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Brakbabord

lambda/8 ou lambda/10?

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« Sachant que chez OO, les PTV sont déterminés à l'interféro. »

Ils te donnent quoi en RMS ?

Mais un L/8 interféro de chez OO, vu le rms en général devrait correspondre un L/15 Foucault, normalement. Et là c’est impossible à voir au star test. Donc j’aurais tendance à dire, soit t’as du thermique qui s’entretient, réel ou qui trompe le star test, souvent on en a un peu, soit c’est la qualité du miroir qui est surestimé, soit c’est du à un oculaire ou une barlow, cette légère dissymétrie est constante quelque soit l’oculaire ou la barlow employé ?
C’est quoi ton télescope quel F/D ? quel diamètre ?

[Ce message a été modifié par David Vernet (Édité le 06-03-2009).]

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Le défaut est en sur-correction.
Mon star test :

Le bulletin de contrôle :

David a dit :
"Faut voir aussi que l’on peux avoir souvent un petit défaut d’aberration sphérique qui s’entretient thermiquement. Il est également intéressant de croiser avec un Ronchi, car un star test peut s’avérer assez piegeux dans l’interprétation de l’aberration sphérique, notamment avec le piège de la veine d’air plus froide autour du secondaire. "

Tu peux détailler davantage stp David ? Je ne comprends pas trop ...

Sinon, ça ne peut pas venir des oculaires (des Pentax XW), le défaut étant le même quelque soit l'oculaire utilisé.
Le scope et un 350/1600, f/4.7 donc.

[Ce message a été modifié par Lastronome (Édité le 07-05-2009).]

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Alors si on se fit à ton star test, l’ombre du secondaire est plus petite en extrafocale, donc les rayons du centre se croisent après ceux du bord, ce qui indique une sous correction.
Or sur ton bulletin de chez OO, c’est le contraire, c’est bien une très légère sur correction, mais avec une dominante d’astigmatisme, donc si tu devais voir quelque chose au star tests, ca serait plutôt un très léger astigmatisme, sauf qu’à L/50 RMS, à mon avis, c’est indétectable au star test, c’est pas assez sensible.

Donc pour moi ce que tu vois sur le ciel n’est en aucun cas lié aux défauts visibles sur le bulletin de OO et un L/10 n’y changerait rien.

OK, pour les oculaires, à F/4.7 c’est pas critique.

Par contre que sur un 350 que t’ai du thermique qui s’entretienne, notamment en sous-correction me paraît pas délirant, ca correspondrait au fait que la face optique qui regarde le ciel est toujours plus froide que le dos.
Pour le vérifier, il suffit de remettre le capot sur le miroir, pour qu’il ne voit plus le ciel, attendre 1 h que ca s’équilibre, puis enlever le capot et faire le star test dans la foulée, au début, parfaite symétrie, puis au bout de 1/4h ca revient…
Quel est la matière et l’épaisseur du miroir ?

« Tu peux détailler davantage stp David ? Je ne comprends pas trop ... »

Bin en cas de légère aberration de sphéricité, le star test est pas super fiable, tu as entre autre le problème de la veine d’air froid en cas de porte secondaire noir, de même diamètre que le secondaire, qui rayonne vers le ciel et est plus froid que la température ambiante, et qui courbe les faisceaux passant à proximité, ca fait croire à une sur-correction, le star test agissant comme un Hartmann simplifié, il suffit alors de croiser avec un Ronchi pour être sur.
En gros j’utilise plutôt le star test pour l’astigmatisme et quand j’ai un doute sur l’aberration sphérique je croise au Ronchi.

Si tu connais pas le Ronchi, une petite page :
http://www.astrosurf.com/tests/ronchi/ronchi.htm#haut

[Ce message a été modifié par David Vernet (Édité le 06-03-2009).]

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Euh, la dimension de l'ombre du secondaire, je pense que ce n'est pas forcément hyper fiable par rapport à la réalité. J'avoue ne pas avoir vraiment fait très attention à ce détail. Je me suis fié à l'anneau très lumineux que l'on a en extra et pas en intra. Ce qui me fait penser à une sur-correction conforme au bulletin.

Sinon, pour les perturbations dues au porte-secondaire, ce ne peut pas être ça, car il est au moins 1 cm en retrait par rapport au miroir, sur toute la circonférence.

Donc ... Ben je ne sais plus quoi en penser finalement ... Et toi ?

[Ce message a été modifié par Lastronome (Édité le 06-03-2009).]

