symaski62

Rosetta -100 jours :)

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c'est peut etre philae qui a changé de position ou d'orientation suite a un chit dégazage ?!

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... ou peut-être qu'elle s'enfonce dans les entrailles de la comète

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Le passionnant feuilleton des communications avec Philae se poursuit, merci pour les détails qui permettent de le suivre presque en direct. Pendant ce temps Rosetta poursuit ses observations et l’on analyse en parallèle les données recueillies dont de fabuleuses photos. Elles ont fait l’objet d’une analyse géomorphologique portant sur des cavités ressemblant à des dolines, étude signalée par jfleouf le 3 juillet. Pour ceux que cet aspect intéresse, mais ne maîtrisent pas bien l’anglais, je me suis essayé à une traduction ci après :

« Des cavités ont été observées sur plusieurs noyaux cométaires cartographiés par des sondes spatiales. On a envisagé et débattu du fait que ces cavités sont la marque d’une activité interne, plutôt que de cratères d’impact comme ceux que l’on trouve sur la surface des planètes ou des astéroïdes. Des expériences d’impact et les modélisations ne peuvent pas reproduire les formes de la plupart des cavités observées sur les comètes, et les taux de collision prévus impliquent que peu de ces cavités sont liées à des impacts. D’autres mécanismes comme une activité explosive ont été envisagés, mais le processus à l’origine reste inconnu. Nous rapportons ici que les cavités sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko sont actives, et probablement créées par une processus type doline, peut-être accompagné par des explosions. On envisage qu’après leur formation, les cavités augmentent lentement de diamètre, suite à l’action de la sublimation qui entraîne un retrait de leur contour. En conséquence, les cavités sont caractéristiques du degré d’érosion de la surface. La surface fraîche d’une comète devra avoir une structure irrégulière avec de nombreuses cavités, alors qu’une surface évoluée aura un aspect plus lisse. La taille et la répartition des cavités impliquent l’existence d’un grande hétérogénéité dans la composition et les propriétés physiques et structurelles et de la première centaine de mètres sous la surface actuelle de la comète. »

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L'étude publiée dans Nature est aussi décrite dans le blog de Rosetta : http://blogs.esa.int/rosetta/2015/07/01/comet-sinkholes-generate-jets/
malheureusement en anglais aussi. Extrait :

Traduction d'une partie de la légende de ce graphique :

quote:
(1) La chaleur sublime la glace sous la surface, ce qui forme une cavité (2) quand le plafond devient trop faible pour supporter son propre poids, il s'effondre, créant une profonde fosse circulaire (3, flèche rouge) Le matériau sur les murs de la fosse qui est nouvellement exposé [au soleil] se sublime, ce qui explique l'activité observée

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Cet article est plus détaillé. Je résume. On y apprend que lors des survols à basse altitude de Rosetta (10 à 30 Km) les images à haute résolution ont permis de caractériser ces cavités qui font de quelques dizaines à quelques centaines de mètres de diamètre et jusqu’à 210 m de profondeur.

Certaines de ces cavités sont clairement associées à des jets de matière. Des jets semblent provenir de zones fracturées dans les parois des cavités. Les cavités les plus actives sont les plus marquées. Les plus irrégulières sont inactives, sans doute en cours de comblement. On présume que la phase d’effondrement à l’origine de la formation de ces cavités serait responsable des soudaines bouffées d’émissions de matière comme observé sur les comètes. On expliquait difficilement ce phénomène jusqu’à maintenant.

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Dans les schémas expliquant la formation des cavités on peut compléter la légende du schéma numéro 2 par l’action de la pression des gaz issus de la sublimation. Cette pression a tendance à repousser le chapeau des terrains situés au-dessus et à les fracturer. La très faible gravité sur Tchoury fait que cette pression devient vite supérieure au poids des terrains dont la résistance dépend de leur cohésion. Ces terrains peuvent être partiellement expulsés sous forme d’une explosion quand les gaz se détendent brutalement en atteignant la surface.

