rolf

Contraste et état de surface

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Tu peux faire encore plus simple Rolf, vu qu'ils ne jurent que par le Strehl. Demande leur comment ils traduisent sur le Strehl l'effet d'un voile de buée sur un miroir et si cette analyse sur le Strehl rend compte de la réalité de ce qu'ils observent à l'oculaire (le halo diffus autur de chaque etoile dont le diamètre est beaucoup plus grand que le diamètre de la tache de diffraction). Ils devraient alors s'appercevoir que de raisonner uniquement sur le Strehl est debile. Bin c'est pareil pour le superpoli.

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Salut,

ms, bonne question, mais pas besoin d'aller chercher les nanotechnologies ni les sondes à balayage/serpillage pour voir l'impact de l'aluminure sur l'état de surface, ni même l'impact du super-poli lui-même, il suffit de mettre l'oeil à l'oculaire...
En tout cas pour avoir une réponse qualitative.

J'ai toujours vu de la diffusion autour des planètes, même avec des miroirs prestigieux (même le mien ), il n'y a qu'une seule exception : les miroirs d'un certain artisan réputé pour sa maîtrise du super-poli.

Même avec de la turbu on voit clairement qu'il n'y a aucune diffusion. Même si le miroir est placé "au raz des pâquerettes"

Si l'aluminure impose une limite à la rugosité, elle doit être très faible, sinon même le verre super-poli montrerait de la diffusion une fois aluminé. A moins que seul ce fameux artisan ait trouvé l'entreprise d'aluminure (l'unique) qui ne ruine pas ses efforts

Ca rejoint ce que dit PierrePA28 :
"De fait, l'expérience montre que les dépôts métalliques réfléchissants ont tendance à reproduire l'état de la surface de verre support"

M'enfin, je ne suis pas opticien, je ne fais que rapporter ce que j'ai vu.

Quant à la question de Rolf sur l'impact du super-poli sur le contraste de l'image, je ne vois pas comment un voile lumineux se superposant à l'image pourrait ne pas avoir d'incidence sur la visibilité des faibles contrastes. Mais ça c'est purement intuitif...

Fred.

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C'est exact Fred, en mettant l'oeil à l'oculaire tu as du qualitatif et même un peu plus (inconsciemment) en sachant que c'est du superpoli.

Pour le quantitatif, je n'ai pas l'impression que ce qui s'applique au micromètre s'applique avec le même bonheur au nanomètre.

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Pour le quantitatif, quand on voit les choses à l'oculaire forcément cela se quantifie Voici une manip à effectuer façon recette de cuisine. Prendre une carcasse de dobson genre un T300 pas mou du genou, qui a donc fait ses preuves en termes de "non décollimatage" au raz de l'horizon, et comparer 3 ou 4 miroirs (ou plus si le lambda s'en mêle...) de qualité différente dont le mamelonnage est connu ou du moins correctement évalué... Pointer une étoile de forte magnitude genre Vega ou Arcturus. Faire une image à l'APN en niveaux de gris en peaufinant la MAP sur la longueur de l'aigrette depuis le pic d'intensité max correspondant à l'étoile. Prendre garde à éviter les saturations. Mesurer les différences de niveaux de gris entre le premier creux de la lumière diffracté de l'aigrette et le premier lobe. Le faire pour chacun des miroirs... Normaliser les intensités. Assaisonner de perspicacité et conclure.

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L'aluminure augmente la rugosité du micromamelonnage, mais seulement pour le micrométrique (sauf à faire faire des aluminures compactés) concernant le millimétrique, celui qui nous intéresse ici, l'aluminure n'a pas d'influence.

Il y a un facteur 1000 entre les fréquences spatiales du micromamelonnage millimétrique (celui qui se voit avec une lame de phase) et le micromamelonnage micrométrique (qui se voit avec des microscopes interférentiels ou à contraste de phase). Ce qui diffuse dans un angle solide d'environ 2' pour le millimétrique vas diffuser dans un angle solide de plusieurs dizaines de degrés pour le micrométrique, l'essentiel de la diffusion généré par du micrométrique est donc hors champs du télescope. Bref, pas besoin de s'en préoccuper pour nos utilisations astro.

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ms, c'est trop facile d'objecter la subjectivité et l'auto-suggestion de l'expérience visuelle.
J'ai bien écrit que c'était évident à l'oculaire. Alors que justement, le super-poli, je demandais à voir.

