Les planètes visibles a l'oeil nu durant le mois.

 

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EPHEMERIDES DU MOIS

Pour la région de Toussaint et de ses alentours

Création des éphémérides Jeudi 2 Février, 2012

Pour disposer de la carte du ciel au-dessus de votre jardin, connectez-vous sur le site Stelvision : il vous suffit d’entrer votre code postal, la date choisie et zou, c’est parti mon kiki Vous trouverez également sur ce site un simulateur de télescope qui vous donnera une bonne idée de la vision que peut vous procurer votre instrument.

PENSEZ A VOUS SERVIR DE VOS MAINS

Dans les pages qui suivent, les distances apparentes qui séparent les astres dans le ciel au-dessus de votre jardin sont exprimées en écarts angulaires et, comme tout angle qui se respecte, sont calculées en degrés. Pour estimer rapidement ces angles, servez-vous de vos mains. C’est assez approximatif, mais çà marche !

Par ailleurs, notez que toutes les heures des éphémérides ci-dessous sont données en Temps Universel (TU). Ajoutez 1 heure pour convertir en heure d’hiver.

LES PLANETES VISIBLES A L'OEIL NU DURANT LE MOIS :

Visible(s) le soir : Vénus, Jupiter , Mercure après le 20/02/12
Visible(s) la nuit :
Visible(s) le matin : Mars , Saturne

Inobservable :

 
Mercure :

- Elle fait son retour dans le ciel du soir. Son éclat puissant (magnitude - 1,4) devrait faciliter son repérage au ras de l'horizon ouest-sud-ouest à partir du 20. Elle grimpe ensuite rapidement dans le ciel pour se retrouver à près de 10° de hauteur le 29 à la fin du crépuscule. Sa magnitude est alors voisine de - 1 et il devrait être facile de la repérer à l'oeil nu dans un ciel dégagé.

Vénus :

- L'éclat et le diamètre apparent vénusiens grandissent de jour en jour alors qu'elle se rapproche de la Terre. Le 1er, sa magnitude est de - 4,1 pour 15'' d’arc de diamètre apparent et elle atteint - 4,2 pour 18,3" le 29. Cette planète se couche trois heures et demie après le Soleil au début du mois et quatre heures après à la fin.

Mars :

- Elle se lève un peu plus de trois heures après le coucher du Soleil le 1er et moins de dix minutes après le 29. Lors des semaines qui précèdent son opposition, la planète voit tous ses paramètres augmenter : sa magnitude passe de - 0,6 à - 1,2 et son diamètre apparent enfle de 12" à 13,8". En milieu de mois, il est possible d'observer Mars dans de bonnes conditions durant plus de neuf heures et elle franchit le méridien à plus de 50° de hauteur à l'est du Lion.

Jupiter :

- Elle se couche sept heures après le Soleil le 1er et cinq heures après le 29. À la fin du crépuscule, elle se situe à plus de 50° de hauteur au-dessus de l'horizon sud-ouest au début du mois et à une trentaine de degrés de l'horizon ouest-sud-ouest à la fin. Sa magnitude est alors de - 2,2 pour un diamètre apparent équatorial de 36,1". Elle est six fois moins brillante que Vénus, dont elle se rapproche de 28° durant le mois. Le spectacle de ces deux brûlots voguant l'un vers l'autre dans l'océan de la nuit est vraiment splendide.

Aspect de Jupiter aux jumelles/ photo Ph. Ledoux – ASCT astronomie

Le petit tableau ci-dessous, publié par le « guide du ciel » de Guillaume Cannat, récapitule les principaux spectacles offerts ce mois-ci par les 4 principaux satellites de la planète Jupiter. Les éclipses signalent les disparition de l’un des satellites dans l’ombre que Jupiter traîne derrière elle dans l’espace. Les projections d’ombre désignent le passage de l’ombre de l’un des satellites devant le disque de la planète.

Les grandes bandes nuageuses tropicales et les tourbillons de son atmosphère tumultueuse sont visibles dans un télescope d’au moins de 114 mm de diamètre.

