symaski62

mars 2020 rover

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Salut, 

 

Il y a 13 heures, PlanetTracker a dit :

Ce que j'essaie de te dire depuis le début c'est que le crater floor, le fond du cratère c'est pas le bedrock, la roche impactée. C'est les roches les plus profondes et plus anciennes ACCESSIBLES au rover.

Le noir et rouge sur le schéma.

 

 En fait, tu as très probablement raison sur ce point important. Mon interprétation de "Cratered Floor Fractured Rough" était inexacte et il semble bien que la roche impactée ne soit pas directement accessible à l'endroit où se trouve actuellement Perseverance. J'aurai dû, par exemple, me référer au "géomorphic mapping" établi par la HiRise qui identifie bien les différentes unités apparentes dans Jezero. Légère réserve sur ta démo, le schéma en coupe verticale du cratère, si il est parlant, reste toutefois approximatif (un schéma reste schématique)  et sous la strate Light-toned floor, la nature du sous-sol qui reste inconnue et est sensiblement moins profonde que les vestiges initiaux de l'impact.

Il n'en reste pas moins que la présence sur le site du rover d'une roche issue d'un métamorphisme de choc s'avère ainsi bien moins évidente que ce que j'imaginais. 

 

 

 


 

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Quant à la suite :

 

Je te cite :

  
" Pour le granite Martien oui tu trouveras des publis qui en parlent, basées sur des papiers de télédetection (sauf un morceau microscopique d'une météorite mais ça compte pas). Impossible avec cette approche de connaitre ni la structure, ni la compo minéralogique globale d'une roche. "


Pour rappel, tu écrivais dans un premier post, auquel je pouvais éventuellement souscrire :
 

Le 06/08/2021 à 15:12, PlanetTracker a dit :

Attention avec le granite :P , c'est une roche bien trop évoluée, pour l'instant pas de traces irréfutables de granite sur cette planète, même si on a trouvé d'autres choses suspectes. 

D'autres roches dites basiques=peu évoluées sont compatibles avec les compositions basaltiques de surface dans le cratère comme un simple gabbro. Ça ressemble.

 

J'y répondais :

 

Le 06/08/2021 à 16:06, Huitzilopochtli a dit :

Je ne suis pas minéralogiste donc je peux aisément m'égarer.

Sur le point ci-dessus, tu as sans doute raison. Pas de preuves absolues, seulement de forts indices pouvant éventuellement aboutir à cette conclusion.

 

Tu rétorquais :

 

Le 06/08/2021 à 16:22, PlanetTracker a dit :

Tu as des choses évoluées dans Gale et les météorites et des trucs détectés depuis l'orbite mais pas du granite.


Là, à mon avis, tu te montrais bien trop catégorique. En fait ni toi, ni moi ne pouvons avoir de certitudes à ce sujet.  

 

Tu poursuivais :

 

Le 06/08/2021 à 16:22, PlanetTracker a dit :

D'ailleurs il n'y a pas de tectonique des plaques, de subduction donc le métamorphisme c'est pas vraiment ce qu'on s'attend à voir beaucoup sur Mars.

 

Ici, tu ne mentionnais pas un processus courant sur Mars pouvant être à l'origine du métamorphisme. Je me devais de le signaler.


Au final, sauf réserves des quelques points soulevés ci-dessus, je te concède que tes explications m'ont été profitables et je t'en remercie. 
 

 

 

 

 

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Je me permets d'en revenir à l'échec du premier prélèvement.


Des tests d'acquisition d'échantillons avaient naturellement été réalisés sur Terre avant le lancement de la mission, sur différentes roches, dans un labo étant équipé d'une chambre à vide réfrigérée reproduisant au mieux les conditions physiques rencontrées à la surface de Mars (sans tenir compte de la gravité plus faible, bien entendu).


