symaski62

mars 2020 rover

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Sur la base d'infos données par Art Martin (UMSF).


Lors d'une conférence organisé par la Planetary Society le week end dernier, Rob Manning * a livré  de nouvelles précisions sur l'atterrissage de Perseverance.

Contrairement à ce qui était programmé pour Curiosity, l'ellipse d'atterrissage  cette fois est quasiment un cercle dont le diamètre serait égal à la plus grande longueur de Manhattan **. Au moment où commencera la phase de descente motorisée, l'atterrisseur devrait déjà être positionné au dessus du centre de ce cercle, près du delta. Le système de navigation embarqué est conçu pour localiser un endroit sûr le plus proche possible de l'endroit viser. On sait par les observations orbitales, qu'il y a des endroits sûrs  l'ensemble de "l'ellipse". 


Cette précision résulte essentiellement des nouveaux systèmes intégrés dans les opérations EDL dont je parle plus haut.


La sonde MRO sera chargé non seulement de prendre une photo de l'atterrisseur pendant sa descente sous parachute, mais aussi pendant la phase d'atterrissage propulsé ... avec un peu de chance.


* https://www.nasa.gov/offices/nesc/academy/Robert_Manning_Bio.html


**

 

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Quelques images satellitaires (MRO/HiRise, Mars Express...) et contextuelles du site d'atterrissage prévu de Perseverance dans le cratère Jezero (49 kilomètres de diamètre, près du delta d'une ancienne rivière qui autrefois remplissait la dépression d'un immense lac) :

 

Jezero-Mars.JPG

Jezero-MarsExpress.jpg

Jezero-landingsite-2.jpg

Jezero-couleur.JPG

Jezero-deposits.jpg

Jezero-Hirise.png

Jezero-landingsite.jpg

Jezero.JPG

Jezero-HiRise.jpg

Jezero-delta.jpg

Jezero-SDoran.jpg

 

 

Voir aussi cet article d'Alexandra Witze publié (en anglais) dans la revue Nature : https://www.nature.com/immersive/d41586-021-00321-7/index.html

 

Edited by Bill46
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Espérons qu'il ne vont pas nous creuser un cratère persévérance, bien qu'au moins il serait alors le seul.

Quand on veut atterrir sur Mars, toujours se rappeler qu'il y a deux cratères Schiaparelli, un énorme et un minuscule 9_9

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Oui, bien sûr, une fois que la vitesse soit réduite. Les communications seront alors rétablies, et là on aura une vue du premier rang.

 

Il y a 7 heures, Huitzilopochtli a dit :

 

Sur la base d'infos données par Art Martin (UMSF).

 

Cette vidéo est trop réelle, les montagnes formant le crater ne sont qu'à 450m très loin de la hauteur ou de la profondeur du Lake Tahoe.

 

 

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il y a 56 minutes, den b a dit :

Espérons qu'il ne vont pas nous creuser un cratère persévérance, bien qu'au moins il serait alors le seul.

 

 

Pour rafraîchir ta petite mémoire et avoir une attitude plus positive, ou le mieux serait de ne rien dire. 

 

 

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https://www.jpl.nasa.gov/news/the-mars-relay-network-connects-us-to-nasas-martian-explorers


Extraits choisis traduits et (parfois) reformulés du lien ci-dessus : 


Un ballet minutieusement chorégraphiée entre le Deep Space Network de la NASA et les orbiteurs martiens permettra à Persévérance de rester en contact avec la Terre pendant et après l'atterrissage.

 

Bien que certaines commandes et télémétrie puissent être envoyées directement vers et depuis la Terre, pour la plupart des énormes quantités de données scientifiques collectées par les rovers et les atterrisseurs, cela reste impossible car cela prendrait beaucoup trop de temps (les débits des communications étant trop faibles). La majeure partie des données retournant sur Terre doivent d'abord être envoyées aux orbiteurs de Mars au-dessus, qui transmettent ensuite ces données  aux antennes radio sur Terre, en particuliers aux antennes du très vénérable Deep Space Network (DSN) de la NASA.


Depuis que Mars Global Surveyor (MGS) est arrivé en orbite en 1997, de nouveaux   orbiteurs ont été ajouté à ce réseau, servant de relais avec les antennes terrestres et fournissant des transmissions très efficaces entre les atterrisseurs de surface et la Terre. Bien que ces opérations soient désormais constantes, il demeure toujours extrêmement difficile de coordonner tous les liens de communication pendant la très brève période lors de l'arrivée d'un atterrisseur.


