramètres qui nous échappent.

Sauf que non. Le rapport est un résumé de ce qu'il ressort d'un nombre énorme de publications scientifiques combinant mesures et modélisations. La seule inconnue, je dirais que c'est l'aspect sociologique. Allons nous attendre et laisser la situation se pourrir (+4°C) ou nous bouger (+0.3°C) ? Si il y a un paris, il est là-dedans.

quote:
Et c'est bien un aveu que de constater que deux camps d'experts s'affrontent sur des thèses diamétralement opposées

Quels "2" camps ?
D'un coté, tu as des scientifiques plus que nombreux, des spécialistes dans de nombreux domaines, dont les résultats finissent par converger.
De l'autre, tu as quelques scientifiques non spécialistes du domaine, voir des avocats, des philosophes, etc... n'ayant rien publié scientifiquement dans le domaine, ou presque, et dont l'avis est minoritaire dans le champ scientifique.
Ton propos reviendrait à dire que la théorie de l'évolution n'est pas claire, la preuve : "deux camps d'experts s'affrontent sur des thèses diamétralement opposées", j'ai nommé, les évolutionnistes et les créationnistes. Sauf que ça ne marche pas ainsi.
Encore une fois, l'opinion publique n'a pas sa place dans le débat scientifique.

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Sauf que non. Le rapport est un résumé de ce qu'il ressort d'un nombre énorme de publications scientifiques combinant mesures et modélisations. La seule inconnue, je dirais que c'est l'aspect sociologique.

Tu penses que j'ai des doutes sur le réchauffement ? Tu as raison, mais j'ai les mêmes doutes sur la thèse opposée; En fait je n'en sais rien et les climatologues seraient mieux inspirés d'avoir une attitude plus humble compte tenu de la complexité du sujet et de la jeunesse de leur science.

C'est marrant, à t'entendre on a l'impression que la science est omnipotente et qu'elle n'aurait jamais commis d'erreurs dans le passé!

Qu'on veuille alerter les décideurs sur l'imminence d'une catastrophe, ok, puisque ces mesures et modélisations semblent, je dis bien semblent, donner raison à cette perspective.
Mais les mesures sur quelques décennies et modélisations ne constituent pas une preuve à long terme. C'est pour ça que je comparais avec la météo à 5 jours pour laquelle on fait des mesures et des modélisations avec force matériel et spécialistes, et pourtant où on se plante assez souvent...

Dans la même veine peut-on affirmer que la climatologie constitue un savoir prédictif ? Je ne crois pas et ce ne serait donc pas une science exacte.

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quote:
Sauf que non. Le rapport est un résumé de ce qu'il ressort d'un nombre énorme de publications scientifiques combinant mesures et modélisations. La seule inconnue, je dirais que c'est l'aspect sociologique.

Tu penses que j'ai des doutes sur le réchauffement ? Tu as raison, mais j'ai les mêmes doutes sur la thèse opposée; En fait je n'en sais rien et les climatologues seraient mieux inspirés d'avoir une attitude plus humble compte tenu de la complexité du sujet et de la jeunesse de leur science.

C'est marrant, à t'entendre on a l'impression que la science est omnipotente et qu'elle n'aurait jamais commis d'erreurs dans le passé!

Qu'on veuille alerter les décideurs sur l'imminence d'une catastrophe, ok, puisque ces mesures et modélisations semblent, je dis bien semblent, donner raison à cette perspective.
Mais les mesures sur quelques décennies et modélisations ne constituent pas une preuve à long terme. C'est pour ça que je comparais avec la météo à 5 jours pour laquelle on fait des mesures et des modélisations avec force matériel et spécialistes, et pourtant où on se plante assez souvent...

Dans la même veine peut-on affirmer que la climatologie constitue un savoir prédictif ? Je ne crois pas et ce ne serait donc pas une science exacte.

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En fait je n'en sais rien et les climatologues seraient mieux inspirés d'avoir une attitude plus humble compte tenu de la complexité du sujet et de la jeunesse de leur science.