Nomenclature internationale des bandes nuageuses de Jupiter

Pour l'observation visuelle de la Grande Tache Rouge, un instrument de plus de 100 mm est nécessaire. Vous trouverez ci-dessous les heures de passage de la Grande Tache Rouge au méridien central de Jupiter, c'est à dire au méridien 0°, qui fait face à l'observateur terrestre.

Pour en savoir plus sur l’observation de Jupiter dans un télescope d’amateur, consultez notre dossier spécial.

Saturne :

- Elle se lève près de sept heures et demie avant le Soleil le 1er et près de neuf heures avant le 29. Son éclat atteint la magnitude 0,4. Le diamètre apparent équatorial du disque est de 18,3'' et le diamètre apparent des anneaux est de 42". Dans un télescope de 300 à 400 mm, si vous avez la chance d'observer Saturne dans un ciel non turbulent et de pouvoir grossir plusieurs centaines de fois, vous distinguerez sans peine des bandes nuageuses semblables à celles de Jupiter, mais bien moins colorées et contrastées. Durant l'hiver 2010-2011, une grande tempête d'un blanc éclatant était visible dans l'hémisphère Nord de cette planète. L'inclinaison des anneaux de Saturne passe de + 15, 1° à + 14,9° au cours du mois.

Uranus arrive au terme de sa période de visibilité en soirée et sa rencontre avec Vénus, le 10 février, est l'une des ultimes occasions de l'observer en Europe.

LA COMETE C/2009 P1 GARRADD :
La comète Garradd C/2009 P1 que nous suivons depuis le mois de septembre 2011 fait sa réapparition dans le ciel, après avoir contourné le Soleil cet hiver.

Elle repassera au plus près de la Terre le 5 mars prochain,  mais elle redevient visible d’ores et déjà dans le ciel normand, en deuxième moitié de nuit. Au début du mois de février, dès minuit, Garradd C/2009 P1 dépassera les 20° de hauteur au-desuss de l’horizon fécampois et avant l’aube, elle culminera à 60°. A la fin du mois, les conditions seront encore meilleures, la comète atteignant une hauteur de 70° avant le lever du Soleil. Notez cependant que l’éclat de la Lune viendra gêner considérablement vos observations entre le 5 et le 16 février.

La comète passera de la constellation d’Hercule à celle du Dragon le 14 février. Marquez d’une pierre blanche sur votre agenda les dates du 3 et du 4 février, lorsque la comète croisera sur sa route l’amas globulaire d’étoiles M92 : le 3 février, la comète n’en sera distante que de 30’ d’arc à 5 h TU et le 4 février de 40’ d’arc à 0 h TU. Pour observer ce joli rapprochement, utilisez avec votre télescope un oculaire à grand champ. Les photographes dégaineront un objectif d’environ 300 mm de focale.
Le maximum d’éclat de cette petite comète (magnitude 7) devrait être atteint entre la fin février et le début mars… sauf pépin en cours de route car on sait à quel point les comètes sont des objets fragiles. Pour preuve la comète Elenin, sur laquelle tous les adeptes de la fin du monde en 2012 avaient jeté leur dévolu mais qui s’est bêtement désintégrée en passant un peu trop près du Soleil !
Et pour en savoir un peu plus sur les comètes en général, consultez le dossier spécial que nous leur avons consacré.


LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE

La Station spatiale internationale (ISS) est observable en France métropolitaine, dans le ciel de l’aube jusqu’au 4 février, puis dans le ciel du soir à partir du 12 février.
L'éclat de l'ISS est suffisamment puissant lors des meilleurs passages pour qu'elle soit visible dans un ciel bleu avant même le coucher du Soleil ou peu après son lever ; le site Heavens-Above annonce ce genre de passages. Vous trouverez un mode d’emploi en français sur le site Internet de Guillaume Cannat, l’auteur du Guide du ciel, pour vous guider dans votre navigation sur Heavens-Above.

