Sign in to follow this  
phiber optik

ccd...

Recommended Posts

La revue Pulsar est tres orienté astropratique le dernier numero traite de la fabrication d'un telescope de A à Z (2eme partie) sur 8 pages avec de nombreuses photos.
Un dossier sur la recherche de supernovae par les amateurs avec les telescopes GOTO et les logiciels appropriés,un long article là aussi illustré de nombreuses photos .
Mr Dragesco termine son exposé sur la haute résolution (commencé il y a2 numéros) .
Ensuite il y ales rubriques habituelles ephemérides ,galerie photo des lecteurs ect.
Enfin bref les sujets sont tout le temps traité à fond et avec rigueur sur plusieurs pages.
Le format est à l'"italienne "en papier glacé en noir et blanc (sauf la galerie photo en couleur).
Le prix est 320francs pour 6 numéros.
C'est un peu cher mais vous n'avez pas une Pub d'ETX toute les 3 pages (ceci explique peut etre cela) .
Bref cette revue est une des seule (la seule) à traiter d'astro pratique pratiquement à toute ses pages.
Je pense que vous pouvez obtenir un exemplaire en vous adressant à la SAP.
Je la conseille.
Bon ciel à tous thclavel

Share this post


Link to post
Share on other sites
Advertising
By registering on Astrosurf,
this type of ad will no longer be displayed.
Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Bonsoir à tous. Une fois n'est pas coutume je ne saurais que rejoindre l'opinion de thclavel et conseiller Pulsar à mon tour. Mon seul regret c'est qu'à chaque fois on a goût de trop peu et on attend avec impatience de voir le numéro suivant.

Je reviens maintenant au sujet de départ:
>>Je voudrais savoir quelle camera ccd vous me conseillez pour environ 15 000 ,20 000 francs soit environ 2300 , 3100 euros ( faut bien s y mettre !).
Quelles sont les critères de choix d une camera ccd?
Merci d avance.

Il est vrai qu'on dit que tout les chemins mènent à Rome mais là j'ai l'impression qu'on a fait un détoure par la banlieue de Saturne :-).

J'aimerais commencer par reprendre la première intervention de Jean Michel et me permettre quelques correctifs:
>>Soit la ST237 qui est très bien car elle a un système de filtre intégré, soit une MX7C car elle permettrait de faire de l'autoguidage avec le système Star2000, mais avec d'autres inconvénients (pas d'obturateurs, pas de régulation de température).
On a l'impression que la MX7C n'utilise pas de filtres. Si tel est bien le sens de la phrase, il faut savoir que c'est faux. La MX7C comme toute caméra couleur "One Shot" utilise bien évidement un système de filtres intégrés. Le capteur est un Sony ICX249AK (quel nom barbare) utilisant un filtrage à couleurs secondaires. Le gros avantage par rapport à des filtrages plus standard, comme le RVB(Rouge,Vert,Bleu), c'est que le rendement quantique (la quantité de lumière capturée) est meilleur car les filtres secondaires sont moins absorbants.
Les caméras StarLight n'ont pas d'obturateur cela est tout à fait vrai mais elles n'en ont pas besoin dans 95% des cas. L'absence d'obturateur entraîne, sur certains types de capteurs, un effet de traînée aussi connu sous le nom de "smearing" dans la littérature Anglo/américaine. On ne rencontre ce phénomène que sur la lune quand la luminosité est trop importante du fait d'un rapport F/D trop court. Les capteurs utilisés par StarLight sont globalement de générations plus récentes que les capteurs équipant les autres caméras. Leurs matrices supportent donc beaucoup mieux les forts bombardement de photons. A titre d'exemple, avec la HX516 le phénomène apparaît avec mon CN-212 lorsque je suis directement au foyer Cassegrain à F/D 12,4. L'effet est très peu marqué et un simple filtre neutre permet de s'en débarrasser. Dans tous les autres cas il n'y a aucun problème.
Autre chose intéressante c'est l'anti-saturation ou "anti-blooming". Cela permet d'éviter les traînées désastreuses derrière les étoiles. Autrefois, on conseillait d'éviter ce procédé car le rendement de la caméra chutait de 20 à 30%. Aujourd'hui ce conseil est complètement obsolète et seul les vieux capteurs n'en sont pas équipés.
Pas de régulation de température! Il y a un couac. Bien sûr les caméras StarLight sont toutes équipées de système de régulation de température à effet Pelletier. Le système est si bien régulé que je dois avouer n'avoir jamais constaté aucun givre sur les 2 capteurs que j'utilise. Et ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. Autre chose intéressante c'est que la HX516 et la MX7-C génèrent si peu de bruit que je ne fais presque jamais de prétraitment sur mes images ( cf diabolo qui n'a pas été prétaitée avant compositage).

Je passe sur les effets de la rotation de champ, l'altazimutal, le goto, les tables équatoriales pour essayer de rester dans le sujet.

