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Richman

Lulu 80 et CCD

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Oui, 5 poses de 1 minute, c'est moins bien que 1 pose de 5 minutes. Mais de peu ! J'estime que ce peu ne justifie pas la complication d'un système de guidage (lunette guide, tout ça).

La différence entre une pose unique et une pose fractionnée ne dépend que du bruit de lecture. Le bruit de lecture des caméras CCD modernes est suffisamment faible pour qu'on puisse se limiter à 1 minute de poses individuelles.

Par exemple, pour la ST7, ce petit programme permet de calculer la magnitude limite théorique en utilisant une formule fournie par C. Buil dans la revue "CCD et télescopes" il y a 7 ou 8 ans : http://www.astrosurf.com/bsalque/magn.exe . Par exemple, pour un 200/1000, une FWHM de 4" et des pixels de 9 µm (cas de la ST7 - le programme inclut les paramètres de bruit de la première ST7, moins performante d'ailleurs que l'actuelle) on obtient une magnitude limite de 20,33 en 1h de pose, de 20,15 en 60 poses d'1 minute et de 19,67 en 360 poses de 10 secondes.

La lunette-guide, la webcam de guidage, les câbles supplémentaires, tout ça pour gagner 2 dixièmes de magnitude ? Mouais...

---------------
Ah, j'ai retrouvé la référence : l'article dont est issu mon petit programme est "Détection des objet faibles du Système Solaire", C. Buil, CCD et Télescopes n°7.

[Ce message a été modifié par Bruno Salque (Édité le 30-09-2006).]

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Bruno: pourquoi les cracks de ce domaine font-ils des poses longues?

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C'est le temps de pose total qui est une pose longue. De plus, comme ils utilisent souvent une caméra SBIG avec autoguideur intégré, ils peuvent se permettre de poser plusieurs minutes, on y gagne un tout petit peu et c'est pratique. Quand j'utilisais une ST7, je sais bien que 20 poses de 1 minutes ou 2 poses de 10 minutes, c'était quasiment pareil, mais je préférais faire 2 poses de 10 minutes : ça va plus vite à traiter.

Je viens de regarder sur le site de Marc Sylvestre, il fait apparamment des poses individuelles de 5 minutes, même quand le temps de pose total est de plusieurs heures. Bon, comme il a l'autoguidage, j'imagine qu'il a décidé de ne pas se contenter de 1 minute afin d'optimiser ses images : à son niveau, les quelques dixièmes de magnitude comptent.

Il faudrait peut-être lui demander s'il a déjà essayé 1 minute de pose individuelle ?

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Pourquoi ce cri Ahhhhh??? Pierre?
J'ai dit une connerie?
Lulu de 80mm pour commencer donc. Sans autoguidage.
Reste plus que le capteur à choisir. J'ai ma petite idée là-dessus. Une Artémis 285 d'occasion...

Alain

ps: Ouah, la vache, je vais acheter quoi avec les économies réalisées lol lol lol?


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Il faudrait aussi demander à Nicolas Outters... si il s'embete à poser 10 voir 20 minutes en pose individuelle c'est qu'il y a bien une raison. C'est tout sauf pratique et agréable d'autoguider, de choisir l'etoile guide, d'avoir une lunette guide...

En théorie il semble effectivement que seul le bruit de lecture qui est devenu maintenant très faible différencie 60x10min et 10x60min... mais pq se prendre la tête alors et se payer des montures d'une telle qualité (Paramount dans ce cas).... la capacité de charge n'est pas le facteur n°1 parce qu'il n'a qu'une lunette de "140mm".

Des montures moins onéreuses capable de suivre 1min il y en a plein?

Pour le temps de poses max... la preuve en image (http://astrosurf.com/nico-outters/astro/pourquoi-poseslongues.htm)... mais quid des poses unitaires?

La démonstration avec les infomations de C.Buil montre qu'il y a une différence de 0.18 mag entre 60x1 et 1x60. Hors entre deux magnitudes (2 et 3 par exemple) la différence de luminosité est de 2.512x... donc pour 0.18 -> 2.512^0.18 = 1.18. La différence est de 18% entre c'est deux méthodes... certes ce n'est pas énorme mais ca comme à compter. C'est à peu près équivalent à la différence un renvoi coudé diélectrique et un renvoi coudé standard, un télescope à f/11 et un autre à f/10 ou une lunette de 110mm et une autre de 100mm.