 

LES EPHEMERIDES AU JOUR LE JOUR :

Le 1er :

- Le 1er : Conjonction entre la Lune et les Pléiades à 19 h 22 m TU (séparation : 3,0°). Le gros quartier de Lune et les Pléiades dominent largement l'horizon sud en début de nuit. Ils sont observables dans le même champ de jumelles.

Le 2 :

- Le 2 : Conjonction entre la Lune et Aldébaran, l’étoile principale de la constellation du Taureau, à 16 h 42 m ; Aldébaran se situe à 5,7° au sud de la Lune. En début de nuit, la Lune gibbeuse croissante est installée â côté de l’amas d’étoiles des Hyades.

Le 3 :

- Le 3 : Une visite à la comète C/2009 P1 Garradd s’impose durant la nuit du 2 au 3 et celle du 3 au 4 février, lorsqu’elle croisera l’amas globulaire M92, dans la constellation d’Hercule. Le 3 février, à 5 h TU, avant le lever du Soleil, la comète sera à 32’ d’arc (soit environ le diamètre de la Pleine Lune) de l’amas M92. Vous la retrouvez ensuite dans la nuit du 3 au 4 février, dès 0 h TU, alors qu’elle sera doucement en train de s’éloigner de M92 dont elle sera distante de 40’ d’arc. Pour observer ce joli rapprochement, utilisez avec votre télescope un oculaire à grand champ. Les photographes dégaineront un objectif d’environ 300 mm de focale.

Élongation maximale de Titan à l'ouest de Saturne à 12 h 08 m (183 secondes d'arc).

Dans la soirée du 3 février, la Lune occulte à 20 h 50 m TU SAO77358, une petite étoile de magnitude 6,3 de la constellation du Taureau. Elle réapparait à 22 h 12. Les deux astres seront alors à 56° au-desus de l’horizon fécampois et la phase de la Lune sera de 83 %. Notez que ces horaires sont donnés pour les observateurs de la région fécampoise. Si vous observez depuis un autre site, il peut y avoir un décalage de plusieurs minutes. Par précaution, si vous êtes dans ce cas, commencez vos observations avant l’horaire indiqué.

Le 4 :

- Le 4 :
Au sud du terminateur de la Lune, admirez le lever du Soleil sur le vaste cratère Gassendi. Sous un éclairage rasant, la multiplicité des reliefs visibles dans cette enceinte de 110 km de diamètre est époustouflante : des montagnes, des fissures, des rainures, des parois de plusieurs milliers de mètres d'altitude poinçonnées par un cratère circulaire de 33 km de diamètre au nord-ouest. Gassendi est ouvert sur la mer des Humeurs au sud-est.

Ce week-end, plongez vers le sud, en direction de la constellation du Grand Chien. Dépassez l’éclatante Sirius pour l’apparemment plus modeste Wezen. En réalité, Wezen est terriblement plus volumineuse que Sirius, mais elle se situe deux cents fois plus loin de nous. Au départ de Wezen, remontez vers le nord-est sur 3,6° pour parvenir à votre destination du jour : l'étoile double 145 Canis Majoris. Elle porte également le numéro 3945 dans le catalogue d'Herschel et c'est une pure merveille visuelle. Une lunette de 60 mm de diamètre avec un grossissement d'une trentaine de fois vous révélera cette paire colorée. Les deux étoiles sont de magnitude 4,8 et 6,1 et la plus brillante est d'un éclat orange vif. L'autre apparaît bleutée ou avec une dominante verte selon les observateurs mais, ce qui est vraiment formidable. c'est le contraste offert par ces deux astres séparés par à peine 27’’ d’arc seulement. Le contraste de couleur n'est pas le seul d'ailleurs, il existe également une différence de nature et de distance : la plus brillante est une géante de type spectral K4 située à plus de 6200 années-lumière de nous, quand l'autre, une jeune étoile de type A5, est installée à moins de 260 années-lumière.

