frédogoto

la physique Quantique

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quote:
La vraie question pourrait plutôt être : pourquoi l'Univers est-il descriptible en terme d'équations mathématiques compréhensibles par l'Homme ?

Ou plutôt : l'univers est-il entièrement descriptible en terme d'équations mathématiques compréhensibles par l'Homme ?
La conscience, le vivant,...peuvent-ils être mis en équation ?

Les mathématiques elles-mêmes sont sujettes à indétermination ...

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Bon on s'égare un peu là, la mécanique céleste fonctionne très bien avec la seule mathématique créée par les humains.

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Oui elle fonctionnait aussi avant que les humains apprennent les mathématiques

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C'est vrai que c'est imparable ton truc Alain, la mécanique céleste existait avant l'homme qui n'en avait aucune conscience avant de devenir homme et mathématicien.

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Je crois que c'est dans le livre "Cosmos" (C. Sagan) que j'avais lu cette réflexion :

L'univers pourrait être de trois types :

1) Complètement aléatoire. Il neige sans raison, et le lendemain c'est la canicule sans raison, et Vénus se barre du Système Solaire sans raison autre que le hasard. (Il est peu probable qu'on existerait dans un tel univers, ou alors sans raison...)

2) Ordonné et soumis aux décision des dieux. Il neige parce que Zeus a envie de faire du ski. Le lendemain c'est la canicule parce qu'Aphrodite a envie de bronzer. Les maladies sont des châtiments infligés aux hommes et les miracles existent. On a longtemps cru faire partie d'un tel univers, parce qu'on n'envisageait pas le troisième.

3) Ordonné et soumis à des lois universelles. C'est notre univers. Et c'est parce qu'il est soumis à des lois qu'il est compréhensible par les mathématiques. Du coup je trouve que la question « pourquoi l'univers est compréhensible par les mathématiques ? » se ramène plutôt « pourquoi est-il régi pas des lois universelles plutôt que par des dieux ou par le seul hasard ? »

(Maintenant, quand on regarde le détail des maths qui décrivent les lois de l'univers, on doit quand même admettre que si Dieu existe, il aimait les maths. Par exemple penser à ranger les particules dans une structure de groupe, ce n'est pas anodin. Et on n'y est pour rien, on s'est contenté de constater que les particules obéissait à ces structures parfaitement abstraites que les mathématiciens utilisaient pour de toutes autres raisons.)

[Ce message a été modifié par Bruno Salque (Édité le 04-12-2016).]

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quote:
Il n’y a alors pas place, dans ce nouveau type de physique, pour le champ "plus" la matière, parce que le champ est l’unique réalité.

On réduit donc l'univers à une pure descriptiion mathématique abstraite. On renonce par là même à tout jamais à essayer de saisir l'essence même des choses. Peut-être a-t-on raison d'ailleurs, ce but étant soit impossible à atteindre, soit qu'il ne fait même pas sens... Mais alors, qu'est-ce qui fait sens ? Tout n'est-il définitivement que vanité humaine et poussière de vent ?...
Réduction mathématique qui nous ramène à la question initiale, car il s'avère que cette histoire d'intrication n'est que le résultat d'une confusion : la mécanique quantique n'est qu'une théorie de l'information qui ne ne fait que décrire ce que nous pouvons savoir du monde, en aucun cas elle ne décrit le monde lui-même. A strictement mathématiser les choses, ne confondons-nous pas la carte et le territoire ?

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Kaptain > "On réduit donc l'univers à une pure descriptiion mathématique abstraite"

Absolument pas !.. Plus haut il est question de champ d'énergie, de fluctuations du vide quantique, éléments parfaitement observables..
Et puis tu as la mémoire courte , je me suis assez "battu" avec Gordon et sa vision platonicienne du monde à travers les maths.

Personnellement j'ai plutôt une vision "aristotélicienne", à savoir que les mathématiques ont une origine empirique et se construisent uniquement à partir de l’observation et la capacité de l’esprit humain, alors que pour Platon, les théorèmes seraient "une réalité à découvrir", pas à inventer. Dans ce cadre le mathématicien explorerait l’univers mathématique comme le physicien scrute la structure de la matière, comme le géographe découvre une région inconnue. Le réalisme souscrit à l’idée, déjà présente chez Platon que les mathématiques traitent des objets mathématiques comme la biologie traite des êtres vivants ! Une vision pour le moins idéalisée des maths, pour ne pas dire magique, fantasmatique.