Alors que Perseverance pénètrera dans l'atmosphère martienne à l'intérieur de sa coque de protection, le rover utilisera plusieurs de ses antennes  pour rester en contact avec la Terre. Certaines de ces antennes utilisent de puissantes transmissions en bande X qui peuvent envoyer de petites quantités de données directement au DSN. D'autres utiliseront des fréquences ultra hautes (ou UHF) pour communiquer avec MRO et MAVEN.


Depuis l'atterrissage des MER de la NASA Spirit et Opportunity en 2004, les données scientifiques ont été régulièrement relayées via les orbiteurs vers le DSN, à commencer par MGS puis  le vétéran Odyssey, qui orbite autour de Mars depuis 2001.

Parce que les deux dernières minutes de la descente et de l'atterrissage de Perseverance se dérouleront principalement au-delà de l'horizon de Mars  vu de la Terre, les communications en bande X «directes vers Terre» seront impossibles et le rover communiquera uniquement via MRO et MAVEN.


En orbite depuis 2006, MRO a été conçue comme une mission scientifique mais aussi pour servir de relais de communication avec les missions de surface. La sonde a reçu une mise à niveau de logiciel pour suivre l'atterrissage de Perseverance.
Au cours de l'année écoulée, le logiciel de l'engin spatial MRO et sa radio UHF ont été mis à jour pour permettre le retour quasi immédiat des données collectées pendant l'EDL. MRO capturera la télémétrie transmise par Perseverance et utilisera sa parabole de 3 mètres  pour la transmettre immédiatement à la Terre », a déclaré Roy Gladden, directeur du réseau de relais Mars au JPL. "Nous appelons cela un "tuyau plié", ce qui nous permet d'obtenir des informations de Persévérance même si Mars nous bloque la vue de la Terre."

 

Alors que MRO relaie l'atterrissage de Perseverance en temps quasi réel, les ingénieurs du contrôle de mission espèrent confirmer l'atterrissage et recevoir la première image  peu après 12 h 55 PST (15 h 55 HNE). En raison de la distance que le signal doit parcourir de Mars à la Terre, l'engin spatial aura déjà atterri (connu sous le nom de «temps de l'événement spatial») 11 minutes et 22 secondes plus tôt.


Plus tard, vers 16 h 27 PST (19 h 27 HNE), Odyssey survolera le site d'atterrissage et communiquera avec le rover pour confirmer son état de santé . La session suivante de communication aura lieu vers 18h36 PST (21h36 HNE) par l'intermédiaire de la sonde de l'ESA, Trace Gas Orbiter (TGO), qui vérifiera également l'état de santé de Perseverance et transmettra des images. 


En outre, MAVEN capturera l'intégralité de l'atterrissage avec un enregistrement à large spectre très riche en données et renverra les informations sur Terre plusieurs heures après l'atterrissage. Ces données pourraient être utilisées pour compléter toute la télémétrie (données d'ingénierie) du rover pendant l'EDL qui aurait été manquée par MRO, et fournir d'autres mesures de l'événement.


Ce système de jumelage permet de s'assurer que peu de données seront perdues lors de l'atterrissage historique de Perseverance dans le cratère Jezero tout en confirmant la santé du rover et son emplacement précis.

 

Naturellement, les communications ne s'arrêteront pas après l'atterrissage. C'est alors que la tâche compliquée d'envoi de commandes à Perseverance et de réception de l'énorme quantité de données scientifiques du rover commencera.
Au cours de sa mission, le rover disposera de tous les orbiteurs du réseau relais de Mars pour son support - MRO, MAVEN, Odyssey et TGO de l'ESA, qui joue un rôle clé dans cette organisation depuis quelques années. Même l'orbiteur Mars Express de l'ESA sera disponible pour les communications d'urgence en cas de besoin. Alors que les orbiteurs de la NASA communiqueront exclusivement avec le DSN, les orbiteurs de l'ESA communiquent également via le réseau européen de suivi spatial et les stations au sol situées en Russie.


Bien que le réseau de relais se soit élargi pour inclure plus d'engins spatiaux et plus de partenaires internationaux, chaque nouvelle mission de surface s'accompagne d'une complexité supplémentaire lors de la planification des sessions de communication pour chaque survol d'orbiteur.