En d'autres termes :

"Je n'y comprends rien, donc eux non plus."

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PascalD +1

Cool cet article, Super, ils donnent même la solution au problème à la fin..

[Ce message a été modifié par brizhell (Édité le 04-10-2013).]

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Déjà en termes statistiques on peut dire qu'il y a eu un réchauffement.
Je me trompe où les températures moyennes terrestres sont plus élevées qu'il y a 50 ans?

Au moins sur ce constat il devrait y avoir une (petite) convergence entre les personnes.

Pour le futur, que les résultats des modèles portent sur une augmentation de X ou Y °c, là j'imagine que les climatologues eux-mêmes ne peuvent pas être plus précis.

Au moins il y a une tendance.

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Joel revient !il faut encore 17 post pour faire 1000
et vue que chacun de tes messages provoque une avalanche de reponse
... please, sans toi on y arrivera pas ^^

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Un peu hors sujet, mais je me permets de rebondir sur le lien de Superinformé !

Depuis la mise en place des open access, c'est effectivement vrai, on est inondé de spam pour des revues fumeuses et pas très regardantes sur le processus de peer review.
Le point positif, c'est que pratiquement personne de sérieux ne va publier là-dedans ! ça reste marginal !
Si l'article critique à juste titre l'évaluation comptable des chercheurs sur base du nombre de publications, il faut aussi souligner qu'en général, les commissions d'évaluations sont attentives aux revues dans lesquelles on a publié.

En revanche, quand on lit : "viser une stratégie de diffusion des résultats fondée sur leur importance et la qualité plutôt que sur le nombre d'articles.", on ne peut qu'être d'accord.
Je connais des gens qui ont un palmarès en terme de nombre de publications, et dans des bonnes revues, absolument impressionnant ! Mais en fait, on se rend compte que ces types sont surtout champions dans l'art de trouver le moyen de placer leur nom sur les publications d'équipes diverses.
Les mecs passent pour des caïds alors qu'en fait, ils n'ont pas contribué à grand chose !
A noter : Ce qui donne toutefois (parfois) la question qui tue en commission : "Et vous ? Quelle a été votre contribution dans tout ça ?".

Il vaudrait mieux être connu et évalué comme le type "qui a montré que", plutôt que comme le type qui a N publications.

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Pour faire avancer le schmilblick, l'audition de Jean Jouzel par une commission
du sénat sur le réchauffement climatique qui est passé ce midi sur la chaine
Public Sénat.

Une présentation brouillonne, laborieuse, des phrases non terminées, des
cafouillages sur les dates, des Heuu! et des je crois dans une phrase sur
deux.

Sa présentation n'avait rien de la rigueur scientifique qui sied à ce genre
de prestation.

Personnellement le sujet du RC je m'en tape comme de ma première couche-culotte
mais j'espère qu'il est meilleur climatologue qu'orateur!

Sinon il faut pas s'étonner qu'avec ce genre de démonstration beaucoup
de gens n'y croient pas.
http://www.publicsenat.fr

La vidéo est en haut à gauche.

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"Je n'y comprends rien, donc eux non plus."

Je confirme que je n'y comprends rien ! Je n'ai jamais dit que "eux non plus"
Il ne suffit pas de balancer une petite phrase( style des politiques) pour avoir raison!

Je ne suis pas non plus médecin mais je vois que pas mal de maladies bien connues continuent de tuer et pas que des vieillards. Oui, non?

Qu'il y ait un réchauffement global depuis x années ça se mesure, j'y crois comme la plupart d'entre vous, je le ressens même .
La question est de savoir si c'est le fait de l'homme seul ou pas.

Il y a eu dans le passé (même récent: mini âge glacière) des fluctuations sur le climat.
Qui peut affirmer ici que nous ne sommes pas dans une phase de réchauffement naturelle qui se rajouterait majoritairement aux activités humaines?
Qui peut affirmer que la climatologie est une science exacte et que tous les paramètres en jeu, leurs effets dans le réchauffement sont connus.