Je sais que tu connais tout c'est calcul Bruno... peux être me suis je trompé?

Mart

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>Le aaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh, c'est parce que je suis ravi que tout le monde tombe d'accord, je suis un type très consensuel (mot qui comprend sensuel et c...)

Pour les poses unitaires "longues", et pour ce que j'en ai compris, il y a dans le signal récupéré d'un capteur CCD un bruit aléatoire que les divers prétraitements, (darks offset) ne suppriment pas. Quand on fait 10 poses de 1 min, on va additionner 10 fois ce bruit (et il me semble que celà correspond à multiplier le bruit par la racine carrée de 10 puisqu'il est aléatoire), que l'on aura qu'une fois sur une pose de 10 min.

Les poses unitaires longues sont donc moins bruitées que les poses courtes alors que le signal utile est le même.

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Quoiqu'il en soit, j'ai trouvé ici maints conseils qui me seront bien utiles. A défaut de faire le meilleur choix, j'espère ne pas trop me tromper en me lançant avec une 80 à F/6 et une Artémis 285. Si j'arrive pas à sortir des trucs mieux qu'avec ma webcam couleur (il faudrait que j'y mette de la bonne volonté, parce que je débute encore...), éh bien dans ce cas, je me remets à la pêche. Cà tombe bien, en octobre, les (gros) sandres sont plutôt mordeurs dans le Rhin... Et puis, au détour d'une souche, on arrive toujours à piquer un gros brochet de temps à autre. Ce qui ne gâche en rien de le plaisir d'un bon casse-croûte sur le bateau ;-)
La Framboise, promis Mathieu, je la garde pour le Champ du Feu!

Alain

Je veux tiens au courant dès mon retour en métropole, et après mon passage ... chez le marchand lol

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Avec tout çà, il me restera p'têt des sous pour un goto Taka, ou ... une belle canne à pêche.

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Fous-y un goto Taka, c'est 'achement bien!!!

Et l'Atik16 sur un Mewlon, ça doit pas mal marcher....

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Salut ,

acheter un ccd pour faire des poses de 1minutes je dis non tout de suite .
un ccd faut l'autoguider ,sinon t'obtiendras rien de transcendant : avec des pauses les plus longues possibles (ce que l'on ne fait pas souvent....)et bien sur adapter à l'objet pour ne pas le cramer .
faut donc utiliser ta camera de maniere optimale(ce que je ne fais pas vraiment avec ma st2000....) ,vu le prix du pixel !!!

fabrice

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Labati : je suis complètement pas d'accord avec toi. J'ai expliqué pourquoi j'estimais que des poses de 1 minutes étaient suffisantes. Si tu vois une erreur dans mon raisonnement, dis moi où, mais n'affirme pas sans argument le contraire, sinon ça fait dialogue de sourd.

Pierre (Kaminsky) : tu as tout à fait raison, et tu parles du bruit de lecture. Mais justement, ce bruit n'est pas très important, il est nettement plus faible que le bruit de fond du ciel dès qu'on dépasse quelques minutes de pose (sur la plupart des images du ciel profond d'amateur, c'est le bruit du fond du ciel qui domine - si du moins l'image a été correctement traitée).

Ah, sauf avec un filtre très sélectif comme un H_Alpha. Là, sans doute que le bruit de lecture redevient le plus important. Donc ceux qui font de l'imagerie avec filtre H_Alpha (ou autre filtre sélectif de ce genre) ont sans doute intérêt à poser plus que seulement 1 minute.

Maintenant, pourquoi certains posent 5 minutes et d'autres encore plus ? J'aimerais bien l'avis de ces gens là. Pour moi, c'est parce que leur caméra le leur permet : ça ne coûte rien de plus, et ça fait gagner quelques dixièmes de magnitude, c'est toujours ça. Mais rien ne vaut la pratique...

En tout cas, je refuse de faire pareil que les autres sous prétextes qu'ils savent ce qu'ils font : je veux savoir, moi aussi, ce qu'ils font. Je ne veux pas, comme les Indiens de "Lucky Luke et le fil qui chante", poser des poteaux télégraphiques autour du camp juste sous prétexte que les Blancs posent des poteaux télégraphiques partout et qu'il imiter les Blancs...

