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serge vieillard

MAGNITUDE 78 au Chili, quelques dessins et photos

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De retour d’un formidable périple chilien sur un peu plus de 3 semaines.
A coup sûr, l’un des voyages les plus marquants du club MAGNITUDE 78, des plus formidables, en tout cas des plus extrêmes.
Riche de l’expérience précédente, l’itinéraire s’est avéré d’une richesse incomparable, extraordinaire et d’une organisation quasi parfaite. Seuls deux «*aventures*» des plus scabreuses ont été sujettes à forte doses d’adrénaline et auraient pu se conclure de façon tragique. Fort heureusement, tout s’est formidablement bien conclu.
Pêle-mêle, on retiendra de ce voyage*:
- D’abord, l’immense plaisir de retrouver les copains du club à l’aéroport de Santiago.
- Un mode de vie et d’organisation désormais bien rodé, où le râpeux côtoie la convivialité et la franche rigolade. Le choix épatant du camping – plus de 50% du temps- permettant des options impossibles sans cela, des véhicules robustes qui ont été bien sollicités, l’extraordinaire potentiel de nos télescopes de voyage (1 T200, 3 T250 et le T400-c), des repas «*monotones*» mais bien vécus avec les sempiternelles avocats/tomates/sardines/cheddar midi et soir, mais le Pisco ravigotant tant attendu en fin de journée. Quelques restos ou gargotes plus ou moins rustiques ont apporté un peu de fantaisie appréciée. Celui du marché couvert de Santiago restera le plus remarquable et le plus apprécié de tous.
un superbe itinéraire de plus de 7000 km de Santiago à l’extrême nord du pays, privilégiant l’atiplano, les lieux déserts, les paysages stupéfiants, volcans colorés et fumants tout juste saupoudrés de neige ou de glace, étendues inviolées à perte de vue, espace à profusion sous un ciel coronal.
- L’incursion en Bolivie restera un moment fort du voyage avec les lagunes diverses, qu’elles soient vertes, bleues, glacées ou colorées, les geysers et solfatares, et bien sûr l’immense salar d’Uyuni avec son ile improbable couverte de cactus géants, sans oublier ses refuges de très haute altitude et son hôtel de sel. Un pays à part, dont on a effleuré la façon de vivre de ses habitants – frugale, râpeuse et tranquille - dans les quelques villages et villes que nous avons traversés. La partie de l’extrême nord chilien a enrichi cette diversité pour notre plus grand bonheur. Quelques passages sur le littoral austère ont apporté de la variété et aussi un peu de repos.
- Une vie en altitude très bien supportée, avec des nuits aux environs de 4000m, des bivouacs inoubliables où «*il a neigé dans les tentes*», la température étant à -13°C au lever du jour. Seules quelques petites migraines ont été supportées gaillardement sans conséquence. C’était pourtant l’un des points critiques de ce voyage à savoir notre capacité – ou incapacité – à pouvoir vivre en en altitude. Probablement un itinéraire bien choisi qui a permis une bonne adaptation.
- Une faune exceptionnelle, avec à foison de la vigogne gracieuse, du lama poilu, du flamant rose en tout genre, du canard, échassier, rapace & urubu à tête rouge, et même une paire de condors majestueux, des chinchillas rigolos, des zorros ou renards du désert. Mais aussi des otaries, pélicans, cormorans, manchots et autres palmipèdes en grand nombre, au point de tartiner de blanc chiasseux immaculé les îlots qui leur servent de reposoir. Des oasis de vie dans ce monde minéral et poussiéreux à souhait où le brin d’herbe est bien souvent inexistant.
- La visite toujours impressionnante du VLT, mais l’impossibilité de rejoindre les autres installations professionnelles (Gemini Sud, Magellan), l’accès en étant désormais contrôlé dès le début de piste. Visite de courtoisie au Cerro Amarzones dans un état identique à notre précédente visite.
- Et plus que tout, que j’ai apprécié la magie «*Magnitude 78*» et sa qualité de vie, même dans les moments les plus délicats. Vraiment du fond du cœur, merci à tous pour ces moments exceptionnels, réellement extraordinaires partagés ensemble de la meilleure façon qu’il soit*!