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Ben l’anneau brillant, ca peut être significatif pour un bord rabattu, mais ton star test ne permet pas de conclure pour l’aberration de sphéricité.
Le seul élément tangible était la différence de diamètre sur l’ombre du secondaire, mais si tu dis qu’il faut pas s’y fier, ca devient difficile de conclure

Pourtant c’est utile comme le montre cette page :
http://www.astrosurf.com/tests/visuel/spheric.htm


Mais à L/50 RMS c’est pas les défauts que montre le rapport de OO qui peuvent être visible. Fais une simulation sous Aberrator, tu verras.

« Donc ... Ben je ne sais plus quoi en penser finalement ... Et toi ? »

Moi je commencerais par croiser le star test par un Ronchi, ca permettra d’avancer.

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Salut David et les autres,
Oui, entièrement d'accord avec éric et JML, le star test est suffisamment sensible pour estimer le lambda sur l'onde en sortie, même autour d'une très bonne qualité (sur 8 ou sur 10). En suivant bien les conseils de Suiter (choix de G, filtrage, réalisation de l'obstruction artificielle), on peut vraiment s'amuser à détailler toutes les aberrations même si la turb est souvent un frein pour certaines. Pour en revenir à l'aberrat. de sphéricité, la plus commune, ce n'est pas la plus difficile à estimer, et savoir si on a affaire à de la sur ou de la sous-correction est un jeu d'enfant. Oui, la turb. interne renforce ce type de défaut mais là aussi, on s'en rend vite compte. Tout le monde connaît le star-test, quelques-uns (de plus en plus nombreux) ont lu le livre de Suiter, certains d'entre eux ont analysé ces dires et bien digérer les courbes MTF (ou FTM) et encore moins ont vraiment mis en pratique. C'est dommage car c'est une méthode qui ne mange vraiment pas de pain ! Je ne connais que celle-ci et donc suis probablememt aveuglé par ses qualités. Alors je m'adresse à vous, experts de l'optique en labo et sur le terrain, quels sont, selon vous, ses défauts les plus gênants. David, quand est-ce que tu me lègues un de tes génials télescopes ? Ce serait pour la bonne cause...

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« le star test est suffisamment sensible pour estimer le lambda sur l'onde en sortie, même autour d'une très bonne qualité (sur 8 ou sur 10). En suivant bien les conseils de Suiter »

Le truc de départ, c’est est que qu’on arrive à faire la différence entre un L/8 et un L/10 au star test ?

Tu as un cas à L/8 un autre à L/10, et en bas le cas parfait. L’intra est à gauche l’extra à droite.
Quel est le cas à L/8 et quel est le cas à L/10 ? au pire t’as une chance sur 2

Ensuite imagine le même cas, mais dans des conditions réelles d’observation avec de la turbulence… A mon avis bien malin qui pourra faire la différence dans les conditions réelles…
J’estime que sur l’aberration de sphéricité, au delà de L/5 dans des conditions réelles, même calmes, ca devient difficile d’avoir des certitudes, même si on peux avoir des doutes sur des défauts encore plus faibles.
Ca c’est pour le cas idéal, ou tu pars du principe que tu as affaire à une aberration de sphéricité régulière…

Ensuite vient tous les pièges qui peuvent tromper le star test…

Pour commencer, tu as 2 façon d’utiliser le star test, géométriquement, comme le fait un test de Hartmann en utilisant l’ombre du secondaire (mais avec seulement 2 zones, délimité par le bord du miroir et l’ombre du secondaire sans savoir ce qui se passe dans les zones intermédiaires), et photométriquement comme le fait le Roddier.

Géométriquement, tu te sert de la taille de l’ombre du secondaire, c’est le cas le plus facile, mais qui peut facilement être trompé.

1er cas : la veine thermique autour du secondaire (si la tranche est peinte en noire) ou du porte secondaire si il est du même diamètre que le secondaire. Par rayonnement une veine thermique, plus froide, donc plus dense que l’air ambiant se crée et reste au voisinage du secondaire. Les faisceaux passant à proximité se courbent alors vers l’intérieur, ca crée une impression d’aberration de sphéricité en sur correction, qui peut être importante. On crois alors que le miroir est mauvais, pourtant les images sont bonnes… Dans ce cas 2 solutions : croiser avec un Ronchi qui montrera que tout est bon hormis au voisinage du secondaire, ou mettre un masque devant le porte secondaire de 2 ou 3 cm plus grand en diamètre pour éviter que les faisceaux viennent « baigner » dans cette veine d’air froid plus dense.