----------
Bon, je vais quand même apporter un petit témoignage pratique. L'été 1997, j'avais participé à l'école d'été de Toulouse. J'avais alors ma ST6, pour la dernière fois puisque je venais de trouver un acheteur, et j'avais commandé une ST7. Mais l'un des animateurs avait une ST7. Ça m'intéressait de la voir de près, vu que c'était ma future caméra CCD. Eh bien il ne faisait que des poses de 1 minute ! J'ai trouvé ça bizarre, surtout qu'il avait l'autoguidage, et il m'a expliqué que la ST7 était si peu bruitée (comparativement à la ST6) qu'il ne posait jamais plus longtemps (en poses individuelles). Tiens ?

À cette époque, et dans les années qui ont suivi, je lisais "CCD et télescope" et j'était inscrit sur la liste Aude-l. Plusieurs personnes y répandaient l'idée, qui m'a convaincu, qu'en CCD on ne doit pas guider : ça fait trop perdre de temps, et il suffit d'additionner des courtes poses ! Bon, ces personnes étaient surtout des chasseurs d'astéroïdes et de supernovas, on comprend donc qu'ils devaient passer le moins de temps possible sur chaque champ... Mais quand même, leurs arguments étaient convainquants. Et j'ai passé pas mal de temps à éplucher les formules indiquées par C. Buil pour calculer la magnitude limite théorique d'une image CCD (d'où le petit programme donné en lien plus haut), qui m'a convaincu que des poses individuelles courtes (1 minute par exemple) doivent donner des résultats intéressants.

En tout cas, pour avoir pratiqué le guidage du temps de la ST6 (lunette guide, puis Maksutov guide, oculaire réticulé éclairé, recherche de l'étoile guide, les câbles, tout ça, pfouuuuu ! - et je ne parle du prix de tous ces accessoires) je sais que je ne veux plus en entendre parler. L'autoguidage de la ST7, d'accord, c'est génial, mais autoguider avec un instrument en parallèle, une petite webcam, la recherche de l'étoile guide... ah non alors ! Et tant pis si je perds 0,2 magnitude. (Bon, je dis ça, mais j'ai arrêté... )

[Ce message a été modifié par Bruno Salque (Édité le 29-09-2006).]

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Excusez moi... c'est pas je me considère comme important mias je croyais que mon message précédent apporterai un plus dans le schmilblick... aucune réaction?

Bon ben je retourne me coucher (il pleut)

Mart

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Mart : ma réponse était en partie une réaction à ton message.

Mais détaillons :

« Il faudrait aussi demander à Nicolas Outters... si il s'embete à poser 10 voir 20 minutes en pose individuelle c'est qu'il y a bien une raison. »

Il ne posséderait pas une SBIG, avec un autoguidage intégré ? Dans ce cas, c'est tellement facile que ça ne coûte rien de demander 10 minutes ou plus. Surtout si, comme je le disais plus haut, c'est nécessaire avec un filtre H_Alpha. Mais c'est vrai qu'il faudrait lui demander.

« C'est tout sauf pratique et agréable d'autoguider, de choisir l'etoile guide, d'avoir une lunette guide... »

Avec une caméra SBIG, c'est un jeu : elle détecte toute seule l'étoile guide et se débrouille pendant qu'on va se reposer dans la voiture...

« mais pq se prendre la tête alors et se payer des montures d'une telle qualité (Paramount dans ce cas).... la capacité de charge n'est pas le facteur n°1 parce qu'il n'a qu'une lunette de "140mm". »

Pour avoir la meilleure précision possible ! S'il a les moyens, c'est toujours une bonne idée d'avoir une excellente monture. (Il n'a pas d'autres instruments en parallèle avec la lunette ?)

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Bruno ,moi je veux bien que tu fasses des poses de 1mn ,ça marche pas mal pour certains objets que l'on connait ,du genre amas globulaires ou certaines galaxies mais sur un objet faible ou moyen , tu peux toujours essayer tu n'auras jamais assez de signal avec tes 1mn pour faire ressortir des extensions par exemple ,
pour moi le but d'un ccd c'est d'autoguider donc à fortiori d'avoir un temps de pose le plus élevé pour avoir un max de détails et de la souplesse au traitement sur mon image , et ya pas besoin d'exemple : si je fais des poses de 10 mn avec ma st2000 , le résultats sera moins bien qu'avec des 20 ,ma st2000 est optimale à partir de 15mn minimum, c pas compliqué
ya pas photo ,
"la st7 trop de bruit pour poser plus d'une minute" , sans blague, tiens va voir le site de Thierry Lambert tu me diras s'il fait des poses de 1 mn avec la st7 .
je pense que si quelqu'un te dit de ne pas autoguider avec un ccd je crois qu'il se plante royalement , ou alors ...

je fais de la ccd depuis juillet 2005 .

fabrice

[Ce message a été modifié par labati (Édité le 29-09-2006).]