Les observations.
Nous avons réalisé de bien belles observations dans des conditions spartiates mais quasi idéales, avec comme bémol un vent généralement présent et un seeing perfectible. N’ayant pas spécialement préparé un programme d’observation, j’ai butiné au T400-c ce qui passait au zénith. C’est au bord du cratère météoritique de Monteraqui que je découvre pour la première fois la nébuleuse de la Patte de chat dans des conditions excellentes. Quasi inexistante sans artifice, elle se révélait avec un H-béta, d’où cette idée d’une colorisation L, R(H-béta), V(OIII). L’objet étant assez grand et riche, il aurait mérité l’utilisation d’un champ pré-étoilé pour d’avantage de précision et un gain de temps certain dans la réalisation. Une expérience à refaire.

Puis la nébuleuse Oméga pour laquelle de longue date j’avais préparé un champ pré-étoilé. L’idée était là aussi de faire une colorisation L, R, V mais le temps (ou la détermination) m’ont manqué pour cet objet qui demande davantage de nuits pour en tirer toutes les nuances observables. Aussi, c’est dans cet état d’inachèvement que le dessin est présenté. Il sera fini ultérieurement dès que l’occasion se présentera. En tout cas, il témoigne du ciel de l’altiplano et de Paranal à quelques kilomètres du VLT.

Nous avons observé la supernova du Dauphin avec l’augmentation notable de son éclat de jour en jour. Mais aussi, nous avons fait une «*soirée spéciale amas globulaires*», où la configuration permettait de butiner TOUS les amas globulaires les plus remarquables du ciel, des géants de l’hémisphère sud – Omaga Cent et 47 Tuc - aux classiques du Scorpion trônant au zénith sans oublier notre M13 comme étalon comparatif.
Je me suis lancé sans grande conviction dans la représentation de quelques-uns, ce genre d’exercice n’étant pas ma tasse de thé. Pour M4, c’est un dessin commencé en Nouvelle Calédonie et peaufiné ici. J’ai voulu placer le maximum d’étoiles identifiées individuellement (rude besogne), le reste n’étant figuré qu’à l’état de nébulosités souvent filamenteuses par l’agencement en chaines de chapelets d’étoiles.

Bien plus conséquent, 47 Toucan est résolu en milliers d’étoiles dans un effet de relief saisissant sur fond de très légères nébulosités assez échevelées. Pour cette cible, seules quelques étoiles brillantes ont été positionnées sur le papier et le reste n’est que du pointillisme aléatoire en tentant de rendre les changements de densité d’étoiles et cette sorte d’échancrure proche du centre, pour un résultat très perfectible. Comme exercice de postproduction informatique, j’ai refait l’intégralité des étoiles pour un rendu plus propre (mais pas forcément des plus heureux), ce qui a pris un paquet d’heures.

Enfin pour le plus majestueux d’entre tous, l’amas du Centaure, je n’ai su par quel bout prendre ce monstre extra galactique. Il est totalement résolu en étoiles au T400-c et lors de ce séjour, il me semble vain de rendre cet effet de résolution sur un dessin informatique de dimension réduite. Aussi, j’ai laissé ce dessin brut d’observation, tout en pointillisme aléatoire, en tentant d’évoquer au mieux quelques chaines d’étoiles remarquables ou des structures ressenties dues aux changements de densité. Pour ce genre d’exercice, il faudrait y consacrer un temps considérable, sur la base d’un champ pré-étoilé seulement garni de quelques étoiles repère remarquables et travailler en grand format. Mais décidément, que je ne prends que très peu de plaisir à positionner au mieux des centaines d’étoiles…

A l’évidence, l’activité astro n’a pas été notre principale motivation, probablement éclipsée par la richesse du reste du voyage – et par ailleurs la fatigue ressentie après ces journées si chargées, l’appel de la douceur du duvet souhaitée plus que tout. A noter un SQM qui effleura 21,7. On a apprécié le télescope d’Alexandre au concept architecturaux novateurs et audacieux, à l’esthétique et à la finition particulièrement réussies.