2eme cas : un défaut localisé près du centre du primaire :
Là, un défaut en bosse ou en creux même très localisé, près du centre, au voisinage de l’ombre du secondaire peut te conduire à sous-estimer la qualité de ton miroir en simulant une aberration de sphéricité assez importante. C’est comme ca, qu’un petit défaut à L/10 peut faire apparaître une aberration au star test de 1 lambda, voir pire en cas de bord rabattu près du trou central pour un Cassegrain, car les déviations des rayons lumineux ne sont pas liés à la hauteur des défauts mais à leurs pentes.
Là aussi, un simple Ronchi permet de voir ce défaut localisé, et qu’au final, l’ensemble de la surface du miroir n’est pas concerné et donnera de très bonnes images. C’est un cas assez fréquent.

Ensuite, viennent tous les problèmes de gradient thermique, qui sont de plus en plus important que le télescope est gros. Là il s’agit bien d’un défaut réel que le star test détecte, mais qui n’est pas imputable à la qualité optique de l’instrument. Ca peut dans certains cas s’entretenir toute la nuit, comme le cas d’un miroir dont la face optique qui rayonne vers le fond de ciel, plus froid que l’air ambiant, est en permanence plus froide que le dos, (en moyenne de 0.5°) ce qui génère une contrainte interne. Ca induit principalement du défocus, et aussi un peu d’aberration de sphéricité.

L’analyse photométrique des plages défocalisés, est elle, plus fiable, mais demande plus d’expérience pour correctement les interpréter, mais permet de détecter des défauts plus complexes comme un défaut en couronne, dans le cas d’une couronne en bosse. On verras une couronne sombre en intra et claire en extra car les faisceaux se croisent plus loin, comme sur cet exemple :
http://www.astrosurf.com/tests/visuel/zonage.htm

Par contre géométriquement comme photométriquement, la turbulence, qui n’est pas situé à l’infini contrairement à l’étoile, dissymétrise toujours les plages. Elles semblent alors plus net en extra-focale (on fais alors la mise au point sur la turbulence, plus près du télescope que l’étoile) qu’en intra-focale, ou la plage apparaît toujours plus floue.
Idem pour l’anneau de Rayleigh, qui est l’anneau de diffraction au bord du miroir (jamais pris en compte dans les simulations), qui trompe également le star test, ca rend le bord de la plage intra-focale plus évanescente et en extra-focale plus renforcé, ce qui peut faire croire à un léger bord rabattu. Là aussi un croisement au Ronchi qui est très sensible au rabat permet de tirer les choses au clair.

Par contre là ou le star test est redoutable et n’est pas piegeux, c’est pour la détection de l’astigmatisme. Là effectivement tu peux détecter avec une bonne certitude du L/10 en pompant rapidement la mise au point entre intra et extra-focale et en restant proche du foyer, si la turbu reste modéré.
Par contre dans le cas d’un tube ouvert, en serrurier, la présence de l’observateur d’un coté, ou un flux d’air laminaire peut créer de l’astigmatisme, il suffit alors de noter l’orientation puis de viser une autre étoile à 90° de là pour voir si l’astigmatisme tourne ou pas.

Donc le bon truc pour les tests visuels, c’est de croiser systématiquement le star test avec un Ronchi, là tu as une estimation visuelle assez rapide et relativement fiable d’une optique.

« David, quand est-ce que tu me lègues un de tes génials télescopes ? Ce serait pour la bonne cause... »

Là tu peux attendre longtemps par contre ils ne sont pas inaccessibles, Restefond, Cosmons, La Martre, ,Valdrome…

[Ce message a été modifié par David Vernet (Édité le 06-03-2009).]

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"Là tu peux attendre longtemps par contre ils ne sont pas inaccessibles, Restefond, Cosmons, La Martre, ,Valdrome… "

ouais du moment qu'il y a une chaise longue pas loin David est super content de laisser ses joujoux à dispo

Erick

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Ah Oui exacte !!!!!
Je suis d'accord hihihihi !!! Et quand ya du planteur c'es encore mieux n'est-ce pas?

Vive le hors-sujet...
Au passage (tant qu'on y est), Bijour missieur Erick ! Ca fait longtemps que j'essaye de te joindre

Bonne soirée

[Ce message a été modifié par Totoastro (Édité le 06-03-2009).]

