Envoyé 10-10-2006 14:28
Bonjour j ai eu 2 email interessants depuis la liste aude :
la version de Thierry est depuis la soirée du cdf est une petite fleur
il faut bien avouer que n avoir rien vu d aussi gros est surprenant pour moi meme, alors que j ai deja vu un bolide en plein jour qui lui a bien ete repertorié et depuis les voges alors que celui ci etait au dessus de l italie.
voici le commentaire et la reponse du geipan
c est tout ca date d aujourd huiClaude POHER: Bernard Thouanel; boris.malzak@wanadoo.fr; Patenet Jacques
Objet : Re: Photo Ovni Champs du Feu
Bonjour Madame et messieurs,
Monsieur Bernard Thouanel m'a fait parvenir une copie de la photographie prise le 10 Septembre 2006, en me demandant ce que j'en pense.
J'ai traité deux extraits de l'image insolite avec le logiciel photoshop. Ces deux extraits ont été fortement agrandis sans distorsion, puis soumis au même traitement de contraste pour les trois couches de couleur.
Ce traitement de contraste consiste à appliquer une modification non linéaire du "gamma", c'est-à-dire de la pente de la courbe "luminosité RVB de l'écran" = f ("luminosité numérique de chaque
pixel").
La courbe utilisée, définie manuellement, est un S très aplati à ses extrémités, et très pentu en son centre.
De cette manière, les contrastes relatifs sont très fortement réduits dans les pixels les plus sombres de l'original, et très fortement augmentés dans les pixels les plus clairs.
J'ai placé les extraits modifiés sur deux calques, à l'emplacement
approximatif
des images d'origine.
Ainsi, vous pourrez constater que l'un des extraits concerne l'image insolite sur fond de ciel, et l'autre une graminée située au tout premier plan.
Ensuite, j'ai "aplati" les trois calques pour en faire une image unique, dont j'ai réduit la taille globale, trop grande pour une transmission par Email.
Enfin, j'ai transformé le format "photoshop" en format "JPEG", afin que sa lecture soit possible avec tout type d'ordinateur.
Que nous révèle le cliché final ainsi traité ?
L'image traitée, très agrandie, de la graminée du premier plan est
très nette.
Par conséquent la photographie n'a pas été bougée.
On peut parfaitement apprécier la pente du contraste des bords de la
tige
ayant une inclinaison proche de celle de l'objet insolite. (examinez à la loupe la variation du contraste des bords de la tige, par rapport au fond, dans la direction perpendiculaire à cette tige).
Cette graminée comporte encore quelques graines, mais la plupart ont été dispersées. Cela est normal un 10 Septembre.
Nous constatons par ailleurs que l'image insolite n'est pas complètement floue, car ses bords ont une "pente" assez raide, à
variation
rapide du contraste. Néanmoins, la pente des bords est bien plus faible que celle des bords des graminées du tout premier plan.
Il s'en faut d'un facteur 10/15 environ, et cela, dans toutes les
directions,
peut-être un peu plus (?) dans la direction de l'axe longitudinal
incliné.
Par conséquent il apparaît théoriquement possible que l'objet insolite photographié se trouvait situé nettement plus près de
l'objectif de
l'appareil photo, que la limite inférieure de la zone de profondeur
de champ nette.
Un véhicule, ou une météorite, ou une rentrée spatiale, situés loin, et se déplaçant pendant la prise de vue, ne donneraient absolument pas
des bords
d'image un peu flous, comme c'est le cas, dans la direction
perpendiculaire au mouvement.
Donc l'objet était obligatoirement très proche de l'objectif, plus
près que la
limite inférieure de la profondeur de champ. C'est une quasi certitude.
Cette limite inférieure de zone de netteté est cependant très difficile à connaître avec les appareils automatiques à CCD, car les réglages
automatiques
de l'appareil ne peuvent être reconstitués, a posteriori, que dans des conditions d'éclairage, de couleurs, et de contraste central de l'image strictement identiques à celles de la prise de vue.
L'image insolite évoque assez bien, pour moi en tous cas, l'image
floue d'une graine végétale
"à l'envers", la graine elle-même étant la partie ovale sombre, et la
partie
supérieure blanche et orangée (contraste de couleur considérablement
exagéré ici),
étant les quatre "sépales" attachées à la graine, et qui lui
permettent d'être
emportée au loin par le vent. Il semble y avoir une sorte de "poil"
blanc flou à
l'extrémité du sépale inférieur droit.
Le flou longitudinal pourrait être lié à un mouvement angulaire de la graine pendant le temps de pose (oscillation autour du foyer
aérodynamique).
Cela est très classique.
Par conséquent, il me semble qu'une explication plausible de cette
photographie
serait plutôt à rechercher dans la présence d'une très petite graine
emportée, très
près de l'objectif, par la brise.
Pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, les auteurs de la photo sont évidemment les mieux placés pour rechercher des graines de ce type dans leur environnement. Mais ce n'est pas forcément facile 20 jours après les faits, surtout s'il a plu depuis, ce qui est probable.
Il faut rechercher des graines très petites (1 à 3 mm environ hors
tout), avec quatre
sépales "poilues" ou pas. Le meilleur endroit pour chercher me semble
être
sur la végétation elle-même, s'il y reste des graines non encore
envolées.
Munissez-vous d'une loupe et armez-vous de patience, car de telles
graines
sont capables de vols sur de grandes distances.
J'aimerais être tenu au courant des résultats de vos investigations,
car "c'est en
forgeant qu'on devient forgeron" !
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Bonjour,
Je vous remercie de votre analyse pertinente et complète de cette photo. Il me semble toutefois que compte tenu la taille apparente du phénomène sur la photo, un objet aussi petit qu'une graine devrait à mon sens être très près de l'objectif et donc encore beaucoup plus floue qu'elle ne l'est voire être invisible comme c'est le cas des poussières sur un objectif ou une photo prise à travers une vitre ou un grillage avec l'appareil appuyé contre ceux-ci. Par ailleurs vous avez effectivement remarqué que le flou transversal est moins prononcé que le flou longitudinal ce qui a tendance à montrer un mouvement dans le sens longitudinal mais rien n'indique que ce mouvement soit strictement perpendiculaire à l'axe de prise de vue, ce qui n'exclut pas un flou transversal moins prononcé comme vous l'indiquez d'alleurs pour la graine. Ceci n'exclut donc pas à mon sens un phénomène lointain très rapide par rapport à la vitesse d'obturation que nous ne connaissons pas, pas plus que l'ouverture et la sensibilité utilisée. Il me semble donc que toutes les hypothèses soient possibles.
Cordialement
Jacques PATENET