C'est fou cette manie de se dire qu'à notre époque très technologiquement assistée, les moyens élémentaires (ici l'oeil) sont forcément ringards et inopérants.

Fred.

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Ben justement l'oeil est capable de nous jouer des tours et en particulier chez ceux qui observent beaucoup car nous construisons aussi sur ce qui est déjà mémorisé.

Ce n'est pas ringard mais c'est trompeur.

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Bon, j'ai traduit quelque parties de ce post sommairement et les ai mises sur le forum allemand; une première réponse de Tommy vient de tomber:

"Ich frage mich aber, ob es da nicht um etwas völlig anderes geht, denn es ist da die Rede von Glattheit auf Angström Skala - das ist 5000 mal KLEINER als die Wellenlänge des sichtbaren Lichtes. Wir reden hier aber von Mikrorauheit im Bereich 1/10 bis 1/100mm also ca das 100 mal GRÖSSER als die Wellenlänge des Lichtes. Der Unterschied ist also ca 0,5x10^6.

"Glattheit im Angström Bereich lässt sich mit herkömmlichen Methoden wie Pech und Rouge etc sicher nicht erzielen, da braucht man den Ionenstrahl.
Ebenso die Menge des Streulichtes - bei uns war die Rede von der Draco Dwarf Galaxie, und diese Grössenordnung an Streulicht. Hier sollen Details am Jupiter verdeckt werden, auch das ist ein ganz anderes Mengenniveau."

Traduction rudimentaire:

Je me demande si on parle de la même chose, car il est question d'une surface lisse au niveau de l'Angström. C'est 5000fois plus petit que la longueur d'onde de la lumière visible. Ici nous parlons de la micro-rugosité d 1/10 à 1/100ième de mm cad 100 fois plus que la longueur d'onde de la lumière visible. La différence est donc de 0,5x10^6.

Une surface lisse au niveau de l'Angström est impossible à réaliser avec des méthodes classiques comme la poix et le rouge; pour l'avoir on passe par le jet d'iones.
Egalement la quantité de la lumière diffuse; nous on parlais de la galaxie Draco Dwarf et ce niveau de diffusion. Avec Jupiter c'est un tout autre niveau."

amicalement rolf


Bon, Tommy vient de modifier sa réponse et ajoute ceci:

"Das wird nur im Finish von High Tech Spiegeln wie zB dem Keck gebraucht, und ist gänzlich ausserhalb der Möglichkeiten der Amateurszene und ihrer Hersteller. zB: http://www.gsmt.noao.edu/book/ch5/5_4.html "

Traduction:
"C'est un niveau de finition de miroir de haute technologie comme pour le Keck et cela et totalement inatteignable pour les amateurs et leur fabricants d'optiques. Voir le lien ..."

[Ce message a été modifié par rolf (Édité le 26-11-2013).]

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Pas besoin d'être un super observateur pour remarquer la présence -ou l'absence- d'un halo lumineux autour d'une planète. Je ne vois pas ce que vient faire là-dedans la mémorisation de quoi que ce soit.

Fred.

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Il est vrai qu'il faut souvent se méfier des entourloupes de nos appareils sensitifs et des reconstructions à partir de mémorisations inconscientes, mais en ce qui concerne les miroirs avec un très bon état de surface, les Lecleire, Grière ou autres, je peux confirmer que cela se voit immédiatement... Absence de diffusion autour des étoiles, ciel bien noir autour de la Lune et des planètes, ombres bien noires sur la Lune, possibilité de percevoir des détails sur la partie dans l'ombre de la Lune, même quand la Lune est grosse, nébulosités filamenteuses plutôt que nuageuses, etc...

[Ce message a été modifié par Kentaro (Édité le 27-11-2013).]

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Rolf: il y a souvent une confusion entre les différentes échelles spatiales des micro rugosités, le test à contraste de phase de Lyot s’intéresse au micromamelonnage millimétrique, c'est celui qui est intéressant pour nous. Et si on applique les formules et un coin photométrique on peut obtenir des valeurs dont les plus basses mesurés sont de l'ordre de l’angström.