[Ce message a été modifié par labati (Édité le 29-09-2006).]

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Labati : tu as fait des essais ? Par exemple 10 poses de 1 minute contre 1 pose de 10 minutes ?

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>Bruno

Moi je raisonne conn....t. Alors voilà le fruit de ma réflexion : Imagine un objet et les portions les + faibles de l'onjet. Imagine par ex que ton capteur recoive 2 photon par minute sur une partie faible. Il va donc être converti en 1 electron, allez 2 si ton rendement est parfait.
En 1 min, sur ton image tu auras donc 2e de l'objet, et 1 e du bruit de lecture... pas génial. En 10 min tu auras 20e de l e de lecture, c'est mieux...

Par ailleurs, quand tu enlèves un dark, tu ne supprimes pas totalement le bruit thermique. Puisque ton dark est une "statistique" de dark (on fait le mediane de plusieurs darks pour avoir un "maître dark" que l'on soustrait). Il reste donc du "bruit statistique", cad résiduel, comme l'erreur résiduelle qui persiste après une régression linéaire. Certes pas important, mais que tu vas cumuler 60 fois sur une heure pour des poses de 1 min, cad multiplier par 8 (en fait racine carrée de 60)

Bon je chipottte, OK, mais sur de faibles valeurs de gris (cad les faibles extensions, ou le Halpha), le gain en temps sur les poses unitaires est utile.

Je dis çà mais je n'ai fait que de la webcam

>Mart, je ne sais pas si le gain annoncé par Ch Buil est autant que celà, mais il doit avoir raison s'il a fait l'expérience. Pour des étoiles très faibles, je pense que allonger la pose unitaire doit dégager l'étoile du bruit de fond.

[Ce message a été modifié par Pierre Kaminsky (Édité le 30-09-2006).]

[Ce message a été modifié par Pierre Kaminsky (Édité le 30-09-2006).]

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Moi j'ai fait la différence entre des poses courtes et des poses longues... avec une webcam, poses de 3 minute et de 1 minute, et y a pas photo.

Mais je dois retrouver le résultat , ça date un peu

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Pierre : je ne parlais pas des webcams, je ne connais pas leur bruit de lecture.

Pierre (Kaminsky) : « Imagine par ex que ton capteur recoive 2 photon par minute sur une partie faible. Il va donc être converti en 1 electron, allez 2 si ton rendement est parfait. En 1 min, sur ton image tu auras donc 2e de l'objet, et 1 e du bruit de lecture... pas génial. En 10 min tu auras 20e de l e de lecture, c'est mieux... »

Sauf que tu oublies l'influence du bruit de fond du ciel. Je viens d'y réfléchir... Si on effectue des poses individuelles constantes, alors le signal du fond du ciel est proportionnel au temps de pose total, donc au nombre de poses individuelles, et donc le bruit du fond du ciel varie avec le carré du nombre de poses individuelles. Pareil que le bruit de lecture. Le rapport du bruit de lecture et du bruit du fond du ciel est donc constant. Ça signifie que le temps de pose individuel doit être celui qui correspond à un bruit du fond du ciel dominant par rapport au bruit de lecture :
- en ciel urbain, il suffit de poses individuelles courtes pour que le fond du ciel ait un bruit dominant ;
- sous un bon ciel, ou avec un filtre, il faudra des poses individuelles plus longues.

C'est intéressant : ça montre qu'en ciel urbain, on n'a peut-être pas besoin de s'embêter avec le guidage autant qu'à la campagne.

Voyons ça de près avec mon programme. Je compare des poses individuelles de 1 minutes avec une seule pose longue, pour un 200 mm à F/5, FWHM = 4", 9 µm par pixel. Les magnitudes limites sont de :

- 1 pose de 10m -> 19,32 contre 10x1 m -> 19,16.
- 1 pose de 60m -> 20,33 contre 60x1 m -> 20,15.
- 1 pose de 1 jour -> 22,07 contre 1440x1m -> 21,88.