Pour finir, évoquons les 2 incidents, dure réalité qui montre que parfois, le trait est mordu.
L’incursion à la Laguna Verde du Chili n’était pas possible pour cause de l’enneigement de la piste. Nous l’avons parcourue le plus loin possible, jusqu’aux premiers lacets qui permettent d’atteindre le plateau à 4500m. Nous n’avions pas pris conscience que ce que nous prenons pour de la neige sur la totalité de la chaussé était en réalité de la glace vive et lors d’un virage un peu trop serré, la voiture de tête est partie tout en douceur en dérapage incontrôlé, s’approchant dangereusement du bord de la route, pour s’immobiliser à quelques décimètres du flanc de la montagne… Chaque tentative de sortir de cette situation devenait de plus en plus critique, le risque de perdre totalement le contrôle et de glisser irrémédiablement dans la pente devenait de plus en plus réel. Même de tenir debout sur ses jambes tenait de la prouesse – il y eut de splendides gamelles*! Aussi, c’est à force de coups de pierres, de coups de couteaux endiablés dans des efforts indécents à cette altitude que petit à petit, nous avons réussi à casser la gangue de glace et retrouver le revêtement de chaussée, avec l’aide inopinée et bienvenue de la DDE locale qui elle aussi, eut quelques difficultés à gérer ce passage scabreux. Jamais nous n’aurions du nous engager sur cette zone.
Nous avons tenté une piste qui devait rejoindre le site des Geysers du Tatio à la ville de Chuichui. Déjà, les premiers kilomètres furent désagréables*: la piste étroite à flanc de montagne avait par endroit des ondulations particulièrement marquées, obligeant une conduite des plus prudentes à très faible vitesse. La proximité immédiate de la pente rendait l’opération pénible. Par la suite, la piste s’engage dans un canyon perdu assez joli, où bouillonne un torrent bordé d’herbe de la pampa avec par endroits, des petits troupeaux de vigognes prenant leur bain. Le passage à gué est notre première inquiétude car bien qu’étroit, le courant est assez fort et la profondeur marquée. Mais plus que tout, une fois le gué franchi, la piste devient franchement délabrée, réduite à une simple trace dans un sol particulièrement rocailleux avec des blocs de grosse taille et plus que tout, elle gravit le flanc du canyon, s’élevant en forte pente, accrochée aux parois vertigineuses. Je me demande encore pourquoi on s’est engagé sans grands états d’âme dans ce guêpier. Arrive un endroit où sur une cinquantaine de mètres, la piste est recouverte d’une forte épaisseur de sable en talus, formant un devers redoutable vers le précipice. Le premier véhicule s’y engage en toute confiance et s’en sort sans grand encombre avec ses 4 roues motrices démultipliées. Le second, après avoir parcouru la moitié du passage correctement, part en dérapage de travers et franchement, j’ai eu l’insupportable vision de le voir irrémédiablement partir au fond du ravin, horreur totale qui m’a vrillé les trippes. Que faire*? Un véhicule devant, un en vrac en plein milieu, et un en arrière… Mon souhait est de rebrousser chemin, d’arrêter ce jeu diabolique incertain, dans un exercice que nous ne dominions plus. Mais ensemble, avec ardeur, nous «*travaillons*» la piste, brassant d’énormes quantités de sable, tentant de matérialiser les deux traces des roues, de sécuriser le bord du ravin, le souffle coupé par l’effort acharné et l’altitude. Nous sortons le second véhicule de ce bazar. Quant au troisième que je conduis, tétanisé par la péripétie précédente, je suis dans l’incapacité de franchir le passage, la bagnole étant aussi la moins performante de l’équipage. C’est Pierre qui prend le volant et mètre par mètre, après bien des essais, aidé par la poussée de tous à l’arrière du véhicule, arrive à franchir l’obstacle. A moitié hébétés et ahuris, nous poursuivons sur cette corniche diabolique. Il nous faut raser de gros blocs encombrants, obligeant de poser les roues au plus près du ravin, gravir ou descendre des pentes indécentes, escalader des roches défoncées. Nous croyons le plus délicat passé quand la piste semble sagement perdre en altitude et quitter cet environnement démoniaque lorsque d’avec effroi, nous constatons que quelques lacets en contrebas, la piste est irrémédiablement emportée dans un effondrement de terrain et lacérée de profonds ravinements infranchissables. Il nous faut faire un demi-tour*scabreux et re-subir le calvaire initial – quoique franchi avec un peu plus de maitrise. Ce qu’il y a de rageant, c’est que cette piste est noté comme praticable alors qu’elle ne l’est pas (Amandine en a averti la maréchaussée), et que comparativement, les deux autres choix de passage possibles n’auraient été que des balades de santé. Sagement, nous regagnons San Pedro pour une nuit de repos mérité, et un Pisco de circonstance*! Le plus couillon est que nous ne nous sommes aperçu qu’en fin de séjour que notre véhicule n’avait pas son train avant de craboté. Tout cela a été réalisé en deux roues motrices*!
Mais chaque fois, ensemble, nous avons surmonté ces imprévus des plus fâcheux et au final, avons fait le nécessaire pour les gérer comme il nous semblait être le mieux, avec détermination et efficacité. Vraiment, quelle équipe incomparable*!!!!!!!!

