Kaptain

Schiaparelli

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quote:
Par rapport à une insertion orbitale, l'atterrissage sur Mars est une toute autre paire de manches. Réussi du premier coup par la NASA en 1976 avec les sondes Viking, il n’est depuis maitrisé que par les américains.

On parle de l'échec de Mars Polar Lander en 1999 ?
Et dans un autre registre, celui d'une bête insertion, on parle de l'échec de Mars Observer en 1993 et de Mars Climate Orbiter en 1999 ?

quote:

La situation actuelle doit absolument être comprise pour ce qu'elle est sans la moindre illusion : après deux tentatives infructueuses, et 40 ans après les sondes Viking, l’Europe ne sait toujours pas atterrir sur la planète rouge.

Oui, juste deux tentatives. Et je n'aime pas cette phrase qui donnera à penser au quidam que "décidément nos chercheurs ne sont pas très compétant et payés à rien foutre" !

quote:

Derrière l’échec de Schiaparelli, c’est tout l’avenir du programme ExoMars de l'ESA qui va se jouer. Ce dernier était déjà fortement critiqué à cause de sa longueur, des changements incessants de scénario, d'un budget galopant et du report continuel des missions qui y sont liés.

Oui ! Et il serait bon de désigner là-dedans les vrais coupables ! Les décideurs qui décident des coupes franches dans les budgets de la recherche.
Sans fric, on peut avoir les chercheurs les plus créatifs et les plus brillant du monde, on ne fera rien !
Or aujourd'hui, cette situation prend des proportions inimaginables ! La science européenne est sinistrée économiquement !

Je pourrais faire une longue liste des projets validés puis annulés sans crier gare... je pourrais aussi balancer quelques noms de politiques qui d'une main ont sabré des budgets et de l'autre ont critiqué l’inefficacité des scientifiques !

[Ce message a été modifié par Tournesol (Édité le 05-11-2016).]

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T'énerve pas Tryphon ..


Tournesol > "On parle de l'échec de Mars Polar Lander en 1999 ?
Et dans un autre registre, celui d'une bête insertion, on parle de l'échec de Mars Observer en 1993 et de Mars Climate Orbiter en 1999 ?"

Labrot connaît mieux que quiconque l'histoire des missions martiennes, et en particulier celle de ses échecs. Il faut bien voir que les Ricains n'ont jamais été avares d'infos sur le détail de ces échecs. Et l'ESA, plus que toute autre agence, a eu la possibilité d'en tirer quelques leçons.


Tournesol > "Oui, juste deux tentatives. Et je n'aime pas cette phrase qui donnera à penser au quidam que "décidément nos chercheurs ne sont pas très compétant et payés à rien foutre" !


Dans le domaine, à mon sens il ne s'agit certainement plus véritablement de "chercheurs" (cons pétants ? - compétents? mais plutôt d'une interdisciplinarité d'ingénieurs et de techniciens.
Et surtout Labrot ne fait qu'un constat, "un petit peu" embêtant pour le spatial européen et les budgets qui pourraient lui être alloués à l'avenir.

Tournesol > "Et il serait bon de désigner là-dedans les vrais coupables ! Les décideurs qui décident des coupes franches dans les budgets de la recherche.
Sans fric, on peut avoir les chercheurs les plus créatifs et les plus brillant du monde, on ne fera rien !"

Oui, le fric, tout le monde est d'accord là dessus Tryphon..
Mais concernant l'ESA ce n'est pas le seul problème. Par exemple on a tous critiqué la décision de la Nasa de quitter le bateau "Exo Mars", soi-disant pour des histoires de pognon. Alors même que derrière les Ricains ont très vite décidé de concevoir leur propre rover pour 2020 !... Cherchez l'erreur..

Elle est là, dans les commentaires de Francis Rocard :


Extrait de : http://www.sciencesetavenir.fr/espace/exploration/sur-mars-la-mission-exomars-de-l-esa-reprend-la-quete-d-une-vie-martienne_101698

"Né au début des années 2000, le projet prévoyait en effet d’envoyer dès 2009 un rover sur Mars. Le projet se retrouve, en 2008, décomposé en trois engins : un atterrisseur, un orbiteur et un rover. Mais l’ardoise est lourde : 1,2 milliard d’euros en 2012. Trop cher pour l’ESA, qui se tourne alors vers la Nasa, afin de bénéficier de son savoir-faire en matière de rovers martiens. Les Américains acceptent l’aventure, proposant même d’embarquer un second rover. Las ! une fois les deux engins installés dans le module d’atterrissage, les ingénieurs s’aperçoivent qu’une roue dépasse. Impossible d’embarquer un deuxième engin. De surcroît, les dirigeants de la Nasa découvrent avec effarement la rigidité des programmes optionnels de l’ESA : un pays contribue à un programme à un niveau correspondant au montant que son industrie nationale peut recevoir sous forme de contrat. Une fois les premiers contrats industriels passés, il est diffcile de revenir en arrière. Incompréhension…

En 2011, la Nasa se retire du projet "sous le prétexte opportun de difficultés financières", selon Francis Rocard. L’ESA se tourne alors vers l’agence spatiale russe Roscosmos, qui prend le train d’Exomars en route."