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Un peu plus d'infos sur la communication avec Philae du 9 juillet :
https://rosetta.cnes.fr/fr/plus-dinformations-sur-les-20-minutes-de-contact-du-9-juillet
Chris

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Des nouvelles pas terribles...

quote:
Le robot spatial européen Philae, installé sur la comète "Tchouri", est silencieux depuis 10 jours, ont annoncé jeudi les contrôleurs au sol, qui craignent qu'il ait bougé, ce qui pourrait compromettre les communications avec lui.
"Le robot pourrait avoir bougé", indique dans un communiqué l'agence spatiale allemande (DLR). "Même un simple changement de sa position pourrait signifier que ses antennes sont maintenant obstruées". Le robot avait redonné de ses nouvelles en juin dernier après sept mois de silence.
Figaro

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s'il a bougé c'est qu'il bougera encore comme il a probablement déjà bougé avant de reprendre contact. la comète est tout sauf stable à l'approche de son périhélie.

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La région d'Imhotep dévoilée :

http://blogs.esa.int/rosetta/2015/07/20/inside-imhotep-2/

l'article d'A&A est beaucoup plus complet que le blog : http://www.aanda.org/component/article/?access=doi&doi=10.1051/0004-6361/201525947

Une première image en vraie stéréoscopie à partir de 2 images d'OSIRIS (en 2 temps) (pas de texture sur modèle 3D). Il faut télécharger la version pleine résolution et la regarder en plein écran, plutôt dans une ambiance sombre, zoomer progressivement avec la molette de la souris pour s'habituer à la force du relief. Les bords des ombres qui "vibrent" sont incohérents pour le cerveau à cause de la rotation intrinsèque de la comète sur elle-même entre les deux poses. Le relief sur les structures centrales en forme de "bassin de grotte" ressort au mieux :

[Ce message a été modifié par dromeuf (Édité le 21-07-2015).]

[Ce message a été modifié par dromeuf (Édité le 21-07-2015).]

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Un peu d'espoir malgré tout...

quote:
Du côté français, les interlocuteurs peinent à cacher leur agacement face aux communications souvent un brin hâtives et, dans ce cas précis, légèrement alarmistes de l'agence spatiale allemande. Déjà quelques jours après le réveil du petit robot, DLR avait communiqué un peu maladroitement sur les temps de connexion avec Philae, suscitant une confusion qui avait laissé espérer, à tort, une reprise imminente des activités scientifiques de l'atterrisseur. Avant de susciter, nécessairement, une déception… Ainsi, pour Philippe Gaudon, chef de projet de la mission Rosetta pour le Cnes, la situation n'est pas plus inquiétante qu'au mois de mai, juste avant que Philae ne transmette la nouvelle de son réveil.
« Ce qui se passe, c'est que Rosetta a pris de l'altitude, par obligation, à cause du dégazage intense et de la quantité de poussière soulevée par la comète. Peu après notre dernier contact très encourageant avec Philae, l'ESA a pris la décision d'écarter sa sonde de 150 kilomètres à 170 kilomètres d'altitude, voire 180, et donc nos communications sont de toute façon plus compliquées », avance-t-il. En effet, les 10 et 11 juillet, comme cela s'était déjà produit en mars dernier, les capteurs d'étoiles qui permettent à Rosetta de s'orienter se sont mis à prendre des débris pour des astres, contraignant l'Agence spatiale européenne à cette mesure de sécurité.

http://www.lepoint.fr/astronomie/ne-vendons-pas-trop-vite-la-peau-de-philae-21-07-2015-1950370_1925.php

[Ce message a été modifié par Kaptain (Édité le 23-07-2015).]

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C’est du lourd !!!

Sur le site du CNES (en français donc) :

Des chercheurs français publient ces jours-ci une série de 8 articles dans la revue américaine « Science », des résultats surprenants issus des 1eres données de Philae à la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko

Extrait :