Voir les détails sur cet article: http://www.astrosurf.com/tests/articles/defauts/defauts.htm

En pratique, obtenir des valeurs est assez laborieux, on se contente de contrôle qualitatif et comparatif.
Et on peut tout à fait obtenir ces états de surface en polissage traditionnel (par contre je confirme que c'est pas à la portée du rouge à polir). A l’époque de Lyot qui fabriquait des coronographes (dans les années 1950), le polissage ionique n'existait pas encore, ils obtenait pourtant déjà des valeurs de diffusion résiduelles de 1*10-6, indispensable pour observer la basse couronne solaire depuis le Pic du Midi avec un coronographe.

Serge Koutchmy, Astrophysicien spécialiste du solaire à l'IAP avait également mesuré des valeurs résiduelles de l'ordre de 1*10-6 avec son soleil artificiel sur des miroirs polis à la main provenant de l'atelier de la SAF (de l'époque de Gauthier Phillipon qui bossait beaucoup avec Koutchmy) de manière traditionnelle, et pour avoir 1*10-6 de diffusion résiduelle il faut d'après la formule de Maréchal une rugosité de l'ordre de l’angström. Donc ca colle pas mal avec les mesures que donne le contraste de Phase de Lyot.

Par contre dans les boites pros, c'est le micromamelonnage micrométrique qui est en général mesuré à l'aide de microscopes, on est pas du tout dans les mêmes fréquences spatiales et en général c'est pour des applications laser, comme pour le projet Virgo.
C'est de ce type de défaut dont semble parler Tommy. Bref on ne parle pas de la même chose.

J'avais eu des optiques mesurés sur cette fréquence spatiale (micrométrique) et on obtenait des valeurs inférieures à 5 angström au microscope interférentiel, en gros on était en dessous de sa sensibilité.
Par contre c'est une mesure sur un miroir nu, une fois aluminé on remonte à des valeurs autour de 2 nm si l'aluminure n'as pas été compacté par un faisceau d'ion pendant l’évaporation.

"Traduction:
"C'est un niveau de finition de miroir de haute technologie comme pour le Keck et cela et totalement inatteignable pour les amateurs et leur fabricants d'optiques. Voir le lien ..."

La haute technologie du Keck n'est pas lié à la rugosité de la surface de ses miroirs, et les 2 nm de rugosité (probablement dans le micrométrique) est cohérent avec une aluminure classique, ce qui doit être le cas.
Faire des miroirs très peu rugueux a un cout, je n'ose même pas imaginer le cout que ca représenterait de faire du "non standart en qualité de poli" sur un télescope de 10m...
Surtout que plus l'optique est grande, plus c'est difficile à obtenir.

[Ce message a été modifié par David Vernet (Édité le 26-11-2013).]

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L'affaire des canaux de Mars a fait beaucoup de mal aux observateurs visuels ;-)
Lors de l'opposition Marsienne de 2003, j'avais été frappé de l'absence totale de diffusion dans le T600 de David V. Le ciel était complètement noir jusqu'au bord de la planète. J'ai très rarement vu ce genre de chose dans un télescope.

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Hello!

David V. ... David Vincent, sûr qu'il doit avoir un bon scope pour observer les martiens !

...C'est marrant tout de même cette résurgence soudaine de posts concernant le superpoilu.

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"Mich interessiert noch die Frage, was (welche Mittel, welche Prozedur) sie mit "Superpoli" meinen, denn da machen sie doch offensichtlich etwas anders oder sehen sich eventuell sogar irgendwie im Vorteil sonst wäre Zambuto nicht als unpassendes Beispiel erwähnt worden."

Une Question de Mootz:

Je voudrais savoir avec quels moyens ou procédures vous faites ce que vous appelez "superpoli" - c'est quoi au juste? Il est possible que nous fassions autre chose d'autant plus que vous dites que c'est même supérieur aux Zambutos."

(David, je suppose que Mootz voudrait connaître quelques critères objectifs à partir desquels on peut attribuer ce label. Peut-être aussi préciser si on peut obtenir cela avec de la poix, car les Allemands sont convaincus que la meilleure poix vient d'Allemagne... .

amicalement rolf

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En fait Rolf, il n'y a pas de définition universelle du superpoli, c'est juste un terme générique qui définit un poli bien meilleur que la normale, et en gros t'as presque autant de définitions du superpoli que de boites qui disent en faire.
De plus certains appliquent le terme superpoli à une seule classe de défaut, comme le micromamelonnage micrométrique, sans prendre en compte d'autres fréquences spatiales dans la rugosité.