«Curiosity et InSight sont suffisamment proches l'un de l'autre sur Mars pour être presque toujours visibles par les orbiteurs en même temps lorsqu'ils les survolent. Persévérance atterrira suffisamment loin pour ne pas être vue simultanément par MRO, TGO et Odyssey, mais parfois MAVEN, qui a une orbite plus haute, pourra voir les trois véhicules en même temps », a ajouté Gladden. «Puisque nous utilisons le même ensemble de fréquences lorsque nous communiquons avec les trois, nous devons planifier soigneusement le moment où chaque orbiteur communique avec chaque atterrisseur. 


En fin de compte, cet effort de communication reliant la Terre et Mars nous permettra de voir des images haute résolution (et d' entendre les premiers sons ) capturées par Perseverance, et les scientifiques pourront approfondir nos connaissances sur l'ancienne géologie de la planète rouge et son fascinant potentiel astrobiologique.
 

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Pour ceux qui n'aurait pas encore eu l'opportunité de se livrer à cette petite expérimentation.

Il s'agit d'enregistrer à partir de son ordinateur un court fichier audio et de pouvoir le comparer avec le son rendu dans l'atmosphère martienne. (en attendant de pouvoir entendre Mars lui même et l'activité de Percy, ce qui sera, je vous l'accorde, bien plus captivant :)) :

 

 https://mars.nasa.gov/mars2020/participate/sounds/?voice=true

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Information sur l'hélico Ingenuity.

Donc, nous sommes bien d'accord, ce n'est ni un ventilateur, ni un mixeur de cuisine, ni même un éclaireur détectant les pièges des martiens (comprendra qui voudra ou qui pourra). Juste un petit aparté après m' être envoyé trois litres de tequila. :P

 

Après ingestion , j'ai quand même réussi à trouver cela sur le site de l'ENS Lyon :

 

"Le tout premier engin volant « plus lourd que l'air » sur une autre planète, sera un drone nommé Ingenuity. Voler sur Mars est un véritable défi car l'atmosphère est 100 fois moins dense que sur Terre, portant d'autant moins efficacement tout engin volant. La gravité plus faible (environ 38 % de celle de la Terre) ne “rattrape” qu'une grosse moitié de cet inconvénient. Par rapport à un drone terrestre, Ingenuity a donc des rotors démesurés, pour un poids extrêmement contenu : pesant un peu moins de 2 kg, il volera grâce à deux rotors superposés contra-rotatifs de 1,20 m de diamètre et pourra faire des images à l'aide de deux petites caméras, images qui seront exploitées après les vols. Ingenuity sera alimenté par une batterie rechargée par un petit panneau photovoltaïque qui devrait lui permettre de rester en vol quelques minutes au maximum : le plus long vol de test prévu devrait durer 1 minute 30 secondes. Les quelques vols prévus visent uniquement à explorer ce qu'on appelle « l'enveloppe de vol » du drone, en clair découvrir ce qu'il sera capable de faire, sous la surveillance continue des caméras de Perseverance (Figure 10) : monter à quelques mètres d'altitude, rester en stationnaire et redescendre, faire quelques mètres en ligne droite, puis quelques dizaines de mètres, puis des virages, et selon différentes conditions météo (vitesse du vent, surtout). Les vols d'Ingenuity permettront de vérifier les modèles établis en laboratoire et de valider (ou non !) les solutions techniques choisies afin de permettre la conception de futurs drones avec de plus grandes capacités opérationnelles, soit pour l'exploration robotisée, soit pour aider de futurs explorateurs humains."

 

 

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Il me semble que le cas d'Ingenuity a déjà été évoqué, non ?

 

 

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à l’instant, Bill46 a dit :

Il me semble que le cas d'Ingenuity a déjà été évoqué, non ?

 

Oui, mais "tout le monde" n'avait pas compris.

De plus s'il ne fallait plus parler de ce qui a été déjà évoqué, nous risquerions de manquer de précisions.

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il y a une heure, Huitzilopochtli a dit :

Juste un petit aparté après m' être envoyé trois litres de tequila. 

Excellent contre les virus :)

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Il y a 20 heures, roul a dit :

Pour rafraîchir ta petite mémoire et avoir une attitude plus positive, ou le mieux serait de ne rien dire. 

 

Merci pour le film sympa, les américains sont champions en communication et en poser de sondes sur Mars.

 

Bon, on ne parle pas des échecs, c'est un parti pris, comme si les échecs d'hier ne préparaient pas les succès de demain (mais où vais-je chercher tout ça O.o).

 

Pourvu qu'on puisse actualiser ce film demain soir en ajoutant un épisode !