La nature des roches et les paramètres de carottage, en particuliers l'angle de pénétration du forage avaient révélé certains problèmes pouvant possiblement être rencontrés lors des prélèvements martiens. On avait notamment déjà constaté des variations, parfois importantes, sur les quantités d'échantillons recueillis dans les éprouvettes (tubes) lors de ces essais. 
L'idéal dans ce genre d'opération serait d'obtenir une carotte d'un seul bloc, quelques soit sa consistance, solide, molle ou friable. Hors ce ne fût pas le cas pour tous les essais.


Il semble d'après les documents que j'ai pu consulter, qu'il existe sur le système d'acquisition plusieurs modèles de foret utilisables en fonction du types de roches rencontrées. On Peut aussi, comme signalé plus haut, jouer sur l'angle d'incidence du forage, pour peu que la roche, sa forme et/ou son positionnement l'autorise. 


Pour l'instant, l'enquête se poursuit pour connaître les causes exactes ayant empêché le remplissage du tube d'échantillon. En fonction des conclusions de ces investigations, une nouvelles procédures pourrait être mise en oeuvre sur la même roche.  Peut être devrons nous  nous trouver dans l'obligation d' effectuer un nouvel échantillonnage au voisinage, sur une cible  accessible pour un forage non vertical, ou, au pire, renoncer à prélever ici alors que cela représentait un intérêt scientifique évident pour faire là, ce premier prélèvement.     
 

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Une série d'images du trou de forage nous le montre en détails et fournie quelques indications intéressantes sans pour autant que l'on soit en mesure d'expliquer encore ce qu'il s'est passé.

 

De Tau (UMSF) avec ses commentaires :

 

Images du forage - 1 et 2 (Caméra Sherloc Watson Sol 165)
Image 3 - Anaglyphe Sol 166 Mastcam-Z
Image 4 - Composants multispectraux Sol 166 Mastcam-Z. 

La réflectance spectrale de la cible abrasée  diffère significativement de celle de la poudre issue du forage.

 

1

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2

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3

image.png.fe2518f23259a685349954a9160bd229.png

4

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image.png.6ca6dd7d5214f2854325a4b93f865918.png

 

Toujours de Tau :

Sur la première image, on observe bien la trace laissée par la rotation du foret.

Sur la seconde, des tirs lasers ont été effectué sur la parois du forage ainsi que sur le déblais poudreux entourant le trou.

 

Les discussions tournent surtout autour de la quantité estimée, du volume des débris visibles sur ces images et de voir s'ils pourraient correspondre au volume de matière excavée...

Edited by Huitzilopochtli
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Après l'échec de la première tentative d'échantillonnage, Perseverance s'est déjà déplacé et  se retrouve donc sur un nouveau site.


index.php?act=attach&type=post&id=49078


De fait, il ne sera  plus question de renouveler un prélèvement dans la dalle rocheuse, à proximité de la première surface abrasée, qui avait suscitée un  intérêt certain parmi les scientifiques de la mission.


On voit que sur la nouvelle position qu'occupe le rover (sol 168), des roches émergeant de la surface  pourraient éventuellement, et facilement, permettre un forage non vertical. Mais pour l'instant nous ignorons encore si un prélèvement sera envisagé sur ce site. 
A priori, si c'était le cas, la procédure d'échantillonnage prévoit qu'une surface mise à nue par l'outil d'abrasion, pouvant être analysée par toute la panoplie des instruments dédiés, puisse permettre, au préalable, d'évaluer l'intérêt scientifique de retenter l'opération dans ce secteur.


Il est important de signaler que le tube vide de la précédente tentative de prélèvement ne peut être réutilisé. Première et définitive raison à cela, il est d'ors et déjà scellé, mais de plus, si la moindre quantité de matière se trouvait quand même dedans, on ne pourrait en aucun cas la mélanger à celle d'un nouvel échantillon au risque de ne plus comprendre grand chose lors des analyses à son retour sur Terre.