(Le paramètre du fond du ciel est une constante du programme et correspond à un bon ciel de plaine.)

Bref : toujours un écart constant d'un peu moins de 0,2 magnitude, qui confirme que le rapport bruit de fond du ciel / bruit de lecture est constant quand on additionne des images de même temps de pose individuel, quel que soit leur nombre.

Ce programme montre que, avec les paramètres de la ST7, le bruit de fond du ciel est dominant par rapport au bruit de lecture dès 1 minute de pose.

Il faudrait refaire les calculs avec d'autres caméras ou webcam, évidemment (voir CCD et Télescope n°10 ou 11, je ne sais plus, c'est un des deux que j'ai perdu...)

« Par ailleurs, quand tu enlèves un dark, tu ne supprimes pas totalement le bruit thermique. Puisque ton dark est une "statistique" de dark (on fait le mediane de plusieurs darks pour avoir un "maître dark" que l'on soustrait). Il reste donc du "bruit statistique", cad résiduel, comme l'erreur résiduelle qui persiste après une régression linéaire. Certes pas important, mais que tu vas cumuler 60 fois sur une heure pour des poses de 1 min, cad multiplier par 8 (en fait racine carrée de 60) »

Le bruit thermique ne dépend pas du fractionnement des poses. Donc je peux très bien soustraire les darks après avoir additionné toutes les images individuelles. Dans ce cas (et n'est-ce pas ce qu'il faut faire ?), ça revient au même du point de vue des darks que si j'avais fait une pose unique.

-----------
Ah mais non ! Si je fais plusieurs poses, je dois décaler les images pour que les étoiles soient toutes aux mêmes positions, avant d'additionner. Or si je décale, la correction de flat ne sera plus valable si je la fais ensuite, par exemple si je la fais sur l'image finale. Il faut donc prétraiter chaque image individuelle.

Du coup, il n'y a pas que le bruit de lecture qui s'additionne, mais aussi le bruit de flat (et aussi le bruit thermique, mais là je reste sur ma position : il ne dépend pas du fractionnement des poses). À chaque fois qu'on "déflatte" une image, on ajoute un bruit qui dépend du bruit de la "flat" (et non du temps de pose de l'image -contrairement au bruit thermique), donc au final ce bruit va dépendre du nombre de fois où on "déflatte", donc au nombre de poses (alors que le bruit thermique reste identique : certes il y a plus de poses, mais il y avait moins de bruit thermique sur chaque image et un calcul classique montre que ça se compense).

Donc toute mon analyse n'est valable que si on a des "flats" de grand rapport signal/bruit. Je pense que ça doit être possible, mais ça montre encore une fois qu'il est indispensable d'avoir des flats de très bonne qualité (ce que je n'ai jamais su faire...)

Les "superflats" pourraient suffire, théoriquement, puisque leur bruit est celui du fond du ciel au pire (si on fait la superflat avec une seule image) et que ce dernier est dominant face au bruit de lecture.

[Ce message a été modifié par Bruno Salque (Édité le 30-09-2006).]

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il n'y a AUCUN interet de ne pas autoguider une camera ccd Bruno : AUCUN ,
sauf peut etre pour chercher des "cailloux" dans le ciel...
tu peux toujours expliquer par A+B le contraire cela ne sert à rien
amicalement

fabrice

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Bruno, pour être sûr qu'il n'y a pas d'ambiguité, qu'appelles tu bruit de lecture et bruit thermique ? Par bruit entends tu un signal non prévisible et non reproductible ou un signal constant prévisible et reproductible qui altère l'image ?

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Labati : si la caméra dispose d'un autoguidage, bien sûr qu'il faut l'utiliser ! Je ne disais pas le contraire. Ce que je disais, c'est que s'embêter avec une lunette-guide, une webcam de guidage, etc. ça coûte cher, c'est encombrant, et ça ne permet de gagner que quelques dixièmes de magnitude avec les caméras CCD modernes (du moins par rapport à des poses individuelles de 1 minute, ce qui n'est pas évident avec certaines montures).

