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Fabien-Astro83

Peur du noir...et vous ?

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Bonsoir,
n'ayant pas la chance d'avoir mon observatoire perso ni d'avoir un jardin à l'abri de la pollution lumineuse je dois prendre ma voiture pour trouver un lieu isolé et trouver l'obscurité.
Ma chance étant de vivre dans le Var je n'ai que 2 ou 3 kilomètres à faire pour trouver un lieu propice sur les hauteurs.
Cependant, paumé au milieu de la pampa, dans le noir total (c'est le but !), j'ai toujours un problème de concentration dû à la vie nocturne qui m'entoure et toujours la crainte de tomber sur un troupeau de sangliers...
Bref cela me gène pas mal, m'agace d'avoir cette crainte voir "peur"(j'suis pourtant plus un gamin !) et je me demandais comment vous le viviez et le gériez de votre côté ?
Je parle bien sûr uniquement d'observations en solo...pas de problème naturellement si je ne suis pas seul...
A+
Fabien

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T'inquiète les petites bêtes ont souvent plus peur des grosses et des bipèdes!

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ça j'en suis bien conscient.
Cependant ça n'empêche pas le fait que les bruits nocturnes, voir des yeux briller dans l'obscurité etc affectent ma concentration.
Ce n'est pas ton cas ?

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Ma plus grosse frayeur a été d'entendre un bruit de grattage à mes pieds. Je pensais que c'était Hector le hérisson qui me rendait visite comme souvent il le faisait, alors je me suis baissé et j'ai allumé ma frontale... pour me retrouver nez à nez - ou presque - avec un renard !!!

Le goupil se trouvait à moins de 1 m de moi, de l'autre côté du grillage de ma clôture, certes, mais quand même juste à côté de moi. Je ne sais pas lequel de nous deux a eu le plus peur, mais il a tourné en jappant pendant près d'1/4 d'heure, je voyais ses yeux luire à la lumière de ma lampe, et mon coeur a battu la chamade pendant au moins aussi longtemps...

Fais gaffe, près de chez toi il y a des loups !

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Salut Fabien,

Ah oui les sangliers qui tournent autour du télescope.
J'ai connu ça pendant quelques années dans le 13, moins maintenant que j'ai la chance d'avoir un jardin.
Perso, je mettais de la musique, cela couvrait un peu le bruit de fond. C'est surement purement psychologique car les sangliers, quand ils tracent, c'est tout droit, quoi qu'il y ait devant eux.

Je me suis fait aussi une petite frayeur un jour dans le 84 avec un renard qui est venu aussi très prêt de moi voir ce qu'il se passait.

Sinon, cela n'a pas que des inconvénients. Être dehors toute la nuit, c'est un plaisir, entendre la faune selon les saisons (les oiseaux toute la nuit au printemps, tout comme les grenouilles et crapauds si tu as un point d'eau pas très loin, l'aboiement des chevreuils), voir les premières lueurs de l'aube, je trouve que ceux sont quand même des moments privilégiés pour nous pauvres citadins.

Reste la solution ultime: partir en équipe !

Marc

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Anxiété et vigilance sont des réflexes de survie...
Rien de grave...

Parmi les méthodes douces pour réduire l'anxiété : le sport, le sexe, la méditation et le chocolat.(séparément ou combiné)
En moins doux: l'alcool (proscrire si on conduit), le tabac (proscrire en forêt et à long terme), diverses fumettes (interdit par la loi).

Un psychothérapeute peut aider... Comme pour le trac chez un artiste..on peut persuader le subconscient du confort de la nuit... par un ancrage.

Sinon on peut en parler à son médecin...comme pour le mal de mer, il y a des approches médicamenteuses. [Il parait qu'il y a des astronomes qui se dilate la pupille avec des collyres, pour moi c'est du dopage!!]

ca nuit à ta concentration? réduit ta charge de travail, profites et participe à la nuit...Prends le temps de la laisser t'envelopper , exerces-toi les jours de mauvais seeing... et reviens à ton super setup quand ton âme aura appris le calme.

On a tous des limites... les connaitre est important

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Les bruits de la nuit, c'est magique! Les grenouilles l'été et les hiboux l'automne rajoutent de l'émotion à l'observation. En règle générale, les bêtes sauvages sont souvent mieux intentionnées que nos congénères!