Une constatation amenant une hypothèse de PaulH51 (sur UMSF) me semblait digne d'intérêt. Paul nous rappelle que la surface de roche abrasée avant l'échec du premier prélèvement, était marquée par des vides, des cavités. 
Une roche type gruyère, pour peu en plus que sa matrice soit plus ou moins friable, aurait quasiment aucune cohérence et aurait pu entrainer la vidange prématurée du tube au moment de l'extraction du foret (?)...


En fait, je doute de la validité de cette explication, du moins faisant intervenir de possibles cavités internes car sur les parois visibles du forage, on ne constate pas la présence de celles-ci. 


Bientôt, espérons, nous aurons la solution de ce qui, pour l'instant reste une énigme...
 

Edited by Huitzilopochtli
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Lors de son 11ème vol, Ingenuity à imager Perseverance à distance. Même si ce n'est pas la première fois, ce genre de vue reste exceptionnelle.

 

image.png.a1b1de39481bd4620e8d432f6e3c4222.png

 

Bon d'accord, difficilement repérable sur cette image. Et pourtant...

 

Hélico à une altitude de 12 m, à 500 m de distance, embusquée dans la végétation luxuriante, la "bête" nous observe :

 

image.png.29225107747986124c50b725c6052f67.png

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Conclusions (provisoires) tirées de la première tentative d'échantillonnage de Perseverance après analyses des données télémétriques et des images de l'opération.


Écrit par Louise Jandura, ingénieur en chef pour l'échantillonnage et la mise en cache à la NASA/JPL


https://mars.nasa.gov/mars2020/mission/status/320/assessing-perseverances-first-sample-attempt/


Traduction du lien :


Après l'envoi des commandes au sol 164, pour la première acquisition et traitement des échantillons sur la cible Roubion, il était temps de prendre quelques instant de repos en attendant le résultat. Plus de 90 ingénieurs et scientifiques qui ont travaillé des années à préparer ce moment se sont réunis en ligne à 2H du matin, le vendredi 6 août, pour attendre ensemble les premières données de l'opération de carottage. Ces données ont confirmé que la foreuse avait atteint la  profondeur commandée ( de 7 centimètres) et nous avons pu voir l'image du trou entouré par le tas de déblais (matériau produit autour du trou de forage lors du carottage). Jusqu'alors, tout allait bien, et nous avions pensé que nous pourrions  dormir quelques heures de plus avant que la prochaine série de données n'arrive environ 6 heures plus tard.


Ce qui est arrivé  par la suite dans la matinée fût une montagne russe d'émotions contradictoires. 


La télémétrie d'ingénierie et une image de la CacheCam à l'intérieur du système de mise en cache adaptative (ACA, matériel de traitement des tubes) ont confirmé que nous avions transféré le tube d'échantillon du carottier à l'ACA, scellé et placé avec succès le tube d'échantillon dans le stockage. C'était une grande première. L'équipe était ravie.


Ensuite, la mesure du volume et l'image post-mesure sont arrivées, indiquant que le tube d'échantillon était vide. Il a fallu quelques minutes pour que cette réalité s'imprègne dans nos esprits, mais l'équipe passa  rapidement  en mode enquête. C'est le fondement même de la science et de l'ingénierie.


Ce qui a suivi a été deux jours complets pour passer au peigne fin les données et faire plus d'observations au plan tactique pour approfondir nos investigations. Finalement, à ce jour, nous avons conclu ce qui suit :


La télémétrie technique des performances du carottier pendant les activités d'abrasion et de carottage n'a révélé aucune réponse inhabituelle par rapport aux données de nos tests réussis sur Terre (plus de 100 carottes forées dans une gamme de roches d'essai).
L'imagerie de l'espace de travail dans les zones sur lesquelles le matériel a été manipulé pendant les activités post-forage n'a pas permis de trouver une carotte intacte ou des morceaux de celle-ci en surface.