 

(Par contre je n'ai rien compris à la phrase d'accompagnement ! :S)

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Il y a 2 heures, Bill46 a dit :

Il me semble que le cas d'Ingenuity a déjà été évoqué, non ?

 

 

Merci pour la video fascinante, aussi fascinant pour  l'immense enthousiasme infectieux communiqué par la jeune ingénieur.

 

 

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roul " l'immense  enthousiasme " ok je veux bien mais  "infectieux " même  en ces périodes  de Covid ça ne me semble pas être très correct  à moins que vous les anglophones vous ayez  inventé  un nouveau  français  sans nous le dire...9_9

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il y a 54 minutes, starjack a dit :

Merci pour le film sympa, les américains sont champions en communication et en poser de sondes sur Mars.

 

Non ce n'est pas une question de nationalité, mais d'éducation, persévérance, d'attitude, curiosité, enthousiasme, ingénuité, courage, travail intense, etc.

L'optimisme est un oxymoron dans la langue française--bien dommage.

 

Ce sont des traits humains, regarde les différentes vidéos avec le nombre d'ethnicité différentes qui ont le même but. (ce n'était pas toujours le cas.)

 

Enfin c'est avec nos échecs qu'on apprend. Je ne prêche rien, mais démontre les différences culturelles ou au moins d'environnement social.

 

Je m'excuse d'être enmerdant, même con pour exprimer des vues différentes ici.

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Il y a 2 heures, Alain MOREAU a dit :

Note à la modération :

J’ai déjà été très clair sur ma position quant aux interventions de roul.

Ce fil prometteur sur le dernier rover martien commence à peine, avec une profusion d’informations et d’échanges passionnants, qu’on doit déjà se coltiner l’arrogance ahurissante et le mépris à peine voilé de ce "plus que tout", venu nous donner des leçons d’intelligence, de morale, de courage, et dieu sait quoi encore, dont il a un besoin maladif pour exister, en nous prenant invariablement pour des ploucs.

 

Et si tu faisais comme moi, sauter ses interventions sans même lire le premier mot et surtout ne pas répondre et surtout ne pas le citer...l'ignorer complètement !

Citation de George Bernard Shaw    "Le silence est l’expression la plus parfaite du mépris"

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il y a une heure, micheldelmas a dit :

Et si tu faisais comme moi, sauter ses interventions sans même lire le premier mot et surtout ne pas répondre et surtout ne pas le citer...l'ignorer complètement !

J’y ai déjà réfléchi, mais je m’y refuse car ça ne règle en rien le problème de fond.

il y a une heure, micheldelmas a dit :

Citation de George Bernard Shaw    "Le silence est l’expression la plus parfaite du mépris"

Sans doute qu’il ne nous méprise pas encore assez pour la boucler, alors ! xD

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Un peu de lecture... pour tromper notre impatience... :/


https://spaceflightnow.com/2021/02/16/perseverance-mars-rover-on-course-for-landing-thursday/


Traduction automatique du lien (sans corrections de ma part ce qui conduit à quelques curieuses formulations)  :


Une semaine après la mise en orbite de deux sondes spatiales de Chine et des Émirats arabes unis autour de Mars, le rover Perseverance de la NASA de 2,4 milliards de dollars, de loin le plus complexe et le plus ambitieux des trois, plongera jeudi dans l'atmosphère de la planète rouge pour une descente automatisée.

 

S'il survit aux «sept minutes de terreur» de l'entrée atmosphérique à son atterrissage de «grue céleste» propulsé par fusée dans le cratère de Jezero, le Perseverance à propulsion nucléaire poursuivra sa mission de recherche de preuves de la vie microbienne passée dans les dépôts laissés par un lac maintenant disparu.

 

«La persévérance est notre astrobiologiste robotique, et ce sera le premier rover que la NASA a envoyé sur Mars dans le but explicite de rechercher des signes de vie ancienne», a déclaré Thomas Zurbuchen, chef des opérations scientifiques de la NASA.

«Il s'appuiera sur ce que nous savons actuellement de nos précédents rovers, orbiteurs et atterrisseurs. Et il tentera de répondre à une question séculaire qui échappe à l'humanité depuis des générations: la vie a-t-elle déjà existé ailleurs au-delà de notre propre planète, notre Terre.

Des échantillons de roches et de sols prometteurs, extraits et collectés par une perceuse à l'extrémité d'un bras de robot de sept pieds de long, seront placés dans un mécanisme de carrousel interne complexe conçu pour les charger dans des contenants hermétiques de la taille d'un rouge à lèvres.