J'attends quand même une démonstration scientifique, pas de la langue de bois...
Merci

PS: j'ai pas bien compris pourquoi 28 pages de discussion sur un sujet qui ne souffre aucune contestation.

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En cherchant pas longtemps, tu trouveras sûrement ici ou là, 28 pages de discussions sur le créationnisme, l'astrologie ou l'histoire des américains qui ne sont pas allés sur la Lune. Et puis ?

Tu "attends une démonstration" ? Bonne nouvelle, elle est là. Il y a le rapport du GIEC et ses centaines de pages, et les milliers d'études sur lesquelles il s'appuie. Avec pour commencer le "résumé pour les décideurs" : http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg1/ar4-wg1-spm-fr.pdf

Alors au lieu d'attendre, tu te prends par la main et tu te plonges là dedans. Après, tu n'es pas obligé d'adhérer à tout, mais si tu contestes tu le feras en connaissance de cause, et pas sur des "j'y comprends rien, donc ça me semble louche"

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"La question est de savoir si c'est le fait de l'homme seul ou pas."
peut être que pour une minorité de personnes cela reste une question ouverte mais ce débat est déjà tranché aussi.

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Il existe plusieurs théories globales de l’effet de serre côté sceptiques (celle de Richard Lindzen par exemple, avec son effet Iris) mais aujourd’hui on va voir celle du physicien hongrois Ferenc Miskolczi.

L’effet de serre constamment saturé de Ferenc Miskolczi :

Résumé de sa théorie : Selon Miskolczi, à toute augmentation du taux de CO2, le système climatique répond par une diminution du taux d’humidité relative, ce qui constitue une rétroaction négative (la vapeur d’eau est le plus puissant agent à effet de serre), qui fait baisser les températures. Comment ? Par baisse de l'effet du serre, ce qui autorise l'évacuation vers l'espace d'une quantité supérieure de rayonnements IR montant de la Terre, qui sont moins bloqués qu'avant. Bref c’est un peu comme un thermostat naturel. Explications :

Ferenc Miskolczi est un physicien hongrois, spécialiste de l’atmosphère et des transferts radiatifs, qui a travaillé au sein de la NASA en tant que directeur de recherches, notamment sur l’évaluation du budget radiatif de la Terre. C'est donc un chercheur spécialiste du sujet concerné. Il a démissionné de la NASA en 2005, suite au refus de cette dernière de publier les résultats de ses travaux, qui remettaient il est vrai fondamentalement en cause le danger climatique lié aux GES. D’après lui, la cause de ce refus est à rechercher dans le fait que ses conclusions risquaient de priver cet organisme de financements importants. Ajoutons que le NASA GISS (la partie de la NASA qui s'occupe du climat) était dirigé à l'époque (et jusqu'en 2013) par James Hansen, le scientifique le plus engagé dans la promotion du réchauffement anthropique (dont il a été l'un des pères en 1988), qui a été arrêté par la Police de multiples fois lors de manifestations écologistes, qui a proposé de traîner en Justice les pétroliers pour « crime contre l'humanité et la Nature», et a comparé les convois de houille alimentant les centrales thermiques à charbon aux « trains de la mort » nazis. Cf cet article du journal Le Monde : http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/06/25/un-climatologue-de-la-nasa-accuse-les-petroliers-de-crime-contre-l-humanite_1062472_3244.html

C’est pourquoi l'étude très technique de Ferenc Miskolczi, a été publiée à l'origine par le journal hongrois Idöjaras, qui est un journal avec revue par les pairs.

Quelles sont, en bref, les éléments essentiels du modèle climatique de Miskolczi ?