Les mesures de profondeur du trou de forage dérivées d'images de WATSON, nous amènent à croire que l'activité de carottage dans cette roche inhabituelle n'a donné lieu qu'à de la poudre et de petits fragments qui n'ont pas été retenus en raison de leur taille et de l'absence de tout bloc important dans ce carottage. Il semble que la roche n'était pas assez solide pour produire une carotte. De la matière est visible au fond du trou. Le matériau de l'échantillon souhaité se trouve probablement au fond du trou, dans le tas de déblais, ou plus certainement dans les deux. Nous ne sommes pas en mesure d'en savoir davantage compte tenu des incertitudes des mesures.


Les équipes scientifiques et techniques pensent que le caractère unique de cette roche et ses propriétés physiques sont le principal facteur de la difficulté à en extraire une carotte. Par conséquent, nous nous dirigerons vers le prochain site d'échantillonnage à South Seitah, le point le plus éloigné de cette phase de notre campagne scientifique. Sur la base de l'imagerie par le rover et l'hélicoptère, nous y rencontrerons probablement des roches sédimentaires qui, selon nous, correspondrons mieux avec notre expérience des tests fait sur Terre.


Le matériel a fonctionné comme commandé mais la roche n'a pas coopéré, cette fois. Cela me rappelle encore une fois la nature de l'exploration. Un résultat spécifique n'est jamais garanti, peu importe comment vous vous préparez. Malgré ce résultat, la science et l'ingénierie  ont progressé. Nous avons réalisé la première séquence autonome complète de notre système d'échantillonnage sur Mars dans les contraintes de temps d'un seul Sol. Cela augure bien pour le rythme de notre campagne scientifique restante. Nous attendons avec impatience la prochaine tentative d'échantillonnage à South Seitah, prévue début septembre.

 

De Phil Stooke (UMSF) Carte du trajet de Percy et des vols d'ingénuity :

 

index.php?act=attach&type=post&id=49097

 

Edited by Huitzilopochtli
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il y a 31 minutes, Huitzilopochtli a dit :

Les équipes scientifiques et techniques pensent que le caractère unique de cette roche et ses propriétés physiques sont le principal facteur de la difficulté à en extraire une carotte. Par conséquent, nous nous dirigerons vers le prochain site d'échantillonnage à South Seitah, le point le plus éloigné de cette phase de notre campagne scientifique. Sur la base de l'imagerie par le rover et l'hélicoptère, nous y rencontrerons probablement des roches sédimentaires qui, selon nous, correspondrons mieux avec notre expérience des tests fait sur Terre. 

 

Je me demande comment il peuvent considérer que cette roche ait un "caractère unique" ?..

On sait surtout que les caractéristiques physiques des roches martiennes semblent souvent ne pas correspondre à leurs homologues terrestres, quelle que soit leur nature..

Ce qui demeure surprenant (et un peu inquiétant) c'est que le tube n'ait retenu strictement AUCUN matériau..

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il y a une heure, vaufrègesI3 a dit :

Je me demande comment il peuvent considérer que cette roche ait un "caractère unique" ?..

On sait surtout que les caractéristiques physiques des roches martiennes semblent souvent ne pas correspondre à leurs homologues terrestres, quelle que soit leur nature..

 

Salut Daniel,

 

Je suis assez d'accord avec cela, "caractère unique" semble une expression employée afin de minimiser les effets que cet échec pourraient avoir dans  la communication. D'ailleurs, dans cet article, ce n'est pas le seul élément allant dans ce sens, notamment sa conclusion qui souligne avec insistance les aspects positifs de ce ratage.

Mais il ne leur appartient sans doute pas d'être trop négatif et je pense aussi  qu'ils ont de bonnes raisons d'espérer que cet incident ne sera qu'une péripétie vite oubliée. 

Pour ma part, je pense qu'il restera dommage qu'un échantillon estimé par les scientifiques digne d'être prélevé, n'ait finalement pas pu l'être. 