 

Les échantillons seront laissés dans des caches à la surface pour être récupérés par un autre rover de la NASA plus tard cette décennie. Ce rover sera mis en orbite au sommet d'une petite fusée, puis ramené sur Terre par un vaisseau spatial européen pour analyse en laboratoire. Ce sera le premier aller-retour de l'histoire vers une autre planète et retour.

 

Dans une autre première, avant le début de l'exploration et de la collecte d'échantillons de Perseverance, il déploiera un petit hélicoptère de 80 millions de dollars nommé Ingenuity pour démontrer la faisabilité d'un vol propulsé dans l'atmosphère ultra-mince de Mars - ce que la NASA a appelé un «moment de Wright dérange». sur un autre monde.

 

Si l'hélicoptère de 4,5 livres et ses pales contrarotatives de 2400 tr / min fonctionnent comme prévu, les ingénieurs concevront probablement des drones plus capables qui pourraient faire voler des instruments et des caméras vers des cibles qui pourraient être inaccessibles aux rovers et aux astronautes, étendant considérablement la portée scientifique des missions futures. 

 

Dans le même ordre d'idées, un instrument porté par Perseverance tentera d'extraire l'oxygène de l'atmosphère principalement de dioxyde de carbone de Mars, technologie qui pourrait un jour permettre aux astronautes de «vivre partiellement de la terre» en fabriquant leur propre air et carburant pour fusées.

 

À LA RECHERCHE DES SIGNES DE LA VIE PASSÉE

 

Mais l'objectif principal de Perseverance est de rechercher des preuves fossilisées de la vie passée, et Jezero Crater offre l'un des endroits les plus prometteurs sur Mars.

 

«Il y a trois milliards et demi d'années, Mars était très similaire à la Terre», a déclaré le scientifique du projet Ken Farley. «Il y avait une atmosphère substantielle. Il avait des lacs et des rivières à sa surface, et il y avait des environnements habitables, des endroits où les organismes que nous connaissons sur Terre aujourd'hui auraient pu prospérer.

 

Il y a 3 à 4 milliards d'années, le cratère de Jezero était rempli d'eau qui entrait par un canal traversant son bord, déposant des sédiments dans un large delta. Le lac avait des centaines de pieds de profondeur et des restes d'organismes microbiens, s'ils étaient présents, se seraient installés et auraient peut-être été préservés dans les sédiments que Persévérance examinera.

Les scientifiques sont optimistes car à peu près au même moment dans l'histoire de la Terre, des organismes unicellulaires ont fleuri dans les rivières, les lacs et les mers de la Terre, dont certains sont préservés dans des formations sédimentaires clairement visibles connues sous le nom de stromatolites que l'on peut voir aujourd'hui dans l'ouest de l'Australie.


«Ces biosignatures sont la plus ancienne preuve incontestée de la vie sur Terre», a déclaré Farley. «La vie était abondante sur Terre il y a 3 milliards et demi d'années.» Les stromatolithes, note-t-il, «peuvent être suffisamment grandes pour être vues de vos yeux».

 

«Nous avons également des capacités sur le rover pour étudier les roches au microscope afin de rechercher des structures à une échelle beaucoup plus petite qui auraient pu être produites par la vie microbienne. Et nous avons la capacité de détecter et de cartographier la matière organique. Et bien sûr, la matière organique est importante parce que toute vie telle que nous la connaissons est faite de matière organique.

 

Quelle est la probabilité que Persévérance trouve des preuves sans équivoque de la vie passée sur Mars?

«Nous ne connaissons pas la réponse à cela», a déclaré Farley. «Mais j'aimerais souligner que ces roches qui ont 3 milliards et demi d'années sur Terre, qui contiennent des stromatolites, ont été déposées par des microbes au fond des lacs et des mers peu profondes.

 

«Le rover Perseverance est sur le point d'atterrir dans un ancien lac, vieux de 3 milliards et demi d'années. C'est une similitude alléchante. "

 

JEZERO CRATER: SCIENCE PROMETTEUSE, OBSTACLES MENACANTS

 

Comme le rover Curiosity avant lui, Perseverance s'appuiera sur un nouveau système d'atterrissage conçu pour abaisser le rover le plus lourd à la surface à partir d'un sac à dos propulsé par une fusée - la grue céleste.

Des améliorations et des mises à niveau majeures ont été intégrées au système d'entrée, de descente et d'atterrissage de Perseverance, permettant à l'ordinateur de vol du véhicule d'identifier les dangers et de modifier de manière autonome la trajectoire de vol pour atteindre une zone d'atterrissage sûre.