Aujourd'hui, le problème de l'efficacité des maths reste posé et demeure un point central de la philosophie (et de l’histoire) des mathématiques.. Il va sans dire qu’une telle question prend toute sa force en faisant l’hypothèse (la moins "coûteuse") que les objets mathématiques sont une construction humaine sachant toutefois que les vérités mathématiques sont indépendantes de toute subjectivité et de tout facteur culturel, anthropologique.

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quote:
C'est vrai que c'est imparable ton truc Alain, la mécanique céleste existait avant l'homme qui n'en avait aucune conscience avant de devenir homme et mathématicien.

En réponse à ça, et à la dernière intervention de Vaufrèges ;

C'est donc que les lois mathématiques préexistaient ! Les mathématiques ne sont pas une invention de l'Homme. L'Homme les a découvertes.
Sans aller chercher des choses compliquées, nous vivons dans un monde où existent des objets dénombrables.
L'usage de chiffres et de nombres, l'introduction de règles de calculs, n'est qu'une manière d'axiomatiser cela pour construire un langage logique capable de décrire ce monde dénombrable.

Les axiomes de Peano sont un peu le paroxysme ou l'ultime raffinement de cette axiomatisation.

Partant de là, il est possible de construire de proche en proche tout un arsenal mathématique.
Les mathématiques préexistent physiquement parlant, nous n'avons fait que créer un jeu d’écriture pour les formaliser.


quote:
3) Ordonné et soumis à des lois universelles. C'est notre univers. Et c'est parce qu'il est soumis à des lois qu'il est compréhensible par les mathématiques. Du coup je trouve que la question « pourquoi l'univers est compréhensible par les mathématiques ? » se ramène plutôt « pourquoi est-il régi pas des lois universelles plutôt que par des dieux ou par le seul hasard ? »

En fait je ne pensais pas tant à ça dans ma remarque sur l'efficacité des mathématiques.
Puisque de mon point de vue, les mathématiques découlent des lois naturelles, il va de soi qu'elles doivent marcher !
Mais je me suis très mal exprimé.

La question est plutôt, pourquoi l'Univers est calculable (justement au sens mathématique du terme) ? Dis autrement, l'Univers pourrait obéir à des lois mathématiques mais sans être calculable. Pourtant, ce n'est pas le cas (sauf exceptions en physique quantique, et encore, pas complètement).


quote:
On réduit donc l'univers à une pure description mathématique abstraite. On renonce par là même à tout jamais à essayer de saisir l'essence même des choses.

Pour moi qui suit théoricien, un tenseur est un objet comme un autre ou presque...

quote:

Réduction mathématique qui nous ramène à la question initiale, car il s'avère que cette histoire d'intrication n'est que le résultat d'une confusion : la mécanique quantique n'est qu'une théorie de l'information qui ne ne fait que décrire ce que nous pouvons savoir du monde, en aucun cas elle ne décrit le monde lui-même. A strictement mathématiser les choses, ne confondons-nous pas la carte et le territoire ?


C'est ça. Je dis souvent aux étudiants que la réalité vraie nous sera toujours inaccessible. Nous ne construisons que des maquettes de la réalité, qui autant que faire se peut, obéissent aux mêmes lois mathématiques que la réalité, un peu à l'image des anciennes horloges astronomiques.

Pour reprendre mon exemple du gyroscope, cela a beau être un problème de mécanique classique, il n’empêche que c'est un argument physico-mathématique qui permet de dire pourquoi il demeure dans sa position. Il n'y a pas d'explication avec les mains, pas d'explication imagée pour cela.
Même en mécanique classique, la physique dit ce que l'on doit observer, pas comment est le monde en réalité.

Sans trop risquer de faire dire à Gödel plus qu'il ne peut en dire, il n'y aura jamais de théorie physique ultime s'auto-justifiant. Toute théorie repose sur des postulats de départ non démontrables dans le cadre de cette même théorie. On peut imaginer créer une théorie plus générale, justifiant les postulats de la précédente, mais alors cette théorie plus générale contiendra aussi des nouveaux postulats indémontrables. C'est sans fin.

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Quand on voit qu'il a fallu ...heu ... je sais pas ... disons 50 000 ans à l'homme pour en arriver où nous sommes je me dis que la compréhension toujours inachevée de la physique et de sa formulation mathématique est essentiellement d'origine empirique .