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Un échec qui risque de laisser des traces...

quote:
L'Europe va-t-elle se donner les moyens de poursuivre la mission ExoMars 2020 en acceptant de débourser plus? L'Agence spatiale européenne (ESA) l'"espère" mais n'exclut pas que le programme puisse être annulé faute de soutien financier suffisant de la part de ses membres.
La mission européano-russe ExoMars 2020 prévoit l'envoi d'un robot mobile sur la planète rouge, à charge pour lui de forer le sol martien pour tenter de trouver des traces de vie passée. Elle a été précédée par la mission ExoMars 2016, qui s'est concrétisée le 19 octobre par la mise en orbite réussie de la sonde TGO. En revanche, l'atterrisseur test Schiaparelli s'est écrasé le même jour sur le sol martien. Depuis, l'ESA mène l'enquête pour comprendre la cause de l'échec.
Le directeur général de l'ESA Jan Woerner a déclaré aujourd'hui qu'il allait "proposer de continuer" la mission ExoMars 2020, lors de la réunion ministérielle de l'ESA qui doit se tenir début décembre à Lucerne (Suisse). "Mais pour cela, nous avons besoin d'argent", a-t-il souligné. Pour l'ESA, le coût des deux missions est actuellement de 1,5 milliard d'euros.
Jan Woerner évoque une rallonge nécessaire de "plusieurs centaines de millions d'euros". Le montant tournerait autour de 300 à 400 millions d'euros. Le programme va être passé en revue de façon détaillée. Une réunion spéciale avec les délégations des 22 pays membres de l'ESA se tiendra à ce sujet les 21 et 22 novembre. "J'espère que nous convaincrons les états membres de continuer" le programme, a dit M. Woerner.

AFP/Figaro


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.............
Et pendant ce temps, tous les magazines font leur "une" sur le prochain vol de Thomas Pesquet dans l'espace...

...

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Voui...

Si au moins il partait pour Mars, je comprendrais mieux... mais là à 400 km, à tourner en rond..


Le délai semble quand même un peu court pour que la commission qui enquête sur les causes de l’échec de Schiaparelli puisse sérieusement rendre compte aux délégations des 22 pays membres de l'ESA les 21 et 22 novembre, et surtout lors de la réunion ministérielle de l'esa à Lucerne les 1 et 2 décembre.
Sachant que maintenant des questions se posent aussi sur le déploiement du parachute :


"Quand le parachute a été déployé, cela a fonctionné, mais il s'est produit une certaine accélération que nous ne comprenons pas ... Est-ce que le parachute ne s'est pas entièrement déployé ?"


Source : http://www.bbc.com/news/science-environment-37898565


Et puis : ".. il y a le sentiment maintenant que, à moins que son avenir soit totalement résolu, le projet pourrait bien être mis à la poubelle."

Le bout de phrase exact c'est : ".. ,the project could well be binned."

... "binned" pouvant aussi être traduit comme "mis au placard" ou quelque chose du genre... Ce qui n'est pas plus rassurant..

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quote:
Crash de l'atterrisseur européen sur Mars: un problème de logiciel de navigation

Paris - Le crash du module européen Schiaparelli à la surface de Mars en octobre a été provoqué par un problème de logiciel de navigation, a annoncé mercredi à l'AFP Thierry Blancquaert, responsable de l'atterrisseur à l'Agence spatiale européenne (ESA).

L'atterrisseur test s'est écrasé le 19 octobre sur le sol martien alors qu'il venait de déployer normalement son grand parachute à une altitude de 12 km et à une vitesse de 1.730 km/heure. Depuis, l'Agence spatiale européenne (ESA) mène l'enquête pour comprendre la cause de l'échec.

Juste après le déploiement du parachute, la capsule a enregistré des petits mouvements rapides plus importants que ne le prévoyaient les simulations, selon des résultats préliminaires.

De ce fait, le capteur qui mesure les accélérations du module est resté calé sur son indication maximale pendant une seconde, soit plus longtemps que prévu (quelques millisecondes).

Le logiciel de navigation a été trompé par la mesure de ce capteur, indique M. Blancquaert. L'ordinateur de bord a alors accumulé une erreur assez importante pour que son calcul de détermination de la position de Schiaparelli soit faussé.

Alors que l'atterrisseur était encore à 3,7 km de la surface de Mars, un résultat de calcul lui donnait une altitude négative de -2 km, souligne M. Blancquaert.

Le système de navigation s'est dit +on a dû atterrir+, ajoute-t-il. Il a donc commandé prématurément la séparation du bouclier arrière et du parachute de l'atterrisseur. Il a aussi allumé très brièvement les rétrofusées et les a éteintes alors qu'elles devaient freiner Schiaparelli.

L'atterrisseur est alors descendu en chute libre et s'est écrasé sur Mars à une vitesse de 540 km/heure, rappelle M. Blancquaert.

Il s'agit de conclusions très préliminaires, a souligné David Parker, directeur des Vols habités et de l'Exploration robotique à l'ESA, dans une note postée sur le site de l'agence.

Nous aurons une vue complète début 2017 avec le rapport de la commission d'enquête indépendante voulue par le directeur général de l'ESA Jan Woerner, écrit-il. Mais nous aurons appris beaucoup de Schiaparelli, et cela nous servira pour la seconde mission ExoMars 2020, qui prévoit de faire atterrir un robot mobile européen sur le sol martien.

D'une certaine façon, nous avons eu de la chance que cette faiblesse du système de navigation soit repérée sur l'atterrisseur test avant la deuxième mission, considère M. Blancquaert.

Le robot mobile de la mission européano-russe ExoMars 2020 sera chargé de forer le sol martien pour tenter de trouver des traces de vie passée.

L'Europe spatiale doit décider début décembre à Lucerne (Suisse) si elle accepte d'aller de l'avant avec ExoMars 2020, en accordant à cette mission une rallonge de 300 à 400 millions d'euros environ.


(©AFP / 23 novembre 2016 21h24)


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Peut-on parler de pollution sur mars quand ça ne gène personne?
Question bête, à 540km/h l'impact est le même que sur terre ?
Si oui le truc est pulvérisé ou émietté je suppose.

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