25 min après le contact initial de Philae avec le noyau de la comète, COSAC a réalisé une 1ere analyse chimique, en mode « renifleur », c’est-à-dire en examinant les particules entrées passivement dans l’appareil. Ces particules proviennent vraisemblablement du nuage de poussière produit par le premier contact de Philae avec le sol. 16 composés ont pu être identifiés, répartis en 6 classes de molécules organiques (alcools, carbonyles, amines, nitriles, amides et isocyanates). Parmi eux, 4 sont détectés pour la 1ere fois sur une comète (l’isocyanate de méthyle, l’acétone, le propionaldéhyde et l’acétamide).
Ces molécules sont des précurseurs de molécules importantes pour la vie comme les sucres, les acides aminés, ou les bases de l’ADN. Mais la présence éventuelle de ces composés plus complexes n’a pas pu être identifiée sans ambigüité dans cette première analyse ; de plus la température n’était sans doute pas suffisante pour que ces composés se subliment et soient recueillis par COSAC. Par ailleurs, quasiment toutes les molécules détectées sont des précurseurs potentiels, produits, assemblages, ou sous-produits les uns des autres, ce qui donne un aperçu des processus chimiques à l’œuvre dans un noyau cométaire et même dans le nuage protosolaire, aux premiers temps du système solaire.
COSAC a identifié un grand nombre de composés azotés, mais aucun composé soufré, contrairement à ce qu‘avait observé l‘instrument ROSINA, à bord de Rosetta. Cela suggère que la composition chimique diffère selon l’endroit échantillonné.

Et bien d’autres choses à lire, en particulier sur la localisation de Philae…

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L'article du Point :

quote:
Près de neuf mois après son atterrissage inédit sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, le robot européen Philae livre aujourd'hui ses premiers résultats scientifiques. Sept articles tout juste publiés dans la revue Science qui modifieront à jamais notre perception des comètes.
Exit l'image de la boule de neige sale ! « Jusqu'ici, nous pensions qu'une comète était essentiellement un bloc de glace avec des grains et des molécules piégés à l'intérieur et qu'elle devrait donc présenter, quand on l'observerait depuis sa surface, des zones claires, brillantes... Ce n'est pas du tout le cas. Au contraire, ce que l'on a observé avec Philae, quelle que soit l'échelle à laquelle on regarde, y compris à l'échelle submillimétrique avec l'outil Civa, c'est toujours le même matériau qui domine, un matériau très sombre. Et quand je dis sombre, c'est deux à trois fois plus que les parties les plus sombres de la Lune ! » explique l'astrophysicien Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique de Philae.
Des grains organiques formés avant les planètes
Or ce matériau n'est pas constitué de petites molécules prises dans les glaces, mais bien de « grains organiques, c'est-à-dire composés principalement de molécules carbonées ». Des produits de la si riche chimie du carbone, chère aux exobiologistes, parce qu'ils pensent qu'elle est à peu près la seule à avoir pu permettre l'émergence du vivant. « C'est important parce que cela nous indique que ces molécules organiques ont pu grossir sous forme de grains dans l'effondrement même du nuage qui a donné naissance aux comètes et aux planètes du système solaire. Ainsi ces grains ont-ils très bien pu ensemencer les océans terrestres et favoriser l'émergence du vivant, par leur composition très particulière », note Jean-Pierre Bibring, également coauteur de deux des sept articles qui viennent d'être dévoilés.
Mais de quoi ces grains organiques sont-ils véritablement composés ? En dépit de l'échec du forage tenté in extremis en novembre, les chercheurs ont pu commencer à s'en faire une idée. En effet, en rebondissant sur le sol de la comète, au niveau du site Algikia, là où il aurait normalement dû se poser, Philae a soulevé un nuage de poussière dont une partie s'est redéposée dans ses instruments. De telle sorte que deux d'entre eux, COSAC et PTOLEMY, ont déjà pu partiellement analyser sa composition. « Au moment du premier rebond, des grains sont rentrés dans les tubulures des spectromètres de masse de Philae et, comme ces tubulures étaient plus chaudes que le noyau cométaire, une partie de leurs composés ont été vaporisés. Ce sont eux qui ont pu être analysés », précise le responsable scientifique de Philae.
Des précurseurs des sucres et des acides aminés
Résultats, seize composés correspondant à six classes de molécules organiques ont été identifiés avec un degré de confiance suffisant, dont quatre n'ayant jamais été détectés sur une comète. Alcools, carbonyles, amines, nitriles, amides et isocyanates, les noms de la plupart d'entre eux ne vous diront probablement rien, mais la seule chose vraiment importante à savoir est que plusieurs d'entre eux sont des précurseurs des sucres, des acides aminés ou même des bases de l'ADN ! Or il ne s'agit que des composés les plus volatils des grains qui constituent la comète, autrement dit des plus simples.
« La composante réfractaire, la plus complexe, celle-là, nous n'en avons pas encore la composition. C'est pour cela que nous travaillons à remettre Philae au travail », confie Jean-Pierre Bibring. « Ces grains très sombres qui dominent à la surface du noyau cométaire peuvent être riches de molécules complexes, peut-être très spécifiques. C'est cette spécificité qui nous intéresse parce qu'elle peut nous dire si la vie est partie de ces molécules-là, car elles possédaient les propriétés adéquates. Et, également, si ces caractéristiques si particulières sont propres à notre système solaire ou bien si tout nuage moléculaire qui s'effondre pour donner naissance à une étoile et des planètes va produire les mêmes. » Ce qui reviendrait à répondre à la question, et non des moindres, de la rareté ou de l'universalité des briques du vivant.
Un matériau dépourvu de tout magnétisme
De plus, outre ces éléments cruciaux pour progresser dans la compréhension de ce qui a pu permettre à la vie d'émerger, Philae apporte également de quoi éclairer l'histoire de notre système solaire et, en particulier, la manière dont les corps qui le composent ont pu se former. « Une découverte importante est que le matériau qui compose la comète n'est pas du tout magnétique. On pouvait pourtant penser le contraire, car lorsque ce matériau s'est formé dans le soleil très jeune, celui-ci avait un magnétisme important. Il n'en est rien. Et cela nous dit quelque chose sur la manière dont les grains de matière ont pu s'accréter, s'agglutiner, pour former non seulement les comètes, mais aussi les planètes », affirme Jean-Pierre Bibring. « Cela nous dit que le processus d'accrétion a été purement dynamique, purement collisionnel, et qu'aucune propriété électrique ou magnétique n'est entrée en ligne de compte. »
Enfin, la publication de ces résultats offre une meilleure idée de ce qu'a pu expérimenter Philae à la surface de sa comète, rebondissant par trois fois, d'abord sur un sol recouvert d'une vingtaine de centimètres de matériaux meubles et granuleux en Algikia, pour finalement atterrir en Abydos, une patte en l'air, sur un sol si dur que son outil MUPUS n'a pas réussi à s'y enfoncer pour en mesurer la température et, qui plus est, dans un trou faisant approximativement sa taille. Philae se trouve donc dans une anfractuosité pouvant se trouver dans une bande de terrain de 21 mètres par 34, aux frontières de la région de la tête de la comète baptisée Hatmehit, entouré de parois qui compliquent non seulement son alimentation en énergie mais aussi ses communications avec Rosetta, et donc avec la Terre.
Pour autant, fort de ces premiers résultats très prometteurs, Jean-Pierre Bibring passe toutes ces matinées en téléconférence pour ajuster les séquences d'expériences à mettre en œuvre en cas de contact suffisamment prolongé. Il ne désespère absolument pas de pouvoir remettre Philae au travail afin de finir de percer le secret de la composition des mystérieux grains organiques qui constituent la comète.