Le 5 :

- Le 5 : Maximum d'éclat de l'étoile Delta Cephei à 14 h. Sa magnitude varie de 3,5 à 4,4 au cours d'un cycle de 5,366 jours. Les autres maxima du mois se produisent le 10 à 23 h, le 16 à 8 h, le 21 à 16 h et le 27 à 1 h.
Située au sud de la constellation de Céphée, Delta Cephei est le prototype des céphéides, ces étoiles géantes variables dont la période est strictement liée à la luminosité. Cette caractéristique physique a permis aux astronomes de les utiliser pour déterminer la distance d’autres galaxies dans lesquelles on les a identifiées. Delta Cephei passe de la magnitude 3,5 à 4,4 au cours d’un cycle d’une régularité métronomique de 5 jours 8 heures 47 minutes et 32 secondes ; sa baisse de luminosité est un peu plus lente que sa remontée qui s’effectue en un peu moins de deux jours. Comparez son éclat à celui des étoiles qui l’entourent et dont la magnitude est indiquée sur le schéma voisin. Delta Cephei est une étoile supergéante, près de cinq fois plus massive et 2000 fois plus lumineuse que le Soleil, dont le diamètre réel doit être proche de 40 fois celui de notre étoile, soit plus de 55 millions de kilomètres.

Le 6 :

- Le 6 : Période de libration minimale en longitude pour la Lune. La mer de Smyth, visible en début de lunaison, a totalement disparu derrière le limbe oriental et ce sont à présent les régions septentrionales qui sont mises en valeur par la libration de cette belle Lune pratiquement pleine.

Le 7 :

- Le 7 : Pleine Lune à 21 h 55 m.
Passage de Io et de son ombre devant le disque de Jupiter, de 18 h à 20 h 10 m TU

Callisto passe en conjonction supérieure à 23 h 18 m. Observation à tenter juste avant le coucher de Jupiter, à 23 h 55 m TU.

Le 8 :

- Le 8 : En début de soirée, Ganymède et Europe sont deux diamants sertis à l'est et à l'ouest du limbe jovien.

Le 9 :

- Le 9 : Minimum d'éclat de l'étoile variable Algol de Persée (Bêta Persei) à 6 h ; sa magnitude est proche de 3,3. Les autres minima visibles du mois se produisent le 12 à 3 h, le 14 à 24 h, le 17 à 20 h, le 20 à 17 h.
Les autres minima se produisent en plein jour et ne sont donc pas visibles. A son maximum, l'éclat d'Algol est proche de la magnitude 2,1, ce qui est suffisant pour qu'elle soit bien visible à l'œil nu, même dans des ciels urbains médiocres. Il est ainsi possible de suivre sa variation depuis une fenêtre ou un balcon, soir après soir. Vous pouvez comparer l'éclat d'Algol à tout moment avec celui de la toute proche Almach (= Gamma Andromède) qui reste stable à 2,1, ou avec celui d'Epsilon Persée, qui est de 2,9. Algol est la première étoile variable que les astronomes soient parvenus à identifier.

Vénus poursuit sa série de rencontres avec les planètes géantes par une conjonction avec Uranus, dans la nuit du 9 au 10 février, à 2 h 29 m (séparation 0,3°). Dans la soirée du 9 février, leur rapprochement est visible à une vingtaine de degrés de hauteur au-dessus de l'horizon ouest-sud-ouest, un peu moins de deux heures après le coucher du Soleil. La séparation entre les deux planètes est de 0,5° : vous pouvez donc les observer à fort grossissement dans un télescope Vous n'aurez pas de mal à reconnaître Uranus, car il n'y a pas d’étoile plus brillante actuellement autour de Vénus. Toutefois il peut être nécessaire de faire sortir Vénus du champ de votre oculaire pour ne pas être ébloui par son éclat intense. En effet, la différence d'éclat entre les deux planètes est actuellement de 10 magnitudes, soit un rapport de luminosité de 10 000 fois !

Le 10 :

- Le 10 : Période de libration maximale en latitude pour la Lune. Au sud de la Lune gibbeuse, le cratère Moretus est plaqué contre le limbe par la libration. Ce magnifique cratère mesure 114 km de diamètre et ses murailles culminent à près de 5 000 m. Son piton central imposant domine l'arène de quelque 2 700 m. Lorsque les conditions d'observation sont bonnes, que l'atmosphère est stable et que la turbulence se limite à de lentes ondulations, un fort grossissement donne l'impression de survoler cette région, que nous voyons toujours en perspective.