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oui oui toto, je me cache, pas envie d'être emmerdé tout ça... mais bon tu sais quand même ou me trouver.

ha sinon si qqun de Ciel et Espace passe par ici, il semble que les explications sur la procédure de test ne soit réservé qu'aux personnes possédant un login et un mot de passe... A moins que ça ne soit un pb avec mon PC, si quelqu'un peut vérifier...
http://www.cieletespace.fr/instruments

au niveau de

"Soucieux de diffuser une information scientifiquement rigoureuse, la rédaction a défini une procédure de tests que vous pouvez consulter en cliquant ici."


Bonne soirée...

Erick

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Merci David pour ta longue réponse avec certains propos "inédits" par rapport aux longues explications de Suiter. A ton jeu du Lambda, je dirai que le 8 PTV se trouve au milieu mais c'est effectivement peu nuancé. Peut-être que dans ce genre de cas, il suffirait de monter significativement en G pour mieux départager les différentes plages. Comme le propose d'ailleurs Suiter, il préconise d'utiliser G = D pour les SCT, un peu moins pour les Dobsons du tout venant à court rapport F/D (pas les tiens je suppose) et enfin G >> D pour les réfracteurs de qualité. En pratique, il est vrai que si je passe mon C14 au petit G, tout est bien dans le meilleur des mondes. Sur le mien, j'ai un peu de sur-correction et cela en toute saison (indépendamment du gradient thermique). En tout cas, je me souviendrai de ton histoire sur l'anneau de Rayleigh.
Pour un T500 à T600, j'avais parlé de donation mais je suis prêt à y mettre un bon prix pour un F/D >= 5 !

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Bonsoir,

Concernant mon star test, j'ai voulu faire en faire un nouveau en diaphragmant le miroir. J'ai diaphragmé à 290 mm (le miroir fait 350 mm). Sachant que les défauts se trouvent au bord (voir bulletin de contrôle ci dessus), si, comme je le pensais, on pouvait voir ces défauts au star test, le nouveau star test avec diaphragme devait pouvoir montrer des figures intra/extra focale plus ressemblante.
J'en ai aussi profité pour vérifier la taille de l'ombre de secondaire en intra/extra focale.

David Vernet a dit :
"Alors si on se fit à ton star test, l’ombre du secondaire est plus petite en extrafocale, donc les rayons du centre se croisent après ceux du bord, ce qui indique une sous correction."

Après vérification, c'est bien ça, je ne m'étais pas trompé, la taille de l'ombre du secondaire est plus petite en extra qu'en intra focale.

David Vernet a dit :
"Or sur ton bulletin de chez OO, c’est le contraire, c’est bien une très légère sur correction, mais avec une dominante d’astigmatisme, donc si tu devais voir quelque chose au star tests, ca serait plutôt un très léger astigmatisme, sauf qu’à L/50 RMS, à mon avis, c’est indétectable au star test, c’est pas assez sensible."

Effectivement, mon star test montre le contraire de ce que je devrais voir si je voyais les défauts du miroir au star test.

David Vernet a dit :
"Donc pour moi ce que tu vois sur le ciel n’est en aucun cas lié aux défauts visibles sur le bulletin de OO et un L/10 n’y changerait rien."

En effet David, je confirme entièrement ce que tu dis. Je vois des figures intra/extra focale différentes mais ce que je vois ne correspond pas au défauts du miroir.
De plus, en diaphragmant à 290 mm, le star test est le même ... Donc c'est bien que la cause n'est pas liée aux défauts du miroir.

David Vernet a dit :
"Par contre que sur un 350 que t’ai du thermique qui s’entretienne, notamment en sous-correction me paraît pas délirant, ca correspondrait au fait que la face optique qui regarde le ciel est toujours plus froide que le dos."
Ca correspondrait en tout cas aux différences de taille d'ombre du secondaire que je vois au star test.

David Vernet a dit :
"Pour le vérifier, il suffit de remettre le capot sur le miroir, pour qu’il ne voit plus le ciel, attendre 1 h que ca s’équilibre, puis enlever le capot et faire le star test dans la foulée, au début, parfaite symétrie, puis au bout de 1/4h ca revient ..."

Effectivement, c'est ce que je crois voir (il y a de la brume ce soir).
Cela veut dire qu'il faut refroidir le dos du miroir, c'est ça ? Ventilation obligatoire donc ...
Je m'en vais donc à la recherche d'un ventilo qui ne vibre pas pour le fixer au barillet.

David Vernet a dit :
"Quel est la matière et l’épaisseur du miroir ?"