La preuve c'est qu'aujourd'hui encore et surement pour l'avenir, il est indispensable de fabriquer un prototype pour valider un produit toujours perfectible (malgré la puissance de calcul disponible)

Je pense donc que nous avons acquis des connaissances par l'expérience bien plus que par le génie ; Chaque "expérimentateur ayant apporté sa petite pierre pour le suivant (exemple ce que le génie de Einstein a découvert ne sort pas du néant mais de quantité de travaux précédents)

Pour moi la Nature se fout pas mal de nos lois, elle fonctionne de façon autonome, ce sont nos mathématiques qui tentent de la modéliser .

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Tiens, pour une fois je suis d'accord avec Alain31.

J'ai bien l' impression que les lois de l'Univers, on les invente au même titre que les axiomes mathématiques, en faisant des hypothèses empirique et plus ou moins fausses. Le reste en découle, ou en émerge.

Ce qui fait semblant de marcher, on le garde, le reste on l' oublie. Quand ça marche presque, on regroupe ce qui ne marche pas sous les termes bruit, hasard, incertitude, au choix.

Rien d'étonnant à ce que les uns puissent parfois décrire les autres : Les deux (axiomes mathématiques et lois physiques) sont issus du même type de cerveau.

Exemple: les objets dénombrables. Au delà de un, personne ne peut affirmer qu'il en existe. Du coup, ça limite énormément le champ d'application de l' arithmétique. Si on veut pouvoir s'en servir, il va falloir faire des hypothèses empirique : genre , tous les trucs qui se ressemble plus ou moins vaguement sont des éléments du même ensemble, et c'est partit on peut les compter. Mais le critère de "ressemblance" est parfaitement arbitraire, non ?

Autre exemple: la conservation de l' énergie. Un observateur naïf voit bien que ça ne marche pas vraiment, mais comme les physiciens ont de l' imagination ils arrivent à faire marcher la loi en ajoutant des termes de plus en plus improbables (jusqu' à heurter les limites actuelles du processus, et postuler 1: le principe d'incertitude, et 2: l' énergie noire)

Tant qu'on a pas trouvé une espèce vraiment étrangère ayant inventé une représentation de l' Univers qui fonctionne, on ne peut pas affirmer que la notre est la seule possible.

[Ce message a été modifié par PascalD (Édité le 04-12-2016).]

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Autre exemple: la conservation de l' énergie. Un observateur naïf voit bien que ça ne marche pas vraiment, mais comme les physiciens ont de l' imagination ils arrivent à faire marcher la loi en ajoutant des termes de plus en plus improbables (jusqu' à heurter les limites actuelles du processus, et postuler 1: le principe d'incertitude, et 2: l' énergie noire)

Tu veut dire qu'il y a un espoir pour que l'EMdrive fonctionne vraiment ??

Ok je sors

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Tournesol > "C'est donc que les lois mathématiques préexistaient"

Contrairement à Tryphon, Platonicien avéré , je considère qu'il n'existe pas de "réalités mathématiques" en soi, elles sont non expérimentales, un pur jeu de l'esprit. Par exemple nombre de théories mathématiques ne trouvent pas d'applications dans le réel et n'en trouveront sans doute jamais. Par essence, l'évolution des mathématiques reflète le fonctionnement et les limites du cerveau humain dont elles sont le produit. Et même appliquées au réel par la grace d'une science de la nature, les mathématiques ne peuvent le plus souvent donner qu'une représentation approximative de la réalité et des solutions insuffisantes, tronquées.

Comme l'écrit justement et mieux que moi PascalD : "Ce qui fait semblant de marcher, on le garde, le reste on l' oublie. Quand ça marche presque, on regroupe ce qui ne marche pas sous les termes bruit, hasard, incertitude, au choix."

La tentative de mathématiser le Réel se heurte très souvent en effet à de sérieux obstacles, comme le fait que les axiomes mathématiques sont conventionnels, ou bien le fait qu’on ne peut pas mathématiser le "vivant".

Dans un éclair de lucidité , c'est finalement ce qu'écrit Tournesol : "Je dis souvent aux étudiants que la réalité vraie nous sera toujours inaccessible. Nous ne construisons que des maquettes de la réalité, qui autant que faire se peut, obéissent aux mêmes lois mathématiques que la réalité"

C'est une approche un peu différente que d'énoncer que "l'Univers est calculable au sens mathématique du terme", non Tryphon ??

Ou alors, comme Pie XI on considère que : "L’Univers n’est si resplendissant de divine poésie que parce qu’une divine mathématique, une divine combinaison de nombres règle ses mouvements"

"Divines mathématiques"


T'as vu Alain31, t'es qu'un hérétique finalement ..