Quelques images parmi les 1500 réalisées.

Observation au bord du cratère de météorite de Monteraqui, à plus de 3000m d'altitude.

Quiétude et béatitude à Paranal, au loin le VLT...

Le festival des lagunes de l'altiplano andin. Celle de Miscanti du Chili (4200m), un peu au sud de San pedro.

La Laguna Verde de Bolivie portant si bien son nom.

Ou la Laguna Colorada, toujours aussi bien nommée.

Dans celle-ci, la Laguna Hedionda, batiffolent quantité de flamants roses.

Dans celle-là se deversent des sources d'eau chaudes sulfureuses.

Le grand Salar d'Uyuni et son île couverte de cactus.

Sur l'altiplano, au loin un volcan fumant couvert de neige et de souffre.

Serge

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Ah oui, comme tu dis : "l’activité astro n’a pas été notre principale motivation...". Quoi que... j'ai souvenir de m'être appliqué quatre nuits sur cinq au moins, la doudoune était chaude ce coup-ci, le Pisco remplaçait fort bien le rhum, la matos était bon, ... À part la turbu pas terrible et un peu de vent, que peut-on critiquer?

Sauf que tu évoques un manque de motivation et quand je prend du recul sur mes dessins (pas encore tous traités contrairement à toi!) je les trouvent de 'qualité' moindre que d'habitude. Y aurait-il un effet sournois de l'altitude sur la motivation, sur l'analyse cervicale des images, sur la maîtrise nerveuse de la mains ???

En tout cas on a tous constaté que l'on a fait des nuits de dodo indécentes tant à 4300 m qu'en dessous, et quelque soit la température. Serait-ce lié?

Pierre

PS: J'ai vérifié mon SQM: il marche bien jusqu'à -21°C dans mon congelo...et il lui faut moins d'une minute pour se stabiliser sur des changements d'ambiance.
Donc quand il nous a dit -17 et -18°C au sortir du sac... il était crédible le bougre ! Nous sommes donc descendus à -17°C dans le sac du télescope la nuit et une fois sorti dans l'aube naissante il s'est stabilisé à -13°C.
Damned, -17°C ! Tu m'étonnes qu'il neigeait dans les tentes rien qu'en respirant...

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Pierre, le SQM c'est d'abord fait pour mesurer la noirceur du ciel...
Ca donnait quoi en mag/arcsec^2 dans ton congelo?
(Le gars avec je suppose car il faut fermer la porte pour pas que la lumiere entre )
Nicolas
(Le Serge il nous tue avec ses photos et sa prose... j'ai de mon cote pas vraiment (encore) eu le temps de bien selectionner celles du Chili version 2010.. )
Nicolas

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Nan mais ok Nicolas!
Il se trouve que le seul thermomètre dans les 200 kilos de bagages en soute et 70 kilos de bagages en cabine, c'était le SQM. Sur 10 pékins c'est déjà champion qu'on ai eu un thermomètre...

Et il faut bien se débrouiller avec les noix de coco pour faire des soutifs quand on n'a que ça... non mais allô!