Chez OO, c'est du suprax qu'ils utilisent il me semble. Et pour l'épaisseur, il fait 34 mm au bord.

[Ce message a été modifié par Lastronome (Édité le 08-03-2009).]

[Ce message a été modifié par Lastronome (Édité le 09-03-2009).]

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Sky runner : Gagné c’est bien celui du milieu
Bien sur il faut grossir, mais sur l’exemple de la simulation, on voit bien la tache de diffraction, ca veut dire que le grossissement simulé est important (1224x sous Aberrator soit 4 fois le diamètre…) et on est dans des conditions idéales sans turbu, au chaud assis devant un écran.
Sur le ciel ca me semble vraiment infaisable de faire cette distinction, même en poussant les grossissements.

« Effectivement, c'est ce que je crois voir (il y a de la brume ce soir).
Cela veut dire qu'il faut refroidir le dos du miroir, c'est ça ? Ventilation obligatoire donc ...
Je m'en vais donc à la recherche d'un ventilo qui ne vibre pas pour le fixer au barillet. »

Lastronome : Non, ventiler le dos ne servira à rien pour faire disparaître le gradient, le dos est à la même température que l’air ambiant, le problème c’est la face optique qui rayonne vers un fond de ciel plus froid que l’air ambiant, C’est donc la face optique qui est plus froide que l’air ambiant, et c’est ca qui crée le gradient entre la face optique et le dos. C’est le même phénomène qui fait que le capot d’une voiture se givre alors que la température extérieure est de 1 ou 2°, le capot rayonne, donc il est un peu en dessous de zéro, et comme sa surface est plus froide il condense l’humidité qui gèle à son contact.

Le phénomène est variable suivant le taux d’humidité dans l’air et l’altitude, il est par exemple plus sensible en haute montagne, ensuite le fait que ca soit un Suprax et assez mince doit encore favoriser un peu le maintien d’une aberration de sphéricité en sous correction.
La seule solution vraiment efficace qu’on avait trouvé était de thermostater le miroir en faisant passer un courant dans l’aluminure pour la réchauffer légèrement et retrouver un équilibre thermique entre la face optique et le dos, mais bon c’était une usine à gaz qui se justifiait pour un 1.50m prototype très mince (ménisque en verre ordinaire de seulement 24 mm d’épais) car ce phénomène nous créait 10 lambdas d’aberration sphérique, ce que l’optique active dessous était incapable de reprendre.

Quelques photos pour te donner une idée du boxon :
http://www.obs-hp.fr/~larnold/OVLA9909/OVLA9909.HTML

Dans ton cas, je pense qu’il vas falloir vivre avec.

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T'a raison david ... c'est un beau boxon !

Par contre le telescope boule, j'avais croisé ca quand j'étais gamin, tout pareil ... sauf qu'il était dix fois plus petit. "Ta" version me semble un peu plus aboutie quand même.

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Mon problème initial était:

- Orion Optics propose le télescope en 1/8 PTV et 1/10 contre supplément mais je ne veux pas commander chez eux

- teleskop express le propose en 1/8PTV

---> Le 1/10 vaut-il la peine?

Mais Teleskop-express m'a affirmé qu'ils le faisaient aussi en 1/10 contre un supplément (assez important donc j'espère bien que ce n'est pas un simple tri parmis les modèles fabriqués).

Donc problème résolu, je vais prendre le 1/10PTV chez Teleskop-express. C'est peut-être psychologique mais l'important est d'être satisfait. Et puis il parait que les modèles 1/10 sont polis à la main (enfin ils sortent en 1/8 puis sont polis en 1/10)

[Ce message a été modifié par Brakbabord (Édité le 09-03-2009).]

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David, ça peut paraître bête, mais si on aluminait le dos du miroir, ça devrait donc résoudre le problème, non ?

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@Famax: Le tarif total a été de 1159€ (télescope + upgrade lambda/10 + frais de port).
Le tout chez teleskop-express parce que c'est le seul magasin qui répond à mes mails, de façon très rapide et toujours très cordiale. Par contre je ne l'ai pas encore reçu, mais je ne m'en fais pas pour ça, on m'a dit partout que ça pourrait prendre 2 mois.