1- D’après lui, les différents agents à effet de serre doivent être traités en bloc et non séparément, comme le fait le GIEC :
D’après les modèles d’ordinateurs utilisés par le GIEC, l’on considère que le mécanisme climatique fonctionne par étapes successives et bien séparées : l’homme rejette des GES dans l’atmosphère, ces GES qui s'accumulent réchauffent un petit peu la planète, ce qui provoque par évaporation une augmentation de la teneur en vapeur d’eau de la haute atmosphère, ce qui à son tour fait monter la température (par effet de serre). Notons que c'est l’humidité absolue qui augmente dans la haute atmosphère, alors que par contre l'humidité relative reste stable. Nous y reviendrons. Le phénomène se répète encore et encore jusqu’à provoquer un point de non retour avec emballement possible, puisque les océans offrent une réserve d’eau inépuisable, et que l'eau est le plus puissant GES. On atteint ainsi le fameux « tiping point » suivi d'un basculement dans le « runaway greenhouse effect » ou effet de serre divergent, qui transforme la Terre en une serre chaude façon Venus.

Pour Ferenc Miskolczi cette procédure en deux temps (CO2 puis relais et renforcement par la vapeur d'eau) n’a pas de sens du point de vue de la physique de l’atmosphère et de l’équilibre des échanges Terre-atmosphère-espace. En effet, pour lui la Nature ne sépare pas les choses, et il ne peut exister à son avis qu’une seule équation d’équilibre radiatif, qui implique en une seule fois tous les gaz à effets de serre, notre planète et l’énergie solaire. Ce point a des implications importantes sur les calculs d’effet de serre qui s'en trouvent bouleversés.

2- D'après Miskolczi les équations de base de l’effet de serre (sur lesquelles reposent tous les modèles actuels) établies en 1922 par Milne à la suite d’Eddington (1916) sont erronées parce qu’elles sont incomplètes :
Miskolczi observe d’une part que l’atmosphère est limitée et pas semi-infinie comme prévu dans les modèles, et d’autre part que le système d’échange de flux entre la Terre, l’atmosphère, et l’espace extérieur, obéit à des lois de conservation de l’énergie qui ne sont pas prises en compte par les modèles.

3- Selon la théorie de Miskolczi, à toute augmentation du taux de CO2 le système climatique répond par une diminution du taux d’humidité relative, ce qui constitue une rétroaction négative, qui fait baisser les températures, puisque la vapeur d'eau est le plus puissant agent à effet de serre connu.
Pour Miskolczi, un ajout de GES provoque un tout petit réchauffement, suivi par un retour à l’équilibre, par compensation, via une baisse de l’humidité relative donc de l’effet de serre lié à la puissante vapeur d’eau. D’où l’expression « d’effet de serre constamment saturé ». C’est tout à fait contraire à la théorie classique de l’effet de serre façon GIEC, qui prévoit elle une montée de l’humidité absolue, mais par contre une stabilité de l’humidité relative,* (voir Note) c’est-à-dire en langage courant du taux d’humidité. Petite explication : l’on sait que selon la théorie du GIEC, un doublement du taux de CO2 dans l’atmosphère provoque à lui seul une montée des températures globales de 1,2°C (cf. le rapport de 2007). Si avant le doublement du CO2 la température de surface mesurée était à l’origine de 10°C (c’est un exemple), l’on obtient donc 11,2°C après doublement. Cette montée en température va provoquer une augmentation du taux de vapeur d’eau par évaporation. Or l’on sait (cf. la note ci-dessous) que plus la température est élevée, plus l’air peut contenir de vapeur d’eau. Le passage de 10°C à 11,2°C se traduit donc bien par une montée de l’humidité absolue, mais pas de l’humidité relative, puisque entre temps l’air s’est réchauffé augmentant ainsi sa capacité à contenir de la vapeur d'eau.

Or nous savons que le taux de CO2 augmente continûment depuis des décennies, avec une belle courbe montante très régulière et un taux de 2 ppm/an en moyenne. L’humidité relative (le taux d’humidité) a-t-elle dans le même temps stagné, comme le prévoit la théorie du GIEC, ou régressé comme l’exige la théorie de Miskolczi ?

Pour le savoir, nous disposons des mesures de la NOAA: or le graphique ci-dessous issu des travaux de cet organisme nous montre une baisse constante, et très nette, depuis 1948, de l’humidité relative dans la troposphère, autour de 9-10 km d’altitude (courbe du haut), là où selon la théorie l’effet de serre est à son maximum… On est passé de 47 % à 38 % d'humidité relative. Ce qui donne sur ce point raison à Miskolczi et tort aux modèles du GIEC.