 

il y a une heure, vaufrègesI3 a dit :

Ce qui demeure surprenant (et un peu inquiétant) c'est que le tube n'ait retenu strictement AUCUN matériau..

 

Peut-être n'es-ce pas absolument le cas. Il pourrait être considéré comme vide tout en ayant retenu quelques particules minimes ?..

Mais  je peux imaginer sommairement une expérience,  un peu similaire à cette tentative de prélèvement, et pouvant expliquer ce qui se serait passé. On prendrait un tas de sable fin et sec, on y enfoncerait un tuyau métallique verticalement pour ensuite le retirer de la même façon. Il n'y aurait alors pas de raison de retrouver grand chose dans le tuyau après cette opération.

Edited by Huitzilopochtli
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il y a 48 minutes, Huitzilopochtli a dit :

On prendrait un tas de sable fin et sec, on y enfoncerait un tuyau métallique verticalement pour ensuite le retirer de la même façon. Il n'y aurait alors pas de raison de retrouver grand chose dans le tuyau après cette opération.

 

Bien sûr.. Mais dans ce cadre on ne verrait sans doute pas de trou structuré dans le tas de sable (fin et sec)..

Au contraire, on observe que les bords intérieurs du trou de forage de Perseverance paraissent homogènes et très nets, et de plus ils n'ont pas été du tout déstructurés par les tirs laser..

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il y a 17 minutes, vaufrègesI3 a dit :

Bien sûr.. Mais dans ce cadre on ne verrait sans doute pas de trou structuré dans le tas de sable (fin et sec)..

 

Halte là ! xD  L'exemple que je citais n'avait pas vocation à être rigoureusement comparer à ce qui s'était produit dans Jezero. 

 

J'aurai dû insister beaucoup plus sur le peu de similarité, je l'avoue volontiers. :)

 

Mais le principe de base reste le même. Un matériau sans cohérence suffisante s'écoulera aisément à la sortie du tube.

L'  homogénéité des bords du forage et même de sa parois pourrait résulter de la pression exercée vers l'extérieur par l'introduction du foret dans le substrat.  

 

Pour ce qui est des traces laissées par les tirs laser, si on se réfère à au gros plan proposé par Thomas Appéré...

Zooming on the first drilled hole with Remote Micro Imager - Perseverance, sol 168

 

Je vois dans la parois (compressée par le forage) des impacts au bords relativement irréguliers, en tout cas non rigoureusement circulaires comme j'aurai tendance à les attendre dans une roche compacte.

 

Pour ma part je ne doute guère de l'explication qui nous est donnée par Louise et, autant que je puisse en juger, la grande friabilité de cette roche me paraît être la cause, de loin la plus vraisemblable, de cet échec.

 

Par contre, en l'état, on peut quand même remarquer l'incapacité du système à recueillir ce type d'échantillon et oui, cela peut inquiéter.  

 

 

 

 

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il y a 7 minutes, Huitzilopochtli a dit :

des impacts au bords relativement irréguliers, en tout cas non rigoureusement circulaires comme j'aurai tendance à les attendre dans une roche compacte

 

Comme tu le précises toi même, il s'agit "d'impacts"...

 

il y a 11 minutes, Huitzilopochtli a dit :

je ne doute guère de l'explication qui nous est donnée

 

Moi non plus, mais c'est pour le plaisir de pinailler, surtout quand ils ne veulent voir que le bon côté - je les cite : "Malgré ce résultat, la science et l'ingénierie  ont progressé" :|-_-.

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Il y a 5 heures, vaufrègesI3 a dit :

Moi non plus, mais c'est pour le plaisir de pinailler, surtout quand ils ne veulent voir que le bon côté - je les cite : "Malgré ce résultat, la science et l'ingénierie  ont progressé" 

 

Ne soyons pas plus sévère avec Perseverance qu'avec Curiosity. La politique appliquée pour les rovers est la même, c'est celle de la NASA. Les mêmes recettes pour la com' sont employées quelques soient les missions. En toutes circonstances, on reste optimiste, on s'émerveille, on se félicite, on brandit le drapeau et l'on chante le Star-Spangled Banner la main sur le coeur.