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Hello,

putain, que c'est beau.
le récit est poignant, on en voudrait un peu plus Serge, alors si la plume te redit.

on attend aussi tes autres compères, qu'ils se manifestent !!!!

et les dessins, les bras m'en tombent : tu parles de non détermination. t'es complètement fou.

je trouve ces dessins certainement les plus aboutis, tant sur les traits que l'heureuse évocation colorée. faire la Patte de Chat sans étalon, j'en serai bien incapable dans cette vie là, même après un excellent livre que j'attends avec impatience.

et les amas, que dire : j'aurais préféré un dessin brut car ce que je trouve d'évocateur (modeste expérience de M13) c'est l'effet de nébulosité saisissant...

tout est bon dans le Serge, même son humour et sa gentillesse....

jc

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On parle de température très négative , ok , mais il ne faut pas oublier que nous étions à 3800m d'altitude avec une hygrométrie proche de 0%, la température ressentie était donc bien supérieure. D'ailleurs, qd Pierre nous a informé sur la T°C nous étions tous surpris, mais force était de constater que tout était gelé, des tomates restées dans la voiture, aux bouteilles de pisco qui contenaient plein de paillette, on ne parlera pas du cyril qui a mangé ses chocapics avec des copeaux de lait pilé .
Il faut tout de même souligner qqch d'exceptionnel, Pierre n'a pas eu froid!


Serge, ton dessin de la patte de chat est vraiment superbe quelle différence avec la premiere vision avec le filtre OIII. Pour M17, ton dessin est vraiment très proche de la vision que l'on avait à l'oculaire, la nébulosité apparaissait très hétérogène, tout sauf un nuage de gaz diffus. Une vision que j'ai jamais vu en France, c'est sans doute lié à la position de l'objet au zénith et de la noirceur du ciel qui semblait pourtant perfectible.


Les vacances dans des paysages fabuleux (très très minéral, parfois martien) c'est très bien , mais bonjour le travail de tri de photos et de montage de pano !!!

bon j'y retourne...

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Magnifique, très beau voyage!
Et avec Oméga du Centaure pour le rêve suprême!

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Lorsque nous dominions le cratère Monturaqui (près de san pedro), nous nous sommes amusés à faire un petit marathon des amas globulaires.
Lorsque l'on est en France métropolitaine, on regrette toujours la vision de 47 du Toucan ou de oméga du centaure malgré notre très gros amas globulaire boréal M13 ; cependant il nous manque toujours une échelle comparaison ( grossissement et d'intensité de lumineuse ) pour apprécier les différences.
En ce debut de mois d'aout l'occasion était trop belle, tous les principaux amas étaient présents au même moment sur la voute céleste.

Le strock 250 équipé du nagler de 13, nous avons commencé par pointer oméga du centaure le plus gros, cela permet de bien caler le champ de l'oculaire par rapport au proportion de l'objet. L'objet est bien connu, il présente une luminosité assez homogène sur tout son coeur puis la décroissance de luminosité est très douce. A l'oculaire, l'objet prend plus de la moitié du champ.
Ensuite toujours avec la configuration, nous passons à 47 du Toucan près du petit nuage de Magellan, c'est sans doute mon amas préféré. Un peu plus petit que l'amas du centaure avec plus d'1/3 du champ de l'oculaire, mais il est aussi plus intéressant. Son centre est très brillant, par contre les étoiles se dispersent très vite autour, on peut d'ailleurs facilement identifier des formes géométriques en joignant les étoiles majeures.

Le passage à M13 fut un véritable traumatisme tellement le gap est grand entre ces 2 géants et l'amas d'Hercule. M13 en est presque ridicule, il occupe à peine 20% du champ et est bien moins brillant. Pour retrouver une taille comparable à l'oculaire il fallut passer au nagler de 7mm.

Les autres amas observés par la suite bien que parmi les plus beaux du ciel comme M4, M22 furent évidemment en retrait au niveau taille et magnitude par contre au niveau forme c'est toujours discutable.

Après cette soirée je ne regarderai plus jamais M13 de la même manière et avec un degré d'admiration moindre.

Yannick


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Bonsoir,

Serge, ton récit fait vraiment vibrer... Les dessins sont à ton habitude incroyables, et les photos mettent dans l'ambiance, celle avec le VLT derrière nous plonge bien dans les noirceurs d'altitude.