Moi j'aime bien la définition de Serge Koutchmy qui dit qu'une optique superpoli est une optique dont la diffusion résiduelle est autour de 1*10-6.
Ce sont les seules optiques qui permettent d'observer la basse couronne solaire (dans le site de haute altitude qui vas bien) en dehors des éclipses de soleil.

Attention pour la traduction, je parle bien de la basse couronne, et non des protubérances, que n’importe qui peut voir en plaine avec le matos qui vas bien.
La basse couronne solaire, c'est 1 million de fois plus faible que le soleil, autant dire que sans optique superpoli, c'est mort.

Pour s'en approcher, oui avec de la poix et de l'opaline, c'est bien, et en polissant très doux et de manière parfaitement régulière.
Et surtout il leur faut contrôler ce qu'ils font au contraste de phase, avec la technique originale de Lyot, exposé dans l'article de Texereau et non comme le fait Rohr qui utilise un trait déphasant beaucoup trop mince (1/10eme de mm au lieu de 4 à 5 dixièmes requis).
En fait en procédant ainsi, Rohl laisse apparaitre des défauts plus gros comme le mamelonnage et le zonage (ce qui n'est pas le but) tout en perdant de la sensibilité sur le micromamelonnage millimétrique.
Sans contrôle régulier de ce qu'ils font, ils ne progresseront pas.

Tu peux leur passer ces 2 images:

Optique avec un polissage normal:

Et optique avec un excellent état de surface, aux sirops dans le verre près (vieux duran50 de chez Schott):

D'ailleurs, par curiosité, à part Rohr qui l'utilise mal, qui utilise régulièrement le test à contraste de phase en Allemagne?

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Fraxinus pose quelques questions à David.


A


Frage doch bitte bei David Vernet nach, wie er diese Streulicht-Grenze sicherstellt. Egal ob es nun weniger als 1 Prozent, 1 Promille oder 0,1 Promille sein sollen.
(Darüber können wir uns ja gern einigen. Ein Prozent ist zuviel, das ist klar)

Weiterhin interessiert mich, wie er die From der Parabel sicherstellt.

Traduction:

Citation: "En gros un abaissement du Strehl de 1% par un defaut de forme ne se verras pour ainsi dire pas, alors que 1% d’énergie diffusée, ca vas se voir comme le nez au milieu de la figure"

Comment détermines-tu cette frontière?
Comment détermines-tu la forme de la parabole?
(Une question plus personnelle): Travailles-tu ou as-tu travaillé pour le VLT? Je demande cela, car je connais une spécification pour des optiques complémentaires du VLT avec des valeurs prédéfinies, en particulier sur la surface.

amicalement rolf


[Ce message a été modifié par rolf (Édité le 27-11-2013).]

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David, je n'arrive pas à comprendre "aux sirop dans le verre près".
Pour le traduire il faut que je puisse l'imaginer ... c'est quoi au juste?

à + rolf

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« Comment détermines-tu cette frontière? »

Je ne comprend pas bien cette histoire de frontière, j’expliquait juste que l’abaissement du Strehl de 1% se voit quasiment pas en planétaire, alors que 1% de diffusion, (de la totalité de l’énergie de la planète) se voit sur la détection des détails les moins contrastés sur la surface.

En fait le truc important à comprendre, c’est que le Strehl ne décrit pas comment se comporte une tache de diffraction en présence d’une source bien plus lumineuse qu’elle et juste à coté d’elle.
A mon avis c’est ca qu’ils captent pas, ils raisonnent comme si on étudiait une tache de diffraction isolé, sans rien autour pour la perturber.
Pour simplifier (à la louche), si t’as une source 1 million de fois plus lumineuse juste à coté de ta tache de diffraction que tu analyse en terme de Strehl, et si ton miroir diffuse de 1*10-3 eh bien ta tache de diffraction sera noyé dans un halo 1000x plus lumineuse qu’elle. Bref elle disparaitra, là le Strehl passera de 1 à 0
C’est actuellement toute la difficulté pour imager des exoplanètes beaucoup beaucoup moins lumineuses que leurs étoiles

Il faudrait que tu reprenne mon exemple concret sur Sirius pour qu’ils comprennent bien, que je donnais dans ce lien : http://www.astrosurf.com/ubb/Forum2/HTML/018573.html