Conjonction entre la Lune et Mars à 5 h 11 m (séparation : 9,0°).

Le 11 :

- Le 11 : Profitez du week-end pour aller chez les Psi ! Pas de panique, il s'agit seulement d'une dizaine d'étoiles de la constellation du Cocher qui sont toutes désignées par la lettre Psi dans le catalogue de Bayer. Elles sont situées à l'est du grand pentagone dessiné par les étoiles principales de cette constellation. Moins d'un degré au sud-ouest de Psi 7, vous n'aurez aucune peine à repérer l'amas ouvert NGC 2281 aux jumelles ; dans un ciel bien noir, vous pouvez même le distinguer à l'oeil nu. Dans une lunette de 80 mm avec un grossissement d'une vingtaine de fois, il est absolument superbe, présentant plusieurs dizaines d'étoiles de magnitudes 8 à 11 dispersées sur le velours nocturne. Les plus brillantes sont de jeunes étoiles bleues mais, attention, certaines sont beaucoup plus proches de nous et ne font donc pas partie de l'amas dont les membres s'ébattent à quelque 1800 années-lumière du Soleil. NGC 2281 serait âgé de 360 millions d'années environ.

Le 12 :

- Le 12 : Conjonction entre la Lune et Spica, l’étoile principale de la constellation de la Vierge, à 11 h 59 m (séparation : 1,7°). À l'aube, les deux astres sont à moins de 5° l'un de l'autre et à une trentaine de degrés au-dessus de l'horizon sud-ouest.
Conjonction entre la Lune et Saturne à 21 h 09 m (séparation : 6,0°). Le 12 et le 13 à l'aube, retrouvez la Lune gibbeuse décroissante sous la planète aux anneaux, à plus de 25° de hauteur au-dessus de l'horizon sud-ouest.

Le 13 :

-

Le 14 :

- Le 14 : Dernier Quartier de Lune à 17 h 05 m.

Le 15 :

- Le 15 : Conjonction entre la Lune et Antarès, l’étoile principale de la constellation du Scorpion, à 16 h 53 m ; Antarès se situe à 4,5° au sud de la Lune. Le 15 à l'aube, le Dernier Quartier surplombe Antarès au sud-est.

Le 16 :

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Le 17 :

- Le 17 : Le Soleil entre dans la constellation du Verseau.
À 4 h 49 m, l'étoile HD 164 402 (magnitude 5,7) est occultée par la Lune mais cette dernière n’est alors qu’à 4° au-dessus de l’horizon normand ; lors de la réapparition de cette étoile de la constellation du Sagittaire, à 5 h 54 m, les deux astres sont alors à 11° au-dessus de l'horizon, et la fraction éclairée de notre satellite est de 23 %. La nébuleuse Trifide se trouve juste en dessous de la Lune mais la différence d’éclat entre la Lune et cette nébuleuse rend cette observation bien délicate.

Le 18 :

- Le 18 : Ce week-end, attendez quelques heures pour que le Cocher glisse vers l'Occident et devienne plus agréable à pointer et à observer, puis partez à la recherche de NGC 2192. Il s'agit d'un très vieil amas ouvert d’étoiles, situé à près de 8000 années-lumière de nous et âgé de deux milliards d'années. Sa magnitude globale est de 11 et il faut absolument une lunette ou un télescope pour parvenir à le détecter en bordure de la Voie Lactée. Commencez par centrer l'étoile Thêta Aurigae, puis glissez de 1,8° vers le nord-est en direction de 40 Aurigae et poursuivez dans la même direction sur 2° jusqu'à NGC 2192. Il mesure moins de cinq minutes d'arc de diamètre et, avec un grossissement de cent fois, il ressemble presque à un petit amas globulaire. Il faut grossir au moins 200 fois dans un télescope de 200 mm de diamètre pour parvenir à observer une vingtaine d'étoiles moins brillantes que la magnitude 12.