 

Une sonde serait détruite au lancement par l'explosion de son lanceur que l'on vous expliquerait : 

"On apprend toujours de ses erreurs et puis toutes ces lumières dans le ciel, ça fait joli." :)

Edited by Huitzilopochtli
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vachte intéressant cette histoire de trou

et en effet, depuis le début de ces forages, y compris sur les autres rovers, je suis un peu surpris du système employé, disons schématiquement un simple foret "béton" coulissant dans un tube... Je me doute que si on carottait dans du spéculos, d ela biscotte bien friable avec cette technologie, ben les miettes s'écouleraient sans souci car on  ne voit pas bien de système "anti-retour", un truc qui physiquement bloquerait les résidus du forage quelle qu’en soit la granulométrie, sa capacité à se compacter, à se tenir par cohésion. Et dans un sable fin, genre celui des sabliers, ça donnerait quoi ???? et en poussant le bouchon, et si yavait par miracle un truc liquide ????? :)

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il y a 50 minutes, serge vieillard a dit :

Je me doute que si on carottait dans du spéculos, d ela biscotte bien friable avec cette technologie, ben les miettes s'écouleraient sans souci car on  ne voit pas bien de système "anti-retour", un truc qui physiquement bloquerait les résidus du forage quelle qu’en soit la granulométrie, sa capacité à se compacter, à se tenir par cohésion.

 

Bonjour Serge,

 

Bonne remarque. :)

Cependant, il faut savoir que le système de forage de Perseverance n'a pas été conçu uniquement pour effectuer un carottage dans un roche dure, mais aussi pour remplir quelques éprouvettes stérilisées avec du régolithe.

Il me semble vraiment très curieux que ce mode de fonctionnement n'ait pas été utilisé sur la roche Roubion, si récalcitrante en se délitant totalement.

Les infos sur le site officiel, pour ce que j'en comprends, rendent la chose totalement incompréhensible ?!... :S

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Ce qui est étonnant également c'est que ce robot est bardé de caméras de tous les côtés... et pas une seule pour filmer l'opération !?

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https://mars.nasa.gov/technology/helicopter/status/321/better-by-the-dozen-ingenuity-takes-on-flight-12/


Traduction automatique révisée :


Le meilleur du douxième vol (à venir)


Écrit par Teddy Tzanetos, chef d'équipe d'Ingenuity et Håvard F. Grip, pilote en chef d'Ingenuity au Jet Propulsion Laboratory de la NASA


PIA24797-Flight12.jpg


Cette image annotée représente les traces au sol du rover Perseverance (en blanc) et les trajectoires aériennes de l'hélicoptère Ingenuity (en vert) depuis l'atterrissage de la mission sur Mars, le 18 février 2021. Les points verts représentent les emplacements des aérodromes de l'hélicoptère pendant les 11 premiers vols. L'ellipse jaune supérieure représente la région « South Séítah », qu'Ingenuity doit survoler au cours de sa 12e sortie.


L'équipe d'Ingenuity se prépare à nouveau pour sa prochaine grande sortie difficile, le vol 12. Ayant lieu au plus tôt le lundi 16 août à 5 h 57 HAP, ou 13 h 23 LMST (heure locale de Mars), au 174ème sol de la mission Persévérance. Le vol s'aventurera dans la région géologiquement intrigante de « Sud Séítah ».  


Ce vol 12 sera similaire au vol 10, où nous avions effectué des repérages pour Persévérance d'une caractéristique de surface appelée « Raised Ridges ». Mais, le vol 12 aura le potentiel d'avoir des résultats plus importants. Grâce à sa capacité AutoNav nouvellement activée, Persévérance se déplace rapidement vers le nord-ouest, à travers la crête sud de Séítah et s'approchera d'Ingenuity dans les prochains jours. En conséquence, le timing du vol 12 est critique. 