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Imaginez une soirée astro sympa...
- Elle s’approcha plus près encore, saisit la boite du Nagler qu’il faisait rouler dans ses mains empruntées, la déposa dans la valise avant qu’il ne la fasse tomber puis elle lui chuchota à l’oreille.
- C’est la boite d’un objectif de 13 mn, il est précieux à mon cœur car elle appartenait à mon père et, tout en posant sa tête sur son épaule : tu ne voudrais pas qu’il chute...
Il ne trouva plus rien à dire, enserrant les épaules de l’ingénue dans ses bras réunis il la garda contre lui un long moment, dans une étreinte immobile et silencieuse où il n’entendait plus que son cœur battre la chamade, à moins que ce ne soit celui de sa visiteuse il ne savait plus.
Joue contre tête, il s’enivrait de toute son âme de son parfum. Ses longs cheveux noirs et soyeux exhalaient ce mélange subtil d’épices et de miel, une odeur douce et charnelle, un effluve tendre et suave, une fragrance d’amour à laquelle il aspirait à répondre de tout son être. Il ouvrit ses bras en lui prenant la main, comme pour ne pas rompre ce lien invisible et ténu. Elle offrit ses lèvres en relevant la tête et il s’en saisit par les siennes tendues. Ils ne faisaient plus qu’un. Larmes et langues mêlées, doigts entrecroisés dans leurs mains réunies, sanglots et soupirs partagés à jamais, fusion des corps et des âmes, perte des sens, oubli. Ils restèrent ainsi longtemps, sans mots pour exprimer l’indicible, debout, lovés l’un dans l’autre et l’autre dans l’un, étourdis et absents du monde et du temps, confondus dans un désir originel, absolu et brutal. Elle l’entraîna sur le tapis de sol tout proche, au pied du télescope, bras emmêlés, lutte pour déverrouiller les pressions, les boutons, les fermetures inconnues, comme autant d’entraves à surmonter, à refuser, à vaincre. Tendre vers ce contact charnel, recherché, désiré, nécessaire, vital, baisers échangés encore, mélange des sens, peau contre peau, poitrines dénudées, bombées, tendues. La seule musique audible celle de leurs cris, de leurs chuchotements échangés, des soupirs exprimés, le seul rythme possible celui de leurs souffles courts, haletants, réciproques et captifs. Rien ne leur ferait plus obstacle. Un dernier effort, un dernier combat à mener, contre quelques épaisseurs de tissus et de fibres, kimono attracteur devenu superflu, jean’s moulant, contenant illusoire. Sous-vêtements jetés, carapaces ultimes ôtées, comme au premier jour de leur fusion charnelle. Effleurements et caresses, quelques mots échangés, en bouche ou de la main, dans l’attention de l’autre, consciences atténuées dans leur isolement fusionnel et total, fonds musical lancinant oublié de la monture en station. Chevauchements des corps et des esprits, folies dans le désir de l’autre, mains qui se serrent, se lâchent, se reprennent encore, rapprochement des bustes et des hanches, évitements, grain de peau sous les doigts. Puis l’abandon, dans le renoncement à résister à une union ultime, inéluctable. Cris et fusion, délivrances. Ils restèrent ainsi sous les étoiles, dans un temps suspendu, envahis, submergés, ivres et comblés, serrés l’un contre l’autre, confondus, prisonniers des sables émouvants jusqu’à reprendre leur folle complainte dans les lueurs du petit matin.

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On est bien d'accord que lorsque je parle de "peur" en titre de ce post c'est tout à fait exagéré.
Si je veux être plus précis je parlerai d'une angoisse ou de moment de flippe qui peuvent gâcher la partie.
Il m'est arriver de passer de nombreuses nuits sans aucun soucis.
Mais il m'est aussi arrivé qu'un bruissement, un mouvement dans les fourrés me fasse totalement flipper.
Bien qu'essayant de me raisonner quant à la rationalité du risque (bien plus important en centre ville que dans la pampa en fait) pouvant se cacher là, l'envie d'aller se planquer dans la voiture peut alors être très fort.
J'ai souvenir d'une nuit à l'Authion dans le 06 (j'avais ma copine de l'époque avec moi donc à priori de quoi faire passer la petite angoisse ) où ayant planté la tente nous avons vers 2h du mat entendu du bruit à une 15 de mètres. Puis des paires d'yeux ont dépassé des fourrés qui déjà devaient faire un bon mètre 50...Franchement on a flippé se demandant qu'elle bestiole pouvait être aussi grande...
J'avais beau essayer d'éclairer avec ma pauv' lampe de poche impossible de savoir.
Finalement après 20 minutes ces "monstres" (il étaient 2) ont fini par sortir : des chevaux (nous n'étions pourtant pas sur un terrain clos) qui sont venus nous rendre visite.
Je n'ai pas peur des chevaux (8 ans d'équitation) mais ils ne nous ont plus lâché, des vrais curieux.
A tel point que nous sommes allés nous coucher mais que ces zozos se sont attaqués à la tente histoire d'y goûter ! Obliger de tout remballer à la lumière des phares à 3h du mat'...et à 4h plus de batterie dans la voiture, une heure de plus à pousser avant de la mettre dans la pente !!!! Super nuit d'observation !!

Donc parfois quand cette petite peur irrationnelle se cale dans un coin du cerveau, dur dur d'en faire abstraction et de se laisser à nouveau envahir sereinement par le plaisir et la contemplation de la nuit.

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Oui ça peut être surprenant si on a pas trop l'habitude, mais les visites nocturnes animalières c'est le plus souvent un plaisir Dans l'immense majorité des cas, les bêbêtes ne sont pas agressive juste curieuses, et je trouve particulièrement magique cette sensation de faire partie de manière non négative du paysage pour les hôtes nocturnes de nos campagnes. Alors que la journée il est impossible de les approcher, la nuit ils nous rendent visite. Bien sûr, il y a une grande différence entre se faire visiter par un petit renard en France et un ours brun en forêt noire, faut quand même réfléchir à l'endroit ou l'on se trouve. Mais à mon avis, dans le Var (et en Europe de l'ouest en général), la situation la plus embêtante c'est lorsqu'on rencontre la faune humaine locale :-)

Simon

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Tres bon sujet, c'est bien de l'avoir ouvert.