Tiens les WebCams. Certainement la révolution qui a mis en route le plus grand nombre de futurs ccdistes. Je crois qu'on y passe tous un jour ou l'autre. Mis à part le champ et les temps de poses encore assez limités (mais pour combien de temps?), savez vous quelle est la plus grosse différence avec une "vraie" caméra? (C'est d'autant plus bizarre que personne n'en parle presque jamais et quand on le fait c'est un survol très superficiel.)
Il s'agit de la résolution d'encodage des pixels. Notez bien que je ne parle pas de la résolution d'image (Hauteur en pixel x Largeur en pixel) ou de la résolution angulaire d'un pixel mais belle et bien de la résolution avec laquelle est codé un pixel par le convertisseur Analogique/Numérique. Le rôle du convertisseur est en fait de transformer l'information électrique générée par le capteur CCD en un signal numérique (des 0 et des 1) pouvant être interprétés par un système informatique. Les signaux sont généralement codés entre 8bits et 16 bits selon les caméras. En fait, pour une caméra 8bits le convertisseur transformera le signal électrique en un signal s'échelonnant entre 0 et 2^8 soit de 0 à 255. On disposera donc d'une image pouvant posséder jusqu'à 256 niveaux de gris. Pour l'instant tout reste compréhensible. Pour les capteurs de plus haute résolution, les choses deviennent plus complexes. Dans le cas d'un convertisseur 16bits le signal s'échelonne de 0 à 2^16 soit 65536 niveaux de codage. On imagine dès lors que les nuances de gris de l'image seront beaucoup plus subtiles qu'avec 256 niveaux de gris. Et bien, il n'en est rien. La différence ne se fera pas là. En effet, l'oeil ne peut déjà distinguer la différence entre 2 niveaux de gris adjacents d'une image 8bits. De plus, les cartes graphiques des ordinateurs sont limitées à un maximum de 8bits en noir et blanc car un encodage RVB 24 Bits standard impose que les trois composantes ( Rouge, Vert, Bleu) soit identiques pour faire du gris. Lorsqu'on parle d'une image 24bits, il faut savoir que chaque composante est encodée sur 8bits soit 8bits pour le Rouge, 8bits pour le Bleu et 8 pour le vert. Si les 3 composantes ont même valeur on n'aura donc plus que 2^8 combinaisons possibles soit 256 niveaux. Vous allez me rétorquer : de toute façon ma carte graphique permet d'afficher dans une résolution de plus de 24bits. A cela je vous répondrais que rare sont les formats d'images qui permettent de travailler avec ces résolutions car si vous prenez des formats courant comme le BMP ou JPEG et bien d'autres, vous vous apercevrez bien vite qu'ils ne permettent pas de sauvegarder une résolution supérieure à 24bits. Bien sûr les logiciels sont généralement capables de travailler avec des résolutions supérieures mais seulement en traitement mémoire et non en visualisation vidéo. Comprenez par là que vous ne verrez jamais une image affichée sur votre écran avec plus de 16 millions de couleurs (et 256 niveaux de gris).

Mais quel intérêt alors!!! Le gros intérêt de coder sur 16 bits réside essentiellement dans le potentiel de traitement de l'image. Expliquons-nous. Sur une image 8 bits on ne pourra que mettre en avant des détails déjà visibles sur l'image brute. Sur une image 16bits, par contre, on bénéficiera d'une plage non visualisée contenant toutes les informations les plus tenues stockées dans les bits dits de poids faibles. C'est pourquoi, lors du traitement il sera possible de mettre en évidence les bras d'une galaxie spirale qui n'étaient absolument pas visibles sur l'image brute. Pour les images couleur le principe reste le même sauf qu'on augmente le nombre de canaux lors de l'extraction de la colorimétrie.

Je dois avouer que le coup de coeur d'astro90 me plaît bien mais il est vrai que ça emplafonne le budget initial. De plus, un logiciel annexe sera recommandé car les softs d'origine sont souvent très limités (quand ce n'est pas bugggggués...) ce qui n'est à mon goût pas très normal.
Je n'ai pas été faire un tour sur les liens d'astro90 mais je suppose qu'en cherchant un peu on y trouve les relations empiriques suivantes:
champ du capteur en minutes d'arc = (côté du capteur en mm x 3,44 )/focale en m
résolution d'un pixel en seconde d'arc = (côté d'un pixel en micron x 0,206)/ focale en mètre
Ces relations sont très pratiques pour se faire une idée du champ et de l'échantillonnage d'un capteur en fonction de la focale de l'instrument utilisé.

Personnellement, si je devais conseiller entre ma HX516 et ma MX7C, je dois avouer que ce seraient la HX516 qui l'emporterait sans conteste car l'imagerie N&B est beaucoup plus facile d'accès. Je trouve que les softs commerciaux sont franchement minables (et je pèse mes mots) pour traiter des images en quadrichromie one shot. Ce sont de véritables usines à gaz complètement inadaptés. Pour obtenir de bons résultats avec ma MX7-C, cela m'a obligé à créer mon propre outil de traitement d'image. Néanmoins, il faut savoir que les séries HX ne permettent pas l'autoguidage intégré, il n'y a que les MX qui le font grâce à leurs capteurs interligne.