Le plan est le suivant : Ingenuity montera à une altitude de 10 mètres et volera à environ 235 mètres est-nord-est vers la zone d'intérêt de Séítah. Une fois là-bas, l'hélicoptère fera un déplacement latéral de 5 mètres, afin d'obtenir des images, côte à côte, du terrain de surface qui serviront à former une seule image stéréo (ou 3D). Ensuite, tout en gardant la caméra dans la même direction, Ingenuity fera le même trajet à rebours, revenant au même point d'où il avait décollé. Au cours du vol, Ingenuity capturera 10 images en couleur qui, nous l'espérons, aideront l'équipe scientifique de Persévérance à déterminer lesquels de tous les rochers, affleurements rocheux et autres caractéristiques géologiques du sud de Séítah, pourraient mériter un examen plus approfondi par le rover.


Ce vol sera ambitieux. Survoler Séítah Sud comporte des risques importants en raison de la diversité du terrain. Le système de navigation d'Ingenuity, qui était initialement qu'une courte démonstration technologique, fonctionne en supposant qu'il survole un terrain plat et assez dégagé pour permettre un "atterrissage d'urgence" sans dommages. Des écarts par rapport à cette hypothèse peuvent aussi introduire des erreurs qui peuvent conduire à la fois à des variations temporaires de roulis et de tangage (basculement d'avant en arrière dans un schéma d'oscillation), ainsi qu'à des erreurs à long terme dans la connaissance de la position de l'hélicoptère.


Lorsque nous choisissons d'accepter les risques associés à un tel vol, c'est en raison des informations importantes que l'on peut en tirer. Savoir que nous avons l'opportunité d'aider l'équipe Persévérance dans la planification scientifique en fournissant des images aériennes uniques suffit à notre motivation .

 

Håvard Grip, pilote en chef de l'hélicoptère Ingenuity Mars de la NASA, documente les détails de chaque vol dans le journal de bord de la mission, The Nominal Pilot's Logbook for Planets and Moons, après chaque vol.  Les entrées pour les vols 9 et 10 sont visibles ici.


26133_PIA24794-thumbnail.jpg


Nous remplissons plus de pages dans le journal de bord de notre pilote que nous ne l'aurions jamais cru possible. Jusqu'à présent, 11 pages ont été complétées avec les statistiques et les observations de nos vols. Avant le début de notre campagne, nous espérions au moins un, peut-être jusqu'à trois ou quatre vols réussis.


Quelques-unes des choses que nous aimons regarder d'un œil sur nos entrées de journal de bord : Ingenuity a volé 19 minutes pour  environ 1,2 mille marin parcouru dans le ciel martien (jusqu'à présent). Nous sommes heureux d'annoncer que tous les systèmes sont nominaux et que l'hélicoptère est prêt pour la poursuite des opérations de vol. Pour le vol 12, nous visons non seulement améliorer ces totaux au fur et à mesure que nous remplirons une autre page de notre journal de bord, mais nous espérons également que nous pourrons inclure une mention dans la section Remarques du livre sur combien ce vol a aidé nos collègues à travailler avec persévérance.

Edited by Huitzilopochtli
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Panorama de James Sorenson (UMSF) pour le sol 173 :

 

Perseverance_Sol-173_NavcamLeft_360

 

Cliquez sur l'image pour accéder à la loupe.

Edited by Huitzilopochtli
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Le 8/15/2021 à 05:51, jackbauer 2 a dit :

 

Ce qui est étonnant également c'est que ce robot est bardé de caméras de tous les côtés... et pas une seule pour filmer l'opération !?

 

 

Bonjour: je pense que c'est une question de capacité de mémoire(numérique)  et de transfère?

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