Ajoutons que le calcul complet de Miskolczi aboutit à une sensibilité climatique totalement négligeable de 0,24°C (ou K) au lieu de 3°C (GIEC) pour un doublement du CO2 atmosphérique (rétroactions incluses dans les deux cas).

D'autre part le déclenchement d'un effet de serre divergent suite au franchissement du point de non retour est pour Miskolczi physiquement impossible. Une divergence climatique ne peut exister et la Terre ne risque pas de devenir une serre chaude.

- Pour une présentation toujours simplifiée mais plus technique de la théorie de Miskolczi avec les équations, voir ici (paragraphe B): http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html#Miskolczi

- Pour une présentation très technique par le physicien hongrois Zagoni : http://nige.files.wordpress.com/2011/02/the-saturated-greenhouse-effect-theory-of-ferenc-miskolczi.pdf

- Enfin voici l'étude de Miskolczi himself ici : http://www.friendsofscience.org/assets/documents/E&E_21_4_2010_08-miskolczi.pdf
- Certains on tenté de réfuter sa théorie ici : http://www.realclimate.org/docs/Rebuttal_Miskolczi_20100927.pdf


Remarque personnelle: Avec le problème du « runaway greenhouse effect » (dont la limite a été estimée par James Hansen à 350ppm et on en est à 400ppm) ou effet de serre divergent sensé transformer la Terre en serre chaude, jamais constaté dans le passé du climat terrestre malgré un taux de CO2 qui était 5 fois supérieur au nôtre du temps des dinosaures, celui du « hotspot » (augmentation des températures locales) toujours introuvable dans la haute atmosphère tropicale, et enfin cette baisse de l’humidité relative en haut de la troposphère, voilà 3 points où les observations contredisent la théorie des GES version Giec.
Sans oublier, last but not least, le fait que depuis 1945 à 2013, sur 68 ans, les températures globales n'ont monté que de 1977 à 1998, soit durant 21 ans, la petite hausse de la période 1910-1945 étant difficilement attribuable au RCA vu les rejets de l'époque, et surtout si on considère qu'elle a été suivie de 32 ans de stagnation-baisse de 1945 à 1977 au point que l'on a craint un moment une période glaciaire à la fin des années 70.

Voilà, je ne sais pas si Miskolczi a raison, car je ne suis certes pas capable d'évaluer son étude sur le plan scientifique, mais c'est une théorie alternative de l'effet de serre qui mérite le respect. Point intéressant, selon elle la soupape du réchauffement n'est pas à rechercher au fond des océans mais dans l'espace, par évacuation des rayonnements IR montants de la Terre.

Une petite citation de M. Einstein pour terminer : « Aucune somme d'expérimentations ne pourra jamais prouver que j'ai raison, une seule expérience peut me prouver le contraire. » Je crains bien que pour la science climato-politique qui est hélas la nôtre, ce ne soit plus si vrai...

PS : Miskolczi a comme de bien entendu un compte bancaire alimenté par Exxon et Total réunis... De plus il n'y connaît rien et son emploi à la NASA consistait à balayer les couloirs.