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Les observations de David sur la déformations des images dues à ces phénomènes de gradient thermiques, m^mes faibles sont bien réels et observables.
Pour abonder dans le sens d'une expérimentation réalisée dans les années 80, ce fût un télescope newton de 200 F8 dans lequel on pouvait observer ce qui est rapporté ici dans ces posts.
Ce que nous avions effectué avait été de remplir le tube d'argon sec gaz caloporteur) en ayant équipé avant le bout de tube d'une lame face plan paralléle et d'un évent pour équilibrer les pressions.
Il n'y avait rien d'inventé ici mais la prise en compte d'un projet pour un 1.5m au pic des années 60.
Globalement un gain énorme sur la stabilité des images et une annulation de la turbulence interne instrumentale.
Si cela interresse quelqu'un pour expérimenter.
Stanislas

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hello

"David, ça peut paraître bête, mais si on aluminait le dos du miroir, ça devrait donc résoudre le problème, non ?"


En même temps ça serait pas forcement con, la face avant étant plutôt très peu émissive (en équilibre radiatif en quelque sorte, le flux incident devant être quasiment égal au flux partant) alors que les autres faces ont plutôt tendance à se comporter comme un corps noir en absorbant les radiations qu'elles reçoivent....
oué enfin faudrait modéliser ça avec les bonnes longueurs d'onde et les bons coef d'émissivité tout ça...
lois de Planck tout ça... non pas possible pour un dimanche aprem...
Si ça amuse qqun... Puis ensuite ça c'est peut être valable pour les échanges par radiation, mais comme on est pas dans le vide il faut prendre en compte la conduction et la convection....


Erick Bondoux www.antarcticaonline.org

[Ce message a été modifié par ebondoux (Édité le 19-04-2009).]

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Bon, ce long fil, difficile a lire mais tres utile a peut etre répondu a la question posée, vaut il mieux un 1/8 ptv ou 1/10 ptv chez OO.

On en retient que quoi que soit la valeur absolue des valeurs donnée par oo
il est de bon sens de choisir la meilleur...
En passant je trouve que stanislas a apporté un tres bonne contribution au fil , et que'il devient de plus en plus clair dans ses propos.
Merci a toi donc.


En ce qui concerne le systeme shack hartman develloppé par une societée francilienne : c'est un tres bon produit , pas encore accessible au portefeuille moyen.
Il n'est pas non plus accessible au néophyte et l'utilisation et l'interpretation des donnée du logiciel doit etre tres rigoureuse , sous peine de données incoherentes, en ce sens , creer des sous pupilles
pour en ressortir les données et les comparér a la pupilles entière
me semble hasardeux (le "fit" des zernikes ne doit plus etre génial dans ces conditions )
Si l'on veux comparer une analyse shack hartman et roddier , on s'apercois que le roddier a l'avantage d'echantillonner la surface avec une grande résolution , ce qui n'est pas le cas du shack hartman , ou l'on se retrouve souvent avec des matrices de 32x32 ou 100x 100 (quelle est la plus grande matrice actuellement utilisée ? )

Bref, encore beaucoup de travail de comparaison et d'analyses doivent etre fait dans le petit monde de l'optique métrologique pour clarifier tout cela.
On ne peut que deplorer le manque de publications a ce sujet...
Amis thesars en optique , on attend plus que vous !

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Ce projet de 1.5m au pic, le 2m a finalement été réalisé, c'était le projet de Lyot en son temps.
L'argon permet de gommer les problèmes cités ici, sauf celui des aberrations optiques existantes, la turbulence locale du site et celle d'altitude.
A ce propos l'usage d'un réfracteur respectable est presque dénué des phénomènes évoqués au plan instrumental, déja par le fait qu'il n'y a qu'un seul trajet du faisceau de lumière dans le tube (2 fois moins de déviation dues aux gradients thermiques instrumentaux) et que le "rayonnement nocturne" reste rejetté en dehors du tube devant le verre qui présente un gradient de température mais avec un effet amoindri en importance négative.
Qu'y a t-il de plus sensible en terme de déformation sur l'image de diffraction: un mirroir avec un delta de température ou un doublet achro, apo, une lame face plan parallele?
Cet artifice est bien OK pour l'observation dans le visible et le proche UV (0.35µm) et IR (<0.8µm), au dela il y a à tout repenser et revenir au 100% d'optique réfléchissante avec les m^mes problèmes cités.
Je m'interresse en ce momment à l'obs en IR proche avec un effet négatif de gradient plus réduit. Mais l'on reste dans cet exemple réalisé plus haut dans des diamètres modérés (10-12").
Stanislas

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Ho purée....

T'as craqué Stan ????

j'avais déjà trouvé du changement mais alors.....

Merci.........

Erick

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