Maintenant prenons le cas d’un miroir avec du micromamelonnage. L’angle de diffusion, en fait une sorte de grosse tache d’Airy parasite, est donné par la formule 1.22Lambda/D, D étant dans ce cas là, la taille moyenne des défauts. Si on prend des défauts de l’ordre du mm, ca donne un angle de diffusion autour de 2’ d’arc.
On reste sur les 1% de l’énergie perdue pour le pic central, qui là, ne vas plus se répartir sur les anneaux de la tache d’Airy, mais sur cet angle de diffusion de 2’ d’arc.
Pour Sirius A, cette perte de 1% de l’énergie du Pic central vers un halo diffusant de 2’ d’arc n’a pas d’incidence pour son observation, on la verras aussi bien.
Par contre pour Sirius B, le micromamelonnage lui fera perdre toujours 1% d’énergie sur le pic central de la tache d’Airy, ce qui n’as toujours pas d’incidence, par contre changement fondamental par rapport au 1er cas, Sirius B etant à 10’’ de Sirius A, il se retrouve alors dans le halo lumineux de Sirius A qui fait 2’ de diamètre. Mais les 1% d’énergie lumineuse perdu de Sirius A sont loin d’être négligeable en regard de la différence de luminosité de Sirius B avec l’étoile principale (10000 fois plus lumineuse que son compagnon). Ce halo parasite, sans importance pour Sirius A devient alors déterminant sur la visibilité de Sirius B, qui sera ou non vue notamment en fonction de la gène de ce halo. On voit donc bien que pour 2 types de défauts qui abaissent le Strehl de 1% les effets sur l’image sont radicalement différent, négligeable pour le premier cas et déterminante pour le 2ème cas si l’on s’intéresse à l’observation de Sirius B.

Idem pour une planète, il faut imaginer 2 détails juste à coté limité par la diffraction, avec une différence de contraste de 4%, en gros ce que l’œil peut percevoir, et tu projette par dessus un voile parasite de 2’ d’arc qui représente, non pas 1*10-3 de ses 2 petites taches, mais de l’ensemble de la luminosité de la planète, 24000 fois plus lumineuse qu’un seul détail vu à la limite de la diffraction dans un 600 pour Jupiter, on comprend vite que ca représente un flux parasite non négligeable.


« Comment détermines-tu la forme de la parabole? »

Principalement le Foucault en atelier, Roddier, foucault photo, Ronchi, star test sur le ciel.

«Travailles-tu ou as-tu travaillé pour le VLT? »

Ca m’es arrivé, pour le Lesia a Meudon qui avait besoin de 3 optiques pour le projet Sphère qui sera un coronographe stellaire (interférentiel) pour le VLT.
Sinon il peut aller voir la page de l’atelier : http://lise.oca.eu/spip.php?rubrique59

« David, je n'arrive pas à comprendre "aux sirop dans le verre près".
Pour le traduire il faut que je puisse l'imaginer ... c'est quoi au juste? »

C’est des défauts d’homogénéité dans le verre, tu peux rien y faire.

[Ce message a été modifié par David Vernet (Édité le 27-11-2013).]

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Merci David, très content pour ce direct.

il y a d'autres questions, mais je suis lessivé. Suite demain.

amicalement rolf

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Cet échange interfora pan-européen en traduction simultanée ( )est des plus plaisants, merci bien rolf et david...

[Ce message a été modifié par Famax (Édité le 27-11-2013).]

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En fait comme dit fort justement David, le Strehl n'est pas forcément le seul critère en termes de contraste. Le Strehl ne concerne en gros que l’énergie dans le pic central sans tenir compte du reste et en particulier celle qui se trouve dans les lobes de la figure de diffraction. Ce qui compte, c’est le recouvrement (pour les anglicistes distingués que sont les professionnels du traitement du signal : overlap) des ondulations de la figure de diffraction qui comptent (pour être plus explicite, avec des étoiles nombreuses et de forte magnitude, le recouvrement produira un fond...) . En clair si le miroir diffuse peu, il y aura plus d’énergie lumineuse concentrée dans les premiers lobes ce qui fait qu’au final le fond général de l’image sera plus noir !
En visuel, (je me place sur le plan pratique car je préfère garder du temps observer que de faire de la démonstration théorie...), il y a un objet particulièrement sensible à la diffusion, c'est NGC 404 avec Mirach dans Andromède. Ou encore le "fantôme de Mirach" avec une différence de 9 magnitudes entre l'étoile et la galaxie. Si cela diffuse, même un peu, on perd irrémédiablement de la visibilité sur la galaxie. Évidemment on parle ici d'un instrument collimaté aux petits oignons et correctement bafflé.