La ST7 me parait d'un rapport investissement prix un peu surfait par rapport à son ancienneté. Chaque année les prix des caméras SBIG vont à la hausse et sans amélioration des produits. Pour l'autoguidage elle utilise un 2eme capteur légèrement décalé (le même que celui de la ST4 je crois). L'inconvénient avec l'autoguidage intégré c'est qu'il faut une étoile assez brillante dans le champ pour que le système puisse avoir un point de repère pour calculer les corrections à envoyer à la monture. Avec une courte focale ( je dirais jusqu'à F/D 5 ou 6) cela ne pose généralement pas de problème. Au-delà le champ et la luminosité réduite compliquent les choses. Pour plus d'infos, je préfère laisser les utilisateurs en parler. Alors avis au amateurs équipés...

Une Audine avec un KAF1600 c'est très intéressant et je dois avouer avoir été tenté mais le rapport risque/investissement lors de la réalisation m'a bridé et j'ai préféré investir dans une CCD "clé en main". Comme quoi d'une expérience à une autre les approches sont bien souvent différentes.

En résumé, je dirais qu'une bonne caméra CCD doit remplir les conditions suivantes:
Système d'anti-blooming intégré.
L'obturateur est loin d'être indispensable sur une bonne caméra.
Encodage entre 12 et 16Bits pour bénéficier d'un maximum d'information au niveau des images brutes.
Régulation de température pour le ciel profond.
La taille du capteur et des pixels de la matrice dépend de l'attente qu'on en a (plutôt ciel profond ou planétaire) et de la focale utilisée. Attention cependant, plus une matrice est grosse et plus il faut de temps pour la lecture (à technologie de transfert équivalente bien sûr: parallèle, Usb, etc...).

Voilà, j'espère que vous aurez trouvé dans ces lignes quelques informations intéressantes. Si vous avez des questions n'hésitez pas mais j'ai une fichue tendance à faire des romans alors pardonnez-moi d'avance (et félicitations à ceux qui ont été jusqu'au bout de celui-ci).

Amitié, sébastien Marchand.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bonjour ,
Merci a sébastien pour sa réponse;faut il connecter la mx7-c à un pc,puis un logiciel assure l autoguidage,et le telescope motorisé est connecté au pc?
Le logiciel peut il agir sur les moteurs pour corriger la dérive ?
La liaison pc-telescope est elle universelle?
La mx7-c permet elle la photo ,en autoguidage,avec n importe quel instrument?En l occurence l autoguidage peut il etre réalisé avec le nextar 11 ?

Merci d avance.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bonsoir, je vais essayer d'être un peu plus bref cette fois-ci.

>>faut il connecter la mx7-c à un pc,puis un logiciel assure l autoguidage,et le télescope motorisé est connecté au pc?
Oui, la caméra est reliée au port parallèle du pc tandis que le pilotage du télescope est fait via la liaison série qui est reliée au STAR2000 (interface en option permettant de piloter la monture). Au niveau logiciel c'est le même qui effectue la prise de vue et le guidage.

Le logiciel peut il agir sur les moteurs pour corriger la dérive ?
>>Là est justement le principe non?

>>La liaison pc-telescope est elle universelle?
Non, cela dépend. Il faut que votre monture soit équipée d'une prise pour l'autoguidage.
A ma connaissance, il existe 2 familles de connexions. Il y a le RJ11 (comme un cable résaux) qui équipe les télescopes MEADE et les connections type PS-2 (comme pour les souris bien que maintenant la mode est à l'usb). Ce dernier est le standard utilisé par les caméras SBIG.
Le module STAR200 utilise la norme MEADE mais je crois qu'un boîtier viens de sortir pour le relié à une monture compatible SBIG. Allez faire un tour sur: http://www.starlight-xpress.co.uk/

Personnellement, j'utilise un système un peu plus complexe qui consiste à dériver les impulsions de correction, émises sur la liaison série, vers un 2ème ordinateur. Cet ordinateur dispose d'un soft maison qui enregistre les corrections et les visualises sous forme de graphique. Dans la foulée il redirige les corrections sur le port parallèle de ce dernier où est installé un petit module de relais fait maison qui pilote ma monture à la norme SBIG. Bref, une installation un peu spéciale.

>>La mx7-c permet elle la photo ,en autoguidage, avec n importe quel instrument ?En l’occurrence l’ autoguidage peut il être réalisé avec le nextar 11 ?
A ce stade ce qui importe c'est la monture et non l'instrument. Il faut vérifier si la monture que vous allez utiliser permet l'autoguidage.

Amitié, Sébastien Marchand.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
Sign in to follow this