Punaise, pardon à tous, j'ai édité un texte qui n'a rie à voir et que j'avais recopié en faisant une fausse manœuvre

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 04-12-2016).]

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Va savoir, "y' a ptêt pas que d'la pomme de Newton" (M. Audiard et al).
Après tout, l'effet Casimir aussi, on aurait pu en douter.

Bon, là, va falloir être créatif si l' effet est réel. Je parierais pas mes cadeaux de Noël sur l'existence de l'effet EMdrive. Mais va savoir ...

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On voit mal comment des extraterrestres débarqueraient un jour avec une science qui se passerait totalement des nombres entiers... Sans forcément voter Platon, n'y aurait-il pas malgré tout des notions un peu universelles ?

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Autre exemple: la conservation de l' énergie. Un observateur naïf voit bien que ça ne marche pas vraiment, mais comme les physiciens ont de l' imagination ils arrivent à faire marcher la loi en ajoutant des termes de plus en plus improbables (jusqu' à heurter les limites actuelles du processus, et postuler 1: le principe d'incertitude, et 2: l' énergie noire)

Gnnnéééé ????

quote:
le fait qu’on ne peut pas mathématiser le "vivant".

Gnnnéééé ???? (bis)

Jean-Marc Levy-Leblond disait que l'on parle beaucoup de l'écart considérable entre le savant soit-disant instruit et une personne lambda, mais il soulignait à quel point, souvent, cet écart était en réalité bien plus considérable entre deux savants.
Je suis toujours sidéré de voir que des gens affirment des trucs alors même qu'ils ignorent l'existence des données prouvant le contraire

En l'occurrence, la biophysique, la vraie, pas le truc enseigné en médecine sous le même nom, est superbement ignorée des biologistes qui ne comprennent que dalle à la physique, et superbement ignoré des physiciens qui ne comprennent que dalle à la biologie sous-jacente. In fine, la compréhension des mécanismes évolutifs et de la physique du vivant n'est connu que des quelques spécialistes du domaine.
Bilan des courses, cette branche de la science est d'autant plus ignorée des médias et du public.

quote:

C'est une approche un peu différente que d'énoncer que "l'Univers est calculable au sens mathématique du terme", non Tryphon ??

Non, parce que n'en déplaise à PascalD, même si nos théories les plus abouties sont des modèles (au sens de la maquette, ou de la carte de Kaptain), il est totalement bluffant que cela marche au point par exemple de pouvoir calculer le moment magnétique de l'électron avec un nombre hallucinant de décimales et de voir que cela marche.
Plus j'avance dans la physique, plus je suis étonné de voir nos modèles fonctionner !
Le coup du boson de higgs aussi c'est perturbant ! Si les gens ont planchés pendant des décennies en théorie, c'est parce que beaucoup ne croyait pas que le toy model de Higgs, Brout et englert puisse correspondre à la réalité. Et pourtant ça marche admirablement bien !

Pour info, en science, un toy model est un model très simple et naïf introduit pour illustrer un concept ou un mécanisme physique nouveau et en montrer la pertinence. L'utilisation du terme "toy model" permet aussi de dire aux reviewers : "Eh les gars, on sait bien que notre modèle est simpliste à en crever et que la réalité doit être bien plus compliquée, mais bon, un truc plus réaliste serait trop chiant à calculer".

Bref, le monde est vraiment simple. Alors que sur le principe, on pourrait appliquer le "principe de Daniel Pennac" : "L'énumération des paramètres, c'est l'agonie de l'espérance, rien ne peut jamais marcher si l'on songe à tout ce qu'il faut pour que ça marche".

Il y a quelques années, j'ai conjecturé un résultat théorique conduisant à dire que dans certaines conditions, toute une famille de problèmes compliqués pouvait se ramener à l'étude d'un seul problème simple que j'avais formulé.
On m'a "reproché" que la réalité devait être plus compliquée et qu'en réalité, à chaque problème il devait y avoir une physique particulière non réductible. Il m'a fallut plus de cinq ans pour démontrer que j'avais raison : Une longue démonstration avec des calculs merdiques où peu à peu, on voit des termes compliqués et tordus se simplifier peu à peu pour aboutir au résultat intuitif (du point de vue mathématique).

Pour moi il est là le mystère. En mathématique, il y a des problèmes non calculables. Autrement dit, des problèmes pour lesquels il n'existe pas d’algorithme pour les résoudre en un temps fini. Pourquoi la nature est calculable ? Et en plus, pourquoi est-elle si simplement calculable ?