 

Cette nouvelle technologie est nécessaire pour atterrir en toute sécurité à Jezero, où le rover doit éviter le bord imposant du cratère, les hautes falaises à la périphérie du delta rocheux, les dunes de sable et les petits cratères d'impact.

«Jezero Crater est un endroit formidable, un endroit magnifique pour la science», a déclaré Allen Chen, l'ingénieur en charge de l'entrée, de la descente et de l'atterrissage du rover. «Mais quand je le regarde du point de vue de l'atterrissage, je vois le danger. C'est un défi formidable.

 

«Le site regorge de falaises abruptes que nous devons parcourir jusqu'au milieu du site d'atterrissage. Il y a du sable, il y a des rochers, il y a des cratères d'impact, tout cela serait une mauvaise journée si nous les touchions.

 

Lorsque le rover Curiosity de la NASA a atterri dans le cratère Gale en 2012, l'empreinte d'atterrissage prévue - une ellipse reflétant l'incertitude quant à l'endroit où le vaisseau spatial pourrait se retrouver - mesurait 15,5 milles sur 12,4 milles. Le système d'atterrissage plus avancé de Perseverance vise une empreinte trois fois plus petite, 4,8 milles sur 4,1 milles.

Chen est optimiste La persévérance va coller l'atterrissage, mais il n'y a aucune garantie.

 

«L'entrée, la descente et l'atterrissage sont la partie la plus critique et la plus dangereuse de la mission», a-t-il déclaré. «Le succès n'est jamais assuré, et c'est particulièrement vrai lorsque nous essayons de faire atterrir le rover le plus gros, le plus lourd et le plus compliqué que nous ayons jamais construit (sur) le site le plus dangereux sur lequel nous ayons jamais tenté d'atterrir.

 

Contrairement au vaisseau spatial Hope des Émirats arabes unis et au Tianwen-1 de la Chine, qui ont freiné sur l'orbite de Mars les 9 et 10 février respectivement, Perseverance plongera directement dans l'atmosphère jeudi et descendra directement au sol du cratère Jezero.

 

En raison de la distance de 117 millions de miles entre la Terre et Mars le jour de l'atterrissage, les signaux radio mettront plus de 11 minutes à traverser les planètes.

Par conséquent, les contrôleurs de vol ne peuvent fournir aucun contrôle en temps réel pendant la descente. La persévérance doit effectuer seule l'entrée, la descente et l'atterrissage complexes.

 

«Nous jetons vraiment notre véhicule devant Mars et laissons Mars nous heurter», a déclaré Chen. «À partir de cette position, vraiment, le vaisseau spatial est seul pour voler là où nous essayons d'aller.»

 

L'ensemble de la procédure - seulement la moitié en plaisantant qualifiée de sept minutes de terreur - réussira ou échouera avant que les signaux radio, ou leur absence, ne soient capables de transmettre le résultat à la Terre.

«Nous ne pouvons vraiment rien faire», a déclaré Matt Wallace, directeur adjoint du projet. «Nous appelons cela 'do EDL' ... nous envoyons littéralement une commande au vaisseau spatial qui dit cela, puis le vaisseau spatial seul doit sortir de l'extérieur de (l'atmosphère), se déplaçant à 12 000 miles à l'heure, tout en descendant en toute sécurité à la surface sans aucune interaction humaine.

«Il s'agit essentiellement d'un démontage contrôlé de bout en bout. C'est de loin la phase la plus risquée de la mission.

 

UNE DESCENTE DE CHEVEUX À LA SURFACE

 

Frappant dans l'atmosphère à environ 12 100 mph, le bouclier thermique de Perseverance supportera des températures aussi élevées que 2 370 degrés, car la friction atmosphérique ralentit l'engin à un peu moins de 1000 mph en quatre minutes. À ce stade, à une altitude d'environ sept miles et à une vitesse d'environ 940 mph, un parachute de 70,5 pieds de large se déroulera.

Le timing dépendra d'une nouvelle technologie connue sous le nom de «range trigger» qui permettra à l'ordinateur de vol de choisir le meilleur moment pour déployer le parachute en fonction de sa position réelle et de la distance restante jusqu'à la zone d'atterrissage.

 

Le bouclier thermique tombera 20 secondes après le déploiement du parachute, exposant Persévérance aux éléments. Peu de temps après, son système radar et ses caméras commenceront à mesurer activement l'altitude et la vitesse tout en cartographiant la surface en dessous et en comparant la vue aux cartes orbitales stockées dans la mémoire de bord.