[Ce message a été modifié par maire (Édité le 27-11-2013).]

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David,

Pjoerg répond par rapport à ton exemple du coronograph:

bei koronografischer Anwendung gehe ich mit, dass die Microrauheit einen Einflus hat, weil ja die millionenfach stärker leuchtende Lichtquelle bei der Beobachtung ausgeblendet wird und das Streulicht durch Microrauheit generiert, in Größenordnungen des eigentlichen Beobachtungsobjektes kommt.
Am Nachthimmel glaube ich nicht daran, erstens weil die Lichtquellen für das Streulicht deutlich schwächer als die Sonne sind und sich obendrein auch mit im Bildfeld befinden.


Je suis d'accord avec l'exemple du coronograph que le micromammellonage a une influence, car la source lumineuse 1 Million fois plus forte est éclipsée et cela génère de la diffusion aussi grande le le sujet observé.

Je ne le crois pas pour le ciel nocturne car premièrement les sources lumineuses sont nettement plus faibles que le soleil et elles se trouvent en plus dans le champs visuel.

amicalement rolf

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Ben t'as du courage Rolf de te taper ces traductions, sur des sujets aussi techniques. Je crains d’ailleurs que sur ce type de sujet toujours un peu polémique, tu t’épuise.

Pendant des années ce sujet a fait polémique sur Astrosurf, et pourtant on parlait tous la même langue
Depuis, la diffusion de ce type de miroir dans le milieu amateur font que pas mal de monde on pu observer à l'oculaire le gain en contraste sur le ciel, donc c'est relativement rentré dans les mœurs du milieu amateur français. Je pense que c’est l’observation, les constatations sur le terrain par des dizaines d’amateurs, plus que des discussions derrière le clavier, qui ont fini par faire consensus sur ce sujet.
Donc c’est probablement pas sur la base d'une discussion sur un forum que les amateurs allemand seront convaincu.
De plus je ne suis pas chercheur, le coté théorique n'est pas ce qui me passionne le plus et possible que je passe à coté de certaines explications théoriques. Je trouve de toute façon plus intéressant d'expérimenter sur le ciel.

On avait eu le même genre de débat très technique il y a quelques années sur une constatation que qu’un mamelonnage un peu important pouvait doubler la taille apparente des étoiles en présence de turbulence. C'est un truc qu'on constatait bien sur le ciel mais j'avais un peu de mal à l'expliquer clairement de manière théorique, c’était plus intuitif qu'autre chose.
Il avait fallu que je fasse appel à un chercheur dans le domaine de la haute reslution angulaire, (plus quelques autres pointures du domaine pour des explications théoriques) spécialiste des simulations, pour qu'il me sorte des simulations non standards, qui faisait appel à la notion de speckles fixes générés par le mamelonnage (dont la simple existence avait fait polémique) pour démontrer que ce qu’on observait sur le ciel était bien réel.
J’avais même dû faire en atelier des images à partir d’une étoile artificielle, sur 2 miroirs avec des défauts bien réels, l’un mamelonné, et l’autre non, histoire de confirmer ce que les simulations montraient.

Voir ici : http://www.astrosurf.com/ubb/Forum2/HTML/018573.html message du 21-06-2006 23:59

Bref, pas forcément tout droit pour démontrer ce que l’observateur constate sur le terrain.

Donc le mieux serait que les amateurs polisseurs allemand expérimentent à leur tour, en commençant par des miroirs modestes, genre 200F/6. Ca serait je pense bien plus efficace que des discussions qui peuvent être interminables, à commencer par s’équiper en contraste de phase, ce qui est à la portée des amateurs (il faudrait juste que l’article original de Texereau puisse être proprement traduit en allemand, car c’est la base), puis a tester sur le ciel des optiques comparables, dont la seule variable sera les différences de rugosité importantes vues au contraste de phase.

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a propos de polissage et de superpoli, si je peux glisser une question...
j'ai un 200 f/4 a la maison avec un miroir GSO et le ciel autour de Jupiter est nettement plus blanc qu'avec mon ancien 200 f/5.5 perso en Duran50.
La question que je me pose c'est si les secondaires GSO ont le meme etat de surface que les primaires ou s'ils sont meilleurs...
A+
L

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