* Note : Petite explication sur la notion parfois mal comprise d’humidité relative : La concentration maximale en vapeur d’eau dans l’air augmente fortement avec la température. Le volume d’air, qui peut contenir 250 ml d’eau à 0 °C, en contiendra 500 ml à 10 °C, 1 litre à 22 °C, et 2 litres à 33 °C. Mais il y a une limite maximale précise à la quantité de vapeur d’eau que l’air peut contenir. Lorsque cette concentration maximale est atteinte à une température donnée, l’air est dit « saturé ». Par définition, l’humidité relative est le rapport en pourcentage de la concentration effective en vapeur d'eau d’un volume d’air à la concentration maximale qui pourrait être atteinte dans ce même volume à la même température. L’humidité relative indique le degré de saturation de l’air et non son contenu en eau. Elle est de 100% dans les nuages et le brouillard, et de 10% au plus au-dessus des déserts durant le jour. À 22 °C, l’air peut contenir environ 8 g de vapeur d'eau par m3 (c’est sa capacité). Si ce volume n’en contient que 4 g, l’air est à moitié saturé et son humidité relative est de 50%. La valeur de l’humidité relative n’indique pas le contenu en eau de l’air. Une humidité relative élevée n’implique pas nécessairement une humidité absolue importante. Une humidité relative de 70% un jour de 10 °C semble bien différente de celle de même valeur un jour de 20 °C. Si l’air reste le même, son contenu en vapeur d'eau varie très peu durant le jour. Cela n’est pas vrai pour l’humidité relative. Elle suit la température de façon à peu près inverse : si la température diminue, elle augmente, et si la température augmente, elle diminue. En général, l’humidité relative atteint son maximum à l’aube, pendant la partie la plus froide du jour, et devient minimale au milieu de l’après-midi, quand la température est maximale. Elle a tendance à être plus élevée en hiver et moindre en été.

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Asp06: <<"La question est de savoir si c'est le fait de l'homme seul ou pas."
peut être que pour une minorité de personnes cela reste une question ouverte mais ce débat est déjà tranché aussi.>>

Il me semble qu'il y a eu dans le passé des cas où le débat a été tranché par des éminents savants, et où "pour une minorité de personnes cela restait une question ouverte" et la minorité avait raison, non?

Au hasard, le géocentrisme qui a perduré pendant des millénaires...
Autrement dit, "la majorité a raison" ferait partie des lois de la nature?

Thierry Legault pourquoi le rapport du GIEC serait-il infaillible? Mais surtout il n'apporte pas la preuve (celle que je vous demande en fait) de l'inexistence d'un facteur déterminant naturel qui conduirait, plus significativement que par les activités humaines au RC.

Voila la seule démonstration que j'attends, la seule qui vaille.

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Alain, : d'un autre coté il ne suffit d’être dans la minorité pour avoir raison

[Ce message a été modifié par frédogoto (Édité le 06-10-2013).]

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il y a des variations climatiques.
l'influence des sociétés humaines sur le système, surtout depuis le développement des usages du pétrole à partir du milieu du siècle dernier, est devenue telle qu'elle est devenue partie des causes de ces variations.
tu penses vraiment que ce n'est pas peut être pas le cas Alain?

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quote:
Mais surtout il n'apporte pas la preuve (celle que je vous demande en fait) de l'inexistence [...]

En science, il est impossible d'apporter la preuve de l' inexistence de quelque chose.
Tu peux donc dormir tranquille, avec un tel critère tes convictions sont inattaquables.

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Thierry Legault pourquoi le rapport du GIEC serait-il infaillible? Mais surtout il n'apporte pas la preuve (celle que je vous demande en fait) de l'inexistence d'un facteur déterminant naturel qui conduirait, plus significativement que par les activités humaines au RC.

tu as parfaitement raison, d'ailleurs dans la conclusion du rapport, on peut lire : "on a étudié tous les facteurs naturels qu'on pouvait imaginer, notamment l'activité solaire et le volcanisme, et on en a déduit qu'ils ne pouvaient pas être des causes majoritaires du réchauffement. Par contre, on n'a pas regardé l'influence des extraterrestres ni du Père Noel. On s'en excuse platement, c'est ballot on n'y avait pas pensé. Du coup, si ça se trouve, on a tout faux".

Infaillible, évidemment que ce rapport ne l'est pas, mais qu'est-ce qui est infaillible ici bas ? D'ailleurs les experts ne se prétendent pas infaillibles, la preuve ils s'expriment avec des probabilités :
Dans ce Résumé à l’intention des décideurs les termes suivants ont été utilisés, d’après l’avis des experts, pour indiquer la probabilité estimée d’une conséquence ou d’un résultat : Pratiquement certain > 99%, Extrêmement probable > 95%, Très probable > 90%, Probable > 66%, Plutôt probable > 50%, Improbable < 33%, Très improbable < 10%, Extrêmement improbable < 5%.