 

Le système de «navigation relative au terrain», utilisé pour la première fois, permettra à Perseverance de sélectionner le meilleur site d'atterrissage possible dans l'empreinte ciblée, en déplaçant le point de toucher des roues jusqu'à 2000 pieds selon les besoins pour éviter les gros rochers, les pentes raides ou le sable. dunes qui pourraient autrement causer des problèmes.

 

"Il fait correspondre les points de repère qu'il voit avec sa caméra, avec son œil, avec ces cartes à bord pour savoir où elle se trouve", a déclaré Chen. «Cela nous aide à comprendre notre incertitude et où nous en sommes à quelques dizaines de mètres.

 

… Sans le déclenchement de la portée et la navigation relative au terrain, nous ne pourrions tout simplement pas aller à Jezero.

 

Cinq minutes et 50 secondes après l'entrée atmosphérique, à une altitude d'environ 1,3 mile, Perseverance sera libéré de sa coque arrière et de son parachute, tombant librement à une vitesse d'environ 190 mph. Quelques secondes plus tard, le jet pack de la grue céleste du rover se déclenchera pour commencer la phase finale de la descente propulsée par la fusée.

 

Jusqu'à présent, Perseverance enverra des signaux radio en bande X directement sur Terre, en utilisant 256 tonalités pour signifier divers événements d'entrée. La télémétrie réelle du rover, montée via des signaux UHF, sera relayée vers la Terre par Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA lors de son passage au-dessus du site d'atterrissage.

 

Mais la Terre tombera sous l'horizon de Mars environ une minute avant le toucher des roues, coupant les tonalités directes de la bande X. Pour les derniers instants d'atterrissage, les contrôleurs de vol devront s'appuyer sur le vaisseau spatial MRO pour confirmer un atterrissage réussi.

 

Dans tous les cas, au moment où il atteindra une altitude de seulement 70 pieds environ, Perseverance descendra à 1,7 mph.

À ce stade, le jet pack de la grue du ciel, utilisant huit moteurs de fusée pour maintenir l'orientation, abaissera lentement la persévérance à la surface sur une attache, coupant le câble lorsque l'ordinateur de vol détecte un «poids sur roues» environ six minutes et 50 secondes après l'entrée . La grue céleste dont on n'a plus besoin s'envolera alors, s'écrasant à la surface à une distance de sécurité.

 

Les images miniatures basse résolution des caméras situées à l'avant et à l'arrière du rover devraient être renvoyées sur Terre quelques minutes après le toucher des roues. Des images à haute résolution seront renvoyées au cours des prochains jours, alors que les ingénieurs commenceront une opération de paiement de 90 jours.

 

Perseverance porte un record de 23 caméras, avec deux autres sur l'hélicoptère Ingenuity. Pendant la descente, les caméras enregistreront le largage et le gonflage du parachute, elles montreront le sol qui se précipite, la coque arrière s'éloignant, le rover s'éloignant de la grue céleste et une vue du rover vers le jetpack.

 

Ces images inédites seront renvoyées sur plusieurs jours, donnant aux ingénieurs leur premier regard sur la technologie des grues célestes en action.

 

UN GÉOLOGUE ROBOT SUR MARS

 

Perseverance, lancé depuis Cap Canaveral le 30 juillet dernier, visait un point dans l'espace juste avant l'endroit où Mars était prévu cette semaine. Il a fallu sept mois pour terminer le voyage, couvrant 293 millions de miles. Il s'agit du 22e vaisseau spatial envoyé sur Mars par les États-Unis pour un coût total d'environ 25 milliards de dollars.

 

La persévérance est le plus gros atterrisseur jamais envoyé sur Mars, faisant pencher la balance à 2260 livres. Il mesure environ 10 pieds de long, 9 pieds de large et 7 pieds de haut. Il est équipé d'un bras de robot à articulations multiples, s'étendant de 7 pieds lorsqu'il est complètement déployé, qui porte une tourelle rotative de 99 livres à son extrémité éloignée abritant une caméra, une perceuse à roche et des analyseurs chimiques.

 

Le corps du rover est monté sur six roues nervurées disposées dans une conception de «bogie à bascule» qui répartit uniformément le poids et lui permet de rouler facilement sur des rochers bas.