[Ce message a été modifié par Tournesol (Édité le 04-12-2016).]

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quote:
Il y a quelques années, j'ai conjecturé un résultat théorique conduisant à dire que dans certaines conditions, toute une famille de problèmes compliqués pouvait se ramener à l'étude d'un seul problème simple que j'avais formulé.
On m'a "reproché" que la réalité devait être plus compliquée et qu'en réalité, à chaque problème il devait y avoir une physique particulière non réductible. Il m'a fallut plus de cinq ans pour démontrer que j'avais raison : Une longue démonstration avec des calculs merdiques où peu à peu, on voit des termes compliqués et tordus se simplifier peu à peu pour aboutir au résultat intuitif (du point de vue mathématique).

E=MC²

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quote:
Gnnnéééé ????

Je veux dire par là qu'il ne faut oublier aucun terme d'énergie dans l'équation, et que les formes d'énergies sont bien plus variées que ce qui apparait de façon évidente.

Ok, l' électromagnétisme colle très bien au réel. Tant mieux. So what ?

Le mécanisme de Higgs marche comme prévu, génial. La supersymétrie ne marche pas comme prévu, pas de bol. On ne peut pas gagner à tous les coups ;-)

Ce n'est pas la nature qui est calculable, c'est la partie calculable de la nature qui est calculable.

On sait calculer quand va se désintégrer un atome d'Uranium donné ? avec autant de décimale que l'on veut ? Je ne savais pas.

[Ce message a été modifié par PascalD (Édité le 04-12-2016).]

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Tournesol je veux bien que tu nous dises que le vivant peut dans certains aspects être mis en équation mais c'est de l'émergence de la vie dont il est question .

Ce machin dont on n'a aucune idée, et peut-être à jamais ..

Je ne parle pas de soupe, de briques et d'arc électrique mais du passage de l'inerte au vivant .

[Ce message a été modifié par Alain 31 (Édité le 04-12-2016).]

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Tryphon > "In fine, la compréhension des mécanismes évolutifs et de la physique du vivant n'est connu que des quelques spécialistes du domaine.
Bilan des courses, cette branche de la science est d'autant plus ignorée des médias et du public."

Ah ben moi non plus j'étais pas au courant que "quelques spécialistes" avaient tout compris "des mécanismes évolutifs et de la physique du vivant".. faudrait quand même que l'info sorte, je suis d'accord Tournesol. Gnééééé ..

Un peu de CHNOPS, un solvant, et je secoue.. c'est ça ???

Ah non, ça c'est que la biologie, ça sert à rien en effet ..

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quote:
E=MC²

@AG non, un truc moins sexy
D'ailleurs, mon truc, c'est un résultat mathématique. Une équivalence entre deux familles de problèmes, mais qui au final permet de faire de la physique.

quote:
La supersymétrie ne marche pas comme prévu, pas de bol. On ne peut pas gagner à tous les coups ;-)

En fait si, ça marche un peu Il a été montré que SUSY s'applique sur des noyaux d'atomes. SUSY semble foirer en physique des particules, mais manifestement ça marche en physique nucléaire.

En fait, pour reprendre l'image de Kaptain, les mathématiques, c'est comme avoir trouvé les cartes du monde de la réalité, sans savoir à quel endroit du monde elles s'appliquent !
Ce sont des cartes avec des relevés de terrain et de bâtiments, mais sans noms de lieux ou de rue.
Avec SUSY, on a trouvé une carte, on a supposé qu'il s'appliquait au continent "physique des particules", alors on a collé des noms de particules connues et anticipées sur cette carte... pas de bol, ça ne marche pas. C'est que c'est la carte d'autre chose Et que la carte du continent "physique des particules" est ailleurs dans le coffre des mathématiques !

Si on prend par exemple les équations de Maxwell, ce n'est rien d'autre que la théorie mathématique d'un champ vectoriel doté de certaines propriétés de symétries et défini sur un espace de dimension 4 avec une métrique de signature (+---).
La physique, c'est de coller sur les objets mathématiques des noms de choses "concrètes" comme "quadripotentiel vecteur", "densité de charge", etc...

quote:
Ah ben moi non plus j'étais pas au courant que "quelques spécialistes" avaient tout compris "des mécanismes évolutifs et de la physique du vivant".. faudrait quand même que l'info sorte, je suis d'accord Tournesol. Un peu de CHNOPS, un solvant, et je secoue.. c'est ça ???