Si on avait besoin d'informations infaillibles pour prendre des décisions, on ne déciderait jamais de rien. Qui peut me prouver que je ne vais pas mourir la nuit prochaine d'une crise cardiaque ? Personne ! Donc je ne fais aucun projet pour demain, ni pour la suite, c'est bien ça ?

Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir

[Ce message a été modifié par Thierry Legault (Édité le 05-10-2013).]

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quote:
[...]l'audition de Jean Jouzel [...] Une présentation brouillonne, laborieuse, des phrases non terminées, des cafouillages sur les dates, des Heuu! et des je crois dans une phrase sur deux.
Sa présentation n'avait rien de la rigueur scientifique qui sied à ce genre
de prestation.
[...]j'espère qu'il est meilleur climatologue qu'orateur!
Sinon il faut pas s'étonner qu'avec ce genre de démonstration beaucoup
de gens n'y croient pas.

J'ai vu l'ensemble de l'audition. Effectivement, ce n'est pas un vibrant discours qui prend aux tripes ! Ce n'est pas Martin Luther King !
Mais je m'attendais à pire à te lire !

Michel, évites alors d'assister à un congrès scientifique, car tu vas royalement t'ennuyer (pour être poli). Surtout que tu ne risques pas de comprendre pourquoi parfois l'auditoire s’enthousiasme alors que toi tu auras trouvé la prestation du gars nulle !
C'est peut-être la différence entre le quidam et le scientifique. Les scientifiques sont peut-être un peu moins superficiels !

De fait, en voyant l'audition de Jouzel, je me faisais la réflexion "quand le sage montre la lune l'idiot regarde son doigt".

On ne recrute pas les chercheurs sur leur talent d'orateur ! On n'est pas en politique ou en mercatique !!!
Les belles paroles creuses et les discours de bonimenteurs, on laissera ça aux politiques et aux escrocs.

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asp06: "tu penses vraiment que ce n'est pas peut être pas le cas Alain?"

Faut me lire, depuis le début je dis que la gabegie actuelle est honteuse, que l'homme n'a jamais autant généré de CO2 et autres saloperies, qu'il y a trop d'intérêts en jeu pour minimiser le problème, je dis qu'il faut appliquer le principe de précaution.

PascalD: "En science, il est impossible d'apporter la preuve de l' inexistence de quelque chose.
Tu peux donc dormir tranquille, avec un tel critère tes convictions sont inattaquables."

Merci, on avance, on avance !

Thierry Legault: "Infaillible, évidemment que ce rapport ne l'est pas, mais qu'est-ce qui est infaillible ici bas ? D'ailleurs les experts ne se prétendent pas infaillibles, la preuve ils s'expriment avec des probabilités"

J'aime beaucoup les probabilités. 99%, 95%,... Tout simplement ridicule d'exprimer de tels chiffres. Pour un médicament qui a pu (?) tuer une petite quantité de personnes sur des centaines de milliers on applique le principe de précaution, ça fait quelle probabilité ?

Et pour l'humanité entière on fait des probabilités!

Bon, mais il semble probable à 99,99% que les décideurs veulent du 100% parce qu'ils n'ont pas le pouvoir (intérêts en jeu) et/ou qu'ils ont la certitude que l'économie ne repose que sur la consommation telle qu'on la connait aujourd'hui (mais qui n'existe que depuis 50 ans), et/ou que le peuple veut de la brioche et qu'il faut le satisfaire pour se maintenir (ou s'établir)


Hypocrisie que tout cela.

Ces débats médiatisés, GIEC, décideurs, etc, ressemblent aux annonces récurrentes de la "marge honteuse" de la grande distribution où les probabilités décident "qu'il est urgent de ne rien faire"

Il y a eu le siècle des Lumières, on est au siècle des études (des études sérieuses ont montré que...)

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