Le 19 :

- Le 19 : C’est aaujourd’hui que les astrologues et les marchands d’horoscopes de tout poil, comme Paco Rabanne ou Elisabeth Tessier vous annoncent que le Soleil entre dans le signe astrologique des Poissons mais, dans la réalité, il est arrivé dans la constellation du Verseau le 17..... Dur dur le métier de charlatan... Bien entendu, il ne faut pas prendre l'expression “le Soleil entre...” au pied de la lettre ! Notre étoile ne se déplace pas réellement d'une constellation à l'autre. C'est le mouvement continuel de la Terre autour du Soleil qui entraîne un déplacement apparent de celui-ci devant les constellations du zodiaque.

Plus sérieusement, c’est dans la nuit du 19 au 20 que  Saturne doit occulter une étoile de magnitude 9,5 (PPM 196 966) entre 23 h 52 m et 1 h 55 m. La réapparition vers 2 h 50 TU de l’étoile après cette occultation est visible en Europe, au-dessus de l'horizon sud-est, avec un télescope.

Le 20 :

- Le 20 : Ce matin à l'aube, repérez à l'oeil nu un fin croissant lunaire de 3 %. À 6 h 20 m, il est âgé de 40 heures avant la Nouvelle Lune ; il se situe à 5° de hauteur et à 115° d'azimut, alors que le Soleil se situe à 7° sous l'horizon.

Le 21 :

- Le 21 : Ce matin à l'aube, cherchez avec un instrument un infime croissant lunaire de 0,6 %. À 6 h 30 m, il est âgé de 16,1 heures avant la Nouvelle Lune ; il se situe à 3° de hauteur et à 106° d'azimut, alors que le Soleil se situe à 4° sous l'horizon.
Nouvelle Lune à 22 h 36 m.

Le 22 :

- Le 22 : Ce soir au crépuscule, tentez de repérer dans un instrument un très fin croissant lunaire de 0,7 %. À 18 h, il est âgé de 19,5 heures ; il se situe à 5° de hauteur et à 261° d'azimut, alors que le Soleil se situe à 5° sous l'horizon. Il apparaît couché à l’horizontale, ce qui est une configuration fréquente sous les tropiques mais beaucoup plus rare en France

Le 23 :

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Le 23 :
Conjonction entre la Lune et Mercure à 0 h 35 m (séparation : 5,6°). Observez ces deux astres le 23 au soir, moins d'une heure après le coucher du Soleil, au ras de l'horizon ouest. L'éclat de Mercure devrait vous permettre de repérer cette planète dans une atmosphère limpide. Le croissant lunaire est magnifique. A 18 h 30 m, il est âgé de 44 heures, mesure 4 % d’une Pleine Lune ; il se situe à 10° de hauteur et à 262° d'azimut, alors que le Soleil se situe à 10° sous l'horizon.

Toutes les lunes galiléennes sont à l'ouest du limbe jovien ce soir. Io est au plus près de la planète, pendant que Ganymède, Europe et Callisto forment un petit triangle bien plus au large.
Dans la soirée du 23 février, il y a une bonne chance de voir depuis la Normandie l’astéroïde Daphne occulter une étoile de magnitude 12,3 (OK, OK, çà ne fait pas bezef) entre 20 h 27 m TU et 20 h 49 m TU. Toussaint se trouve dans la bande de totalité d’où ce phénomène devrait être visible, sachant que la prévision de ce type d’évènement n’est pas parfaitement fiable en raison des nombreuses incertitudes qui entachent les calculs des orbites des astéroïdes. Pour plus de détails, consultez les mises à jour fournies par le site de Steve Preston (en  anglais).

Le 24 :

- Le 24 : Conjonction entre la Lune et Uranus à 12 h 54 m ; Uranus se situe à 5,7° au sud de la Lune.
Callisto passe en conjonction supérieure à 18 h 44 m. Observation possible en Europe.