http://www.lepoint.fr/astronomie/mission-rosetta-philae-revele-la-surprenante-nature-de-sa-comete-30-07-2015-1953685_1925.php#xtor=RSS-221

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Un article sur le site du Monde qui traite des découvertes publiées dans Science :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/07/30/la-comete-tchouri-un-concentre-glace-de-germes-de-vie_4705355_1650684.html


Extrait :

Mais Tchouri réservait une plus grande surprise encore. Il apparaît que son noyau est un concentré de molécules organiques. Dans le nuage de poussières soulevé par le premier contact de Philae avec le sol ont été trouvées seize de ces molécules, dont quatre (isocyanate de méthyle, acétone, propionaldéhyde et acétamide) n’avaient jamais été détectées sur une comète. Or, il s’agit de précurseurs de composés plus complexes (sucres, acides aminés, bases de l’ADN…) qui constituent les briques élémentaires du vivant.
Les comètes, en quasi-permanence congelées et donc dépourvues d’eau liquide, n’abritent évidemment aucune vie. Mais cette découverte conforte l’hypothèse que de la matière organique venue des comètes ait ensemencé les océans terrestres lors de bombardements de notre planète par ces astres. Un – gros – bémol toutefois : l’éventuelle présence de composés organiques complexes sur Tchouri n’a pu être confirmée par les premières analyses.
Ce qui est sûr, souligne Jean-Pierre Bibring, c’est que « le noyau cométaire est très riche en composés carbonés, qui ne se présentent pas sous la forme de petites molécules piégées dans la glace, comme on le pensait jusqu’à présent, mais de grains suffisamment gros pour résister à un voyage dans l’espace ». Et donc pour avoir pu féconder les océans terrestres. « Le système solaire, ajoute Nicolas Altobelli, est une machine à fabriquer et transporter de la matière organique, et les premiers résultats de Philae nous donnent un aperçu des processus chimiques précurseurs de l’apparition de la vie. »