Bugs Denis :
- Le bruit thermique est un signal qui provient de la caméra elle même : plus elle est chaude, plus elle émet des électrons parasites. Ce signal est aléatoire (mais l'intensité augmente avec la température) et suit une loi de probabilité dite de Poisson, qui se caractérise par un bruit qui est égal à la racine carrée de la moyenne du signal. Le signal thermique est proportionnel au temps de pose et ne dépend pas du fractionnement des poses. 1 pose d'une heure ou 60 poses d'une minute, ça génère le même signal thermique, donc le même bruit thermique.

- Le bruit de lecture est généré par le convertisseur numérique/analogique au moment où l'image est numérisée. Il est donc indépendant du temps de pose, par contre il dépend du nombre d'images. Le constructeur indique normalement sa valeur pour 1 image. Pour N images, le bruit est multiplié par la racine carrée de N.

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Bruno, donc plus on augmente le nombre de pose plus la part du bruit de lecture augmente part rapport au signal de l'image. L'offset perment d'en retirer une partie mais comme c'est en partie aléatoire il en reste toujours.

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Et non Bruno, le bruit de lecture comme le bruit thermique est un bruit aléatoire. Ce que tu appelle le "bruit" du fond du ciel n'est hélas pas aléatoire. Ce sont de vrais photons qui viennent hélas de vrais lampadaires et qui sont transformés en de vrais électrons. Et ces "photons de lampadaire" sont équivalents à ceux qui proviennent de la galaxie que tu cibles.

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bugs denis : « Bruno, donc plus on augmente le nombre de pose plus la part du bruit de lecture augmente part rapport au signal de l'image. »

Pour un temps de pose donné, oui. Mais comme le bruit de lecture est petit devant le bruit du fond du ciel (qui ne dépend pas du fractionnement des poses), ça explique les écarts peu importants (voir plus haut la comparaison entre 1x60 minutes et 60x1 minute).

Pierre Kaminsky : « Et non Bruno, le bruit de lecture comme le bruit thermique est un bruit aléatoire. Ce que tu appelle le "bruit" du fond du ciel n'est hélas pas aléatoire. Ce sont de vrais photons qui viennent hélas de vrais lampadaires et qui sont transformés en de vrais électrons. Et ces "photons de lampadaire" sont équivalents à ceux qui proviennent de la galaxie que tu cibles. »

Ah oui, je n'ai pas été très clair. Je précise :
- Le bruit thermique est un signal aléatoire (mais son intensité augmente avec la température) qui s'ajoute à l'image. Il dépend du temps de pose total mais pas du fait que la pose est fractionnée.
- Le bruit de lecture est un signal aléatoire qui s'ajoute à chaque image. Il intervient lors de la numérisation, donc ne dépend pas du temps de pose. Par contre, si on fractionne en N poses, il sera N fois plus important que si on ne fractionne pas. Ah, zut, j'ai dit une bêtise plus haut, ce n'est pas racine carrée de N mais N fois... enfin je crois. Tu ne pouvais pas me le dire ? Bref, si on fractionne une image en N images de même temps de pose, le bruit de lecture est proportionnel au nombre d'images, donc au temps de pose, alors que les autres bruits sont proportionnels à la racine carrée de l'image, ce qui explique qu'une image fractionnée est moins bonne (je n'ai jamais contredit ça, hein). Mais l'écart est faible tant que le bruit de lecture reste négligeable devant les autres bruits. Visiblement, l'écart devrait augmenter avec le temps de pose. C'est peut-être pour ça qu'il passe de 0,16 à 0,19 en passant de 1h à 1 jour. (J'ai vérifié : dans le programme, le bruit de lecture est bien multiplié par le nombre de poses=).

- Le bruit du fond du ciel n'est pas un signal mais l'écart-type d'un signal : c'est l'écart-type des photons issus du ciel (pas seulement des lampadaires !) qui arrivent sur l'image en suivant une loi de Poisson. Ce bruit est égal à la racine carrée du signal du fond du ciel, donc il augmente avec la racine carrée du temps de pose total.
- Le bruit de photons est l'écart-type du signal envoyé par un astre quelconque, par exemple une étoile : elle n'émet pas 250 e- par seconde (par exemple), mais _en moyenne_ 250 e- par seconde, avec un écart-type égal à la racine carrée de cette valeur (là encore, loi de Poisson oblige).

[Ce message a été modifié par Bruno Salque (Édité le 30-09-2006).]

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