Le 25 :

- Le 25 : Conjonction entre la Lune et Vénus à 18 h 59 m (séparation : 3,1°). Au coucher du Soleil, la Lune et Vénus sont absolument magnifiques dans le ciel crépusculaire, à plus de 20° de hauteur au-dessus de l'horizon ouest. Un peu plus haut encore, Jupiter domine la scène et attend la visite prochaine de Vénus.

La balade du week-end : la nébuleuse variable de Hubble. Installée dans la Licorne, à 1,2° au sud-sud-ouest de S Monocerotis, NGC 2261 porte le surnom de nébuleuse variable de Hubble. Découverte par William Herschel en 1783, cette petite formation est devenue célèbre chez les observateurs lorsque, en 1914, un jeune étudiant nommé Edwin Hubble commença une étude des objets non stellaires à l'observatoire de Yerkes et photographia NGC 2261. En comparant ses images avec d'autres, prises en 1908, il s'aperçut que la nébuleuse avait changé d'aspect. En fait, NGC 2261 enveloppe une étoile de onzième magnitude dont l'éclat varie irrégulièrement; l'ensemble pourrait constituer une vaste nébuleuse protoplanétaire. NGC 2261 est suffisamment brillante pour qu'il soit aisé de la détecter dans un télescope de 200 mm. Elle forme un «V» plus lumineux vers la pointe.

Le 26 :

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Le 27 :

- Le 27 :
Conjonction entre la Lune et Jupiter à 3 h 43 m (séparation : 3,7°). Le 26 et le 27 au soir, le croissant lunaire grimpe l'échelle céleste sur la droite de la brillante Jupiter.
À 20 h 22 m, l'étoile 36 Ari (Bélier; magnitude 6,4) est occultée par la Lune ; elle réapparaît à 21 h 31 m. Les deux astres sont alors à 21° au-dessus de l'horizon, et la fraction éclairée de notre satellite est de 30 %.

Le 28 :

- Le 28 : Notre satellite rend sa seconde visite du mois aux Pléiades ; admirez ce regroupement loin au-dessus de l'horizon ouest, à la fin du crépuscule.

Le 29 :

- Le 29 : Et oui, il y a un 29 février cette année car elle est bissextile (2012 est divisible par 4) ! Notre calendrier grégorien fut élaboré pour que la longueur moyenne de l'année soit la plus proche possible de la durée de révolution de la Terre (révolution tropique moyenne) : 365,242 190 jours. En ajoutant un jour tous les quatre ans, l'année calendaire a une durée moyenne de 365,25 jours, ce qui est un peu trop par rapport à la réalité. Si on se contente de cette précision, ce que faisait le calendrier julien, les saisons se décalent de 0,0078 jour par an - un peu plus de 11 minutes -, soit près de 3 jours tous les quatre cents ans ! Il suffisait de supprimer une année bissextile tous les quatre siècles pour accroître considérablement la précision du calendrier julien : c'est ce qui fut décidé lors de la réforme du calendrier appliquée par le pape Grégoire XIII en 1582. En outre, pour supprimer le décalage induit par plusieurs siècles d'utilisation du calendrier julien, la réforme de Grégoire XIII raccourcit l'année 1582 de dix jours, le lendemain du jeudi 4 octobre devenant le vendredi 15 octobre. Depuis, les années dont le millésime est un multiple de quatre sont bissextiles et comptent 366 jours, sauf celles qui sont multiples de 100 sans l'être de 400 ; ainsi, les années 1600 et 2000 furent bissextiles, mais les années 1700, 1800 et 1900 ne le furent pas. La durée moyenne de l'année dans le calendrier grégorien est de 365,242 5 jours et le décalage moyen des saisons n'est que de 26 secondes par an, soit seulement un jour en plus de trente-deux siècles - ce qui laisse un peu de temps pour préparer une nouvelle réforme du calendrier !

Le 30 :

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Le 31 :

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La Lune de ce mois

Pleine Lune : le 7 février

Dernier Quartier : le 14 février

Nouvelle Lune : le 21 février