 

L'énergie est fournie par un générateur thermoélectrique à radio-isotope multi-mission, ou MMRTG, qui produit de la chaleur à partir de la désintégration de 10,6 livres de dioxyde de plutonium 238 radioactif. Cette chaleur produit 110 watts de puissance pour faire fonctionner Perseverance et charger deux batteries lithium-ion pour répondre à des demandes plus élevées pendant les opérations scientifiques.

 

L'excès de chaleur du MMRTG est également utilisé pour maintenir l'électronique sensible du rover au chaud dans les températures sous-gel de Mars.

 

Perseverance est équipé de 23 caméras, 13 ordinateurs et sept instruments scientifiques:

 

Mastcam-Z: Deux caméras zoomables au sommet du mât de télédétection du rover capables de vidéo haute définition, d'imagerie stéréo et de panoramas 3D
MEDA (Mars Environmental Dynamics Analyzer): une suite de capteurs et d'instruments météorologiques et météorologiques
MOXIE (Mars Oxygen ISRU Experiment): Un instrument expérimental conçu pour tester la faisabilité de l'extraction de l'oxygène de la mince atmosphère de Mars, principalement de dioxyde de carbone; une telle technologie pourrait un jour aider les astronautes à produire de l'air, de l'eau et du carburant pour fusées
PIXL (instrument planétaire pour la lithochimie aux rayons X): monté sur le bras du robot du rover, le PIXL tire des faisceaux de rayons X à haute énergie sur des roches ciblées pour cartographier leur chimie élémentaire
RIMFAX (Radar Imager for Mars's Subsurface Experiment): un radar pénétrant dans le sol
SHERLOC (Scanning Habitable Environments with Raman & Luminescence for Organics & Chemicals): Un laser ultraviolet sur le bras du robot conçu pour rechercher des composés organiques
SuperCam: un appareil photo et laser conçu pour zapper les roches et le sol afin de sonder leur chimie


Également à bord: trois puces de silicium portant les noms de 10,9 millions de personnes du monde entier qui se sont inscrites pour suivre l'esprit et une petite plaque honorant les intervenants médicaux des coronavirus du monde entier.

 

Avant de commencer son exploration du cratère de Jezero et la recherche de biosignatures, Perseverance sera chargé de libérer l'hélicoptère Ingenuity à énergie solaire d'un appareil de fixation sur le ventre du rover. (La persévérance et l'ingéniosité ont toutes deux obtenu leurs noms d'étudiants dans un concours national.)

 

Le rover conduira alors à une distance de sécurité et dirigera ses caméras vers l'hélicoptère alors qu'il effectuera une série de cinq vols d'essai, le plus long d'environ 90 secondes. L'altitude maximale sera d'environ 15 pieds pendant les vols avec Ingenuity jusqu'à 160 pieds en aval.

 

Le drone ne transporte aucun instrument scientifique. Son but est simplement de démontrer la faisabilité du vol dans la mince atmosphère martienne. Deux paires de lames contrarotatives de 4 pieds de long tourneront à environ 2400 tr / min pour réaliser le décollage.

 

Et dans ce qui ne manquera pas d'être une vidéo fascinante, les caméras à bord de Perseverance tenteront de documenter les vols courts de l'hélicoptère tandis que deux caméras à bord d'Ingenuity imageront le terrain environnant et le rover.

«C'est vraiment quelque chose qui est à la fine pointe, quelque chose qui n'a jamais été tenté auparavant», a déclaré Wallace. «L'atmosphère de Mars ne représente que 1% de la densité que nous avons ici sur Terre, et essayer de contrôler un système comme celui-ci dans ces conditions n'est pas facile. … C'est quelque chose que nous emportons avec nous afin que nous puissions apprendre à le faire pour les futures missions.

 

Une fois les tests d'Ingenuity terminés, Perseverance sera enfin prêt à commencer sa recherche de preuves de la vie passée sur le sol rocheux du cratère de Jezero.
 

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Un nouveau membre de notre communauté a eu la pudeur de ne pas promouvoir une émission rendant compte de l'évènement du jour, dont il est l'animateur principal.

Il s'agit de Thomas Appéré, qui a peut-être eu peur de se mettre à l'affiche. 

 

https://www.youtube.com/watch?v=ISmxXh_N8CA&feature=youtu.be

 

Si c'était le cas, et toujours aussi irrévérencieux que je le suis, j'oserai une blague qui ne lui a sans doute jamais été servie ^_^, en lui donnant du Thomas Apeuré. ;)

J'espère, s'il en avait l' écho, qu'il voudra bien m'en excuser. :) 

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