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On parle de "soupe primitive gelée", vraiment très intéressant ! Les gros pessimistes sur la xxx vont être déçus, surtout le pote du sociologue qui connait un journaliste...

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Je crains que "le pote du sociologue qui connait un journaliste" n'ait même pas levé un sourcil Kaptain ...

Car, pour le moins, il faut relativiser.

Il s'agit ici de molécules organiques "précurseurs" telles qu'on en a déjà trouvé depuis des décennies dans les nuages interstellaires où elles se synthétisent
(avant "d'atterrir" sur les comètes). C'est du pré-prébiotique en quelque sorte,comme celles trouvées par Curiosity à Cumberland.
On est encore très très loin des "briques élémentaires du vivant".

Par contre, de véritables molécules prébiotiques bien plus complexes ont été découvertes dans les météorites. Entre autres, celle de Murchison abritait
plus de 70 acides aminés dont certains n’existent même pas dans le monde vivant sur Terre. Sans oublier qu'elle recelait des millions d'autres molécules organiques
plus simples.
Ceci implique que lors de la formation du Système Solaire, la diversité et la complexité des espèces chimiques alors était bien plus élevée que sur notre Terre !

Si Philae avait pu procéder au forage et à l'analyse d'un échantillon, il y a toutes les raisons d'imaginer que la moisson aurait été bien plus riche.
Même si tout espoir n'est pas perdu, quel dommage !!..


[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 31-07-2015).]

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C'est vrai, on risque de longtemps regretter l'échec (définitif ?) du forage de Philae.
Mais la découverte la plus importante est peut-être ici :

"...Ce qui est sûr, souligne Jean-Pierre Bibring, c’est que « le noyau cométaire est très riche en composés carbonés, qui ne se présentent pas sous la forme de petites molécules piégées dans la glace, comme on le pensait jusqu’à présent, mais de grains suffisamment gros pour résister à un voyage dans l’espace ». Et donc pour avoir pu féconder les océans terrestres..."

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OK Jack, mais cette histoire de "grains suffisamment gros" de molécules organiques me laisse perplexe..

C'est un peu plus explicite sur le site du CNES, mais je note qu'ils sont un peu plus prudents :

"Les caméras de l’expérience CIVA (Comet infrared and visible analyser) ont révélé que les terrains proches du site d’atterrissage final de Philae sont dominés par des agglomérats sombres qui sont
vraisemblablement de gros grains de molécules organiques. Les matériaux des comètes ayant été très peu modifiés depuis leurs origines, cela signifie qu’aux premiers temps du système solaire,
les composés organiques étaient déjà agglomérés sous forme de grains, et pas uniquement sous forme de petites molécules piégées dans la glace comme on le pensait jusqu’à présent. Ce sont de tels grains qui,
introduits dans des océans planétaires, auraient pu y favoriser l'émergence du vivant."

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http://www.liberation.fr/sciences/2015/07/31/en-surface-de-la-comete-le-materiau-est-tres-rigide-au-point-d-avoir-conduit-aux-rebonds-de-philae_1356739

Une interview de JP Bibring

Extrait :