J'en connais qui on eu le plaisir d'etre visite a (distance raisonnable) par un loup. Seul au milieu de la montagne, c'est anxiogene.

Dur ensuite d'apprecier son ciel...

Enfin, si c'est possible, un petit coup de klaxon quand on entend du bruit, ca peut etre radical. Il y a aussi la vision infrarouge pour se rassurer.

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Bravo le post est un vécu pour chacun qui fait de l'astronomie en nomade, la même chose quant on dit qu'on à peur en avion , on se fout un peu de toi quant tu dis tes craintes, mais beaucoup on peur, même chose pour le nomade en montagne, rien n'est rassurant quant on entend un bruit non reconnu c'est assez normal.
La meilleur des solutions, une visée nocturne afin de mettre un visage à ces bruits, mais j'aime bien ce sujet car il touche beaucoup de monde face à une nuit dans un endroit inconnu(ou même un peu connu) seul contre tous.
Denis

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Moi, mon problème à moins de 30km de Paris, c'est la peur de la lumière... difficile de trouver du vrai 'noir' et donc je croise plus souvent des bipèdes que des animaux "sauvages"

Sinon, il m'arrive de croiser encore de la faune, les plus sympas - non stressants - sont le hérisson curieux qui passe pas loin, sur une pelouse de ma résidence, ou la chouette qui tourne deux trois fois autour de moi, discretement par curiosité. Les aboiement du chevreuil ou le brame du cerf, sont plus "stressant", mais quand on sait de qui il s'agit, on se rassure.

C'est vrai que le passage d'un sanglier ou d'un loup peuvent être plus inquiétant - mais pour l'instant c'est juste ma voiture précédente qui avait rencontré un sanglier..

Enfin, si la nuit est très "vivante", "animée" par la faune sauvage, c'est peut-être une contrepartie à accepter pour avoir un bon ciel!

Nicolas

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Salut
Le plus difficile à accepter, c'est de ne pas avoir d'images de ces animaux, mais j'y travaille,
Bon courage alors...
Et pour moi aussi...
Ça fait peur, ces trucs, les bruits des sangliers à côté, et là, faut changer de coin, et viiiite
À bientôt, et merci pour çe post

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Pour ma part c'est de jour que j'ai eu mes plus grosses frayeurs dans la nature par deux fois ; j'ai failli marcher sur une vipère en pleine montagne (fin d'été, hors saison à près de 2h de la station j'aurais été mal) et une autre fois j'ai à priori dérangé une "grosse bête" dans un fourré (certainement un sanglier) qui a détalé sans demandé son reste.

Mais la nuit, j'avoue être plus inquiets des bruits de bipèdes que de quelconques quadrupèdes !

Marc

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Dans le 44, on va parfois observé depuis le parking d'un zoo. Les rugissements de lion en pleine nuit, cela fait son effet...

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Peut etre que le plus simple et de sortir a 2 ou 3 astrams.

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Idem, en solo en pleine campagne, je n'aime pas trop !

J'ai déjà rangé prématurément à cause de bruits... ou du mec qui passe seul vers minuit en 4x4 sur le chemin paumé où t'as garé plus ou moins la voiture et qui te regarde sans même te dire un mot !

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Heu....
ma parole, vous êtes tous des citadins:
allant de votre appart du 100 ème étage,
au parking en sous sol,
puis en voiture dans les périphériques souterrains
et travaillant dans une tour de verre.

Personne n'a de maison à la campagne ou a fait du camping ???

Si vous avez déjà peur dans nos campagnes ou montagnes, je vous déconseille très fortement les forets tropicales (Afrique, Asie, Guyane, etc), le bruit est ....assourdissant

J'ai bien ri....

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Salut à Tous,

Le truc con en pleine nuit dans le jardin : shooter dans un herisson ! Heureusement que cette nuit là (en été) j'avais des sandales, pieds nus, la musique aurait été différente ;-)

Cricri

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[Ce message a été modifié par Astroyoyo (Édité le 05-05-2016).]

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J'avais planté ma toile au col de tente dans les Pyrénées, face au cirque de Gavarnie vers 2000 m. Spectacle grandiose garanti et isolement certain quand vers 1h du matin l'orage me tombe dessus amplifié par les gradins du cirque.
Dans une accalmie j'ai entendu des pas autour de la tente et des respirations. Ne pouvant pas rester dans l'ignorance, j'ai fait glisser la fermeture et... j'ai senti un souffle chaud et un museau sur mon front. C'était un cheval, et ils étaient une dizaine serrés tout autour de la tente complètement apeurés. J'ai fini par me rendormir et au matin ils avaient disparus aucun ne s'est pris dans les tendeurs. Belle trouille, mais merveilleux souvenir...

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