Pour avoir vécu le genre de péripétie en voiture que tu soulignes, je n'aurai pas aimé y être (pour le reste, que oui!). On s'en veut toujours après coup d'avoir pris le chemein, même si c'était en partant de données à priori fiables...). Certains ont malheureusement moins de chance, ou moins de sang froid que vous.

Merci pour le voyage,

Jean-Marc

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Merci à tous

une semaine après notre retour, je suis toujours un peu chamboulé par cette aventure fantastique.
Du recit, du compte rendu, yenaura d'autres. On se promet de faire quelques articles sur le journal de notre cub (a consulter sur notre site), et de faire quelques pages Internet décrivant le périple ainsi que le précédent, faire un joli dossier "Chili", avé parcours, détails pratiques et tous les p'tits trucs utiles utilisés à la mode MGNITUDE 78, si jamais ça devait donner des idées à d'autres - ce que nous souhaitons vivement.

sensible au concept de monter ses "bruts",
voici le M4 :

et 47 Tuc

les autres, hormis la reprise des étoiles, c'est du brut total. Yaka repasser en négatif pour voir la chose.

Pour les poils, honnètement, si yena pas sur ces objets particulièrement velus, c'est dommage ! C'est fascinant comme perception, les textures apportent du caractère. Ca vaut le coup de travailler cet aspect lors des observations.

Les passages olé-olé,
et pourtant, on avait bien étudié les pistes que l'on considérait comme délicates, à grand coup de Google Earth, et de petits road book amoureusemnt imprimés. Mais foutre ! la "piste de la mort" fut une diversion au parcours étudié.... Ké couillons !!!!
Serge

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Grand merci, Serge, de nous faire partager ce magnifique voyage !

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Du Serge, on apprécie tout particulièrement le côté velu...des dessins.
Du grand art en LRV qui plus est. J'aime beaucoup.
Les photos sont très belles.
Merci aussi pour le récit qui nous fait voyager un peu avec vous.
Je viens de découvrir que 47 Toucanae n'est rien d'autre que NGC104. C'est effectivement une découverte qui m'a subjugué, bien plus encore que Omega Centauri (et pourtant Omega c'est déjà pas mal).


Je te doit aussi un récit, des photos et des dessins Namibiens + un compte rendu d'utilisation du T355 dont tu fût aussi un peu le père.
C'est en préparation...

Bons cieux.

Laurent.

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Salut,

Ah c'est splendide ! Les textes, photos et dessins fabuleux sont en correspondance pour restituer la magie des lieux.
Et le ciel exotique qui-rend-fou.

Souvenirs... Il faudra monter vers le nord, une prochaine fois... (mais certes pas via la piste de la mort )

Merci !

[Ce message a été modifié par Vesper (Édité le 31-08-2013).]

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Superbes dessins et magnifiques photos !

Ca donne vraiment envie de monter un petit voyage pour découvrir ces paysages extraordinaires !

Merci pour ce petit compte rendu !

Mickael
www.obs-vignotte.fr

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Damned, ton récit oral ému était déjà bien sympathique, mais avec ces splendides images c'est "pire" !
P....n, quel voyage !!
Merci pour le partage
m@s

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merci Serge pour le dessin brut....

je le préfère nettement car on sent le vif. même si les étoiles ne sont pas rondes, on s'en fout, ça fait surtout bien naturel...

encore merci pour ce fabuleux voyage, il eut été dommage qu'un tel rêve ne termine au fond d'un ravin

jc

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Si....C'est renté dans l'ordre! Que dire......Je rêve!!

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Si....C'est renté dans l'ordre! Que dire......Je rêve!!

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ben oui, pour les amas, j'arrive à la même conclusion : mieux vaut le "brut", plus authentique,
et même dans le cas (très général) ou le pointillisme est aléatoire, le piquetage répond à la vision directe et s'y adapte au mieux. Ce n'est déjà plus vrai devant l'écran du PC.
Très grosse difficulté alors : d'avoir des points et non des points en tirets, quasi inévitable sur la multitude, mais aussi, avoir des points divers et variés, témoignant de l'hétérogénéité du groupe d'étoiles.

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