« …Il semble que ce qui domine sont des grains organiques, c’est-à-dire constitués de chaînes carbonées. Ces grains, véritables macromolécules, peuvent atteindre des millimètres. C’est important, car ils permettent le transport des molécules jusqu’à la surface de corps planétaires, bien plus efficacement que s’il s’agissait de molécules piégées dans des glaces. Ils ont vraisemblablement été fabriqués dans l’effondrement même du nuage moléculaire à l’origine du système solaire, au travers d’une chimie très spécifique.
Autrement dit, l’un des plus vieux matériaux connu à ce jour ?
Oui. Deux instruments à bord de Philae ont analysé les constituants les plus volatils de ces grains carbonés ; la phase la plus réfractaire n’a pas encore pu l’être. Pour autant, les résultats sont très intéressants : plusieurs composés entrent dans une séquence de chimie prébiotique, à base de carbone, d’hydrogène et d’azote. Ils pourraient avoir favorisé l’émergence de structures vivantes dans des océans planétaires.
Ces molécules étaient-elles déjà connues ?
En tant que telles, oui, bien sûr, mais certaines n’avaient jamais été détectées dans une comète… »

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Bibring > "..plusieurs composés entrent dans une séquence de chimie prébiotique..."

A mon humble avis ici, pour une fois Bibring "exagère trop", comme dirait le philosophe marseillais P. Bosso ..

On ne peut véritablement parler de "chimie prébiotique" que lorsqu'on découvre des molécules complexes tels que des acides aminés, des sucres, des lipides, des nucléobases (les molécules dont sont composées les nucléotides, éléments de l'ARN et de l'ADN), voire des "cofacteurs" c'est à dire des enzymes aidant aux transformations biochimiques des protéines.
Le passage de la molécule simple à ce type de molécules complexes est déjà d'une grande complexité. On peut dire que les molécules "précurseurs" détectées par l'instrument "COSAC" de Philae se situent à mi-chemin dans leur construction.. Du pré-prébiotique quoi..

Quant à la construction d'une cellule vivante à partir de ces molécules, c'est tout simplement la grande inconnue.
Il faut reconnaître qu'on ne comprend pas grand chose au processus et à ses étapes, sinon qu'il semble que les propriétés émergentes du vivant semblent naître d'une organisation complexe d'ingrédients, riche de multiples ramifications hiérarchisées.

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 31-07-2015).]

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En gros ce sont des petites graines façon météorite d'orgueil mais à la mode médiatique....

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Philae : le point sur les contacts avec l’atterrisseur

http://rosetta.cnes.fr/fr/philae-le-point-sur-les-contacts-avec-latterrisseur

Extrait :

Posé sur le noyau depuis le 12 novembre 2014, l’atterrisseur Philae a pris contact à plusieurs reprises avec la Terre par le biais de l’orbiteur lors de ces dernières semaines, mais le dernier échange de données remonte au 9 juillet...

Que faut-il penser de cette situation ?

Philippe Gaudon : "Malheureusement, la tendance n’est pas très bonne. Avec l’augmentation de l’activité de dégazage du noyau à l’approche du périhélie (13 août 2015, ndlr), les senseurs stellaires de l’orbiteur confondent de plus en plus souvent les étoiles, qui servent normalement de référence pour contrôler son orientation dans l’espace, avec des poussières. La seule solution dont l’ESA dispose pour préserver la sécurité de l’orbiteur c’est de l’éloigner du noyau pour avoir des densités de poussières plus faibles. Durant la 1ere quinzaine de juillet, il se situait aux alentours de 150 km, c’était déjà un peu loin pour établir des contacts radio avec Philae, mais cela pouvait encore aller ; la preuve c’est que nous avons obtenu un très bon contact le 9 juillet. Mais, par la suite, l’orbiteur a été contraint de s’éloigner à 170 km du noyau, puis à 190 km et même au-delà de 200 km pendant un moment. À présent, l’ESA évoque une distance de 300 km entre l’orbiteur et le noyau au moment du passage au périhélie et durant la période de maximum de l’activité de la comète. Dans ces conditions, nous continuons bien sûr à écouter Philae, mais nous ne pensons pas qu’il soit possible d’établir un contact aussi loin, ce serait miraculeux !"

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Vu & entendu, hier à la 29ème Assemblée Générale de l'UAI :

OSIRIS voit des blocs de 1 à 40 m se détacher du noyau, selon Holger Sierks du Max Planck Institute !

https://twitter.com/GeertHub/status/631274395168714752

https://twitter.com/GeertHub

On aimerait voir ça en détail, mais comme les images d'OSIRIS sont rarement diffusées rapidement (vs celles de la NavCam) ...

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