Je reprends ce que j'ai écrit plus haut :

La mécanique des fluides utilise les équations de Navier-Stokes pour décrire les fluides comme des entités continues et descriptibles en terme de champs.
Question : Est-il possible de retrouver les équations de Navier-Stokes à partir d'une approche corpusculaire de la matière ?

Vouloir comprendre l'apparition de la vie uniquement à partir des briques, c'est comme vouloir comprendre la mécanique des fluides en faisant de la dynamique moléculaire : c'est voué à l'échec. C'est tout le problème des phénomènes émergents.

[Ce message a été modifié par Tournesol (Édité le 04-12-2016).]

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OK sur le principe.. et alors ces "quelques spécialistes" ont réussi à bâtir un modèle mathématique de l'émergence du vivant ??

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heu Vauffy, on en a déjà discuté sur un autre post, et me suis fait remonter les bretelles à juste titre par Tournesol sur la définition thermodynamique du vivant...
http://www.astrosurf.com/ubb/Forum1/HTML/003468-18.html

Je re-cite le théoricien de Namur :

quote:
Il est remarquable que pas mal de choses bien comprises des physiciens sur le vivant, au point de faire l'objet de publications et de cours universitaires, soit superbement ignorées des biologistes eux-mêmes, et alors du grand public, je n'en parle même pas.

Il y a tout de même des ouvrages avec des titres du style : "Information theory and Evolution"...

On sait depuis Prigogine que les systèmes thermodynamique ouverts hors équilibre (ce que sont les systèmes biologiques) tendent à se complexifier.

EDIT: brizhell, les liens que tu donnes montrent l'étendue de l'ignorance des médias à ce sujet. On présente comme une nouveauté des choses qui font l'objet de recherches depuis les années 50 ! C'est pitoyable !


Par ailleurs, et d'un point de vue sémantique, les mathématiques sont un language descriptif de relation effectives entre des mesurables (et rien de plus, même si je vais me faire taper dessus ).
Autrement dit, et entre le mesurable et l'expression mathématique qu'on lui attribue (car c'est juste l'application un attribut intelligible par humain), il y a une différence de nature.
L'existentialisme Sartrien par exemple ou l'absurdité Lacanienne qui donne substance à l'objet quand on le nomme pousse à confondre l'objet (ou le signifiant qu'on lui attribue) et son ontologie.
En bref, les math, c'est un truc pour nommer des choses que l'on constate via l'expérience et non pour constater qu'elles existe en dehors de la mesure..... Et si parfois les math sont en avance sur la mesure, c'est que les progrès de la mesure ne sont pas a la hauteur de la précision requise pour obtenir les mesurables (cf Higgs)....

A titre d'exemple, E=mc2, je peut le réecrire D@n!d!d avec D l'énergie @ l'opérateur égalité, ! la multiplication et d la vitesse de la lumière. Ca change quoi à la nature des observables (ou de leurs relations)? Pourtant ca reste une relation mathématique. Me demande quelle en serait la formulation par un habitant de la planète Melmak, ou par une huître au find fond du bassin d'arcachon (quoique l'on puisse s'interroger sur la capacité de l'huitre à concevoir la structure d'un tenseur ou les relations dans un espace de Hilbert)....

Au fait, le depart de ce post ne concernait-t-il pas la physique quantique ?

quote:
Ce n'est pas la nature qui est calculable, c'est la partie calculable de la nature qui est calculable.

On sait calculer quand va se désintégrer un atome d'Uranium donné ? avec autant de décimale que l'on veut ? Je ne savais pas.


@PascalD : Bingo

Donc le chat de Schroëdinger dans tout ça ...

[Ce message a été modifié par brizhell (Édité le 04-12-2016).]

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quote:
Vouloir comprendre l'apparition de la vie uniquement à partir des briques, c'est comme vouloir comprendre la mécanique des fluides en faisant de la dynamique moléculaire : c'est voué à l'échec. C'est tout le problème des phénomènes émergents.

une approche interessante déjà citée par ASP06 (que je remercie au passage), rédigée par des biologistes biophysicien, écologue :
"Le fil de la vie la face immatérielle du vivant", JL Dessalles, Cedric Gaucherel, P.H. Gouyon ed Odile Jacob

Suis dedans, je me régale....

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quote:
les mathématiques sont un language descriptif de relation effectives entre des mesurables (et rien de plus
(...)
l'absurdité Lacanienne qui donne substance à l'objet quand on le nomme pousse à confondre l'objet (ou le signifiant qu'on lui attribue) et son ontologie.

Aaaaah ! Je me sens moins seul, soudain...

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